Ce Rapport Arthuis est une sublimation de la LOLF, qui elle-même est une amplification des fondamentaux de l’École de Chicago et de Milton Friedman, du Consensus de Washington, des Traités et Directives de Bruxelles et de Lisbonne et de la Règle d'Or du TSCG - Traité sur la Stabilité, la Convergence et la Gouvernance, qui était le Pacte Fiscal Européen lui-même issu du Pacte de Stabilité et de Croissance. Tout cet attirail de guerre a tué le Travailleur (terminologie de l'UE), cassé le Code du Travail et organisé le dumping social. Cette antienne de la dette publique, aujourd'hui de Macron et du Ministre de l'économie et des finances Bruno Le Maire, est pilotée comme un drone sur nos têtes en toute circonstance, de la veille au sommeil, de confinement en confinement, pour ne surtout jamais dire que l'aubaine du Covid-19 masquait l'imminent 2ème krach de la bulle spéculative des dérivés titrisés et masque les 17.000 milliards offerts aux banques par la BCE depuis l'année-Lehman 2008. A ceux-ci, les Banques Centrales nationales des 27 et leurs budgets publics, déjà déficitaires, ont offert aux banques tout autant de milliers de milliards d'€ sans exigence de contre-partie pour faire à jamais le rachat de leurs dettes privées, pourries et irrécouvrables issues de leurs spéculations criminelles sur les produits financiers dérivés. Les gouvernements, l'Europe et la BCE ont nationalisé/collectivisé à perpétuité les dettes spéculatives des banques sur le dos des contribuables, de l'économie réelle. Mais ces gouvernements vous font la guerre avec la dette publique dont "le rachat est impensable et illégal" (Christine Lagarde) et qui est le péché mortel de notre civilisation. L'annulation permanente de la dette privée des banques s'est faite sans bruit en toute apparence de normalité pour garantir à l'Europe et à la France le Dumping Humain et le pishing global de l'Europe Providence Bancaire. L’État français, structurellement penaud devant le Covid, sait avec son Rapport Arthuis être subitement planificateur quand il s'agit de faire la guerre contre ses habitants avec la dette publique "de l'après-Covid". Le freluquet de l’Élysée aime être "en guerre" contre les gens à la maison, à la rue, sous des toits et contre le Travailleur distancié, présentié, détaché et licencié, le tout pour le compte du financiarisme. Si vous cherchez sur Google dettes publiques post-covid lolf mon site est de nouveau en page 1 une journée après publication, de même pour plans austérité rapport arthuis avenir finances publiques post-covid.

Je vais opposer ce Rapport Arthuis au livre du Gilet Jaune, François Boulo, intitulé "Reprendre le Pouvoir". J'ai toujours exprimé sans ambiguïté ma circonspection envers les Gilets Jaunes dès le début de la génération spontanée de ce mouvement il y a plus de deux ans. Au début, à l'automne 2018, j'avais tenté par deux samedis de suite de me rallier aux manifestants, mais avec ma casquette et mon drapeau FO rouges. J'avais été par deux fois écarté des manifestants, tirés par le bras par des GJ qui m'avaient dit que "les syndicats n'ont rien à faire ici, cette manife est à nous". Je ne suis qu'un militant de base et c'est la seule carte d'appartenance que j'ai. Ensuite les GJ avaient totalement boudé les élections européennes du 26 mai 2019, alors qu'un Programme politique clair de bifurcation issu de la base avait été proposé. Ensuite ledit RIC - Référendum d'Initiative Citoyenne des GJ avait été de toute façon "inventé" bien avant eux et figure depuis 2016 dans le Programme d'un mouvement politique citoyen qui veut un avenir en commun et, en plus des GJ, instaurer la VIème République. François Boulo a tout à fait la même ligne que ce mouvement citoyen politique dans ses analyses de son livre de 267 pages, mais il se bloque en conclusion à un "coma politique" et n'entrevoit pas une porte de sortie par les forces civiques organisées. Là, je ne suis pas d'accord avec François Boulo. Même si je me méfie extrêmement de chaque mot,
il me reste un espoir que nos électeurs inscrits se ressaisissent en 2022.

Vous voyez que je n'avais pas attendu les GJ ou LFI pour penser et faire mes choix pour les autres dans nos solidarités locales, régionales et globales. J'ai quelques décennies d'avance. Je n'aborderai donc ni le Rapport Arthuis ni le livre Reprendre le Pouvoir de manière neutre et sobre, et comme mon site n'a pas de "donate", que je ne dois rien à personne, que je n'attends rien de personne, je peux écrire ce que je veux sans m'ajourer à des codes. Je ne suis rien que moi, que quelque part et sans domiciliation sociale. Je ne lis qu'une trentaine de quotidiens français, belges francophones, suisses romans et germanophones, allemands, suédois, anglais britanniques et américains et le Helsinki Times. Je ne lis jamais de livre par ce que je préfère aller à la source de l'information dans les organes nationaux ou internationaux ou les ONG. Les seuls livres que je lis, sont des romans en suédois de Suède ou de Finlande suédophone qui me placent ailleurs dans un autre monde près du Cercle Polaire. Ainsi, ma pensée est "libre". C'est donc exceptionnel que je vais lire un livre d'information et d'analyse et je vais me risquer à écrire ce qu'un autre a pensé, ça doit être la piqure AstraGuernica qui m'a déboulonné le cerveau. Hoplà, rdvz dans 15 jours à 3 semaines. Ma 1ère victoire contre la mort a coûté 7,90 € le 12 avril 2021.
Ma 2ème victoire contre la mort me coûtera mon bulletin de vote en avril 2022.

I] Le Rapport Arthuis "sur l'avenir des finances publiques" et "les nouvelles règles du jeu post-Covid"

La 1ère imposture de ce rapport est qu'il commence en page 3 de manière racoleuse avec une citation isolée de Pierre Mendès France: "Un pays qui n'est pas capable d'équilibrer ses finances publiques est un pays qui s'abandonne". Ce gouvernement fascismo-macronien se réfère à Mendès France. Mendès France était à l'opposé de Macron, tant dans son engagement politique et humain que dans son sens de la non-compromission. Mendès France était dès 1924 dans les mouvements étudiants d'opposition contre l'extrême-droite. Il avait participé comme radical-socialiste à la coalition du Front Populaire et était membre du Gouvernement Léon Blum. Il avait été incarcéré par le régime de Vichy, puis rejoint la Résistance et s'était engagé dans les Forces aériennes françaises libres. Comme Président du Conseil (anc. 1er Ministre) et Ministre des Affaires Étrangères il était parvenu à conclure la paix en Indochine, à préparer l'Indépendance de la Tunisie et du Maroc, mais son gouvernement avait été renversé par l'Assemblée Nationale qui voulait garder l'Algérie française. Il avait été le seul député à voter contre la participation de la France aux Jeux Olympiques organisés à Berlin par le régime nazi en 1936.

C'est comme linguiste que j'aborde toujours toutes mes analyses; le parler, le parl'être, la phénoménologie historique, la phénoménologie active du langage en création me semblent plus importants que le contenu même de tout récit. J'ai commencé par faire des recensements sémantiques de ce Rapport Arthuis. Tout sous-texte est toujours plus référentiel que le texte lui-même. C'est comme une église, un musée, le Bauhaus, c'est d'abord le moine sous la tunique d'infamie qui endosse le chèque. Le mensonge collectif, la Staats-Raison ne sont pas constitutifs de vérité mais seulement d'une réalité de commerce avec les autres dans la spiralité de l'exclusion et du Dumping Humainl'altérité est planquée avec des comorbidités pleinement assumées.

Je lance donc déjà ici un message à François Boulo, avant de Reprendre le Pouvoir, il faudra que tous, Gilets Jaunes encore plus que les autres, se posent la question de savoir si l'on est avant tout dysanthrope, misanthrope, humaniste ou simplement fasciste dans un dernier élan de survie allant du discount à la bourse.

