La création de Finance Watch en plus de disposer d'un réseau d'experts qui porteront une parole officielle, admise et reconnue à Bruxelles, comporte une énorme portée symbolique. Ceux qui sont contre le dévoiement de l'économie, du PIB et de la croissance par la dérégulation de l'OMC, des ADPIC et ADPIC+, de l'AGCS et de l'AGCS+, par le market-drive ou le tout-par-les-marchés, par la concurrence voulue libre et non-faussée, ne pourront plus être taxés d'anticapitalistes primaires, de fanatiques de la gauche de la gauche, de marxiste attardé social-nationaliste rouge brun. Les acteurs financiers avaient aboli le clivage gauche/droite en prenant toute la place dans un État de droits qu'ils ont réduit à leurs propres acquêts et leurs espoirs de gain. Par Finance Watch nous pouvons être témoins et acteurs de l'utilisation propre et active de la démocratie pour tous. Finance Watch s'est donné trois missions: expertise, lobbying et communication.

Finance Watch s'est constituée officiellement le 1er juillet 2011 et devient opérationnelle. C'est la 1ère organisation de la société civile qui agira comme un contre-pouvoir aux banques, hedge fonds, gestionnaires de fonds, spéculateurs. Vous pouvez consulter son site web. Les activités des whistleblowers comme WikiLeaks, c'est bien, mais il faut au plus vite en tirer les enseignements et remettre au niveau démocratique actif le travail d'investigation, de consultation, de contrôle, de surveillance, d'explication et le travail politique d'information des citoyens et de la recherche de leurs suffrages. Notre société moderne se doit d'accéder à la maturité démocratique et de ne plus être tenté par des mains-mises totalitaires ou des balancements révolutionnaires. Ce travail démocratique relayé en realitytime par toutes les techniques informatiques peut être tout autant efficace, réactif et flexible et ceci sans conduire à des plans et des mesures politiques incomplètes et inappropriées qui sont prises dans l'urgence et qui ne nous font évoluer que entre des catastrophes économiques, financières et humaines. Le philosophe et sociologue allemand Jürgen Habermas s'engage aussi personnellement dans Finance Watch en devenant son parrain officiel. Vous pouvez devenir un Ami de Finance Watch en cliquant ici.

Le site officiel du Parlement Européen de Sven Giegold. Ce sont les Verts allemands qui ont réussi après un combat de 30 ans d'obtenir la semaine dernière du Bundestag - le Parlement Allemand, la sortie du nucléaire programmée à partir de 2020. Au Parlement Européen de Strasbourg/Bruxelles, l'euro-Député Sven Giegold issu de Bündnis 90/Die Grünen est membre du Groupe des Verts / Alliance Libre Européenne et est

Membre de la
Commission des affaires économiques et monétaires [Voir]
Commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale [Voir]

Membre suppléant
Commission de l'emploi et des affaires sociales [Voir]

Le projectmanager de Finance Watch, Thierry Philipponat, qui vient d'être élu Premier Secrétaire Général a dit: "Nous avons besoin de banques qui fournissent des liquidités à l'économie et nous n'avons pas besoin de banques qui spéculent sur tout ce qui bouge". Thierry Philipponnat avait d'abord travaillé pour des grandes banques dont UBS et était chargé des produits dérivés financiers sur la plateforme boursière Euronext Liffe avant qu'il n'aille en 2009 à Amnesty International France où il est membre du Bureau Exécutif.

Aux côté de Sven Giegold, vous avez le belge Philippe Lamberts, euro-Député Vert, qui est

Membre
Commission des affaires économiques et monétaires [Voir]
Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie [Voir]

et vous avez le français Pascal Canfin, euro-Député Vert qui est
Vice-président
Commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale [Voir]

Membre
Commission des affaires économiques et monétaires [Voir]

Membre suppléant
Commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs [Voir]
Commission spéciale sur les défis politiques et les ressources budgétaires pour une Union européenne durable après 2013 [Voir]

