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9. mai 2023

Du moment Minsky 2008 au moment Minsky 2023 - 15 ans de Sponsoring d'Etat de la criminalité spéculative financière

Finalisation du 16 mai 2023   -   Ce post contient 13 liens documentaires internes + 1 lien officiel   -   Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox

Dans mon mémoire précédent de 87 pages >>> Il faut rendre au langage ce qui est à l'humain >>> 2008-2023 crise financière permanente - CDS-CDO, CoCos-AT1, CumEx-CumCum, marchés de dérivés de crédits - Criminalité financière, shadow banking, je vous ai proposé une analyse herméneutique pour vous démontrer que depuis le krach de l'année Lehman 2008, appelé au début Crise des Subprimes, et même par la suite Crise financière puis Crise des liquidités et encore Crise de l'Euro, ou même Crise de la dette souveraine ou Crise de la Grèce... que personne sur la planète n'a voulu en tirer enseignements et conséquences. La psalmodie est l’État Providence Bancaire et l'Europe Providence Bancaire.

J'ai souligné avec des faits dans mon mémoire précédent que tous les gouvernements de la planète n'imposent toujours pas aux banques systémiques, ni aux autres, au moins le cadre prudentiel comptable des 9% de Fonds propres réglementaires Bâle III. Ce n'est pas du snacking linguistique si je vous expose depuis 2008 que tous les gouvernements de la planète sponsorisent les marchés financiers spéculatifs des banques, du shadow banking et du dark pool avec le mirage du "ruissellement vers le bas", le trickle down effect, l'effet de percolation. En plus de 1) ce laxisme institutionnel, 2) tous les gouvernements avec leur fiscalité arrangeante et aides directes aux "zinzins" sans contrepartie ni conditionnalité et 3) toutes les banques centrales ont depuis l'année Lehman 2008 sponsorisé ce spéculatisme criminel en ayant racheté en continu de 2008 à 2022 aux entités bancaires, financières et du shadow banking à hauteur de plusieurs dizaines de milliers de Milliards les dettes toxiques pourries irrécouvrables ( + de 17.000 Milliards par la BCE avec plus d'une 20aine d'opérations QE - Quantitative Easing nommées Boîte à outils, Bazooka, Grosse Bertha, LTRO, OMT, Emergency Liquidity Assistance, etc), et 4) en ayant massivement laissé se délocaliser ce spéculatisme depuis les systèmes bancaires à ciel ouvert vers le shadow banking en ne voulant sciemment surtout imposer à ce dernier strictement aucun Fonds propre réglementaire. Dès 2009 je rendais furieux mes étudiants en Master Grande École de l'EM-Strasbourg en les prévenant de l'arrivée imminente de la bulle échoïque qui suivra la récession imposée par le krach mondial de 2008. Mes étudiants, qui militaient avec leur "be distinctive" pour leur business, avaient raison d'être furieux envers moi, je ne pouvais même pas m'imaginer, en tant que germaniste et linguiste atterré, l'ampleur du sponsoring d’État en faveur de la criminalité financière et encore moins de sa longévité de plus de 15 ans et qui perdure. Ce sponsoring économicide, qui dispose des fonds publics et privés à allouer à la Construction, avait encore été prolongé par les milliers de milliards d'aides anti-Covid 19 du "what-ever-it-takes / quoi-qu'il-en-coûte", toujours sans contrepartie ni conditionnalité, qui ont principalement été redirigés eux aussi vers la captation des biens et d'héritage par les marchés spéculatifs. Ceci s'appelle détournement et abus de biens sociaux. Du bien social, de son acception, et du discours autour du PIB furtif, fictif et d'initiés. Dans ce dark pool tout officiel et institutionnel, du côté des investisseurs institutionnalisés, les zinzins, comme du côté du sponsoring institutionnel d’État, on peut aussi parler de blanchiment de fraude. La spéculation financière hors sol qui n'a aucune connexion avec l'économie réelle n'est qu'une fraude. Le FMI ne cesse de répéter que 90% des flux financiers de la planète ne sont que dus à la spéculation financière (dans mon mémoire précédent cherchez square). Il m'étonne que cette partie en essence qui prime sur toute autre porte ouvertement sans complexe le nom de shadow banking, c'est à peu près comme si je récitais le Pater Noster en prononçant le nom du diable comme artiste en résidence.

Oui, il n'est pas besoin d'être un Gilet Jaune pour savoir que par exemple depuis 2019 les "métiers de la Première Ligne", honnis par Macron qui mal y pense, n'ont toujours pas connu d'augmentation de salaire, que le marché de l'emploi avait encore été plus violemment précarisé, que la microworkerisation du travail et l'uberisation ont cassé les dernières velléités de remise en Dignité des Travailleurs détachés en entier ou par morceau pour cacher les chiffres du chômage, qu'en France nous sommes passés de 8 à 9 millions de personnes vivant sous le seuil de la très grande pauvreté. La bulle échoïque spéculative est soutenue par le sponsoring d’État qui a mis et continue de mettre en orbite plusieurs boosters du crime spoliatif du duo État-investisseur financier qui gouverne nos sociétés et nos existences. Nous savons qu'après les records des versements de dividendes boursiers encore plus battus d'années en années depuis le début du Covid-19, l'inflation galopante qui a surgi depuis deux ans est due pour 50% uniquement à l'augmentation des marges bénéficiaires et pas à l'augmentation des coûts. Et l'augmentation des profits, de la marge opérationnelle par ablation chirurgicale, se précipite de nouveau dans la spéculation financière. La dilection pour le greed, greed, greed des 1ers de cordée.   

Ceux qui affichent leur érudition avec leur tunique de capital risqueur, vous affirment droit dans les oreilles que les "cadres réglementaires sont toujours pour les crises passées, mais jamais pour les crises futures", et ainsi ils s'autorisent de se dédouaner déjà eux-mêmes par avance de la non application des Recommandations Bâle III et du Paquet Bancaire européen, sans même à avoir à s'en donner la peine, puisque leurs lobbys ont imposé aux gouvernants leur prorogation jusqu'à 2028 voire 2035. Je vous ai expliqué ceci avec tous les détails dans mon mémoire herméneutique ligné ci-dessus.

Nous nous trouvons depuis le début de cette année 2023 au point de rebroussement vertical, après le pic spéculatif de la bulle échoïque, que j'ai perçue comme telle depuis 2009, et nous sommes déjà dans l'effondrement financier et bientôt dans le nouveau krach économique, qui, celui-ci, n'a cette fois-ci que comme seul responsable l'institution, les gouvernements, les États sponsorisateurs, alors qu'ils étaient tous depuis 2008 prévenus et qu'ils avaient tous vociféré, en solo, en choeur, en bandes organisées "la crise de l'économie de marché, la crise de la dictature des marchés qui sont devenus fous et que je ne tolèrerai pas..."  Ce point de rebroussement vertical, ce renversement brutal de tendance est appelé dans les sciences économiques fashion style le "Moment Minsky". C'est drôle ce gargarisme glossolalique au sujet d'une chose que tout le monde connait au moins depuis 1637 avec la Crise des Tulipes en Hollande où un simple bulbe avait été coté... plus de 87.000 euros en valeur pondérée. Avec ce crush envers ce nouveau secteur linguistique en tension, le Moment Minsky, il faut faire croire à une fatalité tout en montrant que nous avons les moyens intellectuels de l'aborder, d'y palier et d'y remédier. C'est le shoot que les gouvernants, détenteurs du savoir endogène, administrent à la population comme un vaccin BionTech ou Astra-Guernica. L'essentiel est que nous nous fermions notre gueule, que l'on se bégaye de ce Type de langage, et qu'en haut ça spécule.

Élégamment dit, le moment Minsky est un phénomène macroéconomique par lequel des investisseurs surendettés - ils le sont tous - sont contraints de vendre en masse leurs actifs pour faire face à leur besoin de liquidité, déclenchant une spirale de baisse auto-entretenue du prix de ces actifs et un assèchement de la liquidité. Le moment Minsky a lieu dans le cadre d'une économie dont les agents sont très endettés. L'accumulation de dette, lorsqu'elle devient insoutenable, contraint les agents économiques à vendre massivement des actifs financiers afin d'obtenir en échange de la liquidité qui leur permettra de rembourser leur dette. Toutefois, les ventes en masse causent, du fait de l'offre et de la demande, une baisse brutale du prix des actifs. Un moment Minsky ne peut avoir lieu que lorsque trois critères essentiels sont réunis: un excès de crédit; une concentration du crédit; une inadéquation entre les actifs et les passifs des agents économiques. La chute est d'autant plus grande que les achats d'actifs dans les années qui ont précédé se sont massivement fondés sur un endettement avec un énorme effet de levier allant jusqu'à 4 chiffres. La chute est accentuée lorsque les créditeurs, se rendant compte que les actifs sont surévalués, augmentent leurs exigences en termes de collatéraux. Ainsi, la crise économique mondiale de 2008 trouve son origine dans un moment Minsky. Lorsqu'il est devenu évident aux yeux des marchés financiers que les subprimes ne pourraient être remboursés, ces actifs ont été massivement vendus, ce qui les a dévalués.

Vous l'avez compris, mais je le répète tout de même, toute cette spéculation criminelle se fait par les spéculateurs au moyen de dettes, au moyen d'un surendettement avec effet de levier. Et la boucle est bouclée, ces multiples dizaines de milliers de milliards de dettes ne sont pas des sources de croissance économique avec investissement en dur pour le futur de nos jeunes, du climat, mais ne sont que des dettes toxiques pourries irrécouvrables que nous allons payer. Heureusement le krach financier vient toujours plus tôt que le krach climatique. Un asthmatique peut toujours un peu continuer à vivre.

En réalité, personne sur la planète, n'est capable d'évaluer le montant des encours des "actifs" qui sont en orbite autour de la planète. On parle de 100.000 à 150.000 milliards de $. Cette suramplification des encours est aussi principalement due à l'inflation de la (dés)Intelligence Artificielle qui met en interaction automatisée et robotisée tout et n'importe quoi et... les... forces de ce mal. Le PIB de l'EU est de € 14.500 milliards. En 2013, l'estimation des encours du shadow banking s’élevait à $ 75.000 milliards, soit un montant légèrement supérieur au PIB mondial de $ 72.000 milliards, en 2002 il était estimé à 21.000 milliards de dollars. En se basant sur l'affirmation du FMI, selon laquelle 90% des flux financiers de la planète ne relèvent que de la spéculation financière hors sol sans lien avec l'économie réelle, nous pouvons facilement penser que ces 100.000 à 150.000 milliards véhiculés dans le shadow banking sont une base tangible de réflexion. Pschuuut, surtout ne dites pas que c'est une Pyramide Ponzi. Le moment Minsky le dira pour nous. On n'aura besoin ni de casserole ni de gauchiste pour vous le dire.     2023  >>> SVB - Silicon Valley Bank, faillite. Signature Bank, faillite. Silvergate Bank, faillite. First Republic Bank, faillite. LTCM - Long Term Capital Management, faillite. Crédit Suisse, faillite...

Cette liste des banques systémique et régionales sera d'ici quelques semaines non exhaustive et croissante, l'effet de levier devient toujours un effet de massue accompagné de l'effet domino. L'étude américaine du Social Science Reseach Network >>> "Monetary Tightening and U.S. Bank Fragility in 2023: Mark-to-Market Losses and Uninsured Depositor Runs?" vient de révéler que 190 banques régionales américaines ont été fragilisées par la faillite de la SVB - Silicon Valley Bank et courent un risque potentiel de dépréciation pour les déposants assurés, avec potentiellement 300 milliards de dollars de dépôts assurés à risque. Les auteurs de l'étude ont par ailleurs constaté une perte estimée à 2.000 milliards de dollars de la valeur marchande de ces banques. Pudiquement il n'y a pas d'étude sur les 30 banques systémiques de la planète, leurs stress-tests, de toute façon parfaits avant même d'avoir été commencés, ne sont plus faits depuis 10 ans. Que ce soit des banques systémiques, ou des petites, moyennes ou régionales, aucune ne réalise le fondamental de toute comptabilité, un "appariement des actifs et des passifs", on pondère, on phase, on globalise, on invente chacun à sa façon des ratios de solvabilité, on pratique et inculque son savoir endogène et, depuis mars 2023, ploums  >>>  sont aussi victimes du premier effet effet domino du Moment Minsky plusieurs banques européennes qui se sont effondrées de plus de 10 % comme Société Générale, BNP Paribas, Deutsche Bank, Commerzbank, Rabobank, Banco Sabadell et Banca Monte dei Paschi, qui ne sont de toute façon jamais sorties depuis 2008 de la faillite technique. Leurs passifs, qui sont délocalisés dans leurs bad banks aux Bermudes ou cantonnés dans la Tour de la Défense un étage plus bas et qui sont renommés dans leur comptabilité, dépassent leurs actifs, ne sont pas appariés aux actifs. Le Moment Minsky 2.0 révélera demain de nouveau l'abîme entre face value et pourriture consolidée, le différentiel endogène entre actif et passif.

Le-dit ruissellement vers le bas, auquel le duo institutionnel étatique gouvernant-spéculateur veut conférer le caractère dual de savoir endogène universellement applicable à tous, est et reste une insularisation de la dominance flottant au-dessus de l'ensemble des gens que nous sommes, on est là, et que nous serons par l'intermédiaire de nos enfants et petits-enfants et auxquels il a été plaqué le devoir d'être occidental et occidental et occidental.
Au bout du processus revient toujours l'effondrement, la banqueroute, la guerre et les pleurs comme valeur commune.

23. avril 2023

Il faut rendre au langage ce qui est à l'humain >>> 2008-2023 chaos spéculatif permanent - Macron: ses "100 jours", son alma mater brun "Travail, Ordre, Progrès", son "monopole de la violence"

Finalisation du 25 avril 2023  -  Ce post contient 36 liens documentaires internes, externes et officiels dont Public Sénat + 3 vidéos officielles + 2 autres vidéos + 5 annexes
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Il faut rendre au langage ce qui est à l'humain.
Même sans verres de freination je l'ai observé de près
et je vous ai écrit un mémoire linguistique de 82 pages dans lequel
je vous ai de nouveau proposé mon travail herméneutique que j'ai glissé cette fois
-  sur les narrations à lire et à entendre au sujet des "100 jours" de Macron, de sa devise ternaire "Travail, Ordre, Progrès"
qui flatte le référentiel de Pétain, de Maurras, de l'appel au putsch du 21 avril 2021 des 21 généraux,
-  et sur les narrations à lire et à entendre au sujet de la violence financiariste de l’État Macron
sur fond d'événement de crédit et de faillite de Crédit Suisse qui secouent
les USA, la Suisse, l'Europe, l’Élysée, Matignon et les pivoines dorées.
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L'Alsace a transmis le 20 avril 2023 au département de l'Hérault la Casserole Olympique, mais par Arrêté Préfectoral du 19 avril 2023 N°2023.04DS.0187, Article 3, alinéa 1 >>> "Aux usagers de la voie publique est interdit l'usage de dispositifs sonores portatifs".   
En clair... l'usage de casseroles. Si Macron était Dada ce serait drôle.

< Magritte, La trahison des images, 1926
< Macron, L'alternance esthétique entre Téléologie et Type de langage, 2017-2027
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Macron - épris de téléologie, de droiture, de l'esprit des lois, de la souveraineté des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes - est aussi doué que moi dans son analyse herméneutique du langage qu'il perçoit dans les narrations à lire et à entendre. Macron a fustigé et dénoncé hier à Ostende "le type de langage inadapté pour un diplomate" utilisé le 23 avril 2023 par l'ambassadeur de Chine à Paris qui avait remis en cause le "statut de pays souverain" de l'Ukraine et des territoires de l'ex-URSS. Macron sait lire dans les pensées des peuples et souligne sa "pleine solidarité aux pays qui ont été attaqués dans la lecture de leur histoire et de leurs frontières". Je vous invite à lire les 5 annexes ci-dessous de l'ONU, du Conseil de l'Europe, du Commissaire au Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen de 2019, 2020, 2023 au sujet des multiples blâmes et condamnations adressés à la France au sujet de "l'usage disproportionné de la force et des atteintes aux droits de manifestation" perpétrées par Macron depuis 6 ans.  Ici, se terminait mon billet de 19 lignes qui se voulait très court... mais...

Macron fait interdire les manifestations partout où lui ou ses ministres passent, Macron a fait totalement vider à 100% les Champs Élysées pour la commémoration du 8 Mai, mais il a autorisé la manifestation d'un groupe de 500 nazis, cagoulés, en noir et avec drapeaux contenant la signalétique nazie. Son préfet de Paris et sa 1ère ministre ont défendu à cette occasion "le droit de manifester garanti par la Constitution".
Vous verrez qu'avec 10 ans de crush autocratique de Macron depuis 2017 nous aurons en 2027 une majorité fasciste... qui va introduire la VIème République avec une Constitution brune.
C'est ce que j'appelle sur mon site depuis le 06 VI 06 le fascisme élégant just-in-time à la française.

J'observe la glossolalie de Macron, le robot conversationnel, sur mon site depuis 2014. Le 25 mai 2023, Macron tente furieusement de ponctuer sa récente salve de onze 49-3 et avant son article 40, en s'élargissant partout avec son street marketing, et pour cela il réalise un coup double: il vient de reconvoquer ses fondamentaux et de s'inventer une élévation du sens de sa croisade dans la métropole: Macron veut "contrer le processus de décivilisation".
L'élégance française n'a pas de prix, le fasciste Viktor Orbán n'aurait jamais été capable d'inventer une glose aussi raffinée pour parler de "l'ensauvagement".
Contrer le processus de décivilisation en détruisant le vivant avec LBD, 49-3 et matraque. Quand le singe montre les banques, Macron regarde les immigrants.

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A l'origine, mon billet sur le "Type de langage" de Macron ne se limitait qu'à l'introduction et ne servait qu'à appuyer en d'autres termes mes deux billets précédents >>>
- Il faut rendre au langage ce qui est à l'humain >>> 2008-2023 chaos spéculatif permanent - Macron: ses "100 jours", son alma mater brun "Travail, Ordre, Progrès", son "monopole de la violence"
- Il faut rendre au langage ce qui est à l'humain >>> 2008-2023 crise financière permanente - CDS-CDO, CoCos-AT1, CumEx-CumCum, marchés de dérivés de crédits - Criminalité financière, shadow banking

MAIS, deux jours après la rédaction de mon billet, j'ai fait sur Google la recherche "Macron Type de Langage"...
...et j'ai trouvé une drôle et fabuleuse analyse publiée par Public Sénat le 11/08/2021      >>> 

 

Au-delà des « carabistouilles » et du « pognon de dingue »,

ce que disent les mots de Macron

 
Avant 2022, publicsenat.fr fait le bilan du quinquennat Macron. Le Président a marqué les esprits par un langage bien à lui, à la fois lettré et parfois très direct. Nous avons demandé à des linguistes et sémiologues d’analyser les mots du Président. Damon Mayaffre, chercheur au CNRS, a même appris à une intelligence artificielle à « parler le Macron ». Résultat, on sait si ses discours sont plus à gauche ou à droite. La machine a même déjà écrit sa déclaration de candidature pour 2022…
 
« Carabistouilles », « Croquignolesque », « in petto », « poudre de perlimpinpin », « captatio benevolentiae »… Si une chose a marqué le quinquennat d’Emmanuel Macron, ce sont bien ses mots et ses petites phrases. On les connaît. Ils ont provoqué, parfois marqué l’actualité.

Le parler Macron, c’est un savant mélange. Un langage châtié, une langue au registre soutenu, mêlée d’expressions plus directes, un brin désuètes, voire qui sentent bon la naphtaline. Le charme de l’ancien. Un paradoxe pour celui qui a été élu le plus jeune chef de l’Etat de la Ve République, à 39 ans. Ce Président lettré manie le langage avec plaisir. Il aime les mots. Ça se voit et ça s’entend. Tel un sportif qui maîtrise son sujet, il adapte son registre selon la situation, du discours très écrit à l’improvisation, plus ou moins heureuse. Une aisance certaine dans la prise de parole, dont il jouit, quitte parfois à se faire piéger à son propre jeu.

« Je vous fiche mon billet »

Ses expressions sont particulièrement marquantes. Petit florilège. On pourrait citer les désormais célèbres « je vous fiche mon billet »,
« par votre truchement », « on tourne casaque ». Juste avant les Gilets Jaunes, il dit :

" Le carburant, c’est pas bibi."

« Il ne faut pas raconter des craques, ce n’est pas parce qu’on remettra l’ISF que la situation d’un seul Gilet Jaune s’améliorera. Ça, c’est de la pipe », assène-t-il en janvier 2019 lors du grand débat (voir la vidéo de Public Sénat). Le même jour, visiblement inspiré, il dit encore : « Ceux qui leur avaient dit de voter le Brexit se sont tiré les flûtes ». Sans oublier « vous avez raison de me rappeler que j’ai passé l’hémistiche et que je suis sur une pente descendante de mon quinquennat ». Un vrai poète.

Réforme de l’ISF : « Si des mesures n’ont pas marché, elles seront corrigées » assure Emmanuel Macron   03:23

« Je traverse la rue, je vous en trouve du travail »

Parmi les nominés, on pourrait citer encore « les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ». La « nation de 66 millions de procureurs ». Des phrases aussi dites à l’étranger : depuis la Grèce, le chef de l’Etat n’entend rien céder, « ni aux fainéants, ni aux cyniques ». Ou encore « les Gaulois réfractaires », phrase prononcée depuis le Danemark. A croire que la parole se libère au-delà de nos frontières.

Vous avez aimé ? Vous en voulez encore ? Le top 3 très subjectif des petites phrases d’Emmanuel Macron est peut-être celui-ci. En partant de la troisième place du podium, le très bravache « qu’ils viennent me chercher », lancé après l’affaire Benalla. A la seconde place, on verrait bien « on met un pognon de dingue dans les minima sociaux », de juin 2018 (voir ci-dessous). Mais la phrase qui a peut-être le plus marqué, c’est celle-ci : en septembre 2018, s’adressant à un jeune dans les jardins de l’Elysée, il dit : « Je traverse la rue, je vous en trouve » du travail. Il parlait de « l’hôtellerie, des cafés, de la restauration » et du « bâtiment ». Mais le décalage, entre le ton et le sens de la parole présidentielle et le vécu des Français qui galèrent, passe mal.

« Une certaine distinction de langage vous pose comme légitime »

Mais que disent, au fond, les mots de Macron, au-delà des petites phrases ? Ont-ils évolué depuis 2017 et sont-ils l’expression d’une « pensée complexe » ? Premier point : parler selon un registre soutenu n’est pas l’apanage d’Emmanuel Macron. « François Mitterrand employait l’imparfait du subjonctif. Il y a un moment, une certaine distinction de langage vous pose comme légitime, comme quelqu’un de cultivé, qui maîtrise la langue. Tous les gouvernants français ont ce côté un peu lettré, à l’exception de Nicolas Sarkozy, qui est complètement atypique. Et on a passé son temps à lui reprocher, justement », nous explique Dominique Maingueneau, linguiste, spécialiste de l’analyse du discours et professeur émérite à l’université de la Sorbonne.

« Jean-Luc Mélenchon a aussi un français très châtié. Jean-Marie Le Pen parlait une langue admirable. Ce n’est pas spécifique à Emmanuel Macron », insiste l’universitaire. Quant aux expressions plus baroques, « de Gaule ou Chirac, avec « abracadabrantesque » faisait la même chose ». On pourrait ajouter le « pschitt » prononcé par l’ancien maire de Paris. Dominique Maingueneau ajoute :

La maîtrise de la langue, c’est jouer avec elle, jouer avec les emplois passés, les niveaux de langue. C’est ça la maîtrise.

Langage oral extrêmement bien travaillé

« Il a un langage oral extrêmement bien travaillé, choisi, d’une construction linguistique très élaborée. Il envisage les problèmes à différents niveaux, politiques, philosophiques, en prenant beaucoup de hauteur sur les choses. C’est comme s’il rejouait le Macron riquerien, l’ancien disciple du philosophe Paul Ricoeur », confirme Denis Bertrand, sémiologue et professeur à l’université Paris VIII. Pour lui, « les grandes références aux mots de Macron, c’est sur la première moitié de son quinquennat. Ce sont plutôt des dérapages verbaux. Mais j’ai le sentiment qu’il se surveille depuis cette période », croit le sémiologue. Denis Bertrand est aussi « frappé par un certain usage du superlatif ». Il ajoute : « Je me demande s’il n’utilise pas le superlatif comme une espèce de protection. C’est comme un écran. Ça ne coûte pas grand-chose et ça montre une forme d’engagement, mais le risque, c’est la désémantisation ».

Selon le sémiologue, « si ce n’est pas suivi d’effet, ça devient une parole verbale, avec une espèce d’épuisement de l’efficacité pragmatique de la parole. Quelqu’un qui fera sans arrêt des hyperboles finit par affaiblir la force du superlatif, et la prise sur le réel s’affaiblit ».

Il n’a pas de noyau stable, c’est évolutif

Reste qu’Emmanuel Macron n’est au premier abord pas si facile à étudier pour les spécialistes du langage et des mots. « C’est un OVNI en politique Macron », « ce n’est pas vraiment le bon client pour ça. C’est quelqu’un qui navigue entre plusieurs eaux. Vous aurez beaucoup de mal à trouver un vocabulaire spécifique. Ça veut dire quelque chose, mais c’est beaucoup plus difficile à étudier », explique Dominique Maingueneau. D’ailleurs, « on a toujours étudié les discours de gauche et de droite mais pas ceux du centre, car c’est insaisissable »…

Pour le linguiste, « il n’y a pas de consistance du discours d’Emmanuel Macron, tout dépend des circonstances. Il y a une habileté, une manière de faire. Il n’a pas de noyau stable, c’est évolutif ». Si bien qu’« il ne faut pas regarder tellement ce qu’il dit, mais la conjoncture dans laquelle il parle ».

De tous les Présidents de la Ve République, c’est vraiment Macron qui a le vocabulaire le plus riche… à l’exception de Pompidou

Un autre spécialiste a voulu prendre Emmanuel Macron aux mots, en les étudiant au plus près. Il s’est appuyé sur ses discours pour les analyser en profondeur. Pour cela, Damon Mayaffre, chercheur au CNRS, spécialiste de l’analyse du discours et chargé de cours à l’université Côte d’Azur, à Nice, s’est appuyé sur les techniques les plus modernes. Il a carrément utilisé l’intelligence artificielle (IA) pour analyser tous les mots de Macron. Littéralement. Plutôt que des traitements statistiques plus classiques, « on s’est mis depuis deux ans à l’intelligence artificielle, avec des algorithmes un peu plus compliqués, qui sont vraiment capables d’apprendre à parler le Macron. On donne à manger à ces modèles une grande quantité de textes d’Emmanuel Macron, de la campagne de 2016/2017 et les discours de 2017 à 2021 », explique le chercheur.

Damon Mayaffre en a tiré un livre, « Macron ou le mystère du verbe - Ses discours décryptés par la machine » (paru en mai dernier, aux éditions de L’Aube). Plus de 100.000 phrases sont passées au crible pour constituer le « corpus de Macron ». Elles ont été comparées aussi aux discours des précédents chefs de l’Etat. Bilan des courses, « de tous les Présidents de la Ve République, c’est vraiment Emmanuel Macron qui a le vocabulaire le plus riche… à l’exception de Pompidou. Il a une richesse lexicale, une rareté de vocabulaire et de mot utilisés, supérieur à un De Gaulle ou un Mitterrand », tranche et confirme le chercheur du CNRS, qui ajoute :

Il y a une vraie volonté chez Macron de marquer la hauteur présidentielle par le vocabulaire.

« Transformation profonde » : expression la plus courante dans son discours

Une « richesse du discours », que Damon Mayaffre explique aussi par « la pluralité des inspirations de Macron, capable de prendre des formules des humanités classiques, comme d’utiliser des mots technos anglo-saxons, comme le deep learning ». La machine justement confirme qu’il a « une variété de registres », selon son auditoire, « très académique, jargonnant » devant des intellectuels, « beaucoup plus populaire devant les Gilets Jaunes ». Par ailleurs, « il multiplie les thématiques ». En « omniprésident », il y a « chez Emmanuel Macron cette gourmandise de prétendre avoir quelque chose à dire sur tout et n’importe quoi, l’économie, le féminisme, la Syrie et les matchs de l’OM ».

Le mot ou plutôt l’expression qu’on retrouve « le plus souvent dans son discours, c’est la « transformation profonde ». C’est aussi « « l’innovation », la « révolution », qui sera « profonde », « inédite », « réelle », car il y a une forme de suspicion, au bout d’un moment, à force de répéter. « Sincère » aussi revient », nous livre le père de la machine.

Discours caché chez Emmanuel Macron, qui est celui du discours dominant néolibéral

A vouloir affirmer sa sincérité, faut-il y voir un signe ? Peut-être. Car Damon Mayaffre analyse une part de « discours caché », chez Emmanuel Macron, qui est en réalité celui du « discours dominant néolibéral, dans lequel on baigne depuis une vingtaine d’années. Le discours selon lequel il faut libéraliser le marché du travail, privatiser, amaigrir l’Etat providence s’impose par l’évidence, c’est-à-dire par la non-explication. Il ne va pas dire qu’il faut privatiser à tout prix, mais le faire par des détours lexicaux qui n’utilisent pas les mots qui fâchent. Il va contourner en parlant plus généralement de la liberté d’entreprendre, économique, ou même en parlant de « plus d’allant économique ». On voit la dépolitisation du terme ».

Un autre « mot qu’il adore », note le chercheur, « c’est celui de « territoires », qu’Emmanuel Macron utilise à toutes les sauces. Ce mot monte en puissance depuis 1981 ». Il y voit « un basculement peut-être historique, d’une République jacobine vers une République girondine. On voit aussi qu’on passe d’un discours qui reste autour de la lutte des classes chez Mitterrand, à la fracture sociale chez Chirac, puis la fracture territoriale chez Macron ».

Avec Emmanuel Macron, on arrive toujours en gros à 60 % de discours à droite et 40 % à gauche

Mais stop, on arrête tout. L’intelligence artificielle est allée plus loin. Elle a permis de découvrir l’un des mystères les plus vieux de l’univers : Emmanuel Macron est-il de droite ou de gauche ? Résultat : il est plutôt de droite. Cette IA vient en réalité confirmer l’analyse faite par les commentateurs et une partie de la classe politique, au regard de la politique menée. Mais elle s’appuie ici sur les données que sont les mots du Président.

« On a fait ingurgiter à la machine des milliers de discours qui étaient qualifiés de gauche. On a mis du Jaurès, du Blum, du Marchais, du Mitterrand. Et on a fait de même avec la droite : de Poincaré à Chirac, en passant par Pétain. Et à partir de là, l’algorithme peut déterminer le pourcentage de gauche et de droite d’un discours », explique Damon Mayaffre, qui donne le résultat : « Avec Emmanuel Macron, on arrive toujours en gros à 60 % de discours à droite et 40 % à gauche. Ce qui est intéressant, c’est que c’est stable pendant presque tout le quinquennat, quel que soit le discours, et dès le départ, en 2017, avec la suppression de l’ISF et le Code du travail ».

Signe de cette tendance, l’algorithme a « remarqué dans le corpus de Macron des phrases plutôt empruntées à Sarkozy. Statistiquement, son Président inspirateur premier, c’est Nicolas Sarkozy, autour de la thématique travail, et depuis 2020, autour de l’autorité et de la sécurité ». CQFD. La machine trouve aussi un peu de de Gaulle, « quand Emmanuel Macron parle de la Nation ».

Le discours de candidature d’Emmanuel Macron pour 2022 écrit par l’intelligence artificielle

Le chercheur a poussé le vice plus loin encore, ou plutôt s’est amusé à demander à l’intelligence artificielle de concevoir le discours qu’Emmanuel Macron pourrait prononcer pour annoncer sa candidature à la présidentielle de 2022… Extrait, presque aussi vrai que nature : « L’exigence, le respect, la réussite et la souveraineté partagée seront, pour vous, mon horizon. C’est collectivement, réconciliés et en responsabilité, que nous gagnerons face aux chimères politiques qui mettent notre monde au bord de l’abîme et face aux écocides qui mettent la planète en danger. Parce que mon projet est votre ambition, soyez sûrs que mon engagement sera au service du pays, de l’écologie et de notre destinée continentale, pour relever ensemble le défi climatique, le défi technologique, le défi migratoire, le défi sanitaire et le défi démocratique d’une Europe souveraine réunifiée ».

On sent l’IA tentée de caser un maximum de mots correspondant au corpus Macron, mais l’idée est là. Point étonnant, ce discours, conçu par la machine, est « à 55 % à gauche et à 45 % à droite ». Un bug dans la matrice ? C’est en fait logique. « On lui a appris à parler le Macron, mais aussi le Macron période électorale », explique le chercheur du CNRS, qui constate que « les discours de candidats sont plus lexicalisés à gauche, avec l’équité, le partage, la promesse, le futur. On l’a vu avec Jacques Chirac et la fracture sociale ».

Reste à voir quels mots Emmanuel Macron utilisera vraiment pour la suite. Il devrait à nouveau, comme il l’a fait, « dire le chemin mais sans dire la destination. Il va être en marche. Il est en mouvement, il est dans le changement, la transformation. Il adore les mots en « tion » », note Damon Mayaffre. Mais le risque de cette « sorte d’imprécision politique, cette façon d’affirmer qu’il n’a pas d’idéologie », c’est « une sorte de vacuité idéologique de son discours », analyse le chercheur. « Emmanuel Macron n’est pas défini par un corpus surplombant. Il fabrique son discours. Il s’adapte », corrobore Dominique Maingueneau. Damon Mayaffre souligne d’ailleurs que « le processus, étymologiquement, ça veut dire en marche ». On y revient.     <<<   

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Si Dominique Maingueneau, linguiste, spécialiste de l’analyse du discours et professeur émérite à l’université de la Sorbonne, et si Damon Mayaffre, chercheur au CNRS, spécialiste de l’analyse du discours et chargé de cours à l’université Côte d’Azur, devaient refaire une analyse du "Type de langage" de Macron, ils souligneraient un point qu'ils ont laissé de côté en 2021, peut-être parce qu'eux-mêmes ne voulaient pas encore y croire. Je pense à ce Macron de l'autocratie électorale et de l'extrême resserrement à droite avec lesquels il rejoint le club des fascistes Viktor Orbán de Hongrie et Duda / Kaczyński de Pologne. Pourtant la matraque, les LBD, les 17 perquisitions illégales du 16 octobre 2018 de la Sainte Hedwige, ses Lois Sécurité Globale/Séparatisme passées au 49-3 avaient considérablement renforcé son "Type de langage" non-démocrate, illibéral. Oui, ce côté illibéral a été laissé de côté par cette analyse de ces chercheurs et de Public Sénat. Illibéral ?  Même pas 3 ans après l'annexion de la Crimée en 2014 par Poutine, Macron accueille Poutine le 22 mai 2017 avec agapes et hommages de la République au Château de Versailles. Macron avait vendu à son ami Poutine, en violation de l'embargo international décrété contre la Russie suite à son annexion de la Crimée, du matériel militaire électronique de dernière génération. En plus des Uber Files, consultez les Egypt Papers et les Ukrain Papers publiés par Disclose. En métropole, Macron fait la chasse aux immigrants, aux chômeurs en leur donnant une déculottée décennale. Le mot "illibéral" ?  Illibéral est un mot que Macron aime employer dans ses allocutions et communiqués publics, enfin seulement longtemps après ce 22 mai 2017 et longtemps après le 19 août 2019 où il avait reçu Poutine avec les pompes de la République dans sa villégiature estivale au Fort de Brégançon. Le "Type de langage" de Macron, par exemple de ce 19 août 2019, est tout autant à fustiger et à dénoncer que ces propos de l'ambassadeur chinois à Paris. Poutine avait tranquillement annexé en 24 heures la Crimée en 2014 et Macron n'avait alors pas souligné ce 19 août 2019 sa "pleine solidarité aux pays qui ont été attaqués dans la lecture de leur histoire et de leurs frontières". Bien au contraire. In fine, cette analyse publiée par Public Sénat n'est pas drôle.   Pix: Macron accueille Poutine à Versailles, le 22 mai 2017, juste 3 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine >>>

Le Monde Diplomatique >>> Au Fort de Brégançon, Macron avait proposé à Poutine le 19 août 2019 "l’architecture de sécurité et de confiance entre l’UE et la Russie". Macron avait déclaré devant les caméras >>> "La Russie est européenne, très profondément" et avait annoncé qu'il entendait "réarrimer la Russie à l’Europe", qu'il croyait "à cette Europe qui va de Lisbonne à Vladivostok. C’est d’ailleurs pour cette raison que la France avait défendu la réintégration de la Russie [4 ans après son annexion de la Crimée] au Conseil de l’Europe. La Russie est une grande puissance des Lumières. Elle a sa place dans l’Europe des valeurs auxquelles nous croyons". Pour Macron, les débats sur l’illibéralisme revendiqué par Poutine ne relevaient que de l’incompréhension mutuelle: "Derrière le mot libéral, on met parfois des choses qui ne sont pas les mêmes" déclarait Macron. Macron avait méprisé publiquement le Corps des diplomates français qui le mettaient régulièrement en garde quand il interprétait les exigences des critères de convergence démocratique de manière trop positive et laxiste envers Poutine. Macron a supprimé par décret le Corps Diplomatique avec effet au 1er janvier 2023. Lui seul dirige l'action de l'État. Macron n'est pas fan de l’État de Droit chez lui.

Macron est l'exemple illibéral parfait de l'irrespect de l’État de Droit et de la Charte Européenne des Droits Fondamentaux. Macron se vend comme le modèle ultime du respect inconditionnel des conditions libérales de la Commission Européenne. Pendant ses 3 premières années de son quinquennat, avant le Covid, Macron a supprimé 17.000 lits d'hôpitaux, et encore 5700 pendant ses 2 dernières années de son 1er quinquennat pendant le Covid. Avec violence Macron, illibéral au service de la financiarisation, BlackRock, McKinsey etc, a accéléré et amplifié le saccage de l’État, des services publics, santé, éducation, justice, eaux&forêts, barrages hydroélectriques, voiries et le rail, ponts &chaussées, l’État de Droit, tout le pays et plaqué ses habitants du Dumping Humain au fracas humain.

<<< Pix: Fort de Brégançon, le 19 août 2019, juste 4 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine.
Il ne faut pas faire à la Macron comme en février 2023 un mea culpa du type de "j'avais péché par naïveté à l’égard de Poutine".
Pour ma part je n'ai jamais été naïf de rien du tout, mais c'est normal, je ne suis rien.

Disclose avait révélé avec ses Egypt Papers dans "Cartographie d'un mensonge d’État" que le mensonge est un marqueur du Type de Langage de Macron, Chef des armées, qui décide de la vente des armes Made in France (wiki), dont la plupart des entreprises qui les construisent sont à 100% détenues par l’État. Avec sa Françafrique et ses interventions militaires sur place, avec ses soutiens politiques à ses amis putschistes successifs du Mali, du Niger, du Burkina Faso... la France s'implique depuis 8 ans dans la plus grande Catastrophe humanitaire de l'histoire de l'Humanité avec radars Cobra, pod laser Damoclès, 70 chars Leclerc, 154 canons Caesar, blindés Aravis, 2 corvettes Gowind 2500, hélicoptères Cougar et Dauphin, 9 avions ravitailleurs Airbus A330MRTT, ses Mirage 2000-9 et ses 80 Rafale qui bombardent le Yémen dans l'armée de... MBS - Mohammed Ben Salmane de l'Arabie Saoudite et avec 54 Rafale vendus au dictateur égyptien Sissi et... payés à plus de 50% par l'Arabie Saoudite. Selon le Rapport du 3 mars 2021 du UNOCHA - Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires de l'ONU, la famine atteint 17 millions de Yéménites. Les Rafale vendus par la France à l'Arabie Saoudite, aux Émirats et à l'Égypte bombardent les aéroports et les ports maritimes du Yémen qui sont les uniques voies d'accès aux denrées alimentaires et à l'aide humanitaire. Selon le Rapport de l'ONG Save the Children 2/3 de la population du Yémen, 21 millions de Yéménites, 11,3 millions d'enfants dépendent de l'aide alimentaire et de l'assistance humanitaire. La guerre au Yémen a entrainé avec elle la plus grande catastrophe humanitaire de toute l'Histoire de l'Humanité. En le remerciement pour son bon goût, Macron avait décoré le dictateur Sissi sur le pavillon de l’Élysée de la Grand-Croix de l'Ordre de la Légion d'Honneur le 8 décembre 2020, bien sûr en conformité avec la loi en portant tous deux le masque FFP2 pour honorer la grandeur de la France (voir images). La France n'a rien à envier à la Russie. Macron, adore se raconter en montrant du doigt quelques crapules. Ça embellit son visage Instagram à ses yeux. Voir ci-contre la Vidéo: Macron décore, en cachette et à l'abri des médias français le 8 décembre 2020, de la Légion d'Honneur le dictateur égyptien Maréchal Sissi, qui bombarde au même moment le Yémen avec MBS - Mohammed Ben Salmane d'Arabie Saoudite >>>

Le Média tv vous offre une vidéo >>> Macron et ses dictateurs bien-aimés dans laquelle vous pouvez constater le Type de langage de Macron qu'il tient avec tous ses amis dictateurs africains et auxquels il donne en chaine sa caution, un à un, putsch après putsch, de père en fils. Le Média tv a aussi mis en ligne En tournée africaine: les incroyables dérapages de Macron où nous voyons le naufrage du Type de langage de Macron avec les deux dictateurs du Congo Kinshasa / RDC et du Congo Brazzaville. Je vous dispense des photos des rencontres de ces deux dernières années de Macron en Afrique avec tous ces dictateurs, mais le moteur de recherche Google vous les montre. In fine, cette analyse publiée par Public Sénat sur "les éléments de langage" de Macron est exécrable et veut rendre drôle le pdt de notre pays. Mais bon, la Françafrique ce n'est pas l'Ukraine et le "Type de langage inadapté pour un diplomate" comme a fustigé Macron contre l'ambassadeur de la Chine à Paris, est tout naturellement adapté pour notre pdt Macron de notre pays. C'est lui qui décide du niveau du bon-parler. Macron n'est pas "pris dans un piège cognitif", il a plaisir à faire dire aux articles de la Constitution de la Vème République ce qu'il veut en fonction de sa convenance personnelle et à faire passer depuis 2017 toutes les lois capitales avec 49-3 et Ordonnances en n'entendant surtout pas le langage du Parlement, du Sénat, des Corps Intermédiaires et de la rue. Macron a aussi plaisir de faire marcher le pays à la matraque, toujours pour être agréable à ses donneurs d'ordre financiaristes. Finalement, mon analyse linguistique herméneutique du Type de langage de Macron est bien meilleure que celle de Public Sénat. Mais c'est normal, je suis du rien et sans périmètre et mon site n'a pas de "donate"; je ne tire aucun bénéfice pécuniaire, matériel, social ou convivial de mon site, c'est un acte isolé. Je sais juste que j'ai raté en 53 ans seulement 1 seule fois des élections parce j'étais en salle d'OP.

Ma conclusion >>> La norme discursive de Macron est un fait très étroit, même si les linguistes en charge de l'analyse de discours, comme Dominique Maingueneau, professeur émérite à l’université de la Sorbonne et comme Damon Mayaffre, chercheur au CNRS et à l’université Côte d’Azur, semblent pouvoir/vouloir/devoir l'admirer. La grammaticalisation dramaturgique de Macron désigne la perte du sens désignatif de mots bruns à la Pétain comme "Travail, Ordre, Progrès" au profit de l'emploi fonctionnel de thèmes comme séparatisme/laïcité/sécurité qui sous-tendent racisme, immigration depuis le Maghreb musulman et en conséquence fraude sociale sur le dos des classes moyennes françaises, son nouveau petit amuse-gueule. Dans son Type de langage, la consécution de Macron suit sa trajectoire de la soustraction de l'Etat et de l'élimination des devoirs régaliens, des infrastructures et des services publics qui coûtent un pognon de dingue qui, lui, n'est pas attribué aux marchés financiers. Discours et allocutions de Macron sont longs mais limités au simple contenu prédicatif "dette publique", parce qu'il attribue - "quoi qu'il en coûte" aux petites gens - le monopole à sa dimension résomptive de sa synergie entre capitalisation et ruissellement vers le haut, pour lui la seule motricité d'une société optimale possible.

