Interview de Dominique de Villepin >>> " déconnexion démocratique de Macron... ... Macron hypothèque la vie politique " ( 9 XII 2024 )
Par Thomas, le Cimbre le 10. décembre 2024, - Catégorie : Peurs, dogme et puanteur - Lien permanent
Finalisation 23 décembre 2024 - Ce post contient 9 liens officiels Conseil d'Etat, Pharos, euraktiv, OLAF, ONU, CPI, CIJ, etc + 6 liens externes Wiki, DNA et 4 liens internes - écran 16/9 taille réelle sans zoom Firefox
L'anthropofascisme n'a ni besoin de Musk ni de Trump pour se propager sous nos latitudes, il suffit de traverser la rue.

En complément de ma dernière analyse du 5. décembre 2024 >>> Macron: anthropofascisme et apologie du fake et de la violence civile ~~ abonnement de la France depuis 2017 aux blâmes ONU, OHCHR, Parlement EU, Conseil EU, Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, etc dans la Catégorie Peurs, dogme et puanteur
je vous mets en ligne le lien Youtube vers... BFM TV et l'interview de Dominique de Villepin d'hier le 9 XII 2024.
Pour Villepin, le moteur de recherche interne de mon site affiche 19 analyses - datant surtout de 2006, l'année de mise online de mon site - mais à son désavantage, sauf pour son discours comme Ministre des Affaires Étrangères à l'ONU contre la guerre en Irak et maintenant pour sa position humaniste contre le génocide à Gaza, humanisme conforme au Droit International de l'ONU, à la CIJ, à la CPI
Dominique de Villepin:
[...] "déconnexion démocratique de Macron... ... Macron hypothèque la vie politique" [...]
[...] "C'est toute une politique économique qui a échoué tout au long des dernières années, elle a dépensé les deniers de l’État et sans prendre en compte l'exigence de toute économie, qui est d'investir dans l'avenir, dans les technologies, dans la transition verte. C'est malheureusement la position du président de la République de ne pas tirer la leçon de ses erreurs" [...]
mais aussi [...] la justice sociale, c'est le péché fondateur du macronisme. Macron n'a jamais été capbale de tirer une leçon de ses erreurs. Il est intoxiqué comme un joueur au poker qui croit qu'il peut tout regagner et même un peu plus. La vérité est de constater les dégats de sa politique qu'il a menée. [...]
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Hormis la Hongrie du fasciste Viktor Orbán, la France est le SEUL pays d'Europe où le 1er Ministre ne sollicite pas le Vote du Parlement sur son programme, depuis Macron.
Alors? Misanthrope, dysanthrope, humaniste ou simplement fasciste. Vous, lecteur, vous êtes qui?

Non à l'ethnocide biotechnologique, aux nécrotechnologies, au 





































































Commentaires
Aux DNA milite le troll des commentaires, qui récite tout le temps x-fois et très largement Taguieff - l'inventeur du mot "islamo-gauchisme" en 2004 -, et il milite aveuglément pour Macron, et, bien-sûr, il méprise la Décision du Conseil d’État sur la définition "extrême-droite" pour le RN et "gauche" pour le PC et LFI >>> Décision N° 488378 du 11 mars 2024 du Conseil d’État qui est un des piliers de l’État de Droit. Quand on méprise les Décisions du Conseil d’État, pilier de l’État de Droit, on se met soi-même en dehors de l’État de Droit. Pour l'instant ce troll des DNA m'attaque dans ses commentaires jamais argumentés et strictement toujours avec la complicité des DNA, qui méprisent la Charte du Journalisme pour laquelle ils se prévalent. Chaque fois que j'écris un nouveau post sur mon site, mais aussi quand j'y apporte quelques jours plus tard un mot, ce troll le rapporte dans ses commentaires aux DNA en faisant référence à mon site et même avec mes identifiants, voire mon nom. Quand nous aurons un régime policier, suite à l'anthropofascisme de Macron... comme en RDA ou en Hongrie avec le fasciste Viktor Orbán[1], il m'enverra la police politique à ma porte. Ce troll me voue à chacune de ses interventions une haine personelle, il n'écrit jamais rien d'autre, et quand je mets un commentaire sous un article des DNA, il met immédiatement 5 à 6 attaques personelles, toujours les mêmes. Je soupçonne que ce troll n'est pas moins que le webmestre du site web des DNA, et il a alors été tellement furieux qu'il m'a de nouveau censuré aujourd'hui avec une seule bombe à fragmentation 15 de mes commentaires que j'avais laissés sous 15 de leurs "articles". Je remets sur mon site exprès mes scans de mes commentaires, juste pour vous montrer mon style poli, factuel et qui ne repose QUE sur des sources officielles publiques. J'écris sur mon propre site parfois comme un linguiste atterré, mais je reste tjs poli et factuel et appuyé sur des sources officielles. Au début de cet été 2024 les DNA avaient fait une purge et m'avaient rejeté en bloc... 48 de mes commentaires.