  1. 25 X "Covid" mais 25 x pour "endettement, dette du Covid", et jamais pour dénoncer la destruction de la santé publique depuis 1989
         et de TOUS les services publics par l’État lui-même à cause de son désengagement financier, ses multiples plans d'austérité budgétaire
          qui auraient dû être le summum idéal de ce que revendique ce Rapport Arthuis.
  2. 1 x "équilibre"
  3. 42 x "déficit"
  4. 173 x "dépens" mais seulement 5 x pour "dépense d'avenir"
  5. 276 x "dette"
  6. 61 x "endette"
  7. 12 x "cantonnement de la dette", mais utilisé strictement négativement (lire >>> "Société Générale, structure de cantonnement")
  8. 15 X "annulation de la dette", mais dans le sens "l’annulation de la dette publique détenue par la BCE hypothèquerait notre avenir"
         (lire par exemple >>> "BCE annule pour 17.000 milliards la dette privée des banques depuis 2008")
  9. 20 x "impôt"
  10. 66 x "Europe"
     
  11. 84 x "avenir" mais pour "avenir des finances publiques", seulement 5 x pour "dépense d'avenir" et 1 x "avenir en commun"
  12. 30 x "investi" mais 10 x "investisseur" dans la cadre des marchés et des produits financiers
  13. 7 x "service"
  14. 0 x "hospitalier"
  15. 1 x "hôpit"
  16. 5 x "santé"
  17. 5 x "éducation"
  18. 5 x "recherche" (mais 2 fois en duo pour Kenneth Rogoff, le maquilleur de statistiques européennes,
       et pour Pisani, l'un des pires néo-libéraux en la personne de Jean Pisani-Ferry !!!  et seulement 3 fois pour éducation, recherche et développement !!! )
  19. 4 x "solidarité" mais 2 fois pour ISF, 2 x pour le Plan Européen (lire >>> insuffisant, incapable et puant et qui est une nouvelle destruction de la Démocratie européenne et française.)

Ce Rapport Arthuis du 18 mars 2021, publié pendant le confinement 2.0 et avec le dépassement des 100.000 morts, ignore la pandémie même s'il vise le "post-Covid". Macron, Attal, Sévran, qui avaient personnellement contribué il y a encore 1 an à parfaire la destruction du système hospitalier et de santé et à supprimer par milliers des lits d'hôpitaux, vont s'agiter dans un hommage national à leurs 100.000 morts, morts par la France. Ce chiffre est dépassé depuis des mois par le recensement officiel des actes de décès.

D'emblée ce Rapport Arthuis est à vomir. Par langage tamisé de nos gouvernants, saute aux yeux la passoire par laquelle nos financiaristes au gouvernement veulent nous faire passer à l'avenir post-Covid. En cette période où notre système français de santé, hospitalier, de recherche pharmaceutique et d'éducation et de formation est en totale faillite, ce rapport ignore totalement les mots service, santé, recherche et développement, éducation, formation. Ce Rapport méprise ce pourquoi un État doit exister et qui est la seule base de son avenir. Nos gouvernants sont comme des orpailleurs, ils tamisent pour enrichir leur compte personnel et ceux de leurs donneurs d'ordre du financiarisme, et mettent les terres au rebus avec tout ce qu'il y a dessus et dedans. Ce Rapport Arthuis fait du bruitage comme un credo et ligote des finances publiques auto-centrées et qui ne sont pas l'outil d'un pays en développement et en consolidation du développement humain commun de ses habitants, des solidarités locales, régionales et globales. Le pays dans lequel nous vivons est abandonné par l’État et ses finances publiques depuis trois décades perdues. C'est ce que le contre-plaqué de la citation de Mendès France veut cacher. A partir de ce prologue référencé Mendès France, les 69 pages suivantes sont du remplissage. A partir de ce prologue, le Macron-message est placé, la voie est bornée, les Plans d'austérités seront succédés de 2022 à 2030 au minimum, la réforme des retraites BlackRock-Macron de 2022 est prête pour les hedge-fonds, les fonds de pension, les fonds d'investissement. Le recensement des mots clés du Rapport Arthuis ne révèle aucune "nouvelles règles du jeu" pour les dépenses publiques. Ce credo rappelle le slogan de la RDA, "der realexistierende Sozialismus - le socialisme réellement existant" ou le nom d'un pays, "République démocratique du Congo" qui sont  des dictatures embaumées d'un parl'être. Des phrases, des adjectifs et des prédicats tirés du même plan d'austérité imposé depuis 30 ans avec en sous-texte son hypnose du ruissellement vers le bas managé par Chirac, Jospin, Sarkozy, Hollande, Valls, Macron-ministre et Macron-président: pantoufler, servir la criminalité financière et fiscale, détruire les gens, le pays. Mais rappelez-vous, l'électeur inscrit a mis ces configurateurs en place. Macron l'imposté, élu avec 17 % des électeurs aux P&L-2017, squatte sa républiquette de poche en créant, attisant puis amplifiant haines et rejets avec chronologiquement ses Lois Travail 1 et 2, ses Ordonnances Travail, sa réforme des retraites, sa Loi Sécurité Globale pour les LBD et contre les manifestations, sa Loi Séparatisme contre les musulmans, sa Loi Laïcité contre les musulmans, et depuis hier avec le "grand débat national sur la consommation de drogue" alors que habitants plus en moins en vie, Travailleurs présentiés, distanciés, détachés et licenciés, jeunesse et étudiants limogés de leurs études sont en détresse. La lettre de mission de ce grand débat national fascismo-macronien sur la consommation de drogue est officiellement "pour une vie paisible et un renforcement des forces de l'ordre". Le grenouille Macron se veut être plus grosse que le bœuf de l'extrême-droite.

Le contenu du Rapport Arthuis: ce Rapport est extrêmement simple à lire, dans ses 69 pages il est simpliste et est composé de quatre parties, une lettre de mission du 1er Ministre Castex, une synthèse, le corps du texte, une conclusion. La synthèse, curieusement en début du Rapport, est le marqueur qui indique qu'il n'est pas nécessaire de lire la suite. Il n'y a que quatre longues fois la même chose. Je vous mets en bleu son contenu et en noir mon commentaire, les links hypertextes pour une explication approfondie suivront à la finalisation de ce post.

Face à la crise du Covid-19, l’État a mobilisé des moyens exceptionnels d'une ampleur inédite en temps de paix pour protéger les Français et prévenir un effondrement économique et social. Si le bien-fondé de l'action massive et résolue des pouvoirs publics est reconnu, son financement soulève trois questions: 1) celle de l'origine de l'argent public, 2) celle de notre capacité à nous endetter, 3) celle de la soutenabilité dans la durée de cette situation. Tiens? Depuis 30 ans nous n'avions plus entendu que l'action des pouvoirs publics est bien-fondée et reconnue, mais qu'au contraire il fallait que l'Etat se retire de partout où ça bouge en appliquant ses plans d'austérité pour alléger la dette.

Si l'endettement n'est pas aujourd'hui perçu comme un problème c'est que les taux d'intérêt sont très bas voire négatifs en raison d'un investissement insuffisant. Depuis l'année-Lehman 2008 et exactement jusqu'au déclenchement de la crise du Covid en mars 2020, mon site a été pendant 12 ans en page 1 ligne 1 ou 2 avec les mots "pas de reprise économique". J'avais dénoncé en continu sur 12 ans que l'argent magique des 17.000 milliards d'€ de QE - Quantitative Easing - Facilitations Quantitatives offerts gratuitement et strictement sans la moindre des contreparties aux banques européennes par la BCE pour leur racheter, leur cantonner et leur faire disparaitre à jamais leurs dettes pourries et irrécouvrable de leur spéculation financière et criminelle sur les produits financiers dérivés, ne revenait / ruisselait jamais en retour dans l'économie réelle et dans les projets économiques industriels, sociaux et verts. Je passais pour un sale gauchiste. A ces 17.000 milliards d'€ de la BCE s'ajoutent les milliers de milliards d'€ offerts également aux banques par les banques centrales des 27, les cadeaux fiscaux aux entreprises coûteux et sans résultats comme le CICE en France et par les budgets des 27 États Membres de l'Union Européenne. Personne ne s'est demandé quelle conséquence aurait ce versement de l'argent magique en Europe de ~~ 20.000 milliards d'€ de toutes ces "mesures non conventionnelles" sur un retour de l'inflation, sur la stabilité monétaire et sur la stabilité de l'€. Sur mon site j'ai dénoncé sans arrêt depuis 2008 la violation par la BCE de ses statuts avec Jean-Claude Trichet, Mario Draghi et Christine Lagarde, et personne dans notre infocratie officielle ne l'avait fait. Le PIB de l'EU est de 14.000 milliards et de 12.000 depuis le Brexit. Maintenant que la France, les 27 Etats Membres de l'UE, l'Europe ont hypothéqué l'avenir de nos économies par leur action non conventionnelle pour simplement nationaliser les dettes privées des banques, le Rapport Arthuis est pris d'émotion et s'interroge sur la stabilité de la zone euro après les endettements très légitimes des pouvoirs publics dus au Covid.

