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21 janvier 2010, abandon de la République - Signez l'Appel des Eurodéputés >>> "Call for a finance Watch"


Europe Providence Bancaire - Michel Barnier, UMP, Commissaire Européen: "le sauvetage des banques a coûté au contribuable européen 4500 milliards de 2008 à 2011"
+ 1000 milliards d'euros avec les opérations Grosse Bertha et Bazooka.
Avec l'aide des banques centrales la bulle échoïque des dérivés financiers est passée de 60.000 milliards à 70.000 milliards de 2008 à 2012.

6 septembre 2014

Pas de reprise économique / Automne 2014, à la banque rien de nouveau / Poursuite du blanchiment de faillite

Depuis 2008 il n'y a pas de reprise économique.
2013-2014 a été une année pour rien, il suffit de revenir au billet précédent d'il y a un an du 7 novembre 2013
pour comprendre la politique monétaire accommodatrice des banques centrales
et leurs interventions dans le cadre de la diffusion du risque que je préfère appeler blanchiment de faillite.
N'avoir rien écrit pendant un an, c'était donc continuer d'écrire.

Le site est remis en ligne le 6 septembre 2014 après 8 mois off-line.
Le ranking sur Google est donc en reconstitution. 

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La crise des banques, qui est devenue une crise économique, continue à s'amplifier, car il n'y a eu aucune réforme pour les réguler, les réglementer et les contrôler. Il y a deux fois plus de produits financiers dérivés complexes hors bilan en circulation en 2014 qu'en 2007, toujours autant pourris. Au lieu de se recapitaliser, les banques n'ont fait que de reporter vers le shadow banking leurs propres problèmes d'insolvabilité, pour ne pas dire de faillite technique. Pour racheter les milliers de milliards de dettes pourries et irrécouvrables, qui sont cachées dans les banques, les assurances et les entreprises comme Peugeot qui préfèrent spéculer au lieu de produire, la BCE va relancer encore jusqu'à 2017 des nouveaux plans LTRO du type Bazooka et Grosse Bertha qui ont coûté € 1000 milliards et qui n'ont pas permis de reprise économique. 0_Nordkapp_15_aout_2014_b.jpgBien que les économies soient au ralenti ou en récession, les banques centrales ont doublé la masse monétaire depuis 2008, sans qu'il n'y ait d'équivalent économique réel. Cette augmentation de la masse monétaire n'est pas redistribuée par les banques pour des projets industriels et commerciaux, mais ne sert qu'à cacher la dépréciation massive des valeurs depuis 2008 en entretenant une euphorie spéculative sur les produits financiers titrisés et en en inventant de nouveaux pour ceux qui peuvent se permettre de les acquérir, ou d'emprunter pour en être titulaires. Et la BCE, qui n'est plus qu'une bad bank européenne, va continuer son plan de rachat des produits financiers titrisés appuyés sur des créances et des dettes pourries et irrécouvrables. La BCE, la Fed', tentent par tous les moyens de réaliser vers elles-mêmes un transfert de la faillite bancaire généralisée, en sachant que de toute façon les États souverains procèderont à son renflouement sur le dos des contribuables et des populations. C'est ce que l'on appelle la monétisation de la dette, et pourtant les statuts de la BCE le lui interdisent. Avec cette monétisation de la dette, la BCE et les États régionaux européens préfèrent réaliser une hypothèque sur les générations futures au lieu de règlementer les banques et d'interdire le shadow banking qui n'est qu'un blanchiment des dettes et de la faillite des banques. La BCE nourrit la bulle échoïque, le running on empty et le race to the bottom. Certes la BCE a été dotée d'un nouvel organe de contrôle de 120 établissement  systémiques et d'assurbanquiers qui va entrer en fonction le 4 novembre 2014. Mais dans ce Mécanisme Unique de Supervision Bancaire il y a "confusion d'intérêt", car la BCE sera tentée d'influencer dans cette "Union Bancaire" encore plus immédiatement sa politique monétaire en fonction des gros investisseurs institutionnels dont elle ne pourra de toute façon surveiller leur shadow banking qui est hors-bilan. La BCE sera organiquement connectée à la libre circulation des capitaux de cette Europe qui ne se connaît pas d'autres objectifs fondateurs. Le principe de "l'indépendance des banques centrales" est encore plus violé. Les entreprises à risque systémique comme PSA Finance et RCI Banque (Renault) restent sous la supervision de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR).

