Mesurées aux marges bénéficiaires actuelles, les actions du S&P-500 n'ont par exemple jamais été aussi chères aujourd'hui que depuis ces 100 dernières années. Entre temps les entreprises "valent" 140 fois leur bénéfice annuel, une valeur normale est de 30. Quelle éclatante bulle! Mais les "liquidités" offertes à un taux de 0% et à un taux relatif négatif de 20% sont de nouveau détournées de l'économie "réelle" vers cette spéculation post-réelle et simplement financière. Ce modèle de "reprise" s'appelle Bulle Échoïque ou bulle-écho, comme les 7 "short recoveries" de la Grande Dépression (graphique ci-dessus). Les banques centrales engraissent les banques et les spéculateurs sur le compte des contribuables et de deux générations futures.
2010 sera comme 1930. L'année 11 comme 31. En pire.

Nous allons payer jusqu'en 2029 pour cette Crise qui aura fait plus de dégâts économiques que les dernières grandes guerres. Il est temps de ne plus parler de crise, mais de l'effondrement du Régime systémique autoritaire, comme il y a eu l'effondrement du régime stalinien, du régime nazi. Une partie aussi de la population sous chacun de ces régimes s'était enrichie au détriment des autres qu'elle a détruits. Sous le Régime systémique autoritaire, adossé sur le Consensus de Washington et sur l'idéologie du trickle down-effect, l'effet de percolation, cet humanisme automatique, les banques et les investisseurs ont pris l'habitude depuis 20 ans de financer des projets spéculatifs ou même de réels investissements avec des emprunts à court terme qu'il faut rembourser et refinancer aussi souvent que passe un nuage de chichon dans le ciel. Les banques systémiques "d'investissement" savaient qu'elles finançaient des chimères gigantesques avec de l'argent qu'elles n'avaient pas et qu'elles n'auront jamais.

Avec de l'argent prêté par la banque centrale à un taux voisin de zéro, ce business-plan est de toute manière un casino gagnant et permet depuis 2008 à faire en sorte que l'argent des banques centrales est prêté, calculé sur la base annuelle, à un taux relatif négatif de 20 à 25 %. Quand ce jeu est fait entre plusieurs devises, il est appelé carry-trade. Quand il est fait par exemple sur la seule base de l'euro, il est du carry-trade intra-communautaire. Et justement jeudi 1 juillet 2010 les banques européennes doivent rembourser 442 milliards d'euros pour aussitôt se refinancer avec de nouvelles liquidités. Mais en reprendre où? Les banques ne se prêtent plus entre elles-mêmes, les marchés financiers font la rétention des liquidités. C'est d'autant plus risqué que les positions toxiques cachées dans les banques vont bien devoir ressortir de leurs bilans comptables un jour ou l'autre et qu'il faudra alors reprendre beaucoup plus de liquidités que prévu pour les refinancer, ou pour recapitaliser les banques, c'est à dire pour les renflouer avec l'argent des contribuables sans les nationaliser. Pour l'instant, la source de liquidités n'est pas tarie d'autant plus que la BCE a aussi déjà lancé la planche à billet depuis le Week-End du 8/9 mai 2010 avec sa politique du Fonds européen d'intervention. C'est la première fois que les banques se refinancent si massivement auprès de banques centrales, qui peuvent s'en payer le luxe car en théorie elles ne sont jamais too big to fail. Miraculeusement, la banque centrale reposant sur le principe cardinal de l'Indépendance de la Banque Centrale se confond avec l'État en cas de défaillance parce que la banqueroute d'un État se veut impossible dans ce Régime systémique autoritaire. D'un autre coté, ceci ne devrait pas poser de problème à la BCE car les banques ne faisant plus confiance entre elles-mêmes n'ont jamais autant déposé leur "surplus" à la BCE. Il n'y a "surplus" que tant que les positions toxiques des banques, les actifs pourris, les actifs en défaisance, les actifs en arrêt, etc... ne sont pas révélés. Il n'y a pas de "Crise de liquidités", l'analyse de la crise est fausse depuis 2006, mais les États continuent à arroser les marchés avec des crédits gratuits de la helicopter money, la planche à billets ou le qualitative easing avec le rachat des positions toxiques c'est à dire en monétisant les dettes des banques. Le 18 novembre 2009, la Société Générale avait pourtant préparé les mentalités au "Worst-case debt scenario" dans the Telegraph. Mais en France personne n'en a parlé.

