Dans la première partie de mon article et dans mon introduction, je vous enrichi quelques extraits de ce que j'avais écrit le 26 novembre 2008 dans "Europe de Maastricht: Organisme de privation et de transfert de richesses, de savoirs, de pouvoirs et de droits". La pensée publique évolue très vite en ce moment et les forces construites pour la contenancer sont aussi violentes que ne l'est ladite Crise. Dans mes écrits, on peut aussi ne plus voir la perspicacité, voire la prémonition, parce que tellement de gens se mettent à bavarder en redisant la même chose, maintenant que tout va mal. Les ~~ 70.000 lecteurs mensuels qui me suivent ici depuis 2006 savent que mon ton décalé n'est en avance que depuis 1989.

Nous sommes à un stade, où nous nous sentons presque obligés de légitimer ce que nous pensons et avons pensé depuis plus de 20 ans au moins, ceci d'autant plus que nous assistons depuis le 15 IX 2008 à l'installation, à l'évolution et à l'enracinement d'un poker menteur et dénonceur qui claquemure encore plus la philosophie économique dans une simple continuité de tous ces influenceurs libertariens qui détestent l'État comme Ludwig von Mises, Augustus von Hayek, le banquier Jean Monnet, qui s'était enrichi aux USA dans le commerce de l'alcool prohibé; officiellement il était négociant en Cognac. Jean Monnet avait fondé à Paris la banque Blair and Monnet Co et dirigé aux USA la banque d'investissement Bancamerica-Blair avec laquelle il avait fait faillite en 1931, ce qui ne l'avait pas empêché de fonder en Chine la China Finance Development Corporation en collaboration avec T. V. Soong, gouverneur de la Banque centrale chinoise (1928-1931) et ministre des Finances (1932-1933), et beau-frère de Tchang Kaï-chek. Dans le même temps, il avait créé à New York, la société financière Monnet-Murnane and Co, destinée à canaliser des capitaux au bénéfice de la Chine.

Monnet avait confondu le monde avec son envie qu'il se faisait de celui-ci. Monnet n'a pas été un précurseur, mais juste quelqu'un qui a procédé à l'itération du similaire. Monnet a toujours été ouvertement un atlantiste qui rêvait de l'Amérique et son objectif en Europe était de créer des "ententes fonctionnelles" sur les principes du libéralisme commercial et financier (Archives à lire sur le site de la Fondation Jean Monnet pour l'Europe). Churchill et Monnet avaient voulu fonder la "Fusion franco-britannique de deux nations" en 1940. Par la suite Jean Monnet a été poussé par Washington et par Churchill, et a été aidé et suivi par les autres Pères-Fondateurs de l'Europe jusqu'aux constituants du Traité de Lisbonne. Au nom de la "Concurrence libre et non faussée" et de la "Libre Circulation des capitaux" ce sont ces libertariens européens qui conduisent la politique économique depuis 1945 et qui imposent aujourd'hui la légitimation des politiques d'austérité des États qui se sont mis en faillite pour organiser le bail-out des banques et pour leur offrir sur leur territoire in-shore la domiciliation et le rachat de leurs bad banks. Ces banques rapatrient sur le territoire métropolitain leurs dettes et positions toxiques, parce que sans cela elles, ces enfants de la patrie, ne jouiraient pas d'un bail-out total et national et feraient effectivement faillite. Ce sont toujours eux, ces libertariens, qui vont imposer le nouveau duo déprédateur -      augmentation des impôts / hyperinflation      - qui va poursuivre le transfert des richesses de la masse des peuples vers le monde financier libre d'agir et qui s'en donne les moyens dans sa Lutte de Classe financière du Congrès US à la Commission de Bruxelles. Ladite Crise a tout de même permis le plus grand transfert de l'histoire de la dette privée sur la dette publique, en sachant que la dette privée est celle des banques qui se délestent de leurs positions toxiques et pourries qui sont rachetées par les banques centrales avec les (non)-moyens budgétaires des États.

Henry Ford avait dit: "it is well enough that people of the nation do not understand our banking and monetary system, for if they did, I believe there would be a revolution before tomorrow morning." (il est bien que les gens ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce s'ils le comprenaient, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin).

Première partie >>>

L'art du politique est l'art du réel: il s'agit de détourner à son compte, par la révolution ou de manière raffinée, les richesses, les savoirs, les pouvoirs et les droits en pérennisant le système dans une ochlocratie et dans un vide conceptuel sous-tendu, pourquoi pas, par des Critères de Convergence et de Stabilité de Maastricht et par une Constitution européenne en matière synthétique, autant qu'une constitution n'ait jamais pu être le livre broché qui unisse des gens qui ne se savent pas vivre ensemble.