Si la crise a mis en évidence le rôle décisif de l'intervention publique, elle devrait être aussi une opportunité pour imaginer et mettre en œuvre une nouvelle stratégie pour nos finances publiques [...] et pour éviter de reproduire les erreurs passées. Tiens? Un aveu. Oui, depuis 2008 je dénonce sur mon site que ni la BCE, ni les 27 gouvernements des États Membres de l'UE n'ont réclamé le contrôle et la réglementation des marchés financiers en échange de l'argent magique déversé aux banques, aux assurances, aux investisseurs institutionnels, aux entreprises qui ont spéculé sur la financiarisation de produits titrisés dérivés au lieu d'investir dans l'économie réelle.

Le cantonnement, ou la dette perpétuelle ou l'annulation de la dette détenue par la BCE serait une grave erreur et hypothéquerait notre avenir et serait la remise en cause de l'indépendance et de la crédibilité de la BCE, véritable pilier de la zone euro et ouvrirait une crise politique. Je vous prouve depuis l'année-Lehman 2008 et ladite Crise des Subprimes que la BCE viole d'une manière extraordinaire ses statuts qui lui sont conférés par le Pacte de Dublin et le Traité de Maastricht+, en ayant racheté les dettes pourries, irrécouvrables des banques dues à leur spéculation financière. La BCE, mais aussi nos banques centrales et nos gouvernements ont dilapidé les moyens financiers à leur disposition, mais aussi l'argent de l'impôt et les rentrées des contributions sociales liées aux salaires; ils ont dilapidé leur indépendance et leur crédibilité au profit exclusif du séparatisme financiariste des investisseurs et spéculateurs.

Selon la plupart de nos scénarios macro-économiques, faire baisser la dette à compter de 2025 supposerait de faire dès 2022, des efforts sans commune mesure à ceux consentis depuis 10 ans. La baisse de l'endettement à l'horizon 2030 est un objectif crédible à condition d'intensifier dans la durée les efforts sur les dépenses. Le "sans commune mesure à ceux consentis depuis 10 ans" est une grave manipulation de l'opinion et des savoirs. Depuis 30 ans, l’État se désengage massivement de ses devoirs régaliens, des services publiques et les privatise au profit d'investisseurs privés. Demain nos gouvernants vont continuer et intensifier leur abandon systémique de l’État et privatiser à 100% la distribution de l'eau; ils vont privatiser la gestion des 330 milliards des Caisses de Retraites avec la réforme BlackRock-Macron des retraites; ils vont privatiser tous les barrages hydroélectriques qui ont une importance stratégique pour l'électricité; ils vont privatiser l'ONF - Office National des Forêts qui a une importance vitale pour le climat, l'environnement géographique, géologique et pour l'habitat du pays; ...ils vont privatiser les crématoriums de Paris. Ils privatisent les contrôles radars routiers.

L'abandon des services publics au secteur privé, la suppression des postes et des moyens se font toujours de la même manière en faisant croire à un bond qualitatif incontournable et incontestable: par exemple le ministère de l’Intérieur explique que "le recours à des voitures radar externalisées permet de libérer et mieux utiliser les compétences et les qualifications des forces de l’ordre pour notamment effectuer d’autres types de contrôles: alcoolémie, stupéfiants, comportements dangereux".

Depuis 20 ans l’État a supprimé 200.000 lits d'hôpitaux... pour que les gens meurent confortablement à la maison entourés de leur famille. Depuis 20 ans l’État a supprimé le nombre des juges qui est maintenant retombé à celui de... 1900 pour une population qui a augmenté de 26 millions. Le budget de justice est de 50% celui de l'Allemagne, et sur les 27 Etats Membre de l'UE la France est 23ème. Depuis 15 ans l’État a gelé les points d'indice des salaires de toute la fonction publique, hormis de la police, et le niveau salarial a chuté de 20%, etc. Cette punition de 20% sera encore subie pendant 20 à 30 ans d'espérance de vie des vieux avant de rejoindre la dernière mort, alors que les dividendes et les marchés financiers sont hyperflorissants et encore plus depuis les QE - Facilitations Quantitatives depuis 2008 et depuis le début de la Crise du Covid. Nous voyons que même dans les projections macron-économiques le Rapport Arthuis a pris comme référence 2022, pour qualifier le coming-out 2.0 de Macron pour tenter de nouveau de commettre, selon ses propres dires, "un holdup" aux présidentielles.

Les règles européennes existantes sont devenues caduques (60% de PIB de dette). D'autres règles seront élaborées car elles sont indispensables dès lors que les pays de la zone euro partagent la même monnaie. Depuis la mis en ligne le 06 VI 06 de mon site, j'ai mis sous la top-banner "I want my Europe back", sur le net nous voyons que je suis l'inventeur de cette formule, et j'explique pourquoi il faut sortir des Traités Européens. Voilà que le Rapport Arthuis dit la même chose. La BCE est sortie d'elle-même depuis 2008 et sans la moindre des contestations des Traités Européens, l'Europe a encore unanimement prouvé en décembre 2020 lors des 4 jours de négociations du plan pluri-annuel de 7 ans du budget européen qu'elle écrase des pieds les Traités Européens fondateurs, la démocratie, l’État de Droit, la Garantie des Droits sociaux et fondamentaux. L'Union Européenne avait mis en place un ensemble de règles de coordination budgétaires et économiques afin d'éviter des déséquilibres trop forts entre les États Membres. La crise de 2008 avait mis au jour ses fragilités, la crise du Covid-19 constitue un nouveau défi pour la zone euro. Tiens? Mais à part les vociférations de Sarkozy et de Hollande "je ne tolérerai pas que la finance prenne en otage le pays" strictement aucun défi en France et en Europe n'a été relevé, hormis de transférer massivement la dette privée des banques vers la dette publique. Le défi sur les vaccins en Europe est un fiasco monumental qui révèle enfin ce qu'est cette Europe se faisant aussi passer pour Unie.

Notre gouvernance des finances publiques n'est clairement pas adaptée pour affronter ce défi. Elle est court-termiste, elle est éclatée, elle est peu transparente. La transformation radicale de notre gouvernance est une condition de la réussite de notre stratégie de finances publiques. Elle reposerait sur trois piliers: 1) faire une nouvelle boussole de nos finances publiques pluriannuelle, 2) installer une vigie budgétaire en une institution transparente, 3) approfondir le débat parlementaire pour une large appropriation démocratique des enjeux de finances publiques. Tiens? Des aveux. Moi, j'aurais honte. Pas eux. Déjà depuis 2014, puis 2017 jusqu'au début du Covid en février 2020, Macron a poussé à l'extrême les défauts de notre Vème République de 1958 en grillant Parlement et Sénat, en faisant passer toutes ses Lois d'importance capitale avec l'usage de l'Article 49-3 et avec l'usage des Ordonnances: Lois Travail 1 Macron-ministre, Loi Travail 2 Macron-ministre, Ordonnances Travail Macron-président, Loi Séparatisme, Loi Sécurité Globale et maintenant le Conseil de Défense pour la gestion de la pandémie. Quant à l'usage du mot "transparence", elle simule un genre de prise-de-conscience rétroactif pour faire imaginer que le gouvernement d'aujourd'hui fait amende honorable, reconnait ses erreurs passées et engage son avenir dans une refonte. Mais non! L'abandon par les gouvernements de l’État depuis 30 ans a comme socle sa planification pluriannuelle de privatisations globales pour être en accord avec les fondamentaux de l’École de Chicago, du Consensus de Washington et du Consensus de Bruxelles. Par là, l’État catallactique s'était fixé comme programme de casser l’État des gens en cassant frontalement depuis les accords de l'OMC, des AGCS et AGCS+, des ADPIC et ADPIC+ les services publiques, les infrastructures, ou en s'en désengageant suffisamment pour les laisser pourrir de l'intérieur et les céder aux investisseurs pour le franc symbolique. Macron en personne, lui-même, a signé depuis 2017 tous les Accords de libre échange de nouvelle génération comme le TAFTA, CETA, JEFTA, EU-Mercosur qui ont définitivement placé au sommet de l’État, au dessus des 9 magnats de la presse, l'Investisseur, écrit avec un "I" majuscule dans les textes officiels. L'Investisseur  a acquis par ce biais totalement et extrêmement transparent de ces Accords l'ultime Privilège de l'Investisseur qui est placé au-dessus de l’État de Droit, au-dessus de toutes lois environnementales, sociales, de santé, du Code du Travail. C'est Macron lui-même qui par ce Rapport Arthuis fait semblant de subitement avoir un faible pour la transparence démocratique. Même si les accords de l'OMC, des ADPIC et AGCS, et des CETA, EU-Mercosur ont été totalement négociés à huis-clos avec interdictions à la société civile et aux médias de consulter les documents de travail, par la suite tous les parlements des Etats membres signataires de ces accords de libre-échange étaient consultés pour leur approbation! Mais ils n'avaient pas le droit d'amender les textes, il ne pouvaient que les accepter ou les rejeter en bloc. Seul le Ministre-président wallon en Belgique, Paul Magnette, avait refusé sa signature. Il a été contourné par les 27, par l'Union Européenne, comme pour le NON, le NO, le Nej ou par le Congrès de Versailles de 2006. Depuis 30 ans il y avait toujours la possibilité d'exiger la transparence, le retour à la souveraineté démocratique, mais ni tous les gouvernements, ni tous les partis, ni les électeurs inscrits n'avaient démontré leur volonté effective d'y parvenir. C'est ce en quoi je ne suis pas du tout d'accord avec Juan Branco. Nous avons à la tête de nos gouvernements, de nos partis, de nos syndicats des gens capables, compétents, responsables, mais juste pour aménager au paysage l'accaparement financiariste et l'évacuation de l'humain. Il n'y a pas de complotisme étatique, il n'y a pas eu de détournement de la transparence pour les bons comptes entre bons amis dans la folle ambiance partagée de la Compromission Universelle scandée par le Keeping up with the Joneses. Il n'y a donc pas une x-ième révolution à faire avec des fourches, il n'y a donc pas "L'ennemi à abattre" mais il y a get up, stand up for your mind.

