Les médias adorent utiliser ce secteur linguistique en tension "corps intermédiaires", mais juste pour les toiser en ne les considérant que comme des entretoises évanescentes, évanouies et absentes, en sidération, abstentionnées pour faire tourner une lamentation de vieux chef sioux qui  contemple le fait que d'autochtone il est passé aux gondoles des supermarchés et à la casserole de la veulerie. Face à la cellule d'arbitrage il a oublié son calumet.

Pour lancer des bribes aux azimuts et occuper l'espace médiatique, puisqu'il n'existe plus d'espace social, le secteur linguistique en tension "déliquescence des corps intermédiaires" se répand et organise sa lutte de classe par-dessus nos têtes et sans nous. La lutte de la classe de substitution est l'apanage du régime commercial dans lequel la philosophie n'est même plus une démangeaison, puisque la hiérarchie des normes a basculé, ainsi que le prix de la viande au kilo.

Le régime commercial illibéral de libre-échange de nouvelle génération, comme CETA, JEFTA, EU-Mercosur, etc s'est constitué comme unique corps ayant encore droit, légitimité, capacité à être perçu. Après la Chute du Mur de Berlin en 1989, le dogme et son secteur linguistique qui lui aménage une place dans le parler et l'écrire, puis dans le rassembler et agir, ont été évacués pour ladite "Grande Maison Commune" de Gorbatchev. Nous sommes tous ensemble entre les 4 murs, mais claquemurés. Gorbatchev nous a élevés au niveau occidental de la perception moderne et de l'habitation de celle-ci. Dans la Grande Maison Commune, il nous fallait raser gratis, nous avions à raser gratis les "Dividendes de la paix" jusqu'à 33 ans plus tard au 24 février 2022, au jour de Poutine. Nous avions à ubériser tout ce qui bouge et qui se vit encore avec toupet comme une mouvance perçue.


Ceci permet d'innerver les êtres bougeurs, juste ce qu'il faut pour faire tourner le régime commercial, les flux financiers. Le splitting comme culture du mikado syndical viabilise leur zone d'occupation. La lamination des corps intermédiaires trouve de manière appropriée son égale valeur dans la lamination de l'électeur inscrit quelque part en amont, loin des urnes. Le régime commercial se doit d'amener à la déliquescence et d'ubériser les corps intermédiaires et les corps électoraux avec mise à bas du conjonctif. A l'image des "conventions citoyennes permanentes" avec une dose climatique dans lesquelles le bavardage est induit par l'hôte organisateur, le corps électoral est conduit par la mise-en-joue du barbotage universel des non-débats virulents et des permanentes bombes à fragmentation des milliers de sondages d'incitation. Les "conventions citoyennes" pour le patron du "Modes & Travaux", mais plus de Parlement, ni d'expertise des Commissions ni de débat parlementaire. Le corps électoral et les corps intermédiaires sont modélisés sous forme d'algorithmes morbides en voie d'élimination. Induire en écoute dans ces conventions et la conduire avec des capteurs et des cathéters plaqués et mis en chaque reste de personnes, pour créer une intercommunicabilité communautarisante qui se dépatouille avec ses derniers appétits au lieu de susciter la quête d'un avenir en commun dans un futur possible et, de soi, de se prendre en main comme il se doit. Le laisser-ferrer laisser-casser par défaut. Pas besoin de "démocratie illibérale", le régime commercial fait la promo.

En un mot, il faut rassembler tous les organes de presse en une commune diction, il faut pilonner les dictionnaires sauf la matrice de mots "le prix du pain et de l'essence" pour faire grouiller dans la Grande Maison Commune et caresser les dividendes.