màj mardi 10 XII 2024: les DNA continuent leur purge. Ce matin ils ont supprimé pas moins de... 37 de mes commentaires.
Ce ne sont pas des "complaisances" de Macron envers tous ces dictateurs, mais ce sont des complicités étatiques actives à grande échelle très graves qui engagent directement notre pays dans des actes TOUS dénoncés par l'ONU, par les deux Cours de La Haye, la CIJ Cour Internationale de Justice et la CPI Cour Pénale Internationale, etc.
Les commentateurs des DNA, mais aussi les médias, les quotidiens doivent avec et après cette crise ultime de la Vème République se mettre à respecter la Charte du Journalisme et du respect et de la vérification des sources. Il n'y a pas besoin de lire l'Huma, on va directement sur LES sites officiels de l'ONU, etc
Alors? Misanthrope, dysanthrope, humaniste ou simplement fasciste. Vous êtes qui?
Note(s)
Les enquêteurs de l'Office européen de lutte antifraude (Olaf) qui investiguaient sur les activités du gendre de Viktor Orbán ont été espionnés de 2015 à 2017. Source >>> euraktiv
Les DNA publient avec complicité
des dizaines et des dizaines de fois
par semaine depuis des années
ces fake news de ce troll sus-cité >>>
Chaque fois je réplique ceci >>>
Coquerel n'est pas LCR, relisez sa biographie sur le wiki >>> https://fr.wikipedia.org/wiki/ Eric_Coquerel
Coquerel a quitté LCR il y a 26 ans en 1998. Chriac a été au PC dans sa jeunesse, Macron au PS...
Corbières n'est pas LCR, relisez sa biographie sur le wiki >>> https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexis_Corbi%C3%A8re
Corbières a quitté LCR il y a 27 ans en 1997. Chriac a été au PC dans sa jeunesse, Macron au PS...
Obono n'est pas NPA, relisez sa biographie sur le wiki >>> https://fr.wikipedia.org/wiki/Dani%C3%A8le_Obono
Obono a quitté NPA il y a 13 ans en 2011. Chriac a été au PC dans sa jeunesse, Macron au PS...
Je signale à chaque fois aux DNA leur Charte signée par les DNA >>>
Charte des DNA du 3 avril 2024
>>> Dans une société où prospèrent les fausses informations,
où les commentaires prennent si rapidement la place des faits,
cette charte des médias français est un engagement fort
au service des citoyens soucieux de leur juste information et de l’ensemble de la société.
Elle consolide l’édifice de la liberté d’informer.
Une liberté qui ne vaut que si l’honnêteté et le professionnalisme ont été à la base de la production de l’information.
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Ci-dessous >>> Copie in-extenso de l’engagement des DNA du 3 avril 2024
Votre journal s’engage pour la traçabilité de l’information
Pour aider les lecteurs à bien identifier la source d’une information, les médias d’information français s’engagent en signant une charte de traçabilité de l’information.