Pour automatiser le système de privation et de transfert, il est naturel, en Europe, de le confier à la circulation libre et non faussée du message et à l'autorégulation des frictions, accompagnant nécessairement toute mutation, par la Main Vibrante des marchés d'Adam Smith. Cette main vibrante est un hybride qui combine la main de votre maman, quand vous pleuriez étant encore bébé, et la main de dieu. Les européens sont alors unis dans la plénitude de la chaîne des plaisirs. Dans la plus grande crise de l'histoire, les fondamentaux nous sont rappelés par ceux qui les détiennent. Il n'y a pas de déterminisme, il n'y a que ses serviteurs et ses servants de messe.

Le dieu financier avait la chance de toujours être secondé depuis Adam Smith par la main vibrante du marché, de la Richesse des Nations qui s'occupait bienheureusement de manière "invisible" de la bobologie des marchés clonés.

La chance qui a été donnée à l'homme par Adam Smith, est qu'il dispose d'un genre de dieu qui bosse pour lui, et que, quoique l'homme fasse de ses appétits personnels, il est inclus par un humanisme automatique dans un système de grégarité qui ne peut que relier les êtres dans de la congruence bénéfique pour tous et renforcée ces dernières décennies par le trickle-down effect, l'effet de percolation de l'École de Chicago et du Consensus de Washington, la manne de l'économie post-réelle qui crée des richesses, tend au plein-emploi et fonde la démocratie chez ceux qui ne l'ont pas encore ou qui cracheraient dans la soupe.

Redonnons la parole à Adam Smith dans sa Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, Livre IV, ch. 2, 1776: "À la vérité, son intention, en général, n'est pas en cela de servir l'intérêt public, et il ne sait même pas jusqu'à quel point il peut être utile à la société. En préférant le succès de l'industrie nationale à celui de l'industrie étrangère, il ne pense qu'à se donner personnellement une plus grande sûreté ; et en dirigeant cette industrie de manière à ce que son produit ait le plus de valeur possible, il ne pense qu'à son propre gain ; en cela, comme dans beaucoup d'autres cas, il est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ; et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus mal pour la société, que cette fin n'entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler. Je n'ai jamais vu que ceux qui aspiraient, dans leurs entreprises de commerce, à travailler pour le bien général, aient fait beaucoup de bonnes choses. Il est vrai que cette belle passion n'est pas très commune parmi les marchands, et qu'il ne faudrait pas de longs discours pour les en guérir." Nous ne pouvons en vouloir au dernier dieu en date, l'investisseur d'AIG ayant une participation croisée avec la Goldman Sachs et la JP Morgan adossée sur le partenariat des CDS d'avoir mené jusqu'à l'apothéose la pensée d'Adam Smith en établissant à l'aide de la globalisation de l'OMC la symbiose respirante de l'industrie nationale et de l'industrie étrangère commerçant librement dans la Grande Maison du Grand Village de la globalisation où plus personne n'était étranger.

Le système du profit s'était déjà effondré en 2002/03 avec la crise DotCom Enron, Worldcom. Officiellement cette crise est passée dans l'histoire comme "La Crise du système des Profits" et a été oubliée par l'histoire comme telle. En réalité il y a eu volonté de l'oublier comme telle. Rassurez-vous, je ne pense pas à "quelqu'un qui tire les ficelles", ou à la "Théorie du Complot". Non, il y a eu l'application simple, méthodique et systémique d'un Business-Plan qui s'est poursuivi depuis 2007 avec le système de titrisation de dettes, de produits financiers dérivés et des Subprimes qui a donné à une élite de plus en plus réduite tout ce qu'il a pu et qui a fini par conduire à l'effondrement général de l'économie des peuples, activé par le management financier déconnecté de l'économie travaillée et du management d'entrepreneur.

Si le mot "systémique" est passé il y a deux ans dans le vocabulaire du café du bazar - car l'Homme a besoin de donner un nom quand il veut transposer dans une autre dimension ses actes et leur résultat, que ce soit en bonne part comme en mauvaise part - le Systémisme s'est agrégé sous forme de business-plan bien avant la Crise Enron-Worldcom, mais après la Chute du Mur de Berlin qui a laissé penser aux commerçants et à leurs serviteurs, les hommes politiques, que l'heure était venue de "Récolter les Dividendes de la Paix". Cette expression m'avait révolté en 1990, et avait laissé dans l'euphorie mon entourage. Je sentais bien que la force qui était engagée dans le martèlement de cette expression avait comme dessein d'expliquer que toute "mise en commun" ou toute situation de "globalité de groupe ou d'État" était à faire oublier et même à marquer de son urine comme un chien marque son territoire, pour brûler définitivement les derniers germes ou greffons qui poussent chez les Partageux ayant un sens pour l'État. Ce Business-Plan systémique appliqué depuis 1990 s'est implanté à tous les niveaux de la société, de l'arc-en-ciel politique, de l'esprit.

