La Société Générale appelle ses clients à se préparer à l'Effondrement Global économique et financier

A Dubai, comme aux USA et ailleurs, n'a été pratiqué par les finances publiques et privées que du Ponzi-Madoff.
En 2010 il faudra garder sur soi 500 euros car les cartes bancaires seront muettes lors du Lemming run.

La finance fonctionne en circuit fermé dans un monde parallèle après avoir happé les actifs issus de l'économie réelle et après avoir transféré ses dettes systémiques vers l'endettement réel des États qui sont assez criminels pour lui offrir le sauvetage au lieu de s'occuper des peuples qui n'ont pas d'autre choix que la détresse après avoir voté comme des ânes comme au 7 juin 2009. 14.000 milliards ont été offerts au total aux instituts financiers par les USA, la Grande Bretagne et la zone euro, soit l’équivalent du quart du PIB mondial, pour simuler un bail out du système bancaire de ces pays. Pour éradiquer la faim dans le monde il ne faut que 10 milliards par an (dix).

Dans cette période d'illusion de reprise économique où seuls les cours de la Bourse ont retrouvé les niveaux du début de l'année 2009, BNP-Paribas et la Société Générale remboursent au gouvernement français les aides publiques de sauvegarde des banques en rachetant comme convenu à un taux fixé à l'avance les actions préférentielles obtenues en échange par l'État. L'État fait 400 millions d'euros de bénéfice, mais la BNP et la Société Générale ont fait 12 milliards de bénéfice avec cette "aide". Il y a un mois le Parlement français avait voté "par erreur" une Loi pour taxer ces bénéfices, mais deux jours après le Parlement a voté une Loi annulant cette Loi. (Photo: Bergen, Norway, août 09)

La non-objectivité de la Reprise n'est qu'une illusion suprématiste et ne concerne que les banques systémiques qui bénéficient des aides gouvernementales de sauvetage. 

Pour le mainstream, l'économie est un processus amenant la sensation (c’est-à-dire le rapport de l'individu au monde) à se concrétiser en œuvre grâce à un module formateur étranger au support, "l'élément systématique", qui structure la masse mentale et environnementale, le monde, l'homme, sa grégarité et les matériaux. Maniant des graphiques simples à caractère géométrique et unicolore disposés sur la toile des Indices et Rapports trimestriels ou érigés dans le réel (architectones), le suprématisme montre la volonté humaine de se donner le caractère infini à son espace, et la relation d'attraction et de rejet des formes. J'ai fait ci-dessus une retranscription libre de l'œuvre du peintre russe Kasimir Malevitch que je vous illustre ci-contre avec l'huile de Robert Dandarov sur Malevitch. En continuant mon interprétation libre de cette œuvre de Dandarov, vous voyez la Main vibrante du marché qui tend au bien-être et qui crée le plein-emploi et constitue l'architectone de l'ilot prépositionné de la Concurrence libre et non faussée

Pourtant la FDIC (Federal Deposite Insurance Corporation) est entrain de liquider 552 banques américaines en faillite. N'oublions pas la faillite du CIT Group, première banque américaine pour les PME, du 1 X 2009. Le CIT Group âgé de 101 ans est la plus grande faillite bancaire depuis celle du 15 IX 2008 de la Lehman Brothers et la 5ème plus grande faillite de l'histoire des USA. La faillite du groupe de services financiers CIT, spécialisé dans les réseaux franchisés et commerces associés aura un impact sur des dizaines de milliers de détaillants et sur les dépenses de consommation représentant les deux tiers du PIB des USA. Le tissus économique des PME et des commerces américains est gravement atteint et il existe une lutte des classes entre les 19 banques systémiques et les banques commerciales dont les activités d'affaire sont régionales et locales et directement liées au réel de l'économie. La FDIC est l'agence gouvernementale chargée de garantir les dépôts bancaires. La FDIC, qui assure les dépôts de plus de 8000 banques à travers le pays, est elle-même en faillite et ne peut plus garantir les dépôts bancaires.

