J'ai écrit le 5 janvier 2020 >>> "2020: après les "roaring twenties" nous entrons dans les soaring twenties".
Personne ne parlait à cette date du Covid-19, même pas les chinois.
Du début du mois de mars 2020 à la fin avril 2020, le transport maritime commercial a chuté de 56%.
Mais une crise économique majeure se préparait plus de 9 mois avant que ne naisse ce virus à la face du monde.
La grave récession due au Covid-19 ne fait que de s'ajouter à la grave crise économique qui se préparait depuis depuis septembre 2019.
A la chute verticale du BDI - Blatic Dry Index qui a commencé le 4 septembre 2019, s'ajoute le lock-down du Covid-19 qui ne fait que de l'amplifier.
La récession industrielle annoncée par le BDI avant la récession Covid-19 s'ajoute à l'éclatement imminent de la 2ème bulle spéculative de l'après 2008. Le Covid-19 est l'aubaine pour masquer.
Aux faillites en chaines des pans entiers de l'économie vont s'ajouter comme en 2008 les faillites collectives et massives des spéculateurs et des banques dont les portefeuilles
ne sont constitués que de titres dérivés toxiques financés avec des crédits qui se révèleront de nouveau tous totalement pourris et irrécouvrables.
Les États, les banques centrales nationales, la BCE vont de nouveau nationaliser leurs pertes qui sont toujours payées par les gens.
Le Covid clôt le cercueil du néolibéralisme, mais il y aura d'autres morts, la misère individuelle, la détresse collective.
L'électeur inscrit ne se donnait plus d'espace psychique pour vivre sans ses doses quotidiennes de néolibéral.
L’État qu'il répudie depuis 30 ans lui sert de dernière instance avant la morgue. Il redeviendra son socle.
L'électeur inscrit autodéréalisé s'échappera du commerce de sa subjectivation et fera son choix.
La démocratie sert à quelque chose. C'est facile. Ça ne sent pas mauvais.

 

Le BDI - Baltic Dry Index est le prix réel en $ du fret sur les 23 routes maritimes de la planète, ce n'est pas un indice, et encore moins un indice spéculatif. Il mesure chaque jour le prix réel d'une unité de tonnage de vrac transporté autour de la planète.

Vous voyez le 24 avril 2020 sur le site Bloomberg en haut à droite dans le graphique du BDI sur 5Y - 5 Years la courbe sur 5 ans, et dès le 4 septembre 2019 il avait commencé une chute de 75% depuis 2518 $. Il y a effectivement en cette année 2020 le début des soaring twenties avec l'éclatement de la 2ème bulle spéculative des dérivés titrisés et des toxiques pourris mais aussi avec l'effondrement du fret maritime à masquer avec un masque FFP2. Le 5 janvier 2020 je vous annonçais les soaring twenties et le fracas humain. J'étais le seul.

Le BDI valait 12.000 $ avant l'année-Lehman 2008, et à la Crise des Subprimes il était tombé en 6 mois à son record inférieur historique de 663 $. Après une minuscule remontée ces dernières semaines d'avril 2020 il tombe. Plus il est bas, moins il y a de fret transporté, et dans 6 mois il y a moins de produits industriels à fabriquer. Le niveau de production industrielle n'a jamais réussi à atteindre de très très loin celui d'avant 2008. Il n'y a pas eu de croissance économique depuis 2008. L'explication du BDI se trouve en permanence au banner du bas de mon site, sinon vous en avez l'une de mes analyses. Ce prix BDI est celui du fret maritime intercontinental du vrac, c'est à dire des intrans qui sont sous forme de matières premières sèches en début de toute production industrielle. Il indique 6 mois à l'avance ce que sera la production industrielle dans les pays producteurs. Il indique malheureusement à l'avance le niveau de production industrielle réel et personne n'a besoin d'un analyste financier ni d'agence de notation pour le lire et le comprendre. Le BDI n'est pas de la divination. C'est du hard.

Il est connu que les petites gens ne profitent pas des produits financiers. A un bas niveau de bénéfice des entreprises correspond un niveau de salaire encore plus bas.
A partir de 2003 la part des richesses dans le PIB français créées par les produits financiers spéculatifs dépassait la part de celles produites par l'activité industrielle est était de 55% contre 45%.
Selon l'OFCE, le niveau moyen de bénéfice des entreprises françaises est en 2020 toujours inférieur à celui de 2007 et se trouve derrière celui de l'Allemagne, de l'Italie et de l'Espagne.
Les investisseurs privilégient en France dans le monde économique et dans les Grandes Écoles de Management la financiarisation à l'entreprenariat qui est regardé de haut.
Au niveau international le management français est partout pris en exemple et comme modèle pour sa capacité à organiser le lean-management et la financiarisation.
Combien de fois ai-je répété à mes étudiants à partir de 1992 que les entrepreneurs français ne savent même plus faire leur travail.
Depuis 2008 il n'y a pas eu de croissance économique. La France est la lanterne rouge de l'Europe.
Le taux de productivité en France est le 1er en Europe et dépasse celui de l'Allemagne.
Le pari du freluquet de l’Élysée de mener la France comme une start-up n'est qu'un fiasco ajouté au fiasco français.
Les bénéfices des entreprises sont extrêmement bas en France malgré les 8,1% de chômage et les 7,5 millions de Travailleurs précaires.
Il y a eu stagnation des bénéfices des entreprises malgré les baisses successives de l'impôt sur les sociétés, malgré la manne de plus de 140 milliards du CICE - Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi
et malgré les milliers de milliards de rachats par la banque centrale nationale et par la BCE depuis 2008 de leurs dettes pourries, toxiques et irrécouvrables dues à leur spéculation sur les produits financiers dérivés titrisés.