Devant la Globalisation qui mettait à genoux, l'individu a fini par se mettre de soi-même à genoux librement servi à son maître sans visage, la Commission de Bruxelles garante des acquis de l'OMC. Car "si nous ne pouvons plus vivre sur ce train de vie" ou bien si "nous ne pouvons plus vivre avec un tel endettement" (décuplé avec les bail out de l'organisation systémique des banques et de la spéculation financière), l'esprit de l'OMC de l'ouverture tous azimuts des marchés commerciaux reste le référenciel logiciel.

Donc, au management activiste financier de share-holder, de détenteur de part, il ne pouvait plus s'opposer le management d'entrepreneur, de stake-holder, de détenteur de tâche qui se donne pour saine perspective le... durable, le responsable, le citoyen, l'environnement naturel et social, et la répartition comme dans le système paritaire rhénan ou scandinave. J'espère que mes lecteurs seront d'accord avec ceci au lieu de me mobber pour mettre de leur côté des Indulgences utiles à leur épanouissement personnel ou à leur carrière. Il est vrai que depuis que le Chairman-Prince-Président français a dénoncé la "Dictature des Marchés", le référentiel est brouillé et il ne reste que les allégeances directes de forces aux forces. De la déontologie animalière. Luttant activement avec mes moyens qui sont les miens et dans mon milieu professionnel qui est le mien, je peux affirmer que cette fois-ci, ils se permettent de gagner en vous disant simplement que vous n'avez pas votre place parmi eux et que c'est bien la Fin de l'Histoire... de l'idéologie... Ils sont entre eux, transfèrent entre eux et vous jettent sans même générer le conflit. Nous sommes à un stade, où ils avancent à découvert et vous jettent. L'Europe a réimplosé dans ses États Nations, et la cellule sociale a réimplosé dans son agglomérat barbare. Au même moment, il existe des connards qui parlent au Parlement français de "la faillite du foot-ball français" et qui mobilisent tout un Gouvernement "pour les États Généraux du foot-ball français". Le Chairman-Prince président français NS avait annulé une réunion de travail avec 40 ONG pour préparer le G20 et prévue de longue date, au profit d'une discussion avec le footballeur Thierry Henry, looser de l'équipe de France au Mondial 2010 en Afrique du Sud. Il est temps de procéder à la relégation de ce tartufe tricolore (Photo: pompe à huile et circuit de dérivation/transfert)

L'État s'est désengagé, le citoyen a été privé des services publics et de santé, le chômeur est poursuivi comme un malfaiteur, le salarié a été privé de salaire, la durée de temps hebdomadaire de travail a été allongée alors que le gain de productivité a été de plus de 350% en 20 ans, le Code du Travail a été dérèglementé et cassé par la France comme par l'Europe, l'âge de l'accession à la retraite a été retardé, la réglementation sur la durée du temps de travail a été "assouplie", les caisses de retraites par répartitions ont été dépouillées des cotisations au profit de Fonds de Pension qui ont perdu des billions sur les marchés financiers systémiques, les fonds de pension ont dépouillé les entreprises, qu'ils possédaient, de leur vitalité pour accéder au profit immédiat ou à court terme dans les opérations de rachat-rejet. Nous déambulons en partant de la privation, pilotée par et pour le Désengagement de l'État pour favoriser le "Système de Profit" en conformité avec les Directives de Bruxelles, pour arriver au transfert des richesses organisé à partir des caisses des États pour le compte de ces entreprises spéculantes agissant dans le "Système des profits" et qui sont dans  la Crise en situation de faillite.

L'exonération des responsabilités est en ces temps de crise historique l'une de valeurs les moins volatiles qui puisse exister. Il est aussi curieux de voir avec quelle force d'acharnement et de chantage le troupeau des banques discute avec leurs États Providences et l'Europe Providence Bancaire qui leur donnent les fonds nécessaires à racheter leurs créances toxiques ou à les "recapitaliser" pour les extraire de la faillite latente. La collusion entre banques, gouvernements et Commission de Bruxelles me laisse pantois. Avant la rencontre, mardi matin 2 décembre 2008, les ministres des finances allemand et suédois avaient ouvertement mis en cause la "bureaucratie" de la Commission de Bruxelles. Le petit peuple a perdu et va perdre son emploi, être contraint à un chômage partiel ou total, mais les actionnaires de ces banques sont autorisés à s'enrichir, avec les fonds d'aide des États Providence et de la BCE.

