Declaration_Berne_2013.jpgLes entreprises ne travaillent plus, le PIB réel issu de l'activité économique de production de biens et de services ne se crée plus, et les banques et assurances ne transforment pas les liquidités offertes gracieusement par la BCE ou la Fed' en crédits aux entreprises destinés à soutenir des projets économiques à caractère social ou écologique. Par exemple, les banques et assurances ont fait passer la bulle des produits financiers dérivés tellement toxiques comme les CDO et les CDS - Credit Default Swap de 60.000 milliards de $ à 70.000 milliards de $ de 2008 à 2012 et toutes les banques systémiques dites "too-big-to-fail" ont encore fusionné entre elles "pour être prêtes quand viendra la sortie de crise", en réalité pour devenir un fait de chantage imparable face aux États dits souverains qui viendront toujours vers elles pour organiser leur bail-out / sauvetage avec des "Eurobonds" et autres facilitations quantitatives qui ne sont que de la monétisation de la dette privée, de la recapitalisation de la dette des banques. Tous ces ersatz de crédits publics sont émis par le système européen. Pour monétiser la dette privée des banques ou publique des Etats qui s'endettent pour sauver les banques il a fallu violer la Clause du no-bailout du Pacte de Dublin constitutif de l'Euro. La BCE, réinterprète/viole  l'Article 103A du Traité de Maastricht. Cette monétisation de la dette fait tellement partie du nouveau business-plan de la BCE que le viol est devenu une activité sociétale bénie par le Législateur. Législateur? Enfin le Parlement EU et les parlements régionaux sont aussi violés avec consentement par les gouvernements. Cette trappe de la monétisation des dettes est financée par ces crédits publics qui ne sont mathématiquement pas remboursables et qui ont été alloués en échange des actifs pourris légués par les banques et les assurances. Ce sont les budgets des États et les contribuables qui financent ces crédits publics du système européen. J'appelle ceci de la Répression financière.

La Deutsche Bank est la plus grande banque du monde. La Deutsche Bank est la plus dangereuse banque du monde en étant au moins depuis 2008 en faillite technique avec seulement 2,6% de couverture en fonds propres. La Deutsche Bank a pourtant émis en janvier 2013 de nouveaux produits financiers titrisés à hauteur 7,7 milliards de $. Il s’agit de nouveau de CDO - Collateralized Debt Obligations, qui se fondent sur d’autres produits financiers titrisés particulièrement risqués parce qu’ils contiennent les risques de milliers d’autres crédits particuliers. Ce principe de « multi-mutualisation » de la dette permet aux banques de sortir de leurs bilans financiers les emprunts qu’elles jugent elles-mêmes irrécouvrables en en faisant un produit financier, une macédoine packagée de produits toxiques, qui reste très prisée des investisseurs. Je vous invite à relire mon article du 2 mai 2009 >>> Faillite de la "Croissance" financée par la bulle des dettes, des titrisations, des CDS / CDO, des LBO. (image à droite: ONG, DB - Déclaration de Berne, Association Suisse pour le Développement Solidaire)

Public-eye-2013.jpgLa Deutsche Bank n'est en réalité qu'une banque de façade qui est la filiale de son propre hedge-fonds DWS qu'elle a propulsé et qui vit essentiellement du shadow banking, donc des opérations extra-bilancielles OTC - Over-The-Counter, des CDO, des CDS que le législateur, les régulateurs et les Directives Européennes MiFID et MiFID2 ont aménagées spécialement. Seulement 4% des opérations de la Deutsche Bank sont des opérations bancaires "traditionnelles", 96% passent par son hedge fonds pour alimenter la spéculation financière sans objet économique et industriel.

