ONU - Haut Commissariat aux Droits de l'Homme - HCDH : Mettre un terme au génocide en cours ou le voir mettre fin à la vie à Gaza - Communiqué du 7 mai 2025

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La Palestine est reconnue par 2/3 des États membres de l'ONU, mais pas par la France "Pays des Lumières, Pays des Droits de l'Homme". La Palestine est membre de la Cour Pénale Internationale - CPI depuis 2015. La Palestine a le statut d’État observateur permanent de l'ONU depuis 2012.

Le 07 mai 2025 en France >>> 

Sous l'impulsion de Macron et de ses deux frères siamoisants, le Ministre de la Justice Darmanin et le Ministre de l'Intérieur Retailleau, la Proposition de loi relative à la lutte contre l'antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine dans l’enseignement supérieur a été adoptée par le Parlement. La Liberté Académique d'avoir dans les Universités une analyse critique au sujet de Gaza conforme aux Décisions de la CPI, de la CIJ, de l'ONU et du HCDH est maintenant officiellement diabolisée, criminalisée, qualifiée d'antisémitisme et est punie en France par la loi du 07 mai 2025.

Dans "La grandeur de la France, Pays des Lumières" et de ses mensonges séculaires on adore établir la confusion lexicale entre antisémitisme et antisionisme.

Là où l'âne est attaché, il faut qu'il broute, celui qui se prévaut de la "lutte contre le racisme et l'antisémitisme" est raciste avant même d'avoir parlé. Il faut être engagé pour la Lutte contre racisme, antisémitisme et antimusulmanisme. En lisant l'Intitulé de cette loi du 07 mai 2025, vous voyez antisémitisme au 1er plan de ce qui se veut être une façade légale universaliste mais qui n'est que le paravent raciste du parl'être franço-français. L'Intitulé de cette loi a même inversé la formule usuelle de la lutte contre "racisme et antisémitisme", vous avez ici noir-sur-blanc ce qu'est la vérité alternative à la française. Dans un autre contexte, c'est comme "opération spéciale" pour ne pas dire "guerre". C'est de la tératologie lexicale.
Au service de quoi ?

Vous pouvez lire la suite de mon analyse dans mon billet du 07 juin 2025, mais avant il faut lire les Communiqués du HCDH de l'ONU s'il vous reste une trace d'humanisme >>>


Le 07 mai 2025 à l'ONU >>>

Communiqués et Déclarations

  1. ONU, HCDH - Haut Commissariat aux Droits de l'Homme - Communiqué du 07 mai 2025
    Mettre un terme au génocide en cours ou le voir mettre fin à la vie à Gaza
  2.   HCDH - Liste des communiqués et déclarations du HCDH et d’autres mécanismes des Droits de l’homme des Nations Unies concernant la situation dans le Territoire palestinien occupé, en Israël et au Liban depuis le 7 octobre 2023

GENÈVE – Les atrocités croissantes à Gaza représentent un tournant moral à prendre d’urgence et les États doivent agir maintenant pour mettre fin à la violence, sans quoi ils seront témoins de l’anéantissement de la population palestinienne de Gaza, une issue qui aurait des conséquences irréversibles pour notre humanité commune et l’ordre multilatéral, ont averti aujourd’hui des experts de l’ONU, qui ont exigé une intervention internationale immédiate.

« Alors que les États débattent de la terminologie (s’agit-il ou non d’un génocide ?), Israël poursuit sa destruction implacable de la vie à Gaza, par des attaques terrestres, aériennes et maritimes, déplaçant et massacrant en toute impunité la population restante », ont déclaré les experts.

« Personne n’est épargné, que ce soient les enfants, les personnes handicapées, les mères allaitantes, les journalistes, les professionnels de la santé, les travailleurs humanitaires ou les otages. Depuis la rupture du cessez-le-feu, Israël a tué des centaines de Palestiniens, souvent quotidiennement, le pire ayant eu lieu le 18 mars 2025, date à laquelle 600 victimes ont été dénombrées en 24 heures, dont 400 enfants. »

« Il s’agit de l’une des manifestations les plus ostentatoires et les plus impitoyables de la profanation de la vie et de la dignité humaines », ont affirmé les experts.