Les États se font les supporters des banques qui ont triché avec cette spéculation pyramidale et économicide à la Ponzi pratiqué par la Société Générale, la Goldman Sachs, AIG, etc. Le business-plan de la privatisation et du transfert des richesses ne connaît aucune lacune dans son organisation. Le système continue de nourrir son autogestion, il n'y a même plus de dilution des responsabilités, mais un acte magique qui les efface toutes. Et si l'État s'en mêle, l'État organise deux choses en une seule fois: le maintien de la cannibalité d'un système des profits et des risques, et son propre maintien en tant qu'État sous forme d'un régime politique, offert comme le seul qui soit valable et valide. Une Europe peut en cacher une autre. Une Europe peut en tuer une autre, au nom du rétablissement de la confiance. Voici encore une raison pour avoir dû aller voter aux Européennes de 2009. Mais ces élections ont été boudées par les européens. Heureusement que le Président français "supprime la Garden-Party du 14 juillet pour montrer l'exemple". Vive la France, merde à la Prusse.

<<< Fin de la 1ère Partie


Les euro-députés en charge de réglementer les marchés financiers et les banques et spécialistes de la finance de toutes les fractions politiques qui composent l'Assemblée du Parlement Européen de Strasbourg ont lancé un appel solennel le 22 Juin 2010 "Call for a finance Watch": la Crise a révélé que  la société civile ne dispose pas d'un lobby.  Les Euro-Députés ont voté pour un genre de régulation plus sévère du commerce des produits financiers dérivés. Ils se sentent pourtant totalement impuissants en face des lobbies du secteur financier qui ont leur siège à Bruxelles à coté de la Commission. C'est dans une démarche totalement inédite que les Euro-Députés de toutes les fractions politiques se sont adressés à l'opinion publique et à la Commission.

Les 22 mutins du Bounty du Parlement Européen dénoncent "un danger pour la démocratie" et expliquent que des groupes de la société civile doivent se former d'urgence pour offrir une force d'opposition destinée à mettre en avant une analyse et un programme alternatifs face au lobby des banques et du secteur financier qui sont actifs à Bruxelles.

Un tel appel, aussi solennel et sérieux qu'il soit, montre à quel point le Parlement de Bruxelles constitue un nivellement vers les forces dites conservatrices, mais qui surfent en réalité sur ce qui est toujours vendu comme l'idéal de la modernité d'une économie efficace garantie par un système politique. Si ces 22 mutins transcourants du Bounty bruxellois se sentent obligés de crier leur désarroi, c'est qu'il n'y a pas au Parlement Européen la possibilité d'offrir une démarche politique alternative qui aboutisse. Et ceci confirme que la politique règlementaire européenne n'est qu'une politique de lobbies. L'Europe n'est qu'une lobbocracie catallactique dans laquelle "des hommes sont unis, mais pas des États" pour former un genre de "monades", en tous cas des "ententes fonctionnelles" chères à Jean Monnet. Bien sûr le Parlement de Strasbourg vient récemment de se prononcer à une majorité absolue de 538 Euro-Députés pour une étude d'impact sur l'applicabilité de la Taxe Tobin, mais comme toutes les déclarations de bonne intention, cette étude d'impact va se diluer dans les étages décisionnels de la Commission, de l'Euro-Groupe, de la BCE, du G8 et du G20 de Toronto en une taxe sur les banques qui peuvent donc à leur guise intensifier leur commerce de produits dérivés financiers comme les CDO, CDS, etc. Vous voyez au passage que le G8 illégitime, dit "le Club de Paris" reste une entente fonctionnelle alors qu'il y a 6 mois il avait été fait croire à la planète au G20 de Pittsburgh qu'il n'y aurait plus que des tenues de G20.

Les 22 révoltés du Bounty appartiennent cette fois-ci aux Verts, à la Gauche, aux Chrétiens-Démocrates et aux Libéraux. Cet évènement est exceptionnel et d'une intense gravité. "Nous, les Euro-Députés responsables des questions relatives à la régulation des marchés financiers et des banques, nous nous trouvons mis constamment sous la pression du secteur financier et bancaire, quand nous sommes mis à contribution pour influencer le renforcement du cadre juridique en vigueur". Selon ces 22 Euro-Députés, la proximité entre les politiciens et l'élite financière constitue un conflit d'intérêt manifeste et avéré et ne permet que la prise en compte unilatérale des intérêts et des besoins du secteur financier et limite la possibilité des responsables politiques élus de l'Assemblée et des décideurs politiques des Commissions de prendre des décisions indépendantes et raisonnées. Il n'existe pas à Bruxelles des mouvements organisés d'opposition contre cette hégémonie des lobbies financiers qui existe depuis plus de 50 ans, en réalité depuis la signature du Traité de Rome.