Il faut réduire les syndicats de Travailleurs à des "corps intermédiaires" et à un ultime phlegmon à dégonfler, il faut donner au corps électoral déjà singulier la sensation du choix et de la décision par l'acte d'abstention ou avec un cadenas débationnel comme par exemple ce truc "Le Pen-Macron" qui bat sans contre-coeur, car un haine-non-haine de l'autre est la meilleure des levures pour gonfler une ligne venue de plus haut, un dogme qui n'a plus de face ni de contours, un dogme comme "accord de libre-échange de nouvelle génération". Le prédicat "nouvelle génération" est un sublime secteur linguistique. Il élève l'univers à ceux qui en sont démunis à un tel degré d'universalité, car, comme tout le monde le sait encore, générer, c'est procréer, c'est produire à partir du rien du quelque chose, c'est élaborer une lignée qui devra avoir droit à un gentilé nouveau, un nom nouveau pour les habitants de la zone commerciale, une nouvelle identité qui fera admettre qu'auparavant plus personne d'entre nous n'en avait. Nous étions devenus nomades, mais grâce aux accords de libre-échange de nouvelle génération nous sommes devenus du rien avec du quelqu'un autour. Quelle aubaine, sans faire la révolution. Chacun d'entre nous est devenu un messie pour chacun des autres. L'altérité fondamentale, essence de tous les biens. A échanger.

Il est facile d'inverser la vapeur et de réunir le chthonien, l'ouranien et le cosmique de l'Humanité, à nous de relever la tête et de revivre notre Dignité, dignité diaule, celle du Travailleur et celle du citoyen, dignité multiple avec celle de l'humain comme voyageur sur une planète qui offre la qualité de vivre ensemble et non pas de se détruire mutuellement en prenant de l'avance sur Poutine dont les bombes font tout de même mal. Il n'y a pas d'échelle de comparaison, il n'y a pas de plus petit d'entre nous, chacun est dépositaire de la tâche qui lui incombe, tant que l'on vit, il faut ressortir de la tombe dans laquelle le régime commercial nous a mis individuellement et collectivement. Nous n'avons pas à jeter la pierre sur les corps, nous ne sommes plus des trucs qui courent au Simply pour comparer les prix. No surrender. Now I'm ready to grow young again.

Imaginer une nouvelle façon de vivre ensemble, c’est facile, il suffit de regarder l’autre.
Sinon c’est la bombe atomique demain ou le climat après-demain qui nous défonce.
 

Comme pour beaucoup d'occurrences, si vous cliquez sur Google accords libre échange de nouvelle génération CNCDH mon site est en Page 1, Ligne 4.
La CNCDH - Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme est l’Institution Nationale des Droits de l’Homme française créée en 1947. Lire l'avis du CNCDH du 15 décembre 2016.

(Photos: Webcam sous le soleil et la lune, entre janvier et mars 2022 à Pelkoyenniemi, Laponie en Finlande qui est le pays européen qui a la plus longue frontière avec la Russie, 1340 kilomètres)

màj du 12 mai 2022: si vous cherchez sur Google >>> barème macron cour de cassation 11 mai 2022 aucune centrale syndicale n'a publié quelque chose. Aujourd'hui, au lendemain de l'Arrêt de la Cour de Cassation les centrales syndicales sont totalement invisibles sur Google. On n'y trouve que des cabinets de conseil juridique, des avocats, Deloitte, des corporations de PME, etc et des journaux locaux. Tout ce monde zélé comprend quelque chose à l'employabilité et à son coût, à la budgétisation du licenciement, et se réjouit de ce qui y est partout présenté comme le "barème Macron" et comme "la mesure phare du quinquennat Macron". Quel mépris! Quelle arrogance!

Par obéissance aux Traités Européens, ici au TSCG -  Traité sur la Stabilité, la Convergence et la Gouvernance, ou Pacte de Stabilité et de Croissance, ou plus simplement Pacte Fiscal européen ou encore La Règle d’Or, notre Macron-ministre (PS) sous Hollande (PS) avait fait passer deux fois avec le 49-3, en contournant Parlement et Sénat, ses Loi Travail Macron 1 et Loi Travail-Macron 2. Sitôt devenu président, alors que son programme de saccage social était parfaitement rodé dans les faits antérieurs et parfaitement publié avant les élections des P&L 2017, Macron s'était empressé, juste 3 mois après son élection, de matraquer encore plus violemment le Code du Travail, toujours en contournant Parlement et Sénat, avec ses Ordonnances Travail n°2017-1387 "relative à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail". Prévisible/sécurisable, mais pas pour le Travailleur. Macron n'est mu que par la logique du "syndic de copropriété qui agit comme un syndic de copropriété" en n'invitant surtout jamais "toute la rue", les partenaires sociaux, les syndicats, les représentants des Travailleurs, sauf pour arroser les pivoines à l'Elysée.