Cette agression a transformé Gaza en un paysage de désolation, où près de la moitié des victimes sont des enfants et où des milliers de personnes sont encore déplacées. Le groupe d’experts a recensé plus de 52 535 morts, dont 70 % sont des femmes et des enfants, et 118 491 blessés en date du 4 mai 2025.

Depuis mars 2025, date qui coïncide avec la fin du cessez-le-feu, Israël a rétabli un blocus encore plus strict sur Gaza, enfermant de fait sa population dans la misère, la faim et la maladie. « Sous les bombardements constants, au milieu de logements en ruines, de rues transformées en zones de terreur et d’un paysage dévasté, 2,1 millions de survivants sont confrontés à une crise humanitaire extrêmement grave », ont déclaré les experts. « La nourriture et l’eau sont coupées depuis des mois, provoquant la famine, la déshydratation et des maladies, ce qui entraînera de nouveaux décès qui deviendront la réalité quotidienne pour beaucoup, en particulier les plus vulnérables. »

Au milieu de ce carnage, les déclarations israéliennes qui oscillent entre le blocage pur et simple de l’aide et les déblocages dépendant d’autres objectifs stratégiques, témoignent d’une intention claire de faire de la famine une arme de guerre, et de faire régner l’incertitude chez la population face à ses besoins fondamentaux, ce qui augmente le risque de traumatisme et de problèmes de santé mentale, ont-ils averti.

« Non seulement l’acheminement de l’aide humanitaire est l’une des obligations les plus importantes d’Israël en tant que puissance occupante, mais l’épuisement délibéré des produits de première nécessité, la destruction des ressources naturelles et la volonté calculée de conduire Gaza au bord de l’effondrement corroborent sa responsabilité criminelle », ont déclaré les experts.

« Ces actes, outre le fait qu’ils constituent des crimes internationaux graves, s’inscrivent dans des schémas alarmants et avérés de conduite génocidaire. »

Les experts ont appelé les États à dépasser la rhétorique et à prendre des mesures concrètes pour mettre fin immédiatement au carnage et faire en sorte que les auteurs de ces actes répondent de leurs actes.

« Le monde entier est attentif. Les États Membres respecteront-ils leurs obligations et interviendront-ils pour mettre fin aux massacres, à la faim, aux maladies et aux autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés chaque jour en toute impunité ? »

Les normes internationales ont été établies précisément pour prévenir de telles horreurs. Pourtant, alors que des millions de personnes manifestent dans le monde entier pour la justice et l’humanité, leurs appels sont étouffés. Cette situation envoie un message funeste : les vies palestiniennes sont superflues et le droit international, s’il n’est pas appliqué, ne veut rien dire », ont indiqué les experts.

Ils ont rappelé que le droit des Palestiniens à l’autodétermination est irrévocable. « Les États doivent agir rapidement pour mettre fin au génocide en cours, démanteler l’apartheid et garantir un avenir dans lequel les Palestiniens et les Israéliens coexisteront dans la liberté et la dignité.

« Les mandats d’arrêt de la CIJ contre les dirigeants israéliens pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité nécessitent une action et un respect immédiats. L’avis consultatif de la CIJ impose la fin de l’occupation prolongée et l’Assemblée générale a fixé la date limite au 17 septembre 2025 », ont spécifié les experts.

Ils ont par ailleurs averti qu’en continuant à soutenir Israël matériellement ou politiquement, notamment par des transferts d’armes et la fourniture de services militaires et de sécurité privés, les États risquaient de se rendre complices d’un génocide et d’autres crimes internationaux graves.

Le choix est grave : rester passifs et assister au massacre d’innocents ou participer à l’élaboration d’une résolution juste. La conscience mondiale se réveille. Si elle s’affirme, malgré le gouffre moral dans lequel nous nous enfonçons, la justice finira par triompher », ont-ils déclaré.