Depuis que mon site existe, j'ai mis dans la colonne de gauche le lien sur le Corporate Europe Obesvatory qui surveille le lobbying à Bruxelles auprès des instances européennes et de la Commission. Comme bel exemple du "conflit d'intérêt" vous avez le lobby financier Bruegel, qui se fait passer pour être un think-tank. Mais quand vous consultez la liste de ses membres vous êtes édifiés. Vous y trouvez la Goldman Sachs américaine, Syngenta le groupe inventeur des OGM, Qualcomm des solutions informatiques, Pfizer pour le secteur pharmaceutique, Ernst & Young pour le consulting financier à Bruxelles... En général ces lobbies financiers ne cachent pas qu'ils travaillent en étroite collaboration avec des lobbies américains. Ainsi le lobby Bruegel est lié par un partenariat avec GMF (the German Marshall Fund) dans l'objectif d'unir les points de vue de Washington et de l'Europe: "This strategic partnership will leverage Bruegel‘s intellectual expertise, GMF‘s convening capabilities and networks in Washington and across Europe".


Il ne faut pas avoir peur d'utiliser les mots qui ont disparu depuis la fin de la guerre froide. Avec le maillage planétaire de la Goldman Sachs, ces lobbies financiers, qui siègent à Bruxelles, poursuivent l'impérialisme américain. Ceci fait bizarre de réemployer ces mots issus de 68. Non, Non, rien n'a changé. Tout, tout a r'commencé. Le site de Goldman Sachs est sans équivoque, cliquez sur la photo à gauche. Corporate Europe Observatory dénonce les activités de lobbying de Goldman Sachs à Bruxelles.

"L'Internationale Socialiste" n'avait été qu'une chimère incapable qui n'avait pas su pérenniser son logo et son banner sans le KGB, la Securitate, la Stasi, des PC dociles. L'Internationale Socialiste a perdu la Lutte des Classes. En France l'Internationale socialiste a échoué entre un combat de poules, la madone du Poitu et le waterzoï de Lille; le caviar gauche - que l'on va presque regretter face à la médiocrité des "primaires" de 2012 qui nous attend - est depuis longtemps filtré à la station d'épuration.

L'Internationale Goldman Sachs se dispense d'idéologie et gagne la Lutte de la Classe financière. Elle agit, tisse, achète, corrompt, musèle, fait pression, exerce son chantage sur les États souverains en les conseillant pour falsifier leur comptabilité nationale pour entrer dans la Zone Euro. C'est l'impérialisme américain. Peu de temps après l’intégration de la Grèce dans la zone euro, la banque américaine Goldman Sachs avait ouvert en 2001 à la Grèce une 10ème ligne de crédit de plusieurs milliards de $. La Goldman Sachs avait accordé 9 autres fois depuis 1998 un crédit à la Grèce dans des accords swap. Les crédits offerts aux grecs par la Goldman Sachs n’avaient jamais figuré dans la comptabilité nationale grecque dans le poste des crédits et donc de dettes, mais comme un accord swap de devises. Le trader de la Goldman Sachs était à cette époque Mario Draghi, le vice-président pour Goldman Sachs International. Mario Draghi était aussi le supérieur de l'actuel Secrétaire d'État américain au Trésor, Tim Geithner. Mario Draghi est actuellement président de la Banque Centrale d'Italie et candidat à la succession de Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque Centrale Européenne. Il n'est pas certain que Mario Draghi serve les intérêts européens comme Président de la BCE. Mario Draghi est soutenu par... Jean-Claude Juncker contre le candidat allemand Axel Weber, Président de la banque centrale allemande, la BuBa (Bundesbank). Donc Draghi ou Axel Weber se débrouilleront pour transformer la BCE en safe haven pour domicilier les bad banks des systèmes financiers européens. Mais, ils vous le jureront: l'indépendance de la BCE soulignée dans le Traité de Lisbonne et les directives européennes est un principe sacré.

L'impérialisme américain gagne. Il serait très grave que Draghi devienne le nouveau Directeur de la Banque Centrale Européenne. Le carnet d'adresse entre La Goldman Sachs et les décideurs publics en Europe est bien rempli. Petros Christodoulou a été nommé le 19 février 2010 à la tête de l'organisme de la gestion de la dette publique grecque. Petros Christodoulou est l'ancien responsable des marchés de la National Bank of Greece (NBG) et avait négocié les contrats relatifs à la dette grecque liant la banque d'affaires américaine Goldman Sachs, et d'autres sociétés privées, semi-publiques et publiques au gouvernement d'Athènes. Petros Christodoulou avait supervisé au début de l'année 2009 la création, aux côtés de Goldman Sachs, de la société londonienne Titlos pour transférer la dette du bilan de la Grèce à celui de la NBG. Avant de rejoindre la NBG, il a été banquier à la Goldman Sachs. Le gouvernement grec a mis des sunkissed islands en vente: c'est ici.

