ONU - Résolution 18 septembre 2024 exige que Israël « mette fin sans délai à sa présence illégale dans le territoire palestinien occupé »

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Aujourd'hui 147 États ont reconnu l’État palestinien, dont 12 sont européens

 

Suite à la Décision de la CIJ - Cour Internationale de Justice de La Haye du 19 juillet 2024,
l'ONU a adopté en Session extraordinaire à une écrasante majorité la Résolution avec 124 voix pour, 14 contre et 43 abstentions.

Lien officiel de l'ONU   >>>  https://news.un.org/fr/story/2024/09/1148876

Évidemment la presse française n'en parle toujours pas, c'est plus agréable de traiter les voix de gauche d'anti-sémites et d'islamo-gauchistes. Les dernières élections européennes et législatives, n'ont servi qu'à cela. Le parl'être franco-français se sent majoritairement des grandeurs dans le cafouillage. La presse étrangère D, CH francophone et germanophone, UK, B, SE, FIN suédophone et finnophone a bien sûr immédiatement informé de la Résolution de la Session extraordinaire de l'ONU comme toujours. Notre pays est un pays de mensonge. La France, "La grandeur de la France" de la France "Pays des Lumières" et de ses mensonges séculaires. J'ai honte de mon pays. Et vous?          |         Lire aussi mon analyse >>> Cour Internationale de Justice, 19 juillet 2024: « Israël doit mettre fin à sa présence dans les territoires occupés, l’occupation des territoires palestiniens par Israël viole le droit international » du 23. juillet 2024.

Paix et sécurité

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté mercredi à une écrasante majorité une résolution exigeant la fin de l’occupation de la Palestine par Israël dans les douze prochains mois.

Le texte a été adopté par 124 votes pour, 14 contre et 43 abstentions.

Le vote a eu lieu au deuxième jour d'une session extraordinaire d’urgence ayant débuté mardi et consacrée à l’examen des actions israéliennes à Jérusalem-Est occupée et dans le reste du Territoire palestinien occupé.

Présence illicite

Par la résolution adoptée, l’Assemblée générale « exige qu’Israël mette fin sans délai à sa présence illicite dans le Territoire palestinien occupé, qui constitue un fait illicite de caractère continu engageant sa responsabilité internationale, et ce au plus tard 12 mois après l’adoption de la présente résolution ».

L’Assemblée générale « exige également qu’Israël s’acquitte sans délai de toutes ses obligations juridiques en vertu du droit international, notamment celles stipulées par la Cour internationale de Justice, notamment : en retirant toutes ses forces militaires du territoire palestinien occupé, y compris de son espace aérien et de son espace maritime ; en mettant fin à ses politiques et pratiques illicites, notamment en cessant immédiatement toute nouvelle activité de colonisation, en évacuant tous les colons du Territoire palestinien occupé et en démantelant les parties du mur construites par Israël qui se trouvent dans le Territoire, et en abrogeant toutes les lois et mesures créant ou maintenant la situation illicite ».

L’Assemblée générale a en outre exigé qu’Israël restitue les terres et autres « biens immobiliers », ainsi que tous les biens saisis depuis le début de l’occupation en 1967, et tous les biens et actifs culturels confisqués aux Palestiniens et aux institutions palestiniennes.

La résolution exige également qu’Israël permette à tous les Palestiniens déplacés pendant l’occupation de retourner dans leur lieu d’origine et de réparer les dommages causés par son occupation.

La résolution fait suite à l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) en juillet, dans lequel la Cour a déclaré que la présence continue d’Israël sur le Territoire palestinien occupé « est illégale » et que « tous les États ont l’obligation de ne pas reconnaître » cette occupation qui dure depuis des décennies.

Menace à la paix et à la sécurité

L’Assemblée générale a « vivement déploré le mépris total et continu et les violations » par le gouvernement israélien de ses obligations au titre de la Charte des Nations Unies, du droit international et des résolutions de l’ONU, soulignant que de telles violations « menacent gravement » la paix et la sécurité régionales et internationales.