*Les experts: Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 ; George Katrougalos, Expert indépendant sur la promotion d’un ordre international démocratique et équitable ; Gehad Madi, Rapporteur spécial sur les droits de l'homme des migrants ; Gina Romero, Rapporteuse spéciale sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association ; Tlaleng Mofokeng, Rapporteuse spéciale sur le droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible ; Astrid Puentes Riaño, Rapporteuse spéciale sur le droit humain à un environnement propre, sain et durable ; Paula Gaviria Betancur, Rapporteuse spéciale sur les droits humains des personnes déplacées dans leur propre pays ; Tomoya Obokata, Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences ; Nicolas Levrat, Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités ; Farida Shaheed, Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation ; Ashwini K.P. Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme ; Heba Hagrass, Rapporteuse spéciale sur les droits des personnes handicapées ; Pedro Arrojo-Agudo, Rapporteur spécial sur les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement ; Graeme Reid, Independent Expert on protection against violence and discrimination based on sexual orientation and gender identity; Balakrishnan Rajagopal, Rapporteur spécial sur le droit à un logement convenable ; Michael Fakhri, Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation ; Mary Lawlor, Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’homme ; Olivier De Schutter, Rapporteur spécial sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté ; Morris Tidball-Binz, Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ; Siobhán Mullally, Rapporteur spécial sur la traite des êtres humains, en particulier les femmes et les enfants ; Jovana Jezdimirovic Ranito (Chair-Rapporteur), Ravindran Daniel, Michelle Small, Joana de Deus Pereira, Andrés Macías Tolosa, Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires ; Geneviève Savigny (Chair-Rapporteur), Carlos Duarte, Uche Ewelukwa, Shalmali Guttal, Davit Hakobyan, Groupe de travail sur les paysans ; Bina D’Costa (Chair), Barbara G. Reynolds, Isabelle Mamadou, Groupe de travail d’experts sur les personnes d’ascendance africaine, et Laura Nyirinkindi (Présidente), Claudia Flores (Vice-Présidente), Dorothy Estrada Tanck, Ivana Krstić, et Haina Lu, Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles.

Les Rapporteurs spéciaux/Experts indépendants/Groupes de travail sont des experts des droits humains indépendants nommés par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Ensemble, ils relèvent de ce qu’on appelle les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Les experts des procédures spéciales travaillent bénévolement ; ils n’appartiennent pas au personnel de l’ONU et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail. Si le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) fait office de secrétariat pour les procédures spéciales, les experts agissent à titre individuel et sont indépendants de tout gouvernement ou organisation, y compris du HCDH et des Nations Unies. Les opinions ou convictions exprimées sont uniquement celles de leurs auteurs et ne représentent pas nécessairement celles des Nations Unies ou du HCDH.

Les observations et recommandations spécifiques aux pays émises par les mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits humains, dont les procédures spéciales, les organes conventionnels et l’Examen périodique universel, sont consultables dans l’Index universel des droits de l’homme à l’adresse suivante : https://uhri.ohchr.org/fr.

Pour plus d’informations et pour toute demande de la part des médias, veuillez contacter hrc-sr-opt@un.org.

Pour toute requête des médias relative à d’autres experts indépendants des Nations Unies, veuillez contacter Maya Derouaz (maya.derouaz@un.org) et Dharisha Indraguptha (dharisha.indraguptha@un.org).

Suivez les actualités des experts indépendants des droits de l’homme des Nations Unies sur X : @UN_SPExperts.

Situation dans le Territoire palestinien occupé, en Israël et au Liban.  Couverture médiatique de la situation

Commentaires

1. Le 12. février 2026, par Thomas, le Cimbre

https://www.dna.fr/defense-guerre-conflit/2026/02/12/ainsi-meurent-les-accords-d-oslo

 

L’éditorial des DNA

Ainsi meurent les accords d’Oslo

de Pascal Coquis - 12 février 2026 - Temps de lecture : 2 min
 

 

L’Union européenne et les pays arabes peuvent bien « condamner », les ONG alerter et les militants de gauche protester, rien n’y fait et rien n’y fera : Israël est en train d’annexer par la force et au mépris de toutes les lois internationales ce qui reste de la Cisjordanie. Mettant ainsi un point final à cette vieille utopie d’un territoire palestinien autonome.