Ce dont ne parlent pas non plus, ni le mainstream ni la Société Générale dans son Rapport sur les scénarios économiques à venir, c'est la situation du Canada qui est pire que celle des USA. Au Canada, 90% des Crédits hypothécaires sont titrisés avec des systèmes qui se voulaient être des systèmes de multimutualisations du risque qui portent le nom de MBSs, Mortgage Backed Securities. Et 100% des crédits hypothécaires, allant du Subprime, au Alt-A, au Prime, etc... octroyés aux particuliers comme aux entreprises et aux commerces (real estate mortgage) sont garantis par le gouvernement canadien au travers de son administration fédérale canadienne, la CMHC Canada Mortgage and Housing Corporation. (SCHL, Société Canadienne d'Hypothèques et de Logement). Au Canada, nous sommes face à plus de 500 milliards de crédits toxiques à la fin de cette année 2010. Ceci représente 14% du PIB canadien. Le gouvernement canadien est donc l'institut financier le plus grand au monde qui a accordé des crédits pourris. D'ailleurs le $ Canadien, comme le Franc Suisse entrent en parité avec le $ US qui ne cesse de s'écrouler. On ne dit pas non plus - pour en faire un éventuel membre de l'ordolibéral-Euro - que le Royaume-Uni imprime proportionnellement plus que les USA de la monnaie de contre-façon sur ses planches à billets en la pompant dans les zombie banks qui n'en font que de la trésorerie financière spéculative pour maintenir la City en place et la £ encore un peu supérieure à l'Euro. On ne dit pas non plus que la BCE soutient la livre en achetant des Gilts, les Bons du Trésor britannique. Toutes ces réalités passent inaperçues.

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Le quotidien anglais Daily Telegraph publie un Rapport signé par un cadre de la division Cross Asset du pôle Credit and investment banking de la Société Générale et envoyé à tous ses clients britanniques. L'article du Daily Telegraph a été relayé par Le Journal des Finances. Ce rapport de la Société Générale a encore plus de sens avec cette bombe à retardement canadienne des crédits hypothécaires garantis par le gouvernement dont personne ne parle. Ce rapport avait déjà été publié le 19 octobre 09 par la Société Générale, mais le Telegraph ne s'en fait l'écho que le 18 novembre 09. Cette publication fait peut-être partie de la mise en scène Bilderberg de la faillite planétaire organisée. Vous avez ci-dessous in-extenso l'article en anglais du Telegraph et l'article français du Journal des Finances au sujet du scénario le plus catastrophique de ce Rapport de la Société Générale qui présente en réalité trois scénarios allant de l'effondrement à une reprise toute en nuance et sans euphorie de l'économie réelle qui demeura très chère à payer et financer sur quelques décennies par les pays et par les peuples.

Les deux articles in-extenso >>>

(Graphique issu du Rapport en anglais de la Société Générale)

La Société Générale
tire la sonnette d’alarme

Dans un rapport adressé à ses clients, la banque française les appelle à dessiner une stratégie d’investissements de défense afin de se préparer à l’explosion éventuelle de nouvelles bulles financières.


Le pire pourrait être devant nous. C’est une des hypothèses qui ressortent d’un rapport de la Société Générale, intitulé « le pire scénario de la dette», selon lequel les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transféré des passifs du secteur privé au secteur public, créant une nouvelle série de problèmes. Premier d’entre eux, le déficit. «Le niveau de la dette paraît tout à fait insoutenable à long terme. Nous avons pratiquement atteint un point de non retour en ce qui concerne la dette publique», précise le rapport de 68 pages.

L’endettement global est beaucoup trop élevé dans la plupart des économies des pays développés, par rapport à leur PIB. Aux États-Unis et dans l’UE, la dette publique représentera ainsi 125% du PIB dans deux ans. Au Royaume-Uni, elle s’élèvera à 105% et au Japon, à 270%. Le problème de la dette sous-jacente est plus important qu’il n’était après la seconde Guerre Mondiale, alors que les taux nominaux étaient similaires. Sauf que cette fois-ci, les gouvernements seront pris à la gorge, le vieillissement de la population rendant plus difficile qu’auparavant l’effacement de cette dette avec la croissance. Les pays émergents ne seraient pas non plus épargnés, même si leur marge de manœuvre sera plus importante qu’au sein des grandes économies occidentales.

Parmi les pires scénarios envisagés, le rapport évoque une nouvelle chute des marchés, une inflation galopante ainsi qu’une forte chute du dollar. Or quand la crise bat son plein, tout le monde se retourne vers la valeur refuge par excellence, l’or. Dans ce contexte, le prix du métal jaune atteindrait des sommets jamais vus. En plus du métal jaune, le rapport table qu’une autre valeur refuge devrait tirer son épingle du jeu, les denrées alimentaires. A contrario, la banque conseille de se désengager du dollar et des valeurs cycliques, telles que les technologiques ou celles liées au secteur de l’automobile.