La lutte des classes se fait sans nous et par-dessus nos têtes et avec le soutien des gouvernements et des médias. La société française trouve presque élégant que pour le MEDEF le SMIC est trop élevé. Les médias ne soulignent que les répliques de son nouveau et de son ancien président, mais ne révèlent pas que pour 2014 les entreprises françaises ont déjà versé 30,3% de dividendes de plus à leurs actionnaires qu'en 2013 alors qu'il n'y a pas de reprise économique, mais une récession depuis 2008. Avec des liquidités offertes à 0% par les banques centrales, les banques spéculent, alors que pour financer la dette publique les États doivent emprunter cher et au "taux du marché" sur les marchés financiers. Toutes ces mesures de QE - Quantitative Easing, de facilitation quantitative, n'ont été qu'un dévoiement du keynésianisme. L'Indépendance des banques centrales n'est qu'au service des flux financiers privés. Les citoyens payent donc deux fois l'austérité cachée sous des "plans de responsabilité, de stabilité et de croissance", et les partis de gauche s'atermoient sur leur propre "manque de pédagogie". A droite on fait croire que le messie passera deux fois. Tout le monde se sent être dans l'attente d'un évènement. A droite le poulet nourrit sa fièvre et croit incarner la mise à disposition de l'étant, qui sait, qui guide et qui dispose. Peut-être nous retomberons dans autre socialisme des imbéciles, mais celui-ci appuyé sur l'exclusion violente des extrémités.

En attendant l'évènement, toutes les munitions monétaires et fiscales ont été lâchées depuis 2008 au seul usage privé des banques et sont aujourd'hui épuisées.
Maintenant on attend sans penser... les prochaines élections.

Partout autour de la planète des divertissements sont organisés avec des nouvelles guerres,
si bien que pour se changer les idées votre webmestre est allé cet été en vélo au Cap Nord regarder la fin du monde

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7 novembre 2013

Mario Draghi rabaisse le taux directeur de la BCE à 0,25%, augmente l'argent facile, surgonfle le carry trade européen et la bulle échoïque boursière

fordson.jpgIl y a 6 ans, j'ai déjà disserté le 28 décembre 2008 sur ce point, et je m'étonne toujours de cet aspect pionnier (prédicateur?) de mon analyse. Les banques font de la rétention de crédit au détriment de l'économie réelle et, sur le modèle Ponzi, augmentent toujours massivement la création de produits financiers titrisés dérivés. La BCE, la Fed' ou toute autre banque centrale, les banques commerciales et d'investissement, contribuent toutes à gonfler et amplifier la bulle échoïque dont la masse de produits financiers titrisés est passée de 60.000 milliards à 70.000 milliards de 2008 à 2012. Ces produits sont totalement inutiles pour l'économie réelle. Pire, ils la tuent. La masse monétaire est devenue une arme de destruction massive.

Par exemple, la Fed' injecte 1020 milliards par an de Helikopter-Money issue de la planche à billets, ce qui équivaut à ce qui a été injecté de 1933 à 1940 pendant le New-Deal, mais avec toute forme de reprise et de croissance en moins au profit unique du gonflement de la bulle spéculative des produits financiers titrisés. Le 28 août 2009, j'ai apparemment été le seul - et je le suis toujours - à synthétiser l'idée que la 3ème crise des subprimes éclatera à partir de janvier 2014. J'avais appelé cette 3ème crise, la Crise des Sub-sub-Primes. Il s'agit de la bulle Obama construite avec la FHA - Federal Housing Administration et Ginnie Mae - Government National Mortgage Association, un autre institut hypothécaire comme Freddie Mac et Fannie Mae. Obama a fait un copié-collé avec son "Obama Mortgage Refinancing Program" (Crédit hypothécaire Obama) de l'outil financier qui a mené à la bulle des Subprimes lancée par Alan Greenspan, gouverneur de la Fed'. Les Obama Mortgage ne sont que des produits financiers titrisés sur des titrisations antérieures, des titrisations-square ou des titrisations-cube. Les produits financiers titrisés sont encore plus d'actualité, mais tout le monde a oublié ces mots. Produits financiers titrisés est une amnésie phénoménologique. Si vous cherchez sur Google produits financiers titrisés mon site est toujours Page N°1 sur 33.000 résultats. Nous sommes si habitués à surfer sous la crise depuis 2006/08 que nous ne sommes plus capables d'identifier les mots et les formes, les causes et les conséquences des crises que l'on ajoute sur la 1ère crise issue de la Déclaration de la Crise des Subprimes de 2008. Avec le Obama Mortgage, les instituts de crédits hypothécaires, la FHA et Ginnie Mae accordent aux débiteurs NINJA (no income no job no asset, sans revenus sans emploi et sans garanties bancaires) des crédits... pour construire des maisons individuelles ou pour refinancer leur dette immobilière antérieure, tout ceci pour éviter un climat insurrectionnel et une seconde guerre civile sur le sol américain. Les banques sont aussi des "débiteurs NINJA" en faillite.