Finance_Watch_3.jpgDe Bruxelles à Washington, les lobbies financiers liquéfient toutes les réformes qui voulaient contrôler et réglementer les flux et activités financières. Dans ce paragraphe, je vous mets un résumé de mon article du 5 juillet 2010 "Le Commissaire Européen au Marché Intérieur offre au lobby financier le Groupe d'Experts en affaires bancaires": la Commission de Bruxelles est un organisme de privatisation de droits et de transfert des richesses et des pouvoirs vers une élite financièrement consanguine. Le 22 juin 2010, un groupe transcourant d'Euro-Députés avait lancé un Appel "Call for a Finance Watch" au Parlement Européen et avait de ce fait créé un "Greenpeace de la Finance". Pour rassurer le secteur financier et des banques, le Commissaire européen au Marché Intérieur et aux Services, Michel Barnier, UMP et successeur de McCreevy, a créé un Groupe d'experts, le GEBI dont il a offert la gouvernance aux banques et dont la fonction est de réguler les activités des banques. La société européenne s'américanise encore plus avec cette décision du Commissaire français Michel Barnier et la Commission de Bruxelles se soumet avec méthode et détermination de plus en plus aux banques, comme le Congrès et le Sénat américains sont soumis réglementairement à Wall Street et à ses lobbies. La dernière preuve en date est la réforme Obama qui s'appelle Volcker Rule, mais qui est vite passée dans l'opinion publique américaine comme la Dodd Bill, du nom du Sénateur américain démocrate qui est le Président de la Commission Banque et qui est officiellement rémunéré et au service des lobbies financiers. Comme le centralisme démocratique soviétique ou le totalitarisme nazi, ce Régime systémique bancaire a une apparence constitutionnelle et s'exerce au travers d'Organes d'État souverain. La Fed’, la Banque Centrale américaine, fait ce que le Congrès US lui demande de faire. Et le Congrès US fait ce que Wall Street lui demande de faire. Et Obama a été placé à la Présidence par les lobbies financiers et par Christopher Dodd et il fait ce qu'ils lui demandent de faire. Le Congrès US avait révoqué sous Bush la Glass Steagall Act en janvier 1999. Clinton avait empêché la Commodity Futures Trading Commission de réglementer les produits dérivés, ce qui est devenu la fondation des spéculations massives. Le Congrès a interdit en 2000 la régulation des produits financiers dérivés quand il a adopté la loi Commodity Futures Modernization Act.

Le 22 juin 2010, 22 euro-députés révoltés trans-courants appartenant cette fois-ci aux Verts, à la Gauche, aux Chrétiens-Démocrates et aux Libéraux se sont levés. Cet évènement était exceptionnel et d'une intense gravité. "Nous, les Euro-Députés responsables des questions relatives à la régulation des marchés financiers et des banques, nous nous trouvons mis constamment sous la pression du secteur financier et bancaire, quand nous sommes mis à contribution pour influencer le renforcement du cadre juridique en vigueur". Selon ces 22 Euro-Députés, la proximité entre les politiciens et l'élite financière constitue un conflit d'intérêt manifeste et avéré et ne permet que la prise en compte unilatérale des intérêts et des besoins du secteur financier et limite la possibilité des responsables politiques élus de l'Assemblée et des décideurs politiques des Commissions de prendre des décisions indépendantes et raisonnées. Il n'existe pas à Bruxelles des mouvements organisés d'opposition contre cette hégémonie des lobbies financiers qui existe depuis plus de 50 ans, en réalité depuis la signature du Traité de Rome. Depuis le 12 avril 2011 cette révolte aboutit et il existe un lobby alternatif: finance-watch.org.

Finance_Watch_5.jpgLe lobby Finance Watch né le 13 avril 2011 est composé de 30 ONG et syndicats. Finance Watch va offrir une contre-expertise au GEBI fondé par le Commissaire français Michel Barnier, UMP, de manière arbitraire et sans respecter les directives européennes en la matière. Le premier test de Finance Watch sera les propositions de la Commission dans la manière de traiter les banques systémiques. Comme d’habitude ce sont Goldman Sachs, la Deutsche Bank et d’autres instituts bancaires qui vont exercer leur pression pour imposer ce qui leur conviennent. Pour la première fois les lobbies financiers auront une opposition en face d’eux avec Finance Watch qui est une organisation nouvelle, indépendante et qui offrira une alternative et qui défendra auprès des décideurs de Bruxelles les intérêts des consommateurs, des employés des petits épargnants. Finance Watch se fonde sur la conviction que la société civile doit surveiller les marchés financiers, selon Thierry Philiponnat qui dirige le projet. Le Groupe des Verts était excédé d’être toujours écrasé par les exigences, les expertises, les propositions toutes faites de directives européennes qui étaient délivrées à la chaîne par les lobbies bancaires qui sont stationnés à Bruxelles, alors qu’au même moment la communauté internationale débattait à tous les niveaux sur la régulation du secteur bancaire. Selon Sven Giegold il leur manquait les voix comme celles qui savent se faire entendre avec Greenpeace dans la politique de l’environnement.