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Réseaux sociaux, sites internet, vidéos en streaming, chaînes d’info en continu… L’information circule à toute vitesse, sur tous les réseaux et tous les écrans, au point d’épuiser parfois le lecteur ou l’internaute. Face à la vitesse de diffusion et de reproduction des informations, il est de plus en plus difficile d’identifier la source d’une actualité, vite noyée dans le bruit médiatique.
Et pourtant, la source d’une information, c’est essentiel. Identifier quel média et journaliste sont à son origine, c’est s’assurer de sa fiabilité. Savoir qui s’est donné les moyens de constater de visu des faits, qui a investi dans de longues et coûteuses enquêtes, apporte au lecteur la capacité d’accorder sa confiance à l’information. Identifier la source médiatique, c’est également connaître les conditions de production de cette information : rédactions composées de journalistes professionnels, respect des règles du métier et des conditions sociales de son exercice.
Au-delà de cette question essentielle de la confiance du public, les entreprises de presse et les journalistes eux-mêmes ont besoin de savoir quels sont ceux qui reproduisent leurs informations, pour se protéger de tout abus de reproduction ou pillage de contenus dans un environnement médiatique très concurrentiel. Les éditeurs français de presse d’information sont particulièrement conscients de cet enjeu d’identification du média source d’une information. Ils s’engagent aujourd’hui, dans une charte de traçabilité, à respecter et nommer la source de toute information dont ils ne sont pas à l’origine. Votre journal, comme l’ensemble des titres du groupe EBRA, est signataire de cette charte.
Que prévoit cette nouvelle charte ?
Un média reproduisant l’information d’un confrère et concurrent doit désormais citer dès le premier paragraphe la source de cette information. Dans le cas d’un article numérique, il doit en outre renvoyer vers l’article du média d’origine. S’il ne fournit pas de travail journalistique supplémentaire, il devra limiter sa reprise d’information à 25 % de la taille d’origine de l’article.
Ces règles, inscrites au sein d’une charte proposée à la signature de l’ensemble des médias (presse, audiovisuel public ou privé, médias en ligne…), sont protectrices autant des journalistes et des éditeurs que de leurs lecteurs. Ces derniers pourront systématiquement remonter à l’article d’origine, prendre la mesure du travail journalistique engagé et appréhender eux-mêmes la qualité de la production éditoriale d’origine.
Dans une société où prospèrent les fausses informations, où les commentaires prennent si rapidement la place des faits, cette charte des médias français est un engagement fort au service des citoyens soucieux de leur juste information et de l’ensemble de la société. Elle consolide l’édifice de la liberté d’informer. Une liberté qui ne vaut que si l’honnêteté et le professionnalisme ont été à la base de la production de l’information.
Le 23 décembre 2024, Macron a choisi au travers de Bayrou, son 1er ministre, Manuel Valls.
Valls c'est
Vox est le parti fasciste espagnol, néo-franquiste, anti-islam(wiki).
Le fasciste du parti PiS, Jarosław Aleksander Kaczyński, Vice-président du Conseil des Ministres de Pologne, le Premier Ministre fasciste du parti Fidesz de Hongrie, Viktor Orbán, Marine Le Pen de l'extrême-droite canal-historique Rassemblement National, et tous leurs homologues des États-Membres de l'UE s'étaient réunis sur l'invitation de Vox, le parti fasciste néo-franquiste espagnol, avec AfD et tous les partis européens fascistes et d'extrême droite... à Barcelone le 5 décembre 2021 pour créer le parti d'extrême-droite européen, dénommé "parti souverainiste européen" ou "parti européen des extrêmes droites", ou "...de droite ultra-conservatrice", ou "...souverainiste" selon l'humeur, la mansuétude et la complicité des médias français et de Bolloré-Lagardère.