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Pour lire le Rapport complet de la Société Générale en pdf cliquez sur le tableau de Kasimir Malevitch  >>>

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(Graphique issu du Rapport de la SocGen: La dette privée et publique des USA)

Société Générale tells clients
how to prepare for potential 'global collapse'

Société Générale has advised clients to be ready for a possible "global economic collapse" over the next two years, mapping a strategy of defensive investments to avoid wealth destruction


In a report entitled "Worst-case debt scenario", the bank's asset team said state rescue packages over the last year have merely transferred private liabilities onto sagging sovereign shoulders, creating a fresh set of problems.

Overall debt is still far too high in almost all rich economies as a share of GDP (350pc in the US), whether public or private. It must be reduced by the hard slog of "deleveraging", for years.

"As yet, nobody can say with any certainty whether we have in fact escaped the prospect of a global economic collapse," said the 68-page report, headed by asset chief Daniel Fermon. It is an exploration of the dangers, not a forecast.

Under the French bank's "Bear Case" scenario (the gloomiest of three possible outcomes), the dollar would slide further and global equities would retest the March lows. Property prices would tumble again. Oil would fall back to $50 in 2010.

Governments have already shot their fiscal bolts. Even without fresh spending, public debt would explode within two years to 105pc of GDP in the UK, 125pc in the US and the eurozone, and 270pc in Japan. Worldwide state debt would reach $45 trillion, up two-and-a-half times in a decade.

(UK figures look low because debt started from a low base. Mr Ferman said the UK would converge with Europe at 130pc of GDP by 2015 under the bear case).

The underlying debt burden is greater than it was after the Second World War, when nominal levels looked similar. Ageing populations will make it harder to erode debt through growth. "High public debt looks entirely unsustainable in the long run. We have almost reached a point of no return for government debt," it said.

Inflating debt away might be seen by some governments as a lesser of evils.

If so, gold would go "up, and up, and up" as the only safe haven from fiat paper money. Private debt is also crippling. Even if the US savings rate stabilises at 7pc, and all of it is used to pay down debt, it will still take nine years for households to reduce debt/income ratios to the safe levels of the 1980s.

The bank said the current crisis displays "compelling similarities" with Japan during its Lost Decade (or two), with a big difference: Japan was able to stay afloat by exporting into a robust global economy and by letting the yen fall. It is not possible for half the world to pursue this strategy at the same time.

SocGen advises bears to sell the dollar and to "short" cyclical equities such as technology, auto, and travel to avoid being caught in the "inherent deflationary spiral". Emerging markets would not be spared. Paradoxically, they are more leveraged to the US growth than Wall Street itself. Farm commodities would hold up well, led by sugar.

Mr Fermon said junk bonds would lose 31pc of their value in 2010 alone. However, sovereign bonds would "generate turbo-charged returns" mimicking the secular slide in yields seen in Japan as the slump ground on. At one point Japan's 10-year yield dropped to 0.40pc. The Fed would hold down yields by purchasing more bonds. The European Central Bank would do less, for political reasons.

SocGen's case for buying sovereign bonds is controversial. A number of funds doubt whether the Japan scenario will be repeated, not least because Tokyo itself may be on the cusp of a debt compound crisis.

Mr Fermon said his report had electrified clients on both sides of the Atlantic. "Everybody wants to know what the impact will be. A lot of hedge funds and bankers are worried," he said.

<<< Fin des deux articles

Ces articles de journaux basés sur le Rapport de la Société Générale du darwinisme financier de biens mal acquis sont intéressants et sont de manière théorisée aussi tout ce que j'ai mis en œuvre dans mon roman dès 1990. Mais ces articles au moins peuvent se lire, tandis que moi j'ai mis en œuvre dans sa logorrhée un couple qui s'interroge et bouge à partir d'octobre 1989 au regard de la chute des signifiants/signifiés et de l'émergence de nouveaux signifiants/signifiés afin de se cantonner ou se festonner dans son inféodation à la nouvelle agriculture du monde, ou de la cultiver et d'y enfouir ses semblables pour faire croire à une nouvelle et ultime solidarité rédemptoriste et ostentatoire. (2 graphiques: Théorie de la micro-économie, Loi du Cobweb, Ajustement Offre et Demande)

Je pense que connaître l'aberration, la stupidité, la dangerosité des mots vous rend à la fois plus modeste face à vous-mêmes quand vous vous exprimez avec des mots ou quand vous les mettez en abîme, mais vous rend aussi plus fort et plus responsable quand vous avez envie d'agir en expliquant vos actes avec des intentions portées par des mots.