Selon le FMI de 70 à 90% des activités bancaires relèvent de la spéculation sur les produits financiers comme les CDS/CDO qui constituent la majorité des produits dérivés. Il ne reste plus grand-chose pour les activités de l'économie réelle des PME. Depuis 2008 les banques ne prêtent plus à l'industrie. On oublie que les CDO / CDS - Credit Default Swap sont des assurances contre la défaillance souscrites par n'importe qui, sur n'importe quoi, de préférences sur des actifs que l'on ne possède pas ou dont on n'est pas propriétaire. Les banques sont impactées par le risque systémique parce qu'elles ont des trillions de CDO/CDS dans leurs comptes. Les banques universelles qui ont des activités d'assurance sont impactées.
Les assurances elles-mêmes sont impactées parce qu'elles sont émettrices de CDO/CDS ou parce qu'elles ont placé leurs actifs auprès des banques ou qu'elles sont actionnaires des banques. Les CDS sont tous des bundles, des fagots qui ont dedans des vrais morceaux de divers actifs allant jusqu'aux Bons du Trésor. L'acheteur d'un CDO ou d'une assurance CDS achète un bundle qui a un nom de code comme Zotoïd635, etc... et il ne peut porter à sa connaissance le contenu exact de son CDO/CDS. Seules les banques-assurances ou les assurances pourraient établir la traçabilité de leur bundles. Mais souvent elles feignent de ne plus savoir. Un bundle est composé avec des macédoines d'actifs variés ayant un risque plus ou moins élevé pour cacher dedans l'actif extrêmement toxique. Ce bundle est la titrisation comme pour les Subprimes. La titrisation n'a pas subitement disparu depuis l'année Lehman - 2008, elle git massivement et même de manière prépondérante dans tous les comptes des banques et des assurances. Comme AIG, la Wachovia ou la WaMut ont fait faillite aux USA, les assurances européennes, dont AXA, Allianz sont en situation précaire sur le chemin de la faillite et ladite Crise est tout autant une crise des assurances que des banques. Les assurances aussi doivent être recapitalisées, c'est à dire que pour elles aussi les gouvernements, et le FESF / MES qui sera une x-ième fois détourné de ses attributions d'origine, rachèteront des positions toxiques des assurances.

Le secteur du shadow banking et des hedge-fonds sont les principaux acquéreurs de ces nouveaux produits financiers titrisés dérivés émis par la Deutsche Bank qui brillait déjà avant 2008 avec une garantie de rendement de... 10, 20 et même 25%. Dans ce secteur les acteurs promettent des rendements spéculatifs à deux chiffres, mais intenables parce qu'ils ne sont qu'une pyramide Ponzi. Les velléités de Bâle III, Solvency 2 et MifID2 de contrôle et de régulation du secteur bancaire et des assurances ne concernent que les banques et les assurances, et même si les minuscules mesures sont prorogées avant même d’entrer en vigueur, elles poussent encore plus les flux financiers dans le domaine opaque et incontrôlable du shadow banking. Bâle III ne sera appliqué qu'en 2019... après l'effondrement total qui est imminent car toutes les mesures de quantitative et qualitative easing, les facilitations quantitatives, mises en œuvre depuis 2008 sont épuisées à présent. share_2013.jpgLe projet Erkki Liikanen sur la scission des banques universelles qui détiennent les activités de crédit, d'assurance et de placement en nom propre reste au stade du bavardage depuis 2008. Hier, 30 janvier 2013, Michel Barnier, UMP, Uper-Commissaire au Marché Intérieur et à la Concurrence s'est formellement opposé à la scission des banques demandée dans la proposition de Erkki Likkanen, Gouverneur de la Banque Centrale Finlandaise. Michel Barnier prouve régulièrement sa fidélité aux lobbies financiers. Les nouvelles obligations de fonds propres réglementaires ne concernent des produits financiers qui ne représentent que 0,5% de leur chiffre d'affaire. Chaque stress-test déclare les banques comme immunes et 15 jours plus tard avec "une opération vérité sur ses comptes" une quasi-faillite de banque se révèle à chaque fois par ci et par là. Cette semaine c'est au tour su Crédit Agricole de déclarer une perte historique et aujourd'hui le gouvernement hollandais nationalise la 4ème banque systémique du pays, la SNS Reaal.

