Vous pouvez avant toute chose lire le rapport officiel "Emploi en Europe" pour connaître le niveau réel des salaires en France, la Répartition des Richesses dans le PIB.

Avant de vous réjouir de la qualité du travail en France, il faut encore lire ceci:

Le principe du trickle down effect, du dégoulinement vers la bas des richesses accumulées par le sommet, cet humanisme automatique, ici de la Classe Globale, tant voulu par l'Ecole de Chicago et le Consensus de Washington n'a pas conduit à l'enrichissement global des populations de la planète, mais à une croissance appauvrissante des Pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), des PED (Pays en Développement), et dans les pays industrialisés d'une couche de plus en plus importante des populations allant jusqu'aux classes moyennes.

Sur le tableau à droite provenant de l'Insee et publié par l'Observatoire des Inégalités, vous pouvez voir que le trickle down effect, l'enrichissement automatique des masses ne s'est pas fait. 0,9% d'augmentation salariale pour 90% de la population française, ceux qui ont en dessous de 1254 euros par mois, correspond à un appauvrissement du salaire de 20% si nous comptons une inflation de 2%. En même temps la productivité horaire française avait augmenté de + de 350%. Les Pays ACP et PED se sont aussi appauvris. Ne gardez pas dans votre mire la côte est de la Chine comme légitimation de la globalisation apportant de la croissance. Aux USA, pour la même période, 1% de la population avait accaparé 75% de la croissance.

Pour l'Insee le revenu salarial n'a pas augmenté depuis le début des années 80. L'Insee a publié ce rapport suivant intitulé "Le revenu salarial et ses composantes, évolution et inégalités de 1978 à 2005": "Le concept de revenu salarial se situe à mi-chemin entre prix du travail et niveau de vie des personnes. Il correspond à l'ensemble des revenus perçus au cours d'une année donnée provenant directement d'une activité salariée et intègre une partie du risque lié au non-emploi. Une nouvelle base de données, comportant à la fois les secteurs public et privé, permet de donner pour la première fois des résultats sur le revenu salarial pour l'ensemble des salariés. Bien que le salaire horaire ait progressé depuis le début des années 80, et malgré les nombreuses revalorisations du Smic, le revenu salarial annuel n'a, dans le même temps, pas évolué en euros constants. Cette stagnation provient, essentiellement, du développement de situations plus précaires, caractérisées par du travail à temps partiel et un nombre moyen de jours rémunérés dans l'année plus faible. Les jeunes et les salariés qui ne travaillent pas à temps complet, sont ceux qui ont vu leur revenu salarial réel diminuer le plus, subissant ainsi, pour les premiers, la baisse du nombre de jours rémunérés, et pour les seconds, celle du salaire journalier moyen."

Passons aux réjouissances:

  • 1] La main d'œuvre française, qualifiée et productive
Paresseux, en grève, ou en congés…Contrairement aux idées reçues, les Français travaillent plus et mieux que bien d’autres pays ! Avec l’un des meilleurs taux de productivité horaire du monde, un nombre de jours de grèves inférieur à celui des États-Unis, et l’assouplissement de la loi sur les 35 heures, ils offrent aux entreprises l’un des meilleurs PIB par heure travaillée de tout le continent européen.

Avec une durée de travail hebdomadaire de 35 heures, les Français apparaissent comme l'un des pays où l'on accomplit le moins d'heures de travail au sens légal du terme.

La durée effective du travail hebdomadaire est de 38 heures en France, soit une heure de plus qu’en Grande-Bretagne et 2h30 de plus qu’en Allemagne, et un niveau supérieur à la moyenne des 27 pays membres de l’Union Européenne. Par ailleurs, la loi sur les 35 heures hebdomadaires a été assouplie, avec l’instauration d’un quota de 220 heures supplémentaires par an, la possibilité d’effectuer des « heures choisies » au-delà de ce quota ou de négocier des forfaits annuels. Il en résulte une flexibilité importante dans l’organisation du travail qui contribue aux bonnes performances de la France en termes de productivité.