Je n'ai donc aucune peine à comprendre les codes de bavardage de remplissage du Rapport Arthuis destinés une fois de plus à faire endormir les électeurs inscrits, à préparer la jeunesse encore mineure à leur soumission future, douce et sans pétards, et à faire passer le message que le zoom sera mis sur des logorrhées échangées entre copains de bon aloi >>>  Les travaux de la commission ont été réalisés en toute indépendance, en réunissant des personnalités d’horizons divers (anciens ministres, économistes français et étrangers, experts, dirigeants du secteur public et du secteur privé). Les échanges et le croisement des regards ont permis de trouver des compromis pour identifier ensemble le chemin souhaitable pour l’avenir de nos finances publiques. Une centaine de personnes ont été auditionnées (parlementaires, partenaires sociaux, économistes, gestionnaires d’actifs, responsables du secteur public et du secteur privé, représentants des collectivités locales, responsables d’institutions de l’Union européenne, magistrats, etc.). Un travail de comparaison internationale a été réalisé et des travaux techniques ont été conduits avec l’appui des administrations (notamment la direction générale du trésor, la direction du budget, la direction de la sécurité sociale et la direction générale des collectivités locales). La commission remercie vivement l’ensemble des personnes auditionnées et des administrations sollicitées pour leur concours. Nous formons le vœux que ces propositions puissent être reprises très largement, au-delà des clivages partisans, dans la mesure où elles invitent surtout à agir sans attendre, dans une perspective de long terme et à organiser un débat public et institutionnel plus transparent autour des questions de soutenabilité de la dette. Elles ne sont pas prescriptives sur le contenu des politiques publiques. La commission pour l’avenir des finances publiques souhaite que ce travail puisse alimenter le débat et les futures décisions publiques, à l’orée d’une année électorale. C’est notre avenir commun qui est en jeu. Tous ce beau monde pour un Rapport Arthuis sans contenu! Vous appréciez aussi le clin d’œil subliminal à l'Avenir en Commun qui est le slogan des campagnes électorales d'un mouvement politique depuis les P&L-2017 et qui restera tel quel au moins jusqu'aux présidentielles de 2022 et au référendum pour la VIème République qui suivra.

A la veille de la crise du Covid-19, la France n'était pas parvenue à gommer les effets de la crise de 2008. La position de la France diverge désormais fortement de celle de l'Allemagne. Au même niveau de dettes que la France jusqu'en 2006 (plus de 60% du PIB), l'Allemagne est parvenue à baisser son endettement depuis 2010 grâce à ses excédents budgétaires. En sortie de crise, la dette atteindra 70% du PIB en Allemagne et 120% en France. Tiens? Depuis 2008 je n'arrête pas de vous entretenir au sujet du PIB furtif, fictif et d'initiés qui n'a pas permis de "gommer" les effets de la crise des subprimes et de l'euro. C'est seulement 13 ans après que nos gouvernants l'avouent. D'autre part plus de 50% de la production industrielle de la France sont destinés à l'armement et à alimenter des guerres autour de la planète, mais surtout en Afrique. Pendant ce temps, l'Allemagne, avec son réseau très dense de PME alimente son économie nationale et investit dans la R&D. La dégradation de nos finances publiques s'inscrit dans un contexte de ralentissement structurel de la croissance économique. Cette chute de la croissance économique reflète une chute de la compétitivité de l'économie française, qui se manifeste par des déficits commerciaux au cours des dernières décennies. Tiens? Quel AVEU. "Au cours des dernières décennies" la France s'effondre! Mais ce coming-out du gouvernement cache qu'au niveau international, au niveau du classement mondial des universités et des Grandes Ecoles, la France était donnée comme l'exemple pour son management financier, et non pas pour sa politique managériale d'entreprise, sa politique de Recherche & Développement, sa politique industrielle. Qu'est ce que je m'étais bagarré avec mes étudiants en Master Grande Ecole et en M2! Hormis Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse la France est un désert industriel. Vous n'avez qu'à faire des balades à vélo en Allemagne pour voir toutes ces PME dans les petits villages, dans des vallées encaissées de la Forêt-Noire par exemple. Le plus grand tunnelier mondial Herrenknecht se trouve dans un tout petit village de la vallée du Rhin. Ce Rapport Arthuis, qui parvient tout de même à un très bon état des lieux et à un bilan sans fadettes, se rattrape immédiatement et toujours en martelant sans orientation nouvelle, l'endettement public va continuer d'augmenter dans les prochaines années. Dans ce scénario "au fil de l'eau" la dette atteindrait 133% du PIB en 2030, 150% en 2045 et poursuivrait ensuite sa progression. Strictement rien au sujet du management français de l'économie, au sujet d'une politique planificative du gouvernement pour réapprendre à nos industriels à redistribuer les bénéfices, à réduire les dividendes, à contribuer à l'imposition sur les sociétés, à respecter l'outil de production, à avoir une politique R&D d'avenir, normale et conséquente, et bien sûr à respecter et à payer dignement ses Travailleurs.

Sur longue période, on constate qu'il n'y a pas eu de budget à l'équilibre depuis 50 ans. Ce n'est pas vrai, sous Jospin le budget était à l'équilibre. Ensuite, malgré tous ces désengagements massifs de l'Etat, malgré l'abandon des services publics, malgré leur privatisation, malgré la vente par appartement des biens de l'Etat, des autoroutes, des hôpitaux, etc nous avons accru notre dette publique. Mais pour quoi faire, pour rémunérer qui? Si Joe Biden arrive si facilement en même pas 3 mois à réintroduire l'imposition sur les sociétés, le Rapport Arthuis reste comme toute l'Europe sourd, aveugle et forcené.