Dans ce système euphorisant et cette modernité incantatoire de ce Régime systémique autoritaire du "capital risque" et de l'absence de risque du capital, les banques avaient exercé le centralisme automatique dans la création de liquidités en s'adossant sur la banque centrale qui restait indépendante dans son choix de devenir dépendante des banques d'investissement et de ne pas soumettre leurs opérations à une surveillance et au contrôle d'autant plus que l'aléa moral, la défaillance n'était plus possible comme la chute d'un empire millénaire était impossible... Les algorithmes du calcul du risque étaient plus forts que tout et renversaient la moindre des idéologies politiques. Dans un système bancaire classique, les banques récoltent les dépôts et octroient les crédits. Le marché des crédits a été totalement bouleversé par les innovations financières de ce Régime systémique autoritaire. Les entreprises pouvaient maintenant accéder facilement au marché financier via les émissions directes de titres CDS, CDO, CSO, RBS, RMBS, LBO.... Les banquiers s'étaient permis d'inventer ces nouveaux instruments financiers, appelés Véhicules, qui leur permettaient de diminuer l'utilisation de leurs fonds propres et d'augmenter la rentabilité du capital en réduisant à presque zéro le Fonds Propre Réglementaire, car comme il n'y avait plus de risque pour les banques, il n'y avait plus besoin de se couvrir. C'est d'autant plus fou que les activités principales des banques étaient devenues le commerce de la couverture du risque avec des produits qu'elles avaient elles-mêmes structurés comme les Credit Default Swaps (CDS) et autres produits financiers dérivés. Dans ce Régime Systémique autoritaire, le dictateur s'était octroyé son immunité.

Dans le métier de crédit où la marge avait été considérablement réduite par le développement des marchés financiers, les banques avaient pu augmenter leur rentabilité en opérant avec leur doigt une mutation darwinienne: à partir de leurs créances elles avaient structuré des titres qu'elles revendaient à d'autres organismes financiers et investisseurs en brouillant à chaque étape la traçabilité de leurs produits. Cette titrisation avait éveillé, chez les émetteurs de titres et chez leurs revendeurs intermédiaires, des talents structuralistes de mosaïste qui se sont ingéniés à élaborer des macédoines composées de créances diverses. Ces titrisations de titrisations existent, elles sont les "Collateralised Debt Obligations" (CDO). Ceci sont les titrisations au carré: 'CDO-squared' [a credit derivative manufactured out of other derivatives]. Il en existe au cube: des titrisations de titrisations de titrisations. Donc nous sommes dans la parfaite similitude avec les schémas de Ponzi de Bernie Madoff. Je lis dans le Guardian: "...in the years running up to 2007, too much of the developed world's intellectual talent was devoted to ever more complex financial innovations, whose maximum possible benefit was at best marginal, and which in their complexity and opacity created large financial stability risks."

Grâce à ces titres, les banques avaient "refilé" à d'autres, des investisseurs croyant s'enrichir encore plus rapidement, le risque de leurs créances dans un système unique centralisateur avec apparence de grande mutuelle fédérative. La liturgie du Régime systémique totalitaire dispense de réciter en boucles slogans et maximes comme "Wir geloben dem Führer..." parce que le risque n'existe plus et que la Croissance ne se discute pas. Il n'y avait pas besoin de créer KZ ou Goulag pour deleverager la société de ses sceptiques; celui qui ne croyait pas à la Croissance n'avait que le choix d'être Exclu de la Croissance ou de s'appeler Jagdish Bhagwati. Les banques avaient aussi racheté elles-mêmes à d'autres banques ou systèmes financiers des prêts immobiliers par titrisation. Elles voulaient donc s'enrichir deux fois, une fois avec les intérêts que les emprunteurs payent sur les crédits qu'elles avaient accordés, et une seconde fois avec les titres adossés à ces crédits (CDS). Ces titres qui en soit, n'étaient rien qu'un papier et qu'une promesse de rendement financier.