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La France est le seul pays d'Europe avec l'hyper extrême-droite Viktor Orbán de Hongrie
où le 1er ministre ne demande pas le vote de confiance au Parlement.
Depuis 2017 avec Macron c'est un abonnement sans réduction.
Ça ce n'est pas de la démocratie mais de l'autocratie électorale
dans la longue marche vers l'article 16, où Macron a contourné Sénat et Parlement depuis 2017 avec 22 fois le 49-3
et avec le PLFSSR + le 47-1 + l'Article 122 + l'Article 38 + l'Article 44-2 + l'Article 44-3 + l'Article 112-3 + toutes les Ordonnances.
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Le groupe Patriotes pour l'Europe est un groupe politique d'extrême droite du Parlement Européen.
Il est fondé à la suite des élections européennes de juin 2024 à l'initiative de Viktor Orbán et présidé par Jordan Bardella.
Il compte 86 membres, dont 30 issus du RN, constituant ainsi sa plus forte délégation.
Il devient la troisième force politique au Parlement européen après les élections européennes de 2024.
Wiki >>> Patriotes pour l'Europe au Parlement Européen
La plupart des membres du groupe Identité et démocratie (le FPÖ, le Vlaams Belang, le Parti populaire danois, le RN, la Ligue et le PVV) se retrouvent dans le groupe Patriotes pour l'Europe, dont la création se serait faite d'un commun accord avec le groupe Identité et démocratie. Font exception le Parti populaire conservateur d'Estonie dont l'unique député part en dissidence et rejoint le groupe des Conservateurs et réformistes européens et le SPD tchèque qui rejoint avec l'AfD, récemment exclu du groupe ID, le nouveau groupe L'Europe des nations souveraines.
Le groupe politique Patriotes pour l'Europe est fondé le 30 juin 2024, à la suite des élections européennes de 2024, lors d'une conférence tenue par Viktor Orbán, Andrej Babiš et Herbert Kickl. Le Fidesz, le parti de Viktor Orbán, était non-inscrit depuis 2021 au Parlement européen, tandis que le parti d'Andrej Babiš, ANO 2011, était membre de Renew Europe pendant la précédente législature et le parti d'extrême-droite autrichien de Herbet Kickl, le FPÖ, était membre du groupe Identité et démocratie.
Le groupe est rapidement rejoint par différents mouvements nationalistes et eurosceptiques : le parti espagnol Vox, le parti néerlandais PVV, le Parti populaire danois, le parti belge flamand Vlaams Belang, le parti portugais Chega, le parti grec Voix de la Raison, la coalition tchèque Serment et Automobilistes ainsi que le le parti Lettonie d'abord. Le 8 juillet, le Rassemblement national, fort de 30 députés, annonce également rejoindre les Patriotes pour l'Europe, actant la fin du groupe Identité et démocratie, absorbé par l'initiative lancée par Orbán, Babiš et Kickl. La Ligue de Matteo Salivini annonce suivre également le RN vers ce nouveau groupe. Patriotes pour l'Europe remplit alors les conditions nécessaires à la formation d'un groupe parlementaire au sein du Parlement européen (au moins 23 membres, issus d'au moins 7 États membres différents).
https://www.dna.fr/defense-guerre-conflit/2026/02/12/ainsi-meurent-les-accords-d-oslo
L’éditorial des DNA
Ainsi meurent les accords d’Oslo
L’Union européenne et les pays arabes peuvent bien « condamner », les ONG alerter et les militants de gauche protester, rien n’y fait et rien n’y fera : Israël est en train d’annexer par la force et au mépris de toutes les lois internationales ce qui reste de la Cisjordanie. Mettant ainsi un point final à cette vieille utopie d’un territoire palestinien autonome.
Pendant que le monde regarde ailleurs – mais regarderait-il en face que cela ne changerait rien —, meurent dans le vrombissement des moteurs des bulldozers les accords d’Oslo. Et pas seulement eux : en deux ans, ce sont plus d’un millier de Cisjordaniens qui ont été tués par l’armée ou les colons.