L'idée de nouvelles taxes est avancée dans le débat public, toutefois leur rendement ne serait pas à la hauteur des enjeux financiers de la crise. Nous lisons plus loin pour préserver la croissance, un enjeu central de la stratégie des finances publiques est donc d'identifier et de protéger les dépenses qui préparent l'avenir et soutiennent la croissance. ... avec une croissance zéro depuis 2008. Une note du Conseil d'analyse économique a montré que ces impôts de production expliquaient une partie de la relative atrophie du secteur productif français. ... mais cette note ne parle pas des milliers de milliards de cadeaux fiscaux faits à l'industrie, ou par exemple à Sanofi, fleuron de l'industrie pharmaceutique française délaissé aux investisseurs américains qui ont délocalisé hors de France la production et volé son portfolio des brevets d'invention et fermé tous ses centres de Recherche et de Développement. Et quid du CICE, de la Flat-Tax. Compte tenu du niveau déjà élevé de nos impôts, nous ne pouvons raisonnablement envisager de faire reposer la maîtrise de nos finances publiques sur la perspective d’augmentation des prélèvements obligatoires. Et parallèlement, tout allègement d’un impôt devrait être strictement compensé par l’augmentation d’un autre ou par des économies. La priorité devrait donc aller à la maîtrise des dépenses. Depuis le début du Covid en mars 2020, alors que nous sommes en récession de 12%, milliardaires et entreprises du CAC 40 se sont enrichis de... 40%, mais ils licencient à la chaine et reversent massivement des dividendes. Avec une croissance économique nulle en France de 2008 à 2020, à la différence de l'Allemagne, les entreprises du CAC 40 se sont enrichies de plus de 50%, l'ISF a été supprimé par Macron, l'impôt sur les sociétés a baissé, les aides fiscales dont le CICE - Crédit Impôt Emploi Croissance, qui n'a pas servi à augmenter l'emploi, ont augmenté. Les dépenses publiques ont apporté directement aux entreprises de l'argent magique qui n'a eu strictement aucun effet dans l'économie réelle malgré le culte voué par Macron et ses boys à l'effet de ruissellement. Nos gouvernants ont racketté les finances publiques, managé le recel de bien sociaux en augmentant l'endettement public. Bien que la France n'ait plus eu de croissance de toute façon depuis 2008,
le Rapport Arthuis ne dit pas que la France est le pays qui verse le plus de dividendes au monde, 57 Milliards d'€ en 2019.

Ensuite vient dans le Rapport Arthuis un paragraphe que j'adore et qui souligne - je l'écris sans arrière-pensée - l'honnêteté de ses auteurs: Ecarter l'austérité, opter pour la responsabilité, freiner la dépense publique tout en oeuvrant pour la croissance de demain. En une phrase, le Rapport Arthuis nous offre un constat accablant sur la France, sur ses Plans successifs d'austérité depuis 30 ans qui ont ont été irresponsables. Evidemment suit de nouveau immédiatement l'annulation de la dette serait une grave erreur, serait désastreux, risquerait de ruiner notre crédit, et l'institution de la BCE et son indépendance seraient fortement remises en cause et in fine la crédibilité de l'euro. La dette perpétuelle n'est pas une solution, le cantonnement ne changerait pas la donne.  

Malgré ces rapports et vingt ans après le vote de la Loi Organique relative aux Lois de Finance - LOLF, nous souffrons toujours des mêmes maux: éparpillement et complexité des finances publiques, trop grand nombre de gestionnaires publics, gestionnaires publics insuffisamment responsabilisés a posteriori sur leurs résultats. Ceci est du sale baratin, le lettre de mission et le mot d'ordre étaient compression des coûts, austérité généralisée, suppression, privatisation. Gouvernants, hautes administrations, décideurs et gestionnaires publics ont agit, pour satisfaire à leur carrière personnelle, en pleine responsabilité et connaissance de cause. Nos finances publiques à tous niveaux à quelques exceptions près, comme le prévision du conseil d'orientation des retraites par exemple, ne prennent pas assez en compte le temps long. Vous voyez, tout a été mal fait en France, sauf la préparation de la réforme des retraites BlackRock-Macron. La France se caractérise par "un manque de projections de long terme en matière de dépenses publiques et de dette". Mais bien sûr que si, le long terme a été le guide suprême de l'abandon de l'Etat par les gouvernants mis en place... par les électeurs inscrits. Les objectifs pluriannuels de finance publiques présentés chaque année devant la Commission européenne n'ont jamais été atteints. Ceci est très juste, la Commission Européenne et le Conseil Européen, donc les 27 Etats Membres de l'Union Européenne réclament un sabordage complet des services publics, des devoirs régaliens pour être encore meilleur que ce que réclame le Consensus de Washington que même Joe Biden abandonne totalement depuis 3 mois. Mais le Rapport Arthuis de mars 2021 n'a toujours rien compris.

Les lois de programmation ne font pas l'objet d'un échange approfondi au Parlement et avec les représentants des élus locaux et des organismes de protection sociale. Je réponds >>> Vive la VIème République, on corrigera. Accroitre les prérogatives du Parlement, améliorer nettement la visibilité du Parlement sur les trajectoires de finances publiques, consacrer un temps plus long à la programmation pluriannuelle en début de mandature, débat annuel sur la soutenabilité de la dette publique, prévoir une conférence nationale des finances publiques associant les collectivités locales, les partenaires sociaux, des citoyens. J'adore le "des" dans "des citoyens". A part ceci, ce mec, Macron, qui a managé sa petite républiquette de poche comme une start-up, qui a méprisé et contourné Parlement et Sénat depuis 2017, qui éborgne et fait sauter avec les LBD des bras, des mâchoires et des mains des manifestants Gilets Jaunes ou qui défendent les allocations chômage et la retraite, ce mec qui a fait exploser une cohésion du pays avec sa Casse du Code du Travail, avec ses Lois Sécurité Globale, Loi Séparatisme etc, prépare son coming-out 2.0 des présidentielles de 2022 tout en faisant du gringue au parti fasciste d'extrême droite. Ce dispositif aurait pour vertu de rendre l'ensemble du gouvernement plus solidaire de la trajectoire des finances publiques. J'adore la moquerie contre les Petites des Gens. Rappelons que Macron n'est rien avec ses 17% d'électeurs inscrits qui lui ont donné le pouvoir aux P&L-2017. Il aimerait donc rendre son distanciel plus solidaire et palpable. En conséquence, pour la maîtrise de nos dépenses, nous nous concentrons souvent, sur des politiques dites de "rabot budgétaire". Oui, avec un rabot on dégage aussi les miettes et on ébarbe les épines qui blessent et qui tuent.

Voilà. Un Rapport Arthuis qui a eu besoin de plus d'une demi-année pour sortir de la gibecière de Macron. Pas un seul mot sur les niches fiscales, sur l'évasion fiscale, sur les fraudes fiscales, sur les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises depuis 2008 et depuis le début du Covid-19 alors quelles continuent à verser d'énormes dividendes et de licencier massivement. Pas un mot sur l'imposition des GAFA, sur l'imposition des multinationales dont les sièges sont délocalisés au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Irlande pour échapper à l'impôt. Strictement pas en mot, mais pour Macron encore plus que pour ses prédécesseurs, il faut assommer le citoyen dans un sentiment de culpabilisation holistique, car le coupable ne revendique rien, ne prétend à rien, ne prétend plus rien, n'a même pas conscience de ses droits. Et s'il moufte, une salve de LBD en face, et c'est bon.

Avez-vous lu quelque chose sur la manière d'organiser, de stimuler, d'orienter la transition écologique? Sur la manière de ramener la justice sociale et la Dignité des Travailleurs? Sur la manière de ramener et de stimuler les investissements dans le secteur économique? De remettre à niveau le secteur hospitalier, de santé? De faire rattraper à la Jeunesse et aux Etudiants l'hypothèque que notre pays a jetée sur leurs épaules et qui ont  des conséquences immédiates de paupérisation et de minimalisation et de blocage de l'ascenseur social avec répercussion pour les 80 années à venir? Non. Macron, nous voilà, même si tu ne le veux pas, nous on est là.

II] Le livre de François Boulo, Gilet Jaune, "Reprendre le Pouvoir"

Le livre de François Boulo est excellemment pédagogique, ne se prend pas la tête, ne prend jamais le lecteur pour un idiot, est très bien organisé et progressif pour que chacun puisse très facilement se construire une pensée et une ligne de pensée pour lire le monde dans lequel nous étouffons, et pour, dans un temps plus lointain, aller voter. Dans un temps plus lointain.