Hier le Commerzbank a annoncé une perte et aujourd'hui UBS a avoué une perte de 2,5 milliards. Aujourd'hui, en février 2013, le Groupe PSA - Peugeot Citroën est aussi au bord de la faillite et comme le Crédit Agricole pour des raisons de "dépréciations d'actifs". Je vous rappelle depuis 2008 que PSA Finance de PSA ou RCI de Renault, les banques internes de ces constructeurs automobiles, trainent aussi dans leurs bilans des toxiques depuis 2008 et qu'elles ne peuvent pas créer comme les banques une bad bank, une entité de défaisance pour "cantonner" des actifs pourris, toxiques et irrécouvrables. Il faut simplement avouer et annoncer que cet "ajustement comptable" de ces actifs de PSA, tout de même 4,7 à 6 milliards d'euros, montrent qu'ils ne valent plus rien depuis 2008. "Ce n'est qu'un ajustement comptable, cela n'affecte en rien l'opérationnel", dit-on chez Peugeot. Les banques captives de PSA (Peugeot-Citroën, PSA) et de Renault avaient titrisé les actifs de leurs groupes dans leurs filiales PSA Financial Service et Banque PSA Finance et Renault RCI Banque. Renault ou Peugeot-Citroën (PSA) avaient exercé un autre métier au travers de leurs départements Financial Products. Peugeot Société Anonyme (PSA) s'était aussi  bien amusée avec les mortgages (crédits hypothécaires et subprimes) et avait détourné dans la spéculation de titres comme les CDS/CDO les actifs gagnés avec les ventes des automobiles, tout en délocalisant et en payant au rabais son personnel ouvrier et employé. Il en va de même pour Renault. PSA et Renault, qui avaient perdu des milliards d'euros avec les opérations de titrisation avaient déjà reçu 9 milliards d'euros en 2009 comme "aide" financière de l'État français. C'est tellement monstrueux que l'on a de la peine à le croire. Ces groupes automobiles avaient déjà obtenu 5 milliards d'euros de la SFEF qui est la Société de Financement de l'Économie en France qui avait été inventée par l'état français suite à la grande crise de la finance mondiale de l'année-Lehman 2008. L'État a accordé une garantie de 7 milliards d'euros à la Banque PSA Finance, la division bancaire du groupe, en octobre 2013 dernier en échange d'un droit de regard sur "toute opération affectant le contrôle ou le périmètre du groupe". Dans le mot "périmètre" il faut entendre ce qui dépasse la production automobile de Peugeot Citroën. Le gouvernement français annonce en février 2013 qu'il a l'intention de rentrer dans le capital de PSA, donc de nationaliser ses pertes spéculatives pour éviter la faillite. ...et de disposer de son droit d'actionnaire? Nous nous trouvons bien dans le schéma de la "destruction par les marchés" définie par la Conférence Bilderberg d’Athènes en 2009. Cette faillite organisée permet de sauver les banques et leurs actionnaires et de déverser sur les pouvoirs publics et sur ladite Dette Publique, sur les contribuables et sur toute la société leurs trillions de pertes spéculatives. Une faillite immédiate, comme dans une normale économie de marché, aurait été surtout supportée par les banques et leurs actionnaires et les coupables auraient été facilement identifiés et désignés. Nos pouvoirs publics préfèrent culpabiliser chacun des citoyens en son for intérieur pour l'ankyloser et pour ne pas lui donner le droit de réclamer le contrôle démocratique de la société dans laquelle il vit.

weed-2013.jpgPour créer ses nouveaux produits titrisés CDO, la Deutsche Bank a mixé des actifs toxiques qu'elle a localisés dans sa propre bad bank interne qu'elle a créée le 10 septembre 2012. C'est comme si vous vendiez une automobile neuve avec un moteur cassé, récupéré à la casse automobile, sablé et repeint avec soin. Le Hedge Fonds qui achète cette automobile aura pour seule activité de la revendre au plus vite avec un fort bénéfice. La Deutsche Bank avait mis dans sa bad bank interne une première tranche de 135 milliards d'euros de papiers pourris. Elle les passe au shredder, fait des collages et les revends comme de nouveaux produits financiers prometteurs d'un rendement à deux chiffres. Les co-successeurs de Jo Ackermann, Jain et Jürgen Fitschen ont décidé de réduire cette bad bank interne à 90 milliards d'euros.
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Comme tous les ans en marge du Forum Économique Mondial - World Economic Forum de Davos, l'ONG Déclaration de Berne en partenariat avec Greenpeace Suisse a décerné le 24 janvier 2013 dans le cadre de Public Eye Awards le prix de la pire entreprise de l'année pour les délits sociaux et environnementaux. Les sinistres lauréats sont Shell et Goldman Sachs. Goldman Sachs avec en tête Mario Draghi, aujourd'hui directeur de la BCE, a aidé, en échange d'honoraires exorbitants, la Grèce à camoufler et à tricher avec sa comptabilité nationale et à cacher 50% de ses dettes. Mario Draghi était Directeur de Goldman Sachs Europe, quand celle-ci avait racheté en masse les Bons du Trésor grec, les avait revendus en produits packagés et avait ainsi caché pendant plus de 10 ans le surendettement de la Grèce en toute connaissance de cause. Goldman Sachs est coresponsable de la quasi-faillite de la Grèce, mais Eurostat le savait, mais rien n'était trop beau pour renforcer l'euphorie du mythe du marché "libre et non faussé". Si vous cherchez sur Google concurrence libre et non faussée mon site est en A5 sur 157000 résultats.