Elle a également reconnu qu’Israël « doit être tenu responsable de toute violation » du droit international dans le Territoire palestinien occupé, y compris du droit international humanitaire et des droits de l’homme.

Le texte stipule qu’Israël « doit assumer les conséquences juridiques de tous ses actes internationalement illicites, notamment en réparant le préjudice, y compris tout dommage, causé par ces actes ».

L’Assemblée générale a souligné la nécessité de mettre en place un mécanisme international de réparation pour remédier aux dommages, pertes ou préjudices causés par les actions d’Israël. Elle a également appelé à la création d’un registre international des dommages causés, afin de documenter les preuves et les réclamations associées.

Conférence internationale

La résolution prévoit la convocation d’une conférence internationale au cours de la session actuelle de l’Assemblée générale afin de mettre en œuvre les résolutions de l’ONU relatives à la question de Palestine et à la solution à deux États pour parvenir à une paix juste, durable et globale au Moyen-Orient.

En outre, l’Assemblée générale a demandé au Secrétaire général de l’ONU de présenter des propositions pour un mécanisme de suivi des violations par Israël de l’article 3 de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, telles qu’identifiées par la CIJ.

L’article 3 fait référence à la ségrégation raciale et à l’apartheid et à l’engagement des États parties à la Convention internationale de prévenir, d’interdire et d’éradiquer toutes les pratiques de cette nature dans les territoires sous leur juridiction.

L'Assemblée générale vote un projet de résolution concernant l'avis consultatif de la CIJ.
UN Photo/Evan Schneider
L'Assemblée générale vote un projet de résolution concernant l'avis consultatif de la CIJ.

Appel aux États

Dans sa résolution, l’Assemblée générale a appelé tous les États membres de l’ONU à respecter leurs obligations en vertu du droit international et à prendre des mesures concrètes pour remédier à la présence continue d’Israël dans le Territoire palestinien occupé.

L’Assemblée a exhorté les États à s’abstenir de reconnaître la présence d’Israël dans le territoire comme légale et à veiller à ne pas fournir d’aide ou d’assistance au maintien de la situation créée par l’occupation. Cela comprend la prise de mesures pour empêcher leurs ressortissants, entreprises et entités sous leur juridiction de se livrer à des activités qui soutiennent l’occupation israélienne.

En outre, l’Assemblée générale a appelé les États à cesser d’importer des produits provenant des colonies israéliennes et à cesser le transfert d’armes, de munitions et d’équipements connexes vers Israël dans les cas où il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu’ils pourraient être utilisés dans le Territoire palestinien occupé.

En outre, la résolution a exhorté les États à mettre en œuvre des sanctions, telles que des interdictions de voyager et des gels d’avoirs, contre les personnes et entités impliquées dans le maintien de la présence illégale d’Israël dans le Territoire. Cela comprend la résolution des problèmes liés à la violence des colons et la garantie que les personnes impliquées dans ces activités subissent des conséquences juridiques et financières.

Commentaires

1. Le 8. mai 2025, par Thomas

Combien de résolutions du Parlement Européen sur la guerre en Ukraine? Une quarantaine.
Combien pour dénoncer les crimes de guerre et le génocide à Gaza? Zéro.

2. Le 12. février 2026, par Thomas, le Cimbre

https://www.dna.fr/defense-guerre-conflit/2026/02/12/ainsi-meurent-les-accords-d-oslo

 

L’éditorial des DNA

Ainsi meurent les accords d’Oslo

de Pascal Coquis - 12 février 2026 - Temps de lecture : 2 min
 

 

L’Union européenne et les pays arabes peuvent bien « condamner », les ONG alerter et les militants de gauche protester, rien n’y fait et rien n’y fera : Israël est en train d’annexer par la force et au mépris de toutes les lois internationales ce qui reste de la Cisjordanie. Mettant ainsi un point final à cette vieille utopie d’un territoire palestinien autonome.

Pendant que le monde regarde ailleurs – mais regarderait-il en face que cela ne changerait rien —, meurent dans le vrombissement des moteurs des bulldozers les accords d’Oslo. Et pas seulement eux : en deux ans, ce sont plus d’un millier de Cisjordaniens qui ont été tués par l’armée ou les colons.