Mais, là où je dis sans détours que les électeurs inscrits sont totalement responsables du monde dans lequel nous vivons, parce que les offres politiques alternatives démocratiques existaient et existent, là où je n'excuse pas depuis 7 scrutins les électeurs inscrits abstentionnistes à 57% et les autres qui ont permis l'extrême resserrement à droite, François Boulo parle du "coma politique" et "des personnes que notre société, les médias, les entreprises du CAC 40, le 1%, ont volontairement endormis", inhibés face à la conscience politique en leur inculquant un récit duquel ils ne se distancient pas. Là où François Boulo parle du parler et de la novlangue venus d'en haut et qui les entourent, je parle toujours tout autant du parler mais aussi toujours immédiatement du parl'être. Pour moi ce parler est intégré en nous car nous ne lui opposons pas de geste barrière et nous le reprenons à bon compte dans notre imaginaire, notre conception et notre comportement. Pour moi-même, c'est aisé de ne pas être contaminé par cette pandémie du parler et du parl'être, et sans avoir été à des écoles politiques je suis insoumis depuis plus de 67 ans. Sans mérite, je ne sais pas faire autrement. Ensuite, de culture plutôt rhénane et germanique, mais aussi nordique, je suis plus enclin à d'abord me demander, avant même d'avoir une réflexion politique, où et quand et à quelle occasion mon existant et mon exprimant, mon pensant et mon actant sont en travers de l'autre, le gênent, l'excluent, l'indéterminent, le disséminent, et me servent à me consolider. C'est une notion plutôt germanique et nordique que celle de la responsabilité universelle, de la compromission universelle, du questionnement immanent et préalable de sa propre responsabilité, déjà même avant de concevoir et de prendre la parole et le mot pour ce qu'il est et pour ce qu'il n'est pas mais que l'on véhicule à foison. Je me suis éduqué avec Ingmar Bergman, August Strindberg, Volker Schlöndorff, Rudolf Thome, Thomas Bernhard, Günter Grass, Henri Michaux, Antonin Artaud, Béla Tarr, Andreï Tarkovski, Friedrich Dürrenmatt, Tadeusz Kantor, mais aussi Sartre, Camus, de Beauvoir (même en suédois). Et François Boulo a 32 ans, il est avant tout victime des vieux chnocks de ma génération.

Si vous me suivez depuis le 06 VI 06, j'écris naturellement, et toujours poussé par une larme de fond sans équivoque, que je me méfie énormément de chacun des mots et sous chacun de mes posts figure toujours OWS - Occupy the WordS. Je ne suis donc pas opposé à François Boulo, là non plus. François Boulo tente, lui aussi, par ses écrits à réveiller le citoyen, mais pour ma part, j'espère que le citoyen le fasse déjà dans 11 mois en 2022 et, pour ma part, je vois qu'une offre politique démocratique et parlementaire existe déjà depuis 2016, justement parce qu'elle vient de la base et qu'elle a été écrite et qu'elle est écrite, réactualisée et constamment enrichie par la base en Conventions régulièrement organisées et ouvertes à tout le monde. Tout ceci aurait dû être exposé par François Boulo et devrait donc aussi déjà être perçu comme la très saine opportunité pour les Gilets Jaunes de reprendre le pouvoir qui en plus apporte l'occasion de créer la VIème République, donc le changement de tous les changements, RIC compris. François Boulo, comme Juan Branco, ou même le PC, n'y voient pas ici "cette porte qui s'ouvre" à eux et qu'ils peuvent maintenir complètement ouverte, sans mendier ni pourlécher, cette porte qui s'ouvre pour que les Petites Gens y passent, debouts, debouts aussi le jour, vent debout, droits dans les yeux. J'ai parfois l'impression qu'en sous-texte est attendu par Boulo, Branco et le PC une explosion à la française, une déflagration historique, une révolution à l'ancienne, une Commune de Paris de 72 jours. Pour moi, ce ne serait, en France, qu'une révolution de plus avec une temporalité écourtée et à la française, où les Petites Gens se relèguent vite d'eux-mêmes à un second rôle pour laisser le pouvoir à des grands chefs.

En lisant la postface de son livre "Reprendre le pouvoir", écrite par François Boulo, nous avons l'impression que tout le travail de réflexion citoyenne de la base, de recherche par la base, réalisé depuis 2016, et avant même que n'existent les Gilets Jaunes, en des centaines de Conventions ouvertes à tous n'a pas été fait et que son livre se place à l'an zéro de ce qui va se faire. Je cite en vert les propos de François Boulo. Arrêtons de nous mentir. Pendant que le cirque des élections consacre notre impuissance à changer le cours des choses, le mur des réalités ne cesse de nous rattraper. C'est dommage, et pour moi François Boulo hypothèque par avance nos chances de la reprise du pouvoir par les citoyens, alors qu'un programme dense, complet, détaillé est mis en place depuis 2016 pour un Avenir en Commun par un mouvement politique citoyen et non pas par un parti. François Boulo ne cite strictement jamais la Révolution Citoyenne. Ce mouvement politique s'est justement totalement détaché de ce cirque des élections, des alliances et combines de partis et offre un programme et ne cherche pas des chefs à montrer et à étaler avec du beurre. Ce mouvement politique a ses chaines de diffusion sur YouTube. L'une de ces chaines YouTube a tout de même 519.000 abonnés et avec un nombre immuablement croissant. Pour moi, avec cette position de ne surtout jamais en parler et de ne pas en donner les liens, François Boulo est lui-même un acteur du prochain extrême resserrement à droite fascismo-macronien qui aura lieu aux Présidentielles de 2022 tout en voulant offrir aux lecteurs les outils intellectuels pour observer et comprendre notre monde et notre société. François Boulo préfère se référer à Nuits Debout, oubliées depuis longtemps et restées sans le moindre des effets, ni même sans un reste d'overview effect dans les mémoires. Ni les Nuits Debout, ni les Gilets Jaunes ne sont parvenus à apprendre que nous sommes tous les membres d'un même équipage. Il ne nous reste plus que 11 mois devant nous, on ne peut occulter le travail citoyen, pour préparer la Révolution Citoyenne, qui se réalise depuis 2016 et espérer un tirage suffisant de son livre "Reprendre le Pouvoir" pour affirmer que Elever notre niveau de conscience politique est une étape nécessaire pour réussir, ensemble, à reprendre le pouvoir. Tout ce qui n'est pas identifié comme un programme politique aujourd'hui, en mai 2021, fera partie du cirque des élections que dénonce pourtant François Boulo et est de la magouille politique qui mettra en place la brochette fascimo-macronienne qui amusera les médias, les irresponsables, les 57% d'abstentionnistes, les misanthropes et les dysanthropes. Vous savez tous que toujours aujourd'hui, 11 mois avant l'échéance électorale la plus cruciale de la France depuis la guerre d'Algérie, hormis un seul mouvement politique citoyen, il n'y a aucun parti politique en France qui a un programme pour 2022.

Premièrement: nous ne pouvons être heureux dans une société gangrénée par la pauvreté, l'insécurité et la peur du déclassement (par insécurité, l'auteur ne fait pas échos aux fascises, à Macron, aux macroniens, mais vise l'insécurité existentielle, sociale et économique des gens). Deuxièmement: nous ne construisons pas un monde plus juste uniquement avec de stériles indignations. Crier sa colère dans la rue, aussi légitime soit-elle, ne suffit plus. Il faut s'armer intellectuellement pour identifier l'adversaire et les moyens de le combattre. Troisièmement: la bataille des idées politiques se joue prioritairement sur le terrain économique. Tant que nous ne maitrisons pas les bases en la matière, nous serons toujours en proie aux manipulations et aux mensonges.

Au moins pour Boulo et Branco, il n'y a pas d'égocentrisme cultivateur. Le livre de François Boulo est très utile, pratique et nécessaire, car il est d'un seul tenant, avec une progression et contient 19 Chapitres avec des titres clairs et chaque fois au moins 4 à 5 sous-chapitres avec chaque fois tout autant des titres simples et clairs. C'est bien plus pratique qu'un site web (même si mon site a plus d'1 million de visites par an), où une progression n'est pas visible car nous ne sommes que devant un écran où il faut cliquer sur des liens hypertextes qui vous mènent dans un nouvel écran avec une nouvelle mise en page. L'élan d'écriture de François Boulo, de Juan Branco ou le mien sont les mêmes. Donner les clés indispensables à la compréhension du système politique pour nous permettre de reprendre le contrôle de nos vies. Mais pour moi, quand nous avons repris possession des mots, nous n'avons plus besoin de faire la révolution, la bifurcation viendra d'elle-même à nous, debouts, vent debout, droits dans les yeux. Get up, stand up for your mind. Henri Michaux parlait du "panorama autour de la tête" et du "panorama dans la tête". Pour Michaux "l'Homme n'est qu'une âme à qui il est arrivé un accident, celui d'avoir un corps". C'est donc pour moi une raison suffisante de rester debout et de se regarder en face et de cerner mon corps social et d'Humain. Pour ma part, je le dis avec exigence. Pour moi, il y a du parl'être et du parler, qui sont tout autant dedans que autour et en dehors de tout un chacun. Face aux électeurs inscrits je n'ai aucune indulgence. Liberté, liberté, liberté, mais nous devons rechercher notre liberté de travailler à notre esprit critique. Chacun le peut. L'esprit critique est pour moi en symbiose avec la raison d'être. L'esprit critique n'est pas la haine du musulman, du migrant, du pollueur, du capitaliste et du financiariste. La force vient de l'entendement, pas du saccage. Ceux qui me suivent voient que toutes mes lignes depuis le 06 VI 06 ne sont pas conduites par la haine, mais que j'ai souvent le sens caustique du frontalier qui relève du cabaret rhénan.