Maintenant, ne me repoussez pas d'un revers en pensant que je suis encore l'un de ces gauchistes qui continue à dénoncer "l'influence du grand capital dans le monde politique". Petros Christodoulou est bien entouré. La Goldman Sachs a recruté depuis plus de 20 ans des collaborateurs et des informateurs informels qui agissent dans chaque gouvernement national en Europe tout autant que dans les Communautés Européennes, la Commission Européenne, à Bruxelles. Le réseau Goldman Sachs est une fourmilière plus ou moins opaque, mais efficace pour œuvrer dans les intérêts de la Goldman Sachs. C'est Peter Sutherland, président de Goldman Sachs International, la filiale européenne basée à Londres, qui organise le réseau Goldman Sachs dans l'Europe des Vingt-Sept. Peter Sutherland est président de l'European Policy Centre, de Goldman Sachs International, de BP (British Petroleum), et aussi de la section Europe de la Commission Trilatérale. Il est également membre du comité de direction du groupe Bilderberg. Il est aussi directeur non exécutif de la Royal Bank of Scotland. De 1985 à 1989, il a été en poste à Bruxelles comme Commissaire responsable de la politique de Concurrence. Entre 1989 et 1993, M. Sutherland a été président de Allied Irish Banks. Il fut directeur général du GATT et de l'OMC de 1993 à 1995.

En France, Charles de Croisset est depuis mars 2004 conseiller international de la Goldman Sachs et vice-président de Goldman Sachs Europe. Charles de Croisset est ex-chef du Crédit commercial de France (CCF). Au Royaume-Uni, Goldman compte sur Lord Griffiths, qui conseilla l'ancien premier ministre Margaret Thatcher et en Allemagne, sur Otmar Issing, ancien membre du directoire de la Bundesbank et ex-économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE). Ainsi, dans le Financial Times du 15 février 2010 et dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 20 février 2010, Otmar Issing a signé un texte hostile à l'opération de sauvetage de la Grèce par l'Union européenne. Comme conseiller international de Goldman Sachs depuis 2006 il ne peut travailler contre le Département Négoce de sa banque, qui a spéculé contre la monnaie unique et qui a tout à perdre d'une intervention européenne qui permettrait aussi à la Grèce d'émettre des Bons du Trésor avec un bien plus faible rendement pour l'investisseur, ce qui coûte moins cher au contribuable grec. Je le rappelle, l'investisseur a tout intérêt à entacher gravement la bonne foi de l'État grec pour qu'il ne parviennent à écouler ses Bons du Trésor que s'il promet un très fort taux d'intérêt.

Le cosignataire de l'Appel des 22, l'Euro-Député allemand, Udo Bullmann, SPD, a dit: "Nous avons justement besoin de toute urgence dans le secteur financier du Parlement Européen de Strasbourg d'une commission d'étude indépendante et d'un lieu où l'expertise puisse s'exprimer sans être chapeautée par les intérêts de l'industrie." Les Euro-Députés ont exigé de la Commission de Bruxelles de dégager les moyens afin de garantir institutionnellement une expression parlementaire libre et indépendante de la procédure d'enquête, d'étude, d'expertise et de consultation. Avec l'exemple de la crise de l'Ouzo, de la Grèce en difficulté de paiement, et des pays connus sous le désignation atlantiste PIGS (Portugal, Italie, Grèce et Espagne), nous voyons bien l'inachevé et l'impréparation de ladite politique de "Convergence et de Stabilité" de la zone Euro. Vous comprenez aujourd'hui sans doute bien mieux que l'organe du Parlement Européen fonctionne dans un cadre et sous un mode tout autant inachevé et non-préparé. Ce qui semble passer avec ladite Crise pour un aspect inachevé n'est que l'expression délibérée des constituants européens qui ont rédigé les Directives, Pactes, Traités Européens et le Traité de Lisbonne qui est le Traité Modificatif Simplifié mis à la place du TCE rejeté par référendum avec le NON, le NEJ, et le NO irlandais. La volonté des constituants européens est de mettre en œuvre un ensemble complexe règlementaire et communautaire à partir du moment où ceci engage et établit le retrait du pouvoir souverain des États dans le commerce concurrentiel dit libre et non faussé dans lequel circulent librement les biens, les services, les Travailleurs et les capitaux. C'est pourquoi la Commission de Bruxelles, soutenue par la CEJ (Cour Européenne de Justice)  dépasse par exemple ses prérogatives et attributions et intervient dans la législation du Travail des États dans des affaires Viking, Paretneri, Rüffert, Vaxholm qui assujettissent les intérêts des Travailleurs aux seuls intérêts des entreprises et de l'industrie.