Les Français affichent en effet des performances exceptionnelles en termes de productivité. La France obtient en effet l’une des meilleures productivités horaires au monde, avec une performance supérieure de 20 % à la moyenne européenne.

Si les Français sont si productifs, c’est qu’ils sont très bien formés : 7% du PIB de la France est consacré à l’éducation et à la formation. Le système éducatif français est gratuit et accessible à tous ; il est conçu pour offrir aux entreprises des salariés capables de s’adapter rapidement aux exigences de la compétitivité. Aujourd’hui 2,2 millions de Français travaillent pour des entreprises étrangères dans tous les secteurs, et les deux tiers des Français de moins de trente ans maîtrisent l’Anglais. Un pourcentage élevé de la population a atteint un niveau d’éducation supérieure puisque la France se situe au 2e rang européen en pourcentage de salariés détenant un diplôme scientifique ou technique.

Ce bagage scolaire et universitaire de grande qualité permet à chaque Français de s’adapter tout au long de sa carrière à l’évolution permanente des organisations et des méthodes de travail : une étude de l’OCDE met en avant la polyvalence des salariés français, qui offre plus de souplesse et de réactivité aux entreprises. Cette souplesse est encore favorisée par l’accès à la formation professionnelle continue : la France consacre chaque année 1,5 % de son PIB aux formations destinées aux salariés et à l’apprentissage. Cet effort est financé pour moitié par l’État. Un tel investissement représente un capital-formation de 1 000 heures par personne durant sa vie professionnelle.

Ces performances, paradoxales pour qui voit la France comme un pays où les salariés seraient des travailleurs peu assidus, ne s’expliquent pas seulement par la qualité de la main-d’oeuvre. Ces dernières années, des dizaines de milliers d’entreprises ont totalement repensé l’organisation du travail et renforcé notablement leur flexibilité. Par ailleurs, les Français savent faire preuve de créativité. La compétition internationale se gagne désormais par la recherche et l’innovation industrielle : la France a ainsi mis en place une politique ambitieuse pour développer les ”clusters” ou pôles de compétitivité, concentrations d’intelligence et de savoir-faire réunissant des instituts de recherche et des entreprises. En 2006, les chercheurs installés en France ont déposé plus de 17 000 brevets de découverte, dans tous les champs de la connaissance, depuis l’automobile jusqu’aux biotechnologies en passant par le textile ou le nucléaire. La France se classe ainsi au 2e rang mondial en termes de brevets déposés et au 4e rang mondial pour l’effort en R&D.

Culture du résultat, créativité soutenue, accompagnée et partagée : c’est bien en France que vous trouverez les meilleurs partenaires pour développer et enrichir votre entreprise.

  • 2] La législation sociale en France favorable à l'investissement productif et à l'attractivité pour les investisseurs étrangers
Les Français travaillent-ils moins que les autres ? Avec une durée de travail hebdomadaire de 35 heures, les Français apparaissent comme l'un des pays où l'on accomplit le moins d'heures de travail au sens légal du terme. Qu'en est-il des 35 heures dans la réalité ?

Les Français ont une durée effective de travail par semaine supérieure à… celle des Etats-Unis, de l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Irlande, la Belgique, les Pays-Bas, les pays scandinaves. La durée effective du travail hebdomadaire est de 38 heures en France, soit une heure de plus qu’en Grande-Bretagne et 2h30 de plus qu’en Allemagne, et un niveau supérieur à la moyenne des 27 pays membres de l’Union Européenne. En outre, la loi sur les 35 heures ne s’applique pas aux cadres, qui travaillent en forfait jour et ne comptent donc pas leurs heures.