En lisant la table des matières, les titres et les sous-titres, je n'ai déjà rien trouvé qui est contraire à ce que je pense, que je développe et que j'ai analysé sur mon site en 672 analyses depuis le 06 VI 06. Je ne reprendrais que quelques points du livre de François Boulo qui renforcent mon analyse, je ne suis pas expert en lutte et confrontation sociales directes syndicales et politiques.

L'endettement de la France face à son PIB: La réalité est que les niveaux d'endettement public sont dus en grande partie à la crise financière de 2008 où les Etats ont décidé de porter secours aux banques, car le système mondial menaçait de s'écrouler. Mais plutôt que de nationaliser celles-ci dont la valeur était réduite alors à néant, ce sont les citoyens qui ont épongé les dettes contractées par les banques. En régime néo-libéral, les ultra-riches ont trouvé la formule magique: privatiser les profits mais socialiser les pertes. Enfin! Depuis 2008 je ne cesse d'écrire ceci et à chaque fois de l'illustrer par des données issues de la Fed', de la BCE ou des Etats Membres de l'UE. Plus haut dans ce post je vous ai rappelé que la BCE a claqué 17.000 milliards d'€ pour racheter sans condition ni contre-partie les dettes pourries et irrécouvrables des banques issues de la spéculation financière criminelle sur leurs produits financiers dérivés. A ces 17.000 milliards se sont ajoutés dans chaque Etat les rachats directs effectués par les banques centrales nationales et financés par les dépenses publiques, ce qui ramène le bail-out public en Europe à ~~~20.000 milliards d'€ . Le PIB de l'EU étant de 12.000 milliards. Je critique ici fermement François Boulo de ne pas avoir approfondi sa recherche, de ne pas avoir donné de chiffres alors que pour la rédaction de son livre il était entouré d'experts et d'économistes de renom! Il a pourtant écrit lui-même dans sa postface >>> Troisièmement: la bataille des idées politiques se joue prioritairement sur le terrain économique. Tant que nous ne maitrisons pas les bases en la matière, nous serons toujours en proie aux manipulations et aux mensonges. Mais en occultant les chiffres officiels, François Boulo ne fait rien d'autre que ce que même des politiciens vraiment à Gauche font: ils minimisent à outrance déjà le déversement de la BCE sur les banques. Ils le ramènent à 2300-2800 milliards d'€, alors qu'elle a enchainé depuis 2008 plus d'une vingtaine de plans Quantitative-Easing / Facilitations Quantitatives de rachats de pertes privées des banques intitulés  "Grosse Bertha" et "Bazooka", OMT, LTRO, Emergency Liquidity Assitance..." et que même Michel Barnier, UMP et Commissaire Européen au Marché Intérieur avait déjà déploré en 2012: "entre octobre 2008 et octobre 2011, la Commission européenne a approuvé environ 4500 milliards d'euros d'aides d’État en faveur des établissements financiers, ce qui équivaut à 37% du PIB de l'UE". En 2021 la BCE rachète toujours mensuellement, en dehors de la Crise du Covid, pour 80 milliards de dettes pourries aux banques qui remontent à leurs spéculations financières qu'elles ont même amplifiées depuis 2008. François Boulo ne dit pas non plus que toutes les banques systémiques too-big-to-fail sont depuis 2008 toujours en faillite technique en 2021 à cause de leurs spéculations financières passées et actuelles. Là, François Boulo a esquivé manifestement son objectif. L'a-t-il fait sciemment? A mon avis, il l'a fait sciemment, car avec une telle bombe il aurait été, comme Juan Branco aujourd'hui, écarté des plateaux et des interviews. Donc, pour moi, François Boulo, est lui-même acteur de ce que j'appelle la compromission universelle, tout en nous expliquant faire le contraire. Son comportement est une stratégie, il attend la diffusion de son livre "Reprendre le Pouvoir", seulement sorti en mars 2021, mais comme je l'ai expliqué plus haut, nous n'avons plus le temps avant les Présidentielles de 2022, il ne reste que 11 mois!!! François Boulo ne dispose pas d'une notoriété suffisante pour sensibiliser et mobiliser, et à mon avis, il est contreproductif que de ne pas s'associer à un mouvement politique de citoyens de la base qui s'unissent dans une Révolution Citoyenne. Sont-ils tellement moins valables que les Gilets Jaunes? Ou que Nuits Debout? C'est attristant.


L'Euro: je suis actuellement à la page 113 et je passe aux chapitres sur l'Euro, et j'en attends beaucoup, surtout au regard de mon § précédent. François Boulo consacre 23 pages à l'€ et à la BCE depuis Maastricht de 1992, à l'introduction de l'€ en 2002, jusqu'à 2021. C'est bien écrit, c'est simple et compréhensible par tout le monde, même si on n'a aucune notion de l'économie. Par contre il n'a malheureusement ni approfondi ni apporté des informations chiffrées sur la socialisation des pertes colossales des banques issues de leur spéculation financière sur les produits financiers. Michel Barnier avait au moins eu un élan d'honnêteté début 2012 en en parlant dans un communiqué officiel et en la chiffrant. François Boulo décrit parfaitement bien, ce que tout le monde sait: une union monétaire sans union fiscale, sociale, budgétaire et des politiques économiques n'est qu'une bombe à retardement qui explosera de toute façon. Il parle très bien des attributions et compétences de la BCE qui ne peuvent être que économocides, mais malheureusement il n'écrit pas une seule ligne sur le fait que depuis 2008 la BCE est d'elle-même et sans demander l'avis à personne sortie des Traités Européens en les violant avec sa politique dite officiellement "non conventionnelle" de rachat gigantesque depuis plus de 12 ans des pertes pourries et irrécouvrables des banques. Il aurait au moins pu violemment s'en insurger quand il rappelait "qu'il est interdit à la BCE de racheter des dettes des Etats". Sur 267 pages, il n'a jamais confronté le lecteur à cette violente contradiction de l'Europe et de la BCE.

La désindustrialisation de la France qui résulte du marché commun de l'Europe, du néo-libéralisme, des accords de libre-échange: François Boulo l'a très bien décrit: "l'Union Européenne: la religion des fidèles", ou bien "cela fait au moins 40 ans que les dirigeants politiques français promettent l'Europe sociale. Mais elle ne vient jamais". Mais quand il s'exprime au sujet de la part des produits manufacturés et des services dans le PIB, il n'écrit strictement rien au sujet de l'industrie française de l'armement qui représente 51% de la production industrielle de la France. Il n'écrit pas non plus que la France dilapide son budget avec des dépenses publiques colossales pour jouer à la guerre autour de la planète (Rafale Papers >>> Hollande - Macron au coeur d'un scandale d'Etat). Il n 'écrit pas non plus que la France vend ses avions de combat Rafale aux dictateurs égyptien ou d'Arabie Saoudite. Là aussi, je trouve que François Boulo est acteur de la compromission universelle en occultant ces informations. Son livre "Reprendre le Pouvoir" était justement le lieu pour dénoncer la politique belliciste de la France sous couvert d'amitiés avec des dictateurs allant aussi jusqu'au Mali ou au Tchad. Pourtant François Boulo dénonce scientifiquement les méthodes socio-psychollogiques de censure appliquées par les médias, les influenceurs officiels et du gouvernement qui sont "proches de la spirale infernale de la dérive autoritaire et du totalitarisme". Avec sa question "Les citoyens complices de la dérive autoritaire?" il dénonce cette inhibition, ce genre de "chilling effect", que les citoyens s'appliquent aussi à eux-mêmes pour ne plus voir, ne plus penser, pour surtout ne plus réfléchir et ne plus critiquer, pour ne pas se mettre en marge de la masse, et pour croire le parler et le parl'être diffusés par toutes sources proches des affaires allant jusqu'au Parlement et au Sénat. Pourquoi François Boulo se donne-t-il alors des limites? En quelques phrases de plus c'était fait. Il sait donc aussi parfaitement parler de "l'Etat: institution mise au service du capital" et des "médias: propagande au service du pouvoir". Il écrit bien lui-même qu'il existe en France "une demande d'autorité provenant de la société elle-même".