Cette politique d’annexion et d’expulsions désormais lancée à grande vitesse est aujourd’hui totalement assumée par les dirigeants de l’État hébreu. Quand il dit « Nous continuerons à développer, construire et à nous implanter sur la terre de notre patrimoine ancestral » pour « porter un coup de grâce à l’idée d’un État palestinien terroriste », le ministre d’extrême droite chargé des colonies Smotrich résume tout. Une pensée, une doctrine, un projet et une méthode.
La suppression de l’interdiction de vente de terre aux non-Palestiniens, l’accaparement de la gestion de certains sites religieux qui était jusqu’à présent dévolue aux municipalités palestiniennes, notamment à Hébron ou à Bethléem, ou la fin actée des zones délimitées mises en place il y a plus de trente ans sont les derniers clous plantés dans le cercueil d’une solution à deux États à laquelle plus personne ne croit puisqu’il n’y a plus de possibilité physique et géographique de créer un État palestinien.
Longtemps considérée comme une peau de léopard en raison de l’implantation illégale de colonies juives, la Cisjordanie n’est plus aujourd’hui qu’une peau de chagrin.
https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/02/global-european-states-must-retract-outrageous-attacks-on-un-special-rapporteur-francesca-albanese/
Le 11 février 2026, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fait une déclaration appelant la rapporteuse spéciale à démissionner. Cette annonce a été suivie d’autres déclarations tout aussi dommageables venant des ministères allemand, autrichien, italien et tchèque.
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Réagissant aux appels lancés par des ministres et des responsables français et tchèques demandant la démission de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a déclaré :
« Il est inacceptable que des ministres en Allemagne, en Autriche, en France, en Italie et en Tchéquie aient attaqué la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, en se basant sur une vidéo délibérément tronquée afin de déformer et de mal interpréter gravement ses propos, comme le montre clairement le visionnage dans son intégralité du discours original de la rapporteuse spéciale.
Les ministres qui ont diffusé cette désinformation doivent faire plus que simplement supprimer leurs commentaires sur les réseaux sociaux, comme certains l’ont fait. Ils doivent présenter des excuses publiquement et rétracter toute demande de démission de Francesca Albanese. Leurs gouvernements doivent également enquêter sur la manière dont cette désinformation s’est produite afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent.
« Il est regrettable que ces ministres n’aient pas été aussi virulents et fermes face à un État qui se livre à un génocide, à une occupation illégale et à l’apartheid, qu’ils le sont dans leurs attaques contre une experte des Nations unies. Leur lâcheté et leur refus de demander des comptes à Israël contrastent fortement avec l’engagement sans faille de la rapporteuse spéciale à dire la vérité aux tenants du pouvoir.
« L’engagement de la rapporteuse spéciale à enquêter de manière objective sur les faits en se basant sur des preuves concrètes et à appliquer le droit international a été essentiel pour dénoncer les violations persistantes des droits des Palestinien·ne·s par Israël et la complicité de tierces parties. Les appels qui ont été lancés pour obtenir sa démission doivent être catégoriquement rejetés : ils représentent les dernières offensives en date parmi une série d’attaques personnelles et de tentatives alarmantes visant à la réduire au silence. Cette campagne visant à la discréditer est un écran de fumée qui sert à détourner l’attention du génocide perpétré par Israël à Gaza, de son système d’apartheid et de son occupation illégale du territoire palestinien occupé.
« Malgré une diminution des attaques aériennes israéliennes et quelques améliorations limitées dans la circulation transfrontalière des biens et des personnes depuis la trêve d’octobre 2025, aucun changement significatif n’a été observé dans les conditions infligées par Israël aux Palestinien·ne·s à Gaza, et rien n’indique que les intentions d’Israël aient changé. Le génocide se poursuit.
« Les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza occupée se sont poursuivies, tuant plus de 590 Palestinien·ne·s depuis octobre 2025. Le nombre estimé de Palestinien·ne·s tués depuis octobre 2023 s’élève actuellement à plus de 72 000.