10. avril 2023

Il faut rendre au langage ce qui est à l'humain >>> 2008-2023 crise financière permanente - CDS-CDO, CoCos-AT1, CumEx-CumCum, marchés de dérivés de crédits - Criminalité financière, shadow banking

Cette analyse linguistique est sous Word l'équivalent d'un mémoire de 88 pages avec une police de caractères de 12
Je vous ai évidemment écrit ce mémoire de 34.687 mots comme un linguiste atterré et non pas comme un conseiller en placements financiers

Finalisation du 5 mai 2023  -  Ce post contient 171 liens documentaires internes, externes, et officiels + 8 annexes   -   Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox

L'Alsace a transmis le 20 avril 2023 au département de l'Hérault la Casserole Olympique, mais par Arrêté Préfectoral du 19 avril 2023 N°2023.04DS.0187, Article 3, alinéa 1 >>> 
  "Aux usagers de la voie publique est interdit l'usage de dispositifs sonores portatifs".    En clair... l'usage de casseroles. Si Macron était Dada ce serait drôle.

Il faut rendre au langage ce qui est à l'humain.     
Dans ce mémoire je vous propose de nouveau mon travail herméneutique que je glisse cette fois
sur les narrations à lire et à entendre au sujet de " l'événement de crédit " qui secoue en même temps les USA, la Suisse et l'Europe.

Hans-Werner Sinn vom ifo-Institut scherzt über "Potentate" in "Zombie-Staaten" und verschweigt Shadow Banking und den massiven EZB bailout der too-big-to-fail Pleite-Banken seit 2008.
<<< Le 26 janvier 2021, j'avais écrit en allemand cette analyse dans l'esprit de mes cours en Master Grande École à l'EM-S / École de Management de Strasbourg.

Key Takeaway = 100% write-down of the AT1 hybrid instruments, the Swiss pattern   |   Les grandes banques, les plus petites banques, les BFI - Banques de Financement et d'Investissement, les assurances émettent des titres et obligations de dettes subordonnées, structurées, convertibles, conditionnelles, hybrides CoCos-AT1 pour donner une image renforcée de la structure de leur bilan, pour améliorer leur profil de crédit notamment vis-à-vis des agences de notation et des cotations boursières. Ces émissions laissent supposer une certaine grandeur de leurs Fonds propres réglementaires. Cette ingénierie financière, comptable et fiscale fait aussi partie du management des fonds d'investissements, spéculatifs et de pension, des entreprise de private equity, de capital-risque, des hedge fonds, des multinationales, des entreprises, des ETI - Entreprises de Taille Intermédiaire et des PME.

Crédit Suisse, la 2ème banque de la Suisse après UBS, avait émis 23 fois depuis 2016 des titres de dettes subordonnées Additional Tier 1 (AT1) encore appelés CoCos - Capital Convertible Contingent, pour rembourser à chaque fois par anticipation ses autres dettes hybrides. Ce genre de "Risk Management", qui n'a malheureusement rien d'entrepreneurial ni de soutien à l'économie ou de "stimulation des synergies" n'a qu'un seul objectif. Il faut forcer les États et les autorités publiques à convertir en dette publique les toxiques à risque des banques juste avant leur agonie ou après leur faillite. Et les marchés et autres observateurs, les régulateurs des marchés financiers, les superviseurs, le fisc ne cessaient de répéter depuis 2008 que "les subordonnées bancaires AT1-CoCos conservent un bon rapport rendement-risque". Pour propager le mensonge collectif, notre société n'a pas besoin de ChatGPT, son intelligence élémentaire est suffisante. Vous savez ce que signifie, pour un consommateur surendetté, le rachat et le regroupement de ses anciens crédits avec un nouveau rééchelonnement de remboursements: chute dans l'extrême pauvreté, faillite privée, violence sur ses proches, alcool. Les titres de dette AT1-CoCos, qui ont été créés dans le sillage de la crise financière de 2008 après l'effondrement des CDS/CDO, entrent dans le calcul des fonds propres d’une banque en visant à renforcer l'illusion d'un niveau de solvabilité préconisé par les nouvelles normes prudentielles Bâle III. Les CDS/CDO, les CoCos-AT1 sont des titres financiers négociables, interchangeables, fongibles et cotés en bourse. La faillite des AT1-CoCos de mars 2023 montre que les systèmes bancaires sont inventeurs-créateurs-émetteurs de ces titres structurés subordonnés et toxiques, puis ils en deviennent les dealers, et les fonds d'investissement et les particuliers achètent du AT1-CoCos comme le toxico va derrière la gare pour son fix. Cette illusion de la résilience sur la solvabilité n'a rien à voir avec l'illusion suprématiste du carré blanc sur fond blanc de Malévitch.    |    Assurantiel, prudentiel, to justify my greed !

Je pense que nous avons d'abord besoin d'une personne comme Manès Nadel, 15 ans, pour nous parler
   et pour nous rappeler qui nous sommes, et avant de commencer mon analyse je vous invite à vivre ces magnétos >>>
      
"C'est vous qui organisez le chaos": le coup de gueule au gouvernement de Manès Nadel et "La mobilisation chez les jeunes"

mises à jour du 6 et du 16 avril 2023: De nouvelles plaintes collectives sont déposées contre la Suisse et contre Crédit Suisse aux USA ou en Europe par des détenteurs d'obligations à risques et par des investisseurs qui accusent la banque de faux dans les titres, ses responsables ayant présenté de manière mensongère des données sur l’activité, l’exploitation et les perspectives du groupe. Mi-mars, plusieurs médias avaient déjà rapporté que Crédit Suisse est visé par une plainte d’un groupe d’actionnaires aux États-Unis pour les mêmes griefs. Le contrat de reprise de Crédit Suisse par UBS n'a pas encore été conclu et la fusion n'a pas encore été approuvée partout. La date de reprise officielle serait fixée au 30 juin 2023.

Le 06 VI 06, il y a bientôt 17 ans, j'ai mis mon site online avec ma ligne éditoriale de dénoncer la prédation sur nos économies nationales, régionales et globales opérée par la financiarisation passant uniquement et impérativement au haut de la pyramide par la titrisation et l'algorithme unique et universel du bricolage sur le marché des crédits qui se prétend "assurantiel prudentiel" dans la méga-bassine du risque, mais qui n'est que spéculation. Elle n'a qu'un objectif, l'enrichissement avec effet de levier de ceux qui ont la capacité d'investir à l'aveugle en misant sur des rendements à deux chiffres - voire jusqu'à 25% comme en 2008 avec la Deutsche Bank du plus grand criminel financier de tous les temps, Joe Ackermann - au détriment complet des circuits économiques de création de valeurs par le travail, la cohésion sociale, l'investissement productif et durable. Dans ma catégorie Économie de bulles, crises systémiques, subprime j'ai écrit 209 analyses. Vous en avez la liste au bas de chaque billet. Ceci est mon billet n° 701.

De 2008 à 2022, les sauvetages/bail-out/buyout sont toujours réalisés en affectant le plus possible le contribuable et l'économie réelle. Les gouvernants imposent sans en référer au Parlement, ni avec des salves de 49-3, le transfert sur la dette publique de milliers de milliards d'€ des pertes et dettes spéculatives des banques, des fonds spéculatifs, des gestionnaires d'actifs et des gestionnaires de fortune. La réforme des retraites Macron-BlackRock de 2019-2023, représentant soi-disant € 10 Milliards d'économies dans un système de cotisations excédentaire, est la continuité de cette politique de la haine de nos gouvernants face aux Petites Gens et aux "moins que rien, sans dents" pour citer Macron-Hollande. Depuis 2008, je n'ai jamais cessé de montrer que toutes les banques systémiques, universelles, les too-big-to-fail, sont restées sans discontinuité en faillite technique malgré plus de € 17.000 milliards de liquidités offerts gratuitement par la BCE aux banques, assurances et investisseurs institutionnels (les zin-zin) pour leurs racheter leurs toxiques pourris et irrécouvrables sans contrepartie, sans imposer contrôle et régulation des marchés financiers, sans imposer leur démantèlement et en prorogeant les normes prudentielles Bâle III depuis 2008 et les règles de résolution internationales des systèmes bancaires, financiers spéculatifs et d'investissement en faillite, tout en faisant raconter le contraire. Ce que les médias adorent répéter pour satisfaire à leurs donneurs d'ordre et à leurs actionnaires. Les règles internationales adoptées depuis 2008 ne sont que des parodies, et n'ont jamais donné aux États les moyens d'être en capacité d'assurer la stabilité du système. Depuis 2008, le moral hazard - l’aléa moral reste le principe dominant dans le secteur bancaire. Pour les médias français, le savoir est la chose à le moins partager, il leur faut le brouiller, et monter les groupes de gens les uns contre les autres, pour continuer à spéculer tranquille en les regardant depuis tout là haut tous se quereller, et bientôt se battre entre eux, accompagnés de l'orchestre des tirs de LBD et bientôt, après la dissolution du Parlement, avec une majorité élue de députés fascistes, canal historique + nouvelle tendance + imitateurs autorisés.

C'est le fascisme élégant just-in-time à la française. Au-dessus de la bagarre, il y a l'homme. Avec Macron, tout le monde est devenu conscient que le mensonge est sa matraque courante. Nous ne nous devons pas seulement de faire l'herméneutique des parlers de notre société mais nous nous devons aussi de faire une anthropologie de notre modèle d'existence. La méthode herméneutique consiste à mettre au jour le sens latent présent dans le récit en avançant par paliers successifs dans l'interprétation. Il s'agit de s'interroger sur la cohérence interne du texte, sur l'articulation entre les diverses expressions de manière à éclairer la logique interne du texte. L'anthropologie est une discipline, située à l'articulation entre les différentes sciences humaines et naturelles, qui étudie l'être humain et les groupes humains sous tous leurs aspects, à la fois physiques, anatomiques, biologiques, morphologiques, physiologiques, évolutifs, économiques, etc. L'anthropologue invite le lecteur à comprendre comment une recherche est imaginée, mise en place, suivie événement de crédit après événement de crédit, cela en se penchant sur les discussions et négociations engagées avec ses différents acteurs: financiers, bancaires, politiques, sociétaux, économiques, médiatiques, décideurs, dépositaires de l'autorité publique, détenteurs du "monopole légitime de la violence" financiariste et de l'Etat. Partant de là, sont alors progressivement interrogées des préoccupations qui sont finalement au cœur de la pratique de toute anthropologie: 1) la collaboration avec d'autres disciplines, 2) la négociation de sa place dans le " monde de l'intervention " - ici la Banque Centrale, le gouvernement, la Commission Européenne, la Finma, la BCE -, 3) la dimension scientifique de sa démarche, soucieuse de comprendre l'existant mais aussi d'agir sur lui. La spéculation, la cupidité, la disqualification du Travail, la destruction des Etats par les marchés, l'autocratie électorale, l'illibéralisme, l'étouffement de la démocratie, la tuberculose, le paludisme, tout comme les rapports à la maladie et les pratiques des soignants qui sont au cœur des recherches décryptées, permettent alors de dessiner une anthropologie critique des projets de recherche qui rend indissociable le regard sur l'autre (qu'il soit médecin, malade, décideur ou chercheur) et une attention à ses propres choix de chercheur (en matière de méthode, de cadrage, de fonds, d'objet et de terrain). C'est à cette tentation-là - difficile à atteindre, jamais définitivement acquise - que l'anthropologie d'un linguiste atterré est invitée à céder. Ici, j'ai parodié sans éroder Wikipedia.

Dès 2009, les législateurs avaient déjà préparé, l'afterwork, le beforework et l'après-crise et organisé encore mieux avec Solvency 2 la manière de cacher les risques pour que le cyclone spéculatif reprenne encore plus fort avec la garantie de la libre circulation des capitaux. Le short selling, la spéculation à la baisse de la vente à découvert, avait aussi été de nouveau autorisé après un court moment de suspension. Ces législateurs étaient poussés par le think-tank qui reprend les affaires du monde en main: ce think-tank inspiré par l'école autrichienne de Ludwig von Mises, professeur de Augustus von Hayek, qui explique que "nous ne pouvons plus garder nos acquis sociaux" et nos services publics, et qu'il faut encore plus réduire l'État. En 2023, Macron retarde d'un monde en étant le sous-produit zélé libertarien national-souverainiste de Ludwig von Mises et de Augustus von Hayek, et de l’École de Fribourg, de l’École de Chicago et du Consensus de Washington. Pourtant, de toute l'Histoire de l'Humanité, c'est l'État qui réalise depuis 2008 le plus grand transfert de la dette privée vers la dette publique avec l'argent magique de tous ses bail-out, ses plans de "sauvetage" des banques, des assurances et des autres départements financiers des groupes industriels comme par exemple PSA, Renault, GM, Chrysler, et Cerberus. Le think-tank néo-libertarien est alimenté par l'Internationale Goldman Sachs.

Avec plus de € 17.000 milliards de QE - Quantitative Easing, de Helicopter Money, catapultés de 2008 à 2021 avec plus d'une vingtaines de plans "Grosse Bertha" et "Bazooka", OMT, LTRO, Emergency Liquidity Assistance... par la BCE en cadeaux pour sales et déloyaux services à tous ces zin-zin, se sont ajoutés au niveau de chaque État de l'UE les milliers de milliards d'€ offerts tout aussi criminellement à ces zin-zin par les banques nationales, et les gouvernements eux-mêmes, en contrepartie d'un désengagement universel des États dans leurs devoirs régaliens, donc en vidant, asséchant, détruisant tous les services publics et en les privatisant, une fois bien démolis, à un prix de vente voisin de zéro. Mais aussi en offrant aux entreprises des milliers de milliards de cadeaux fiscaux ( par exemple 1,3 milliard de crédit d'impôt pour Amazon), d'aides fiscales comme par exemple le stérile CICE - Crédit Impôt Compétitivité Emploi, et des abaissements ou des annulations des cotisations sociales pour les entreprises, des destructions des systèmes sociaux, des systèmes de retraite, des normes sociales, du Code du Travail comme avec Sarkozy-Hollande et les pires d'entre eux, Macron1 et Macron2, élus deux fois avec seulement 17% des voix des électeurs inscrits et par l'armée d'abstentionnistes. Comme pour Amazon qui a bénéficié d'un crédit d'impôts de 1,3 Milliards avec un Chiffre d'Affaire de + de 53 Milliards en Europe, il y a 1) l'optimisation financière dans laquelle le CFO - Chief Financial Officer crée artificiellement des pertes et des dépenses exceptionnelles, puis arrive 2) l'optimisation comptable dans laquelle on "maquille le bilan", et le tout est placé sous 3) l'optimisation fiscale/l'évasion fiscale institutionnelle. Des centaines de milliards échappent au fisc, des centaines de milliards de crédits d'impôts sortent du budget des Etats.

Mais bien sûr nous assistons à la nouvelle séquence de Macron-2 qui lance le 17 avril 2023 avec ses "100 jours" son x-ième "changement de méthode" accompagné cette fois de sa nouvelle devise ternaire "Travail, Ordre, Progrès"... pour flatter l'alma mater fasciste de Vichy "Travail, Famille, Patrie" cher à Maurras, Pétain en conformité avec l'appel au putsch du 21 avril 2021 des 21 généraux et des 1500 militaires. Le site officiel Public Sénat vient de publier une très impressionnante photo !!! Mais Bruno Le Maire, minsitre de l'économie et des finances de Macron, vient de faire une allocution pour canaliser sa haine contre les habitants de notre pays qui viennent de l'autre côté de la Méditerranée. Bruno Le Maire a parlé "des aides sociales qui partent au Maghreb" et son Darmanin, ministre de l'intérieur, toujours à l'affut de mettre en convergence les racismes franco-français, martèle que "la délinquance et la criminalité sont issues de l'immigration". Bien sûr tous les fascistes racistes (+de 42% d'électeurs votants dans notre pays au 2ème tour des P-2022) applaudissent. L'étude du CEPII - Centre d’Études Prospectives et d’Informations Internationales (CEPII) du 19 avril 2023 vient de prouver que les étrangers ne sont pas plus délinquants que nos indigènes de nationalité française. Le CEPII, dépendant directement de Matignon et de la 1ère ministre Borne, assure que « les immigrés ne sont pas à l’origine d’une augmentation des taux d’infraction dans les pays d’accueil ». Pour étayer ses propos, le CEPII dresse un état des lieux des travaux de la recherche sur le sujet, dans plusieurs pays. Le CEPII constate qu’« aucune étude ne trouve d’effet de l’immigration sur la délinquance » et que « le nombre de délits commis dans un pays n’augmente pas à la suite d’une vague migratoire ». Macron et ses boys ouvrent tout grand la fenêtre d'Overton pour le plus grand bonheur des fascistes français, canal historique, nouvelle tendance et imitateurs autorisés >>> La fenêtre d'Overton - Secteurs linguistiques en tension - Présentielles 2022 - Confirmation de l'Extrême resserrement à droite après 11 scrutins depuis 2017.

Revenons aux milliers de milliards de crédits d'impôts, d'aides fiscales perçus depuis 2008 par les multinationales, les entreprises et les banques. Prenons 2 exemples de zin-zin, mais du secteur industriel. En 2008, Peugeot ou Renault étaient des Hedge Fonds adossés sur de la construction automobile qui n'était plus qu'un alibis économique, comme pour DWS adossé sur Deutsche Bank. Les banques captives de PSA (Peugeot-Citroën, PSA) et de Renault avaient titrisé les actifs de leurs groupes dans leurs filiales PSA Financial Service et Banque PSA Finance et Renault RCI Banque. Renault ou Peugeot-Citroën (PSA) avaient exercé un autre métier au travers de leurs départements Financial Products. Peugeot Société Anonyme (PSA) s'était aussi  bien amusée avec les mortgages (crédits hypothécaires et subprimes) et avait détourné dans la spéculation de CDS/CDO, de produits titrisés dérivés de crédits, les actifs gagnés avec la vente des automobiles, tout en délocalisant et en payant au rabais son personnel ouvrier et employé. Il en était de même pour Renault. PSA et Renault, qui avaient perdu des centaines de millions d'euros avec les opérations de titrisation spéculative financières avaient reçu 9 milliards d'euros comme "aide" financière de l'État français. C'est monstrueux, on a de la peine à le croire. Ces groupes automobiles avaient déjà obtenu 5 milliards d'euros de la SFEF, la Société de Financement de l'Économie en France, qui avait été inventée par l'état français suite à la grande crise de la finance mondiale de 2008. Cette mégalomanie spéculative financière du côté du secteur privé et cette mégalomanie des gouvernements de la soutenir quoi qu'il en coûte, et de transférer par la suite les pertes et les dettes privées vers la dette publique, est abominable. Le président français en poste avait annoncé qu'il donnait 9 milliards d'euros à Peugeot-Citroën et à Renault "à condition qu'ils ne délocalisent pas à l'Est". Deux jours après ces constructeurs automobiles annonçaient 7000 réductions de postes et la production de la Clio était délocalisée hors de notre pays.        |        Pix: cheminée inox, Presqu'île Malraux, Strasbourg.

Vous comprenez que je décris le monde comme un linguiste atterré qui s'attelle à faire de la phénoménologie active. Cet hystérique "ruissellement vers le bas" de "l'argent magique", ce déluge de ces dizaines de milliers d'€ de liquidités de la BCE, des banques centrales, des budgets de l’État, se fait évidemment sous la contrainte des critères de Maastricht, à savoir de la conditionnalité de la démonétisation salariale globale, de la désindexation globale des salaires du privé comme du public, de la Casse du Code du Travail, de la disqualification du Travailleur, de la structuration par ubérisation systémique du marché du travail, de la morcélisation du travail en petites tâches pour microworkers hébétés et tâcherons déconnectés et dépossédés du cognitif social; sans appartenance à un corps de Travailleurs (terminologie officielle des Communautés Européennes), pas de revendication syndicale. Mais, de l'autre côté, le corps constitué des actionnaires enregistre bien sûr les records historiques battus d'années en années du versement des dividendes. La France est championne d'Europe du versement des dividendes aux actionnaires, et de la défiscalisation des grandes entreprises et de celles du CAC-40. De 2019 à 2023 chaque record historique est plus élevé que le précédent, malgré le ralentissement et le lock-down du Covid et le retour de l'inflation galopante. Selon l'INSEE, 37% de l'inflation galopante actuelle depuis 2 ans sont dus à l'augmentation de la marge bénéficiaire et non pas à l'augmentation des coûts. Les PME et TPE sont taxées à 24%, les grandes entreprises et les multinationales sont taxées à 4%... ou à 0%, tout en touchant aides et subventions de l’État comme par exemple le CICE. Les grandes banques, fonds, zin-zin ne payent de toute façon plus d'impôt depuis 2008 et ont perçu plus de 17.000 milliards de l'UE, de la BCE, sans compter l'équivalent des QE - Quantitative Easings mais à chaque niveau des États nationaux. D'après la DARES - Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques, dépendant directement du Ministère du Travail, après 40 ans d'automatisation, de robotisation, de numérisation de l'économie, de l'industrie et des services, la pénibilité et les contraintes physiques au travail est passée de 12% à 34% des salariés et les contraintes psychiques sont passées de 6% à 35%. En France, 9 millions de personnes vivent en 2023 sous le seuil de grande pauvreté, dont  +1 million depuis le Covid-19. Et les salaires et leur indexation sont bloqués depuis 20 ans (moins 25% pour les profs / un prof commence à 125 € de plus que le Smic après 5 ans d'études).

Je vous invite à relire mon analyse du 3 mars 2012 >>> TSCG - Pacte Fiscal européen: la Règle d'Or pour tuer le Travailleur, casser le Code du Travail et organiser le dumping social. Ce déluge de liquidités orientés sur ces rachats des pertes et de dettes privées par les pouvoirs publics, la BCE, les Banques Centrales Nationales, s'est déversé sans contrepartie au niveau des banques, des assurances, des grands comptes, des investisseurs institutionnels publics et privés et sans contrôle et réglementation des marchés financiers, même si la Commission Européenne, le Conseil Européen, les gouvernements des États-Membres de l'UE et tous les médias ont raconté de manière sempiternelle exactement le contraire depuis 2008. Même la Commission Européenne s'est dispensée très officiellement le 24 octobre 2017 de réformer le système bancaire et financier >>> La Commission Européenne a enterré les propositions pour une Directive sur la Réforme de la Structure des Banques et du "too-big-to-fail" avec l'argument selon lequel "il n'est plus nécessaire de séparer les activités bancaires parce que les autres mesures ont régulé les marchés". Par contre, juste un mois plus tard, en novembre 2017, nos chefs de gouvernement, dont Macron bien sûr, ont poursuivi à leur manière avec une série de 49-3 la "réforme" du marché du travail et de l'emploi >>> Le dumping humain européen est renforcé avec le 1er Sommet social européen tenu depuis 20 ans. En août 2019, Macron avait tenté d'imposer Sylvie Goulard comme Commissaire Européen au Marché Intérieur, chargée de l'industrie et de la défense >>> Sylvie Goulard, Commissaire Européen de Macron, néo-libérale membre du lobby Bruegel, de EPFSF, du TPN, du G30, de EUROFI, du "fédéralisme assurantiel".

Ce déluge de liquidités orienté à sens unique par les pouvoirs publics, la BCE, les Banques Centrales Nationales, n'a donc engendré depuis 2008 qu'une nouvelle surmultiplication des investissements financiers strictement spéculatifs, une surchauffe continue sur les marchés boursiers, sur les marchés obligataires et financiers, et en plus grande partie sur les marchés OTC - Over The Counter, qui sont des marchés opaques de l'ombre du shadow banking, du dark pool, qui fonctionnent de gré à gré, de main à la main, entre inventeurs-émetteurs de ces produits financiers titrisés subordonnés qui finissent toujours par (re)devenir toxiques, pourris et irrécouvrables.

Pour ces marchés financiers, ce n'est pas grave depuis 2008, puisqu'en parallèle à ce déluge de rachats des pertes privées par les pouvoirs publics, les banques ne cessent pas de délocaliser régulièrement une partie de leurs cadavres dans leurs "entités de défaisance", leur bad bank, leurs "actifs cantonnés" dans les Paradis fiscaux, les Îles Caïmans, ou tout simplement dans la Tour de la Défense à Paris pour la Société Générale. Strictement chaque grande banque a une ou plusieurs bad banks depuis 2008.

Ce système de criminalité financière en bandes organisées et à ciel ouvert, et à découvert, plonge régulièrement les économies nationales dans un krach, une crise monétaire, une crise de crédits, une crise de l'Euro, en plus d'avoir organisé en amont une déprédation massive et collective des États, des Travailleurs, des populations, des services publics avec l'appui des gouvernants, et en France massivement avec Sarkozy-Hollande-Macron1-Macron2. Les électeurs inscrits de notre pays sont fan de continuité. Le taux directeur de la BCE ayant été pendant 10 ans à 0% ou inférieur à 0%, la spéculation avec emprunts à 0% a été surmultipliée pour tous les acteurs, même surendettés et/ou de mauvaise foi et sans fonds propres réglementaires. La hausse rapide du taux directeur depuis 2 ans, pour contrer l'inflation galopante, les poussent maintenant encore plus vite à la faillite dure ou simplement à la faillite technique.

Pour s'en dédouaner, les gouvernants, les médias, le mainstream, les influenceurs, les streamers font leur entourloupe en lançant contre les générations plus âgées le slogan "mais vous, vous les papy-boomers vous avez tout eu". Mes étudiants en Master Grande École de EM-Strasbourg, il y a déjà plus de 10 ans, me renvoyaient en cours ce slogan, et j'observe aujourd'hui dans mon entourage que les jeunes et les tous jeunes avalisent ce slogan dans le charme de leurs visibilités. Mais bien sûr ces générations vous lancent tout aussi vindicativement des "ah, moi, je suis apolitique", et d'autres sont même fiers de chaque fois dire "tous pourris, je ne vais pas voter", et bien-sûr aucun de ceux-ci n'est syndiqué du lycée à l'université et jusqu'au monde du travail.

J'ai même un voisin qui fait un M2 dans une école d'assurances et le sujet de son mémoire qu'il va présenter est... "Le risque assurantiel depuis les bolcheviks". Avec une telle fanfare il sera reconnu par ses pairs qui lui décerneront la plus haute des distinctions universitaires, le Summa Cum Laude. Son urgence à lui, c'est la critique des bolchéviks, il est jeune, poli, respectueux des gens qui l'entourent, mais son pacte existentiel est indemne d'autocritique; il veut bien sûr aller résider en Suisse faire sa carrière. Cette 2ème, mais définitive défaillance de Crédit Suisse du 15 mars 2023, après celle de la crise financière des crédits de 2008 ne passe pas dans sa contemplation conquérante et la contemporanéité du monde dans lequel il se projette et il veut s'investir à donfe. Le pauvre ne sait pas que même ToblerOne se délocalise en Slovaquie. Son hyperloop hell-vétique se passe de Cervin et de lumière. Que ce too-big-to-fail qu'est le Crédit Suisse, l'une des 30 plus grandes banques de la planète, les G-SIBs - Global Systemically Important Banks, ait été jeté dans les bras d'un autre encore plus too-big-to-fail suisse, la UBS, avec en mars 2023 le soutien de la BNS - Banque Nationale Suisse et les garanties financières publiques de CHF 200 milliards de l’État helvétique ne l'effleure pas. Ce n'est pas une onde de choc, il faut casser du bolchévik, c'est juteux pour un mémoire d'études d'Investment Banking assurantiel. Ça crache son cash. UBS était tout autant en faillite après l'année 2008. En mars 2023, UBS est moins en faillite technique que Crédit Suisse qui a disparu en moins d'une semaine. Pour rappel, toutes les banques systémiques de la planète - qui sont toujours en faillite technique depuis 2008 - sont des banques "universelles" qui mixent activité bancaire, investissement, gestion de l'épargne, assurance, banque commerciale et de détail et avec un levier d'endettement à 4 ou 5 chiffres! Vive le high yield! Ce n'est pas un hasard si Macron tente depuis 2017 d'imposer, en trichant avec les Articles de la Constitution à l'image de Viktor Orbán, sa réforme des retraites en voulant en plus transformer le système par répartition en un système par capitalisation afin d'offrir les 330 milliards de liquidités financières des caisses publiques des cotisations de retraites à des fonds de pensions et des gestionnaires d'actifs comme BlackRock. BlackRock est le plus grand gestionnaire d'actifs, de fortune et de patrimoine du monde. Macron veut privatiser les Caisses de retraite, la Sécurité Sociale, les Caisses d'Allocation chômage, l’État pour dégager le max de cash, de ressources financières, au profit des marchés financiers. En Allemagne les fonds de pension allemands sont actuellement dans un grave état, l'Allemagne ayant choisi il y a quelques années la retraite par capitalisation. En France, Macron court après ses donneurs d'ordre, les aspirateurs et foudroyeurs des biens sociaux privés et publics comme BlackRock, Uber, McKinsey etc, qui sont tous des gates que traine Macron, avec les Egypt Papers, etc.

Selon le FMI, 90% des flux financiers de la planète sont dus à la stricte spéculation financière. Make-the-money-move est la tarentelle des grands, de ceux qui savent. Par exemple, la masse capitalisée de Crédit Suisse représentait il y a une semaine en mars 2023 plus de 30% du PIB de la Suisse. En 2017 ce n'était que 11,9 %. Depuis 2008 je vous explique ce qu'est une bulle échoïque. Aujourd'hui nous en avons les chiffres. Ceci rappelle les faillites du Tigre Celtique, l'Irlande, et du Tigre de l'Atlantique, l'Islande, après l'année-Lehman 2008. Crédit Suisse court après sa faillite de 2008 à 2023 en triplant quasiment sa masse capitalisée pourrie. Toutes les banques systémiques ont fait pareil ou pire: Deutsche Bank, Société Générale, BNP Paribas, BPCE - Banque Populaire Caisse d’Épargne, JP Morgan Chanse, Citi - Citigroup, Wells Fargo, Bank of America, etc. Le 2ème krach du millénaire se rapproche, je le surveille depuis le 06 VI 06. La bulle spéculative échoïque a simplement été retravaillée en bulle structurelle grâce aux suffrages et à l'armée des abstentionnistes qui mettent en place les gouvernements qui réinventent les cadres législatifs et réglementaires pour encore plus cajoler la téléologie de la finance, qui prétend investir dans l'économie réelle.

Les too-big-to-fail, ce sont les Netflix de la spécule et les dealers de la propagande impitoyable des néolibéralisés. Abonne, consomme ou crève. Liberté, Égalité, Mortalité.

90% des flux financiers de la planète sont dus à la stricte spéculation financière. Mais le FMI - Fonds Monétaire International rappelle aussi que 50%, tendance gravement ascendante, de tous ces produits financiers sont en circulation dans le shadow banking des non-banques, des assurances, des fonds de pension, d'investissement, des hedge fonds, etc. Une concurrence déloyale, muselée et faussée est consubstantielle à nos économies globalisées et interconnectées. En effet, les banques sont soumises - en principe, sur le papier - aux normes prudentielles Bâle III et aux impératifs des autres règlementations et supervisions, et doivent détenir des fonds propres réglementaires pour déterminer leur solvabilité et leur résilience. Les non-banques ne sont pas soumises à Bâle III et à l'obligation de détenir des fonds propres réglementaires, tout en faisant commerce de la même pourriture que les banques et des mêmes régiments de cadavres exposés à différents degrés de putréfaction. Dans le shadow banking et les dark pools, la sauvagerie est x-fois plus violente que dans les systèmes bancaires déjà eux-mêmes fourvoyés dans leur casus belli permanent sur les marchés financiers mais sous le protectorat public et indéfectible des États. La Governance des non-banques est encore plus furieuse que celle des banques, mais comme pour les banques, leurs Senior Managers ne sont jamais poursuivis par la justice - sauf en Islande après 2008 - en cas de défaillance de leurs systèmes et pour les "événements de stress systémique" dont ils sont seuls responsables et en-dehors desquels ils ont incapables de ressortir. Ils reçoivent en plus une retraite "chapeau". Une retraite-chapeau est une retraite financée intégralement par l'entreprise qui est exonérée, actuellement en France, de cotisations sociales et de la CSG - Contribution Sociale Généralisée. Regardez ci-dessous le banner actuel du FMI et situez les bonhommes. Ce ne sont pas des chatbots. Il faut rendre au Travail ce qui est à l'humain.
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Revenons à la faillite de la banque systémique Crédit Suisse du 15 mars 2023. Il semble que la Finma - l'Autorité helvétique fédérale de surveillance des marchés financiers veuille tout de même de nouveau engager des poursuites contre Crédit Suisse comme en 2012. Elle promet de rendre ses conclusions... dans 1 an. La Finma supervise les activités des institutions financières et assure la protection des investisseurs, la stabilité du système financier suisse et la prévention de la criminalité financière.

Dans les trois § suivants je vous donne deux extraits d'une de mes analyses du 5 février 2012 qui mettent en lumière le fait que les pratiques criminelles financières et de fraudes fiscales qui constituent la majorité de l'activité des banques too-big-to-fail, n'ont jamais cessé depuis 2008 et se sont même gravement amplifiées, bulle échoïque oblige.      >>>     Le 5 février 2012 je vous avais exposé dans >>> Balkanisation de la Zone Euro - 2ème Carry Trade de la Bad Bank BCE, Ex-voto européen du Quantitative Easing, Cartel de l'Euribor comment la Finma allait poursuivre Crédit Suisse pour son activité criminelle de manipulation des cours du Libor au sein de ce qui avait été appelé "l'entente cartellaire entre les banques" >>> Le Libor, l’Euribor et le Tibor déterminent à quelle condition sont couplés des crédits à taux variable, des produits de taux, comme les swaps de taux d’intérêt, les opérations à terme sur taux d’intérêt, les comptes d’épargne et les emprunts hypothécaires, des contrats à terme, des options, des produits financiers dérivés. Le Libor - London Interbank Offered Rate détermine à lui seul $ 272.000 milliards de produits financiers, le PIB de l'EU étant de ~~ 14.5000 milliards. Le Libor sert aussi de référence pour le marché interbancaire japonais. L’Euribor est son équivalent dans la Zone Euro et la BCE l’utilise comme taux de référence. Le Libor, le Tibor et l’Euribor sont définis chaque jour pour des crédits à maturité d’un jour, d’une semaine à 12 mois. Le Libor est la référence pour des crédits libellés en $, en Yen, en £, en Franc Suisse, Couronne Suédoise, Couronne Danoise, en Dollar Canadien, en Dollar Australien, en Dollar Néozélandais. Ce sont les associations bancaires comme la Fédération Européenne des Banques - FEB/EBF, la British Banker's Association qui fixent les taux Tibor, Libor et Euribor. Pour l’Euribor la FEB fait quotidiennement un sondage auprès de 44 banques qui donnent leur sentiment au sujet du taux d’intérêt qu’une Primebank offre à une autre banque qu’elle place au niveau maximal de confiance. Le Libor est une moyenne réelle des taux d’intérêt pour lesquels 19 banques ont réussi à prêter des sommes à des banques jouissant des meilleures bonités et qui ne sont pas obligées de donner en garantie des actifs sous forme d’actions ou d’obligations. Ce sont donc des instituts privés, des traders, qui organisent le fixing d'un taux qui devient une référence officielle sur laquelle s'appuient les marchés et les Banques Centrales comme la BCE, la Fed' et les banques centrales nationales. Ce fixing intéresse tous types de professions, c'est pourquoi l'Union Européenne leur a créé dans toutes les langues de l'Union un site, euribor-rates.eu qui est une mine d'informations utiles. D'après ce fixing sont traités des maturités pouvant aller jusqu'à 50 ans.

Ceci démontre ici aussi que la monnaie n'est pas un service public même si par exemple les consommateurs croient que l'Euro appartient aux européens parce qu'ils voient en lui une charge pondérale et affective à caractère national. En Suisse, la Finma - l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, mène aussi de son côté son investigation.

Comme Macron avec sa seule casquette, le Conseil fédéral de la Suisse sait tout autant manipuler la Constitution Suisse selon le souhait des marchés financiers. Le rachat par UBS de Crédit Suisse n’a été possible que grâce à certaines innovations législatives, lesquelles ont été décidées et formalisées très rapidement en une petite semaine par voie d’Ordonnance du Conseil fédéral. Crédit Suisse fait partie des banques actives sur le plan international considérées comme étant d’importance systémique au sens de la Loi suisse sur les banques. Leur défaillance porterait gravement atteinte à l’économie et au système financier suisses. Pour cette raison, on dit que de telles banques sont « too big to fail ». Le Conseil fédéral suisse a donc agi en se fondant sur les articles 184 et 185 de la Constitution Suisse concernant la sauvegarde des intérêts du pays ainsi que la sécurité intérieure et extérieure du pays, dispositions qui l’autorisent à adopter des Ordonnances et à prendre les « décisions nécessaires » incontestables. En se basant sur la norme fondamentale du pays – la Constitution étant hiérarchiquement au-dessus des lois – ainsi que sur les législations sur les banques et les fusions, le gouvernement suisse a adopté avec le Droit d'Urgence une Ordonnance du 16 mars 2023 sur les prêts et garanties qui peuvent être accordés par la Confédération et la BNS - Banque Nationale Suisse à des banques d’importance systémique. Le 19 mars 2023, cette Ordonnance a été modifiée par le Conseil fédéral et un Article 10a a été introduit qui permet, pour les banques d’importance systémique, l’exécution de transactions relevant de la loi sur les fusions sans consultation ni décision de la part des Assemblées Générales des actionnaires des sociétés concernées, à condition que ces transactions s’effectuent avec l’accord de la Finma. Le Parlement suisse n'a pas non plus été consulté. Les Suisses qui adorent donc faire des votations pour tout et n'importe quoi, comme par exemple pour construire des tunnels matelassés à escargots sous les routes cantonales avant le prés de Madame Karl. Face à cette guillotine suisse de nature à inquiéter les investisseurs obligataires, les régulateurs de la Zone euro, de Grande-Bretagne, du Canada et de Singapour ont réaffirmé le maintien du mécanisme de cascade de pertes selon la hiérarchie de subordination en cas de Résolution, sans omettre de rappeler "le caractère essentiel des AT1 pour la structure de financement et des fonds propres réglementaires."

Crédit Suisse + UBS est maintenant un géant corrompu encore plus grand du too-big-to-fail avec une somme bilanaire de CHF 1500 milliards, ou bien € 1500 milliards. Soit 224 % supérieure au PIB de la Suisse qui est de 675 milliards. On se rapproche du ratio de l'Irlande et de l'Islande, en situation de banqueroute d'Etat en 2008. En Islande les Seniors Managers de ces banques sont en prison, c'est inédit et unique sur la planète. Pour le reste de la planète, les grandes banques, les moyennes et les petites sont toutes too-big-to-jail, trop grandes pour être jetées en prison. Collusion et prévarication, abus d'autorité, détournements de fonds publics, concussion sont les graves manquements des fonctionnaires, des hommes d'État aux devoirs de leur charge d'astreindre les autorités publiques et leurs administrations au contrôle et à la réglementation des marchés financiers et des systèmes bancaires. Le sauvetage public, lui-même criminel, vient donc de nouveau de se produire en Suisse la semaine dernière en mars 2023 avec Crédit Suisse ou aux USA avec la SVB - Silicon Valley Bank. Au lieu de laisser Crédit Suisse faire banqueroute ou de l'étatiser, les autorités gouvernementales helvétiques et la BNS - Banque Nationale Suisse la maintiennent au stade d'une faillite technique dissimulée et ont poussé Crédit Suisse dans les bras de UBS - Union des Banques Suisses avec les garanties financières publiques de CHF 109 milliards et en dépit de la très grande incertitude sur la future restructuration du groupe UBS avec dedans des vrais morceaux pourris de Crédit Suisse. Les énormes coûts de restructuration viendront, eux aussi, minorer la rentabilité du nouveau groupe UBS.      |     Pix ci-contre et plus bas: Grégory Orekhov, Парк Малевича - Parc Malévitch, Moscou    |    

Je ne cesse de scruter - depuis le jour de l'annonciation de cette nouvelle mort bancaire - la presse française, allemande, anglaise et suédoise. Tout le monde y pousse ses cris d'indignation et manifeste son étonnement circonspect, mais jamais au sujet de ces CHF 109 milliards de fonds de garantie mis à la disposition de UBS par la BNS - Banque Nationale Suisse (100 Mia) et par l'Etat Suisse (9 Mia), et dont une partie a déjà été utilisée par UBS pour couvrir ses frais engagés par le rachat de Crédit Suisse, tout simplement parce que UBS est elle-même un grand corps malade avec pronostic vital engagé en urgence absolue depuis 2008. Àwer, pschüttt, nix sàwe !

Si les plaintes collectives (Sammelklage - class action - actions de groupe) annoncées le 6 et le 16 avril 2023 parviennent à une condamnation, la Confédération suisse pourrait se voir forcée de sortir, en plus de ses CHF 9 Milliards déjà puisés dans son budget, environ CHF 8 milliards (valeur au 17 mars 2023) pour les verser en dédommagement aux détenteurs de ces CHF 16 Milliards en obligations CoCos-AT1 (valeur nominale) qu'elle a ordonné avec l'accord de la Finma à ramener à zéro (valeur de résolution). En ordonnant l'annulation des CoCos-AT1 de Crédit Suisse, la Confédération a surtout voulu 1) éviter l'effondrement de la Suisse comme place financière mondiale, et 2) forcer la main de UBS, elle même en faillite technique depuis 2008. La Confédération a voulu offrir à UBS le cadeau empoisonné à encore moins cher, ce qui s'était ajouté à la dépréciation vertigineuse du cours des actions de Crédit Suisse. Pour UBS c'était un deal quasiment gratuit... du moins tant que la comptabilité réelle, celle du jour, alourdie de la comptabilité-bis des bad-banks, des mauvais encours et du management frauduleux des seniors investment bankers ne sont pas connues. Par contre tout ce monde des commentateurs autorisés crie au scandale de voir tués ces 16 milliards d'obligations CoCos-AT1. Les CoCos-AT1 sont des dettes perpétuelles sans échéance jusqu'à l'échéance de la mort organisée avec le rituel totémique du grand sacrifié. La Finma a favorisé les actionnaires de Crédit Suisse au détriment des créanciers détenteurs de ses obligations CoCos-AT1. Une obligation est une dette de la banque, elle est pour la banque une obligation à la rembourser à celui qui lui a prêté des sous en échange d'un pourcentage annuel ou lors du remboursement. Une action est un titre de propriété de l'actionnaire qui la détient sur la banque. Un CoCo-AT1 est un hybride, une obligation que la banque va une fois, sans savoir quand ni à quelle hauteur, avec ou sans %, rembourser ou transformer en action.

Le coupon des obligations CoCos-AT1qui devait être plus cher a été réduit à zéro et la "carence de capital" de Crédit Suisse a été encore plus violemment remise au grand jour. C'est élégant de parler de "carence en capital" pour une société dont le passif dur ajouté au passif de ses bad banks dépasse l'actif depuis 2008. Cela fait croire qu'une carence alimentaire se compense avec une gélule. Uniquement dans des publications anglophones de JP Morgan Chase ou de Rothschild  Co j'ai trouvé des secteurs linguistiques en tension comme "shotgun wedding" et "insane UBS takeover" qui sont de violentes accusations tout autant contre UBS mais aussi contre la Finma - l'autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, contre le Conseil fédéral - le gouvernement suisse, et contre le Conseil National - la chambre basse suisse. Ces trois autorités étatiques ont forcé à modifier pour la circonstance avec des Ordonnances la Constitution fédérale de la Confédération suisse, mais aussi à modifier, sur injonction, le statut juridique des CoCos-AT1 en ne respectant pas la hiérarchie de la subordination "Obligation > Action", ce qui correspond sur le papier à une énorme destruction de valeurs. Dans ce § j'ai tenté de capter tour à tour les champs émotionnels qui parcourent le langage des commentateurs au sujet de la destruction par voie d'autorité étatique des produits hybrides CoCos-AT1 qui étaient sensés témoigner de la garantie du niveau de résilience et de solvabilité de Crédit Suisse. Il a fallu que je me rende directement sur le site de la BRI - BIS / Banques des Règlements Internationaux et que je lise "Bâle III – définition des fonds propres : questions fréquemment posées" mis en ligne par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire: "la possibilité d'imposer des pertes aux investisseurs AT1 sur la base de la continuité de l'exploitation est un élément clé de l'approche réglementaire de Bâle mise en œuvre après la crise financière mondiale de 2008". Mettre en circulation des CoCos-AT1 est pour les banques comme se lancer en automobile sans utiliser le volant. A vélo on peut rouler sans tenir le guidon, mais nous actualisons toujours l'équilibre en temps réel et en toutes circonstances lors de la progression au milieu du décor.