Apparemment il est nécessaire à la Société Générale et au Telegraph de chercher la Chute des Murs de Berlin dans une bataille d'Hastings pour réorganiser le monde selon le modèle féodal centralisé autour d'une complexion nouvelle: l'or et les denrées alimentaires. Nous naviguons en pleine modernité.

Il faut d'abord rappeler que les fonds spéculatifs raflent tout autour de la planète les terres arables. Puis, en cas de guerre du pain, les farm commodities sont confisquées par les possédants... et l'or détenu par les particuliers... est légalement rendu illégal et confisqué par les États comme avec Roosevelt le 5 avril 1933 avec son Gold Reserve Act en échange de certificats au rabais non échangeables en or. En réalité un coup d'État économique se prépare et l'on demande au particulier de condenser les fonds et cristalliser l'épargne sur du plus fongible (denrées alimentaires) et du plus solide (l'or) que la monnaie de contrefaçon et que les actions et autres valeurs pyramidales comme CDS, CDO, RMBSs, MBSs de contrefaçon. Une guerre du pain va occuper les peuples, et le ramassage de l'or va ramener les richesses dans les caisses de l'entité appelée État. Les banques ont aussi plus intérêt en ce moment à transformer au maximum leurs actifs en or et à voir la valeur de cet or grimper à des sommets inégalés. Et pour ceci il faut arrêter les manipulations du cours de l'or par les USA. Les banques savent aussi parfaitement qu'elles ne pourront plus cacher encore longtemps l'imminent éclatement de la bulle des CDS, l'imminent éclatement de la bulle des Alt-A, l'imminent éclatement de la bulle des crédits hypothécaires accordés aux commerces et aux entreprises (Real Estate Mortgages), et l'éclatement programmé de la nouvelle bulle Obama-Ginnie Mae-FHA des nouveaux suprimes. Les banques engraissées par le bail-out de l'État Providence bancaire et par les trillions de monnaie à taux zéro prêtés par les banques centrales qui leur permettent le last carry trade of all the carry trades destiné à catafalquer l'épargne mondiale, deviennent le bras armé de l'État pour organiser la compensation belliciste sur le territoire. Un petit H1N1 là-dessus et le philum humain sera régénéré sans adjuvants.

Selon le rapport de la BCE du 18 XII 2009 les banques européennes vont encore perdre 189 milliards d'euros en 2010.














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Commentaires

1. Le 22. novembre 2009, par Thomas, le Cimbre,
Hier soir, après avoir écrit sur mon article le mot "Bilderberg", les grandes oreilles se sont de nouveau déchaînées sur mon site et j'ai eu vers 00:00 heures 564 visites de plus en moins de 20 minutes en provenance de toute la planète.
 
La réalité est que la publication du Rapport de SocGen est un buzz volontairement provoqué depuis hier matin 21 novembre 2009 par le quotidien  Daily Telegraph. Je m'en aperçois à partir de mon logiciel d'audience qui me montre par quel site ou en fonction de quel item mes visiteurs sont venus sur Rénover Maintenant 67 (RzM67). Beaucoup de sites-forums-blogs de spéculateurs et boursiers de particuliers ou d'institutionnels viennent aussi chez moi subitement. Évidemment, moi n'est pas un moi dans ce "deal", mon corps et mon corpus doivent flotter quelque part entre une existence sous forme de matière d'échange et de focalisations; je suis sans comprendre comment, l'utilisé, le co-acteur d'un buzz qui me dépasse. Je suis bien conscient que je concatène sur du web peut-être plus que je répands des pensées et mes mots.
 
2. Le 22. novembre 2009, par Thomas, le Cimbre

C'est comme avant l'École de Barbizon et les fauvistes.

Plein de peintres, sans se connaître, peignaient dans la même direction, impressionniste.
C'est l'exposition du Salon des Indépendants au Grand Palais qui avait révélé qu'ils faisaient partie de la même école.