Le plus élégant, pour ces émetteurs de titres comme les banques et assurances, est que l'externalisation de leurs paquets de créances leur permettait d'inscrire hors-bilan leurs engagements (hors bilan = OTC / Over-the-Counter). La valeur en bourse de ces organismes de crédit s'en trouvait réévaluée d'autant. Les banques d'investissement, puis toutes banques classiques commerciales se sont engouffrées dans ce marché financier de ce Régime systémique qui avait fait seul autorité. Par exemple la filiale financière de Chrysler appartenant au fonds de pension Cerberus ou de GM, ou la Mercedes-Benz-Bank, ou la Volkswagen-Bank se sont aussi bien amusées à détourner dans la spéculation de titres les actifs gagnés avec les ventes des automobiles. Il en va de même pour Peugeot-Citroën Société Anonyme (PSA) qui a titrisé les actifs de son groupe dans sa filiale PSA Financial Service ou Banque PSA Finance. Ils ont obtenu une "aide" financière de l'État, ou plus simplement un rachat-élimination (bail out) de leurs créances toxiques par l'État. C'est tellement monstrueux que l'on a de la peine à le croire. Le 27 juin 2010 Siemens vient encore d'obtenir l'accréditation pour fonder sa propre banque.

Comme dans une pyramide de Ponzi à la Bernie Madoff, ce n'est pas le fond de tarte qui détermine la tenue de la pâtisserie sur l'assiette, mais l'idée que l'on se fait de cette tarte. La titrisation améliore le fonctionnement des marchés financiers si les créances initiales sont saines. Les crédits hypothécaires ont été distribués en masse aux débiteurs Ninja (no income, no job, no asset), sans revenu, sans emploi et sans garantie. Aux USA, mais aussi au Royaume-Uni, en Irlande et en Allemagne dans sa partie Est s'étaient ouverts par milliers des Credit-Shops, à côté des Mac'do, des boutiques à crédit qui n'avaient pas d'activité bancaire et dont la seule activité était de dire "oui" comme une putain gratuite et toujours au top.

Nous sommes face au schéma pyramidal de Madoff, mais aussi à des pyramides entrecroisées avec des filiales par-ci et par-là qui se rachetaient entre elles, encore à crédit, en entier ou par appartements. Vous pouvez alors comprendre que le processus d'épandage sur les marchés de ces macédoines et salades composées de titres est exposé à l'aléa moral (moral hazard), le risque résiduel, qui n'a pas été pris au sérieux par les commissions de contrôle des marchés financiers (SEC aux USA, où siégeait le gendre de Madoff...) et des régulateurs nationaux. Dans ce Régime systémique autoritaire, la banque qui titrise les créances n'est pas non plus obligatoirement celle qui les a distribuées. Ceci est encore plus élégant et agréable pour les banques qui ont titrisé, parce qu'elles ne sont plus responsables des risques de défaut une fois les titres et les tartes vendus. Et les intermédiaires avaient aussi amélioré eux-mêmes leurs macédoines de titres en les découpant et en les mélangeant à d'autres avec la salive du bonimenteur comme compost à dividendes. Repensez aux allemands de l'Est qui se sont rués sur les bananes vendues sur le Kurfürstendamm à Berlin par des allemands de l'ouest goguenards qui se croyaient au zoo entrain de nourrir les singes. Qui a été le plus grotesque? Le spéculateur ou l'encapsulé?

Comme dans une tarte à la macédoine, les morceaux multicolores sont agglutinés entre eux et sont adossés à la coupelle, à la fourchette, au bord de l'assiette, à la miette de pain, à la commissure des lèvres comme dans un régime autoritaire, ou encore à la boîte de conserve qui a servi pour l'intermédiation entre le Aldi et votre salle à manger. Ah bon! Vous achetez plutôt chez Félix Potin? Les titres sont tout aussi complexes et les agences de notation, auxquelles les investisseurs avaient fait une confiance aveugle, ne pouvaient pas les évaluer correctement. Par exemple avant l'effondrement de Lehman Brothers elles les classaient encore en AAA au lieu de junk bond (obligation à haut risque, ou si vous préférez valeur poubelle). Je vous mets encore 100 grammes de carottes? Ou je les emballe à part?