L'Euro-Député allemand de droite, Burkhard Balz, CDU, a aussi dit qu'une expertise indépendante et objective est nécessaire. Selon l'Euro-Député allemand vert, Sven Giegold, "ceci est un appel au secours. Nous avons besoin de toute urgence de consulter ceux qui ne gagnent pas directement de l'argent dans le secteur financier". Par cet appel des 22, les Euro-Députés responsables des questions financières demandent à la société civile européenne de former des Organisations Non Gouvernementales capables d'entretenir au niveau européen des activités de lobbying. En même temps ces Euro-Députés dénoncent le cadre limité de leur possibilité d'accéder à l'information. Alors qu'il existe par exemple au Parlement allemand de Berlin un service spécialisé et indépendant, le Parlement Européen de Strasbourg et de Bruxelles en est totalement dépourvu.

L'altermondialiste Detlef von Larcher de Attac-Deutschland a dit: "Il est grand temps qu’à Bruxelles puissent s’exprimer de manière équilibrée les opinions et les opinions opposées". Mais Detlef von Larcher "ne connaît pas d’ONG qui nage suffisamment dans l’argent pour s’offrir à Bruxelles des avocats, des économistes et des lobbyistes". Un porte-parole de l’Organisation Weed (Économie Mondiale, Écologie et Développement – Weltwirftschaft, Ökologie & Entwicklung) dont vous avez aussi le lien dans ma colonne de gauche de mon site, a plaidé pour une redevance versée par les lobbies bancaires dans un Fonds d’intérêt public qui pourrait financer des structures de la société civile responsables des questions financières et bancaires. Même chez les altermondialistes de Attac il n’existe que très peu de personnes capables de comprendre un bilan d’une banque. La société vivote dans son ignorance et le ministère de l’éducation nationale français vient par exemple d’éliminer des cours d’économie tous les chapitres qui ont traits à ces questions comme à celle du chômage. L’esprit du market-drive et de la globalisation joyeuse doit y être enseigné avec militantisme. On demande, en français dans le texte officiel, aux professeurs d'être militants! Les banques ont les cartes en main et font passer la nécessité de la spéculation et du commerce des produits dérivés financiers comme une fertilisation du bien public et une contribution au bien-être social.

Jean-Claude Trichet, Président de la BCE a dit au journal "Welt am Sonntag": "Il lui est totalement incompréhensible que les banques croient pouvoir agir comme avant la faillite de la Lehman Brothers. Les banques auraient toutes disparu si nous ne les avions pas sauvées".

Les banques elles-mêmes ne se donnent pas les moyens de contrôler leurs traders de leurs départements des banques d’investissement. La preuve est la toute puissance dont jouissent des centaines de milliers de Kerviel, ces prolétaires de la finance, et qui sont bien plus rémunérés avec les boni que les PDG de ces banques. Les milliards de boni sont versés pour rémunérer des compétences spécifiques qui ne sont pas maitrisées par leurs supérieurs hiérarchiques. Ce contrôle impossible fait de l’investmentbanking une technologie du risque impossible à domestiquer. Il faut interdire cet investmentbanking et ces produits financiers dérivés qui n’existent que pour eux-mêmes. Selon le FMI lui-même, entre 70 et 90% des transactions financières ne sont réalisées qu’à des fins spéculatives.

Il serait naïf de croire qu’il suffirait que le Parlement Européen crée un service technique d’expertise financière ou que des ONG créent une centaine de postes d’experts financiers. Dans ce domaine du lobbying de Bruxelles, personne ne peut s’opposer à la concurrence des banques librement faussée tout comme au Congrès US qui lui est totalement vendu avec en ce moment à sa tête Christopher Dodd qui est capable d’anéantir pièce par pièce le Volcker Rule, cette Réforme sur le contrôle et la surveillance des marchés financiers qui est voulue par Obama, le mariole entreposé par les lobbies financiers à la Présidence. Ce combat ne pourra être gagné que si l’on rend inutiles ces spécialistes. Les marchés financiers des CDS, CDO, LBO, etc, doivent devenir transparents et ceci ne sera possible qu’en interdisant ces produits OTC (Over The Counter) appelés aussi les "Just-bteween-us" (juste-entre-nous) qui sont des opérations extra-bilancielles, hors bilan, de gré à gré entre investisseurs spéculateurs.