Les lobbies organisent l'Europe directement à Bxl avec le Traité de Lisbonne et y sont officiellement invités par la Commission. Pour sortir de la "Crise", la Commission de Bruxelles a créé et convoqué un groupe d'experts qui est consulté par elle dans le cadre de la régulation des marchés financiers. La Commission a nommé à 93% des représentants du secteur financier, et cette pratique est courante et fait partie de son business-plan depuis plus de 60 ans. Le lobby des banques fête donc un nouveau succès contre l'Europe de la société civile. Le Commissaire européen au Marché Intérieur et aux services, Michel Barnier, UMP, a créé ce Groupe d'Experts en Affaires Bancaires, le GEBI (Group of Experts in Banking Issues). Parmi ses 40 experts qui le composent il n'y a qu'un syndicaliste et deux représentants d'associations de consommateurs. Le reste est composé de banques privées américaines, dont la Goldman Sachs, de consultants financiers américains, et de banques européennes. Il y avait comme candidat à siéger dans le GEBI, Jörg Reinbrecht, qui n'est pas employé par les banques mais qui est représentant du syndicat allemand des services Ver.di dans le Conseil de surveillance du groupe Allianz. Ver.di est le deuxième plus grand syndicat du monde après IG-Metall avec 2,6 millions d'adhérents. Jörg Reinbrecht n'avait pas postulé en son nom propre mais comme candidat commun de la Confédération Européenne des Syndicats et de l'UNI Global Union, l'organisation syndicale internationale. Malgré le soutien unanime qu'avait obtenu Jörg Reinbrecht pour cette candidature, il avait été écarté par Michel Barnier avec l'argument "qu'avec 120 candidatures il lui fallait réduire le groupe d'experts à une taille opérationnelle". Comme pour tout poste aux Communautés européennes, au départ, l'appel à candidatures est public et ouvert à tous. L'appel à candidatures destiné aux lobbies est appelé "appel à manifestation d'intérêt à participer au groupe d'experts en affaires bancaires (GEBI)". Vous pouvez voir la liste des membres du GEBI. Officiellement la mission du GEBI est la suivante: "Afin de faciliter la communication directe entre le secteur bancaire, les consommateurs et la Commission européenne, la Direction générale du Marché intérieur a créé un groupe d'experts en affaires bancaires (GEBI). Le groupe aura deux tâches principales. Premièrement, il conseillera la Commission sur les politiques et les propositions législatives concernant la réglementation bancaire. Deuxièmement, il fournira des analyses quant à l'impact de ces politiques bancaires et propositions législatives éventuelles sur les acteurs du secteur." Dans les faits cette Europe de la lobbocracie qui alimente directement ses propres groupes d'experts est faite pour ignorer le Parlement Européen de Strasbourg et pour contourner sans putsch l'expression des urnes, qui elles-mêmes offrent toujours une confortable majorité de droite étayée de petits lutins d'une gauche européenne nivelée dans le "Manifesto" qui est adossé sur le Traité de Lisbonne. Dans le cas présent le Groupe d'experts en affaires bancaires GEBI a été mis en place pour faire oublier le vote du Parlement Européen qui avait offert une majorité de 536 voix Pour et de 80 voix Contre qui appelait la Commission à mettre en œuvre une étude sur la faisabilité de la Taxe Tobin-Spahn et son impact pour préparer le G20 de Toronto.

200 euro-députés et d’autres élus (et moi-même) ont signé l’appel du 22 juin 2010 "Call for a finance watch" qui était lancé en direction des ONG, des syndicats, des universitaires, des think-tanks. Selon cet appel "la démocratie est en danger si la capacité des politiciens à prendre des décisions indépendantes est limitée". Vous pouvez signer vous-mêmes le Soutien à Finance Watch. L'asymétrie dangereuse des représentations des groupements d'intérêt et des lobbies à Bruxelles et à Strasbourg est particulièrement grande. 5000 lobbyistes sont directement accrédités au Parlement européen, 70% d’entre eux travaillent pour des entreprises, 20% pour des régions et des villes et seulement 10% pour des syndicats et des ONG. Et à la différence de tous les parlements des États-Membres, le Parlement Européen ne dispose pas d’un service scientifique propre. Ceci s'explique par la volonté des fondateurs de l'Union Européenne d'avoir, conformément à l'esprit de Jean Monnet, un parlement incompétent qui ne soit pas capable de prendre de lui-même des décisions éclairées. C'est pourquoi le Parlement Européen ne dépend que des lobbyistes alors que le Congrès-US consulte 4000 experts financés par l’administration des USA. Parmi les 30 membres fondateurs de Finance Watch il y a le Bureau Européen des Unions de Consommateurs - BEUC, la Confédération européenne des syndicats CES /  ETUC, Oxfam, ou Transparency International. Pour commencer 10 employés permanents vont travailler dans un bureau à Bruxelles. La Commission de Bruxelles devra prendre à sa charge une partie du financement de Finance Watch, même si ceci ne fait pas plaisir aux euro-députés libéraux. Pour Sven Giegold il est normal que la Commission soutienne un groupement d’intérêt qui œuvre pour le bien public. Les banques soutenues par le lobby hégémonique de la City de Londres financent elles-mêmes leurs lobbies qui leur permettent de disposer d’une influence toujours victorieuse sur la politique de la Commission.