En augmentant les intermédiaires - ou comme dans tout bon régime autoritaire, en déclinant à foison et en multipliant la compromission universelle des sympathisants jusqu'aux partis de "gauche" - dans le processus aléatoire, guidé ou semi-guidé d'intermédiation entre les emprunteurs finaux et les agents à capacité de financement, l'illusion est créée que le risque correctement dilué et mutualisé devient source de profits considérables. A côté, un alchimiste est un gagne-petit, le bouffeur de banane est un crétin, et Eric Woerth est un puceau. Encore plus, celui qui l'a vendue sur le Ku'damm.

La relation avec le réel est chez les agents de l'intermédiation au minimum apocryphe. Je dirais même mieux, "l'information pure et parfaite", qui régit chez les classiques le marché, est devenue le mensonge et la duperie dans une concurrence déloyale et faussée. L'idéologie devient quelque chose d'universellement et de totalement admis et qui n'est pas adossée sur un mot. L'idéologie réside dans son avers non dit: il n'existe qu'une concurrence librement et parfaitement faussée. Vous observez en ce moment comme les banques traînent pour exposer le bilan trimestriel et vous voyez à chaque fois comme les désastres annoncés sont encore plus énormes avec de subites "nouvelles découvertes de positions négatives". Les intermédiaires de cette soupe populaire composée à la macédoine, motivés uniquement par les bonus liés aux profits astronomiques générés par cette formidable machine à catapulter des crédits et non tenus responsables par leurs pertes éventuelles au cas où la conjoncture sectorielle ou macroéconomique se retourne, ne se sont pas souciés des aléas moraux des emprunteurs et des autres intermédiaires. Les investisseurs, qui étaient eux-mêmes des intermédiaires et à la recherche des surplus de gain par rapport aux actifs sans risques tels que les obligations d'État des pays industrialisés et leurs couvertures en CDS, se sont précipités sur l'occasion pour acquérir des titres réputés comme peu risqués et bien notés par les agences de notation. La pression a été maximale, dans ce Régime systémique autoritaire, de participer à un marché où le profit paraissait infini et qui leur rapportait un gain immédiat important sans que les investisseurs ne soient personnellement exposés aux risques de perte. On avait juste oublié que gagner de l'argent se fait avec du travail. Qui a été responsable des chambres à gaz, au fond? Tout le monde, un peuple, ou un ou deux dignitaires?

A présent, alors que la société américaine est entrain de se désintégrer, il est de plus en plus courant de traduire en justice les "simples" banksters à la Kerviel qui ne faisaient pas autre chose que de vaquer à leurs affaires ordinaires, puisque toute la société économique capitaliste américaine, mais aussi anglaise, irlandaise, islandaise, d'Abou Dabi, de Dubaï, était organisée sur la pyramide Ponzi avec laquelle les apports des nouveaux entrants étaient versés sous forme de dividendes aux investisseurs plus anciens. Le système d'accélération de la vélocité de l'argent pour financer à crédit des projets de spéculation sur des produits titrisés dérivés financiers suit tout autant le système Ponzi, comme le système adossé sur la réduction à la valeur quasi nulle des réserves fragmentaires et des Fonds Propres Réglementaires (CRD).

Les banques ne se prêtent plus entre elles de l'argent car elles savent mieux que tous que l'on ne peut pas leur faire confiance. La Grande Dépression 2 arrive. Le commerce international est mort, vous pouvez le suivre en observant ci-dessous et en bas de page de mon site la chute continue du Baltic Dry Index. Le BDI, qui est un indice réel et non spéculatif, a perdu 46% au mois de juin 2010 et 38% en un an depuis juin 2009. Il atteint le niveau le plus bas qui était celui de 2008 où il était passé de 12000 à 2000. Les navires porte conteneurs restent vides et à quai. Vous pouvez obtenir les Explications sur les ghost fleets, les flottes fantômes qui sont à vide au mouillage le long des côtes maritimes.



Sur ce graphique actif ci-dessus, cliquez sur 1D = 1 day pour avoir le taux du jour! La courbe semble "plate". Pour voir une échelle annuelle cliquez sur 1Y = 1 année. Ce graphique s'actualise régulièrement tous les 2 jours. Les pics correspondent à des importations massives de matières premières et de minerais pas les chinois, rien d'autre. Le site Wikinvest a éliminé la possibilité de voir la courbe 2Y, ou 5Y ou 10 Y car en juin 2008 le BDI était à 12000... Allez directement sur le graphique de Wikinvest et faites glisser en haut le curseur du temps à gauche...