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24 octobre 2013

Transactions Intraday écartées de la Taxe sur les Transactions Financières - Victoire des lobbies financiers

Rostock_juillet_2013.jpgLe gouvernement Hollande/Ayrault qui est qualifiée de "bricolage et cabotage", s'il semble si veule et pusillanime jusqu'à retirer à chaque fois ses projets de loi, décrets et amendements, garde pourtant comme le gouvernement Sarkozy/Fillion une ligne de conduite droite en faveur des lobbies financiers. Ce gouvernement Hollande est épris de son envie "d'éviter l'engrenage de la violence", mais sème lui-même tous les germes de la violence qui tôt ou tard explosera de la part des millions de déçus de l'économisme.

Le day-trading signifie "opérations en journée" ou "opérations en séance". Les québécois sont plus réalistes et l'appellent "spéculation en séance". Les opérations intraday sont des aller-retour spéculatifs uniquement en séance boursière dans lesquelles les opérateurs de marché misent sur des grandes quantités et font leurs commissions sur l'écart des prix des biens dans la même journée. Ils s'inspirent de l'image qu'ils se font de la liquidité et de la volatilité et passent un ordre de bourse. À chaque fin de séance, toutes les positions prises dans la journée sont clôturées. D'un jour sur l'autre cette classe financière en lutte perpétuelle contre la pauvreté ne possède aucun engagement et son capital de jeux reste complètement disponible pour la nouvelle partie du lendemain. Les opérations intraday ne sont jamais connectées à un projet d'entreprise ou managérial et ne sont guidées que par l'avidité. Le trading intraday entre dans le THF, le Trading à Haute Fréquence ou algorithmique, qui représente 37% du volume des transactions boursières.

Le député PS, Christian Eckert, a retiré son article additionnel à l'Amendement 240 voté le 8 Octobre 2013 par la Commission des Finances. Le périmètre de la Taxation sur les Transactions Financières - TTF diminue encore. Elle aurait dû être élargie aux transactions "intraday" qui sont bouclées dans la journée et qui représentent 40% des transactions sur les titres des entreprises françaises. Les Ministres français délégué au budget, Bernard Cazeneuve (PS) et de l'économie, Pierre Moscovici (PS), ont demandé au député Eckert d'écarter cette proposition d'élargissement parce que "l'attractivité d'une place financière se mesure au volume de transactions et parce que le retour dans le giron français de la Bourse Euronext est espéré". Même Pascal Canfin (LVEE), ministre délégué au Développement, adopte la position du gouvernement français PS contre la taxation des intraday, bien qu'il soit co-fondateur de Finance Watch. Pour les ministres français, la "tenue de marché" est une activité utile à différencier des activités spéculatives et cette taxation "amputerait de 40% la liquidité de la place financière française". Et selon eux, moins de circulation de crédit entraine une augmentation du coût du crédit pour les PME et induit un frein à la croissance. En septembre 2014 entrera en vigueur une TTF qui ne portera plus que son propre nom, alors que Tobin-Spahn ont été écartés de l'inconscient individuel et collectif. Ça fait trop gauchiste.

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3 juillet 2013

Une autre décade perdue dont personne ne parle - Doublement des liquidités depuis l'année-Lehman-2008