Mon site RzM67 ne dépendant d'aucun donneur d'ordre, ni de donate, ni de suppléments au niveau social, convivial, ni de mimétisme comportemental, j'ai amplifié selon mon tempérament des panneaux d'analyse que j'ai trouvés sur le site S & P - Global Ratings, le site de Sandard & Poor's qui est l'une des quatre principales sociétés de notation financière de la planète. Les spéculateurs étaient de toute façon avertis du write down possible à 100% des CoCos-AT1 puisque les émetteurs de ces produits hybrides sont soumis à l'obligation de publication de leurs statuts juridiques (voir annexe n°5 ci-dessous). Il n'y a donc pas lieu de s'apitoyer sur le sort ni des investisseurs spéculateurs ni de la banque Crédit Suisse. Leur monde de la criminalité financière déprédatrice se célèbre maintenant avec leur lancement d'un nouveau paradigme mutualisé en guise de couverture synergièle: "Hybrides AT1 des banques européennes dans un monde post-Crédit Suisse". C'est imbécile, pour les AT1-CoCos, il n'y a pas une simagrée "post-Crédit Suisse", il suffisait de se conformer aux Recommandations Bâle III et aux processus législatifs et réglementaires nationaux et européens. Mais tous les systèmes étatiques nationaux, européens et américains développaient parallèlement leur énergie à les contourner, les ramollir, les édulcorer, les maquiller, les falsifier. Il faut rendre au langage ce qui est à l'humanité: sa pérennité durable non-conflictuelle. Cette illusion suprématiste [1] des marchés intouchables, dans le cadre du credo de la concurrence libre et non faussée dans une information pure et parfaite, était contreplaquée, pour la forme, par de nombreuses autorités de régulation et de résolution qui ont mis en place depuis 2018 des processus réglementaires et législatifs qui leur donnent une latitude considérable lorsqu'il s'agit d'imposer des pertes aux investisseurs CoCos-AT1 et qui permettent aux autorités d'agir rapidement lors d'une "crise émergente". Il n'y a donc pas lieu de s'émouvoir de la subite modification du 15 mars 2023 de la Constitution Suisse et de la décision de la Finma de casser les CoCos-AT1 de Crédit Suisse 24 heures avant sa faillite et sa cessation d'activités. Bon nombre de ces pouvoirs exigent qu'une autorité désigne une banque comme non viable ou comme approchant le Point de Non-Viabilité (PONV), ce qui déclenche un processus formel de résolution. Bien que la solution du Crédit Suisse, imposée 24 heures avant sa faillite, ne fasse pas partie d'une "résolution formelle", le Crédit Suisse est l'une des très nombreuses banques qui ont émis des AT1-CoCos dans le cadre de contrats qui permettent la conversion du capital ou qui ont des déclencheurs de dépréciation qui pourraient être déclenchés pendant que la banque est en activité. Les instruments AT1-CoCos de Crédit Suisse contenaient avec tous les éléments de langage appropriés un libellé légal qui indiquait clairement qu'un tel événement signifierait une dépréciation complète et permanente à zéro, et qu'aucune dépréciation partielle ou temporaire n'était possible. Avec les faillites simultanées en mars 2023 de SVB - Silicon Valley Bank, de First Republic Bank, de LTCM - Long Term Capital Management, de Signature Bank, de Silvergate Bank, de Crédit Suisse, les investisseurs drogués avec des AT1-CoCos se sont vus rappeler leur extrême vulnérabilité en cas de difficultés d'une banque et leur dépendance à l'égard des décisions prises par les régulateurs et les gouvernements. Greed, greed, greed.

Les deux agences de notation Moodys et S&P's - Standard & Poors qui ont leur siège aux USA se partagent 80% du chiffre d'affaire des services de notation autour de la planète et appartiennent en réalité au même groupe d'investisseurs: The Capital Group, et BlackRock, et Vanguard Group et une douzaine de hedge fonds et de groupes financiers dont Warren Buffet est aussi actionnaire. La notation des États souverains et des entreprises de la planète dépend donc d'un oligopole américain, pays dit de la libre-entreprise dont l'activité principale est de la museler au maximum et de la livrer à quelques spéculateurs initiés.

Les CoCos-AT1 sont des obligations mises sur le marché par les banques avec la conditionnalité de les convertir en actions dans un avenir sans en définir de date de maturité. Ceci est normal, puisque les CoCos-AT1 font partie des Fonds propres réglementaires des banques qui identifient et matérialisent, jusqu'à nouveau désordre, jusqu'à un nouveau viability-event, leur solvabilité et leur résilience. En cas de défaillance d'une banque, les CoCos-AT1 ne sont déclarées comme des pertes qu'après la dépréciation des actions, l'érosion du capital social. C'est toujours lors d'évènements fatals que l'on s'aperçoit que le capital social d'une banque n'a rien a voir avec sa capitalisation boursière. L'érosion de la capitalisation boursière des banques est un indicateur naturel anticipant le comportement des AT1-CoCos. Le capital social d'une banque n'est qu'un bout de papier avec une grosse signature dessus. Rien à voir avec l'emballage du fromage Munster qui a une signature AOC - Appellation d'Origine Contrôlée! L'émission de CoCos-AT1, pour satisfaire aux impératifs de Fonds propres réglementaires de Bâle III, n'est que de la diégétique, un processus de narratologie qui désigne quelque chose et/ou quelqu'un qui fait partie intégrante de l'action du récit: le senior manager et le mensonge qu'il émet pour assoir, assouvir et entretenir sa gloutonnerie face au yield, au rendement.      |       Assurantiel, prudentiel, synergiel, to justify my greed !     |      Sur le papier contractuel, les encours de dettes subordonnées AT1-CoCos auraient dus être essentiels pour protéger les dettes “seniors” de Crédit Suisse en cas de carence de capital. Les CoCos-AT1 ne sont que l'insigne du problème endémique récurrent du système bancaire basé sur la déprédation. Le buyout de Crédit Suisse par UBS a résolu - pour la 1ère fois sur la planète -  l'inverse du libellé contractuel accompagnant l'émission des CoCos-AT1. Le buyout a transformé la narratologie de l'illusion suprématiste des CoCos-AT1 en carré noir sur fond noir, ce qui a semé la panique au niveau mondial et entrainé une dépréciation maximale de ces produits financiers. Les 16 milliards des CoCos-AT1 de Crédit Suisse ont été transformés en 0 CHF. Les obligations CoCos-AT1 ont subitement rappelé à la face du monde qu'elles ne sont que des dettes à vocation de se muter en perte sèche tout en arborant l'illusion suprématiste du carré blanc sur fond blanc, de la virginité à ciel ouvert et à toute épreuve. L'invention-création et la mise sur les marchés financiers de myriades de nouveaux produits financiers dérivés titrisés structurés conditionnels convertibles avec des interminables hiérarchies de risques, de fraudes, de dissimulations sous d'infinies formes et désignations comme les CDS, CDO, CoCos-AT1, ou CumEx, CumCum, etc, constituent l'abus monopolistique des activités des banques too-big-to-fail, vivant sous le régime du proxénétisme aggravé des autorités publiques, étatiques, européennes et de la BCE. Pour consolider l'entêtement spéculatif des systèmes bancaires, le discours spontané qui a surgi depuis ce 15 mars 2023 est "qu'il est actuellement impossible de trouver un substitut aux AT1-CoCos qui permette d’améliorer la solvabilité des banques sans hypothéquer leur faculté à distribuer du crédit à l’économie réelle." C'est idiot, il suffit 1) de commencer à être conforme aux recommandations Bâle III qui exigent au minimum 9% de Fonds propres réglementaires pour les banques systémiques et pour les plus petites, et 2) de stopper la déprédation de l'économie réelle par la spéculation financière hors sol. C'est aussi simple que cela. Ceci ne nous dirigera pas du tout vers la "décroissance", mais nous mènera vers la croissance raisonnée et ordonnée. Vous l'avez compris, les néolibéralisés font selon leurs affinités électives du mot "décroissance" une boîte de Pandore et vous plaque votre nez dedans pour vous étouffer. Le long terme n'existe pas dans leur atmosphère. Sur un site d'investissement conseil j'ai lu >>> "Si les régulateurs ou les investisseurs devaient exiger des banques qu'elles renoncent à cette partie de leur structure de capital, elles devraient alors la remplacer par des fonds propres ordinaires (actions ordinaires qualifiées de Common Equity Tier 1), dont le coût du capital est actuellement estimé à environ 15 à 16%. Cela ne serait ni efficace ni rentable." C'est vrai, le vol à l'échelle humaine par le Greed, greed, greed perdrait en rentabilité et nous pourrions investir dans le durable, l'éco- et le socio-compatible.

Sur le site BCE - Banque Centrale Européenne / Supervision Bancaire, j'ai trouvé le Communiqué de Presse du 8 février 2023 intitulé "La BCE maintient les exigences de fonds propres à un niveau stable en 2023, alors que les banques restent résilientes". Le titre du long Communiqué de la BCE affiche une réjouissance quasi-pascale qui expose des pourcentages pondérés du taux des fonds propres réglementaires des banques, mais il tente, avec deux petits paragraphes, de reléguer à l'épiphénomène la gouvernance dévoyée des banques: "Les constats relatifs à la gouvernance interne font apparaître des préoccupations concernant l’efficacité et la composition des organes de gestion, leur aptitude collective et leur rôle de surveillance. Les principales inquiétudes dans le domaine de la gestion des risques ont trait au manque de clarté des banques au sujet de leur appétence pour le risque et à l’inadéquation de leurs pratiques d’évaluation et de gestion des risques liés au climat et à l’environnement. La BCE a aussi observé que de nombreuses banques allouent des ressources insuffisantes à leurs fonctions de contrôle (gestion des risques, conformité et audit interne). Dans le même temps, de nombreuses banques ne sont pas parvenues à améliorer suffisamment leurs capacités d’agrégation des données sur les risques et de déclaration. Cela a eu un effet négatif sur la qualité des données et la capacité des banques à produire des rapports non standardisés. De nombreux paysages informatiques demeurent fragmentés et non harmonisés, ce qui entrave l’agrégation des données et la déclaration." En un mot, les banques ne font toujours pas en 2023 leur job de gestion et de contrôle de leur solvabilité 15 ans après le krach de 2008, ne savent pas ce qui bouillonne dans leur inferno comptable, mais elles "restent" résilientes en 2023, et, à l'appui de ces amalgames non standardisés de données tronquées et faussées, de maquillages de bilans et de falsifications comptables elles "rassurent" les marchés. La crise généralisé des CoCos-AT1, le 1er des 3 piliers des fonds propres réglementraitres, surtout en Europe avec Deutsche Bank, Société Générale, Natixis, etc vient juste de prouver début mars 2023 le contraire de ladite "résilience" même pas 1 mois après ce Communiqué psychotrope de BCE - Supervision Bancaire. L'illusion informatiste, managériste, fiscaliste et comptable de l'évaluation des fonds propres ne dépasse pas le degré zéro de la réglementation bancaire. Les banques ne font pas leur job de gestion et de contrôle, d'analyse prévisionnelle et communiquent depuis le 15 mars 2023 sur le fait qu'il "est actuellement impossible de trouver un substitut aux AT1 qui permette d’améliorer la solvabilité des banques sans hypothéquer leur faculté à distribuer du crédit à l’économie réelle." En plus simple, les banques ne veulent toujours pas augmenter leurs fonds propres réglementaires conformément aux recommandations Bâle III et travailler pour l'économie réelle. Elles gâchent 90% de leurs moyens dans les flux financiers spéculatifs hors-sol. Si ces 90% étaient investis pour notre planète et l'humain qui l'habite, Greta Thunberg ne serait jamais arrivée sur terre, ni Manès Nadel. Assurantiel, prudentiel, synergiel, to justify my greed, greed, greed. Regarder pas plus loin que le bout de son nez tue la vision d'ensemble. La moitié des Terriens sera myope en 2050. Les occulistes s'accordent sur le fait que la myopie est favorisée par l'augmentation du temps passé en intérieur, le manque d'exposition à la lumière naturelle ou encore une sollicitation excessive de la vision de près.

Les fonds réglementaires propres des banques sont composés de CoCos-AT1. Avec la mise en bière de Crédit Suisse et une liturgie mortuaire passe-partout nous comprenons qu'ils ont vocation à être "incontournables". Mais, pour rappel, chaque banque doit disposer d’un stock de dettes AT1 égal à 1,5 % de ses actifs pondérés par les risques. Les Risk-Weighted Assets - RWAs, ou actifs à risques pondérés, correspondent au montant minimum de capital requis au sein d'une banque ou d'autres institutions financières en fonction de leur niveau de risque. Ce montant se calcule sur la base d'un pourcentage des actifs, pondérés par le risque. La force de la pondération semble être incommensurable chez les Seniors Managers des banques. Il faut pondérer, pondérer, pondérer et s'en fichtre des 9% recommandés par Bâle III. Plus bas je vous dresse l'inventaire complet des prises de risque frauduleuses et criminelles de Crédit Suisse et l'historique de ses scandales depuis 2008. Il semblerait que seule HSBC la dépasse sur la planète (HSBC, groupe britannique: Hong Kong & Shanghai Banking Corporation; chinois traditionnel: 香港上海滙豐銀行 ; chinois simplifié: 香港上海汇丰银行 ). HSBC venait chercher mes étudiants à l'EM-Strasbourg jusque dans les WC avec le PQ sur un plateau d'argent. Dans l'oeil du typhon bancaire, il est superfétatoire d'évoquer la hiérarchie du risque, parce qu'un système assurantiel prudentiel de toute couverture de risque coûte de l'argent et réduit le rendement financier des banques. Dans une rationalité moralisatrice, durable, de développement humain - on voit plus haut que j'ai participé à vélo en novembre 2019 à Stockholm à une manifestation de FFF - Fridays For Future devant le Sveriges Riksdag / Parlement suédois - tout le monde est capable de comprendre que les coûts des couvertures du risque ne sont pas une charge, pas une une cotisation, pas un prélèvement, mais un investissement pour l'équilibre, la santé, la pérennité des systèmes qui mettent à disposition des liquidités et des forces pour le développement humain et sa conservation. Vous l'avez compris, les banques détestent leur job initial de financer au mieux l'économie réelle pour le bien, le bien durable de tous. La scansion spéculative des banques correspond à la jubilescence du make-the-money-move... and let the people die. A ceci j'opposerai toujours - till mitt sista andetag - jusqu'à mon dernier souffle comme le dit la Nobel française de littérature, Annie Ernaux - que de 54 à 71% des électeurs inscrits ont snobé 15 fois les urnes aux P&L 2017, le 26 mai 2019, en 2020, en 2021, aux P&L 2022. La responsabilité originelle du fracas humain revient aux électeurs inscrits. Les élécteurs inscrits sont les 1ers responsables. C'est facile de rester en capacité de se débriefer soi-même, les alternatives démocratiques et parlementaires et pour une VIème République existent. C'est drôle, j'ai cherché RWAS sur Wiki et j'ai trouvé: "RWAS, Reducing Wild-Animal Suffering. La souffrance des animaux sauvages est la souffrance vécue par les animaux non humains dans la nature par des causes telles que les maladies, les parasites, les blessures, la famine, les catastrophes naturelles, et la prédation. Certains penseurs se sont demandés si nous devrions accepter les torts subis par les animaux sauvages ou tenter d'agir pour les prévenir. Le fondement moral pour les interventions visant à réduire la souffrance des animaux sauvages peut être basé sur le concept de droits ou sur celui de bien-être. Du point de vue de la théorie des droits, si les animaux ont un droit à la vie ou à l'intégrité physique, l'intervention pourrait être nécessaire pour empêcher que ces droits soient violés par d'autres animaux. Du point de vue de la théorie du bien-être, un devoir d'intervenir peut être établi s'il est possible de prévenir une portion de la souffrance sans en causer davantage. Les défenseurs de l'intervention dans la nature soutiennent que la non-intervention est incohérente avec chacune de ces approches."

L'intervention de la Finma, de la Banque Nationale Suisse et de l'Etat suisse pour organiser un sauvetage factice de Crédit Suisse, de l'animal sauvage non humain, ne convainc pas les marchés financiers. Le cours de l'action de UBS a aussi gravement chuté depuis une semaine... comme pour la Deutsche Bank avec moins 35%, bien sûr. L'exemple d'UBS reste instructif. Si les cours des CoCos-AT1 baissent, la résilience des banques baisse. Avant la crise financière des années 2007 à 2009, l'UBS était considérée dans le secteur comme l'une des meilleures banques du monde, sa réputation étant juste surpassée par celle de JP Morgan Chase ou de Goldman Sachs. Peu de temps après, l'UBS était au bord de l'effondrement et son sauvetage avait nécessité une aide gigantesque de l'État suisse. UBS s'est depuis effectivement mieux relevée que Crédit Suisse, sans connaitre le bilan des deux banques.

Après ce naufrage définitif en un éclair de Crédit Suisse en mars 2023, les langues se délient: "pour toute personne un tant soit peu avertie, les faiblesses flagrantes d'un Crédit Suisse tout simplement mal géré étaient visibles depuis longtemps, même si les chiffres clés pertinents et du bilan comptable pour l'évaluation par les autorités de surveillance, Finma et Comco, semblaient acceptables sur le papier." Je vous l'ai exprimé plus haut, il ne faut pas confondre capital social, les actions émises et détenues, et capitalisation boursière, la valeur à un temps-x de ces actions. La volatilité peut devenir effrayante et mettre à jour des comorbidités structurelles à caractère létal, mais mises sous le boisseau par les seniors managers des deux banques UBS et CR. La réalité est pire. Crédit Suisse passait il y a encore 2 semaines pour être une banque surcapitalisée alors qu'elle s'enfonçait depuis 2008 de plus en plus dans sa faillite technique, même en sortant de sa comptabilité la génération spontanée de ses cadavres pour les cantonner, les défaire dans sa bad bank. Crédit Suisse et Deutsche Bank laissaient même entendre une possible fusion entre elles, ce qui n'avait jamais empêché l'évolution des cours des actions à long terme vers un déclin simultané. J'ai aussi lu aujourd'hui dans La Tribune de Genève des propos plus énervés: "En se déclarant prêt à mettre sur la table plus de 200 milliards pour sauver la fusion Crédit Suisse-UBS, que davantage de vigilance de la part de la FINMA, depuis des mois et même des années, aurait sans doute permis d'éviter, mais il aurait fallu pour cela qu'elle joue son rôle régulateur, au lieu de céder devant des lobbies prédateurs, repus d'incompétence et d'arrogance. On constate que de telles instances, plutôt que d'œuvrer en vue du bien public, cherchent prioritairement à satisfaire la cupidité de quelques-uns, à se mettre au service d'une minorité privilégiée trop influente grâce à ses puissants lobbies." La Tribune de Genève n'est pas non plus bolchévik.

Le 31 décembre 2009 je vous avais traduit le rapport de Ralph Nader: "Sold Out: How Wall Street and Washington Betrayed AmericaLiquidation totale: Comment Wall Street et Washington ont trahi l'Amérique". Observons le comportement de la Finma suisse, l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, au regard des 12 décisions majeures qui avaient conduit aux USA au cataclysme financier de l'année-Lehman 2008 et rappelons-nous que la "monnaie politique" du secteur financier et les 3000 lobbyistes avaient dicté la politique financière de Washington >>>

>>>  La dérégulation financière a conduit directement à l'effondrement économique actuel. Pendant les trois dernières décennies, les régulateurs gouvernementaux, le Congrès et l'Exécutif sur la base du bipartisme, ont continuellement érodé le système de régulation dont l'activité est de restreindre le secteur de la finance afin qu'il ne tende pas à agir de manière discrétionnaire en fonction de visions propres les plus excessives. Ces douze points suivants révèlent comment l'industrie a exercé une pression qui a conduit à la dérégulation et à ses conséquences:

  1. Le Congrès a révoqué en 1999 la loi Glass-Steagall passée en 1933 pendant la Grande dépression pour interdire les banques de fusionner les activités (banque de dépôt, banque d’investissement, assurances), une fusion qui est à l’origine de la grande crise financière 2008-2009.
  2. L'administration Clinton avait empêché la Commodity Futures Trading Commission de réglementer les produits dérivés, ce qui est devenu le fondement des spéculations massives
  3. La règle de régulation qui autorisait l'imputation hors bilan, une passade qui permet aux banques de cacher leurs dettes.
  4. Le Congrès a interdit en 2000 la régulation des produits financiers dérivés quand il a adopté la loi Commodity Futures Modernization Act.
  5. La Securities and Exchange Commission (SEC) a adopté un principe d'auto-régulation pour les banques d'investissement ce qui leur permet de s'engager dans un niveau d'endettement bien plus élevé
  6. Les règles adoptées par les régulateurs généraux sur la demande de l'industrie de la finance permettent aux banques d'investissement de déterminer elles-mêmes leurs exigences de réserve de fonds propres, qui est calculée sur leurs propres 'modélisations de l'évaluation et du management' du risque [ ndtr: conformément aux recommandations de Bâle 2 et de IFRS ]
  7. Au début des années 2000, les régulateurs fédéraux ont refusé de bloquer les pratiques de l'octroi des crédits généralisés et déprédateurs, en ne publiant pas des régulations appropriées ou en ne renforçant pas des régulations existantes.
  8. Les régulateurs de la Fed' avait revendiqué le pouvoir de supplanter la législation fédérale sur la protection du consommateur qui aurait pu avoir réduit l'effet de prédation des crédits et des autres pratiques abusives.
  9. Les règles fédérales de prévention des victimes de crédits abusifs contre des entreprises de contentieux qui rachetaient aux banques leurs crédits qu'elles ont octroyés à l'origine.
  10. La Fannie Mae et la Freddie Mac se sont agrandies au-delà de leur activités managériales et sont entrées dans le marché des subprimes, ce qui a coûté in fine aux contribuables des centaines de milliards de $.
  11. L'abandon des principes de régulation anti-trust a permis la création de méga-banques qui sont too-big-to-fail et qui se sont engagées dans des pratiques bien plus risquées que des banques de plus petite taille.
  12. Engluées dans des conflits d'intérêts, les agences de notation privées ont évalué de manière erronée la qualité des titrisations basées sur les subprimes et autres crédits hypothécaires; en 2006 une loi avait privé du pouvoir la SEC et empêché la régulation des entreprises. <<<

La "monnaie politique" du secteur financier, les 3000 lobbyistes, Goldman Sachs avaient dicté la politique de Washington en matière d'industrie financière: le 25 février 2010, Christopher Dodd a réussi à pousser le Sénat US à bloquer la Volcker Rule, la réforme d'Obama, qui devait interdire les banques de dépôts d'avoir des activités de spéculation sur les fonds propres. Obama avait en vain tenté de ramener la Loi Glass Steagall, abrogée par Clinton pour interdire à nouveau, avec la Volcker Rule, les banques universelles en leur imposant à nouveau le démantèlement des activités bancaires, à savoir dépôt, investissement, assurance. Dodd fanfaronnait dans tous les médias en déclarant que  "le travail de lobby pour garantir la concurrence libre et non faussée auprès des 'Nouveaux Démocrates' a été couronné de succès". Clinton est à l'origine de la totale libéralisation des marchés financiers.

La faillite spontanée en mars 2023 de la banque régionale SVB - Silicon Valley Bank n'étonne pas au regard de l’allègement des mesures de régulation pour les banques moyennes américaines mises en place par Trump, imité sur toute la planète.

Les petites banques ne sont plus non plus soumises aux stress tests qui auraient pourtant révélé leurs problèmes structurels. Plus bas nous verrons pour la banque systémique Crédit Suisse que le régulateur suisse ne soumet plus ses banques des plus petites aux plus grandes au stress test et qu'il publie des papiers de plaisance très arrangeants qui sont des falsifications publiques de connivence. Juste avant sa faillite ultime Crédit Suisse ou Silicon Valley Bank satisfaisait à tous les critères les plus actuels des ratios prudentiels et assurantiels de résilience, mais... Mais les États-Unis et l’UE avaient adopté sous Trump des exemptions substantielles au dispositif Bâle III convenu au niveau international en 2019. 1) Aux États-Unis, Bâle III ne s’applique pas aux banques de petite et moyenne taille, la loi votée en 2018 par le Congrès relève le seuil prudentiel des banques de $ 50 à $ 250 milliards. 2) L’UE a adopté en 2021 le "Paquet Bancaire" qui s’applique à la fois aux grandes et petites banques, mais les exigences de fonds propres sont même significativement inférieures à celles envisagées par le dispositif de Bâle III !

La Commission Européenne de Ursula von der Leyen affirme: "Le Paquet bancaire vise à finaliser la mise en œuvre du dispositif de Bâle III, et à renforcer la supervision du système bancaire" mais les retards dans la mise en œuvre de certaines mesures fondamentales "to bolster big banks taken after the 2008 crisis", en particulier le “Plancher de capital” (Output floor), risquent de nuire à la concurrence entre petites et grandes banques et à la stabilité financière au sein de l’UE. Mais la Commission Européenne a décidé de ne pas adopter d’exigences de fonds propres au titre du “Premier pilier - Pilier 1 - Tier 1  - T1” pour s’attaquer aux risques systémiques. La Commission Européenne a insisté pour que les autorités de surveillance et les banques effectuent régulièrement des tests de résistance/résilience et elle a en même temps affirmé que "les limites méthodologiques pouvaient nuire à l’utilité de comprendre la nécessité d’adopter des politiques prudentielles ciblées et, par conséquent, de calibrer les éventuels instruments prudentiels". La Commission Européenne se fixe ainsi l’objectif contradictoire de "renforcer la résilience", sans augmenter de manière significative les exigences de Fonds Propres.

Nous sommes tous témoins, au moins depuis la révocation du NON-NO-NEJ en 2005 contre le TCE -Traité Constitutionnel Européen, de la mise en scène démocratique hallucinogène de la "concurrence libre et non-faussée dans un système d'information pure et parfaite". Voir mon analyse du 29 juin 2006: Putsch UMP/UDF à Strasbourg: les eurodéputés français annulent le NON du Référendum du 29 mai 2005. Les produits financiers titrisés, structurés, subordonnés CoCos-AT1, encore appelés Obligations Convertibles Conditionnelles assorties d’un seuil de déclenchement Contractuel lié au ratio d’adéquation des fonds propres de l’émetteur, sont des injections d'héroïne pure dans la comptabilité des banques et des systèmes financiers destinés à établir le Pilier 1 - Tier 1, c'est à dire le 1er étage des Fonds propres réglementaires qui devraient donner une illusoire idée de la capacité de résilience des banques. Les CoCos-AT1 sont sur les marchés financiers les obligations les plus risquées qui existent et dont la volatilité dépend tout autant de facteurs exogènes de l'économie. Et c'est à ces produits financiers que l'on affecte la fonction d'épaissir le coussin des Fonds propres réglementaires d'une banque pour lui donner une image de sa haute résilience. CoCos-AT1 est le nouvel insigne apophantique des organisateurs de notre société moderne, enfin jusqu'à la faillite le 15 mars 2023 de Crédit Suisse adossée au nouveau game changer de l'afterwork post-Crédit Suisse. Des CDS/CDO aux CoCos-AT1, le seul art à même de rendre manifeste la société moderne et de faire que pour nous, hommes, il y a un monde auquel la pratique artistique de l'ingénierie financière est l'origine même de l'humanité.

En cas de défaillance, les banques doivent d'abord puiser dans ce Pilier 1. Autrement dit les CoCos-AT1 sont des produits financiers à vocation d'être non-remboursables. Ceci prouve qu'au lieu de garder un fonds d'actifs réels pour renforcer le bilan, les banques ont, comme pour les CDS/CDO, externalisé leur propre risque sur les marchés financiers en inventant-créant-émettant de nouveaux produits financiers. Et en fin de vie, les banques re-externalisent encore une fois ces CoCos-AT1 en en faisant des mix de CDS, si elles en ont encore le temps. Crédit Suisse n'a plus eu le temps de se refinancer avec des CDS - Crédit Default Swap, ces instruments financiers censés "vraiment" protéger en cas de faillite. Leur coût était poches du stade de détresse; à plus de 870 points le risque de défaut était à plus de 60 %. À 1 000 points, le monde financier considère que c’est fini. Klappe zu, Affe tot. Shut the lid, monkey dead. Cette subite contagion baissière s’est étendue à toutes les grandes banques européennes. Toutes ont dévissé en quelques heures, l'événement a fait couler les actions et plus de 60 milliards d’euros se sont volatilisés. L’action BNP Paribas, a dû être suspendue à un moment tant les ventes étaient fortes et a perdu 9,7 %. Le cours de la Société Générale a plongé de 11,8 %, celui du Crédit Agricole de 5,8 %. La Deutsche Bank a chuté de 9,3 %, UniCredit de 9 %, Santander de 6,2 %. L’indice des valeurs bancaires européennes était en chute de plus de 16 % par rapport à la semaine précédent la faillite de la SVB. La crise traversée depuis mars 2023 par le secteur bancaire avec les CoCos-AT1, qui sont des dettes super-subordonnées dans la structure du passif d'une banque, a fortement ébranlé la confiance des investisseurs vis-à-vis de cette classe de produits financiers pourtant créée pour aider les banques à faire face à des problématiques de solvabilité ou de liquidité avec la prestidigitation du gonflement des Fonds propres réglementaires. Il y a 2 ans le gestionnaire de portefeuille senior de Crédit Suisse publiait sur la page du Support Marketing du site de sa banque: "Les CoCo se sont depuis imposées comme une composante à  part entière des réformes réglementaires successives qui ont permis d’améliorer significativement le profil de risque des banques en renforçant considérablement leurs ratios d’adéquation des fonds propres et en réduisant la volatilité inhérente de leur capital. Le marché des CoCo pèse actuellement 200 mia EUR". Sois apophantique ou casse-toi, ce n'était qu'une "hémorragie boursière". Un petite perfusion? A emporter ou à consommer sur place?

L’accord international de 2019 sur la finalisation du dispositif de Bâle III prévoyait une mise en œuvre complète pour 2028, donc... 20 ans après 2008, après le début de la crise financière mondiale. La Commission Européenne propose depuis 2021 d’accorder aux banques européennes un délai supplémentaire de 2 à 4 ans pour mettre en œuvre la mesure du Plancher de fonds propres réglementaires, indispensable pour garantir la stabilité financière et les conditions de concurrence équitable entre les petites et les grandes banques.

Avec les lock-down du Covid 19, la guerre en Ukraine, et bientôt à Taïwan [2] , l'inflation galopante, les incertitudes macroéconomiques croissantes, la planète qui éclate, ces retards sont un marathon collectif vers la mort, un dead run, en reportant les risques bancaires, spéculatifs sur les citoyens et en encourageant les instances de contrôle et de régulation des marchés financiers à également abaisser leurs exigences.

Il y a encore pire à vous annoncer. La Commission Européenne propose effectivement d’introduire le Plancher de capital à partir de 2025... mais en accordant une période de transition jusqu'en 2030. Cela est totalement contraire au dispositif de Bâle III, qui prévoit l’adoption complète du plancher de capital d’ici à 2028. Pour certaines catégories de risques, la proposition de la Commission Européenne prévoit des périodes de mise en œuvre progressive encore plus longues, allant jusqu'en 2032.

Dans un monde en pleine mutation climatique et géopolitique, où les risques macroéconomiques exogènes ne cessent de se multiplier et de s'amplifier, cela est criminel. La "monnaie politique" des dispositions du texte du Paquet Bancaire de la Commission Européenne veut, quoi qu'il nous en coûte, à nous, rassurer les banques en fermant l'oeil sur leur risque endogène de leur management boostant à outrance leur course au rendement immédiat à très court terme plutôt que d’améliorer leur surveillance en limitant le pouvoir discrétionnaire des autorités de surveillance d’imposer des Exigences de fonds propres, de Plancher de capital et des amortisseurs de choc pour les risques systémiques exogènes.

Chaque système bancaire a son secret de fabrique, son ingénierie financière avec laquelle il échafaude ses pondérations pour évaluer-cacher son risque et répandre son information occultée et imparfaite dans le régime de la concurrence canalisée et dévoyée. Si vous vous souvenez, dans les années qui suivirent 2008, n'importe qui dans la rue et dans les chaumières connaissait la signification du terme "stress test" qui était dans toutes les bouches et sous toutes les plumes des médias. La bolomancie Bolloré-Lagardère-Niels-Kretinsky n'y faisait pas des tirs de barrage, bien au contraire. Il leur fallait canaliser les inspirations des gens, isolés ou en foule. Même en amitié ou dans les familles, tout le monde soumettait ses proches, ses conjoints, sa meuf, son mec, au stress test. Les rituels sociétaux et médiatiques de l'engagement de la réalisation du stress-test à venir, de la réalisation du stress-test en cours, de l'annonciation d'un constat amiable à présomption d'innocence, du soulagement de la déclaration lumineuse de la bonne santé dénuée de toute comorbidité, permettaient de manière cyclique d'assourdir vigilance et conscience. Les fanfares du stress test étaient comme un téléthon à répétition. Pour UBS + Crédit Suisse, il y a une absence totale de résilience, et il ne vous étonnera pas qu'un stress-test récent n'existe pas pour UBS ou Crédit Suisse, et qu'il n'y aura pas à attendre de stress test de UBS + Crédit Suisse fusionnés, comme par exemple pour Société Générale, BNP Paribas, Deutsche Bank etc.

Les derniers stress-test remontent à... plus ou moins 10 ans. Autant que je me souvienne, les derniers stress-tests, bien sûr publiés sans signalements particuliers, sont de 2014. Par contre les médias ont agité la planète encore longtemps après avec les noms de Madoff et de sa "pyramide Ponzi", mais aussi d'employés de banques choisis au doigt mouillé comme Abodoli ou Kerviel qui avaient joué en fin de compte un rôle mineur par rapport à la criminalité financière planétaire de toutes ces banques universelles too-big-to-fail et même plus petites. La Société Générale avait préféré faire des procès contre son employé Kerviel, UBS avait préféré faire des procès contre son employé Abodoli, en faisant croire que la direction de la banque, les Senior Managers, n'étaient pas au courant. Oups! Aujourd'hui, le 2 avril 2023, la Tribune de Genève publie de nouveau un article racoleur titré >>> "La saga de l’arnaque Madoff ressurgit en Suisse." Mon analyse très documentée du 3 novembre 2014 >>> La BCE maquille le nouveau stress-test 2014 des banques en Europe / Blanchiment des faillites en vue du TTIP / TAFTA.

Il y a 10 ans, le 25 janvier 2013, je vous avais écrit >>> Deutsche Bank crée des milliards de nouveaux produits financiers titrisés / Concours Internet des actifs les plus toxiques - Finance Watch - Weed - Share. L'action de la Deutsche Bank avait perdu en 2008 presque 100%, de 150 € à moins de 8 €, et avait parfois pu remonter ces 15 dernières années à ~~ 14 € et est retombée ce WE à 8 €. Du point de vue de la somme bilanaire, la Deutsche Bank était jusqu'à 2008 la plus grande banque du monde avec € 2000 Mia. N'oublions bien sûr par Société Générale, BNP Paribas, etc. Ces banques ne présentent plus tout à fait en 1er les produits financiers titrisés en vogue avant la crise de l'année-Lehman 2008 comme les macédoines de bundles de CDS/CDO, CDS^2, CDS^3, CDS Square/CDO Square, CDS Cube/CDO Cube etc, donc des produits titrisés sur des produits titrisés sur des produits titrisés dont on ne peut plus suivre la chaine du froid cadavérique, pas même les banques elles-mêmes. Des aliens créés et génétiquement manipulés par la concupiscence des financiaristes bancaires. Dans la narratologie de l'ingénierie financière un CDS est encore appelé "dérivé de crédit assurantiel" parce qu'il est sensé être une "assurance contre le risque de crédit", un "instrument de couverture contre un défaut de crédit". Et comme un crédit est vendu comme étant moins risqué, d'après les modèles internes du calcul et de pondération du risque des banques, les banques s'autorisent à avoir moins de fonds propres réglementaires, d'économiser des fonds propres réglementaires, et de mettre encore plus d'instruments financiers spéculatifs en circulation centrifuge et multipliée avec un énorme effet de levier.  Pix: stress-test, Paris, 14 avril 2023 |  

Les CDS/CDO sont des produits financiers titrisés adossés sur des crédits et de la dette: des couvertures de défaillance, des dérivés sur un événement de crédit - credit crunch, des permutations de l'impayé, inventés par JP Morgan qui avait fait faillite en 2008. L'intérêt pour le vendeur de CDS est que la maison soit le plus proche du brasier avec une forte probabilité de prendre feu pour vendre une protection dont le spread, la prime, est élevé. L'intérêt pour l'acheteur de CDS est que la maison parte en fumée, qu'il y ait l'événement de crédit, le défaut de paiement, la faillite. L'acheteur touche après la réduction en cendres une forte compensation. Plus le risque de défaut, de mise à feu, augmente, plus la prime augmente. Acheteurs et vendeurs ont tout intérêt à miser sur les incendiaires et à jouer avec le feu. Le jeu est d'inciter le pyromane. Les CDS qui profèrent l'idée d'une protection de risque et même de risque systémique et qui pondèrent à la hausse la valeur que l'on s'imagine des fonds propres réglementaires des banques, ne sont donc que des instruments de haute et violente spéculation; le dérivé est la dérive vers l'écueil. Le CDS est la liturgie avec le diable dans la communion qui vous enfonce l’hostie en bouche en léchant les babines. A côté des CDS, les ABS, les MBS, les RMBS sont tout autant des titres négociables dérivés de la titrisation adossés sur un pool de crédits. Personne ne sait où est le swimming pool, ne connait ses bords, ne sait localiser, définir et évaluer le risque visé par les CDS devenus des produits indépendants du risque. Mais tout le monde spécule furieusement sur du risque. Greed, greed, greed. Tous les acteurs, acheteurs et vendeurs, sont bonimenteurs, il n'y a plus place pour un autre dictionnaire. Le langage est mort. Les CDS étaient la cause de la chute, le 15 septembre 2008, de AIG - American International Group, l'un des leaders mondiaux de l’assurance et des services financiers. AIG avait été l'une des sources de la diffusion incontrôlée des risques de crédit, les CDS. Le marché des CDS était passé de $ 903 milliards en 2000, à  6 396 milliards de dollars à fin 2004 à 57 894 milliards à fin 2007, prenant le caractère d'une bulle financière. La banque Lehman Brothers était le premier acteur sur ce marché jusqu'à sa faillite qui est à l'origine du krach financier de 2008 appelé aussi "année-Lehman 2008". AIG étant too-big-to-fail avait été sauvée avec la helicopter money, le QE - Quantitative Easing de la Fed', mais la banque Lehman avait été lâchée. AIG est l'un des plus grands assureurs en assurance commerciale et industrielle et propose des assurances dommages, assurances-vie, assurances retraites, assurance prêt hypothécaire et d’autres services financiers et Black-Rock est l'un de ses actionnaires. L'illusion suprématiste du ciel ouvert à toutes les potentialités jusqu'au trou noir. Seule la mort n'est pas une volatilité.

En résumé, le vendeur de protection vend une protection pour un produit qu'il ne possède pas, et l'acheteur de protection achète une protection pour un produit qu'il ne possède pas. Leur job dating est leur moment privilégié adossé sur le mensonge à l'appui duquel vendeur et acheteur échangent autour d'un risque proposé et des compétences recherchées pour le déclencher. Greed, greed, greed.

"CDS" est un épitre dédicatoire voué au rendement maximal capturé avec la cupidité adossée sur la déprédation de l'économie réelle. Les CDS ne font pas partie intégrante des fonds propres réglementaires, ils n'en transforment que le visage en embellissant leur contours comme par télékinésie de magnétiseur. La crise financière de 2008 a été la célébration infernale du krach des CDS au niveau mondial. Mais à la suite de 2008, vendeurs et acheteurs de produits financiers mettent en avant leur game changer, une nouvelle classe de produits structurés comme par exemple les CoCos-AT1 qui sont voués au rendement et, plutôt en fin de vie quand cela commence à sniffer la mort, ils sont rattrapés par des CDS. Rendez-vous compte, les AT1, appelés produits "structurés", sont des produits financiers... sans échéance que les banques peuvent "suicider" quand cela les arrange, surtout dans une trappe climatique allant de la faillite technique, comme depuis 2008, jusqu'à la banqueroute ultime comme de nouveau à partir de 2023. Les AT1, des produits hybrides entre obligations et actions, en tant que "Pilier 1 - Tier 1", des produits "subordonnés", comme le sont les CDS/CDO. Mais subordonnés à quoi? Certes, ici actions et obligations sont hybridés génétiquement, mais ces produits sont subordonnés au calcul hypothétique des banques de prévoir de se délester le plus rapidement possible de leurs activités à risque pour minimiser au maximum leurs pertes et dettes à imputer dans leur comptabilité en cas d'impact direct ou collatéral, par drone ou par missile transcontinental à combustible solide, et même par arbalète. Ce qui ne fonctionne jamais depuis 2006, depuis 2008, depuis mars 2023, mais on appelle ceci une gestion assurantielle prudentielle.

Au lieu de s'équiper d'outils pour se préparer à être capable d'absorber ses pertes financières, le système financier et bancaire entasse ses modélisations d'ingénierie financière pour phagocyter les marchés financiers. Cette collectivisation privée bancaire est boostée par les Etats Providence Bancaires et l'Europe Providence Bancaire. Comme en France avec la Loi Sapin 2 du 10 décembre 2016, les législations européennes ou américaines autorisent l’émission par les banques de nouveaux titres représentatifs de dette, Tier 3, AT1, CoCos, etc pouvant absorber des pertes éventuelles. Les banqueroutes simultanées de 2023 de Crédit Suisse, de Silicon Valley Bank, de LTCM - Long Term Capital Management, de Signature Bank, de Silvergate Bank viennent de prouver que même avec des instruments d'ingénierie financière de dernier cri - ce qu'étaient les CDS/CDO en 2008 -  les banques sont incapables d'absorber leurs pertes. Les CDS/CDO étaient partis en fumée en 2008, les AT1-CoCos partent en fumée à partir de 2023.

Les AT1-CoCos, subordonnés, structurés etc, dont les cours sont définis par l'Euribor et le Libor, sont toujours des instruments de crédits, vendus sous forme OTC - Over The Counter de gré à gré sous la table entre privés et loin du regard du régulateur des marchés et dans le shadow banking et le dark pool.

Le modèle économique de la Deutsche Bank était et est juste fondé sur les produits financiers titrisés, CDS/CDO/LBO/OTC/RMBS et les CoCos-AT1, etc... Mais... la filiale DWS - Deutsche Asset Management, un gestionnaire d'actifs à la BlackRock et détenue à 100% par Deutsche Bank, n'est qu'un hedge-fond réalisant, dans le cadre du shadow banking, 94% des opérations de la Deutsche Bank. Bien sûr la Deutsche Bank était dans cette comorbidité contaminée en tête du cartel qui avait triché en manipulant le Libor et l'Euribor et de la fraude fiscale aux dividendes des CumEx/CumCum. La DWS est la façade pour la Deutsche Bank, une société-écran au même titre que les sociétés-boîte aux lettres des Îles Caïmans. La Deutsche Bank octroie des crédits et en externalise les risques dans sa filiale DWS pour en imprimer en 3D des produits structurés, titrisés, adossés sur ces crédits à la dérive.

Dans les revues financières, qui tentent un simulacre de transparence intime, le "shadow banking est un système opaque où l’information n’est pas transparente et où s’affirme la non-traçabilité des risques". Les néolibéraux qui nous remplissent le cerveau avec "l'information 1) pure et 2) parfaite de la concurrence 3) libre et 4) non faussée" ont tout faux. Comme je vous l'ai expliqué plus haut, même les banques et les acteurs financiers ne sont plus capables de retracer et de remonter à la source de leurs produits dérivés des crédits, qui sont des macédoines de produits titrisés et structurés les uns sur les autres une fois, deux fois (Square), trois fois (Cube) etc.