Cette politique d’annexion et d’expulsions désormais lancée à grande vitesse est aujourd’hui totalement assumée par les dirigeants de l’État hébreu. Quand il dit « Nous continuerons à développer, construire et à nous implanter sur la terre de notre patrimoine ancestral » pour « porter un coup de grâce à l’idée d’un État palestinien terroriste », le ministre d’extrême droite chargé des colonies Smotrich résume tout. Une pensée, une doctrine, un projet et une méthode.

La suppression de l’interdiction de vente de terre aux non-Palestiniens, l’accaparement de la gestion de certains sites religieux qui était jusqu’à présent dévolue aux municipalités palestiniennes, notamment à Hébron ou à Bethléem, ou la fin actée des zones délimitées mises en place il y a plus de trente ans sont les derniers clous plantés dans le cercueil d’une solution à deux États à laquelle plus personne ne croit puisqu’il n’y a plus de possibilité physique et géographique de créer un État palestinien.

Longtemps considérée comme une peau de léopard en raison de l’implantation illégale de colonies juives, la Cisjordanie n’est plus aujourd’hui qu’une peau de chagrin.

 

3. Le 15. mars 2026, par Thomas, le Cimbre

 

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/02/global-european-states-must-retract-outrageous-attacks-on-un-special-rapporteur-francesca-albanese/

 

 

Le 11 février 2026, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fait une déclaration appelant la rapporteuse spéciale à démissionner. Cette annonce a été suivie d’autres déclarations tout aussi dommageables venant des ministères allemand, autrichien, italien et tchèque.

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Réagissant aux appels lancés par des ministres et des responsables français et tchèques demandant la démission de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a déclaré :

« Il est inacceptable que des ministres en Allemagne, en Autriche, en France, en Italie et en Tchéquie aient attaqué la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, en se basant sur une vidéo délibérément tronquée afin de déformer et de mal interpréter gravement ses propos, comme le montre clairement le visionnage dans son intégralité du discours original de la rapporteuse spéciale.

Les ministres qui ont diffusé cette désinformation doivent faire plus que simplement supprimer leurs commentaires sur les réseaux sociaux, comme certains l’ont fait. Ils doivent présenter des excuses publiquement et rétracter toute demande de démission de Francesca Albanese. Leurs gouvernements doivent également enquêter sur la manière dont cette désinformation s’est produite afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent.

« Il est regrettable que ces ministres n’aient pas été aussi virulents et fermes face à un État qui se livre à un génocide, à une occupation illégale et à l’apartheid, qu’ils le sont dans leurs attaques contre une experte des Nations unies. Leur lâcheté et leur refus de demander des comptes à Israël contrastent fortement avec l’engagement sans faille de la rapporteuse spéciale à dire la vérité aux tenants du pouvoir.

« L’engagement de la rapporteuse spéciale à enquêter de manière objective sur les faits en se basant sur des preuves concrètes et à appliquer le droit international a été essentiel pour dénoncer les violations persistantes des droits des Palestinien·ne·s par Israël et la complicité de tierces parties. Les appels qui ont été lancés pour obtenir sa démission doivent être catégoriquement rejetés : ils représentent les dernières offensives en date parmi une série d’attaques personnelles et de tentatives alarmantes visant à la réduire au silence. Cette campagne visant à la discréditer est un écran de fumée qui sert à détourner l’attention du génocide perpétré par Israël à Gaza, de son système d’apartheid et de son occupation illégale du territoire palestinien occupé.

« Malgré une diminution des attaques aériennes israéliennes et quelques améliorations limitées dans la circulation transfrontalière des biens et des personnes depuis la trêve d’octobre 2025, aucun changement significatif n’a été observé dans les conditions infligées par Israël aux Palestinien·ne·s à Gaza, et rien n’indique que les intentions d’Israël aient changé. Le génocide se poursuit.