End_of_the_World.jpg






Le 28 décembre 2008 j'ai écrit "2ème Crise des surliquidités, mensonge et escroquerie planétaires de la Fed' et de la BCE - Global Meltdown 2009", le 17 octobre 2008 j'ai écrit "Ce Pays, appelé USA, en banqueroute d’État. Effondrement URSS-USA - Commencement du 3ème millénaire" et en juin 2013 le day of reckoning n'est toujours pas arrivé. Mais qui aurait pu penser que depuis 2008 les banques centrales auraient créé 10.000 milliards de $ de fausse-monnaie imprimée sur la planche à billets de Paper Mill on the Potomak ou à Francfort? Ce chiffre ne vous parle pas. Il représente le doublement de la masse monétaire alors que l'économie mondiale ne crée plus de richesses depuis 2008 mais en détruit massivement en plus de la récession économique globale qui l'accompagne et du "découplage des pays émergents" qui n'a tout de même pas lieu. Cette création de fausse-monnaie est pourtant saluée comme étant la mesure qui a "stabilisé la situation". Cette grosse manœuvre dolosive que je qualifie de criminelle n'a été qu'un paroxysme de notre société dans sa propension à perdre ses décades au lieu de les mettre à profit pour évoluer pour le bien-être commun. Mais au même moment les pays en crise illustrée et les pays en crise dissimulée organisent un hold-up social global sur les populations au nom du bail-out des banques qui dans la même période on fait passer la bulle des produits dérivés financiers de 60.000 milliards à 70.000 milliards de 2008 à 2012. Ces produits ne servent pas à innerver l'économie réelle mais permettent de réorienter la masse des richesses vers ceux qui peuvent se permettre d'en avoir, les spéculateurs. La Lutte des Classes s'est faite sans nous et par-dessus nos têtes. La bourse jubile mais uniquement de ce qui n'est qu'une bulle échoïque nourrie par les banques centrales qui jouissent de leur "Indépendance" et de leur impunité à servir les banques au détriment des économies, du travail, de l'industrie. Dans un Communiqué du 6 juin 2012, Michel Barnier, UMP, Commissaire Européen a rappelé dans un coming-out que "le sauvetage des banques a coûté au contribuable européen 4500 milliards de 2008 à 2011". Ce carry-trade et ce communisme sélectif monétaire des États-Providence Bancaires sera lourd à payer et on nous demandera des comptes. La multiplication des billets correspond toujours à leur dépréciation et à une inflation. La masse monétaire a doublé depuis 2008. Bonnes vacances en attendant.







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27 juin 2013

Directive sur la Résolution bancaire / Consultation Européenne sur la Réforme de la Structure des Banques

Soutenez la réforme de la structure des banques!

Finance Watch appelle à une Contribution Européenne des citoyens, des organisations de la société civile et des autres parties prenantes à prendre part
au débat sur la séparation des activités bancaires en soumettant leur point de vue à la Commission Européenne à l’occasion de la consultation lancée le 17 Mai dernier.
La consultation est ouverte au public et les contributions doivent être envoyées avant le 11 Juillet 2013.


Pour des banques capables de s'assumer elles-mêmes!


Après avoir lu l'appel à la Consultation Européenne et envoyé votre mail à la Commission Européenne, je vous invite à lire au bas de ce post mon commentaire.

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2 juin 2013

+ 5,6% pour les salariés de IG Metall pour les négociations tarifaires 2013 en Allemagne / France record historique du chômage

Pour vous informer sur la force du système syndical allemand lisez tous les articles dans ce fil.

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13 mai 2013

Explosion imminente de la bulle des LBO - Le LBO est à l'entreprise ce que les Subprimes sont à l'immobilier

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Le 2 mai 2009 je vous entretenais au sujet de la faillite de la croissance financée par la bulle des CDS, des CDO, des LBO. Il est temps d'approfondir la question de la titrisation des LBO qui sont tout autant devenus depuis l'inversement de la croissance de 2008 des toxiques qui seront épongés entre 2013 et 2016 par le contribuable à qui il advient de dégraisser le mammouth de la financiarisation.

Comme je l'écris depuis 5 ans nous subissons le dévoiement du keynésianisme avec la recapitalisation directe de la faillite collective d'un modèle de société et d'un modèle d'entreprise issu de la criminalité en banques organisées, de la libre circulation des capitaux, de la finance sans visage, du shadow banking, des financements extra-bilanciels et des produits financiers dérivés titrisés. Ce dévoiement keynésien est du Ponzi sur la bulle Ponzi des années 90',  2000  et 2010. Obama et ses homologues européens sont des chefs du gang Ponzi qui ont aggravé la crise en se gonflant leur bulle échoïque pour accroitre leur égo. A contrario le Baltic Dry Index est effondré à son plus bas en continu depuis janvier 2012 en ayant perdu 75% et 98% depuis 2008. Depuis Bartholomäus Welser ou depuis la Crise des Tulipes une crise spéculative reste une crise spéculative, comme pour la Loan & Saving Crisis des années 90, la Crise Asiatique du 2YK, la Crise dot.com, la crise de la New-Economy, la Crise des Subprimes. Les financiers titrinogènes et les petits rats qui croient à l'humanisme automatique de l'enrichissement sans cause et sans labeur du Consensus de Washington et de Bruxelles n'ont qu'en tête leur Droit de cacher et blanchir leur risque, leurs toxiques et leur toxicité qu'ils font même passer pour de "l'esprit d'entreprise", leur moral hazard, ces incertitudes sur la corrélation des défauts des débiteurs.