Selon la revue Capital, "le shadow banking (banque de l’ombre) désigne les activités d’entités participant au financement de l’économie, sans appartenir au circuit bancaire traditionnel régulé." Les secteurs linguistiques en tension, "participant au financement de l'économie" et "circuit bancaire traditionnel régulé" sont des enfumages apophantiques. Comme nous l'avons vu ci-dessus, selon le FMI, 90% des flux financiers ne correspondent qu'à de la spéculation financière hors-sol, et comme nous le reverrons ci-dessous, tous les systèmes de régulation, de contrôle et de réglementation des marchés financiers ne sont que des instruments de papiers édulcorés dans les faits et les pratiques pour satisfaire aux lobbies et à la monnaie politique. Le shadow banking est constitué par la myriade d’intermédiaires financiers (hedge funds, fonds de titrisation, fonds monétaires, capital-investissement, trusts, gestionnaires d'actifs comme BlackRock - le modèle existentiel cher à Macron - collectant et gérant des fonds sans appartenir aux établissements de crédit contrôlés par les superviseurs. Une fois des capitaux levés sur les marchés financiers ou par emprunt, ces entités fournissent des capitaux à des demandeurs de fonds. Proche de l’intermédiation d’une banque classique, cette activité de financement palliatif s’en distingue dans la mesure où, n’étant pas régulée, aucun filet de sécurité n’est tendu en cas de problème, de faillite, de liquidité, etc. Le shadow banking est apparu dans les années 1980 avec la titrisation et la structuration de dérivés de crédits. Il s’agit d’une technique consistant à sortir les actifs les plus risqués (crédits, etc.) du bilan d’une banque, puis à les revendre à d’autres investisseurs via un fonds de créances spécialisé.

Depuis, le shadow banking n’a pas cessé de s’étoffer. En réalité, personne sur la planète, n'est capable d'évaluer le montant des encours des actifs qui sont en orbite autour de la planète. On parle de 100.000 à 150.000 milliards de $. Cette suramplification des encours est aussi principalement due à l'inflation de la (dés)Intelligence Artificielle qui met en interaction automatisée et robotisée tout et n'importe quoi et... les... forces de ce mal. Le PIB de l'EU est de € 14.500 milliards. En 2013, l'estimation des encours du shadow banking s’élevait à $ 75.000 milliards, soit un montant légèrement supérieur au PIB mondial de $ 72.000 milliards, en 2002 il était estimé à 21.000 milliards de dollars.

En se basant sur l'affirmation du FMI, selon laquelle 90% des flux financiers de la planète ne relèvent que de la spéculation financière hors sol sans lien avec l'économie réelle, nous pouvons facilement penser que ces 100.000 à 150.000 milliards véhiculés dans le shadow banking sont une base tangible de réflexion. Pschuuut, surtout ne dites pas que c'est une Pyramide Ponzi. Depuis la crise de 2008, il y a d'abord eu une récession mondiale, mais le rattrapage économique n'a pas été une croissance économique, puis il y a eu le lock-down et le freinage du Covid 19 et maintenant la guerre en Ukraine. Il n'y a pas eu de croissance économique, il n'y a eu qu'un PIB fictif et furtif dédié aux initiés. Avez-vous connu, vous-mêmes, de 2002 à 2023 une croissance du niveau de vie de 500 à 700% parallèle à la croissance du niveau des encours du shadow banking? Non. Nous n'avons connu qu'une démonétisation de notre travail et de nos salaires, de nos services publics, de nos infrastructures, des hôpitaux, du rail, de EDF, de notre indépendance énergétique, et l'accroissement monstrueux du nombre des personnes vivants en dessous du seuil de pauvreté: 9 millions en France, dont + 1 million depuis le Covid-19.

En France, c’est le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) créé en 2013, qui s'intéresse au shadow banking. L'unique cause des faillites de Crédit Suisse, de Silicon Valley Bank, de LTCM - Long Term Capital Management, de Signature Bank, de Silvergate Bank se trouve dans l'absence de régulation du shadow banking. Crédit Suisse, UBS, Santander, Deutsche Bank/DWS, Société Générale, BNP Paribas, HSBC, Natixis, BlackRock etc, ont le même modèle managérial. Les compagnies d’assurance détiennent une partie importante d’actifs non régulés avec leurs produits d’assurance vie, leurs crédits assurantiels, etc relevant du shadow banking. Les assurances et fonds n'étant pas des banques, ils ne sont pas soumis aux normes prudentielles Bâle III, au Paquet Bancaire européen, etc. Ne me parlez plus du risque du système assurantiel depuis les bolchéviks. C'est oufe, comme des djeun's en cycle universitaire sont encore capables de se faire croire à eux-mêmes en 2023 comme ils sont dans le bon côté du bien.

Il n'existe pas de tribunaux ou un genre de "Parquet de Paris" qui souligne que les gouvernements et les autorités publiques politiques - en prorogeant de manière chronique depuis 2008 l'élaboration et l'application de règles et de normes prudentielles - imposent un préjudice moral subi par l’État sous la forme d’une atteinte à la crédibilité et à l’efficacité de l’action de l’État. Mains dans la main avec les financiaristes, ils imposent à l’État un préjudice, ils portent atteinte à l'État, tout en se comportant en coach de développement personnel pour conserver la martingale et la matraque. La régulation des activités du shadow banking, n'a pas non plus été mise en place depuis la Crise des Subprimes de 2008, et même les Banques Centrales n'ont pas instauré une régulation directe qui consiste à élargir leur champ d’intervention de banque centrale en tant que prêteur en dernier ressort auprès du shadow banking. Le déluge des € 17.000 milliards de la BCE - Banque Centrale Européenne et le déluge du QE - Quantitative Easing offerts conjointement par les Banques Centrales nationales ont surmultiplié leur imposture de prêteur en dernier ressort et subjugué les financiaristes et leurs télégraphistes du dark pool. La BCE, en totale violation de ses statuts définis par le Traité de Maastricht, le Traité de Lisbonne et le Pacte de Dublin, a offert gratuitement en une 20aine de plans cumulés (opérations "Grosse Bertha" et "Bazooka", OMT, LTRO, Emergency Liquidity Assitance...) jusqu'à 2022 plus de 17.000 milliards d'€ aux banques privées, même aux banques du Royaume-Uni qui ne fait pas partie de la zone-Euro. Le PIB de l'EU est de € 14.500 milliards.

Toutes ces banques centrales n'ont pas élargi leur périmètre d’intervention vers le shadow banking alors que la gestion du risque systémique les y obligerait de manière incontournable. Pourtant le secteur linguistique "réforme incontournable" est le socle cérébral et téléologique de Macron. Le duo explosif Macron-Darmanin se donne le moyen d'introduire et de légaliser les systèmes de vidéosurveillance algorithmique à reconnaissance faciale et de données biométriques et comportementales même avec badges socio-métriques pour les JO de Paris de 2024, mais ne se donne pas les moyens d'élargir sur le shadow banking le périmètre de contrôle des autorités de surveillance et de la Banque Centrale. Leur techno-solutionnisme de leur (dés)intelligence artificielle n'est pas dirigé vers le shadow banking qui est une prédation contre l'économie nationale, régionale et globale, le travail, et contre nous tous. Macron-Darmanin sont donc si efficaces pour faire passer dans le extrême droit commun leur système de traquage des "factieux et des factions" qu'ils assimilent aux "assaillants du Capitole et brésiliens de Bolsonaro" (je cite Macron qui parlait des 10 premières méga-manifestations contre sa réforme BlackRock-Macron des retraites depuis le 16 janvier 2023). Darmanin, ministre de l'Intérieur de Macron, veut supprimer les subventions à la LDH - Ligue des Droits de l'Homme qui existe depuis... 160 ans. En France on se passe de putsch, on a un président.
      "autocratie électorale"      "dumping humain"      "extrême resserrement à droite"    composent son hymne ternaire.         
                       Il faut rendre au langage ce qui est à l'humain.

Les outils du shadow banking, de la finance non bancaire, spéculative et dérégulée: la finance de l’ombre utilise plusieurs instruments financiers pour employer les capitaux qu’elle manage. Les principaux sont:

  1. Les hedge funds: ces fonds recourent à des techniques de gestion non traditionnelles afin de générer une performance absolue grâce à des stratégies agressives.
       Ils ont une vocation spéculative et recourent à l'effet de levier pour doper la rentabilité des capitaux investis.
  2. Les fonds de titrisation: cette technique de transfert des créances ou actifs détenus par une banque ou un établissement financier à un fonds commun de titrisation
        qui la revendra ensuite à des investisseurs fait toujours florès.
  3. Les fonds monétaires: sont investis en créances à court terme, en titres d’états et d’entreprises (bons du Trésor, certificats de dépôt bancaire, billets de trésorerie).
  4. Les fonds obligataires principalement investis sur des obligations privées ou publiques.
  5. Le capital-investissement: les fonds de shadow banking injectent des capitaux propres ou sous gestion dans le capital d’une entreprise
       ayant des besoins de croissance, de transmission ou de redressement.

La revue Capital écrit elle-même élégamment dans son aubade au rendement: "...la raison pour laquelle les régulateurs, sans interdire la banque de l’ombre qui offre parfois un financement alternatif favorable à l’innovation et à la croissance, surveillent étroitement les coulisses de cette activité financière."

Revenons à la réalité en la contextualisant avec les 5 faillites de ce mois de mars 2023, de Silicon Valley Bank, de LTCM - Long Term Capital Management, des banques Silvergate et Signature, de la banque systémique Crédit Suisse. Comme toujours, les banques n'ont qu'un seul but, celui d'externaliser le risque du crédit tout en faisant une énorme marge opérationnelle, donc en externalisant en dehors d'elles-mêmes et de leur comptabilité tous les risques des activités de crédit et d'investissement. Externaliser le risque de crédit - en langage bancaire "hiérarchiser le risque" - évite aux banques de faire leur job naturel et légal de contrôle des bonités bancaires des emprunteurs, évite des études et des prospectives de marchés, et leur permet en même temps de vendre du produit spéculatif financier dérivé adossé sur la masse de leurs crédits accordés et de leurs investissements. Mais pour 1 crédit accordé il existe 9 produits financiers, autrement dit 90% des flux financiers correspondent à de la stricte spéculation financière qui n'a qu'un seul but, celui d'avoir la best short term solution, le rendement financier maximal dépassant les deux chiffres. Avec Deutsche Bank c'était... du 25% jusqu'au krach de 2008. Attention! Pour 1 crédit accordé il existe 9 produits financiers, mais il ne sont pas mutualisés en 9 parts égales parallèles, ils dansent séparémeennt et sans liens entre eux sur la crête de l'écueil de la conurrence guerrière où il n'y a que des agresseurs sur la ligne de front et des charniers humains de part et d'autre. Il n'y aura même plus de Tupperware en promo pour les mettre en morceaux au frigo. Dans le monde productif de biens et de services, une entreprise qui a atteint une marge opérationnelle dépassant les 5% est considérée comme étant excellente, voire exceptionnelle. C'est donc plus facile et tellement moins fatigant de créer des produits financiers dérivés en dérive sur les marchés des crédits et des titres d'investissements. Là-dessus, tous ces acteurs criminels organisent avec le soutien des autorités publiques, de nos gouvernements, de Sarkozy-Hollande-Macron1-Macron2, de la Commission Européenne >>>"La (très) grande évasion" fiscale - Film de Kergoat et Rue 89-Strasbourg / Qatar Gate & corruption-captation de la Commission Européenne et des institutions EU comme je vous l'ai de nouveau une x-ième fois ré-écrit le 16 décembre 2022.

– Vem är du?

– Jag är döden.

– Kommer du för att hämta mig?

– Jag har redan länge gått vid din sida.

Le 15 avril 2021, en tant que linguiste atterré, j'avais écrit un énorme mémoire opposant le Rapport Arthuis et l'auteur François Boulo. J'avais lu en entier le Rapport Arthuis intitulé "Nos finances publiques post-Covid-19 : pour de nouvelles règles du jeu" et je l'avais confronté au livre que j'avais aussi lu en entier du Gilet Jaune, François Boulo, intitulé "Reprendre le Pouvoir" >>> Plans d'austérité 2022-2030 - Rapport Arthuis, "Avenir des Finances Publiques, nouvelles règles du jeu post-Covid" ➳ François Boulo, Gilet Jaune, "Reprendre le Pouvoir" (voir aussi Annexe n°6). Mon mémoire du 15 avril 2021 commence ainsi... >>> D'une façon ou d'une autre nous ressortirons de la pandémie du Covid qui a permis à Macron de performer ses synergies autoritaristes de sa Vème République et ses chroniques violations de l’État de Droit...   Non, ce n'était pas de la prémonition ce que j'annonçais, ce n'était que de l'observation, et mon site RzM67 ne dépend d'aucun donneur d'ordre, ni de donate, ni de suppléments au niveau social, convivial, ni de mimétisme comportemental. Et de votre côté, vous me traitez d'abord de gauchiste islamo-bolchéwokiste, et quand les événements annoncés bien à l'avance se passent effectivement comme annoncés, vous me traitez de plagiateur de ceux qui, subitement se mettent aussi et bien après, à les commenter dans les médias mainstream. Votre contenance apophantique est sauve, il faut rester dans le beau monde. Dans mon mémoire de ce 15 avril 2021, j'avais auissi rédigé une réflexion philosophique et sociologique de mon cru sur le langage, le parler, le parl'être, le confort de la connivence, la paresse du comportementalisme de la dilution de soi dans le décorum. Au jeune universitaire cité plus haut, je dis qu'avec sa soif de dynamisme il est dans sa tête un vieux. Il est moderne, occidental, cannibale et pérénnise la destruction. Il a soif de l'être, il ne se rend pas compte, sa manière de respirer est dogmatique. Dans le Rapport Arthuis, il s'agit de la gestion des flux financiers mais avec le focus sur la dette publique. Vous n'y trouverez rien sur le contrôle et la réglementation des systèmes bancaires et financiers qui dérivent à 90% les moyens et les flux financiers vers l'acharnement spéculatif et qui sont chroniquement renfloués par les autorités publiques. L'exigence des Fonds propres réglementaires des banques n'y figura pas et elle est remplacée par l'exigence des plans d'austérité de 2022 à 2030 imposés au pays, à ses services publics, à ses habitants en les culpabilisant un maximum. Macron gave de sa matraque dogmatique les voiceless du pays. Ce cycle des échauffourées dogmatiques de Macron prend fin depuis le 16 janvier 2023 et la 1ère manifestation contre lui. Au 14 avril nous en sommes à 12. Le 1er mai 2023 sera la n°13.

Revenons maintenant à mars 2023 et à la faillite et la disparition simultanée de Crédit Suisse, fondée en 1856. Après 167 ans d'existence, cette expertise du système bancaire suisse passe sous terre à jamais. Le "modèle de réussite suisse" n'étonne personne. La Suisse est le 2ème paradis fiscal de la planète juste derrière les Pays Bas et suivie par les Bermudes. 85% du pétrole russe sont négociés à Genève dans le "milieu pétrolier genevois" opaque, douteux et mafieux. La Suisse "lave plus blanc" mais est le black swan de l'Europe. Plus d'1/3 des recettes de l'impôt sur les bénéfices de la Suisse ont été générés à l'étranger. La Suisse est la plateforme mondiale de l'évasion fiscale. Plus d'1/4 de la fortune qui est investie au-delà des frontières dans le monde entier est déposé en Suisse. Même les cantons suisses se font la guerre entre eux pour rabaisser au maximum le taux minimum d'imposition. Pour faire encore mieux, depuis plusieurs années, Crédit Suisse enchaînait les scandales, les fautes et les errements, les manipulations sur certains marchés, les investissements dans des fonds douteux, les relations avec des clients peu recommandables, les bonus délirants pour ses dirigeants. Crédit Suisse était souvent mise en accusation pour ses pratiques sulfureuses et condamnée par la justice et les autorités de régulation. La confiance avait fini par disparaître, chez les actionnaires et chez les clients de la banque. Au dernier trimestre de 2022, alors que des doutes montent sur sa solidité financière, ces derniers ont retiré plus de 100 milliards de dollars de fonds, placés notamment dans Wealth Management l'une de ses divisions phares, la gestion de fortune avec CHF 793 milliards  ( # 2400 Milliards pour UBS). En février 2023, Crédit Suisse présente les pires résultats de son histoire avec des pertes de CHF 7,3 milliards.

La faillite de Crédit Suisse doit interpeler. La Suisse, berceau de l'or des nazis, des narco-dollars, des capitaux des oligarques russes, des évasions fiscales de toute l'Europe, est capable de montrer à la planète, à Augustus von Hayek, à l’École de Fribourg, que l’État, dans sa souveraineté, est toujours bon à prendre pour mettre en œuvre - avec son soutien, ses liquidités à hauteur de CHF 109 Milliards, ses fonds de garantie, la richesse économique produite par ses habitants - une faillite organisée par les marchés, sans imposer une nationalisation de cette banque. "Nationalisation" étant un terme corrélatif à "bolchévik" et contre lequel seul un pacte existentiel d'envergure néo-libérale se doit d'être légitime. (Sur les comptes de nazis de CRédit Suisse et sur la spoliation, lire le rapport du SWC - Simon Wiesenthal Center)

Il n'y a donc pas de "risque assurantiel" pour les banques too-big-to-fail, leur perpétuation morbide est stabilisée par les gouvernants, "quoi qu'il en coûte - what ever it takes" et merde pour "les moins que rien" comme dit Macron dans une allocution publique. Pour rappel, le premier actionnaire du Crédit Suisse était la société de gestion américaine Harris Associates, qui détenait plus de 10 % du capital-action, soit l’équivalent de CHF 1,2 milliard de francs au cours du jour. Mais Harris Associates... est elle-même contrôlée par le groupe bancaire français Natixis. En aviez-vous entendu parler?

Pour faire diversion le gouvernement de notre pays agite une haine raciale bien française contre les immigrants ou les chômeurs, ou fait passer uniquement avec le 49-3 comme d'habitude des Lois Laïcité et des Lois Sécurité Globale de Macron qui ne cesse de dire "Il faut repenser l'Etat". Là aussi, à cause de sa Loi Sécurité Globale, la France avait été rappelée à l'ordre le 12 novembre 2020 par l'ONU. Mais avec Macron notre pays est abonné aux blâmes et condamnations adressés et prononcés par les grands organismes internationaux publics à cause de son "usage disproportionné de la force par la police et la justice". La LDH - Ligue des Droits de l’Homme ne dénonce strictement que la même chose.

Après la crise financière de 2008, les règles bancaires et des marchés financiers ont été renforcées sur le papier, mais ni Bâle III, ni Solvency II, ni MiFID 2 ont vraiment été mises en application et ils ont été immédiatement détournés en amont. Le caractère opaque et complexe du bilan des banques n'a jamais été écarté depuis 2008 mais a été renforcé. Le législateur européen n’a pas pris le soin de préciser s’il fallait tenir compte de la valeur comptable des banques ou de la valeur de marché pour le calcul des fonds propres durs. La crise des systèmes bancaires et financiers est simplement de retour en 2023. L'exemple du Crédit Suisse montre que les leçons tirées de la faillite de la banque d'investissement américaine Lehman en 2008 n'ont pratiquement pas été appliquées. Ainsi, il n'y a pas de loi qui réduise la taille des banques universelles (dépôt, investissement, assurance) et les désintègre par appartements, alors qu'il a été rappelé au niveau planétaire en 2008 que les grandes banques sont avant tout le grand danger avec le réchauffement climatique.

Au lieu des 9% de Fonds Propres Réglementaires préconisés par Bâle III : dispositif réglementaire international pour les banques du Comité de Bâle de la BRI - Banque des Règlements Internationaux, toutes les banques utilisent certes depuis l'année-Lehman 2008 davantage de Fonds propres réglementaires pour se couvrir elles-mêmes en cas de déchéance d'un créancier, de défaillance, d'un risque de défaut ou d'illiquidité. Mais ce ne sont en réalité en 2023, 15 ans après cette crise dite des subprimes, que 3% de l'activité pour les banques, et que 4 à 5% pour les grandes banques universelles et systémiques. Ceci constitue, avec l'aval des gouvernements, de la Commission Européenne, du Conseil Européen, une permanente mise en danger collective de la vie d'autrui. 95% des activités économiques sont toujours financées par la dette. Bâle III a effectivement multiplié par 3 ou 4 le total des Fonds propres réglementaires, les institutions bancaires ont donc effectivement amélioré de manière minimale leurs Ratios de liquidité, mais ils étaient sous Bâle II si criminellement bas et souvent inférieurs à 1 %. Depuis l'année 2008, le pronostic vital des banques reste toujours gravement engagé et même en plus renforcé par le fait que Bâle III ne considère les banques que comme des entités distinctes, mais jamais en relation les unes avec les autres. C'est absurde de ne pas tenir compte de la totale interconnexion du système bancaire. Il faut aussi se souvenir que les interconnections avec le sysème bancaire américain sont une guillotine en stand by parce que pour l'instant la Fed' ne s'est pas encore décidée à imposer aux banques le retour des exigences de réserves propres obligatoires dont elle s’était défaite en 2020 dans le contexte de craintes liées au Covid. Les faillites simultanées de SVB - Silicon Valley Bank, Silvergate Bank, Signature Bank du fonds spéculatif américain LTCM - Long Term Capital Management vont bien pousser la Fed' à revenir aux exigences de fonds propres réglementaires, mais l'inflation galopante, les tensions économiques dues au contexte géopolitique et la forte hause du taux directeur et du taux des crédits vont pousser un grand nombre d'acteurs économiques, bancaires et financiers vers la faillite.

Le montant des Fonds propres réglementaires, pour constituer un réel système assurantiel/prudentiel du risque, devrait au moins être de 9% selon Bâle III. Ceci reste toujours massivement inférieur aux exigences de l'économie réelle, où environ 30% en moyenne sont financés par des capitaux propres. Le secteur bancaire n'est de 2008 à 2023 toujours pas en position sûre. C'est tout juste le contraire, parce que les déluges des liquidités et des garanties et des bail-out organisés en cavalcades de 2008 jusqu'à 2022 en plus d'une 20aine de plans de QE - Quantitative Easing, de facilitation quantitative, et de nouveau depuis 2023 par les pouvoirs publics et nos gouvernements ont encore plus euphorisé les marchés financiers et boosté l'invention-création de produits financiers titrisés et structurés adossés sur des crédits. Et tout cela ne perdure et ne se multiplie que parce les grandes banques comptent, en cas de crise, sur l'imbécilité de l'Etat pour les sauver en raison de leur taille et de leur importance, comme c'est de nouveau le cas actuellement en Suisse avec Crédit Suisse et UBS. Ce problème avait été largement abordé lors de la crise financière de 2008 il y a 15 ans, et nos présidents criaient devant tous les micros des médias leur "je ne tolèrerais pas que la finance..."

A cause de la Crise du turbo-capitalisme et des roués de la spéculation financière globale sur des produits financiers dérivés comme les CDS/CDO nous sommes depuis 15 ans dans la grande dépression et il aurait été pensable que les gouvernants, comme ils l'avaient tous juré la main sur le coeur à l'image de Sarkozy ou de Hollande (" je ne tolèrerais pas que..."), apportent les outils de Contrôle et de Réglementation de cette industrie financière. Depuis 2008 sont en effet passées les Recommandations Bâle III du Comité de Bâle de la BRI - Banque des Règlements Internationaux, les Directives Solvency et Solvency II, MiFID et MiFID II, Anfa, les Directives sur le Secret des Affaires, toutes destinées à instaurer une séparation des Banques Universelles, une Règlementation, un Contrôle et une moralisation de l'industrie de la finance.

Mais elles avaient été au préalable toutes vidées du périmètre et de la portée des réformes qu'elles prétendaient instaurer. Bien sûr Sarkozy, Hollande, son ministre Valls - devenu fasciste par la suite avec Vox à Barcelone -, Macron-1 et Macron-2 ont tout autant été efficaces et persuasifs que les lobbies financiers de Bruxelles ou de Washington pour pousser à vider de leur contenu ces Directives et ces Recommandations qu'ils ne veulent pas, afin de rester au service de la "libre concurrence pure et parfaite" des marchés, et qu'ils jugent menacés par elles. Pour trouver de l'information et les faits à ce sujet, je vous invite à vous rendre à mon billet antérieur sur les néo-libéraux conservateurs Sylvie Goulard, Pisani, Macron, etc et à cliquer sur les liens internes. Sylvie Goulard a bien sûr voté pour le CETA au Parlement Européen. Sylvie Goulard était pressentie par Macron comme Ministre des Affaires Européennes, c'est tout dire.

Suite à l'effondrement en queue de dominos initié le 15 septembre 2008 par le lâchage de la Lehman Brothers, la peur et l'effroi avaient fait vivre - comme une ou deux fois dans un siècle - une communauté de pensée du sommet à la base et vis-transversa. Plus un langage commun d'aversion était diffusé en boucle, plus cette communauté de pensée éloignait en réalité les dirigeants politiques des citoyens. Mais l'illusion suprématiste du lien inter-classe sociales était le véhicule politique du moment, sans pour autant que les partis de gauche ne fouillent dans les sens des mots utilisés et ne construisent un programme de conversion de la société et de ses habitudes. Plus ou moins inconsciemment les phrases et philippiques contre les banques universelles et agences de notation étaient basées sur une interrogation donnée à la globalisation, la souveraineté nationale et accessoirement à la démocratie. Il n'y avait pas de place pour un Green New Deal >>> G20 de Londres - Green Bail out et croissance prudentielle durable ou holding de défaisance et révolte sociale?...

La crise était décrite avec les mots de scène et des tirades sans contours et les hommes politiques déshabillaient leurs tuniques de paillasse pour endosser celle de grand commandeur et guide des peuples: "la crise de l'économie de marché, la crise de la dictature des marchés qui sont devenus fous et que je ne tolèrerai pas...", comme jouissait à se le dire si élégamment Karcher-chairman-prince-président, Sarkozy. Souvenez-vous de notre pinocchio qui parlait des "marchés financiers fous", et qui vociférait à hue et à dia avec des "je ne tolèrerais pas que..." ou qui menaçait encore à la veille du G20 de Londres de "claquer la porte avant la fin, si...". Depuis que les peuples ont repris conscience que la crise de la dette des banques passe à la crise de la dette publique par le procédé classique de la nationalisation des pertes, les dirigeants de ce monde de droite et de gauche vous assurent "qu’ils ne tolèreront plus que…". Cette intolérance subite face à la liberté de l’hégémonie des banques avait été mise à jour à l’occasion de la dette souveraine grecque. Vous pouvez lire >>> I want my Europe back - L'Europe catallactique, le Dumping Humain et le pishing intégral en bande organisée - "Adults in the room" de Costa-Gavras... Mais les décideurs nationaux et les euros-décideurs s'étaient laissés attendrir par le monde de la finance et le Week-End du 8-9 mai 2010 ils avaient conclu avec lui le pacte qui est aussi dénommé par les financiers comme la "nuclear option". A partir de là, il y a eu une course entre les spéculateurs pour rafler la mise de la pyramide Ponzi qui venait d'obtenir sa coiffe européenne. Cette course à la bulle de la spéculation allait s'accélérer jusqu'à ce que l'on tombe dans l'hyperinflation - que je pressentais dès 2010 et qui est réelle depuis 2 ans -  qui annoncera la Grande Dépression 2. Le chairman prince-président Sarkozy avait dit le 25 avril 2008 que les "agences de notations n'avaient pas fait leur travail", pourtant ce Sommet européen qu'il affirmait avoir inspiré, convoqué, dirigé et influencé, ne proposait que des réponses évasives aux agences de notations qui dégradent du triple AAA un à un les pays européens et de la Zone Euro. Le Président français consolidait tout autant la victoire de la Lutte de la classe financière. La politique est l'art du transfert des richesses, des savoirs et des pouvoirs, vers le haut.

La reprise en urgence de Crédit Suisse en mars 2023 par sa concurrente UBS est donc une erreur, parce que séparément pour Crédit Suisse et pour UBS il y avait déjà avant la fusion une absence totale de résilience, et que cette absence totale de résilience n'a été que surmultipliée avec leur fusion forcée et sous la tutelle des autorités suisses. Cette reprise crée à partir de deux banques comorbides too-big-to-fail une banque too-big-to-fail encore plus grande, un colosse bancaire en péril, qui sera encore plus dangereuse pour le système, alors que les recommandations de Bâle III, de Solvency, de Solvency II, de MiFID, de MiFID 2 allaient dans le sens d'un démantèlement des banques universelles. Une liquidation aurait été la bonne solution. Une plateforme étatique aurait pu reprendre le Crédit Suisse à la place d'UBS et en organiser la vente des secteurs d'activités par appartements. Officiellement cette fusion est destinée "à éviter une faillite désordonnée" de la deuxième plus grande banque de la Suisse. Ce secteur linguistique "éviter une faillite désordonnée" fait, à mon avis écho à la "destruction par les marchés" qui avait été décidée en 2009 à Athènes par le groupe hybride investisseurs-décideurs institutionnels politique à la Conférence Bilderberg. Je rappelle que cette "destruction par les marchés" est réalisée avec... le rachat par dizaines de milliards d'€ des dettes pourries toxiques irrécouvrables des banques par la BCE, les banques cerntrales et les Etats qui héberegent ces banques et leurs filliales à ciel ouvert et du dark pool du shadow banking. Cette "destruction par les marchés" évite le tsunami et dilue dans le temps la destruction au détriment des économies nationales, réelles et des gens qui s'y affairent et qui subissent. C'est comme la destruction climatique mais en plus court. La lutte finale se trouve toujours au cimetière, les plus pauvres en 1er. Les décideurs hybridés en sont responsables à 100%. Vous avez au bas de mon analyse sur Bilderberg 2009, au sujet de la destruction par les marchés, la liste des décideurs politiques français... Bilderberg, c'est du Davos x 1000.

Depuis la crise financière de 2008, il existe effectivement un mécanisme permettant de liquider-liquéfier les banques en cas de crise, mais ce MRU - Mécanisme de Résolution Unique n'a pas été utilisé pour Crédit Suisse, en réalité par crainte qu'il ne fonctionne pas. Car les grandes banques ont des centaines de filiales à l'étranger dans différentes juridictions, de vastes livres remplis de placements complexes, structurés, titrisés, dérivés, déviés dans lesquels elles-mêmes ne s'y retrouvent plus.

Et il existe une grande proximité entre la politique et les autorités de surveillance d'une part, et les établissements de crédit d'autre part. Ce sentiment collectif du "nous", de "nos banques", de "nos caisses d'épargne", cette approche infantile prédomine et est destinée à se prémunir contre une fuite massive de ses dépôts, le "bank run", et les banques centrales et les établissements de crédit sont également très proches et agissent dans un cadre de confusion d'intérêts. Tous les bank runs montrent à chaque fois que les banques ne sont pas en mesure de rembourser les dépôts de leurs clients, et une aide massive et démesurée des banques centrales est à chaque fois déclenchée en urgence, bien que les antiennes rythmées soient à chaque fois récitées par voie d'autorité et rediffusées en boucles comme sur le site du Conseil Européen où nous lisons en effet: "Le mécanisme de résolution unique (MRU) a pour objectif de permettre une résolution ordonnée des défaillances des banques en affectant le moins possible le contribuable et l'économie réelle."

Les antiennes sont des refrains liturgiques repris par le chœur entre chaque verset d'un psaume. Le 29 décembre 2020, en plein lockdown n°2 du Covid 19, j'avais écrit une analyse avec un ton bien plus acariâtre au sujet de ces grandes banques universelles, toutes too-big-to-fail et toutes toujours en faillite technique >>> Brexit: mutisme de Bruxelles sur la fintech et les zombie-banques too big-to-fail de la City et de l'Europe - Comment a été vidé l'accord de libre-échange EUUK sur le Brexit ? Vous ne me croyez pas? Je radote? Toutes ces grandes banques sont des zombie-banques >>>  Il y a autant de Dark Vaders que de grandes banques too-big-to-fail et de lobbies réunis. Par exemple, la Deutsche Bank est toujours en faillite technique depuis 2008 et a toujours délocalisés dans sa bad-bank 532 milliards d'€ de produits financiers et titrisés toxiques, pourris et irrécouvrables, malgré le millier de milliards qu'elle a reçus sans contrepartie de la BCE, de la banque centrale allemande et de l’État allemand mais aussi de la... Fed' américaine comme la Société Générale, BNP-Paribas, Dexia, etc. Pour maintenir retentissante la fiction de liquidité et de stabilité des marchés salvateurs qui viennent à notre secours, la Deutsche Bank a encore créé le 9 décembre 2020 une bad bank supplémentaire qu'elle appelle "Capital Release Unit" qui continue à faire de la défaisance en avalant ses excréments anciens, actuels et futurs. Ceci est un hyperloop qui part du shadow banking et arrive aux chiottes opaques. Pour la Société Générale, sa bad-bank se trouve à Paris à la Tour de la Défense et s'appelle "Structure de cantonnement", pour BPCE - Banque Populaire Caisse d’Épargne ou Natixis elle s'appelle GAPC - Gestion Active de Portefeuilles Cantonnés... C'est fabuleux d'avoir le droit conféré par les autorités publiques et l'ABE - l'Autorité Bancaire Européenne d'avoir une existence dystopique dédoublée.

Avec le Covid-19 on a le droit de mourir qu'une seule fois, avec le shadow banking on a le droit de mourir sur le dos des citoyens autant de fois que le lobby financier le décide et toi, si toi, tu ne payes pas ton loyer, tu es à la rue. Mais les dirigeants et les investment-bankers, les Senior Managers touchent des bonis gallactiques et des dividendes tous les ans depuis 2008 alors qu'ils ne créent pas de valeur ajoutée depuis 2008. Ils détruisent de la valeur, le capital social est à l'opposé de leur "valeur" boursière. Tous ces groupes transnationaux détruisent en masse de la valeur et de l'emploi, directement et en collatéral, et organisent le trickle-up effect, l'effet de percolation ou de ruissellement vers le haut, la transfiltration des richesses vers les "1ers de cordée". (En langage marxiste on appelle ceci la spoliation, mais pschutt, la cancel culture va s'abattre sur moi). Et grâce à l'aubaine du Covid-19 les massifs programmes de défaisance de la BCE sont poursuivis depuis 2008 et amplifiés, et les banques sont "aidées" par les 27 États Membres, par le nouveau Budget Européen pluriannuel 2021-2027, et par le Plan européen Post-Covid financé avec des emprunts européens et des Euro-Bonds et... les bonis et dividendes sont toujours versés aux banksters fiers de leur mission de salut public.

Instances européennes, euro-députés et hauts-fonctionnaires européens adorent être guidés par voice picking dans leur itinéraire mental et leur process décisionnel pour les préparations des commandes des lobbys des banques et des marchés financiers. Et, l'aubaine, en télétravail la rentabilité et le cash additionnel sont nettement améliorés. J'espère qu'il n'y aura pas bientôt un Pfizer-Leaks, mais sachez que comme pour les négociations des accords de libre échange de nouvelle générations TTIP-TAFTA-JEFTA-CETA, etc... les documents de négociations de la Commission Européenne avec les géants pharmaceutiques sur le vaccin contre le Covid-19 ont été gardés totalement secrets. <<<

La Deutsche Bank est considérée en mars 2023 comme " la banque la plus dangereuse du monde " et avec ses bad banks, elle doit avoir plus de 1000 milliards de toxiques pourris irrécouvrables, de la valeur détruite, dans le bilan de la comptabilité-bis de ses bad banks, malgré le déluge de QE - Quantitative Easing, de facilitations quantitatives européennes et nationales et américaines qui lui ont été offerts sans la moindre des exigences en contrepartie (PIB de l'Allemagne € 4260 Mia, de la France 2700). En fait, le gouvernement, l'autorité de surveillance des banques, la BCE, la Banque Centrale ne cessent d'invisibiliser la déprédation du système de la collectivisation financière privée vers le haut et de la privation des liquidités par la spéculation financière hors sol au détriment de l'économie réelle, de nous tous, en répétant à quel point le secteur bancaire est sûr. Ils doivent rassurer, créer de la confiance pré- et post-euphorique. Mais, en principe, ce qui tourmente les établissements bancaires et financiers aux Etats-Unis, en Suisse, en Allemagne, touche aussi la France.

Les banques centrales ont rapidement augmenté depuis 2 ans, depuis 2021, les taux directeurs en raison de l'inflation. Le taux directeur des banques centrales voisin de 0% ou négatif avait prévalu depuis plus de 10 ans suite à la crise financière de 2008. Depuis 2 ans les instituts de crédit ne répercutent pas entièrement la hausse des taux sur les épargnants tout en imposant des taux de crédit plus élevés et des taux d'usure allant jusqu'à 5% et qui leurs sont favorables en leur permettant d'augmenter leurs marges bénéficiaires. Mais les obligations à long terme et à faible taux d'intérêt ont vu leur valeur baisser. Cela devient un problème pour les établissements qui en ont beaucoup.

De plus, la politique de la BCE - Banque Centrale Européenne, de la Ferd', de la BNS - Banque Nationale Suisse de maintenir le taux directeur à 0% pendant 10 ans n'a fait que de pourrir le marché des crédits accordés aux entreprises. A côté du shadow banking totalement hystérique, les banques ont accordé des crédits à l'aveugle en se bouchant le nez, et aujourd'hui on évalue pour l'Europe à plus de € 3000 milliards les crédits pourris accordés aux entreprises qui seront toxiques et irrécouvrables avec le ralentissement économique: Covid + guerre en Ukraine + inflation galopante + augmentation par la BCE-Fed'-BNS du taux directeur nous rapprochent du day of reckoning dont je parle régulièrement sur mon site et qui va recommencer comme en 2008 avec un effondremen des cours, avec des défaillances, des faillites en queue de dominos et avec un credit crunch. Le credit crunch est un resserrement du crédit, une limitation ou une raréfaction du crédit offert aux entreprises et aux particuliers, ou une forte hausse des coûts liés à l’endettement.

A tout ce blow up s'ajoute une baisse massive de la consommation due à l'inflation galopante. Selon l'Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques - INSEE, en France, 37% de cette inflation galopante ne correspondent pas à une augmentation des coûts mais à une augmentation de la marge bénéficiaire des entrepirses. Paul Donovan, le Chief Economist de UBS GWM - Global Wealth Management, a une analyse lucide sur son compte LinkedIn au sujet de la subite inflation galopante: "une grande partie de l'inflation actuelle est due au « profit-led inflation ». En règle générale, on s'attend à environ 15% d'inflation due à l'expansion des marges, alors qu’aujourd'hui, ce chiffre avoisine les 50%. L'un des signaux les plus révélateurs est celui de la baisse des coûts réels de la main-d'œuvre grâce à l'automatisation qui a augmenté la productivité et qui permet aux entreprises de maintenir une croissance des salaires nominaux relativement modérée. Et c’est bien là où le bât blesse. Le consommateur – pilier de l’économie des pays développés – a subi plusieurs trimestres consécutifs de baisse du salaire réel alors que les entreprises continuent d’augmenter leurs prix. Cette dichotomie devrait avoir des répercussions sur la demande et donc la profitabilité à venir des entreprises. L’inégalité des revenus et des richesses est une méga-tendance que nous avions identifiée il y a déjà quelque temps. Les événements de ces dernières années semblent avoir amplifié ce phénomène, au risque de provoquer des crises sociales." Vous voyez, mon alpage herméneutique mène à tout, mais observez bien que dans un même exposé le Chief Economist de UBS GWM alterne en anglais sur quelques lignes entre des secteurs linguistisues opposés 1) "plusieurs trimestres consécutifs", 2) "il y a quelques temps", 3) "ces dernières années" pour souligner 4) "une croissance des salaires nominaux relativement modérée" et 5) "une baisse de salaire réel" et 6) "l'inégalité des revenus et des richesses est une méga-tendance".

Ce chef économiste de UBS Wealth Management se présente ainsi en ligne: " I am the Chief Economist of UBS Global Wealth Management. I believe passionately that economics is something everyone can and should understand. We all make economic decisions all of the time. The problem is that economists tend to wrap economics in jargon and equations. We do not need to do that. It is my job to help people realise what they probably already know – by developing and explaining the UBS economic view in a clear way. To do this, I publish research (most of which you can find here), make short videos, and appear in various print and broadcast media. I tend to think of myself as a political economist, not a mathematical economist. I get very excited about lots of things in economics. Diversity, inflation, education, trade, inequality, sustainability and social change are some of the topics I am very enthusiastic about (to the point of writing books about them). As Chief Economist I sit on the Global Investment Committee. I am a UBS Opinion Leader, a member of UBS Pride, [...] and a small scale farmer with apples, pears, and sheep. " Je ne savais pas que UBS entretenait un sacristain pour astiquer les burettes et faire luster les objets du culte. Mais depuis le 19 mars 2023 la fusion UBS-CS a créé une méga banque too-big-to-fail sur la voie de la défaisance.

Quand je fais sur Google une recherche sur "CoCos AT1 Deutsche Bank" apparaissent des inquiétudes sur le devenir de la Deutsche Bank. Bien que la Deutsche Bank ne fasse pas de bénéfices, au regard de sa somme bilanaire et surtout de sa comptabilité officielle mais déconnectée de ses bad banks, tout en licenciant plus de 20.000 employés, elle a tout de même versé ces dernières années plus de € 19 milliards de boni à ses investment bankers. Ne vous faites pas d'illusion, pour toutes les autres banques too-big-to-fail le pronostic vital est engagé. En jonglant joyeusement avec le secteur linguistique en tension "too-big-to-fail", on se fait une ligne, on se fait un rail, on se prend un shoot, en se disant que les plus petites banques, elles, sont indemnes de spéculose. En Belgique "somme bilanaire" se dit "total bilantaire".

La réalité est que maintenant, toute les banques, même les petites, seront à repêcher, à renflouer en affectant le contribuable, la dette publique et l'économie réelle. De la réforme "incontournable" du système bancaire et des marchés financiers, des gens comme Macron n'en parlent pas. Le Conseil fédéral suisse vient maintenant de charger un professeur économiste de l'université de Saint-Gall d'évaluer après coup, avec le Carbone 14, les dernières traces de résilience de Crédit Suisse, mais... le Crédit Suisse... sponsorise son institut universitaire. La "monnaie politique" où que l'on soit et quoi qu'il en coûte.

Nous affichons notre effroi, quand nous entendons Trump, le truand financier, fraudeur fiscal et sécessionniste fasciste du Capitole, attaquer de ses paroles incendiaires la justice, mais nous gobons tout sans mot dire, quand la "monnaie politique" et les organes de contrôle des marchés financiers, la BCE, etc soutiennent les systèmes monopolistiques de truands bancaires depuis 2008. Tel est le monde dans lequel nous vivons, nous nous laissons nous éteindre par voie isolée ou en groupe; je n'ose même plus dire par classe sociale. Et entre 54 à 71% des électeurs inscrits ont snobé 15 fois les urnes aux P&L 2017, le 26 mai 2019, en 2020, en 2021, aux P&L 2022 alors que des alternatives démocratiques et parlementaires respectant l'État de Droit et la Charte Européenne des Droits Fondamentaux et Sociaux et exigeant une VIème République existent.

Dans la zone euro, la surveillance des banques est maintenant effectivement désormais centralisée, mais il manque une garantie des dépôts et une liquidation bancaire européennes centralisées avec les pouvoirs correspondants, comme la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation) aux Etats-Unis. En cas de crise, ce ne sont que les autorités et les politiques nationaux qui sont compétents dans l'UE, alors que tous les systèmes financiers sont interconnectés. L'EU a imposé à l'aveuglette avec le Traité de Lisbonne la libre circulations des capitaux, mais elle vit dans sont monde théorique dans lequel l'interconnection des systèmes financiers et bancaires ne rentre pas dans sa modélisation et dans ses Directives.

Nous devons donc maintenant achever l'Union Bancaire Européenne en léthargie depuis 2008. Les ministres des finances européens et la Commission Européenne et le Conseil Européens doivent aller jusqu'au bout. Mais les associations et lobbies bancaires s'y opposent. Rien ne montre à ce jour que la nouvelle crise bancaire de 2023 aux Etats-Unis avec la Silicon Valley Bank ou que les problèmes en Suisse avec Crédit Suisse et UBS permettront de résoudre leur opposition. L'expérience montre que les changements dans le secteur bancaire ne sont possibles qu'en temps de crise et sous la pression de l'opinion publique.