Donc le G20 de Toronto s'adossera sur un paquet de "réformes" vides et va se mettre d’accord sur une taxe des banques, c'est-à-dire que toutes ces opérations extra bilancielles seront toujours légalement opaques, et que l’on ne peut prélever une taxe sur des opérations qui n’apparaissent pas dans les bilans et sur des bénéfices qui sont délocalisés dans les paradis fiscaux.

Signer l'Appel des Eurodéputés >>> "Call for a finance Watch".

Les Eurodéputés français signataires de l'Appel:
  1. Sophie Auconie (France, PPE, membre de la commission des affaires économiques & monétaires),
  2. Pervenche Berès (France, S&D, rapporteure de la commission spéciale  sur la crise financière économique et sociale, présidente de la commission de l'emploi & des affaires sociales)
  3. Pascal Canfin (France, Verts, vice-président de la commission spéciale  sur la crise financière économique et sociale)
  4. Jean-Paul Gauzès (France, PPE, responsable pour le groupe  du Parti Populaire Européen  dans la commission des affaires économiques & monétaires, en charge de la directive sur les fonds spéculatifs),
  5. Eva Joly (France, Verts, présidente de la commission du développement, membre de la commission des affaires économiques & monétaires),
En résumé, seulement un seul Euro-Député français du PS... deux de droite et deux verts. La "gauche" française est lamentable.

Pétition Taxe Tobin / Taxe Robin des Bois avant le G20 de Toronto


Les banques ne se prêtent plus entre elles de l'argent car elles savent mieux que tous que l'on ne peut pas leur faire confiance. La Grande Dépression 2 arrive. Le commerce international est mort, vous pouvez le suivre en observant ci-dessous et en bas de page de mon site la chute continue du Baltic Dry Index. Le BDI, qui est un indice réel et non spéculatif, a perdu 40,3% au mois de juin 2010 et 33,4% en un an depuis juin 2009. Il atteint le niveau le plus bas qui était celui de 2008 où il était passé de 12000 à 2000. Les navires porte conteneurs restent vides et à quai. Vous pouvez obtenir les Explications sur les ghost fleets, les flottes fantômes qui sont à vide au mouillage le long des côtes maritimes.




Sur ce graphique actif ci-dessus, cliquez sur 1D = 1 day pour avoir le taux du jour! La courbe semble "plate". Pour voir une échelle annuelle cliquez sur 1Y = 1 année. Ce graphique s'actualise régulièrement tous les 2 jours.

Les pics correspondent à des importations massives de matières premières et de minerais pas les chinois, rien d'autre.
Le site Wikinvest a éliminé la possibilité de voir la courbe 2Y, ou 5Y ou 10 Y car en juin 2008 le BDI était à 12000...
Allez directement sur le graphique de Wikinvest et faites glisser en haut le curseur du temps à gauche...

On a fait croire que le bail-out des banques systémiques en faillite offert sans contrepartie et sans limiter les bonus et les retraite chapô était nécessaire, on a fait croire que régulation et contrôle des marchés financiers ne pouvaient se faire de manière unilatérale, on vous fait croire que les plans d'austérité obligatoires suite aux budget des États mis en faillite à cause des bail-out pharaoniques des banques seront nécessaires. Pourtant le Brésil a instauré une taxe sur les transactions financières depuis le 20 janvier 2009 et non pas une simple taxe annuelle sur les banques. Ah! Oui, Lula est donc un "gauchiste"...

Pervenche Berès a présenté le 1er juillet 2010 les premières conclusions de la commission spéciale du Parlement européen sur "La crise financière économique et sociale". Cette commission invite les États membres à boycotter Goldman Sachs et invite les euro-députés de l'Union à réfléchir à la partie inégale qui se joue entre les régulateurs et les institutions financières, dont le jeu trouble est à nouveau apparu avec l'éclatement de la crise grecque. Pour Pervenche Berès, Goldman n'est pas seulement "too big to fail" mais avant tout "too big to exist". La situation de la Goldman Sachs lui permet d'avoir une vision des marchés unique, dont ne disposent même pas les régulateurs censés la surveiller. Le rapport dénonce les moyens engagés par le lobbying de l'industrie financière: 4 milliards de dollars dépensés pour développer sa stratégie d'influence auprès du Congrès des Etats-Unis au cours des 10 ans qui ont précédé la crise. Un rapport de force inégal qu'ont d'ailleurs dénoncé 22 députés européens dont Jean-Paul Gauzès (coordinateur du parti populaire européen pour les questions économiques et financières) et Pascal Canfin (Europe Ecologie, vice président de la commission spéciale sur la crise).

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Deuxième partie >>>

Le Commissaire Européen au Marché Intérieur offre au lobby financier le Groupe d'Experts en affaires bancaires