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18 avril 2013

La décomposition institutionnalisée des signifiants se poursuit: les 90% d'endettement et la politique d'austérité de Kenneth Rogoff

Lofoten-01.jpg

PIB ne signifie pas PIB. Entreprise ne signifie pas entreprise. Crise ne signifie pas Crise.

Le dérapage des signes et la décomposition des signifiants est un art de la prise d'un pouvoir ou de son maintien. Depuis l'année-Lehman 2008 les mots sont martelés, émis et renversés. L'essentiel n'est pas leur signification, mais l'emprunte psychique de la confusion qui résonne en nous. C'est la sublimation de la démocratie. Le mot crise est dans notre bouche et nous ne savons plus depuis 6 ans à quel mot d'accompagnement nous vouer. La décomposition des signifiants veut progressivement nous plier en deux avec leur fond sonore et nous enlever l'idée que l'on peut se lever, conduit par notre entendement. C'est un mauvais calcul parce que le défaut d'élévation appellera un soulèvement. Il y a quelques semaines on nous avait fait croire que le FMI "s'était trompé dans ses calculs". Aujourd'hui on nous apprend que l’économiste américain Kenneth Rogoff, qui a été économiste en chef du FMI de 2001 à 2003, avait fait une erreur dans son tableau Excel et avait maquillé son analyse sur le seuil des 90% de l'endettement d'un État comme barrière à la croissance. Le refrain de Rogoff est la moelle du FMI, de la Commission de Bruxelles et de la Troïka et le fondement de leur politique d'austérité, de "réformes" et de privatisation. A partir de ce seuil des 90%, les États endettés doivent mettre en œuvre tous les mécanismes de réduction de la dette selon Rogoff. Aujourd'hui ce sont de nouveau des économistes américains qui ont désavoué Rogoff. Le calendrier de cette annonce n'est pas un hasard parce que la Constitution américaine interdit aux USA de dépasser le plafond d'endettement de 100% du PIB et que le Congrès, le Sénat et Obama sont paralysés dans le débat du "Fiscal Cliff" de la rallonge budgétaire. Le consensus politique n'ayant pas de voix on fait craquer le signifiant des 90%, dix-pour-cent, dix-pour-cent, même si en réalité les USA se trouvent en banqueroute d’État depuis quelques années déjà au même titre que l'Irlande, la Grèce ou Chypre. Et comme des pays de la Région Europe comme la France sont entrain de dépasser le seuil des 90% d'endettement par rapport au PIB, la bande sonore des médias va un peu quitter le thème divertissant attisé par l'extrême droite catho contre le Mariage pour tous, et la gauche croyant que ses principes sont reconnus va amplifier le son du mot, car cela porte plus d'écho que de s'engager dans une certaine idée de croissance au lieu de combattre les éléments de défaisance sociale et environnementale. La gauche adore positiver et croit que dénoncer n'est pas un engagement positivement sonore. Dénoncer ne lui accorde pas de redondance, mais pour moi dénoncer est construire l'avenir. Avec ceci on ne peut pas briller aux alentours et on me prend pour un Störtebeker, un "rouge", un "communiste". Cet entourage est l'homme du passé qui s'accroche à des signifiants qu'il croit avoir entendus. L'insulte envoutante et presque sympathique du "gauche de la gauche" est retombée comme un soufflé dans une caverne et on prononce "rouge" ou "communiste" comme si soulagé on s'explosait son comédon devant sa glace. Vous vous êtes déjà observé comme vous reteniez votre respiration avant de le faire sauter? Et comme le retour d'air et du bruit de votre corps vous parle et vous rassure? On nous raconte aussi depuis la Déclaration de la Crise des Subprime qui remonte à 2007 mais dont on voit le démarrage dès juillet 2006, que "This Time is Different" pour vous faire entendre que "cette fois-ci la crise ne ressemble à aucune autre", ce qui permet aux gouvernants et aux G4, G8, G20 et à la Commission de Bxl de faire semblant de faire la narration d'une autre stratégie de remédiation en rachetant par milliers de milliards les actifs pourris des banques et en vous racontant que le keynésianisme du New Deal qui a versé des milliers de milliards dans la relève des USA après 29 avait été une fausse politique.