Les institutions et la conscience politique: Parmi les aspirants au changement, le débat institutionnel fait rage. Certains militent pour une refonte intégrale de la Constitution par la convocation d'une Assemblée constituante composée de citoyens tirés au sort, d'autres aspirent uniquement à modifier certaines dispositions de l'actuelle Constitution. Il y a les partisans d'un passage à la VIème République et ceux qui restent attachés à la Vème République. Certains ne jurent que par le référendum d'initiative citoyenne, d'autres estiment que l'essentiel est que les représentés (les citoyens) écrivent les règles de la représentation en lieu et place des représentants (les élus). Malgré toutes les bonnes volontés et les meilleures intentions du monde, les excès, approximations ou facilités de raisonnement sont malheureusement fréquents. Parce que le sujet est éminemment sérieux et essentiel, la rigueur doit être de mise. Une certaine forme de prudence aussi tant la matière constitutionnelle est complexe. Voilà. C'est tout sur la VIème République. En 10 lignes il bazarde la VIème République et les 7 millions d'électeurs qui avaient voté aux Présidentielles de 2017 pour un candidat, le seul, qui avec son mouvement politique et des milliers de citoyens de la base avait corédigé en commun le programme intitulé Avenir en Commun. Nulle part, dans son livre, François Boulo ne donne jamais le nom d'un politicien de gauche, hormis celui de Mitterrand mais pour des besoins de replacer ses propos dans le cours de l'histoire. Je viens de faire avant ce billet une recherche interne sur mon site: sur 672 analyses souvent très détaillées et très longues je n'ai écrit que 7 fois "Mélenchon", que 5 fois "Les Insoumis", que 13 fois "LFI", car mon site n'est pas pour de la propagande. Mais il était du devoir de François Boulo de recenser des politiciens et des mouvements politiques qui s'attèlent effectivement à la Reprise du Pouvoir par les Citoyens. Je trouve donc que François Boulo est l'égal des ces 8 patrons des médias qui censurent ce qui ne leur plaisent pas. François Boulo est vraiment acteur de la compromission universelle, mais en plus il l'est en son nom propre. Immédiatement après ces minuscules 10 lignes qui sont seules dans tout son livre de 267 pages à traiter de l'idée de la VIème République, il traite du RIC - Référendum d'Initiative Citoyenne des Gilets Jaunes, qui existe dans les propositions de LFI depuis 2016 et donc depuis plus de deux ans avant cette revendication cardinale des Gilets Jaunes qui se sont levés à partir de l'automne 2018. Sur mon site j'ai écrit une série d'analyses ou plutôt de billets d'humeur sur les Gilets Jaunes, et par exemple "Un RIC pour quoi faire?" après avoir été fortement éjecté en dehors des manifestations et tiré par le bras par eux deux samedis de suite en automne 2018.

Je conseille ce livre à tous, mais pour ma part il m'a déçu, et j'y vois tout de même une malhonnêteté intellectuelle. François Boulo n'écrit rien sur la Convergence des Luttes entre Gilets Jaunes, syndicats et le reste de la société civile en burn-out et en souffrance. François Boulo aurait-pu faire un recensement de ceux qui proposent effectivement un changement pour que les citoyens prennent et reprennent le pouvoir. Il critique certes nos institutions, mais n'exprime pas un seul mot sur l'Article 49-3 et sur les Ordonnances qui permettent sous la Vème République, et avec Macron en tête, de contourner en entier Parlement et Sénat pour faire passer ses sales politiques qui a chaque fois amplifient gravement le Dumping Humain: Lois Travail 1 et Loi Travail 2 de Macron-ministre, Ordonnances Travail de Macron-président, Loi Sécurité Globale, Loi Séparatisme, Loi Laïcité, Loi sur la violente diminution de l'assurance-chômage, Loi sur les retraites, Loi sur la consommation de drogue et la sécurité.
Ces Lois sont le corpus du gouvernorat de Macron de 2017 à 2022. Il n'y a rien d'autre.

Je vous donne ci-dessous quelques unes de mes analyses prises dans mes 672 postings pour vous expliquer comment les électeurs inscrits ont abandonné leur Etat et leur République pour organiser le Dumping Humain global. Certes, le NON au TCE - Traité Constitutionnel Européen avait été contourné par la Commission Européenne, le Parlement Européen, le Parlement et le Sénat français réunis à Versailles en Congrès, mais il y avait toujours dans TOUS les scrutins qui avaient suivi depuis 1992 la possibilité d'exprimer son refus et les campagnes politiques de partis politiques ou simplement citoyenne de grande envergure avaient toujours existé: comme pour la campagne du NON ou le refus du dumping des Travailleurs Détachés, "Plombier polonais", qui plonge dans la pauvreté sur toute l'Europe de l'est à l'ouest tous les Travailleurs. Mais le monde des Travailleurs avait préféré augmenter à chacun des scrutins son approbation de l'extrême resserrement à droite et des fascistes. C'est tellement plus drôle, la haine, que de reprendre le pouvoir politique par sa propre réflexion et par son engagement pour la société et les autres. C'est l'expression de la compromission universelle, dans laquelle je n'ai jamais versé. >>>

23-12-2010 >>> Quo Vadis Ökonomik? / 1993-2011, "Crise financière", tous savaient mais voulaient profiter des "dividendes de la paix"

07-06-2009 >>> Congrès de Versailles, Résolutions Leinen = la Guillotine de la Démocratie en Europe

26-11-2008 >>> Europe de Maastricht: Organisme de privation et de transfert de richesses, de savoirs, de pouvoirs et de droits

04-02-2008 >>> Europe du Dumping social: Directive Service, Libre Circulation des Travailleurs, Travailleurs détachés - Laval Partneri

24-05-2010 >>> Destruction par les Marchés - Les Réformes vides des marchés financiers de l'Allemagne, de l'Europe, des USA

10-01-2009 >>> Etat Providence bancaire: privatisation de la création de monnaie, du Trésor Public - Eclatement de la bulle des CDS

28-12-2010 >>> De l'illusion suprématiste de la concurrence libre non-faussée et de la pure information parfaite à l'Europe des lobbies

12-11-2011 >>> BCE - Souveraineté de la Création monétaire / Monétisation de la dette publique des actifs bancaires légués

29-05-2017 >>> Selon le CNCDH les accords de libre échange 'de nouvelle génération' CETA TTIP JEFTA sont une violation des Droits de l’Homme et du Droit du Travail

27-05-2017 >>> Renégociations des Traités Européens / Dialogue avec la Société Civile... des lobbies / Accords de libre-échange JEFTA, CETA, TiSA, TTIP, EU-Mercosur

11-05-2017 >>> Renégociation des Traités Européens contre Excit, l'Exclusion des Citoyens Européens? Programme de L'Avenir en Commun des Insoumis

24-10-2017 >>> Travailleurs détachés: le Dumping humain continue et le nouvel échec européen de Macron

29-12-2017 >>> Le dumping humain: le modèle social à la française du Président Macron contrôle les chômeurs.

18-11-2017 >>> Le dumping humain européen est renforcé avec le 1er Sommet social européen tenu depuis 20 ans

28-08-2019 >>> Sylvie Goulard, Commissaire Européen de Macron, néo-libérale membre du lobby Bruegel, de EPFSF, du TPN, du G30, de EUROFI, du "fédéralisme assurantiel"

19-12-2020 >>> De l'année-Lehman 2008 à l'aubaine du Covid-19 jusqu'aux Quick Fix - l'Europe poursuit sa politique proactive pour le shadow banking et la spéculation financière

12-12-2020 >>> Budget de l'Union Européenne: l'Europe déconfine dans la joie le fascisme just-in-time de Viktor Orbán de Hongrie et de la Pologne du PiS - Échec et mat pour la démocratie

25-12-2020 >>> Brexit, le penalty de Bruxelles tiré contre l'Europe: le top des opting-out, le CETA au coeur de l'Europe - l'Europe sous la tutelle de la City de Londres et du Delaware

29-12-2020 >>> Brexit: mutisme de Bruxelles sur la fintech et les zombie-banques too big-to-fail de la City et de l'Europe - Comment a été vidé l'accord de libre-échange EUUK sur le Brexit?

05-02-2021 >>> 2008: "Je ne tolérerai plus les criminels de la finance" / 2021: "Il faut faire racheter les dettes publiques par la BCE"... puis on repasse au Dumping Humain

01-03-2021 >>> die Tageszeitung du 01/03/2021 >>> "De Sarkozy à Macron: le président français a des pouvoirs comme un dictateur" / ( De 2017 à 2022 les électeurs inscrits le lui accordent bien )
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