Pendant que le monde regarde ailleurs – mais regarderait-il en face que cela ne changerait rien —, meurent dans le vrombissement des moteurs des bulldozers les accords d’Oslo. Et pas seulement eux : en deux ans, ce sont plus d’un millier de Cisjordaniens qui ont été tués par l’armée ou les colons.

Cette politique d’annexion et d’expulsions désormais lancée à grande vitesse est aujourd’hui totalement assumée par les dirigeants de l’État hébreu. Quand il dit « Nous continuerons à développer, construire et à nous implanter sur la terre de notre patrimoine ancestral » pour « porter un coup de grâce à l’idée d’un État palestinien terroriste », le ministre d’extrême droite chargé des colonies Smotrich résume tout. Une pensée, une doctrine, un projet et une méthode.

La suppression de l’interdiction de vente de terre aux non-Palestiniens, l’accaparement de la gestion de certains sites religieux qui était jusqu’à présent dévolue aux municipalités palestiniennes, notamment à Hébron ou à Bethléem, ou la fin actée des zones délimitées mises en place il y a plus de trente ans sont les derniers clous plantés dans le cercueil d’une solution à deux États à laquelle plus personne ne croit puisqu’il n’y a plus de possibilité physique et géographique de créer un État palestinien.

Longtemps considérée comme une peau de léopard en raison de l’implantation illégale de colonies juives, la Cisjordanie n’est plus aujourd’hui qu’une peau de chagrin.

 

2. Le 15. mars 2026, par Thomas, le Cimbre

 

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/02/global-european-states-must-retract-outrageous-attacks-on-un-special-rapporteur-francesca-albanese/

 

 

Le 11 février 2026, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fait une déclaration appelant la rapporteuse spéciale à démissionner. Cette annonce a été suivie d’autres déclarations tout aussi dommageables venant des ministères allemand, autrichien, italien et tchèque.

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Réagissant aux appels lancés par des ministres et des responsables français et tchèques demandant la démission de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a déclaré :

« Il est inacceptable que des ministres en Allemagne, en Autriche, en France, en Italie et en Tchéquie aient attaqué la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, en se basant sur une vidéo délibérément tronquée afin de déformer et de mal interpréter gravement ses propos, comme le montre clairement le visionnage dans son intégralité du discours original de la rapporteuse spéciale.

Les ministres qui ont diffusé cette désinformation doivent faire plus que simplement supprimer leurs commentaires sur les réseaux sociaux, comme certains l’ont fait. Ils doivent présenter des excuses publiquement et rétracter toute demande de démission de Francesca Albanese. Leurs gouvernements doivent également enquêter sur la manière dont cette désinformation s’est produite afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent.

« Il est regrettable que ces ministres n’aient pas été aussi virulents et fermes face à un État qui se livre à un génocide, à une occupation illégale et à l’apartheid, qu’ils le sont dans leurs attaques contre une experte des Nations unies. Leur lâcheté et leur refus de demander des comptes à Israël contrastent fortement avec l’engagement sans faille de la rapporteuse spéciale à dire la vérité aux tenants du pouvoir.

« L’engagement de la rapporteuse spéciale à enquêter de manière objective sur les faits en se basant sur des preuves concrètes et à appliquer le droit international a été essentiel pour dénoncer les violations persistantes des droits des Palestinien·ne·s par Israël et la complicité de tierces parties. Les appels qui ont été lancés pour obtenir sa démission doivent être catégoriquement rejetés : ils représentent les dernières offensives en date parmi une série d’attaques personnelles et de tentatives alarmantes visant à la réduire au silence. Cette campagne visant à la discréditer est un écran de fumée qui sert à détourner l’attention du génocide perpétré par Israël à Gaza, de son système d’apartheid et de son occupation illégale du territoire palestinien occupé.

« Malgré une diminution des attaques aériennes israéliennes et quelques améliorations limitées dans la circulation transfrontalière des biens et des personnes depuis la trêve d’octobre 2025, aucun changement significatif n’a été observé dans les conditions infligées par Israël aux Palestinien·ne·s à Gaza, et rien n’indique que les intentions d’Israël aient changé. Le génocide se poursuit.