Le risque de contamination d’une crise du shadow banking au secteur bancaire traditionnel, le "systemic credit event" des années 2006-2009, qui avait fait en 2008 son taking-off avec la faillite de la banque Lehman Brothers, est revenu en 2023 au sommet de la pyramide de la hiérarchie des risques extrêmes possibles. La SVB - Silicon Valley Bank, une banque régionale américaine des start-up de la Tech vient de faire faillite. Mais aussi par ailleurs le fonds spéculatif américain LTCM - Long Term Capital Management. Tous deux ont été balayés hors du marché en un éclair avec les rachats des pertes aidés par les pouvoirs publics par exemple en direction de la... HSBC qui a repris pour 1 $ ou 1 € symbolique les filiales interconnectées autour de la planète ou en Europe.

La faillite de SVB a entrainé avec l'effet papillon, l'effet domino, quelques jours plus tard par contagion, contamination, les faillites des banques américaines Signature et Silvergate. Ces 3 petites banques étaient actives dans le "chaos créatif de pépinières d’innovation" du tissus des start-ups californien cher à Macron. Joe Biden et le Conseil fédéral helvétique n'ont pas tergiversé comme c'était le cas en 2008, ils ont agi subitement en moins d'une semaine pour éviter un "accident systémique" où tous les acteurs sortent du marché en même temps par la force du destin, par des faillites techniques dissimulées pendant des années et qui se transforment en faillite extrême, par des fusions dilatoires entre systèmes malades et destinées à maquiller le management spéculatif outrancier qui est toujours en capacité de s'imposer dans les pratiques et dans les consciences comme l'ultima ratio, le seul modèle économique incontournable, légitimé par le discours sociétal, gouvernemental et parlementaire du "ruissellement depuis le bas vers le haut". Mon néologisme de 2008 avait été le trickle-up effect.

Il en va de même pour Crédit Suisse repris subitement pour une somme dérisoire par UBS avec les garanties et soutiens financiers immédiats et spontanés de l'Etat Suisse. Le Crédit Suisse n'est pas et ne sera pas un cas isolé. La crise financière de 2008 d'il y a 15 ans s'est déroulée par à-coups. Les premiers hedge funds ont eu des problèmes en 2006, les premières banques en 2007, le public n'a vraiment pris conscience de la crise qu'avec la faillite de Lehman en 2008. On ne sait pas, on n'est pas capable, on ne veut pas estimer, on ne veut pas se donner les moyens techniques d'évaluer quand et où cela déclenchera la chaine des faillites bancaires, des fonds de gestions d'actifs, des fonds de pension (de retraites chers à Macron) et comment cela va continuer cette fois-ci après mars 2023. Les officiels nationaux et européens, les gouvernements, les influenceurs, les médias, les streamers, les analystes, les érudits, les intellectuels autorisés racontent en continu que "le risque n'existe pas". Mais le système n'est pas plus stable qu'en 2008, il est tout autant, non, il est beaucoup plus corrompu qu'en 2008. Voilà, ça part en fumée. Et vous? Avez-vous manifesté? Avez-vous participé depuis le 16 janvier 2009 ne serait-ce qu'à 1 seule manifestation contre la réforme Macron-BlackRock des retraites? Voilà, vous partez avec en fumée.

Tout boulanger gère sa boulangerie d'une manière comptable saine, assurantielle, prudentielle, en pensant au lendemain, et aux années qui suivent et en se rappelant que telle ou telle sorte de brioche avait été boudée par les consommateurs et avait entrainé des pertes financières. Les banques font l'inverse du boulanger. Elles pétrissent la perte qu'elles génèrent en continu et l'externalisent en fin de cuisson sur le syndic public de faillite, et entre temps elles dévorent en entier le levain de chaque jour. Le dispositif final de Bâle III de 2019 exigeait des banques qu’elles se conforment à la “Nouvelle Approche Normalisée” pour la notation des Risques Opérationnels. La Nouvelle approche normalisée est un indicateur qui tient compte du profil de risque inhérent à un secteur d’activité donné et qui combine une composante "Indicateur de Conjoncture " et une composante "Pertes", qui tient compte des pertes passées subies par la banque dans ce secteur d’activité. Quelle révolution sémantique! Nous passons, en un slap de sacristain, du Vendredi Saint à Pâques. Passe-moi les burettes, on va pondérer.

L’usage de la Nouvelle Approche Normalisée est recommandé par le Comité de Bâle pour toutes les grandes unités bancaires (dont la valeur nette comptable dépasse 1 milliard d’euros) mais ne figure pourtant pas dans la proposition de la Commission Européenne. Mais... selon le Paquet Bancaire de la Commission Européenne, les grandes banques de l’UE devraient être contraintes uniquement de recenser et de déclarer les pertes opérationnelles, mais n’auront pas à satisfaire à des exigences de fonds propres supplémentaires pour tenir compte des lacunes dans leur gestion des risques opérationnels qui ont contribué à ces pertes. Le curé défripe sa chasuble et présente les instruments du culte canonique. La Commission Européenne soutient, garantit et renforce la criminalité bancaire et financière. Amen. C'est comme "l'indice Senior" de la réforme Macron-BlackRock des retraites. Liberté, Égalité, Mortalité. On se prend une mousse? Mais seulement dans un verre en verre, à cause de l'environnement. Joh, moi je suis écon-responsable.

Pourtant, dans les publications financières nous pouvions et pouvons toujours lire que "les obligations structurées subordonnées AT1-CoCos permettant souvent d’optimiser le ratio risque / rendement". Pourtant, les autorités publiques officielles mettaient en garde dès 2015, mais toutes ces mises en gardes ont été contournées comme toujours pour mépriser la croissance durable et pour satisfaire au make-the-money-moove, au back-to-business, au investing-together, à un autre millenium-track-record, etc. En Europe c'est Crédit Suisse qui a fait définitivement défaillance début mars 2023 à cause de ses CHF 16 milliards de CoCos-AT1 perdus. A présent c'est UBS qui est "première de cordée" vers l'enfer. Société Générale, Deutsche Bank suivent dans ce prochain krach. UBS, Deutsche Bank, Société Générale, etc sont tout autant sous respiration artificielle depuis 2008.

J'avais lu dans le Rapport Annuel de juin 2015 du HCSF - Haut Conseil de Stabilité Financière publié par le Ministre de Finances Michel Sapin et par le Gouverneur de la Banque de France, le Président de l'Autorité des Marchés Financiers, le Président de l'Autorité des Normes Comptables >>> "L’engouement pour les CoCos-AT1 est un autre exemple de développement rapide d’un produit complexe répondant aux exigences de rendement des investisseurs. Les montants émis ont été multipliés par 3 entre 2011 et 2013. Le lancement en janvier 2014 d’un indice Merrill Lynch, premier indice dédié à la performance des CoCos, participe à la transformation de ce marché de niche en une classe d’actifs à part entière, alors que la complexité du profil de risque de ces produits fait largement consensus au sein des experts. La plupart du temps, les CoCos semblent se comporter comme des obligations high yield [haut rendement] tandis qu’ils présentent un risque de pertes substantielles en cas d’atteinte du seuil de conversion. À cet égard, la compréhension des CoCos par les investisseurs reste incertaine. La complexité du produit combiné à l’intérêt marqué des investisseurs a incité plusieurs autorités (la Banque d’Angleterre et l’AMF) à mettre en garde contre le risque de sous-estimation par les souscripteurs des risques associés à ces titres (par exemple, la probabilité d’absorption des pertes bancaires par ces instruments). L’AMF a mis en avant également la diversité du type de clauses utilisées (clause automatique ou discrétionnaire; déclenchement à l’initiative de la banque ou du superviseur) et du mécanisme d’absorption des pertes (conversion en actions ou application d’une décote et/ou report ou annulation du versement du coupon). Le 31 juillet 2014, les trois régulateurs européens du secteur financier (ESMA, EBA, EIOPA) ont alerté dans un communiqué commun sur la nécessité d’une évaluation adéquate des risques que présentent les CoCos et ont souligné la difficulté qu’une telle analyse pouvait représenter pour des retail investors [investisseurs individuels, particuliers]. Le régulateur anglais est allé plus loin encore en interdisant pour un an à compter du 1er octobre 2014 la vente de CoCos aux investisseurs particuliers."

Avril 2023 >>> Le Tigre Alpin, la Suisse, après le Tigre Celtique, l'Irlande, et le Tigre de l'Atlantique, l'Islande.
UBS:   du too-bog-to-fail     au     too-big-to-survive

UBS s'est mutée en trou noir bancaire à la tête de 5.000 milliards d’actifs investis une fois la fusion scellée avec Crédit Suisse, soit 740% du PIB de la Suisse. En 2008, UBS avait déjà été ramenée à la vie, extraite du coma de la faillite ultime, avec les facilitations quantitatives, les criminalisations quantitatives de l'Etat Suisse, de la Banque Centrale Suisse et de la BCE. UBS est tellement grande avec le "rachat" de Crédit Suisse qu’elle « ne pourra plus être sauvée » en cas de choc, « elle va être trop grosse pour survivre », a-t-on déclaré à l’Assemblée Générale des actionnaires le 5 avril 2023: « On achète une banque sans faire de diligence raisonnable », sans savoir « ce qu’il y a dans les placards ». Comme Deutsche Bank, Société Générale, etc, UBS n'est pas à la tête de "5000 milliards d'actifs", mais est une cellule vide commerciale avec ses milliers de milliards de toxiques qu'elle a dans ses placards et qu'elle a mis dans une fosse commune avec les milliards de toxiques pourris et irrécouvrables de Crédit Suisse. Vous voyez que l'Assemblée Générale des actionnaires de UBS a communiqué le 5 avril 2023 sur son montant de 5000 milliards qui sont à comparer à la somme bilanaire de 1500 milliards communiquée couramment dans la Tribune de Genève et que je vous ai rappelée plus haut dans mon analyse. UBS, ne sera pas non plus en capacité d'absorber ses pertes toxiques avec les CoCos-AT1 et, comme toutes les autres banques too-big-to-fail, UBS est une bombe à retardement doublée d'une bombe à fragmentation qui va entrainer les banques plus petites et les fonds d'investissement, de pension, de placement, en obligeant de nouveau les banques centrales, la BCE, les pouvoirs publics et les Etats de faire, après 2008, le deuxième transfert le plus massif de toute l'histoire de l'humanité des dettes et pertes privées vers la dette publique. Privatisation des bénéfices, nationalisation des pertes. Assurantiel, prudentiel, to justify the greed.

Les CoCos-AT1 n'étaient que des quasi-fonds propres, « going concern capital », qui donnaient - avec les soutiens des autorités publiques de surveillance, de contrôle et de réglementation - l'illusion suprématiste d'être des parts du capital des banques constituées en société par actions ( # à la différence des banques mutualistes). Maquiller le bilan comptable en le renforçant avec du vent, ces CoCos-AT1, permet d'améliorer le profil de la banque vis-à-vis des agences de notations et des cotations boursières.

Comme je vous l'ai exposé plus haut, le législateur européen n’a pas voulu préciser s’il fallait tenir compte de la valeur comptable des banques ou de la valeur de marché pour le calcul des fonds propres durs. Les réglementations indulgentes sur l'obligation pour les banques d'avoir un Coussin, un matelas, un Pilier, un Plancher de fonds propres réglementaires ont poussé les banques à cultiver leur illusion suprématiste en inventant les AT1-CoCos qui ne sont conçus que comme des bouées de sauvetage pour les périodes de crise, c'est à dire quand c'est déjà trop tard comme nous l'a prouvé la faillite éclair de Crédit Suisse. Depuis 2008, depuis les vociférations de nos gouvernants politiques du "je ne tolèrerai pas que... que de la dictature des marchés qui sont devenus fous...", le calcul des fonds propres réglementaires ne se fait toujours pas, 16 ans après, en suivant la règle de la juste valeur - Fair Value - qui permet d’avoir une image réelle de la situation de l’établissement bancaire sur le marché.

Je me demande comment on peut s'investir toute une carrière dans un risk-management sans ne jamais intégrer la Fair Value dans sa modélisation. C'est pactiser avec le diable. J'ai pas mal d'anciens étudiants de Master Grande Ecole, option banque-finances, hyper-talentueux et que j'appréciais, qui font le job. J'en ai même un qui est mort du Covid à 32 ans. Certains rentrent de leur campagne de Chine pour aller en Suisse ou au Luxembourg, à ce que j'ai vu sur LinkedIn. Ils me supportaient en cours parce que j'étais drôle, sérieux, je connaissais en allemand mes sujets, mais surtout parce j'étais pour eux un bon sparring partner avec lequel ils intellectualisaient leur métalangage contre le gauchisme, parce qu'il faut être synergiel et occidental. En tant que tel, je ne fais pas partie de la taxonomie catallactique.

J'avais lu sur le site Actu-Juridique.fr une analyse du 23 mai 2017: "Au-delà du caractère perfectible de la conception européenne des CoCos-AT1, au cours d’une crise financière, le déclenchement des opérations de conversion de ces obligations en capital [ en actions ], peut projeter une image négative de la banque en difficulté sur le marché et saper la confiance dans le système bancaire. Cette destruction de confiance peut se traduire non seulement par des « fire sales », entraînant une baisse du prix des CoCos, et de la capitalisation boursière des établissements bancaires, mais aussi des scènes de « bankruns » de la part des investisseurs institutionnels et non institutionnels. Une telle situation peut simplement conduire au collapsus du système bancaire et financier en l’absence d’intervention des autorités publiques. Les CoCos-AT1 se révèlent ainsi être des instruments potentiellement dangereux pour le système financier et pour les investisseurs. Par conséquent la détention de CoCos devrait être interdite aux établissements bancaires en vue de limiter les interconnexions et éviter ainsi l’effet boule de neige en cas de crise. Quant au sort des investisseurs non institutionnels, il conviendrait d’écarter entièrement le principe caveat emptor [ l'acheteur de ces obligations convertibles, subordonnées structurées conditionnelles, est seul responsable de sa propre vigilance au sujet de la bonne foi ou de la mauvaise foi du vendeur ] et de renforcer l’obligation de mise en garde à la charge des intermédiaires financiers" Et encore "les CoCos ont été positivement accueillis par l’industrie bancaire et par les investisseurs. Largement appréciés par les banques, les CoCos permettent à celles-ci de se financer et de satisfaire les exigences de fonds propres réglementaires à moindre coût par rapport à l’émission d’actions sur le marché". Les faillites simultanées de mars 2023 de Crédit Suisse et de SVB - Silicon Valley Bank, de Signature Bank, de Silvergate Bank, de First Republic Bank ont prouvé que cette analyse de Actu-Juridique.fr, n'était pas une prémonition mais une honnête mise en garde et un appel aux autorités de contrôle, de réglementation et de surveillance des marchés financiers et de crédits. Depuis la faillite éclair de Crédit Suisse, toutes les banques systémiques communiquent en affirmant ne pas avoir de CoCos-AT1, mais le tableau ci-dessus de Bloomberg "Funding Exposure of European Banks to the AT1 market" ne trompe pas.

L'interconnexion entre les G-SIBs - Global Systemically Important Banks, et les O-SIIs, Other Systemically Important Institutions - Entités systémiques du secteur bancaire est visibilisée avec ce graphique publié par Journal of financial stability en février 2022. Vous y reconnaissez en vert les 31 G-SIBs de la planète. Rappel du Communiqué de Presse du 8 février 2023 de BCE - Banque Centrale Européenne / Supervision Bancaire >>> "Les constats relatifs à la gouvernance interne font apparaître des préoccupations concernant l’efficacité et la composition des organes de gestion, leur aptitude collective et leur rôle de surveillance. Les principales inquiétudes dans le domaine de la gestion des risques ont trait au manque de clarté des banques au sujet de leur appétence pour le risque et à l’inadéquation de leurs pratiques d’évaluation et de gestion des risques liés au climat et à l’environnement. La BCE a aussi observé que de nombreuses banques allouent des ressources insuffisantes à leurs fonctions de contrôle (gestion des risques, conformité et audit interne). Dans le même temps, de nombreuses banques ne sont pas parvenues à améliorer suffisamment leurs capacités d’agrégation des données sur les risques et de déclaration. Cela a eu un effet négatif sur la qualité des données et la capacité des banques à produire des rapports non standardisés. De nombreux paysages informatiques demeurent fragmentés et non harmonisés, ce qui entrave l’agrégation des données et la déclaration." La standardisation et la clarification des normes sont attendues depuis le G20 de Pittsburgh de septembre 2009. Sur le site français ACPR / Banque de France - Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution, 9 décembre 2022, nous lisons: "La question des institutions systémiques a été mise à l'agenda des autorités de supervision financière par le G20 lors du sommet de Pittsburgh, en septembre 2009, préconisant la mise en place de normes spécifiques et proportionnées au coût d'un éventuel défaut, afin d'encadrer l'activité des plus grandes institutions financières internationales. L'objectif affiché est de mettre un terme à la situation d'aléa moral lié à l'existence d'institutions trop grandes (" too big to fail ") ou trop interconnectées pour faire faillite compte tenu des risques qu'elles font courir au secteur financier et à l'économie réelle. En effet, de telles institutions pouvaient espérer un soutien public en cas de difficulté et, de ce fait, être tentées de prendre davantage de risque. Dès 2009, ces institutions qualifiées d'institutions financières d'importance systémique (SIFIs - Systemically Important Financial Institutions) ont été définies comme celles dont la faillite désordonnée, en raison de leur taille, complexité et de leur interconnexion systémique, causerait des troubles importants au système financier dans son ensemble et à l'activité économique ".

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Pour compléter votre réflexion, voici mon analyse du 16 mai 2010: La théâtralité Globalisation-Démocratie-Souveraineté nationale est un kit universel pour tuer de l'OMC à l'Europe. Je vous donne aussi in extenso la Chronique Economique de La Tribune de Genève du 27 mars 2023 qui prouve, si besoin en était, la justesse de ma ligne éditoriale depuis le 06 VI 06, et plus précisément la justesse du ton et du contenu de mon billet que je viens de vous écrire ci-dessus.    Il ne fallait pas être grand économiste pour savoir que depuis la fusion de Crédit Suisse avec UBS du 15 mars 2023, la Suisse se trouve sur le même chemin que l'Irlande, le Tigre Celtique, et que l'Islande, le Tigre de l'Atlantique qui ont explosé en mer après 2008. Je ne suis qu'un linguiste germaniste atterré ayant enseigné ceci en allemand appliqué entre autre en Master Grande Ecole à l'EM-S, Ecole de Management de Strasbourg, et ayant été pendant plus de 20 ans jury des Concours HEC des candidats aux Grandes Ecoles à la sortie des CPGE. Je m'étonne de n'avoir pas été une Fiche S, un Gefährder, pendant toute ma carrière dans ces milieux proactifs pasteurisés dès la naissance dans les meilleures couveuses. Le 26 janvier 2021, j'avais écrit en allemand cette analyse: Hans-Werner Sinn vom ifo-Institut scherzt über "Potentate" in "Zombie-Staaten" und verschweigt Shadow Banking und den massiven EZB bailout der too-big-to-fail Pleite-Banken seit 2008.

Chronique Economique,

 La Tribune de Genève, 27 III 2023 >>>

La Suisse face à un monstre

UBS fait peser un nouveau risque énorme sur le pays

C’est le jour d’après qui est le plus difficile. La Suisse se retrouve « avec le plus grand risque bancaire au monde », pour citer l’économiste Charles Wyplosz, l’un des plus brillants observateurs de la place financière suisse. La taille du bilan d’UBS équivaut à près de deux fois le produit intérieur brut du pays (PIB). Par comparaison, la plus grande banque des États-Unis atteint 14% du PIB du pays! C’est dire qu’une défaillance de la nouvelle UBS, si rien n’est fait, mettrait notre pays à genoux, comme ce fut le cas de l’Islande en 2008 ou de la Grèce lors de la crise des dettes souveraines. John Micklethwait et Adrian Wooldridge, respectivement rédacteur en chef et chroniqueur à l’agence de presse financière Bloomberg, le résument ainsi: « L’histoire de la régulation financière est fondamentalement une histoire de la gestion des crises. » La Réserve fédérale américaine, l’équivalent de la Banque nationale suisse (BNS), a été fondée après que le banquier John Pierpont Morgan a enfermé ses collègues dans une pièce pour trouver une solution à la crise financière de 1907. Les lois dites Glass-Steagall, séparant en des unités distinctes les banques d’investissement et les banques commerciales, sont le fait de Franklin Roosevelt au lendemain de la crise de 1929. Allégées par l’administration Clinton, elles furent en partie réintroduites en 2010 dans le Dodd-Frank Act, après l’effondrement de Lehman Brothers.

En Suisse, comme partout dans le monde, on a renforcé les exigences de fonds propres et ajusté les ratios financiers (les réserves de capital à détenir). Les graves crises de plusieurs banques cantonales des années 80, 90 et… 2000 ont amené les instituts financiers à modifier leurs pratiques dans l’octroi des prêts hypothécaires, etc. Et on a même prévu une loi spéciale pour les banques dites systémiques, « trop grandes pour faire faillite », prévoyant l’isolement, le rachat ou le démantèlement des établissements devenus insolvables. Une semaine plus tard, on est face à un monstre bancaire qui est toujours « trop grand pour faire faillite » et probablement « trop grand pour pouvoir être sauvé » par la… petite Confédération. Alors que faire?

« L’autorité de régulation doit être redoutée par les acteurs et bénéficier d’une vraie indépendance, comparable au statut de la Banque Nationale Suisse ou de l’autorité chargée de la sécurité nucléaire. » Des idées sont sur la table. Les dépôts à vue, l’épargne pour l’essentiel, doivent être protégés des activités spéculatives à hauts risques. La banque universelle, si elle subsiste, ne doit pas être exposée à des engagements commerciaux qui puissent la rendre vulnérable à des fluctuations brutales des marchés financiers. Enfin, il faut veiller à ce que l’économie bancaire soit soumise à une forte concurrence. La colère passée, la Suisse sera contrainte d’innover sur le plan régulatoire et dans les techniques financières permettant d’instaurer des coupe-feu en cas de surchauffe ou de dysfonctionnement des marchés financiers. Et surtout, l’autorité de régulation doit être redoutée par les acteurs et bénéficier d’une vraie indépendance, comparable au statut de la Banque Nationale Suisse ou de l’autorité chargée de la sécurité nucléaire.

Il est beaucoup trop tôt pour juger de la solidité de la nouvelle UBS, mais préparons-nous à une nouvelle crise financière. L’explosion de la bulle immobilière que redoute la BNS depuis plusieurs années ou l’effondrement du secteur financier non régulé [ le shadowbanking] pourraient être les prochains tremblements de terre. Seule, la Suisse ne pourra pas tout régler. Elle doit déterminer le niveau de risque auquel elle s’expose et non imaginer qu’il pourrait être nul. Elle pourrait, rêvons un peu, être à l’avant-garde afin d’éviter un nouveau dimanche noir, indigne d’un pays réputé pour son savoir-faire bancaire. <<<     

Vous voyez, cette Chronique Économique de la Tribune de Genève du 27 mars 2023 n'a rien apporté de plus que ce que je vous ai écrit ici, ou sur ce que j'avais exposé de nombreuses fois sur mon site en détail sur les lois américaines Glass Steagall obligeant la séparation des banques d'investissement, des banques commerciales et des assurances et sur le Dodd-Franck Act imposé par Bill Clinton qui avait abrogé les lois Glass Steagall et de nouveau introduit la fusion morbide de toutes les activités bancaires pour en faire des banques universelles et pour néolibéraliser à 360° à la ronde et en 3D, tout, n'importe quoi et plus encore. Dans le cadre de l'amnésie dissociative de notre société moderne évoluée, tous les textes européens se sont inspirés après le 21 juillet 2010 de l’adoption aux États-Unis du Dodd-Frank Act pour opérer l'impératif greed reset de la spéculation financière en affichant avoir le better mindset pour "déprioriser l'option de la faillite accompagnée de l'étatisation provisoire des banques concernées qui ne serait que le droit d’outrepasser les aspects concurrentiels"... des marchés "libres et non faussés fonctionnant sur l'axiome de l'information pure et parfaite". Une étatisation provisoire ferait bolchévique et violerait le modèle assurantiel prudentiel synergiel.

De toute son histoire, la Suisse n'a utilisé que CINQ fois le "Droit d'Urgence", l'équivalent du 49-3 en France. J'ai commencé la rédaction de ce nouveau mémoire lingustique sur Crédit Suisse il y a 4 semaines, après le 18 mars 2023. Seulement autour du 12 avril 2023, la Suisse se réveille, et nous trouvons dans la presse helvétique de fortes colères - il était temps - mais des colères pas pour les mêmes raisons que celles de JP Morgan Chase que je vous ai exposées plus haut. Ces éditoriaux n'expriment pas autre chose que ce que je vous ai exposé. Vous voyez, avant vous me preniez pour un sale gauchiste, maintenant vous pouvez vous raconter que je suis un plagiateur.   Greed, greed, greed.

màj du 12 avril 2023 à 16h57 -

Débâcle de Crédit Suisse >>>

La Tribune de Genève: "Le Parlement gifle le Gouvernement. La session spéciale laissera des traces sur le recours au droit d'urgence. Il y aura un avant et un après cette session sur Crédit Suisse. Désaveu cinglant, le National refuse les garanties de la Confédération. Le Conseil National [ Parlement ] a de nouveau rejeté mercredi les garanties de la Confédération pour sauver Crédit Suisse. Ce deuxième refus est définitif. Il sonne comme un désaveu cinglant de la gestion de la crise par le Conseil fédéral [ le gouvernement ]. Le vote est tombé par 103 voix contre 71 et 8 abstentions. L’alliance de la gauche avec l’UDC - Union Démocratique du Centre a coulé le projet. L’UDC a persisté jusqu’au bout dans son rejet. Le PS a dit n’avoir pas confiance dans les promesses faites en matière de fonds propre et de bonus." En Suisse, l'avis du Législatif est contraignant, ce n'est pas comme en France, surtout sous Macron-1 et Macron-2. Mais le gouvernement suisse, le Conseil fédéral, a confirmé le 19 avril 2023 "la valeur symbolique du vote du Parlement", le Conseil national. Que va-t-il arriver maintenant de Crédit Suisse en faillite placé sous respirateur artificiel? Bankrun? Bankrun = moins 63 Milliards pour 1er trimstre 2023, après... moins 111 Milliards au 4ème trimestre 2022. Crise financière helvétique? Décrochage des banques interconnectées? Reload de l'année-Lehman 2008 qui va devenir l'année-Crédit Suisse 2023 ?  Je ne me fais pas d'illusion. Maintenant encore plus qu'avant le 15 mars 2023, le risque d'une crise systémique est encore plus grand, et le gouvernement suisse agira par Ordonnance et garantira pour un montant encore plus élevé, qui servira à la méga banque UBS + la momie de Crédit Suisse.

màj du 12 avril 2023 à 18h >>> Une enquête s’impose sur Crédit Suisse >>>

"Après avoir désavoué le Conseil fédéral, le parlement doit faire toute la lumière sur cette débâcle. Il en va de son devoir de haute surveillance. «Le Droit d’Urgence, c’est devenu le 49.3 du Conseil fédéral.» La déclaration est signée du Conseiller national Yves Nidegger (UDC/GE) et en dit long sur le ressenti des élus à Berne après la gestion du fiasco de Credit Suisse. En forçant le rachat de la banque par UBS, le gouvernement a mis sur la touche le parlement. Mercredi ce dernier s’est vengé en refusant de lui donner son blanc-seing. À lui désormais de reprendre la main.
C’est pour cela qu’une commission d’enquête parlementaire (CEP) est nécessaire. La CEP, c’est l’arme la plus puissante du Législatif. Elle n’a été utilisée qu’à cinq reprises dans l’histoire. Et le tollé provoqué par la chute du numéro deux bancaire helvétique mérite qu’elle soit dégainée une nouvelle fois. Et que les partis tiennent parole.
Car après les annonces fracassantes du début, on sent poindre ici ou là des doutes sur la nécessité de sa mise sur pied. Alors que la décision aurait pu être prise durant cette session extraordinaire, voilà que le Conseil des États a préféré la reporter au début de l’été. Comme pour mieux calmer les ardeurs des plus frondeurs du parlement.
Soyons clairs: si le gouvernement a le droit d’utiliser le Droit d’Urgence, le parlement a le devoir de s’assurer que tout a été fait dans les règles. L’Assemblée fédérale exerce en effet la haute surveillance sur les finances de la Confédération, mais aussi sur la gestion du Conseil fédéral. Face à un scandale au retentissement international où des centaines de milliards de francs ont été engagés, refuser une CEP signifierait que le parlement se défausse de ses responsabilités. Pire, cela augmenterait la colère de la population en l’alimentant d’un sentiment malsain: plutôt que de faire toute la lumière sur l’affaire, on préfère cacher la poussière sous le tapis.
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màj du 28 avril 2023 >>>  Faillite de SVB - Silicon Valley Bank  /  La Fed' admet des ratés dans la supervision

Je pensais avoir terminé la rédaction de mon mémoire de 82 pages commencé vers le 15 mars 2023, mais La Tribune de Genève vient de publier un article que je vous donne in extenso. L'autocritique, le coming out de la Fed', la Banque Centrale des USA, mais surtout le coming out en calque des médias, enfin, de La Tribune de Genève, ne m'étonne pas dans le fond, mais il m'étonne dans la forme. L'une des épines dorsales de mon site depuis le 06 VI 06 est d'observer le (non)-contrôle, la (non)-réglementation, la (non)-supervision bancaire, des marchés et des flux financiers, qui détruisent le Travail et l'énergie des humains qui vivent sur notre planète. Plus haut je vous ai plusieurs fois répété que depuis l'année-Lehman 2008 tout est fait pour ne pas appliquer les nouvelles normes prudentielles comptables recommandées par le Comité de Bâle de la BRI-Banque des Règlements Internationaux dans le cadre de Bâle III. Ttout est fait pour progroger jusqu'à 2035 ou encore plus tard les normes du Paquet Bancaire européen de la Commission Européenne et du Conseil Européen. Il est presque drôle de lire comment la Fed' esssaye de se disculper en faisant amende honorable. Non. C'est à hurler. Non, ce n'est pas de l'amateurisme de la part de la Fed', c'est greed, greed, greed. C'est criminel. Alors que la faillite de Crédit Suisse est tellement plus énorme que celle de la SVB - Silicon Valley Bank, il n'y a pas d'autocritique de la BNS - Banque Nationale Suisse, ni de la Finma et de la ComCo suisses, ni de la BCE - Banque Centrale Européenne, ni des autorités de supervision bancaire européennes.  Voici l'article de la Tribune de Genève, je vous ai juste mis quelques passages en caractères gras: >>>

La Réserve fédérale a souligné l’incapacité de la direction de SVB,
             mais reconnaît aussi des lacunes dans sa supervision de la banque.

La Réserve fédérale (Fed) a reconnu vendredi, dans un rapport concernant la faillite de la banque américaine SVB, une série de ratés de la part de son organisme de supervision qui ne lui ont pas permis d’agir à temps pour éviter la chute de l’établissement. Certes, la Fed souligne en premier lieu l’incapacité de la direction de Silicon Valley Bank (SVB) à « gérer leurs risques » mais elle reconnaît également ne pas avoir pris les décisions appropriées une fois les risques connus. Mais elle admet aussi avoir sa part de responsabilité dans cette faillite qui a fait trembler pendant plusieurs semaines le système bancaire américain et continue d’avoir des répercussions. En premier lieu, les « superviseurs n’ont pas pleinement apprécié l’étendue des vulnérabilités » de la banque, estime le rapport, à mesure que cette dernière gagnait « en taille et en complexité ».

Décisions nécessaires  -  Mais plus encore, quand bien même « les vulnérabilités ont été identifiées », son organisme de supervision n’a pas « réagi suffisamment pour s’assurer que SVB avait réglé suffisamment rapidement les problèmes » soulevés. « La Réserve fédérale n’a pas su prendre les décisions suffisamment fortes qui étaient nécessaires », a reconnu le vice-président de la Fed, en charge de la supervision, Michael Barr, dans un courrier accompagnant le rapport. « Je salue ce rapport approfondi et autocritique, et je suis d’accord et soutiens les recommandations visant à renforcer nos règles et nos pratiques de supervision », a de son côté déclaré le président de la Fed, Jerome Powell, cité dans un communiqué. Le rapport propose en effet une série d’actions à mettre en place par la Banque centrale américaine, notamment en imposant un renforcement des réserves concernant les banques de taille moyenne. Jusqu’ici les États-Unis imposaient l’application des règles dites de « Bâle III » uniquement à ses plus gros établissements, une quinzaine au total.
« Bâle III »  -  « Bâle III », vaste éventail de réformes internationales du secteur bancaire, a été engagé après la crise financière de 2008-2009 afin de renforcer la solidité des banques. De nombreuses mesures ont été prises mais certaines réformes doivent encore être finalisées, tout particulièrement aux États-Unis. Mais la faillite de plusieurs banques régionales, dans la foulée de la chute de SVB, et les difficultés que traversent une autre, First Republic Bank, l’incitent désormais à « renforcer la résilience du système financier et ne pas se concentrer uniquement sur des risques spécifiques ». « Après la faillite de Silicon Valley Bank, nous devons renforcer la supervision et la régulation de la Réserve fédérale en nous basant sur ce que nous avons appris », a souligné Michael Barr, ajoutant que ce rapport était « la première étape de ce processus ».  
[ mon commentaire: ..."la 1ère étape du processus" 15 ans après la krach planétaire financier de 2008 !  Pour moi, la direction de la Fed' doit passer devant les tribunaux. ]

Les propositions en ce sens sont prévues dans un second temps  -  Plus largement, le rapport rappelle néanmoins que le système financier américain reste « solide et résilient, avec un niveau de capital et de liquidité élevé », ajoutant que SVB était « une exception du fait de son modèle commercial très concentré ».    <<<

màj du 5 mai 2023: La préservation des Îles Galápagos et Crédit Suisse

Suisse, le Tigre Alpin en mort cérébrale - UBS: too-big-to-fail, too-big-to-survive, too-big-to-jail

Et la Taxe Tobin?

Ne vous inquiétez pas, vous pouvez vous dispenser de me traiter de bolchéwokiste d'extrême-gauche ultra, ce secteur linguistique "Taxe Tobin" n'est même pas un indice factoriel chez ChatGPT, il ne reste que mon analyse que j'avais rédigée le 15 novembre 2008 pour l'évoquer >>> Le G20 oublie la Taxe Tobin Spahn contre les spéculations systémiques et la Taxe Tobin . ChatGPT non plus, n'est pas capable de s'imaginer les sons et les signes du langage de l'Homme de Neanderthal. Pourtant à chaque nanoseconde les banques et le dark pool opèrent des transactions systémiques financières intercontinentales qui elles aussi ne disposent pas de sons ni de signes humains les identifiant à une activité économique réelle. Le Neanderthalien et l'hybride Etat-Spéculateur ont un problème commun, ils ne foulent pas le sol disposé exactement entre sous-sol et hors-sol.

Du moment Minsky 2008 au moment Minsky 2023 - 15 ans de Sponsoring d'Etat de la criminalité spéculative financière

Tous les gouvernements de la planète n'imposent toujours pas au moins les 9% de Fonds propres réglementaires Bâle III. Ce n'est pas du snacking linguistique si je vous expose donc depuis 2008 que tous les gouvernements de la planète sponsorisent les marchés financiers spéculatifs des banques, du shadow banking et du dark pool. En plus du laxisme institutionnel... je vous invite à lire la suite dans mon nouveau billet.

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Ci-dessous je vous ouvre quelques fenêtres sur quelques uns des... 1000 procès actuels et de ceux à venir contre Crédit Suisse et contre UBS. Mais je pense qu'il faudrait créer pour le système bancaire et financier mondial un genre de Cour Internationale de Justice de La Haye. On ne peut pas se contenter de chercher des noises à un minus de Kerviel ou d'Abodoli ou comme en France avec Macron de casser la gueule aux chômeurs, aux migrants, aux retraités. Mais bon, Jean Monnet, le "père de l'Europe" qui a monétisé l'Europe, avait lui-même entrainé trois fois, en tant que directeur de banque, des banques dans la faillite, avant qu'il ne devienne un bandit politique à un niveau supérieur plus élégant.

màj du 18 avril 2023 >>> A&M décroche un mandat de la Confédération pour la fusion UBS-CS

Voici le direct de La Tribune de Genève d'aujourd'hui >>> "Le cabinet de conseil Alvarez & Marsal (A&M) a décroché un mandat de la Confédération dans le cadre de l’absorption annoncée le 19 mars dernier de Credit Suisse (CS) par son rival UBS. Dans ses considérants, le mandataire a souligné la nécessité de « conseils et de soutien économique à court terme » pour la mise en oeuvre contractuelle de l’octroi des garanties financières de plus de 200 milliards de francs dans le cadre de l’opération. La Confédération s’était par ailleurs engagée à couvrir des pertes à hauteur de 9 milliards, après les 5 premiers milliards déboursés par UBS." Nous voilà au point de départ de mon analyse que j'ai commencée vers le 18 mars 2023. Entre le 15 et le 19 mars, les médias communiquaient effectivement sur un montant de CHF 200 Milliards de garanties publiques et de la BNS - Banque Nationale Suisse, mais rapidement le chiffre de 109 Milliard tournait partout dans toutes les langues.   209   Milliards   de   garanties   publiques   pour   UBS-CS   représentent...   43%   du   PIB   de   la   Suisse.    Nous verrons le pourcentage de garanties publiques accordées pour les banques en faillite-fusion en France ou en Allemagne quand ce sera le tour de Société Générale, BNP Paribas, BP-CE - Banque Populaire Craisse d'Epargne ou Deutsche Bank, évidemment, et Commerzbank, etc.

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màj du 28 mars 2023  >>>

Vous voyez les "à coups" précurseurs d'une nouvelle crise financière majeure s'accumulent. C'est de nouveau autour de Société Générale, BNP Paribas, en fait autour de plus de 85 instituts bancaires. La passivité de connivence des régulateurs financiers publics est à nouveau mise en avant et à dénoncer. Notre modèle de société détruit la planète. J'ai honte pour les jeunes qui nous suivent.

Article des DNA de ce mardi 28 mars 2023   >>>  "C'est « la plus grosse opération de l'histoire du PNF » : le parquet national financier a mené mardi matin, à Paris et à La Défense, des perquisitions massives visant cinq banques majeures en France, soupçonnées de fraude fiscale aggravée. Les établissements en question sont la BNP Paribas, Exane (gestionnaire de fonds, filiale de la BNP), Société Générale, Natixis et HSBC."   <<<     

Ce gigantesque hold-up fiscal des CumEx/CumCum est estimé pour la France à € 100 milliards. Pour compléter ce tableau des soutiens politiques à la criminalité financière des banques et à la fraude fiscale des systèmes bancaires, je vous mets un extrait de ce que j'avais écrit le 13 août 2020 dans I want my Europe back - L'Europe catallactique, le Dumping Humain et le pishing intégral en bande organisée - "Adults in the room" de Costa-Gavras au sujet du plus grand scandale financier de toute l'Allemagne depuis 1945 et dans lequel le chancelier actuel Olaf Scholz et la chancelière Angela Merkel avaient trempé.

Je me cite:     >>> Après Schulz vient Scholz. Aujourd'hui, c'est au tour de Olaf Scholz, SPD, Ministre des Finances de la Große Koalition Merkel en Allemagne. Il était au courant dans l'affaire Wirecard déjà depuis quelques années des "fraudes, des falsifications des bilans comptables, des manipulations de marché et des fraudes commerciales en bande organisée" de cette entreprise [ <<< libellé officiel des griefs sans erreurs de traduction depuis l'allemand, j'ai été traducteur juridique dans ma carrière pour l'OEB - Office Européen des Brevets ]. Olaf Scholz n'avait pas retransmis plus de 1000 signalements qui lui avaient été officiellement confiés. Wirecard AG est une fintech, une entreprise de technologies et services financiers dont le siège est en Allemagne. Elle propose des services de risk management, de production de cartes de crédit et de traitement des transactions. Wirecard a falsifié ses bilans au moins ces 6 dernières années mais a toujours publié une croissance parfaitement linéaire grâce au cabinet d'audit EY.  Ernst & Young - EY est l'un des plus importants cabinets d'audit financier et de conseil au monde. Membre du Big Four, il est le troisième plus important réseau mondial en termes de chiffre d'affaires en 2017, et est sur terre l'incarnation la plus absolue de T.I.N.A. - There Is No Alternative. [note du 30 mars 2023: l'équivalent du "réforme incontournable" de Macron ]. La faillite de Wirecard est pour l'instant le "plus grand scandale financier de l'histoire de l'Allemagne depuis 1945". J'ai mis entre guillemets le "plus grand scandale financier de l'histoire de l'Allemagne depuis 1945" parce que les influenceurs et la bande du pishing organisé font passer dans tous les médias cette qualification de la réalité sans l'ombre d'un atermoiement convulsif. Mais les pouvoirs publics allemands ont racheté pour 700 milliards d'€ la Hypo Real Estate après sa faillite en 2008 pour ensuite juste la liquider et pour tout perdre sur le dos des contribuables. La Hypo Real Estate était la 8ème banque allemande, la Deutsche Bank est la première. L'Allemagne présentée mondialement comme Le Pays Vertueux de la planète n'est qu'un mythe, dont nous n'aurons même pas à nous débarrasser sous cette forme de son réel, car elle s'effondrera d'elle-même, ce qu'elle a commencé à faire 6 mois avant le 4 septembre 2019. Son plan de relance suite à la Crise du Covid-19 est de 1000 milliards et tellement "disproportionné" face au plan français, ce n'est pas juste de la prévoyance, c'est de la panique à tombeau ouvert. [ En mars 2023 le Parlement allemand vient de rouvrir une enquête à charge contre Olaf Scholz dans l'affaire de Wirecard ]

Il vient tout récemment d'être révélé en septembre 2020 que Olaf Scholz a aussi été directement impliqué avec la banque hambourgeoise Warburg Bank en sa qualité de maire de Hambourg dans le scandale des CumEx en 2016 qui a coûté des milliards au fisc. Après ses interventions auprès de l'autorité financière de la ville-état de Hambourg, cette autorité avait subitement cessé ses poursuites contre la Warburg Bank. L'ex-co-dirigeant de Wirecard en fuite est recherché par Interpol depuis 2 mois. Depuis une semaine, Olaf Scholz est désigné par son parti le SPD comme le prochain candidat à la chancellerie allemande dont l'élection aura lieu dans un an. Le pantouflage public-privé et privé-public est le toc naturel et génétique de tous nos gouvernements. Alors que l'étau se refermait sur Wirecard, son co-dirigeant Markus Braun avait obtenu en septembre 2019 une audience auprès du... Secrétaire d'État aux Finances Jörg Kukies... et ancien vice-président de Goldman Sachs Deutschland und Österreich de 2000 à 2018 où il était responsable des... produits financiers dérivés CDS/CDO, etc. L'ancien ministre allemand de l'économie Karl-Theodor zu Guttenberg, qui travaille pour différents lobbies financiers et pour Wirecard comme consultant, après avoir dû quitter le gouvernement à cause d'un scandale au faux CV, avait plusieurs fois téléphoné personnellement à la chancelière allemande Angela Merkel pour lui demander son soutien en faveur de l'introduction en Chine de Wirecard. Lors de son voyage en Chine fin septembre 2019, Angela Merkel avait alors fait officiellement auprès du dirigeant chinois 习近平, Xi Jinping, du lobbying en faveur de Wirecard alors que le Financial Times avait largement révélé les faits dès janvier 2019. Suite aux révélations du Financial Times, la réaction de l'autorité allemande de supervision financière, la BaFin, avait été d'appuyer une plainte de Wirecard contre... les deux lanceurs d'alertes. L'ancien Chef des services secrets allemands et responsable à la chancellerie pour les questions de sécurité, Klaus-Dieter Fritsche, avait obtenu en août 2019 une audience au département des finances du ministère de l'économie. A cette époque il était déjà retraité mais travaillait pour un lobby financier dont il a perçu des honoraires pour cet entretien.