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weed-2013-b.jpgSven Giegold, Euro-Député vert et co-fondateur de Finance Watch, a lancé avec les ONG Share et WEED un Concours sur internet - Europa sucht das gefährlichste Finanzprodukt / Europe seeks the most dangerous financial product -  pour désigner les produits financiers les plus dangereux. Il y a un débat revenant depuis ladite « Crise de l’euro » pour déterminer quels produits financiers pourraient bien être interdits. Mais ce débat est resté sans suite bien que l’agitation et les vociférations de nos dirigeants et de nos élus ne se fassent pas à huis-clos. Il existerait plus de 500.000 produits financiers, dont une majorité est à gros risque comme les CDS/CDO. L'Union Européenne n'a fait semblant d'interdire que le short selling, le "pari baissier à règlement différé" ou la "vente à découvert spéculative", qui permet de violentes attaques spéculatives comme il y a un an sur la dette grecque, mais en vérité le short selling ou short n'est toujours pas réglementé ni contrôlé. Les short selling poussent prématurément et dans un scénario catastrophe accéléré à la faillite des entreprises, mais aussi des pays entiers comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal. Le short selling permet sans le moindre coût de spéculer massivement et de manière illimitée, ce qui influence les cours.

L'Union Européenne s'est inventé trois organes de contrôle et de réglementation, ESMA pour les marchés financiers, boursiers et les fonds d'investissement, EBA/ABE pour les banques et EIOPA pour les assurances, mais ces organes n'agissent pas. Et les trois réformes Bâle III / Solvency 2/ MiFID2 sont prorogées ou tellement light qu'elles sont sans portée. Il en va de même pour le Trading à Haute Fréquence - THF pour lequel les propositions de réforme allemandes et françaises pour la Loi de séparation et de régulation des activités bancaires demandent l'interdiction, mais uniquement lorsque le THF est utilisé pour le compte propre de la banque. Or, l'essentiel du THF est conduit dans le cadre de l'activité de tenue de marché. Ce THF se réalise à la nanoseconde des milliers de fois pour tester et influencer les marchés. Tous les traders des banques et des hedge fonds sont domiciliés le plus à proximité des bourses pour avoir une connection en fibre optique la plus courte possible, parce que même si les ordres d'achat et de vente se réalisent à très haute fréquence, une distance entre le PC du trader et le serveur de la bourse rallonge le temps et réduit l'avantage concurrentiel! La "concurrence libre et non faussée" et "l'information pure et parfaite" ne sont technologiquement plus possibles. C'est le législateur et Bruxelles en particulier avec MiFID1 qui ont aménagé les conditions du marché qui ne sont qu'à l'avantage unique et privé des traders qui jouissent de l'Europe Providence Bancaire. Le THF n'est pas une simple évolution technologique mais bien une dérégulation entre les micro- et les macrostructure du marché voulues par le législateur et même par... le Traité de Lisbonne une fois de plus que l'on nous a vendu comme un Traité (Constitutionnel) Simplifié Européen.