« Les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza occupée se sont poursuivies, tuant plus de 590 Palestinien·ne·s depuis octobre 2025. Le nombre estimé de Palestinien·ne·s tués depuis octobre 2023 s’élève actuellement à plus de 72 000.

Cela permet à Israël de violer impunément le droit international, et cela sape également l’intégrité des mécanismes internationaux essentiels de protection des droits humains qui ont été adoptés pour nous protéger tous et toutes

Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International

« Israël a également considérablement intensifié les bouclages cruels et illégaux qu’il impose à Gaza depuis plus de 18 ans. Les opérations militaires israéliennes visant à créer concrètement une zone interdite sur près de 60 % de la bande de Gaza ont encore aggravé la situation. En Cisjordanie occupée, notamment à Jérusalem-Est annexée illégalement, les attaques menées par les forces israéliennes et les colons soutenus par l’État israélien ont tué plus de 1 100 Palestinien·ne·s et en ont déplacé des dizaines de milliers depuis octobre 2023.

« Cette injustice scandaleuse persiste alors que la Cour internationale de justice a, à plusieurs reprises, ordonné à Israël de faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher les actes génocidaires, et malgré son avis consultatif indiquant que l’occupation israélienne est illégale et doit prendre fin dès que possible. Rappelons également que la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre et l’ancien ministre de la Défense israéliens pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

« Au lieu de respecter leur obligation au titre du droit international de protéger les Palestinien·ne·s, des États tiers ont décidé au mieux de détourner le regard et au pire d’armer les individus qui commettent des actes de génocide et des crimes de guerre, tout en attaquant celles et ceux qui condamnent sans relâche l’impunité d’Israël et les gains matériels que les acteurs étatiques et non étatiques tirent de leur soutien aux violations des droits des Palestinien·ne·s commises par Israël.

« Cela permet à Israël de violer impunément le droit international, et cela sape également l’intégrité des mécanismes internationaux essentiels de protection des droits humains qui ont été adoptés pour nous protéger tous et toutes.

« Nous traversons une période critique pour l’humanité, le droit international et les institutions internationales de protection des droits humains étant attaqués comme jamais auparavant. L’utilisation qui est faite de la désinformation pour les délégitimer davantage encore représente une grave menace pour les droits humains et l’état de droit lui-même.

« C’est en ce moment précisément que des pays comme l’Allemagne, l’Autriche, la France, l’Italie et la Tchéquie devraient prendre position. Ils doivent faire la preuve de leur détermination à respecter leur obligation juridique de mettre fin au génocide perpétré par Israël et de faire cesser les crimes de droit international qu’Israël commet depuis plusieurs décennies. Cela implique de soutenir activement les mécanismes des Nations unies et de respecter l’autonomie des expert·e·s indépendants des droits humains nommés par l’ONU. Ils devraient faire le nécessaire afin qu’Israël rende des comptes pour le génocide qu’il commet actuellement, pour sa politique d’apartheid et pour son occupation illégale, au lieu de se joindre au mouvement honteux qui consiste à utiliser la désinformation contre la rapporteuse spéciale. »

Complément d’information

Le 7 février, Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, s’est exprimée lors d’un forum organisé à Doha par Al Jazira. Elle a déclaré :

« Au lieu d’arrêter Israël, la majeure partie du monde l’a armé, a fourni à Israël des excuses politiques, un refuge politique, un soutien économique et financier […] Nous qui ne contrôlons pas d’importantes quantités de capitaux financiers, d’algorithmes et d’armes, nous voyons aujourd’hui que nous, l’humanité, nous avons un ennemi commun, et que les libertés, le respect des libertés fondamentales, constituent la dernière voie pacifique, le dernier outil pacifique dont nous disposons pour retrouver notre liberté. »

Ces commentaires ont été interprétés à tort comme indiquant qu’Israël est cet « ennemi commun ». Francesca Albanese a rejeté ces accusations et a clarifié ses propos sur les réseaux sociaux en expliquant que « l’ennemi commun de l’humanité est le système qui a permis le génocide en Palestine, notamment les capitaux financiers qui le financent, les algorithmes qui le masquent et les armes qui le rendent possible ».

 

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