La faillite de Wirecard coûte aussi plusieurs milliards d'€ et 5000 employés ont perdu leur travail. Il est aujourd'hui démontré que Wirecard était déjà insolvable en 2008, ce qui ne l'avait pas empêchée d'entrer en 2018 dans le DAX - Deutscher AktienindeX qui est le principal indice boursier allemand. La valeur du DAX est fondée sur le cours des actions des 30 plus importantes entreprises cotées à la Bourse de Francfort. Wirecard est insolvable depuis 2008... et il en est de même pour la Deutsche Bank. L'action de Wirecard est passée de 200 € à 2 €... il en est de même pour la Deutsche Bank. Le prochain scandale historique de l'Allemagne sera la déclaration officielle de la faillite de la Deutsche Bank - anciennement dirigée par Joe Ackermann - qui est en faillite technique depuis 2008 et dont l'action a aussi perdu ~~ 100% de sa valeur de 2008. [ En mars 2023 le Parlement allemand vient de réouvrir une enquête à charge contre Olaf Scholz dans l'affaire des Cum-Ex ] <<<  

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Je vous invite à lire quelques une de mes analyses passées qui n'ont pas vieilli

  1. du 17. janvier 2010: Road to serfdom: Shadow Finances, nostalgies de l'Association de Libre Echange et de l'épiphane Dictature du Prolétariat
  2. du 31 décembre 2009:   Obama confisque la Fed', la création monétaire au profit des banques - McCain veut rétablir le Glass-Steagall Act
  3. du 29 mars 2009: G20 - L'effondrement du système ordolibéral a commencé en 2006 - Ce n'est pas la Crise des subprimes, des banques...
  4. du 24 mai 2010:   Destruction par les Marchés - Les Réformes vides des marchés financiers de l'Allemagne, de l'Europe, des USA
  5. du 22. juin 2010:   Parlement Européen: Révolte des Euro-Députés contre le lobby financier qui siège à la Commission de Bruxelles
  6. du 5 juillet 2010:   Le Commissaire Européen au Marché Intérieur offre au lobby financier le Groupe d'Experts en affaires bancaires
  7. du 28. décembre 2010De l'illusion suprématiste de la concurrence libre non-faussée et de la pure information parfaite à l'Europe des lobbies
  8. du 30. août 2011:   Christine Lagarde, FMI, et l'Autorité Bancaire Européenne, ABE, préparent la nationalisation des dettes des banques européennes en faillite
  9. du 23 mai 2009:   Nouvelle Monnaie de référence: G20 illégitime, G192 de l'ONU inutile, BRI parasecrète, Conférence Bilderberg secrète
  10. du 24 octobre 2009:   IASB, IFRS, Solvency II, Bâle II: Victoire de la Lutte des classes financières - Droit de cacher les risques
  11. du 15. novembre 2008:   Le G20 oublie la Taxe Tobin Spahn contre les spéculations systémiques et la Taxe Tobin
  12. du 29. octobre 2008Développement prudentiel durable - Mythologie de Bretton Woods 2 - Banqeroute d'État des USA
  13. du 11 septembre 2012:   Deutsche Bank, la plus grande banque du monde et le modèle ultralibéral, crée sa bad bank / First Day of reckoning
  14. du19 septembre 2020: De l'année-Lehman 2008 à l'aubaine du Covid-19 jusqu'aux Quick Fix - l'Europe poursuit sa politique proactive pour le shadow banking et la spéculation financière

ntNote(s)

  1. ^ KASIMIR MALÉVITCH    (1878-1935, artiste peintre)   Le suprématisme, telle est l'affirmation magistrale de la quasi totalité des œuvres exposées à   0,10   (dix exposants à l'origine, dont Tatline avec ses « Contre-reliefs », chacun s'attachant à découvrir le degré zéro de leur art), et surtout du Carré noir sur fond blanc, disposé, comme une icône, à un coin de la pièce. Ce tableau clé de l'art moderne articule en quelque sorte toutes les questions qui ont intéressé Malévitch depuis sa découverte du cubisme, déclarant à la fois toutes les conditions essentielles de la peinture. La tableau est un déictique, ou, pour parler comme les linguistes, un index (à savoir un signe dont la signification dépend de sa co-présence avec son référent ou le contexte physique de son énonciation – tel « ici » ou « toi ») : la figure du carré est un index du cadre (carré et cadre ont la même source étymologique), mais c'est aussi un index du support lui-même (le tableau est lui-même carré), à savoir de la surface physique du tableau. Plus encore que dans le décor d'opéra, parce que cette fois-ci de manière délibérée, il y a adéquation totale entre « image » et champ, et donc suppression de l'opposition figure/fond sur laquelle se fonde l'esthétique occidentale depuis la Grèce antique. Du même coup, toute idée de composition traditionnelle est abolie : la figure est donnée en même temps que sa surface d'inscription, elle en est comme le produit logique, et, par voie de conséquence, toute illusion est abolie, la surface du tableau ne se creuse pas optiquement parce que l'œil du spectateur est constamment rappelé à la surface par la simple déclaration de cette surface que constitue le carré noir inscrit dans le carré blanc. Malévitch devance avec son Carré noir ce qu'on nommera la logique « déductiviste » dans la peinture américaine des années 1960.
  2. ^ Quelqu'un se souvient que la France de Napoléon III et de Jules Ferry avait fait la guerre à la Chine, alors qu'elle n'était même pas capable de récupérer l'Alsace et la Lorraine perdues en 1870? La guerre franco-chinoise oppose la France de la IIIème République à la Chine de la dynastie Qing entre septembre 1881 et juin 1885. Elle résulte des efforts français en vue de prendre le contrôle du fleuve Rouge qui relie Hanoï à la province du Yunnan en Chine. Cette guerre avait créé l'Indochine française.

1. avril 2023

"L’État a le monopole de la violence légitime" - le slogan des fascistes, canal historique, nouvelle tendance et imitateurs autorisés pour justifier LBD et Brav-M

Finalisé le 1er avril 2023  -  Ce post contient 41 liens documentaires internes, externes, et officiels + 6 annexes    -   Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox...

L'Alsace a transmis le 20 avril 2023 au département de l'Hérault la Casserole Olympique, mais par Arrêté Préfectoral N°2023.04DS.0187, Article 3, alinéa 1 >>> 
  "Aux usagers de la voie publique est interdit l'usage de dispositifs sonores portatifs".    En clair... l'usage de casseroles. Si Macron était Dada ce serait drôle.

màj du 9 mai 2023: Macron fait interdire les manifestations partout où lui ou ses ministres passent, Macron a fait totalement vider à 100% les Champs Élysée pour la commémoration du 8 Mai, mais il a autorisé la manifestation d'un groupe de 500 nazis, cagoulés, en noir et avec drapeaux contenant la signalétique nazie. Son préfet de Paris et sa 1ère ministre ont défendu à cette occasion "le droit de manifester garanti par la Constitution". Vous verrez qu'avec 10 ans de crush autocratique de Macron depuis 2017 nous aurons en 2027 une majorité fasciste... qui va introduire la VIème République avec une Constitution brune. C'est ce que j'appelle sur mon site depuis le 06 VI 06 le fascisme élégant just-in-time à la française.

Pour justifier LBD et Brav-M, et autres réjouissances de la fin de la Vème République, les fascistes, canal historique, nouvelle tendance et imitateurs autorisés, détournent à leur compte une phrase de Max Weber répétée en boucle par Zemmour, le ministre de l'intérieur Darmanin, Macron >>>
" Il ne peut pas y avoir de violence de la police car l’État a le monopole de la violence légitime."

En réalité le sociologue Max Weber avait écrit en 1919: "Il faut concevoir l’État contemporain comme une communauté humaine qui, dans la limite d'un territoire déterminé, revendique avec succès pour son propre compte le monopole du pouvoir physique légitime". Il ne s'agit pas de Démocratie, ni d’État de Droit, ni de la Charte européenne des Droits fondamentaux et sociaux, mais de gestion d'un État.

Le terme allemand de référence, Gewalt, est cyniquement traduit en français par "violence" alors qu'en allemand il signifie ici "pouvoir" au sens de l’État qui s'affirme en interne et au niveau géopolitique face à d'autres états.

À la suite de l'Armistice de la Première Guerre mondiale, les forces de la Triple-Entente occupent une partie du territoire allemand, la Rhénanie, pendant 12 ans, de fin 1918 jusqu'en 1930, et la France administre et exploite à son compte le territoire du Bassin houiller et sidérurgique de la Sarre pendant 17 ans, jusqu'en 1935. Après la 1ère Guerre Mondiale, Max Weber a participé à la rédaction de la Constitution de la République de Weimar qui s'était aussi donnée comme mission de redonner un contour à l’État allemand qui a été bien amputé à sa capitulation du 11 novembre 1918. Ceci explique la source d'inspiration national-souverainiste des fascistes français, historiques, nouvelle vague, et imitateurs autorisés, qui se sentent amputés de leur fortitude quand ils ne sont pas admirés pour leur audace.

                 "Wie Herr Hitler das Wort « legal » in den Mund nimmt - Comment Hitler a le mot « légal » à la bouche" / Illustration de Jacobus Belsen, 1932.
  <<<    Яков Яковлевич Бельзен, Jakow Jakowlewitsch Belsen, artiste letton russophone qui a émigré en 1919 à Berlin pour fuir les sovjets puis en 1933, il y a 90 ans aux USA pour fuir les nazis.
Il y a 90 ans, le 1er avril 1933, a été organisé avec violence par les nazis le 1er boycott contre les juifs, quelques semaines après que Adolf Hitler, député élu démocratiquement au suffrage universel sans "bourrage des urnes", obtienne une majorité au parlement de Berlin, le Reichstag, pour devenir chancelier. Il y a 90 ans, Hitler avait recouru à la Loi des pleins pouvoirsGesetz zur Behebung der Not von Volk und Reich - Loi de réparation de la détresse du peuple et du Reich du 24 mars 1933, qui lui donna le droit de gouverner par décret, c'est-à-dire de prendre ses textes ( " incontournables " ) à portée législative sans aucune procédure parlementaire. Une loi qui lui donna dès 1933 des pouvoirs équivalents à ceux d'un dictateur.


<<< clic: mon grand-père à droite, devant le Reichstag:
"Expédition du Général français Mr. Nollet / Souvenir de mon séjour à Berlin / Lambert, 18 V 1923"

Max Weber avait fait en 1883 son service militaire à Strasbourg qui faisait avec l'Alsace et la Lorraine annexées partie du IIème Reich allemand. Max Weber était aussi un nationaliste engagé intellectuellement pour la politique impériale et impérialiste de l’Allemagne qui avait été unifiée lors de la proclamation de l'Empire allemand, du IIème Reich, le 18 janvier 1871 dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles. Ceci éclaire aussi sa notion de "Gewaltmonopol", monopole de la puissance physique légitime de l’État. Par la suite les nazis et Hitler se sont aussi référés à Max Weber et à son schème du Gewaltmonopol.

Il y a 100 ans, en 1923, mon grand-père, strasbourgeois de l'Alsace libérée de l'Annexion du Kaiser, avait été envoyé à 23 ans "en expédition" à Berlin sous le commandement du Général Nollet qui présidait la Commission militaire interalliée de contrôle en Allemagne, visant à assurer le désarmement de cette dernière conformément aux Articles du Traité de Paix de Versailles du 28 juin 1919. Pendant la 2ème guerre mondiale mon grand-père était un résistant dans le réseau de la Banque Fédérative du Crédit Mutuel. Il était un FFI, mais dès la 1ère heure bien sûr, et avait été placé d'office par les américains comme maire de son village d'origine à la Libération dès novembre 1944 pour déloger le nazi collabo, un SA, qui a été incarcéré à la prison d'Oermingen et condamné à 10 ans de travaux forcés pour "intelligence avec l'ennemi" et à 20 ans d'Indignité Nationale.

En France, quand on fait un Rock around the Bunker réactualisé, quand on décroche du mur de la mairie le  portrait officiel de celui qui dit devant le drapeau de notre pays "je les emmerde" "les gens qui ne sont rien" "certains, au lieu de foutre le bordel" "une majorité de femmes, pour beaucoup illettrées" "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre" ➳ ... et quand on fait un making of, un film documentaire relatant le tournage ou la production d'un film politique ou d'une composition gouvernementale, ou quand on fait une description du process de construction d'une politique sous l'angle de ce qui serait autrement resté dans l’ombre, on doit décupler de prudence surtout depuis le 16 janvier 2023, pour ne pas être attaqué et enfermé par une enquête ouverte pour « injure publique envers personne dépositaire de l'autorité publique » après des propos sur les unités de la puissance du pouvoir signalés par les préfets de police, le Parquet de Paris et les acteurs du régime. Macron conçoit sa start-up nation, comme sa communauté financière qui, dans les limites de son territoire néolibéral, revendique pour son propre compte " le monopole de la violence physique légitime ".

La Commission du Parlement avait classé...
                                                         la 1ère pétition contre la Brav-M >>>

 

...voici la Deuxième pétition contre la Brav-M >>> clic

Pour faire diversion les autorités publiques agitent une haine raciale bien française contre les immigrants, ou font passer uniquement avec le 49-3 comme d'habitude des Lois Laïcité et des Lois Sécurité Globale comme Macron qui ne cesse de dire "Il faut repenser l'Etat". Là aussi, à cause de sa Loi Sécurité Globale, la France avait été rappelée à l'ordre le 12 novembre 2020 par l'ONU. Mais avec Macron notre pays est abonné aux blâmes et condamnations adressés et prononcés par les grands organismes internationaux à cause de son "usage disproportionné de la force par la police et la justice".

Sans "faire son point Godwin", c'est le retour de la Stasi.    <<<   Cliquez sur la Plateforme des pétitions citoyennes de l'Assemblée Nationale    >>>
Je vous invite à regarder l'analyse de Le Média sur "Le journalisme de Préfecture", un titre qui est repris d'Acrimed - Observatoire des Médias / Action Critique Médias.

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Macron a mis fin à la Vème République le 16 mars 2023. Il rejoint le club des fascistes Viktor Orbán de Hongrie et Duda / Kaczyński de Pologne. Macron utilise dans la Constitution de notre Vième République les Articles qui lui conviennent pour satisfaire, quoi qu'il en coûte, aux exigences incontournables des marchés financiers en écrasant tout et tous ceux qui lui en coûtent. Depuis 2017, très rapidement après les P&L-2017, je vous informe régulièrement de l'abonnement de Macron-1 et de Macron-2 aux multiples blâmes et condamnations de la France faits par l'ONU, l'OHCR, le Parlement Européen, la Commission Européenne, la Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc. Sur le Site du Conseil de l'Europe - Commissaire aux Droits de l'Homme, en date du 24 mars 2023, vous trouverez >>> "Déclaration: Manifestations en France : les libertés d’expression et de réunion doivent être protégées contre toute forme de violence", le dernier blâme et la dernière condamnation émis et prononcée contre Macron et Darmanin, son ministre de l'Intérieur, et contre le ministre de la Justice.

Les 3 premières années du quinquennat de Macron, la France avait été condamnée par l'ONU, par le OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, par le Conseil de l'Europe, par le Parlement Européen, par la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, par le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, par Amnesty International, par LDH - Ligue des Droits de l'Homme et elle a même été interpellée par la Commission Européenne, etc... pour sa gestion violente armée de LBD et pour sa répression judiciaire contre les manifestations des Gilets Jaunes et contre les opposants à la réforme Macron-BlackRock des retraites et à la casse du Code du Travail (voir ci-dessous les 2 annexes du Conseil de l'Europe et du Parlement Européen). Aviez-vous entendu parler de ce sinistre abonnement français de Macron aux blâmes décernés contre la France par tous les grands organes internationaux de la planète? Ni Macron ni ses ministres ni les médias n'ont communiqué sur notre indignité nationale, notre parce que le début est en France, comme en Hongrie, encore le choix des électeurs inscrits. La violation des Droits de l'Homme est entrée dans le droit commun de l’État de Macron, elle est sa "matrice intellectuelle". Quand les Gilets Jaunes avaient manifesté, c'était plus drôle pour le gouvernement Macron et son album d'images d'utiliser les LBD et de comptabiliser 10+1 morts, 7 mains arrachées, 300 crânes fendus et 32 yeux explosés que de prendre "des décisions historiques" pour rendre la Dignité aux 8 millions de Travailleurs pauvres, aux 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté, aux 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire, aux 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé. Pour renforcer votre choix politique à avoir le 12 et 19 juin 2022 aux Législatives avez-vous pris connaissance du Mémorandum du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, de la Résolution du Parlement Européen ou du Rapport de l'OHCHR - Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU >>> "France: des experts de l'ONU dénoncent des restrictions graves aux droits des manifestants « gilets jaunes »" ?

    <<<  Cliquez sur le site du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe.

 

Le 24 mars 2023 la Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Dunja Mijatovic >>>

« Il appartient aux autorités de permettre l’exercice effectif de ces libertés, en protégeant les manifestants pacifiques et les journalistes, couvrant ces manifestations, contre les violences policières et contre les individus violents agissant dans ou en marge des cortèges ».

« ... les actes de violence sporadiques de certains manifestants ne sauraient justifier l'usage excessif de la force par les agents de l’État. Ces actes ne suffisent pas non plus à priver les manifestants pacifiques de la jouissance du droit à la liberté de réunion ».

« … un tel usage ne doit intervenir qu’en dernier ressort et dans le strict respect des conditions de nécessité et de proportionnalité, l’obligation première incombant à tout État membre du Conseil de l’Europe étant de protéger les personnes sous sa juridiction et leurs droits humains ».

« La libération sans poursuite de nombreuses personnes questionne la nécessité et la proportionnalité des mesures dont elles ont fait l’objet ».

« Le retour de pratiques qui avaient suscité son inquiétude en 2019, lors du mouvement des « gilets jaunes ». « Les violences doivent cesser. C’est une condition nécessaire à l’exercice effectif des libertés d’expression et de réunion, ainsi qu’à la confiance entre la population et les forces de l’ordre » conclut la Commissaire Dunja Mijatovic, tout en invitant les autorités à suivre les recommandations formulées dans son Mémorandum [du 26 février 2019] sur le maintien de l’ordre et la liberté de réunion dans le contexte du mouvement des « gilets jaunes », ainsi que celles émises cette semaine par la Défenseure des droits et la CNCDH - Commission nationale consultative des droits de l’homme. »

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Nous avons une énorme chance, que cette fois-ci, contrairement à février 2019, strictement tous les médias TV et presse de notre pays, régionaux comme nationaux, reprennent à la Une et plusieurs fois dans leurs autres pages la Condamnation solennelle de la Commissaire au Droits Humains du Conseil de l'Europe du 24 mars 2023. Rassurez-vous, les nouvelles condamnations de l'ONU, du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU, du Parlement Européen, de la Commission Européenne, de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc, vont suivre comme en 2019. Je me réjouis de ces rappels à l'État de Droit.

Heureusement que nous avons l'ONU, le OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, le Conseil de l'Europe, le Parlement Européen, par la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, par le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, la Commission Européenne pour rappeler et démontrer à la France depuis février 2019, et à la Hongrie depuis 2013, ce qu'est l’État de Droit, le respect des Droits Humains, la démocratie. Pour l'instant n'ont été rappelés à l'ordre dans ce cadre là que la Hongrie, la Pologne et la France.

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Depuis des années en ligne 1 page 1 de Google pour "extrême resserrement à droite",
et pour "Macron autocratie électorale" mon site est en page 1 ligne 6

------------------------      |             Pix: stress-test, Paris, 14 avril 2023   >>>  

 

22. mars 2023

Le Conseil de l'Europe et la Commissaire aux Droits de l'Homme condamnent Macron le 24 mars 2023 une x-ième fois depuis 2017

Finalisé le 25-03-2023  -  Ce post contient 27 liens documentaires internes, externes, et officiels + 5 annexes    -   Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox

L'Alsace a transmis le 20 avril 2023 au département de l'Hérault la Casserole Olympique, mais par Arrêté Préfectoral N°2023.04DS.0187, Article 3, alinéa 1 >>> 
  "Aux usagers de la voie publique est interdit l'usage de dispositifs sonores portatifs".    En clair... l'usage de casseroles. Si Macron était Dada ce serait drôle.

En France, quand on fait un Rock around the Bunker réactualisé, quand on décroche du mur de la mairie le  portrait officiel de celui qui dit devant le drapeau de notre pays "je les emmerde" "les gens qui ne sont rien" "certains, au lieu de foutre le bordel" "une majorité de femmes, pour beaucoup illettrées" "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre" ➳ ... et quand on fait un making of, un film documentaire relatant le tournage ou la production d'un film politique ou d'une composition gouvernementale, ou quand on fait une description du process de construction d'une politique sous l'angle de ce qui serait autrement resté dans l’ombre, on doit décupler de prudence surtout depuis le 16 janvier 2023, pour ne pas être attaqué et enfermé par une enquête ouverte pour « injure publique envers une personne dépositaire de l'autorité publique » après des propos sur les unités de la puissance du pouvoir signalés par les préfets de police, le Parquet de Paris et les acteurs du régime. Macron conçoit sa start-up nation, comme sa communauté financière qui, dans les limites de son territoire néolibéral, revendique pour son propre compte " le monopole de la violence physique légitime ".

Sans "faire son point Godwin", c'est le retour de la Stasi. Cliquez sur la Plateforme des pétitions citoyennes de l'Assemblée Nationale  >>>

La Commission du Parlement avait classé la 1ère pétition contre la Brav-M ...voici la Deuxième pétition contre la Brav-M >>> clic

Je vous invite à regarder l'analyse de Le Média sur "Le journalisme de Préfecture", un titre qui est repris d'Acrimed - Observatoire des Médias / Action Critique Médias.

Avant-propos:  Macron a mis fin à la Vème République le 16 mars 2023. Il rejoint le club des fascistes Viktor Orbán de Hongrie et Duda / Kaczyński de Pologne. Macron utilise dans la Constitution de notre Vième République les Articles qui lui conviennent pour satisfaire, quoi qu'il en coûte, aux exigences incontournables des marchés financiers en écrasant tout et tous ceux qui lui en coûtent. Depuis 2017, très rapidement après les P&L-2017, je vous informe régulièrement de l'abonnement de Macron-1 et de Macron-2 aux multiples blâmes et condamnations de la France faits par l'ONU, l'OHCR, le Parlement Européen, la Commission Européenne, la Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc. Sur le Site du Conseil de l'Europe - Commissaire aux Droits de l'Homme, en date du 24 mars 2023, vous trouverez >>> "Déclaration: Manifestations en France : les libertés d’expression et de réunion doivent être protégées contre toute forme de violence", le dernier blâme et la dernière condamnation émis et prononcée contre Macron et Darmanin, son ministre de l'Intérieur, et contre le ministre de la Justice.

Les 3 premières années du quinquennat de Macron, la France avait été condamnée par l'ONU, par le OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, par le Conseil de l'Europe, par le Parlement Européen, par la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, par le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, par Amnesty International, par LDH - Ligue des Droits de l'Homme et elle a même été interpellée par la Commission Européenne, etc... pour sa gestion violente armée de LBD et pour sa répression judiciaire contre les manifestations des Gilets Jaunes et contre les opposants à la réforme Macron-BlackRock des retraites et à la casse du Code du Travail (voir ci-dessous les 2 annexes du Conseil de l'Europe et du Parlement Européen). Aviez-vous entendu parler de ce sinistre abonnement français de Macron aux blâmes décernés contre la France par tous les grands organes internationaux de la planète? Ni Macron ni ses ministres ni les médias n'ont communiqué sur notre indignité nationale, notre parce que le début est en France, comme en Hongrie, encore le choix des électeurs inscrits. La violation des Droits de l'Homme est entrée dans le droit commun de l’État de Macron, elle est sa "matrice intellectuelle". Quand les Gilets Jaunes avaient manifesté, c'était plus drôle pour le gouvernement Macron et son album d'images d'utiliser les LBD et de comptabiliser 10+1 morts, 7 mains arrachées, 300 crânes fendus et 32 yeux explosés que de prendre "des décisions historiques" pour rendre la Dignité aux 8 millions de Travailleurs pauvres, aux 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté, aux 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire, aux 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé. Pour renforcer votre choix politique à avoir le 12 et 19 juin 2022 aux Législatives avez-vous pris connaissance du Mémorandum du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, de la Résolution du Parlement Européen ou du Rapport de l'OHCHR - Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU >>> "France: des experts de l'ONU dénoncent des restrictions graves aux droits des manifestants « gilets jaunes »" ?

    <<<  Cliquez sur le site du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe.

 

Le 24 mars 2023 la Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Dunja Mijatovic >>>

« Il appartient aux autorités de permettre l’exercice effectif de ces libertés, en protégeant les manifestants pacifiques et les journalistes, couvrant ces manifestations, contre les violences policières et contre les individus violents agissant dans ou en marge des cortèges ».

« ... les actes de violence sporadiques de certains manifestants ne sauraient justifier l'usage excessif de la force par les agents de l’État. Ces actes ne suffisent pas non plus à priver les manifestants pacifiques de la jouissance du droit à la liberté de réunion ».

« … un tel usage ne doit intervenir qu’en dernier ressort et dans le strict respect des conditions de nécessité et de proportionnalité, l’obligation première incombant à tout État membre du Conseil de l’Europe étant de protéger les personnes sous sa juridiction et leurs droits humains ».

« La libération sans poursuite de nombreuses personnes questionne la nécessité et la proportionnalité des mesures dont elles ont fait l’objet ».

« Le retour de pratiques qui avaient suscité son inquiétude en 2019, lors du mouvement des « gilets jaunes ». « Les violences doivent cesser. C’est une condition nécessaire à l’exercice effectif des libertés d’expression et de réunion, ainsi qu’à la confiance entre la population et les forces de l’ordre » conclut la Commissaire Dunja Mijatovic, tout en invitant les autorités à suivre les recommandations formulées dans son Mémorandum [du 26 février 2019] sur le maintien de l’ordre et la liberté de réunion dans le contexte du mouvement des « gilets jaunes », ainsi que celles émises cette semaine par la Défenseure des droits et la CNCDH - Commission nationale consultative des droits de l’homme. »

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Nous avons une énorme chance, que cette fois-ci, contrairement à février 2019, strictement tous les médias TV et presse de notre pays, régionaux comme nationaux, reprennent à la Une et plusieurs fois dans leurs autres pages la Condamnation solennelle de la Commissaire au Droits Humains du Conseil de l'Europe du 24 mars 2023. Rassurez-vous, les nouvelles condamnations de l'ONU, du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU, du Parlement Européen, de la Commission Européenne, de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc, vont suivre comme en 2019. Je me réjouis de ces rappels à l'État de Droit.

Heureusement que nous avons l'ONU, le OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, le Conseil de l'Europe, le Parlement Européen, par la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, par le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, la Commission Européenne pour rappeler et démontrer à la France depuis février 2019, et à la Hongrie depuis 2013, ce qu'est l’État de Droit, le respect des Droits Humains, la démocratie. Pour l'instant n'ont été rappelés à l'ordre dans ce cadre là que la Hongrie, la Pologne et la France.

16. mars 2023

Macron a mis fin à la Vème République le 16 mars 2023 - Il rejoint le club des fascistes Viktor Orbán de Hongrie et du duo Duda / Kaczyński de Pologne

Finalisé le 22-03-2023  -  Ce post contient 32 liens documentaires internes et externes + 2 annexe   -   Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox

L'Alsace a transmis le 20 avril 2023 au département de l'Hérault la Casserole Olympique, mais par Arrêté Préfectoral N°2023.04DS.0187, Article 3, alinéa 1 >>> 
  "Aux usagers de la voie publique est interdit l'usage de dispositifs sonores portatifs".    En clair... l'usage de casseroles. Si Macron était Dada ce serait drôle.

 
<<<  Avant de lire mon analyse je vous invite à écouter: 


 

 

 

 

 

11 fois le 49-3 depuis le 19 octobre 2022

Le 31 mars 2020 La Libre Belgique avait publié cet article >>>
"Professeur de Droit Européen à l'Université du Middlesex, Laurent Pech ne mâche pas ses mots pour expliquer les conséquences du texte adopté par le Parlement hongrois, qui donne au Premier ministre, Viktor Orbán, le pouvoir de légiférer par ordonnances dans le cadre d'un état d'urgence à durée indéterminée. "Un régime dans lequel le pouvoir parlementaire est suspendu, dans lequel le pouvoir exécutif peut faire ce qu'il veut - changer des lois, les abroger sans contrôle législatif - et dans lequel le pouvoir judiciaire est neutralisé - sauf la Cour constitutionnelle qui est en fait capturée par le régime d'Orbán depuis 2013 -, il ne reste plus aucun contre-pouvoir. L'exécutif est libre de toute contrainte. Si ça, ce n'est pas une dictature, je ne sais pas ce que c'est", souligne ce spécialiste de l’État de Droit dans l'UE."

Comme son modèle Viktor Orbán, Macron a déclaré qu'il ne va "ni dissoudre l'Assemblée, ni remanier son gouvernement, ni convoquer de référendum" (21/03/2023).
En France, le Conseil Constitutionnel est une capture du Président de la République, du Président du Parlement et du Président du Sénat qui en nomment les 9 membres.
Le Sénat est toujours à droite depuis 1958 avec la Vème République. Les anciens Présidents de la République sont toujours membres de droit du Conseil Constitutionnel.
Le Conseil Constitutionnel français est un entre-soi bien en cour et n'a rien a voir avec le Bundesverfassungsgericht - Tribunal fédéral constitutionnel d'Allemagne.
"Le Conseil Constitutionnel français est une annexe du Medef et du pouvoir."...

J'ai encore une fois montré dans mon analyse du 11 mars 2023 que Macron a le même calendrier que Viktor Orbán >>> Fin de la Vème République - En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a le président Macron, son Autocratie électorale et son renversement du régime. Je vous invite aussi à lire mon analyse du 21 juillet 2020 >>> "Plan de Relance", la Nuit des Petits Couteaux: l'Europe catallactique enterre l'État de Droit / Unanimité en faveur des régimes fascistes de Hongrie et de Pologne où nous voyons comment Macron, les présidents et 1er ministres des 26, le Conseil Européen ont adoubé le fasciste Viktor Orbán, qui avait fait du chantage contre tous les 26 pays européens qui se sont agenouillés devant lui. Et mon analyse du 20 décembre 2020 >>> Budget de l'Union Européenne: l'Europe déconfine dans la joie le fascisme just-in-time de Viktor Orbán de Hongrie et de la Pologne du PiS - Échec et mat pour la démocratie.

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Le 30 juin 2017, au tout début de Macron Saison 1, le quotidien allemand de centre droit  FAZ - Frankfurter Allgemeine Zeitung avait publié "Da kommt Europas gestiefelter Messias" ( Et voilà le Messie botté européen )  où il décrivait "l'extrême-centre et l'anti-démocratie néolibérale" de Macron.

Je vous invite à en relire ma traduction du 1 juillet 2017 non annotée et sans commentaires de ma part >>> Et voilà le Messie botté européen - L'Extrême Centre et son anti-démocratie néolibérale

Cet article est toujours en ligne sur Google sous ce titre.
Ainsi que ma traduction en français.

On n'avait pas besoin d'être visionnaire pour savoir que le 16 mars 2023 est morte la Vème République avec la Constitution de 1958.

Viktor Orbán de Hongrie - contre lequel la Commission Européenne bloque les aides européennes à cause de son non-respect de l’État de Droit depuis 10 ans - et que Macron a reçu hier... à l’Élysée, doit bien rigoler. Curieusement les médias de notre pays n'en ont pas informé. Heureusement qu'il y a la FAZ, la Libre Belgique, La Tribune de Genève pour le signaler.

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J'avais rédigé le 29 août 2022 en 38 traits de caractère un portrait de Macron >>> Macron, autocratie électorale: la téléologie du président de la finance pour casser État de Droit, Code du Travail, normes sociales, services publics et tous ceux qui lui en coûtent

Ne vous réjouissez pas d'une future dissolution de l'Assemblée. Macron n'a fait depuis 2017 que d'amener les fascistes au pouvoir. Des P&L-2017 aux P&L-2022, Macron a faitr passer le nombre de députés fascistes de 7 à 87 + 2. Dans les triangulaires des Législatives de 2022, les candidats députés Nupes et LFI se sont toujours désisté quand un fasciste était en lice. Les candidats de droite jamais.

Voici le trait de caractère n°28 de Macron >>> Selon HUNGARY today du 9 mars 2022, "MKB Bank, majority owned by PM Viktor Orbán’s fast-emerging, childhood friend Lőrinc Mészáros and pro-government construction mogul László Szíjj, has financed by loan the campaign of French radical right presidential candidate, Marine le Pen" - "MKB Bank, détenue majoritairement par Lőrinc Mészáros, ami d'enfance en plein essor du Premier Ministre Viktor Orbán, et par le magnat de la construction pro-gouvernemental László Szíj". La banque hongroise Magyar Külkereskedelmi Bank - MKB appartenant à l'oligarque hongrois Lőrinc Mészáros et ami d'enfance de Viktor Orbán, a donné sous forme de "prêt" 10,7 millions d'euros à MLP, la fasciste canal-historique de la France, pour financer sa campagne électorale pour les Présidentielles de 2022. Le Conseil Constitutionnel français l'a publié le 4 mars 2022 avec les déclarations de patrimoine des candidats à l'élection présidentielle française. Viktor Orbán, premier-ministre fasciste de Hongrie soutient MLP, la fasciste française, pour les Présidentielles 2022 de France. Le 10mars 2022 le site Euractiv rappelle que Viktor Orbán est aussi actionnaire de la MKB Bank: "Le Pen, who said she is an admirer of President Vladimir Putin, promised a softer line on Russia over Ukraine, urging the West to drop economic sanctions on Moscow - Le Pen, qui a déclaré être une admiratrice du président Vladimir Poutine, a promis une ligne plus douce sur la Russie au sujet de l'Ukraine, exhortant l'Occident à abandonner les sanctions économiques contre Moscou". Le fasciste du parti PiS, Jarosław Aleksander Kaczyński, Vice-président du Conseil des Ministres de Pologne, le Premier Ministre fasciste du parti Fidesz de Hongrie, Viktor Orbán, la fasciste canal-historique de la France, MLP, et tous leurs homologues des États-Membres de l'UE s'étaient réunis sans masque FFP2 le 5 décembre 2021 à Barcelone pour créer le parti fasciste européen, dénommé "parti souverainiste européen" ou "parti européen des extrêmes droites", ou "...de droite ultra-conservatrice", ou "...souverainiste" par les médias français sur un ton bien policé. La polysémie médiatique française facho-compatible rend habituel et courant un fascisme just-in-time, encore plus depuis le 21 février 2022 pour aguerrir notre État face à Poutine. Nous sommes justes, grands et beaux, alors que ces chefs de gouvernements fascistes PiS de Hongrie et du Fidesz de Pologne ont rencontré le 5 décembre 2022 en Espagne à l'appel de Vox, le parti fasciste néo-franquiste espagnol et tous leurs homologues et présidents de partis fascistes des États-Membre de l'EU, dont MLP, la candidate fasciste française aux Présentielles 2022. Après avoir adapté à son goût la Constitution hongroise, la loi électorale, le découpage des circonscriptions, les médias, la censure, la justice, la police, les universités, l'enseignement, le fasciste Viktor Orbán a été remis pour la 4ème fois sur son siège de 1er ministre de la Hongrie après des élections à 1 tour le dimanche 3 avril 2022. Macron n'a pas pipé mot. Macron n'a pas déploré la reconduction du président fasciste Viktor Orbán en Hongrie. Macron compte sur ce rally around the flag, qui s'est rappelé à nous ce dimanche 3 avril 2022 en Hongrie, et qui pourra lui rapporter gros à sa propre réélection.

En France, quand on fait un Rock around the Bunker réactualisé, quand on décroche du mur de la mairie le  portrait officiel de celui qui dit devant le drapeau de notre pays "je les emmerde" "les gens qui ne sont rien" "certains, au lieu de foutre le bordel" "une majorité de femmes, pour beaucoup illettrées" "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre" ➳ ... et quand on fait un making of, un film documentaire relatant le tournage ou la production d'un film politique ou d'une composition gouvernementale, ou quand on fait une description du process de construction d'une politique sous l'angle de ce qui serait autrement resté dans l’ombre, on doit décupler de prudence surtout depuis le 16 janvier 2023, pour ne pas être attaqué et enfermé par une enquête ouverte pour « injure publique envers une personne dépositaire de l'autorité publique » après des propos sur les unités de la puissance du pouvoir signalés par les préfets de police, le Parquet de Paris et les acteurs du régime. Macron conçoit sa start-up nation, comme sa communauté financière qui, dans les limites de son territoire néoliberal,
revendique pour son propre compte " le monopole de la violence physique légitime ".

Sans "faire son point Godwin", c'est le retour de la Stasi.   Cliquez sur la Plateforme des pétitions citoyennes de l'Assemblée Nationale    >>>
Je vous invite à regarder l'analyse de Le Média sur "Le journalisme de Préfecture", un titre qui est repris d'Acrimed - Observatoire des Médias / Action Critique Médias.

11. mars 2023

Fin de la Vème République - En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a le président Macron, son Autocratie électorale et son renversement du régime

Ce post contient 4 annexes et 36 liens documentaires internes et externes, dont  vie-publique.fr, LCP, Assemblée Nationale, Public Sénat, CNCDH + 6 annexes
Optimisé écran 24/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox.

L'Alsace a transmis le 20 avril 2023 au département de l'Hérault la Casserole Olympique, mais par Arrêté Préfectoral N°2023.04DS.0187, Article 3, alinéa 1 >>> 
  "Aux usagers de la voie publique est interdit l'usage de dispositifs sonores portatifs".    En clair... l'usage de casseroles. Si Macron était Dada ce serait drôle.

màj du 16 mars 2023: le 30 juin 2017, au tout début de Macron Saison 1, la FAZ - Frankfurter Allgemeine Zeitung de centre-droit avait publié "Da kommt Europas gestiefelter Messias".
Je vous invite à en relire ma traduction du 1 juillet 2017 non annotée et sans commentaires de ma part >>> "Et voilà le Messie botté européen - L'Extrême Centre et son anti-démocratie néolibérale"

66,9% des 60-64 ans sont au chômage (Chiffres officiels de l'OCDE). 64 ans sera donc l'âge du départ du chômage pour 66,9% des 60-64 ans.
En novembre 2022 a été adoptée la Réforme de l'assurance chômage, proposée par le ministre du travail Dussopt, qui réduit de 25% les indemnités.

Le 26 août 2022 j'avais fait en 38 points le portrait de Macron: Macron, autocratie électorale: la téléologie du président de la finance pour casser État de Droit, Code du Travail, normes sociales, services publics et tous ceux qui lui en coûtent. Depuis début Octobre 2022 avec la Loi de Finance 2023,  Parlement et Sénat sont contournés par Macron avec son gouvernement. En novembre 2022 je vous avais préparé à la phase active du renversement de régime opéré par Macron avec mon analyse >>>  Macron: de l'autocratie électorale au renversement du régime - En France on se passe de putsch, on a un président
( ci-dessous, 10 liens officiels directs vers vie-publique.fr, LCP, Assemblée Nationale, Public Sénat, CNCDH )

Contournement du Parlement   par le gouvernement:
  10 fois le 49-3, du 19 X au 15 XII 2022, qui mettent à chaque fois à la poubelle tous les amendements votés 
(màj du 16 mars 2023 + 1 ultime fois le 49-3 - Macron vient de tuer la Vème République) 

  1 fois le PLFSSR - Projet de loi de Finance sur la Sécurité Sociale Rectificatif
        qui n'est qu'un Cavalier législatif contenant la Réforme des retraites ( constitutionnalité restant à vérifier par le Conseil Constitutionnel ).
        Une réforme structurelle n'a rien à voir dans la loi budgétaire 2023.

  1 fois le 47-1  ( constitutionnalité restant à vérifier ) qui limite à 50 jours le débat du Parlement ET du Sénat

  1 fois détournement de l'Article 122 avec le Tirage au sort  pour la 1ère fois depuis 1958 sous la Vème République. 
         Ce tirage au sort a eu lieu entre la Motion Référendaire de la Nupes et celle du parti fasciste.
         Article 122 Règlement de l'Assemblée nationale précise qu'une seule motion peut être présentée. La Nupes l'avait présentée en 1er.

Contournement du Sénat     par le gouvernement    en mettant aussi à la poubelle tous les amendements votés:
  1 fois Article 38  ( constitutionnalité restant à vérifier ) clôture tout débat et examen des amendements

  1 fois le 44-2  limite nombre d'amendements et temps de parole à 2 minutes par sénateur, mais pas soumis au vote
         et rejetés en bloc ou un à un sans explication par le ministre Dussopt...  ( constitutionnalité restant à vérifier )

  1 fois le 44-3 du Vote bloqué global sur l'ensemble du texte  ( constitutionnalité restant à vérifier )
         sans discussion et en ne retenant QUE les amendements proposés ou acceptés par le gouvernement.

Contournement par huis-clos de la CMP - Commission Mixte Paritaire, 7 Députés et de 7 Sénateurs
  1 fois Article 112-3  La CMP se tiendra à huis-clos sur la décision de la présidente du Parlement. Et en une après-midi.
         Le Parlement n'a pas voté la réforme, le Sénat a voté la réforme avec 195 voix contre 112, grâce au parti de droite LR qui ne représente
         que moins de 3% des électeurs inscrits. Établir une entente mixte paritaire, sur un texte modifié de 110 pages qui n'a été donné que le matin?

Sous la Vème République, c'est la 1ère fois qu'une loi sur les retraites est votée avec... zéro participation du patronat au financement et à l'équilibre financier !
Mais notre pays est champion d'Europe pour le versement des dividendes aux actionnaires. Et a versé et verse des centaines de milliards d'exonérations fiscales aux entreprises.

La suite >>> 49-3 et/ou Ordonnance...  et ensuite le grand fracas de Macron avec les nassages des manifestants, les LBD, les AFD - Amendes Forfaitaires Délictuelles, puis la Dissolution de l'Assemblée et une majorité fasciste de députés élus au Parlement-bis de Macron Saison-2. L'imposteur sera arrivé là où il avait toujours eu l'intention d'être avec ses 17% d'électeurs inscrits et les 54 à 71% d'abstentionnistes depuis 2017 en 15 élections. En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a le président Macron.

Le renversement du régime n'est pas venu de la base, mais du sommet avec Macron [1], comme avec les fascistes Viktor Orbán du Fidesz en Hongrie et le duo Kaczynski/ Duda du PiS en Pologne. Macron a reçu le fasciste Viktor Orbán à l’Élysée ce mardi 15 mars 2023, la presse française n'en a pas parlé. En prévision du mot d'ordre de la présidence d'attaquer dans la rue les manifestants, voir ma note de bas-de-page et mes trois annexes officielles.

La plus grosse des insultes, non conformes à la charte, et c'est devenu une addiction, c'est de faire strictement passer toutes les lois capitales avec le 49-3, le 47-1, le 44-3, l'Article 38, les Ordonnances, etc. La presse étrangère en est estomaquée. Celui qui ne s'en offusque pas est complice de cette autocratie électorale, détenue par une toute petite minorité élue par 17% des électeurs inscrits (9,6 millions pour une population de 67,8 millions). Notre démocratie est en phase létale, en grande partie de par la faute des électeurs inscrits. Une alternative parlementaire, de gauche a existé et existe. Mais c'était tellement plus drôle de les traiter de bolchéwokistes. Au lieu de morigéner en boucle, allez suivre les débats, toujours diffusés en ligne, du Parlement, du Sénat et des Commissions, pour voir ce qui s'y passe en réalité. Il ne faut pas s'appuyer sur les lignes de la presse et de la TV, mais aller voir et entendre.

Je suis content de cette Union syndicale depuis janvier 2023 et qui n'a plus existé depuis presque 20 ans - honte à eux - mais je reste vigilant: le 1er mai 2022 j'avais écrit >>>
faire péter le "plafond de verre" pour amuser l'audience ou se ressaisir dans sa dignité de Travailleur et d'habitant de notre pays ?