Cela permet à Israël de violer impunément le droit international, et cela sape également l’intégrité des mécanismes internationaux essentiels de protection des droits humains qui ont été adoptés pour nous protéger tous et toutes
Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International
« Israël a également considérablement intensifié les bouclages cruels et illégaux qu’il impose à Gaza depuis plus de 18 ans. Les opérations militaires israéliennes visant à créer concrètement une zone interdite sur près de 60 % de la bande de Gaza ont encore aggravé la situation. En Cisjordanie occupée, notamment à Jérusalem-Est annexée illégalement, les attaques menées par les forces israéliennes et les colons soutenus par l’État israélien ont tué plus de 1 100 Palestinien·ne·s et en ont déplacé des dizaines de milliers depuis octobre 2023.
« Cette injustice scandaleuse persiste alors que la Cour internationale de justice a, à plusieurs reprises, ordonné à Israël de faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher les actes génocidaires, et malgré son avis consultatif indiquant que l’occupation israélienne est illégale et doit prendre fin dès que possible. Rappelons également que la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre et l’ancien ministre de la Défense israéliens pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
« Au lieu de respecter leur obligation au titre du droit international de protéger les Palestinien·ne·s, des États tiers ont décidé au mieux de détourner le regard et au pire d’armer les individus qui commettent des actes de génocide et des crimes de guerre, tout en attaquant celles et ceux qui condamnent sans relâche l’impunité d’Israël et les gains matériels que les acteurs étatiques et non étatiques tirent de leur soutien aux violations des droits des Palestinien·ne·s commises par Israël.
« Cela permet à Israël de violer impunément le droit international, et cela sape également l’intégrité des mécanismes internationaux essentiels de protection des droits humains qui ont été adoptés pour nous protéger tous et toutes.
« Nous traversons une période critique pour l’humanité, le droit international et les institutions internationales de protection des droits humains étant attaqués comme jamais auparavant. L’utilisation qui est faite de la désinformation pour les délégitimer davantage encore représente une grave menace pour les droits humains et l’état de droit lui-même.
« C’est en ce moment précisément que des pays comme l’Allemagne, l’Autriche, la France, l’Italie et la Tchéquie devraient prendre position. Ils doivent faire la preuve de leur détermination à respecter leur obligation juridique de mettre fin au génocide perpétré par Israël et de faire cesser les crimes de droit international qu’Israël commet depuis plusieurs décennies. Cela implique de soutenir activement les mécanismes des Nations unies et de respecter l’autonomie des expert·e·s indépendants des droits humains nommés par l’ONU. Ils devraient faire le nécessaire afin qu’Israël rende des comptes pour le génocide qu’il commet actuellement, pour sa politique d’apartheid et pour son occupation illégale, au lieu de se joindre au mouvement honteux qui consiste à utiliser la désinformation contre la rapporteuse spéciale. »
Complément d’information
Le 7 février, Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, s’est exprimée lors d’un forum organisé à Doha par Al Jazira. Elle a déclaré :
« Au lieu d’arrêter Israël, la majeure partie du monde l’a armé, a fourni à Israël des excuses politiques, un refuge politique, un soutien économique et financier […] Nous qui ne contrôlons pas d’importantes quantités de capitaux financiers, d’algorithmes et d’armes, nous voyons aujourd’hui que nous, l’humanité, nous avons un ennemi commun, et que les libertés, le respect des libertés fondamentales, constituent la dernière voie pacifique, le dernier outil pacifique dont nous disposons pour retrouver notre liberté. »
Ces commentaires ont été interprétés à tort comme indiquant qu’Israël est cet « ennemi commun ». Francesca Albanese a rejeté ces accusations et a clarifié ses propos sur les réseaux sociaux en expliquant que « l’ennemi commun de l’humanité est le système qui a permis le génocide en Palestine, notamment les capitaux financiers qui le financent, les algorithmes qui le masquent et les armes qui le rendent possible ».