L'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA - European Securities and Markets Authority) est une autorité de surveillance européenne indépendante, installée à Paris. Elle a remplacé, à compter du 1er janvier 2011, le Comité européen des régulateurs de marchés de valeurs mobilières (CESR - Committee of European Securities Regulators). Elle constitue une des trois nouvelles autorités de supervision européennes instaurées pour constituer le Système européen de supervision financière, les deux autres étant l'Autorité bancaire européenne (EBA - European Banking Authority) et l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA - European Insurance and Occupational Pensions Authority). Un arsenal de bavardage est créé à grande échelle, il ne conduit pas à des actes politiques et réglementaires mais fait croire à la bonne volonté de faire le bond quantique qui devrait permettre aux États de sortir de l'orbite des lobbies financiers du G30 - Group of G30 dont Mario Draghi de la BCE est toujours membre! Le G30 est un lobby qui fait semblant d'être un think-tank et qui est à l'origine de la dérégulation des marchés financiers depuis 20 ans et de l'aménagement du cadre législatif et des Directives Européennes pour mettre en place le shadow banking et les opération OTC - Over the Counter, les "just-between-us". Mario Draghi surfe d'un conflit d'intérêt à un autre conflit d'intérêt. Dans ce conflit d'intérêt actuel, Mario Draghi démontre comme il s'assied avec son club privé de la finance, le G30, sur le principe de "L'indépendance de la Banque Centrale Européenne".  Dans ce conflit d'intérêt Mario Draghi est tout autant dangereux que Lloyd Blankfein de la Goldman Sachs ou que Joe Ackermann, ancien CEO de la Deutsche Bank. Blanklfein prétend toujours de lui "We are doing God's Work - Nous faisons le job de dieu". Le G30 a été l'instigateur de l'autorégulation par les marchés de toutes les nouvelles activités financières et spéculatives qui ont vu et voient le jour depuis 20 ans. Cette autorégulation par les marchés n'a pas conduit à "La crise de l'euro", mais à la Crise des subprimes puis à la Crise de tout le système financier. Si vous consultez la liste des membres du Group of Thirty vous retrouvez aussi Larry Summers le plus grand dérégulateur en chef de la planète et qui a été dans le Conseil Économique de la Maison Blanche sous Obama 1er. Le G30 tient ses sessions à huis-clos et ce n'est que de temps en temps que sont publiées les recommandations de leurs membres qui vont toujours dans une et même direction, celle de la libéralisation totale des marchés et de la concurrence pure et parfaite, libre et non faussée. Dans une concurrence dite "pure et parfaite, libre et non faussée" il faut que l'accès complet et total à l'information soit garanti, mais pour les produits financiers dérivés titrisés et packagés CDO/CDS/OTC, même les banques ne peuvent plus dire elles-mêmes de quoi ils sont vraiment composés. Sur les marchés financiers du shadow banking incapables de s'autoréguler, la concurrence est parfaitement et librement faussée mais à un tel point que les banques ne se font même plus confiance entre elles-mêmes et à un tel point que, depuis peu, même les banques centrales ne se font plus confiance entre elles. La Banque Centrale Japonaise a commencé la guerre des cours des devises en s'aménageant une dévaluation relative et un avantage concurrentiel réel avec une monnaie faible. La Banque Centrale Allemande rapatrie ses stocks d'or qui étaient stockés à Paris ou au Bullion Depository du Fort Knox et de la Fed' aux USA...  François Hollande a réclamé au Parlement Européen à Strasbourg la dévaluation de l'euro. Le day of reckoning s'approche!

Il est urgent que le débat sociétal et parlementaire et politique sorte des impensés les problèmes du turbo-capitalisme avant que la démocratie n'en soit très violemment meurtrie.

berikwald_2a.jpgChaque citoyen souffre de la Crise, mais pas de celle que vous croyez ou voulez faire croire. Le citoyen le ressent bien mais il ne sait y mettre dessus des mots, tellement les influenceurs usent de mots pour parler de la chose. Les influenceurs font effectivement de la bande passante avec ces termes de la "Crise", mais par leurs répétitions sans action, ils concourent à encore plus emmurer ces termes dans l'impensé collectivisé. En France par exemple, 2012 est la deuxième pire année de l’histoire sur le front du chômage aussi loin que les statistiques remontent. Cette information a été diffusée hier mais l'émotion collective est dirigée sur "le mariage pour tous". On a oublié de dire que la crise va aussi marier des morts.