En ce 1er mai 2022 j'avais souligné par un portait une fois de plus la codicologie du régime commercial de Macron, du Marché Commun de l'EU et de sa nouvelle rampe de lancement, les "accords de libre-échange de nouvelle génération", comme les désigne leur libellé officiel. Je vous renvoie à mon analyse précédente >>> "Déliquescence des corps intermédiaires", barbotage universel, "conventions citoyennes permanentes", accords de libre-échange de "nouvelle génération" où j'avais pour une fois écrit un essai littéraire à la place de mes 689 exposés documentaires précédents et appuyés largement sur des sources officielles, publiques et sûres comme par exemple la CNCDH - Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme. Sûres au sens que ladite "fake conspiration" ne peut les atteindre pour me boucler. Dans un régime totalitaire ou dans le régime commercial, la réalité n'est pas agréable si elle n'est pas conforme au dogme, si bien que l'intercommunicabilité est condensée - selon le cahier de charge des médias et le mimétisme qu'ils induisent et imposent sous couvert d'anonymat - en un bruit rose qui couvre sens, paroles et vues. L'essentiel est de montrer des gens qui s'agitent et s'alignent au lieu de les faire entendre et raisonner. Gestuelle, flash et arrêts-sur-image sont devenus les sièges du mordant et de l'incisif. Vous savez que depuis 5 ans, il est obligatoire de montrer langue blanche avant d'ouvrir la bouche, et qu'il faut la tirer régulièrement pour tenter de conserver une attention non meurtrie de votre auditeur. L'altérité est déclassée au degré zéro de l'attention, le combat dans la communication ne se charpente plus sur la structure de l'exposé, mais sur les meurtrières que l'auditeur travaille à découper en vous pour exister par dessus ce trac. Adresser la parole, en appeler à l'attention, sont aujourd'hui modélisés comme des clôtures glauques à fracturer, mais pas comme une couche d'air à visiter et à faire vibrer. Suis-je bien clair ou seulement malentendant? A voir les non-débats installés pour les Distancielles 2022 avec son cadenas Macron-Le Pen fermé à double-tour, à entendre les non-débats installés pour les Législatives qui les emberlificotent, il saute aux yeux que l'argument étayé ennuie, que couper la parole prépondère sans pondération. Il faut casser, quoi qu'il en coûte, celui qui expose autre chose que la raison séminale nationale lui demande d'exposer. Le temps d'exposition médiatique n'attend de lui que surexposition et floutage de gueule. La gageure coiffe le ton.

Je vous invite à lire ci-dessous les 3 annexes, dont l'avis du HCFP - Haut Conseil des Finances Publiques sur l'amateurisme aveugle et méprisant de la méthode du gouvernement Macron dont je vous donne aussi ici le lien de la version complète: Avis relatif au projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour l’année 2023. Le Haut Conseil des Finances Publiques est chargé d’apprécier le réalisme des prévisions macroéconomiques et de recettes et de dépenses du Gouvernement, de vérifier le respect des objectifs de dépenses des administrations publiques au regard des orientations pluriannuelles définies dans la loi de programmation des finances publiques et de vérifier la cohérence de la trajectoire de retour à l’équilibre des finances publiques. Le HCFP est un Organisme indépendant du Gouvernement et du Parlement, il est placé auprès de la Cour des comptes et présidé par son Premier président. En résumé: "Compte tenu du caractère incomplet des informations qui lui ont été transmises par le Gouvernement, le Haut Conseil n’est pas en mesure d’évaluer l’incidence de moyen terme de la réforme des retraites sur les finances publiques. De surcroît, le Haut Conseil relève que l’absence d’adoption du projet de loi de programmation des finances publiques ne lui permet pas de vérifier la cohérence des prévisions de finances publiques des textes financiers avec la loi de programmation. Au-delà, cette absence, contraire aux engagements européens de la France, prive les finances publiques d’une boussole indispensable à leur bonne gestion et à la préservation de la soutenabilité de la dette publique."

Note(s)

  1. ^ Les 3 premières années du quinquennat de Macron, la France avait été condamnée par l'ONU, par le OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, par le Conseil de l'Europe, par le Parlement Européen, par la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, par le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, par Amnesty International, par LDH - Ligue des Droits de l'Homme et elle a même été interpellée par la Commission Européenne, etc... pour sa gestion violente armée de LBD et pour sa répression judiciaire contre les manifestations des Gilets Jaunes et contre les opposants à la réforme Macron-BlackRock des retraites et à la casse du Code du Travail (voir ci-dessous les 2 annexes du Conseil de l'Europe et du Parlement Européen). Aviez-vous entendu parler de ce sinistre abonnement français de Macron aux blâmes décernés contre la France par tous les grands organes internationaux de la planète? Ni Macron ni ses ministres ni les médias n'ont communiqué sur notre indignité nationale, notre parce que le début est en France, comme en Hongrie, encore le choix des électeurs inscrits. La violation des Droits de l'Homme est entrée dans le droit commun de l’État de Macron, elle est sa "matrice intellectuelle". Quand les Gilets Jaunes avaient manifesté, c'était plus drôle pour le gouvernement Macron et son album d'images d'utiliser les LBD et de comptabiliser 10+1 morts, 7 mains arrachées, 300 crânes fendus et 32 yeux explosés que de prendre "des décisions historiques" pour rendre la Dignité aux 8 millions de Travailleurs pauvres, aux 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté, aux 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire, aux 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé. Pour renforcer votre choix politique à avoir le 12 et 19 juin 2022 aux Législatives avez-vous pris connaissance du Mémorandum du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, de la Résolution du Parlement Européen ou du Rapport de l'OHCHR - Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU >>> "France: des experts de l'ONU dénoncent des restrictions graves aux droits des manifestants « gilets jaunes »" ?

15. janvier 2023

Macron: de l'autocratie électorale au renversement du régime - En France on se passe de putsch, on a un président

Finalisé le 26 novembre 2022   -    Ce post contient 21 liens internes et externes + 4 annexes    -    Post optimisé pour écran PC 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox

L'Alsace a transmis le 20 avril 2023 au département de l'Hérault la Casserole Olympique, mais par Arrêté Préfectoral N°2023.04DS.0187, Article 3, alinéa 1 >>> 
  "Aux usagers de la voie publique est interdit l'usage de dispositifs sonores portatifs".    En clair... l'usage de casseroles. Si Macron était Dada ce serait drôle.

Si vous cherchez sur Google Macron autocratie électorale mon site est en page 1 ligne 6.

Le 29 août 2022 je vous avais écrit une analyse en... 37 points   Macron, autocratie électorale: la téléologie du président de la finance
pour casser État de Droit, Code du Travail, normes sociales, services publics et tous ceux qui lui en coûtent
      

Je vous en remets le prologue que je complète en fonction d'un abonnement très malsain
à la mise sous cloche de notre démocratie par Macron

màj du 19 octobre 2022: voir au bas de ce billet
       màj du 20 octobre 2022: voir au bas de ce billet
              màj du 27 octobre 2022: voir au bas de ce billet
                     màj du 02 novembre 2022: voir au bas de ce billet
                            màj du 21 novembre 2022: voir au bas de ce billet
                                   màj du 26 novembre 2022: voir au bas de ce billet
                                  màj du 30 novembre 2022: voir au bas de ce billet
                                         màj du 08 décembre 2022: voir au bas de ce billet
                                                            màj du 12 décembre 2022: voir au bas de ce billet
                                                                  màj du 15 décembre 2022: voir au bas de ce billet

10 fois le 49-3 en 9 semaines, ça va très mal finir tout ça

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Le renversement du régime n'est pas venu de la base, mais du sommet comme en Hongrie avec le fasciste Viktor Orbán du Fidesz et en Pologne avec le duo fasciste Kaczynski/Duda du PiS. En France ce sommet a été élu avec 17% des électeurs inscrits. En France, c'est élégant et bien vu de parler de notre "pays des Lumières", et de blâmer Trump et Bolsonaro.

Comme souvent, j'écris dans le quotidien régional DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace, un commentaire sous leurs articles, cette fois-ci au sujet du 6ème 49-3, un article qu'ils ont même entièrement caché en bas de page d'accueil loin derrière tous les articles sur la coupe du monde de foot. Cette fois-ci le "modérateur" de la poubelle des DNA, qui a mis en ligne mon commentaire, n'a attendu que 15 minutes avant de le censurer lui-même après s'être fait engueuler par Bolloré-Lagardère et infliger par eux une AFD - Amende Forfaitaire Délictuelle.

 

La plus grosse des insultes, non conformes à la charte, et c'est devenu une addiction, c'est de faire strictement passer toutes les lois capitales avec le 49-3. La presse étrangère en est estomaquée.

Celui qui ne s'en offusque pas est complice de cette autocratie électorale, détenue par une toute petite minorité élue par 17% des électeurs inscrits.

Notre démocratie est en phase létale.

Au lieu de morigéner en boucle, allez suivre les débats, toujours diffusés en ligne, du Parlement, du Sénat et des Commissions, pour voir ce qui s'y passe en réalité.Il ne faut pas s'appuyer sur les lignes de la presse, mais aller voir et entendre.

Le renversement du régime n'est pas venu de la base, mais du sommet comme en Hongrie avec Viktor Orbán du Fidesz et en Pologne du PiS du duo Kaczynski/ Duda. [1]

Ça va mal finir.

voir deux annexes: 1)  Conseil Europe - Commissaire aux Droits de Homme Gilets Jaunes France 26 février 2019 .pdf
2) Résolution Parlement EU - Le droit à manifester pacifiquement et l’usage proportionné de la force.pdf

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Note(s)

  1. ^ Les 3 premières années du quinquennat de Macron, la France avait été condamnée par l'ONU, par le OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, par le Conseil de l'Europe, par le Parlement Européen, par la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, par le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, par Amnesty International, par LDH - Ligue des Droits de l'Homme et elle a même été interpellée par la Commission Européenne, etc... pour sa gestion violente armée de LBD et pour sa répression judiciaire contre les manifestations des Gilets Jaunes et contre les opposants à la réforme Macron-BlackRock des retraites et à la casse du Code du Travail (voir ci-dessous les 2 annexes du Conseil de l'Europe et du Parlement Européen). Aviez-vous entendu parler de ce sinistre abonnement français de Macron aux blâmes décernés contre la France par tous les grands organes internationaux de la planète? Ni Macron ni ses ministres ni les médias n'ont communiqué sur notre indignité nationale, notre parce que le début est en France, comme en Hongrie, encore le choix des électeurs inscrits. La violation des Droits de l'Homme est entrée dans le droit commun de l’État de Macron, elle est sa "matrice intellectuelle". Quand les Gilets Jaunes avaient manifesté, c'était plus drôle pour le gouvernement Macron et son album d'images d'utiliser les LBD et de comptabiliser 10+1 morts, 7 mains arrachées, 300 crânes fendus et 32 yeux explosés que de prendre "des décisions historiques" pour rendre la Dignité aux 8 millions de Travailleurs pauvres, aux 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté, aux 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire, aux 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé. Pour renforcer votre choix politique à avoir le 12 et 19 juin 2022 aux Législatives avez-vous pris connaissance du Mémorandum du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, de la Résolution du Parlement Européen ou du Rapport de l'OHCHR - Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU >>> "France: des experts de l'ONU dénoncent des restrictions graves aux droits des manifestants « gilets jaunes »" ?

16. décembre 2022

"La (très) grande évasion" fiscale - Film de Kergoat et Rue 89-Strasbourg / Qatar Gate & corruption-captation de la Commission Européenne et des institutions EU

Ce post contient 8 liens externes et 17 liens internes    -    Post optimisé pour écran PC 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox

J'ai été à la projection du film qui avait été suivie d'un débat avec Manon Aubry, Eurodéputée LFI et co-présidente du groupe de la GUE - Gauche Unitaire Européenne au Parlement Européen
et avec Emmanuel Fernandes, le député LFI-Nupes de ma circonscription de Strasbourg pour lequel j'ai bien sûr voté. Voici une interview de Manon Aubry.   Vous pouvez cliquer ci-dessous sur le teaser du film.

Tout ce que vous vouliez savoir sur les gafam, McKinsey, GE-General Electric, Sanofi, TOTAL, Engie, Alstom, la Société Générale, HSBC, UBS, KPMG, Deloitte, EY-Ernst & Young... sans oublier bien sûr que les Institutions Européennes garantissent l'hyperloop des revolving doors avec en tête le champion toutes catégories, Juan José Barroso, qui a pantouflé directement et sans délai de la Présidence de la Commission Européenne vers Goldman Sachs, dont Mario Draghi, anciennement directeur de Goldman Sachs Europe, était devenu directeur de la BCE.

Tout ce que vous vouliez aussi savoir sur Macron-ministre et Macron-président, Benalla, Darmanin, Sarkozy, Raffarin, Fillon, Strauss-Kahn, Hollande, Kouchner, Jean-Claude Juncker, Christine Lagarde, Moscovici, le Qatar, les Îles Caïmans, les paradis fiscaux du Luxembourg et des Pays-Bas et de l'Irlande et de la France

et bien sûr tout ce que vous vouliez savoir sur la déprédation de l’État, de l'État de Droit, des Services Publics, de la Justice, des Hôpitaux, de l’Éducation Nationale, de la réforme des retraites Macron-BlackRock, sur le dumping social, sur le Dumping Humain, sur les Travailleurs détachés, sur la Casse du Code du Travail par Macron sous tous ses costumes.

Dans la colonne de gauche de ma home page vous voyez tous les liens qui mènent sur plein d'ONG qui dénoncent le lobbying. J'analyse sur mon site toutes ces thématiques depuis le 06 VI 06, et principalement le lobbying financier qui gangrène, pollue, étrangle et opère une captation sur la Commission Européenne, sur le Conseil Européen, sur les Commissaires Européens, sur le Parlement Européen.
Cinq exemples ➳

  1. Sylvie Goulard, Commissaire Européen de Macron, néo-libérale membre du lobby Bruegel, de EPFSF, du TPN, du G30, de EUROFI, du "fédéralisme assurantiel".     
  2. Désobéissance aux Traités Européens, Révision, Modification - surenchère et chasse gardée de la Présidente de la Commission Européenne, et de Macron-Saison 2
  3. Le dumping humain: le modèle social à la française du Président Macron contrôle les chômeurs.
  4. La Commission Européenne a enterré les propositions pour une Directive sur la Réforme de la Structure des Banques et du "too-big-to-fail".
  5. Le dumping humain européen est renforcé avec le 1er Sommet social européen tenu depuis 20 ans.

 

J'avais complété par un commentaire sous un éditorial intitulé "Assumer et réformer", pour une fois inquisiteur, du quotidien régional, DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace, au sujet de la corruption et du blanchiment d'argent qui va jusqu'à la Vice-Présidence du Parlement Européen.

Mais quasiment comme d'habitude, les DNA ont publié mon commentaire et l'on censuré, mais cette fois-ci après 2 heures et 11 minutres online, parce que le boy devant son écran des DNA qui met en ligne un à un et à la main les commentaires s'était fait taper dessus par les actionnaires du groupe de presse. Comme vous pouvez le voir, mon commentaire est poli, factuel et documenté, comme je le suis ici sur mon propre site.

 

 

29. août 2022

Macron, autocratie électorale: la téléologie du président de la finance pour casser État de Droit, Code du Travail, normes sociales, services publics et tous ceux qui lui en coûtent

Finalisé le 18 septembre 2022   -   Ce post contient 132 liens documentaires internes et externes + 2 annexes     -   Post optimisé pour écran PC 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox

L'Alsace a transmis le 20 avril 2023 au département de l'Hérault la Casserole Olympique, mais par Arrêté Préfectoral N°2023.04DS.0187, Article 3, alinéa 1 >>> 
  "Aux usagers de la voie publique est interdit l'usage de dispositifs sonores portatifs".    En clair... l'usage de casseroles. Si Macron était Dada ce serait drôle.

Le renversement du régime n'est pas venu de la base, mais du sommet comme en Hongrie avec Viktor Orbán du Fidesz et en Pologne du PiS du duo Kaczynski/ Duda.
En France ce sommet a été élu avec 17% des électeurs inscrits.

màj du 19 octobre 2022: voir au bas de ce billet
       màj du 20 octobre 2022: voir au bas de ce billet
              màj du 27 octobre 2022: voir au bas de ce billet
                     màj du 02 novembre 2022: voir au bas de ce billet
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                                  màj du 30 novembre 2022: voir au bas de ce billet
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                                                            màj du 12 décembre 2022: voir au bas de ce billet
                                                                  màj du 15 décembre 2022: voir au bas de ce billet

       10 fois le 49-3 en 9 semaines, ça va très mal finir tout ça
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"La France est le pays des lumières, la France est le pays des inventions. Nous allons expliquer, débattre, aller à la rencontre des Français".
Ce billet compile et étend mes précédentes analyses sur Macron, qui fait tout pour ressembler à un avatar de Instagram,
mais que j'observe depuis plus de 7 ans, depuis qu'il sévit sur la scène intérieure ou à l'international.
A chacun de ses sauts, Macron affirme vouloir gagner un match d'anthologie.

nom féminin

  1. Didactique:   Étude de la finalité.
  2. Doctrine qui considère le monde comme un système de rapports entre moyens et fins.

La Fort de Brégançon est la résidence privilégiée qui inspire toujours autant Macron après avoir tiré une bourre en jet-ski devant 22 millions d'habitants de notre pays qui ne peuvent pas se payer de vacances. Après 3 semaines de villégiature estivale, Macron a réuni le 24 août 2022 à l'Élysée le Conseil des ministres de son gouvernement. Avec le préambule de son discours, Macron inaugure sa rentrée politique de son exécutif avec le ton qu'il affectionne: en découdre avec les habitants de notre pays, les blâmer, les verser dans la peur et l'envie de désigner un coupable, diviser, le tout sous couvert de clairvoyance affichée et de vision de l'avenir dont lui seul détient le secret managérial. Dans son préambule, Macron a parlé en large et en travers de lui-même comme régnant intangible. Les médias, les streamers, les influenceurs ne l'ont pas remarqué.

Après avoir visité dans mon précédant billet la redondance, avec de multiples doses de mystères en suspension et de respirations soufflantes, de Macron sur la fin de l'abondance, je vous donne ci-dessous le libellé de son rituel liturgique qui m'effraye et qui fonctionne comme la réplique du mauvais garçon, insuffisamment intelligent et surpris dans sa déviance, qui s'évertue à dire "c'est pas moi, c'est lui" en trépignant sur le parquet jusqu'à s'essouffler avant la correction qui lui est administrée par voie orale, physique ou de fait.

En psychiatrie et dans la science forensique on connait très bien le fautif dans ce qui est son mode opératoire du détournement de l'attention de son entourage et d'évacuation hors de lui-même de sa culpabilité et de sa responsabilité de son acte commis en pleine possession de ses moyens et sans altération du discernement.

forensique

adjectif  (de l'anglais forensic, du latin forum, tribunal)

  1.  Science forensique, science interdisciplinaire (chimie, informatique, biologie, anthropologie, etc.) regroupant les méthodes d’analyse de la police scientifique,
          de la criminologie et de la médecine légale, utilisée dans un cadre judiciaire.
  2.  Entomologie forensique, étude des insectes trouvés sur des cadavres, notamment afin de déterminer, dans le cadre d’une enquête judiciaire, la date du décès.

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Voici maintenant, tel quel, l'extrait du préambule du discours du 24 août 2022 de Macron devant le conseil des ministres de son gouvernement >>>  [...] Ce que nous sommes entrain de vivre est... (respiration soufflante)... plutôt de l'ordre d'une grande bascule ou d'un grand bouleversement. La fin des évidences quand on regarde à la fois la France et l'Europe, et le cours du monde... (respiration soufflante)... la démocratie, les droits de l'homme... (respiration soufflante). Si d'aucuns pensaient que c'était la téléologie de l'ordre international, les dernières années auront battu en brèche quelques évidences... (respiration soufflante)... c'est la fin de celles-ci... (respiration soufflante)... la montée des régimes illibéraux, l... (respiration soufflante)... le renforcement des régimes autoritaires... (respiration soufflante)... nous l'avons encore vu... (respiration soufflante)... dans les discours désinhibés des derniers mois... (respiration soufflante)... sont clairs. (respiration soufflante)"  [...] <<<

Ce final "... sont clairs." dans sa très longue phrase semble être une lourde erreur de syntaxe, mais il veut avoir une forte valeur de sous-entendu,
alors que Macron est dans le pointage devant son horodateur, devant lequel il commande à tout auditeur de passer,
auditeur qui l'écoute ou qui ne l'écoute pas car il ne doute pas de l'universalité de sa parole.

J'ai retranscrit le préambule du discours de Macron en marquant ses respirations sonores, comme dans le livre de prières de mémé.
où après des mots ou sous des phrases était imprimé "Hier soll man einen tiefen Seufzer fahren lassen" (exprimons à cet endroit un profond soupir).
Cette expression allemande m'avait toujours amusé parce que "einen fahren lassen" sans substantif signifie simplement péter, ou littéralement "en laisser conduire un".
Cela fâchait mémé qui me disait "Du ! Antékrischt ! ".  Elle avait les lèvres bleues et moites quand elle priait. Sa transfiguration me semblait être quelque chose de crucial et d'annonciateur dans sa vie. Macron fait tout depuis 7 ans pour ressembler à un avatar de Instagram, mais ne peut cacher qu'il est guidé par son malaise vagal
et qu'il veut en découdre avec tous ceux qui lui en coûtent pour faire oublier ses urnes, même si "ça lui en touche une sans faire bouger l'autre".

Maintenant je vais vous prouver point par point que dans son préambule Macron parle d'une situation qu'il connait parfaitement, puisqu'il parle de lui-même,
mais par félonie il fait semblant de critiquer, de dénoncer, d'avertir et de mettre en garde pour se faire passer pour le chantre de l'Etat de Droit et des Droits de l'Homme.