Les autres membres de Finance Watch sont: Anticor ; ATTAC France ; Bureau Européen des Unions de Consommateurs ; CCFD-Terre Solidaire ; CECODHAS ; European Federation of Investors ; European Trade Union Confederation ; Fédération CFDT des Banques et Assurances ; Fédération des Associations Indépendantes de Défense des Épargnants pour la Retraite ; Amis de la terre Europe ; Institut pour le Développement de l’information économique et sociale ; Institut Veblen pour les réformes économiques ; New economics foundation ; Nordic Financial Unions ; Observatoire de la Finance ; Ökosoziales Forum Europa ; Oxfam ; Réseau Financement Alternatif ; Rosa Luxemburg Stiftung ; Secours Catholique-réseau mondial Caritas Paris ; Sherpa ; Sofi ; Solidar ; Stichting Onderzoek Muntinationale Ondernemingen ; Tax Justice Network International ; UNI Europa ; Weltwirtschaft Ökologie & Entwicklung ; World Development Movement.

Le Parlement Européen de Strasbourg/Bruxelles a voté 2000 amendements sur la Directive sur la régulation des hedge fonds (ESMA). Ces 2000 amendements ont été proposés par différents euro-Députés, mais ils étaient souvent partiellement identiques à la lettre près ce qui révèle que ces amendements n’ont pas été rédigés par les euro-Députés eux-mêmes mais par les lobbyistes selon Sven Giegold qui est membre de la Commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale au nom de son parti vert Bündnis 90/Grüne.

Il est difficile de proposer une régulation et un contrôle des flux financiers parce que les députés qui veulent effectivement changer quelque chose au système sont de moins en moins nombreux. Face à eux il y a les lobbies bancaires qui mettent tout en œuvre pour empêcher une restriction de leur commerce. Finance_Watch_4.jpgEn ce moment les lobbies jettent leur dévolu sur la régulation des hedge fonds qui sont pourtant responsables de la crise financières avec leurs activités très risquées et qui sont très loin d’être sûres. Bien que la Commission ait eu l’intention initialement de limiter l’action des hedge fonds et de les contrôler à l’avenir avec la Directive sur les fonds alternatifs ESMA, les lobbies bancaires sont parvenus à bloquer tout nouveau contrôle. La seule chose nouvelle est que les hedge fonds ont l’obligation de se faire enregistrer. Il leur est toujours laissé toute latitude par rapport à leur manière d’agir. Pendant que les contribuables européens payent pour les erreurs des banques et des services financiers, ceux-ci peuvent toujours faire ce que bon leur semble. Les peuples sont soumis à de très sévères plans d'austérité, les services publics sont dépecés pour rediriger les moyens publics vers le bail-out des banques, vers le rachat massif de leurs positions toxiques au prix fort par les gouvernements et en même temps les banques bénéficient auprès de la banque centrale de liquidités à un taux voisin de zéro avec lesquelles elles recommencent et amplifient leurs activités spéculatives, engrangent des bénéfices records et versent des bonus exorbitants aux traders. Les peuples européens vont rembourser encore au moins pendant 30 ans les dégâts, les destructions commis par les banques systémiques. Finance Watch a été constitué pour réintroduire le contrôle démocratique sur le monde de la finance. 700 lobbyistes bancaires travaillent à Bruxelles, mais Finance Watch est confiant parce que la défense de l'intérêt général est beaucoup plus à même d'intéresser l'opinion publique. Cet été sera discutée à Bruxelles la Directive sur les ratios de solvabilité et sur les fonds propres des établissements de crédit et Finance Watch et les experts financiers internationaux de Finance Watch sont prêts. Il s'agira pour Finance Watch de corriger en profondeur la Directive CRD qui n'avait été qu'une déclinaison des normes comptables "prudencielles" Bâle 2 qui permettaient aux établissements de crédits d'interpréter comme ils le voulaient l'évaluation du risque et donc de se comporter de manière irresponsable en faisant des constructions pyramidales Ponzi-Madoff en prétextant multimutualiser les risques des défaillances des emprunteurs. Comme je l'avais écrit sur mon site le 17 novembre 2008, cette Directive CRD sur les Fonds Propres Réglementaires avait offert un blanc seing aux spéculateurs pour qu'ils spéculent sans limite supérieure et en répudiant de leur conscience tout risque.

Malheureusement ce sont surtout les Verts qui soutiennent Finance Watch et ce ne sont ni le PS français ni le PSE.
Les alternatives politiques démocratiques et parlementaires existent, aux électeurs de bien voter.
Ne laissez pas le Parlement européen de Strasbourg occupé par des médiocres.
Il fallait voter le 7 juin pour les Elections Europennes 2009.