La Cour de Cassation a tranché le 11 mai 2022 en faveur des Ordonnances Macron et du patronat. C’est un drame supplémentaire pour les salariés. Dans deux arrêts n° 21-14.490 et n° 21-15.247, la Chambre Sociale statuant en formation plénière de la Cour de Cassation a validé le barème d’indemnisation du licenciement sans cause réelle et sérieuse, dit « barème Macron ». L’indemnisation est définitivement encadrée par des planchers et des plafonds. Auparavant, le salarié pouvait exiger un montant minimum de 6 mois, l’indemnité n’était pas plafonnée, et le litige passait aux Prud'hommes. (Pour 2017-22 le chômage selon les critères officiels de l'OIT n'a pas baissé)

Le plafond des indemnisations instauré par les Ordonnances Macron en octobre 2017, c’est-à-dire la somme maximale que peut toucher un salarié en cas de licenciement abusif, ne pourra plus être écarté par les juges prud’homaux parce qu’ils "seraient alors en contradiction avec les Traités internationaux ratifiés par la France". L’arrêt de la Cour de Cassation stipule que « le barème d’indemnisation du salarié licencié sans cause réelle et sérieuse n’est pas contraire à l’article 10 de la Convention n° 158 de l’Organisation Internationale du Travail » et que « la loi française ne peut faire l’objet d’un contrôle de conformité à l’article 24 de la Charte Sociale Européenne, qui n’est pas d’effet direct ». Plus simplement, selon l'Article 24 de la Charte Sociale européenne du 3 mai 1996 du Conseil de l'Europe, le Travailleur licencié sans motif valable a droit "à une indemnité adéquate ou à une autre réparation appropriée". L'Article 24 est vague et ne peut avoir d’effet direct en droit français dans un litige, compte tenu de la marge d’appréciation importante laissée aux États. L'Arrêt de la Cour de Cassation ne se réfère même pas à la Charte des Droits Fondamentaux et Sociaux de l'EU, qui est contraignante depuis qu’elle a été intégrée au Traité de Lisbonne en 2009, mais elle est encore plus insignifiante. A mon avis, cette partie sociale avait été volontairement floutée au bénéfice des libres-marchés. Aujourd'hui, à cause de ces négligences asociales, les dommages et intérêts pour les salariés victimes d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse ne peuvent dépasser 3,5 mois de salaire pour un employé ayant moins de 2 ans d’ancienneté, et 20 mois pour une ancienneté égale ou supérieure à 29 ans. Les Ordonnances Travail Macron ont donc condamné les Travailleurs abusivement licenciés à une baisse de près de 20 % des indemnités de licenciement. Pour ceux qui auraient maintenant attrapé de l'urticaire jusqu'à l'épinière je souligne dans tous mes posts que Travailleur est la terminologie officielle de l'UE.

Au sujet de la déliquescence des corps intermédiaires, des centrales syndicales j'ai écrit le 26 avril 2022 >>> "Déliquescence des corps intermédiaires",
barbotage universel, "conventions citoyennes permanentes", accords de libre-échange de "nouvelle génération"
parce que pour moi
le splitting du mikado syndical français a sciemment joué contre les Travailleurs pour satisfaire à de viles opportunités de clan.
Dans beaucoup d'autres pays démocratiques, comme l'Allemagne ou la Suède, il n'y a que des syndicats de branche.
Avec NUPES nous aurons à partir de juin 2022 une Conférence salariale annuelle obligatoire par branche.
N'oubliez pas d'aller voter aux deux Tours des Législatives en juin. On est là.