  1. Même pas 3 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine, Macron accueille Poutine le 22 mai 2017 avec agapes et hommages de la République au Château de Versailles. Macron a vendu à son ami Poutine, en violation de l'embargo international décrété contre la Russie suite à son annexion de la Crimée, du matériel militaire électronique de dernière génération. En plus des Uber Files, consultez les Egypt Papers et les Ukrain Papers publiés par Disclose. En métropole, Macron fait la chasse aux chômeurs en leur donnant une déculottée décennale.
  2. "ça m'en touche une sans faire bouger l'autreMacron s'est référé à Chirac pour sa phrase sur ses burnes, mais Chirac ne l'avait dite qu'en privé et elle avait été rapportée. Avec ses saloperies Macron veut prouver qu'il est un homme et pas la lavette de la République "je les emmerde" "les gens qui ne sont rien" "certains, au lieu de foutre le bordel" "une majorité de femmes, pour beaucoup illettrées". Interrogé sur son scandale Uber, Macron répond face-caméra en public le 12 juillet 2022 devant le drapeau français >>> "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre". Quand des manifestants avaient décroché ses effigies dans des mairies, il s'était prévalu de "l'offense au président de la République inscrite dans la loi de 1881". Le mâle-alpha de la "Renaissance d'Ensemble" fait du yoga disruptif avec ces choses mais doit inscrire dans la Loi que outrages, offenses et injures publiques du président de la République au nez et à la barbe des citoyens constituent un délit mis sans allégeances à l'amende avec de sévères remontrances du Parquet saisi sans recul par les magistrats du siège. Son affaire est pendante depuis 2+5 ans, il doit être jugé et condamné par les tribunaux. En sus de sa cochonnerie, Macron exprime-t-il un genre de "death wish". Contre nous ou lui-même? Il le ressent au plus profond de lui-même, il n'est plus intouchable devant les Chambres, il va être démantelé par les partis dès qu'il va prendre langue avec ses écarts de posture. Uber, le canal référent de la concussion à l'explosion sociale de l'automne 2022, va le prendre à revers. Il ne s'épanchera plus en philippiques pour "son job en traversant la rue", il n'endossera plus depuis sa digue opposée les stigmates bienséants avec son intrication sémantique. Il n'est plus le "président vertical" malgré les cordons de la bourse tirés à grandes suées par LR et les 91 fascistes ébranlés du Parlement. La Fenêtre d'Overton est grande ouverte par sa main vibrante du marché et l'entremise de ses réseaux accumulés. Pour "extrême resserrement à droite" Google repositionne en Ligne 1 Page 1 mon site depuis des années.
  3. Disclose rappelle dans Ukrain Papers que Macron est un récidiviste qui viole la Conditionnalité Européenne du Respect de l'État de Droit. Macron, Chef des armées, a livré de 2017 à décembre 2020 des armes de très haute technicité à Poutine pour ses tanks, hélicoptères et avions de chasse, alors que l'EU avait imposé l'embargo sur l'exportation d'armes en Russie après son annexion de la Crimée en 2014. Les deux bénéficiaires de ces marchés sont les sociétés Thales et Safran, dont l’État français est le 1er actionnaire. Les accointances entre Macron et Thales/Safran correspondent aux accointances entre Viktor Orbán et la MKB Bank. Macron a violé l'embargo européen contre Poutine pour commercer avec lui.
  4. Tout juste 4 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine, Macron récidive et il avait reçu Poutine le 19 août 2019 au Fort de Brégançon en grandes pompes et il lui avait proposé "l’architecture de sécurité et de confiance entre l’UE et la Russie". Macron avait déclaré devant les caméras >>> "La Russie est européenne, très profondément" et avait annoncé qu'il entendait "réarrimer la Russie à l’Europe", qu'il croyait "à cette Europe qui va de Lisbonne à Vladivostok. C’est d’ailleurs pour cette raison que la France [Macron] avait défendu la réintégration de la Russie [4 ans après son annexion de la Crimée de juin 2014] au Conseil de l’Europe. La Russie est une grande puissance des Lumières. Elle a sa place dans l’Europe des valeurs auxquelles nous croyons". Pour Macron, les débats sur l’illibéralisme revendiqué par Poutine ne relevaient que de l’incompréhension mutuelle: "Derrière le mot libéral, on met parfois des choses qui ne sont pas les mêmes" déclarait Macron.
  5. Macron avait méprisé publiquement le Corps des diplomates français qui le mettaient régulièrement en garde quand il interprétait les exigences des critères de convergence démocratique de manière trop positive et laxiste envers Poutine. Macron a supprimé par décret le Corps Diplomatique avec effet au 1er janvier 2023. Lui seul dirige l'action de l'État. Macron n'est pas fan de l’État de Droit chez lui, et pour Macron la Diplomatie lui en coûte, le commerce, le commerce des armes lui rapportent.
  6. C'est pourquoi du 25 au 28 juillet 2022, Macron va faire dans sa virée en Afrique ses multiples baise-mains aux dictateurs de la Françafrique, du Mali, du Niger, de la Guinée, du Tchad, du Cameroun, etc pour pérenniser sur ce continent l'emprise de la France, "terre des lumières".
  7. Le 22 juillet 2022, Macron n'oublie pas bien sûr de recevoir avec les pompes de la République le dictateur égyptien Sissi.
  8. Le 28 juillet 2022 Macron accueille avec faste le dictateur criminel MBS d'Arabie Saoudite, qui avait fait assassiner son opposant Jamal Khashoggi.
  9. A tout ce peloton de dictateurs, Macron leur a confirmé qu'ils lui sont chers et que personne d'entre eux ne lui en coûtent. Le gouvernement Macron-1 doublé de Macron-2, par récidive et tout autant par la faute des électeurs inscrits abstentionnistes, casse tous azimuts le pays depuis 7 ans, et pour diriger avec artifices les médias il plaque dans le pays toutes sortes de charges accusatoires divertissantes dans le style de sa chimère "islamo-gauchiste". Le Schwarz Peter favori de Macron n'est pas le parti fasciste + ses 89 députés subitement élus, mais les députés de la Nupes-LFI qu'il traite "d'antisémites".
  10. Disclose révèle avec ses Egypt Papers que le mensonge d’État est un marqueur du gouvernement Macron, Chef des armées, qui décide de la vente des armes Made in France (wiki), dont la plupart des entreprises qui les construisent sont à 100% détenues par l’État. Avec sa Françafrique et ses interventions militaires sur place, avec ses soutiens politiques à ses amis putschistes successifs du Mali, du Niger, du Burkina Faso... la France s'implique depuis 7 ans dans la plus grande Catastrophe humanitaire de l'histoire de l'Humanité avec radars Cobra, pod laser Damoclès, 70 chars Leclerc, 154 canons Caesar, blindés Aravis, 2 corvettes Gowind 2500, hélicoptères Cougar et Dauphin, 9 avions ravitailleurs Airbus A330MRTT, ses Mirage 2000-9 et ses 80 Rafale qui bombardent le Yémen dans l'armée de... MBS - Mohammed Ben Salmane de l'Arabie Saoudite et avec 54 Rafale vendus au dictateur égyptien Sissi et... payés à plus de 50% par l'Arabie Saoudite. Selon le Rapport du 3 mars 2021 du UNOCHA - Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires de l'ONU, la famine atteint 17 millions de Yéménites. Les Rafale vendus par la France à l'Arabie Saoudite, aux Émirats et à l'Égypte bombardent les aéroports et les ports maritimes du Yémen qui sont les uniques voies d'accès aux denrées alimentaires et à l'aide humanitaire. Selon le Rapport de l'ONG Save the Children 2/3 de la population du Yémen, 21 millions de Yéménites, 11,3 millions d'enfants dépendent de l'aide alimentaire et de l'assistance humanitaire. La guerre au Yémen a entrainé avec elle la plus grande catastrophe humanitaire de toute l'Histoire de l'Humanité. En le remerciement pour son bon goût, Macron avait décoré le dictateur Sissi sur le pavillon de l’Élysée de la Grand-Croix de l'Ordre de la Légion d'Honneur le 7 décembre 2020, bien sûr en conformité avec la loi en portant tous deux le masque FFP2 pour honorer la grandeur de la France (voir images). La France n'a rien à envier à la Russie. Macron, adore se raconter en montrant du doigt quelques crapules. Ça embellit son visage Instagram à ses yeux.
  11. Avant de lire ce point n°11, je vous invite à relire mon texte aux points n°1, n°3 et n°10 pour comprendre comment Macron ne parvient pas à organiser son narratif pour cacher son fond, mais ce n'est pas grave la bolomancie Bolloré-Lagardère-Niel adore et recuit à volonté la soupe à Macron. Après le D-Day de Poutine du 21 février 2022, est subitement apparu dans le narratif de Macron un nouveau secteur linguistique en tension, le "belligérant". Macron, ses influenceurs, commentateurs et ministres expliquent que pour l'Ukraine "vendre des armes, ce n'est pas être belligérant, mais seulement être un partenaire commercial libre et loyal qui honore son bon voisinage. Vendre ou céder des armes à un autre État, c'est comme vendre du soja, ça ne montre pas non plus que vous n'êtes pas végétarien mais seulement carnassier".  SIPRI - Stockholm International Peace Research Institute: "The five biggest arms exporters are the United States, Russia, France, Germany and China. France increased its arms exports by 59% between 2012 and 2021, making it the third largest arms exporter". Pour passer à l'or fin la grandeur de la France, plus de 51% de la production industrielle française ont servi à la production d'armement et aux guerres extraterritoriales en Afrique noire ou subsaharienne, en Syrie, au Yémen et à de multiples dictateurs amis de la France. Les français adorent cultiver les délices de leur culpabilité universelle. Pour Macron, peu après l'invasion de l'Ukraine par Poutine le 24 février 2022, « les sanctions contre la Russie seront à la hauteur de l'agression ». Les sanctions contre la France seront-elles à la hauteur de nos agressions que nous commettons en Afrique ? Biberonner son aréopage de dictateurs avec uniformes et médailles, critiquer un Poutine en smoking depuis l’Élysée, la schizophrénie musicale française réglée comme un logiciel. Le bug Macron avait volé en France le débat démocratique en n'annonçant sa candidature aux Présentielles de 2022 que 2 jours avant la date limite du 4 mars. C'était chouette, Macron entrait en guerre, sans être belligérant et sans entrer en campagne. Sans sortir de l’Élysée, Jupiter pouvait jouer la colère de Zeus pour son drag and collect de centaines de milliers de voix pour ses Présentielles Distancielles 2022. Personne ne connaissait son programme pour les P&L-2022. En mars 2022 j'écrivais >>> à 5 semaines du scrutin, le programme de Macron n'est ni publié ni débattu, pourtant le rally around the flag de l'extrême resserrement français à droite depuis les 11 derniers scrutins sera amplifié avec Macron qui refuse avant le 1er tour tous débats publics de confrontation en tant que candidat avec les autres candidats. <<<
  12. Macron se veut être l'intrépide amateur de l'État de Droit, des Libertés démocratiques, du Droit des Peuples à disposer d'eux-mêmes. Il l'a répété sur tout son quinquennat. Le 7 mai 2017 au soir de son élection à la présidence de notre lumineuse république il proclame sur l’esplanade du Louvre que « L’Europe et le monde attendent que nous défendions partout l’esprit des Lumières menacé dans tant d’endroits. Ils attendent que partout nous défendions les Libertés, que nous protégions les opprimés. » Mais trois semaines après, Macron confirme la poursuite de la coopération, plus exactement de la complicité de l’État français avec les crimes et la répression sanglante et continue de la dictature du maréchal Sissi en Égypte, qui bombarde aussi le Yémen avec ses avions de chasse Rafale. Lire l'enquête Egypt Papers du site d'investigation Disclose sur le partenariat militaire entre Macron et Sissi: "Les Mémos de la Terreur" et encore "Chronologie d'une compromission". Amnesty a aussi publié un rapport: "Les armes et les blindés français sont au cœur de la répression sanglante et continue en Égypte". Le site d'investigation Disclose a des partenariats avec Arte, Radio France, Rue89 Bordeaux, Rue89 Strasbourg, Rue89 Lyon, The Intercept, etc... qui reçoivent ses enquêtes et s'engagent à les diffuser gratuitement. La vente des armes française à l'étranger dépend directement du Président Macron. Pour vérifier l'efficacité de Macron, dans son rôle de Président de la France et de Chef des armées, vous pouvez lire le Rapport accablant de l'Agence Reuters du 4 juin 2019 "French weapons sales to Saudi jumped 50 percent last year".
  13. Cette année 2022, la France a... doublé ses ventes d'armes. Ce qui n'a pas empêché Macron de tonner contre ceux qu’il appelle "les profiteurs de guerre" le 28 juin 2022 lors d’une conférence de presse en clôture du sommet du G7 en Allemagne.
  14. Je vous reconduis depuis 16 ans en ligne à la réalité française avec OWS - Occupy the WordS. Elle n'est pas un impensé. Merci de ne pas agonir d'injures contre moi avec un "espèce de sale cancel bolchéwokiste!" Votre choix est-il de ne pas être ou d'acquérir l'insu qui nous nasse tous dans le stratégique et l'opérationnel de Macron? Depuis le 18 novembre 2018, début des Gilets Jaunes, je vous fais le décompte de ses charges. Avec Macron la France a été rétrogradée au 33ème rang des pays démocratiques dans le classement RSF - Reporters Sans Frontières. En septembre 2022 elle est descendue au 34ème rang, mais ce qui compte est le narratif à Macron ➳ "La France, terre des lumières". Aux rangs 1 à 5 se trouvent: Norvège, Danemark, Suède, Estonie, Finlande.
  15. Les 3 premières années du quinquennat de Macron, la France avait été condamnée par l'ONU, par le OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, par le Conseil de l'Europe, par le Parlement Européen, par la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, par le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, par Amnesty International, par LDH - Ligue des Droits de l'Homme et elle a même été interpellée par la Commission Européenne, etc... pour sa gestion violente armée de LBD et pour sa répression judiciaire contre les manifestations des Gilets Jaunes et contre les opposants à la réforme Macron-BlackRock des retraites et à la casse du Code du Travail (voir ci-dessous les 2 annexes du Conseil de l'Europe et du Parlement Européen). Aviez-vous entendu parler de ce sinistre abonnement français de Macron aux blâmes décernés contre la France par tous les grands organes internationaux de la planète? Ni Macron ni ses ministres ni les médias n'ont communiqué sur notre indignité nationale, notre parce que le début est en France, comme en Hongrie, encore le choix des électeurs inscrits. La violation des Droits de l'Homme est entrée dans le droit commun de l’État de Macron, elle est sa "matrice intellectuelle". Quand les Gilets Jaunes avaient manifesté, c'était plus drôle pour le gouvernement Macron et son album d'images d'utiliser les LBD et de comptabiliser 10+1 morts, 7 mains arrachées, 300 crânes fendus et 32 yeux explosés que de prendre "des décisions historiques" pour rendre la Dignité aux 8 millions de Travailleurs pauvres, aux 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté, aux 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire, aux 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé. Pour renforcer votre choix politique à avoir le 12 et 19 juin 2022 aux Législatives avez-vous pris connaissance du Mémorandum du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, de la Résolution du Parlement Européen ou du Rapport de l'OHCHR - Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU >>> "France: des experts de l'ONU dénoncent des restrictions graves aux droits des manifestants « gilets jaunes »" ?
  16. Avant de lire ce point n°16, je vous invite à relire les points 6, 7, 8 et 9 pour comprendre à quel niveau national et international de mensonge et de manipulation Macron place sa rhétorique narcissique. Macron avait scandé devant le Parlement Européen le 19 janvier 2022, pour inaugurer sa Présidence de 6 mois de l'EU, les "valeurs de l’État de Droit et du respect des Libertés démocratiques". Il voulait oublier que lui et d'autres candidats aux Présentielles de 2022 comme l'ancien Commissaire Européen aux Marchés, Michel Barnier, et les 2 fascistes français en vogue, MLP et EZ, projetaient de "sortir partiellement notre pays de la Convention Européenne des Droits de l'Homme et de la Cour Européenne des Droits de l'Homme". Bien que tous crient à tue-tête qu'il est "est impossible de renégocier les Traités Européens". Pour Macron, Barnier et leurs collègues du même bord "pour les questions sécuritaires la France doit déroger à la primauté du droit européen". Cet opt out est le prémisse du fascisme, mais il est pour Macron et ses sosies la meilleure façon d'emmerder la condamnation du 14 février 2019 votée et adressée à la France sous forme de Résolution par le Parlement Européen. Macron en fait sa douleur narcissique, lui "seul a le droit d'avoir la tête au-dessus des autres", comme il a déclaré en visant le 1er ministre qui s'imposera après les Législatives de juin 2022. Tout glisse dans la modernité et l'élégance du fascisme just-in-time à la française qui dépasse l'accoutumance au non-droit et au non-État de Droit et qui rejoint la Désobéissance aux Traités Européens pour satisfaire à de viles opportunités de clan et de portes monnaie.
  17. Avant de lire ce point n°17, je vous invite à relire mon texte depuis le début. Dans son discours de "résilience" du 2 mars 2022 suite aux bombardements en Ukraine sur des cibles civiles et militaires par Poutine, Macron adore revenir sur son mensonge qui lui tient à coeur: "La démocratie n'est plus considérée comme un régime incontestable, elle est remise en cause sous nos yeux. Pour notre liberté et celle de nos enfants, nous répondrons par des décisions historiques." Macron, qui avait été élu aux P&L-2017 et aux P&L-2022 avec 17% des électeurs inscrits, tente de compenser sa légitimité électorale de fait extrêmement faible par sa redondance au sujet du rôle historique qu'il prétend vouloir mener, si possible en dehors du cadre constitutionnel. Il met en place des happenings nationaux de bavardage qu'il anime en brin de chemise et sans cravate: la Convention Citoyenne pour le Climat, réunie pendant 1 an et dont il n'a retenu que 3% des propositions, et maintenant, en pure mégalomanie et usurpation et révisionnisme de l'Histoire, Macron lance en mai 2022 le Conseil National de la Refondation, en écho au CNR - le Conseil National de la Résistance créé avec Jean Moulin et les Résistants contre les nazis. Le vrai CNR était l'organisme qui dirigeait et coordonnait les différents mouvements de la Résistance intérieure française pendant la Seconde Guerre mondiale, toutes tendances politiques et syndicales comprises, à partir de 29 mai 1943. Jean Moulin avait été assassiné quelques semaines plus tard par la Gestapo. Le Programme du Conseil National de la Résistance avait mis en place en France la Sécurité Sociale et toutes les Réformes Economiques et Sociales après la Libération contre les nazis. Macron adore faire la nique à l'Histoire, Macron adore la réécrire et la réviser selon ses convenances personnelles pour imposer partout son régime commercial, financiariste, néolibéral. Macron, l'imbu, croyait depuis août 2022 attirer autour de lui et de sa contrefaçon du "CNR" tous les partis, tous les syndicats, comme en 1943 le vrai CNR autour de Jean Moulin, mais très rapidement tous les syndicats (sauf la CFDT comme d'habitude) et tous les partis ont rejeté son invitation à cette collaboration. Si vous cherchez CNR sur Google, il n'y en a plus que pour ce truc à Macron. Même le splitting du mikado syndical français - dont chacun des syndicats adore accourir à l'Elysée un jour différent dans l'année pour arroser les pivoines du parc présidentiel - ont refusé en bloc cette x-ième parodie de Macron de la démocratie directe, qui n'est rien d'autre que du centralisme démocratique, mais à la française, avec des manières élégantes et le dirigisme Bolloré-Lagardère-Niel. Macron croyait que le pays à la tête duquel il se pense, est encore plus raffiné et activiste que par exemple la RDA avec sa SED - Parti socialiste unifié d’Allemagne (en allemand : Sozialistische Einheitspartei Deutschlands) qui était le parti politique unique de l'Allemagne de l'Est, la RDA (République Démocratique Allemande). La SED tenait le rôle dirigeant du Front national de la République démocratique allemande, coalition des partis autorisés par le régime communiste est-allemand. En tant que seul grand parti autorisé, il joua en Allemagne de l'Est le rôle d'un parti unique, possédant le monopole de l'action politique au sein de ce pays. Macron, qui déteste le multipartisme, se pense être à la tête d'un pays - sa " Start Up Nation" - et aimerait être à la tête d'un apanage de parti unique. C'est la réalité, il est à la tête des abstentionnistes majoritaires qui lui ont accordé son extrême resserrement à droite pour et par lequel il se fait élire depuis juin 2017. La Convention citoyenne pour le climat et maintenant ce Conseil National de la Refondation ne sont que des instances créées de toute pièce par Macron, dont l'objectif unique est de contourner la France légale et constitutionnelle avec son expertise du Sénat, du Parlement, de leurs Commissions et surtout avec ses débats démocratiques. Le climax de la réfutation et du déni de démocratie de Macron est que les débats de ce CNR ne seront pas filmés comme ils le sont tous au Parlement, au Sénat et dans toutes les Commissions sénatoriales et parlementaires. Du huis clos mais sans les scellés. Du Macron.
  18. L'addiction de Macron au mépris et au contournement de la démocratie et de notre Constitution est surmultipliée avec ses Conseils de Défense. Deux instances créées de toutes pièces par Macron avec ses bonshommes qu'il choisit seul d'une manière totalement autoritaire/autocratique et sans la moindre des consultations du Parlement et du Sénat. Il y a le Conseil de Défense sanitaire contre le Covid et le Conseil de Défense sur la crise énergétique. En France le Conseil de Défense n'a été avant Macron qu'un organe prévu par la Constitution pouvant être réunit par le Président de la République, Chef des armées, en cas de menace militaire. Le Conseil de Défense est soumis au secret, au secret des délibérations et ses membres désignés selon les circonstances par le Président seul sont couverts par l'immunité et ne peuvent pas être poursuivis par la Justice. Où que l'on écoute, où que l'on regarde, l'objectif unique de Macron est de se soustraire au débat, au contrôle et à la décision démocratique d'un Etat de Droit. A ceci Macron ajoute des "missions-flash" qui sont comme issues de la génération spontanée et des lubies de Macron. Le système de Macron est un Agitprop à la Macron. L'Agitprop de Macron est la diffusion d'un petit nombre de ses idées à tous les habitants du pays et elle recouvre en revanche la notion de communication monopolistique et est conçue pour diffuser sa fixation du libéralisme-financiarisme et de ses autres narrations de sa politique menée par lui et ses portes-monnaie. Pour encore plus instagramiser son portrait, Macron va en plus lancer des consultations en ligne, ainsi il sera sûr que n'auront pas de voix les 11 millions vivant sous le seuil de pauvreté et dépendant de la banque alimentaire ou ne pouvant pas se chauffer l'hiver (chiffres de 2021). La Présidence de Macron est un dark store.
  19. Le 11 février 2020 Macron, avait appelé ses députés LREM à l'Elysée - en qualité de président de pas tous les Français - pour leur proposer son "Plan de Reconquête républicaine" en leur expliquant que dans la France il y a le "pays légal" et le "pays réel" pour les "convaincre de l'urgence, de regarder en face l'immigration, la sécurité du quotidien, le séparatisme et l'insécurité." Pour Macron, le légal, la Loi française, est dévoyé par le réel qu'il voit, celui qui est importé selon lui par l'immigration venue d'Afrique et de pays arabes. La Françafrique, elle, c'est autre chose. Elle relève d'une "mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles" et de sauvegarde des intérêts de la France sur le territoire africain avec les réseaux français extra-diplomatiques des services de renseignement, d'entreprises, de barbouzes comme Benalla, de militaires... Et avec l'implication personnelle du président français, Chef des armées, et avec l'ingérence directe des autorités françaises dans les affaires intérieures des anciennes colonies françaises. Pour la France avec son véhicule de la Françafrique, le pays illégal est le pays réel pleinement voulu, désiré et assumé, comme dans les dictatures amies du Mali, du Tchad, du Niger, du Cameroun, etc... Avec son sketch de la distinction "pays légal - pays réel", Macron avait cité volontairement Charles Maurras. Maurras, antidreyfusard et antisémite forcené, était le directeur politique du mouvement fasciste Action Française qui s'était fixé comme objectif de lutter contre "la trahison de Dreyfus et des dreyfusards". Maurras, au nom de l'Action Française, avait encore en 1912 qualifié Dreyfus de "traître juif qui entrevoit en frissonnant les douze balles qui lui apprendront enfin l'art de ne plus trahir et de ne plus troubler l'ordre de ce pays qui l'hospitalise". C'est l'Action Française qui avait commis le 13 février 1936 l'attentat contre Léon Blum. Le 9 avril 1935, Maurras avait lancé publiquement un appel au meurtre de Léon Blum avec ces mots: "C'est un monstre de la République démocratique. C’est un hircocerf de la dialectique heimatlos. Détritus humain à traiter comme tel… L'heure est assez tragique pour comporter la réunion d'une cour martiale qui ne pourrait fléchir. [...] demande la peine de mort contre les espions. Est-elle imméritée pour les traîtres? Vous me direz qu'un traître doit être de notre pays: M. Blum en est-il? Il suffit qu'il ait usurpé notre nationalité pour la décomposer et la démembrer. Cet acte de volonté, pire qu'un acte de naissance aggrave son cas. C’est un homme à fusiller, mais dans le dos"..."Comme la guillotine n'est pas à la disposition de bons citoyens, ni de citoyens logiques, il reste à ces derniers un revolver, un couteau de cuisine". Je rappelle que Léon Blum était bien français de père et mère, donc il n'était pas heimatlos. Le 15 mai 1936, Maurras avait réitéré ses menaces de mort contre Léon Blum: "C'est en tant que Juif qu'il faut voir, concevoir, entendre, combattre et abattre le Blum. Ce dernier verbe paraîtra un peu fort de café: je me hâte d'ajouter qu'il ne faudra abattre physiquement Blum que le jour où sa politique nous aura amené la guerre impie qu'il rêve contre nos compagnons d'armes italiens [de Mussolini]. Ce jour-là, il est vrai, il ne faudra pas le manquer. Si, par chance, un État régulier a pu être substitué au démocratique Couteau de cuisine, il conviendra que M. Blum soit guillotiné dans le rite des parricides: un voile noir tendu sur ses traits de chameau". Maurras avait été élu à l’Académie française le 9 juin 1938 par 20 voix contre 12. Macron a repris de Maurras telle quelle l'opposition "pays légal" - pays réel" qui est l'un des fondamentaux de l'actuel parti fasciste français RN qui a participé sans programme aux P&L-2022 et subitement récolté 89 députés fascistes élus. Macron voulait montrer avec ses références à Maurras qu'il "est à l’écoute des catégories populaires" séduites par le parti national-fasciste français et qui le prouvent à chaque fois encore plus d'un scrutin à l'autre. C'est leur lutte des convergences.
  20. Macron participe aussi à la réhabilitation de Maurras en affirmant qu'il dissocie chez Charles Maurras l’écrivain et théoricien monarchiste de l’antisémite. Les psychiatres de la forensique n'auraient pas à fouiller pour cerner le cas. C'est Maurras qui a inventé, conçu et promu “l'antisémitisme d’État” longtemps avant Goebbels. Pour Maurras "la disparition de la République en 1940 était une divine surprise”. Maurras avait dénoncé pendant des années les “quatre États confédérés dont il fallait détruire l’influence néfaste sur la France: les juifs, les métèques, les protestants et les francs-maçons". La vie de Pétain et la vie de Maurras sont un manuel de haine de la République française et de ses valeurs. Pour Pétain comme pour Maurras, le national-fascisme était central dans leur matrice intellectuelle construite sur le "corps national français des vrais français" et contre ceux de "l’antifrance". Macron fonde son entêtement sur l'idée de "l'identité nationale". Macron avait organisé personnellement un ripage sémantique avec sa Loi sur le Séparatisme qu'il a fait passer de "Loi sur les séparatismes" à "Loi sur le séparatisme islamiste" puis à "Loi sur les valeurs de la République". Macron utilise le concept “insécurité culturelle”. Ce concept cultivé par le parti fasciste français RN, par les sarkozystes, Philippe de Villiers, Dupont Aignan, Asselineau, etc s'adresse directement aux “vrais Français"... en entendant "qu'ils sont insécurisés dans leurs modes de vie du fait de l’arrivée massive de Noirs et d’Arabes qui refusent les codes culturels du pays d’accueil et dont le refus est prolongé et aggravé dans les banlieues par leurs enfants nés sur le territoire national", etc. Maurras >>> "La divine surprise est l'accession au pouvoir du Maréchal Pétain et le sabordage de la République par le vote majoritaire des Parlementaires républicains eux-mêmes. La défaite de 1940 a eu le bon résultat de nous débarrasser de nos démocrates".
  21. Dans son interview-fleuve donnée à L'Express le 22 décembre 2020, Macron a poursuivi sa réhabilitation de Pétain et de Maurras, ces deux convergences intellectuelles du fascisme de la France, du racisme, du nationalisme et de l'antisémitisme. Macron, qui est épris depuis toujours de la dualité forensique Dr Jekkyl & Mister Hyde, a affirmé ici aussi, dissocier le Pétain de 1917, qu'il présente en héros de guerre, de celui de 1940. Pourtant c’est Pétain qui avait réprimé les mutins de 1917, qui avait été bourreau en chef du peuple marocain révolté pendant la guerre du Riff, qui avait appelé à cesser le combat contre Hitler et l'Allemagne nazie, qui avait mis en place les lois antisémites et livré les juifs et les roms de France aux nazis. Pétain avait instauré la collaboration avec Hitler et l'Allemagne nazie, avait créé le STO, avait appelé à soutenir la milice fasciste et des supplétifs de la Gestapo, à lutter contre la Résistance et les Résistants et avait appelé à se battre contre le débarquement allié de juin 1944. Le jour du Centenaire de l'Armistice, le 7 novembre 2018, Macron avait rendu un hommage à Pétain en soulignant qu'il avait été "un grand soldat", puis il avait tweeté en fin de journée une explication de texte suite à la vive polémique qu'il avait créée. Macron participe à la réhabilitation nationaliste de Pétain qui fait corps jusqu'à nos jours avec le parti fasciste d'extrême droite français FN/RN. Pour ce Centenaire de l'Armistice, Macron avait d'abord accepté des généraux et de son Chef d'état-major, le général Lecointre - resté en poste jusqu'en juillet 2021-  que les 8 maréchaux de la guerre de 14-18 soient honorés, dont le maréchal Pétain. Le Général Lecointre, Chef d'état-major des armées, voulait que Macron s'incline devant les bâtons des 8 maréchaux. C'est seulement après une vive protestation des universitaires réunis à Blois pour préparer le Centenaire du 7 novembre 2018 que ce sketch fascistoïde just-in-time de Macron avait été annulé. Ce même général Lecointre, Chef d'état-major particulier du président Macron, avait aussi mis 5 jours à réagir après l'appel au putsch du 21 avril 2021 de 21 généraux et de 1500 militaires français. Nous voyons par où passe la "convergence" de la France selon Macron. Les rituels liturgiques et autres antiennes de Macron contiennent toujours ses idiomatismes "lumières', "convergence".
  22. Discours de "résilience" de Macron du 2 mars 2022 suite aux bombardements en Ukraine sur des cibles civiles et militaires par Poutine: "La démocratie n'est plus considérée comme un régime incontestable, elle est remise en cause sous nos yeux. Pour notre liberté et celle de nos enfants, nous répondrons par des décisions historiques." Macron avait encore une fois prouvé le 16 octobre 2018 qu'il était à sa hauteur et capable de "prendre des décisions historiques". Le 29 octobre 2018 je vous avais écrit une longue analyse documentée sur la France qui doit être trainée à cause de Macron et de son accaparement de la Justice devant la CEDH - Cour Européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg pour ses violations de l’État de Droit et des Garanties Fondamentales des Droits de l'Homme >>> Les 17 perquisitions politiques, violation de la Convention Européenne des Droits de l'Homme et du Traité Européen, saisine de la CEDH. J'ai été le 1er pendant de très longs mois et il semble le seul à avoir rédigé une analyse aussi approfondie sur le sujet de cette France malsaine. Pour rappel, ces 17 perquisitions avec plus d'une centaine de policiers n'avaient reposé que sur des fakes propagés au sujet des comptes de la campagne présidentielle de 2017 de JLM et des conditions d’emploi d’assistants d’eurodéputés de La France Insoumise. Au moment où Macron annonçait son nouveau gouvernement après sa Bérézina des Gilets Jaunes, le Procureur de la République de Paris et membre du Parquet qui relève directement de la Garde des Sceaux - Ministre de la Justice, lançait la plus grande opération de perquisition de ces dernières décennies sur des faits infondés et des dénonciations calomnieuses. Ni les terroristes, les dealers, le grand banditisme n'ont eu droit à un tel acharnement et une telle violation multiple du Code de la Procédure Pénale, ni même les euro-députés français d'autres partis en infraction avec un système d'emplois fictifs et de travail dissimulé avérés. L'Eurodéputé JLM de LFI "mis en cause" dans cette affaire du 16 octobre 2018 avait prouvé 2 ans et demi auparavant qu'il n'avait détourné aucun moyen européen pour "financer des emplois fictifs", ce qui avait été validé par le Parlement Européen. Ses comptes de campagne avaient aussi été validés sans la moindre des irrégularités plus d'un an avant ces 17 perquisitions, après avoir répondu à plus de 2000 questions. Un acharnement politique comme à l'est de l'Europe dans les deux pays fascistes de la Hongrie et de la Pologne. Le Parquet de Paris a par la suite classé l'affaire pour absence d'infraction, sans excuses de Macron, du Procureur de Paris, de la Ministre de la Justice.
  23. Le 21 juillet 2020 je soulignais dans >>> Plan de Relance, la Nuit des Petits Couteaux: l'Europe catallactique enterre l'État de Droit / Unanimité en faveur des régimes fascistes de Hongrie et de Pologne que Macron et ses homologues du Conseil Européen avaient officiellement adoubé les régimes fascistes du PiS de Pologne et de Viktor Orbán de Hongrie pour garantir le "Deal" à l’Europe catallactique. Ces deux fascistes avaient menacé violemment pendant les 4 jours de négociation de "partir en claquant la porte si le plan de relance européen devait être lié à la Clause de Conditionnalité du Respect de l'État de Droit et si la Procédure selon l'Article 7 en cours contre la Hongrie et contre la Pologne était maintenue". Plusieurs procédures contre ces deux pays fascistes sont pendantes devant la CJUE - Cour de Justice de l'Union Européenne et devant la CEDH - Cour Européenne des Droits de l'Homme depuis plus de 10 ans, et ni Macron ni personne ne s’était attaché à les faire aboutir.
  24. Macron adore donner des gifles historiques quand ça ne va pas dans le sens de ses marchés financiers. Macron n'est pas amateur de Démocratie, de Liberté démocratique et d’État de Droit. Macron est "le Messie botté européen de l'Extrême Centre anti-démocratique néolibéral". Il n'est pas amateur de Travailleurs pauvres, de banque alimentaire, de "ceux qui ne sont rien", de vie sous le seuil de la très grande pauvreté. Macron est amateur de BlackRock, de création de "synergies" sur les marchés, de start-up, de convergences, de Casse du Code du Travail, de "ruissellement vers le bas". Macron est l'homme autocrate de notre pays qui l'a mis sur son poste par voie électorale. Macron est l'homme des décisions historiques parce qu'il se sent justifié et bonifié par ses 17% d'électeurs inscrits. Pour Macron, le Rally around the flag ne sera à sa hauteur qu'un Rally around the drag avec un zeste d'affaire Benalla ou un appel à la bougeotte du 21 avril 2021 non suivi de sanctions. Macron a vanté le jour du Centenaire de l'Armistice, le 7 novembre 2018, les fascistes Maurras et Pétain ("un grand soldat"), ces deux convergences intellectuelles du fascisme de la France, du racisme, du nationalisme et de l'antisémitisme. Avec sa Loi Séparatisme contre les musulmans de notre pays et avec sa Loi Sécurité Globale, toutes deux aussi passées avec le 49-3 en contournant Parlement et Sénat, Macron avait pris ses "décisions historiques" just-in-time pour "repenser l’État" ce qui a de nouveau valu contre la France un rappel à l'ordre par l'ONU. Le programme de Macron est la manipulation du ruissellement magique vers le bas de la démocratie souriante, amicale et joliment républicaine depuis la hauteur grandiose de ses libres marchés. L'essentiel pour Macron c'est d'agiter sa cuiller dans son lorem ipsum pour faire fructifier le Privilège de l'Investisseur. Mais à l'Appel ➳ Pour les Libertés, l’État de Droit ➳ Contre les idées d’extrême-droite et du fascisme just-in-time du gouvernement Macron il n'y avait personne dans les rues le 12 juin 2021. Pendant son quinquennat Macron a fait passer TOUTES ses lois capitales sans le Parlement ni le Sénat mais en faisant usage du 49-3 et des Ordonnances. Toutes, contre la Liberté et contre celle de nos enfants. Click & Collect. Drag and drop in the bin, that's all. Klappe zu, Affe tot.
  25. Macron n'aime pas la Constitution française, c'est à dire la forme constitutionnelle d'un Etat démocratique. Le cauchemar illibéral avec du Macron dedans se poursuit. Le 16 mars 2022, Macron avait fait savoir, que dès qu'il sera élu le 24 avril, il dissoudra l'Assemblée et fera immédiatement procéder à des élections anticipées, même si officiellement les Législatives doivent avoir lieu le 12-19 juin. Macron n'est pas amateur de démocratie, il voulait empêcher le débat démocratique préélectoral des futurs députés. C'est à vomir. Vous pouvez relire plus haut les blâmes de l'ONU et des autres organismes internationaux. Des journalistes ont demandé le 18 mars 2022 à Macron si son "programme est plus à droite qu'en 2017". Macron a balayé d'un revers de la main ces critiques en disant: « Je m'en fiche, royalement, totalement, présidentielle ou non. Ce qui compte, c'est ce qui fonctionne pour le pays, le rend plus fort, ce qui permet aux Françaises et aux Français de vivre mieux. Si à ce point, ils ne savent pas se différencier du projet que je porte, qu'ont-ils été faire dans cette galère ? ». Le Voyage au Trou du Langage de Macron n'est pas prêt d'en finir.
  26. Si. Macron est amateur d’État de Droit, mais au Liban. Deux jours après l'explosion gigantesque de silos d'engrais à Beyrouth, Macron s'était rendu le 6 août 2020 au Liban, qui était un protectorat français jusqu'en 1943. Macron se sentait investi d'une charge morale d'éducateur envers le Liban en menaçant les Libanais avec son lapidaire « pas de réforme, pas d'argent ». Macron avait subitement lié l'aide financière de la France à sa Clause de Conditionnalité du Respect de l'État de Droit par le Liban et en exigeant des « réformes drastiques avant six mois », au moment où il reviendra à Beyrouth contrôler si le Liban aura aussi tout autant mis fin aux accointances entre les représentations politiques, le pouvoir et les milieux financiers. Macron est l'idéal du modèle français, il manage la schizophrénie française, il vend au dictateur égyptien maréchal Sissi des navires de guerre Mistral et 54 avions de combat Rafale payés à 50% par les dictateurs d'Arabie Saoudite, il le décore à l’Élysée de la Légion d'Honneur, il vend à l'Arabie Saoudite des Rafale pour bombarder le peuple du Yémen et il tacle en même temps le Liban. Êtes-vous fiers d'être français? Macron: « Il y a aujourd'hui au Liban une crise politique, morale, économique et financière qui dure depuis plusieurs mois, plusieurs années et celle-ci implique des initiatives politiques fortes ».  (Lire le Rapport du PNUD - Programme des Nations unies pour le développement). Macron est très amateur d’État de Droit, mais au Liban. Il a été très impatient, quand, le 27 septembre 2020 de retour à Beyrouth, il a exprimé toute sa colère en disant « J’ai honte » à propos des dirigeants politiques libanais. Il avait alors déclaré qu'il « a pris acte de la trahison collective des partis libanais qui portent l’entière responsabilité de cet échec ». Macron sait se montrer très autoritaire quand cet État de Droit n'est pas instauré immédiatement: « A l’horizon environ d’un mois, un mois et demi, nous serons obligés de faire le bilan. S’il n’y a aucune avancée sur le plan interne, alors nous serons obligés d’envisager une nouvelle phase de manière très claire et de poser la question de confiance: est-ce qu’un gouvernement de mission sur la base de la feuille de route est encore possible, ou est-ce qu’il faut à ce moment-là changer la donne et aller peut-être dans une voie plus systémique de recomposition politique au Liban ? ». Indirectement, il appelait les Libanais à dégager leur président. Vous pouvez repenser à la science forensique, en observant cette colère enjouée de Macron au Liban. Macron est très amateur du peuple Libanais qu'il considère comme tel, comme un peuple. A son inspection au Liban, Macron était « déçu par la classe politique libanaise, qui n’a pas placé le peuple avant la politique politicienne. Tout continue comme avant à Beyrouth. La crise que vit le Liban n'est pas un coup du sort, ni une fatalité. Elle est le fruit de faillites individuelles et collectives et de dysfonctionnements injustifiables. L'ensemble de la classe politique libanaise n'a eu de cesse de l'aggraver en faisant passer avant tout ses intérêts individuels et partisans avant les intérêts du peuple libanais ». Forensique en veux-tu en voilà. Pour Macron, habillé de la grandeur de la france, les Libanais ne sont pas des "moins que rien" à "emmerder".
  27. Macron se veut être l'intrépide amateur de l'État de Droit, des Libertés démocratiques, du Droit des Peuples à disposer d'eux-mêmes. Il l'a répété sur tout son quinquennat. Le 7 mai 2017 au soir de son élection à la présidence de notre lumineuse république il proclame sur l’esplanade du Louvre que « L’Europe et le monde attendent que nous défendions partout l’esprit des Lumières menacé dans tant d’endroits. Ils attendent que partout nous défendions les Libertés, que nous protégions les opprimés. » Mais trois semaines après, Macron confirme la poursuite de la coopération, plus exactement de la complicité de l’État français avec les crimes et la répression sanglante et continue de la dictature du maréchal Sissi en Égypte, qui bombarde aussi le Yémen avec ses avions de chasse Rafale et Eurofighter. Lire l'enquête "Egypt Papers" du site d'investigation Disclose sur le partenariat militaire entre Macron et Sissi: "Les Mémos de la Terreur" et encore "Chronologie d'une compromission". Amnesty a aussi publié un rapport: "Les armes et les blindés français sont au cœur de la répression sanglante et continue en Egypte". Le site d'investigation Disclose a des partenariats avec Arte, Radio France, Rue89 Bordeaux, Rue89 Strasbourg, Rue89 Lyon, The Intercept, etc... qui reçoivent ses enquêtes et s'engagent à les diffuser gratuitement. La vente des armes française à l'étranger dépend directement du Président. Pour vous assurer de l'efficacité de Macron, dans son rôle de Président de la France et de Chef des armées, vous pouvez lire le Rapport accablant de l'Agence Reuters du 4 juin 2019 "French weapons sales to Saudi jumped 50 percent last year".
  28. Selon HUNGARY today du 9 mars 2022, "MKB Bank, majority owned by PM Viktor Orbán’s fast-emerging, childhood friend Lőrinc Mészáros and pro-government construction mogul László Szíjj, has financed by loan the campaign of French radical right presidential candidate, Marine le Pen" - "MKB Bank, détenue majoritairement par Lőrinc Mészáros, ami d'enfance en plein essor du Premier Ministre Viktor Orbán, et par le magnat de la construction pro-gouvernemental László Szíj". La banque hongroise Magyar Külkereskedelmi Bank - MKB appartenant à l'oligarque hongrois Lőrinc Mészáros et ami d'enfance de Viktor Orbán, a donné sous forme de "prêt" 10,7 millions d'euros à MLP, la fasciste canal-historique de la France, pour financer sa campagne électorale pour les Présidentielles de 2022. Le Conseil Constitutionnel français l'a publié le 4 mars 2022 avec les déclarations de patrimoine des candidats à l'élection présidentielle française. Viktor Orbán, premier-ministre fasciste de Hongrie soutient MLP, la fasciste française, pour les Présidentielles 2022 de France. Le 10mars 2022 le site Euractiv rappelle que Viktor Orbán est aussi actionnaire de la MKB Bank: "Le Pen, who said she is an admirer of President Vladimir Putin, promised a softer line on Russia over Ukraine, urging the West to drop economic sanctions on Moscow - Le Pen, qui a déclaré être une admiratrice du président Vladimir Poutine, a promis une ligne plus douce sur la Russie au sujet de l'Ukraine, exhortant l'Occident à abandonner les sanctions économiques contre Moscou". Le fasciste du parti PiS, Jarosław Aleksander Kaczyński, Vice-président du Conseil des Ministres de Pologne, le Premier Ministre fasciste du parti Fidesz de Hongrie, Viktor Orbán, la fasciste canal-historique de la France, MLP, et tous leurs homologues des États-Membres de l'UE s'étaient réunis sans masque FFP2 le 5 décembre 2021 à Barcelone pour créer le parti fasciste européen, dénommé "parti souverainiste européen" ou "parti européen des extrêmes droites", ou "...de droite ultra-conservatrice", ou "...souverainiste" par les médias français sur un ton bien policé. La polysémie médiatique française facho-compatible rend habituel et courant un fascisme just-in-time, encore plus depuis le 21 février 2022 pour aguerrir notre État face à Poutine. Nous sommes justes, grands et beaux, alors que ces chefs de gouvernements fascistes PiS de Hongrie et du Fidesz de Pologne ont rencontré le 5 décembre 2022 en Espagne à l'appel de Vox, le parti fasciste néo-franquiste espagnol et tous leurs homologues et présidents de partis fascistes des États-Membre de l'EU, dont MLP, la candidate fasciste française aux Présentielles 2022. Après avoir adapté à son goût la Constitution hongroise, la loi électorale, le découpage des circonscriptions, les médias, la censure, la justice, la police, les universités, l'enseignement, le fasciste Viktor Orbán a été remis pour la 4ème fois sur son siège de 1er ministre de la Hongrie après des élections à 1 tour le dimanche 3 avril 2022. Macron n'a pas pipé mot. Macron n'a pas déploré la reconduction du président fasciste Viktor Orbán en Hongrie. Macron compte sur ce rally around the flag, qui s'est rappelé à nous ce dimanche 3 avril 2022 en Hongrie, et qui pourra lui rapporter gros à sa propre réélection.
  29. Avant de lire ce point n°29, je vous invite à relire les points n°16, 17 et 24. Venons en aux affaires courantes de la vie démocratique dans notre pays et dont Macron n'est pas fan. Pour le prouver, Macron ne cesse de répéter en boucle depuis plus de 5 ans "qu'il va changer de méthode". Voici sa litote habituelle qu'il a réchauffée le 8 septembre 2022 pour l'ouverture de sa refondation potemkine: "Ce cadrage sera issu de cette discussion très approfondie. Il est véritablement novateur dans sa volonté d'avoir un travail de longue haleine qui ne soit pas simplement le lieu où chacun vient délivrer son discours. Ce sera très interactif et donc pas du tout dans une méthode descendante. Ce sera une discussion sans filtre. Nous devons aujourd'hui inventer quelque chose de nouveau, une manière nouvelle de débattre. Pas une nouvelle institution. On aura une dynamique d'échanges. Ce sera la renaissance démocratique. Il y aura une première séquence de plusieurs jours puis des rendez-vous réguliers. Les Français sont fatigués des réformes qui viennent d’en haut." Ce qui est excellent avec Macron, est que l'on peut toujours sans exception compter sur lui; quand il positive en direction de ceux qui débattent de la chose publique, on sait qu'il va encore mieux les nasser. Forensique.
  30. Macron cultive chez l'esthéticienne de l'Elysée et de Instagram sa douleur narcissique, selon laquelle lui "seul a le droit d'avoir la tête au-dessus des autres" et Macron propose "une nouvelle méthode de gouvernance". Parlement, Sénat, Commissions sont pour Macron la noyade de la synergie avec lui-même de ses énergies. Macron n'admet pas, comme dans n'importe quelle démocratie de la planète, que le Parlement vote la Loi, contrôle l'action du gouvernement et évalue les politiques publiques. Macron fait tourner autour de sa boule aromatique son CNR, ses Conseils de Défense, ses missions-flash, ses Grenelles de..., ses Ségur de..., ses Etats Généraux sur..., etc, et le quinquennat passe avec sa casse. Macron s'est présenté aux élections présidentielles de 2017 et de 2022 uniquement pour mettre le pays échec-et-mat. Macron ne se reconnait qu'une existence possible sans se sentir pollué par ce qu'il prend pour une pandémie, c'est à dire le Parlement, le Sénat, les Commissions, le débat démocratique de nos institutions législatives, les votes et les amendements mis en place et garantis par notre Constitution. Pour ceux qui n'auraient pas encore compris, Macron a donc fait dire le 3 septembre 2022 à son ministre délégué chargé des Comptes publics, Gabriel Attal, que "pour éviter le recours au 49-3, [il] propose aux parlementaires d’échanger autour du budget 2023". Le terme "échanger" ne relève pas des débats parlementaires publics, mais d'un club de parole, tel est le mépris exprimé et affiché par Macron face aux instances législatives. Gabriel Attal "souhaite présenter « nos pistes et les arbitrages en cours » concernant le prochain projet de loi de finances « à tous les parlementaires des commissions des finances de l’Assemblée et du Sénat, majorité comme opposition (…) avant même que le projet du budget 2023 n’arrive en conseil des ministres », et ce dans le but « d’échanger » sur leurs propositions en anticipation du débat parlementaire. Dans un contexte inédit, [ces “dialogues de Bercy” constituent] une initiative inédite " a-t-il ajouté. "Faute de majorité absolue, le gouvernement devra en effet compter sur des voix de l’opposition pour parvenir à faire passer son budget 2023 – sauf à activer l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer sans vote son projet de loi à l’Assemblée nationale en engageant la responsabilité du gouvernement." [...] « Je m’étonne de certaines déclarations, notamment côté des Républicains, qui souhaitent davantage d’économies, indiquant leur intention de voter contre, avant même que le projet de loi ne soit connu. De facto, cela laisserait peu d’autres choix que l’utilisation du 49.3. Je ne me résous pas à cette perspective. »
  31. Macron qui veut provoquer, avec ses multiples instances et cabinets qu'il bricole dans son Legoland de la finance, "un accouchement collectif dans le consensus", va aussi lancer... une Convention citoyenne... sur la fin de vie. Ce n'est pas une blague. C'est super, ça occupe même les âmes perdues. Nous sommes exhaussés.
  32. Comme Macron sait que son accouchement collectif consensuel dans le rythme et dans la joie n'aura pas lieu sous son 2ème quinquennat, il a rebaptisé son partie LREM en Renaissance, et comme il sait que son gouvernement est un mort-né qui n'a pas à manager de fin de vie, Macron a fait dire par Gabriel Attal qu'en plus du 49-3 il aura recours aux référendums (pluriel !). Ces référendums à la carte du menu Macron sont à l'opposé du RIC - Référendum d'Initiative Citoyenne et de sa "nouvelle méthode de gouvernance" qu'il nous annonce en boucle depuis plus de 5 ans. Au sujet des pouvoirs qui sont conférés au président par la Constitution de la Vème République, je vous invite à relire mon analyse du 1 mai 2017 >>> Elections Législatives du 11 et 18 juin 2017 et cantonnement du Président sans majorité au Parlement. ​L’Article 11 de la Constitution autorise le chef de l’État à faire voter certaines lois par référendum, sans passer par le Parlement. L’utiliser pour réformer la Constitution est possible, mais n'a été pratiqué qu'une seule fois sous la Vème République: seul le général De Gaulle s’en est servi dans cet esprit, quitte à avoir suscité les critiques pour avoir « tordu l’esprit du texte », et à devoir démissionner après le NON à son référendum de 1969. Macron a aussi annoncé vouloir mettre en œuvre des réformes constitutionnelles par ce hyperloop contre-démocratique. Macron prévoyait dès les P&L-2017 d'élargir la possibilité de convoquer des référendums à toutes les lois, et donc sans le dire de "tordre l'esprit du texte de l'Article 11 de la Constitution". Macron annonce vouloir y recourir pour faire voter certaines mesures de son programme. Cela n’a jamais été fait depuis le début de la Ve République (hors réformes des institutions). La situation serait d’autant plus inédite, et son issue d’autant plus incertaine, que le Parlement a depuis les P&L-2022 - avec la majorité en nombre de voix d'opposition (avec les 89 faschos, beurk !) - la capacité de s'y opposer. Pour magnétiser les 89 députés fascistes, Macron a de toute façon son père-fouettard, l'activiste sécuritariste Darmanin, qui fera des Lois de nassage des restes de notre démocratie à l'image de la Hongrie fasciste de Viktor Orbán et de la Pologne fasciste du PiS du duo Kaczyński/ Duda. Dans son registre des nouvelles palinodies, Macron avait annoncé une dizaine d'heures après le 2ème tour des Législative le 8 mai 2017 >>> "Pas de violence verbale, il faut s'écouter, il faut s'aimer". Macron prouve depuis plus de 7 ans, d'abord comme ministre sous Hollande puis comme président qu'il déteste les Petites Gens de notre pays.
  33. Macron, le 26 septembre 2017 dans son discours pour l'Europe: "Le désir de fraternité a été plus fort que la vengeance et la haine." Pour donner à son roundup la garantie immuable de casse à la hauteur de ses désirs, Macron jongle de manière rythmée avec le 49-3 et les Ordonnances qui éliminent en les contournant le Parlement, le Sénat, les Commissions parlementaires et sénatoriales, les députés, les débats, le Législatif, le contrôle de l'action du gouvernement et l'évaluation des politiques publiques, et, summa summarum, l'Etat de Droit. Hourra, Hourra, nous ne sommes plus une démocratie et nous faisons partie du club des républiques fascistes où se trouvent depuis plus de 10 ans la Hongrie fasciste de Viktor Orbán et la Pologne fasciste du PiS de Kaczyński et Duda. La démocratie française est un appendice vestigiel et n'est plus qu'un joujou pour le président financiariste et elle lui est confiée dans la stricte observance de la Constitution de la Vème République par l'écrasante majorité des abstentionnistes et de sa minorité écrasante de ses électeurs. Depuis les P&L-2017 et aux P&L-2022 le mouvement LFI, puis la Nupes avaient dans leur programme en 1ère ligne la VIème République. Nous ne sommes plus au stade de la Fenêtre d'Overton, mais à celui du fascisme just-in-time à la française, du fascisme élégant, comme je vous l'écris en ligne depuis le 06 VI 06. La France, "terre des lumières", "pays des droits de l'homme", s'en accommode très bien et le duo létal Macron-Darmanin fourbissent leurs ultimes arguments métalliques. Le génotype destructeur d’État de Droit de Macron amuse et n'effraye plus personne, le fascisme just-in-time à la française est piloté par lui comme un jet-ski et trouve son confort dans les mœurs françaises. Son ministre de l'intérieur Darmanin vitupère contre les étrangers, Macron a promu des députés fascistes à la Vice-Présidence du Parlement, et à la Cour de Justice de la République qui est censée juger les crimes et délits des ministres en fonction, et à la Délégation Parlementaire du Renseignement qui est habilitée à récolter, connaitre et exploiter les secrets d'Etat et les renseignements couverts par le Secret Défense !!! Depuis des années je vous signale que Macron devient la muppet de Viktor Orbán, le fasciste dictateur de Hongrie. Macron déteste l’État de Droit et l'urgence sociale n'est pas son monde, il préfère la violence et son abonnement aux blâmes décernés par tous les organismes internationaux à cause de son "usage disproportionné de la force et de sa répression policière et judiciaire". Les électeurs adorent aussi cette musculation à la française, s'ils s'y opposaient ça se saurait (300 crânes fendus, 32 yeux éclatés, 7 mains arrachées, 10+1 morts). Voir la vidéo sur Macron au Parlement Européen de Strasbourg. Macron ne se comprend que dans son régime financial de démocratie illibérale. Je vous l'annonce depuis 5 ans, il devient de plus en plus comme le fasciste Viktor Orbán. En prévision des chaudes journées d'automne 2022, le duo létal Macron-Darmanin a augmenté déjà entre les Présidentielles et les Législatives d'avril-juin 2022 de € 900 millions le budget du ministère de l'Intérieur et commandé une série de blindés urbains climatisés dernier-cri pour étouffer les millions d'électeurs inscrits abstentionnistes, Jeunes et Ouvriers, les 69-71 %, qui leur ont pourtant servi grassement la soupe en oubliant de respirer, mais qui réclameront entre les pavés une bouffée de gaz lacrymogène. Les 89 députés fascistes ont voté contre l'augmentation du Smic, alors que la majorité des classes pauvres et moyennes inférieures a voté pour les fascistes (statistique officielles). Avec sa chaine de charges accusatoires, sa lutte acharnée contre les rodéos urbains, son mépris des étrangers musulmans, des chômeurs et des pauvres, avec ses LBD, ses Lois Séparatisme et Lois Laïcité et Lois Sécurité, le duo létal Macron-Darmanin s'imagine tenir entre ses doigts des bijoux prophylactiques pour dorer son régime néolibéral illibéral et lancer à l'automne sa Réforme sur le Chômage et sa Réforme des Retraites BlackRock-Macron.
  34. Il manque à la rentrée scolaire de septembre 2022 plus de 4000 professeurs, mais Macron annonce le 6 septembre 2022 par la voix de sa 1ère ministre Borne, qu'il avait nommée après les présidentielles et sans attendre son échec aux Législatives, le recrutement de 8 500 policiers et gendarmes supplémentaires en cinq ans, dont 3 000 en 2023, dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. Il va aussi allouer 15 milliards d’euros supplémentaires au ministère de l’intérieur. « La sécurité est une priorité du président de la République et de mon gouvernement », a déclaré Borne le 6 septembre 2022. Macron fait tout pour ressembler à un avatar de Instagram, mais il ne faut pas être Docteur ès forensique pour voir comment Macron déjoue sa peur avec les LBD, ses Lois Séparatisme, ses Lois sur la Sécurité, ses Lois Travail, ses Lois Laïcité qu'il a fait passer comme toutes ses lois majeures de son 1er quinquennat avec le 49-3 et avec les Ordonnances. Macron se sent investi de la mission de formater notre identité qu'il veut incarnassier dans son régime financiariste destructeur illibéral de l'Etat, du Code du Travail, des services publics, de la cohésion entre les habitants de notre pays. Nous verrons dès le mois d'octobre à l'automne 2022 où Macron en est dans son focus mental quand il n'aura plus les moyens constitutionnels de rouler sa bosse.
  35. Sur mon site je souligne depuis sa mise online le 06 VI 06 la joyeuse montée du fascisme, accélérée par Macron jusque dans les organes et instance de l'Etat. En voici encore 3 exemples >>> 
    - "Plan de Relance", la Nuit des Petits Couteaux: l'Europe catallactique enterre l'État de Droit / Unanimité en faveur des régimes fascistes de Hongrie et de Pologne.
    - "illibéral", "démocratie illibérale"... de Hayek à Zakaria en passant par Jean-Claude Juncker, Ursula von der Leyen, Christine Lagarde, Sylvie Goulard, Sarkozy, Hollande, Macron, Viktor Orbán
    - Budget de l'Union Européenne: l'Europe déconfine dans la joie le fascisme just-in-time de Viktor Orbán de Hongrie et de la Pologne du PiS - Échec et mat pour la démocratie.
    Hier le Parlement a trouvé un joli sobriquet pour le régime fasciste de Viktor Orban de Hongrie: c'est une "autocratie électorale".
  36. Pour subvertir encore plus la démocratie, pour le compte de ses donneurs d'ordre financiaristes et de sa filière Bolloré-Lagardère, il suffit en France de se réveiller à l'Elysée tous les matins sans ouvrir les volets sur la Constitution. En sirotant l’éventualité d’un report de l’âge de départ à la retraite à 65 ans par un amendement glissé dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), Macron a de nouveau fait la preuve qu’il n’hésitera pas "à s’affranchir de la conjoncture sociale et parlementaire défavorable pour mener ses réformes". Ne pas avoir sa majorité absolue au Parlement passe pour Le Monde pour une "conjoncture parlementaire défavorable". « Si on pense qu’il faut l’unanimité pour bouger, on ne fait jamais rien », a déclaré Macron lundi 12 septembre 2022 devant son parterre de journalistes, alors que les oppositions et les partenaires sociaux ont annoncé qu’elles contesteront cette méthode si elle venait à être mise en œuvre cet automne. Le gouvernement d’Elisabeth Borne a aussi encore une fois répété la possibilité de faire adopter le budget par l’article 49-3 pour pallier la perte de sa majorité absolue à l’Assemblée nationale. Macron va faire de nouveau passer une loi capitale par un "cavalier législatif", un amendement à une loi déposé en "méconnaissance" de l'Article 45 alinéa 1 de la Constitution et qui n'a pas de rapport avec la réforme des retraites. Ah, j'oubliais de préciser. Toutes ces magouilles de Macron pour sceller sur les pays ses réformes, s'appellent le "passage en force". Il est étonnant, que seulement juste pour cet amendement à la PLFSS, il y ait subitement des voix dissidentes dont celle du godillot Bayrou.
  37. Quand un Président, ment, c'est un mensonge d'Etat. Voici ce Macron de 2017-23 sur sa réforme des retraites BlackRock-Macron:
    1.    "...est-ce qu'il faut faire reculer l'âge légal qui est aujourd'hui à 62 ans, je ne crois pas tant qu'on n'a pas réglé le problème du chômage dans notre pays, franchement ça serait hypocrite"
    2.    "...la réforme des retraites est indispensable elle est vitale"
    3.    "...nombre de nos compatriotes ont voté pour moi, nombreux pour soutenir les idées que je porte, mais aussi pour faire barrage à l'extrême droite, j'ai conscience que ce vote m'oblige à l'avenir"
    4.    "...on ne peut pas faire comme s'il n'y avait pas eu d'élection il y a quelques mois, c'est une réforme qui a été démocratique"
    5.    "...c'est ma marque de fabrique j'ai toujours dit la vérité aux gens"
  38. Ne rallongez pas la liste, allez voter, mais pas pour les fascistes. L'Assemblée sera dissoute et il y aura des Législatives et des Présidentielles avant 2027.

    "Macron! On est là! On est là, même si tu ne le veux pas, nous on est là,
    pour l'honneur des Travailleurs et pour un monde meilleur,
    même si tu ne le veux pas, nous on est là.
    "

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L'autocratie électorale de Macron réalise le nassage des restes de notre démocratie
 à l'image de la Hongrie fasciste de Viktor Orbán et de la Pologne fasciste du PiS du duo Kaczyński/ Duda.

màj du 19 octobre 2022 >>>

màj du 20 octobre 2022 >>>

màj du 27 octobre 2022 >>>

màj du 02 novembre 2022 >>>

màj du 21 novembre 2022 >>>

màj du 21 novembre 2022 >>>

màj du 30 novembre 2022 >>>

màj du 08 décembre 2022 >>>

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

màj du 11 décembre 2022 >>>

 

 

 

 

 

 

 

 

màj du 15 décembre 2022 >>>

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon commentaire dans les DNA du 02 / 11 / 2022:
Autocratie électorale par abonnement.

Strictement tout passe par le 49-3, et bientôt par les Ordonnances qui contournent Sénat, Parlement, Commissions parlementaires, et tout simplement la démocratie dans notre pays.

Et ceci avec un pouvoir qui n'a, comme en 2017, été soutenu que par 17% des électeurs inscrits.

Notre pays rejoint le club

  1. de la Hongrie dirigée par le Fidesz
  2. et de la Pologne dirigée par le PiS

Parlement Européen, Commission Européenne, Conseil de l'Europe, CEDH, CEJ, ONU
avaient abonné la France il y deux ans à des blâmes

  1. pour "non respect de l’État de Droit",
  2. et pour "usage non approprié de la force et de la violence"

Pour le point n°2, ça reviendra bientôt. Le rodage est fait.

Tout ceci est non-conforme à la charte de la Constitution et est une insulte à tous les habitants de notre pays.

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Pour connaitre le pourcentage des électeurs inscrits,
qui se sont reportés sur les candidats à la députation
rendez-vous sur le site du Ministère de l'Intérieur
en ayant fait la recherche >>>  Résultats des élections législatives 2022

Je me suis effectivement trompé, il n'a obtenu que 16,47% des électeurs inscrits.

En effet, le nombre de sièges au Parlement connait une inflation discriminante.

24. août 2022

Pétition et Référendum d'Initiative Partagée de la Nupes ➳ Taxons les super-profits ➳ Fin de l'abondance spéculative de la financiarisation de l'économie

en cours de rédaction       

Macron fait tout pour ressembler à un avatar de Instagram, mais guidé par son malaise vagal, Macron veut encore plus torpiller les petites gens avec sa casse globale et son inversion de la hiérarchie des normes en annonçant aujourd'hui la "Fin de l'abondance, des évidences et de l'insouciance".

La guerre russe d'annexion de l'Ukraine est une aubaine pour Macron qui nous raconte que "le monde d'avant, c'est fini", en sous-entendant, avec ses silences dans ses phrases, qu'il a le bon plan pour nous: Grande Concertation publique n°2, surdité, matraque, LBD, loin de l’État de Droit.

Macron s'agrippe sans faiblir à son expérience financiariste à la banque Rothschild pour recréer, renforcer et pérenniser sa vérité capitalistique
de l'accaparement, de la prédation, de la déprédation et de l'anéantissement de l'existence sociale et humaine des gens et des travailleurs.

Fin de l'abondance? Quand les Gilets Jaunes avaient manifesté, c'était plus drôle pour le gouvernement Macron et sa collection d'images d'utiliser les LBD et de comptabiliser 11 morts, 7 mains arrachées et 32 yeux explosés, 300 crânes fendus que de prendre "des décisions historiques" pour rendre la Dignité aux 8 millions de Travailleurs pauvres, aux 9 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté, aux 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire, aux 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé, aux 73% d'étudiants qui doivent avoir un petit boulot pour se payer les études.

Macron ne s'exprime pas sur l'abondance économicide des multinationales, du CAC40 et de tout autre spéculateur financier.
A ce stade et à ce niveau, avec la financiarisation de l'économie, il ne faut plus parler d'investisseur.

Pour faire oublier sa médiocre Loi pour la réduction de l'inflation, le duo létal Macron-Darmanin flatte les 89 députés fascistes et les 69% des électeurs inscrits abstentionnistes qui ont permis l'extrême resserrement à droite du pays. Le duo létal Macron-Darmanin fourbit son argumentaire agresseur pour consolider le volubile bavardage franco-français contre les étrangers, les étrangers clandestins, les étrangers fâchés avec la loi, contre les rodéos urbains à mobylette, contre les trottinettes et contre les chômeurs, mais ce duo létal a mis en place un encadrement militaire pour les mineurs délinquants dans les territoires d’outre-mer. Macron nous expliquera à la rentrée que sa réforme des retraites BlackRock-Macron sera la meilleure façon de "payer le prix face aux conséquences de la guerre en Ukraine" en épargnant "les profiteurs de guerre et les profiteurs de crise" qui lui sont chers mais qu'il sait si élégamment fustiger à l'étranger sur un tarmac avant de monter dans son avion. Dans le gouvernement Borne-Macron 2, la Secrétaire d’État chargée de la Jeunesse est rattachée au Ministère des armées. Avec Macron, la Citoyenneté passe par les armes.

La guerre russe d'annexion de l'Ukraine est une aubaine pour Macron et débride les néolibéraux européens
qui nous racontent que "le monde d'avant, c'est fini" mais qui y restent campés pour garantir l'abondance aux spéculateurs.

 

Taxons les super profits : signez la pétition !