Pour mes billets et mon site d'analyse en ligne depuis le 06 VI 06, je me fais traiter de sales noms et plus récemment d'islamo-gauchiste bolchéwokiste à éviter de fréquenter de toute urgence et pour l'éternité, etc. Et tous ces bien-pensants commencent déjà, comme avec cet Éditorial des DNA, à dire en boucle "mais je l'avais toujours dit", et il continueront à rafler la mise sociale et matérielle, car ils jouissent, eux, de l'autorité et de la bienséance de leur entre-soi. Ils passeront pour des intellectuels engagés et humanistes ayant un sens poussé de la cohésion et de l'avenir du pays.

Libellé de cet Éditorial "révolutionnaire" des DNA >>>  "La date est évidemment symbolique, il ne peut s’agir de rien d’autre. Douze ans après avoir été mis sous tutelle, les Grecs n’en ont fini ni avec la crise ni avec l’austérité. Maintenant qu’ils ont été punis comme l’Allemagne et Angela Merkel l’avaient exigé, ils ont gagné le droit de revenir s’asseoir à la table des adultes, pas plus.

Pourtant, rien ne va vraiment beaucoup mieux en Grèce, au contraire. Cet interminable plan d’austérité, d’une violence inouïe, a certes permis de « recadrer » des pratiques budgétaires coupables, mais à quel prix ! En une décennie, des millions de personnes ont été sciemment jetées dans la pauvreté et des millions d’autres précarisées. Les biens de l’État ont été vendus à l’encan et les services publics, dont l’hôpital, démantelés. Les salaires ont été amputés quand taxes et impôts ont explosé. La retraite, elle, est passée à 67 ans et 450 000 jeunes n’ont eu d’autre choix que d’émigrer. Quant à la dette, cette fameuse dette d’un pays de 11 millions d’habitants qui menaçait prétendument à elle seule tout l’équilibre de la zone euro, cette dette qui à l’époque était de 177 % et en conséquence jugée « insoutenable » par le FMI, cette même dette culmine désormais à plus de 180 % du PIB.

À bien des égards, le remède a donc été pire que le mal, mais qui s’en soucie puisqu’il s’agissait encore une fois de faire un exemple, au nom d’une orthodoxie budgétaire qui a volé en éclats avec la crise du Covid. Il est alors comme par magie devenu possible de mutualiser un emprunt, ce qu’on a justement tout au long de ces années obstinément refusé aux Grecs.

Victime de l’incurie de ses dirigeants et de l’égoïsme des États membres de l’Union européenne, la Grèce ressort exsangue et humiliée de cette épreuve. Elle ne survit plus que grâce au tourisme et à l’infinie capacité de résilience d’une population qui n’a pas sacrifié la démocratie. Et il y a, il faut bien le dire, dans ce refus absolu de renoncer à ce socle fondateur, malgré les épreuves et les tentations, quelque chose de l’ordre de l’héroïsme."   <<<

Et voici mes deux commentaires mis en ligne par les DNA et pas encore censurés par Crédit Mutuel, son propriétaire >>>

 

Cette analyse est excellente. Il faut rajouter plusieurs choses.

  1. C'est Mario Draghi, à l'époque Directeur de Goldman Sachs Europe, qui a poussé la Grèce à tricher en lui proposant un montage de produits financiers dérivés et des swaps, qui étaient déjà à leur création réputés toxiques et irrécouvrables.
  2. C'est Ecofin Eurostat, l'Insee pour l'Europe, qui a couvert cette falsification.
  3. Ce sont Société Générale, BNP Paribas et Deutsche Bank qui ont acquis ces toxiques.
  4. Pour renflouer les caisses pourries de ces 3 banques, c'est une organe inventé pour l'occasion et sans légitimité démocratique, la Troïka, qui a imposé l'exécution factuelle de la Grèce.
  5. Cette Troïka était composée du FMI et Christine Lagarde, de la BCE, et de la Commission Européenne avec nos ministres des finances français et allemand.
  6. Pour les remercier, Mario Draghi à été promu Directeur de la BCE, et 10 ans plus tard, Christine Lagarde a été promue à sa place.
  7. Bilan: Deutsche Bank, BNP Paribas, Société Générale ont été renflouées grâce au remboursement de la Grèce adossés sur des prêts garantis par l'Europe à des conditions totalement non viables pour ce pays. Quand on commente un article de presse, on se fonde sur les faits, car c'est un acte public.

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La Grèce, sous l'emprise de la Troïka, a été tellement appauvrie qu'elle a dû vendre à la Chine ses aéroports et ses grands ports maritimes. L'Europe, avec son cheval de Troie de la "concurrence-libre-et-non-faussée" n'avait rien à redire à cette mise sous tutelle économique de la Grèce au profit de la Chine, car elle permettait à la Grèce de satisfaire aux conditions de la mise sous tutelle de la Grèce au profit de la Commission Européenne, de la Société Générale, de BNP Paribas, de la Deutsche Bank, qui sont de toute façon depuis 2008 en situation de faillite technique alors que la BCE leur avait racheté par milliers d'€ leurs dettes toxiques, pourries et irrécouvrables, et ceci sans la moindre des conditions.