Penser et dire les choses seul dans son coin nuit gravement à la santé. Les influenceurs, Mario Draghi, la Deutsche Bank, les lobbies financiers domiciliés à Bxl, les commentateurs de crise comme les gouvernements et leurs médias associés essayent de créer chez les peuples des nouveaux contenus de conscience axés sur le "pacte de compétitivité", la crise, la dette publique, la crise, etc. Ceci dépasse une idéologie intoxicative, car à la différence d'une idéologie de scansion comme une idéologie nazie ou stalinienne elle permet une adoption par les peuples de la vision de la nécessité de faire disparaitre l’État Providence et elle permet l'émergence et l'ancrage de la soumission à la perception d'un "État en faillite" comme le répètent Michel Sapin, Ministre PS du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social ou comme Fillion, 1er ministre UMP sous le gouvernement précédent. Ce sont les banques qui sont en faillite. Comme je l'explique depuis 2006 où j'ai mis en ligne mon site, l'homme est devenu la quintessence de l'homme idéal pour les États car en lui habitent les frères bessons, le dominateur et le faible, et il n'y a plus besoin de camp de concentration, d'extermination et de rééducation pour que ceci soit. Il n'y a plus besoin de sniper ou de soulèvement, car ceci signifierait automatiquement l'autodestruction de l'homme en lui-même par lui-même qui s'en prendrait à sa propre moitié qui le constitue. Se soulever ou se révolter contre soi-même ne conduit qu'à de la disparition en silence et en cachette ce qui constitue pour les États la plus compétitive des éliminations de la contestation ou simplement de la critique de la conscience publique. Le peuple est d'accord et en accord pour perdre son État Providence bien que les États sont devenus les États Providences Bancaires en sauvant toutes les banques dans leurs spéculations létales au lieu de les contrôler et de les règlementer et en engraissant leurs nouvelles spéculations financières. L'homme, cet aggloméré de frères bessons qui l'habitent, accepte la recapitalisation permanente et en flux tendus des banques spéculantes en faillite et est d'accord pour endosser l'austérité qui sert à financer cette recapitalisation. Un énorme consensus, qui ne délaisse aucun espace de la vie privée et grégaire, s'est fait dans le for intérieur de l'homme-besson pour faire de la Crise un contenu de conscience qui est si fort qu'il est immune face à la moindre des velléités de contestation et qui n'a pas besoin d'être renforcé par des mantras, un Credo ou une invocation permanente de la Foi pour rallier les derniers des infidèles et des incroyants. Face à ce contenu de conscience le Cimbre propose une phénoménologie active dans laquelle chaque parcelle de ce contenu de conscience est observée avec vigilance pour en dénoncer et décerner les mots. L'appropriation des mots est un devoir de citoyen. L'appropriation de tous ces mots de ladite crise permet de les ramener dans la sphère de la pensée, de la pensée de tous. Ce qui n'appartient pas à la sphère du pensé n'a pas d'existence et ne peut créer une dynamique. Des partis politiques responsables doivent rapporter ces mots à leur sens et développer la phénoménologie active, cette phénoménologie de la vigilance qui concentre le citoyen sur son analyse personnelle et collective de son expérience et des contenus de sa conscience et de la conscience collective. Donc il faut Occupy the WordS, il faut occuper les mots et le reste suivra tout naturellement par voie démocratique. Rien ne sert de lancer des "Printemps arabe" ou bientôt le "Printemps de l'Europe" si c'est pour qu'une classe se profile sur une autre et délocalise la violence d'un endroit à un autre. La Lutte des classes qui s'est faite sans nous et par-dessus nos têtes prend sa source dans le bavarder et le vocabulaire initiés par les lobbies financiers et repris en choeur par les influenceurs élus et sociétaux. En disant "nous ne tolèrerons pas que les marchés financiers fous..." ou "la dette publique, la dette publique" en corrélation avec "le pacte de compétitivité" nous sommes, nous les petits, victimes de ce que j'appelle une phénoménologie de l'envahissement et de l'appropriation des petites consciences. C'est pourquoi le Cimbre apporte un décodeur avec sa phénoménologie active en Occupant the WordS pour remettre bien à leur place nos contenus de conscience partagés. Il ne faut bien sûr plus entendre la société comme une contention d'un affront de groupes opposés, il ne faut bien sûr plus entendre la société comme une chorégraphie de la Lutte des Classes, mais en attendant nous, les petits, nous sommes les victimes appauvries et plongées dans l'analphabétisation avec des contenus de conscience privés et partagés dans la norme de ladite concurrence libre et non faussée, l'équilibre des marchés et l'informamtion pure et parfaite, qui n'ont pas été depuis Adam Smith la main vibrante qui régit et régule mais le doigt qui.... Oups! ...qui se fourre dans les ventricules et qui stoppe la circulation de notre sang. Vous ne pouvez tout de même pas affirmer que la destruction de la planète et la crise des banques engendrent des générations futures qui seront le sang de notre sang. Elles seront la mort de notre sang. Savez-vous au moins que ce n'est pas le pétrole qui va disparaître en premier, mais les phosphates. Et sans engrais il n'y a plus de culture.

(image à droite: mon recumbent trike qui va me permettre ma 3ème expédition polaire arctique de cyclo-camping jusqu'aux Lofoten et aux Vesterålen, mais seulement à partir de Helsinki)