« Les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza occupée se sont poursuivies, tuant plus de 590 Palestinien·ne·s depuis octobre 2025. Le nombre estimé de Palestinien·ne·s tués depuis octobre 2023 s’élève actuellement à plus de 72 000.

Cela permet à Israël de violer impunément le droit international, et cela sape également l’intégrité des mécanismes internationaux essentiels de protection des droits humains qui ont été adoptés pour nous protéger tous et toutes

Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International

« Israël a également considérablement intensifié les bouclages cruels et illégaux qu’il impose à Gaza depuis plus de 18 ans. Les opérations militaires israéliennes visant à créer concrètement une zone interdite sur près de 60 % de la bande de Gaza ont encore aggravé la situation. En Cisjordanie occupée, notamment à Jérusalem-Est annexée illégalement, les attaques menées par les forces israéliennes et les colons soutenus par l’État israélien ont tué plus de 1 100 Palestinien·ne·s et en ont déplacé des dizaines de milliers depuis octobre 2023.

« Cette injustice scandaleuse persiste alors que la Cour internationale de justice a, à plusieurs reprises, ordonné à Israël de faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher les actes génocidaires, et malgré son avis consultatif indiquant que l’occupation israélienne est illégale et doit prendre fin dès que possible. Rappelons également que la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre et l’ancien ministre de la Défense israéliens pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

« Au lieu de respecter leur obligation au titre du droit international de protéger les Palestinien·ne·s, des États tiers ont décidé au mieux de détourner le regard et au pire d’armer les individus qui commettent des actes de génocide et des crimes de guerre, tout en attaquant celles et ceux qui condamnent sans relâche l’impunité d’Israël et les gains matériels que les acteurs étatiques et non étatiques tirent de leur soutien aux violations des droits des Palestinien·ne·s commises par Israël.

« Cela permet à Israël de violer impunément le droit international, et cela sape également l’intégrité des mécanismes internationaux essentiels de protection des droits humains qui ont été adoptés pour nous protéger tous et toutes.

« Nous traversons une période critique pour l’humanité, le droit international et les institutions internationales de protection des droits humains étant attaqués comme jamais auparavant. L’utilisation qui est faite de la désinformation pour les délégitimer davantage encore représente une grave menace pour les droits humains et l’état de droit lui-même.

« C’est en ce moment précisément que des pays comme l’Allemagne, l’Autriche, la France, l’Italie et la Tchéquie devraient prendre position. Ils doivent faire la preuve de leur détermination à respecter leur obligation juridique de mettre fin au génocide perpétré par Israël et de faire cesser les crimes de droit international qu’Israël commet depuis plusieurs décennies. Cela implique de soutenir activement les mécanismes des Nations unies et de respecter l’autonomie des expert·e·s indépendants des droits humains nommés par l’ONU. Ils devraient faire le nécessaire afin qu’Israël rende des comptes pour le génocide qu’il commet actuellement, pour sa politique d’apartheid et pour son occupation illégale, au lieu de se joindre au mouvement honteux qui consiste à utiliser la désinformation contre la rapporteuse spéciale. »

Complément d’information

Le 7 février, Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, s’est exprimée lors d’un forum organisé à Doha par Al Jazira. Elle a déclaré :

« Au lieu d’arrêter Israël, la majeure partie du monde l’a armé, a fourni à Israël des excuses politiques, un refuge politique, un soutien économique et financier […] Nous qui ne contrôlons pas d’importantes quantités de capitaux financiers, d’algorithmes et d’armes, nous voyons aujourd’hui que nous, l’humanité, nous avons un ennemi commun, et que les libertés, le respect des libertés fondamentales, constituent la dernière voie pacifique, le dernier outil pacifique dont nous disposons pour retrouver notre liberté. »

Ces commentaires ont été interprétés à tort comme indiquant qu’Israël est cet « ennemi commun ». Francesca Albanese a rejeté ces accusations et a clarifié ses propos sur les réseaux sociaux en expliquant que « l’ennemi commun de l’humanité est le système qui a permis le génocide en Palestine, notamment les capitaux financiers qui le financent, les algorithmes qui le masquent et les armes qui le rendent possible ».

 

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