J'appelle ceci régulièrement les lucioles cavernicoles.

Il se peut donc qu'une autre forme de grand palais nous révèle ce que des influenceurs de toute forme tendent à organiser comme nouvelle agriculture intensive du monde.

3. Le 23. novembre 2009, par jc cordier

Un autre rapport du même genre mais moins 'radical' a été publié par un analyste de Natixis, autre banque qui s'est illustrée dans la crise. C'est un peu comme le bandit qui crie au voleur!
Je pense qu'il y a dans ce catastrophisme bancaire la volonté de bien inscrire dans la tête des gens qu'il va falloir se serrer la ceinture même si l'économie ne sombre pas.
Et qu'il faut le faire à chaud, avant que le peuple ne se rebiffe!
Rien de tel que la peur pour contraindre les gens et éviter qu'ils ne pensent trop.

4. Le 15. décembre 2009, par Michael Milken

Article très intéressant et documenté, une fois de plus.

Une petite question tout de même; d'où vient le chiffre de 10 milliards par an pour éradiquer la faim dans le monde? Un "petit" chiffre pour une noble cause en tout cas.

Enfin, je suis un peu agacé de lire que les 400 milliards d'aides remboursées par les banques françaises ont produit 12 milliards. Sauf erreur de ma part, il me semble que les banques françaises ont subi peu de pertes liées au subprimes (retard à l'allumage ou plus grande prudence?) et que cette "aide" de l'Etat était plus un moyen de se conformer aux obligations liées aux fonds propores, imposés par Bâle II, qu'un sauvetage.

5. Le 15. décembre 2009, par Thomas, le Cimbre,



Rien que pour l'escroquerie Madoff, qui n'est qu'une déclinaison individuelle du système Ponzi appliqué par tout le système bancaire avec la bulle des CDS et des autres titrisations adossées sur du vent, nous avons ces pertes suivantes pour les banques européennes.

Ne vous imaginez pas que les systèmes français sont plus vertueux. La Fusion BP / Caisse d'Épargne a été faite en annonçant que "les pertes ne sont pas connues". Avez-vous déjà vu une fusion qui ne se fait pas sur des pièces comptables fiables? Pourtant BFM parlait au même moment "de pertes historiques avant la fusion". La fusion est un beau moyen pour noyer les positions toxiques et les pertes. Ensuite il n'y a pas eu mieux que François Pérol, proche de Sarkozy, secrétaire adjoint de l’Elysée et ancien membre de Rothschild et Compagnie, pour piloter ce maquillage de bilan des banques françaises.

Le choix du numéro deux de l’Elysée, c’est-à-dire un ami personnel de Nicolas Sarkozy, à la tête du deuxième groupe bancaire français, participe d’une stratégie d’influence du président de la République dans les milieux économiques.

Ensuite vous savez que l'autorisation d'assouplir les normes comptables depuis septembre 2008 valent tout autant pour les banques américaines que pour les banques européennes, et que l'Europe se passe simplement du mensonge du Stress-Test de Tim Geithner et d'Obama pour expliquer qu'elles sont en "bonne santé".

Cette mégalomanie spéculative délinquante n'est pas une spécificité américaine ou allemande ou des banques et des assurances. Peugeot ou Renault sont des Hedge Fonds adossés sur de la construction automobile qui n'est plus qu'un alibis économique. Les banques captives de PSA (Peugeot-Citroën, PSA) et de Renault ont titrisé les actifs de leurs groupes dans leurs filiales PSA Financial Service et Banque PSA Finance et Renault RCI Banque. Renault ou Peugeot-Citroën (PSA) ont exercé un autre métier au travers de leurs départements Financial Products. Peugeot Société Anonyme (PSA) s'est aussi  bien amusée avec les mortgages (crédits hypothécaires et subprimes) et a détourné dans la spéculation de titres les actifs gagnés avec les ventes des automobiles, tout en délocalisant et en payant au rabais son personnel ouvrier et employé. Il en va de même pour Renault. PSA et Renault, qui ont perdu des centaines de millions d'euros avec les opérations de titrisation ont reçu 9 milliards d'euros comme "aide" financière de l'État français. C'est tellement monstrueux que l'on a de la peine à le croire. Ces groupes automobiles avaient déjà obtenu 5 milliards d'euros de la SFEF qui est la Société de Financement de l'Économie en France qui a été inventée par l'état français pour répondre à la grande crise de la finance mondiale. Pour vous informer sur les pertes de la Société Générale par exemple vous avez Le Journal des Finances. De plus, par un proche... je sais que les pertes de la SocGen sont abyssales, mais on fait comme si tout allait bien et que les banques font des bénéfices. Le 6 juin 2009, Frédéric Oudéa, le nouvel homme fort de la Société générale avait fait savoir "qu'elle avait encore 20 milliards d'euros d'expositions risquées dans ses comptes". Vous pouvez donc vous imaginer un coefficient multiplicateur pour approcher de la vérité.