L’organisation du travail est-elle rigide en France? La loi sur les 35 heures hebdomadaires a été considérablement assouplie depuis 2003, avec l’instauration d’un quota de 220 heures supplémentaires par an, la possibilité d’effectuer des « heures choisies » au-delà de ce quota ou de négocier des forfaits annuels. Les 35 heures sont ainsi devenues un gage de flexibilité et de souplesse pour les entrepreneurs installés en France : elles permettent d'absorber sans heurts les pics de production ou d'activité, grâce à l'annualisation du temps de travail. L'organisation et la programmation du travail des salariés sont donc en phase avec les besoins de l'entreprise et adaptées aux fluctuations des demandes du marché.

Les procédures d’embauche sont-elles complexes ?
* la Déclaration Unique d’Embauche(DUE) permet d'effectuer, en une seule fois, plusieurs formalités obligatoires liées à l'embauche dont l’immatriculation d'un salarié au régime général de la Sécurité sociale, la demande d'affiliation au régime d'assurance chômage, la demande d'adhésion à un service de santé au travail. La DUE peut être effectuée par voie électronique,
* L’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE) peut assister les entreprises pour le recrutement de leurs salariés : information sur les postes offerts par la société, identification des profils, présélection des candidats, proposition et organisation de formations préalables à l’embauche.

Les Français coûtent-ils trop cher ? Les coûts salariaux en France se trouvent dans la moyenne basse des pays européens. Les bonnes performances de la France en termes de coûts salariaux s’expliquent par des niveaux de salaires inférieurs à la moyenne communautaire ainsi que divers dispositifs d’exonérations de charges sociales : allègement de charges sociales patronales sur les bas et moyens salaires ; l’existence de contrats de travail spécifiques à destination de public particulier.

Les Français sont-ils paresseux ? Flexibilité accrue, aménagement du temps de travail, main d’œuvre qualifiée ayant un bon niveau d’éducation : ces facteurs concourent à faire de la France un pays affichant l’une des meilleures productivités au monde : les Français affichent en effet des performances exceptionnelles en termes de productivité, avec une performance supérieure de 20 % à la moyenne européenne.

Les Français sont-ils coutumiers de la grève ? Il s'agit là d'une idée reçue liée notamment à une sur-médiatisation des conflits. La France se situe dans la moyenne européenne. En France, les grèves sont essentiellement menées dans le secteur public, le secteur privé n'étant concerné qu'à la marge. Le nombre de jours de grève dans le secteur privé en France est inférieur à celui des États-Unis, de l’Italie ou de l’Espagne.

Je vous invite à aller découvrir ici les auteurs de ces deux belles laudatio pour le travailleur français et ici.



Mettons nous à table maintenant:

Il est difficile de trouver les informations sur la Répartition des richesses, mais les voilà:

12% c’est la part perdue par les revenus du travail dans le PIB (la richesse produite) en Europe depuis 1975. C’est aussi un chiffre resté dans les oubliettes de l’information. Il provient en effet de la 19e édition du rapport « L’emploi en Europe » publié par la Commission européenne... fin novembre 2007: ec.europa.eu/employment_s...

"Après s’être accrue durant les années 1960 et la première moitié des années 1970, avec un pic à 69,9 % en 1975, la part du revenu du travail a entamé un déclin graduel et atteint un point bas à 57,8 % en 2006."

La part des revenus alloués aux salariés est désormais inférieure à ce qu’elle était en 1960. Autrement dit, la Commission indique que les salaires distribués ont fortement chuté. Cette étude n'est soigneusement pas diffusée par les médias, les influenceurs, les partis politiques.

Le PS, qui a laissé cette année casser le Code du Travail, le PS avec sa Motion C, les syndicats n'aiment pas les Travailleurs.
Si? Et ceci, c'est quoi? Ou ceci?

 







Les fonds de pension américains ont perdu en 10 ans 60,7% de leur valeur, la retraite perçue par un américain de 65 ans a baissé de 71,7% (Source Lipper). Vous êtes en face du raté de la nouvelle politique économique promue idéologiquement par l'OMC, le commerce libre et de la privatisation globalisée. Avec la "crise" de 2009-2010, les chiffres commencent à sortir.