On a fait croire que le bail-out des banques systémiques en faillite offert sans contrepartie et sans limiter les bonus, les retraites chapô et les golden parachute, était nécessaire. On a fait croire que régulation et contrôle des marchés financiers ne pouvaient se faire de manière unilatérale, on vous fait croire que les plans d'austérité obligatoires suite aux budgets des États mis en faillite à cause des bail-out pharaoniques des banques seront nécessaires. Pourtant le Brésil a instauré une taxe sur les transactions financières depuis le 20 janvier 2009 et non pas une simple taxe annuelle sur les banques. Ah! Oui, Lula est donc un "gauchiste"... A la fin de l'été la Société Générale va rapatrier en France ses 100 milliards de dettes et de positions toxiques et pourries, d'actifs en arrêt pour jouir de la niche fiscale de la "patrie" française.

Dans ce Régime systémique autoritaire, faut-il siffler la Marseillaise? Comme le centralisme démocratique soviétique ou le totalitarisme nazi, le Régime systémique autoritaire a une apparence constitutionnelle et s'exerce au travers d'Organes d'État souverain. La Fed’, la Banque Centrale américaine, fait ce que le Congrès US lui demande de faire. Et le Congrès US fait ce que Wall Street lui demande de faire. Et Obama a été placé à la Présidence par les lobbies financiers et par Christopher Dodd, président démocrate de la Commission du Sénat pour les banques.

Le Congrès US avait révoqué sous Bush la Glass Steagall Act en janvier 1999. Clinton avait empêché la Commodity Futures Trading Commission de réglementer les produits dérivés, ce qui est devenu le fondement des spéculations massives. Le Congrès a interdit en 2000 la régulation des produits financiers dérivés quand il a adopté la loi Commodity Futures Modernization Act.

Le problème vient des 687 trillions de $ de ces produits financiers dérivés tels que les CDO, RBS, RMBS, LBO, CDS / Credit Default Swap ou les CSO / Collateralized Synthetic Obligations, qui sont tous des opérations OTC, Over-the-Counter ou hors bilan qui sont soustraits au fisc (... alors la Bettencourt n’est qu’une louloute à côté). Et tous ces produits OTC sont financés avec des emprunts à court terme qu'il faut continuellement refinancer en flux tendu avec d'autres emprunts à court terme. La "croissance" a été financée en flux tendu par la bulles des dettes, les CDS, les CDO, les CSO.

Le problème de ladite Crise vient des 70 à 90% des transactions financières spéculatives effectuées sur l’ensemble des transactions financières selon les chiffres officiels du FMI. Le rehaussement du taux du crédit en 2006 par la Fed', la Banque Centrale américaine après 15 années de monnaie facile et de "crédit gratuit" sous la Présidence Alan Greenspan, n’a pas été la cause de ladite crise mais un événement qui permet de la fixer dans le déroulement du calendrier. Il n’y avait pas besoin d’attendre la semaine dernière pour connaitre le déroulement exact de l’implosion.

Personne ne parle d’ailleurs de la crise des sub-subprimes préparée par Obama, la FHA et Ginnie Mae qui n'est que l'une des ultimes manifestations de cette "croissance" sous-tendue par le "crédit gratuit". Après la première augmentation historique du taux d'intérêt directeur des banques centrales en 2006 destinée à freiner cette inondation économicide des marchés avec des liquidités, suivra bientôt la seconde augmentation historique de ce taux d'intérêt. C'est à ce moment que l'on comprendra que ce centralisme keynesien de la helicopter money, de la planche à billets, a été adossé sur une fausse analyse de ladite Crise et qu'il a plongé le monde dans la Trappe à liquidité qui conduit inéluctablement à l'hyperinflation. Et c'est là que l'on se rendra compte que la Crise qui a commencé en 2006 a laissé une économie mondiale qui ne vit que grâce au crédit gratuit depuis 2008. Le Régime systémique autoritaire va imploser et sera partiellement renversé par des mouvements sociaux graves. Il suffira de suivre le Baltic Dry Index pour apprécier la vitesse de refroidissement du mort. Dans ce Régime systémique autoritaire, l'État a abandonné ses peuples "au nom de l'État".
C'est ce que j'avais prévu le 14 juillet 1990.