Donc, votre argument au sujet des Obligations de Fonds Propres Réglementaires que doit détenir un organisme actif dans la finance, ne tient pas. Et entre temps l'économie réelle est en récession, entre en dépression (voir en bas de page le Baltic Dry Index et lire ma légende dessous), ce qui, de ce côté n'équilibre pas la balance sheet des banques, qui ont recommencé de plus belle à pratiquer de la finance sauvage. Ensuite vous savez que le repêchage de la filiale Natixis a reçu à répétition des "bouées de sauvetage" depuis 2008 pour "maintenir son ratio de solvabilité" (une autre façon d'exprimer les Fonds Propres Réglementaires) et que répétitivement elle a révélé de "nouvelles positions toxiques". Ce scénario des "découvertes de nouvelles positions toxiques" se répète depuis 2008 dans chaque organisme bancaire et va s'amplifier en 2010. Il en est de même pour le sauvetage de Dexia, pour laquelle les parts de l'Etat Belge et de la Caisse des Dépôts et Consignations française n'ont jamais été révélées.

Quant aux obligations de constituer des fonds propres de Bâle II, ce n'était qu'une parodie de prudencialité qui n'était respectée par aucune entreprise qui faisait appel à de l'épargne publique et des fonds de placement, ou si vous voulez qui a été interprétée librement par tout le monde en fonction de sa volonté de considérer ou de cacher des positions à risque comme l'aménagent ces normes comptables dites prudentielles. Et de toute façon, pourquoi venir en aide à des escrocs? En détournant l'argent public? Avec les seuls bénéfices exceptionnels de 12 milliards qu'ont fait la Société Générale et la BNP en plaçant cette aide "de sauvetage" de l'État français dans de la nouvelle bulle spéculative, nous aurions déjà payé 1/3 du "Grand Emprunt".

Le vertige des chiffres est tel que 10 milliards ne nous paraissent plus rien, mais c'est effectivement cette somme qui avait été annoncée lors de l'élaboration des Critères du Millénium pour éradiquer la faim dans le monde. La FAO avait estimé que 30 milliards de dollars par an suffiraient pour éradiquer la faim dans le monde. Vous avez l'article du site de la FAO à ce sujet. Mais ce chiffre de 30 milliards était valable en juin 2008 où il y avait 862 millions d'affamés, depuis ladite Crise des subprimes il y a 1,5 milliards d'affamés dans le monde. Ce chiffre reste donc ridicule face à des centaines de milliards, ou aux 2 trillions (deux milles milliards) investis par Geithner Obama Bernanke pour "sauver" les banques et les assurances en leur rachetant les positions toxiques, ou si vous voulez en faisant le plus grand transfert de tous les temps de la dette privée vers la dette publique que les peuples vont payer sur deux générations. Ce déversement monétaire issu des banques centrales est le plus important de toute l'histoire de l'humanité et ne sert qu'à enlever les poubelles financières. Obama a été élu pour sortir les poubelles et n'a pas été élu pour légitimer la "diversité" des peuples.

Selon la BCE, les banques européennes vont révéler 189 milliards d'euros de perte en 2010.

Donc vous voyez, je suis aussi agacé, mais pas pour les mêmes raisons que vous.

ps: votre pseudo est très gore. Êtes-vous en croisade? Je vous propose von Mises pour votre prochain comment.
6. Le 11. avril 2010, par Thomas, le Cimbre,

(Mise à jour du 11 avril 2010)

au pseudo très gore Michaël Milken >>>

comme il était immédiatement visible vous avez propagé le mensonge et fait diversion.

Lire ici au sujet de les informations actualisées sur la Bad Bank de la Société Générale et de ses pertes

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