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13 février 2013

Comble de la défaisance: la BCE autorise l'Irlande à rembourser sa dette de l'Anglo Irish Bank de 2038 jusqu'à 2053

cantillon_musee_bruxellois_biere_028.JPGSi vous cherchez sur Google histoire ou historique de la privatisation mon site est en A1 sur 1.760.000 résultats depuis 2009. Si vous cherchez sur Google pas de reprise économique mon site est en A1 sur 17.9000 résultats depuis 2009.

Dans ce nouvel article je refais de la paléontologie financière et je montre comme toujours que même un spectateur dolent est un citoyen responsable de son environnement. Seul Robinson n'est responsable que de son assiette. Dans ladite Crise, il n'y a ni victimes, ni tyran, mais il y a un tissu sans trous de co-responsables, tous citoyens. Ma paléontologie financière n'est pas issue d'une fascination de la chute, mais du langage par lequel nous nous sommes conduits à cette chute et avec lequel nous bavardons maintenant sur sa remédiation sans pour autant observer que ce langage relève du passé et qu'en ayant Occupied the WordS nous pourrions inventer maintenant. Le bavardage sur la crise est destiné à amplifier le glissement de signes et la décomposition des signifiants. Bavarder permet de ne pas savoir mais en ce moment de cultiver son animal spirit. Le langage n'est pas une barrière à l'humanité mais dans la narration de la Globalisation nous nous sommes crus être devenus des hommes augmentés et finalement des finorgs, des couplages entre organisme et finance qui ne peuvent que s'enrichir dans des packages all inclusive, d'où la chute en désuétude des syndicats puisqu'on a voulu croire que sans eux on s'enrichit mieux et que l'on surpasse les "acquis" sans lutte, ce qui est classe. Dans la narration de la Crise nous ne nous rendons pas compte que nous devenons en plus des hommes simplifiés et appauvris. Pendant que nous sommes massivement appauvris et que la dette publique a explosé depuis 2008 au milieu de ce bavardage sur ladite Crise, nous ne savons pas que la bulle échoïque à la bourse, alimentée par la guerre des facilitations quantitatives comme la Grosse Bertha ou le Bazooka en Europe et TARP, TALF, PPIP, QE1, QE2 et QE3 aux USA, a par exemple restitué aux USA 11.000 milliards d'actifs aux 10% d'américains les plus riches. Cette bulle échoïque boursière est la plus longue depuis 1928. L'addiction aux facilitations quantitatives prendra fin et le meltdown sera d'autant plus douloureux que les économies sont en récession depuis 2008 pendant que dans le même temps les banques se sont encore plus enfoncées dans la faillite technique tout en multipliant les produits financiers dérivés. Depuis 2008 j'écris sur mon site que toute l'économie mondiale est une économie pyramidale Ponzi. Suis-je de gauche en affirmant ceci? Les crétins le pensent, surtout s'ils sont diplômés.

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31 janvier 2013

La Société Générale bafouille: du 'Worst Case Debt Scenario', aux 'actifs cantonnés' et à la Loi de séparation et de régulation des activités bancaires

1_Rostock.jpgHier, le PDG de la Société Générale, Monsieur Oudéa, a été auditionné en compagnie de ses homologues du Crédit Agricole et de BNP Paribas. Il a bafouillé dans la salle 6350 de l'Assemblée Nationale devant les Députés de la Commission des Finances et le Rapporteur de la Loi de la séparation et de la régulation des activités bancaires. A la stupeur générale Monsieur Oudéa a révélé une partie de la réelle situation des banques et a démontré sans le vouloir et en bafouillant la futilité de cette micro-loi sur les activités bancaires qui ne le touche pas le moins du monde. Oudéa s'est moqué de son auditoire comme Lloyd Blankfein de Goldmann Sachs dans un entretien analogue avec la SEC. Et oui, comme toujours le Cimbre était bien informé et bien seul sur la toile à parler de la badbank de la Société Générale, membre du Cartel du Libor, Euribor et Tibor, et de ses "actifs cantonnés"
dès le 24 novembre 2010 >>> http://www.renovezmaintenant67.eu/i...
ou dès le 17 avril 2010
>>> http://www.renovezmaintenant67.eu/i...
ou dès le 20 novembre 2009
>> http://www.renovezmaintenant67.eu/i...

Personne ne dit ou écrit que la Société Générale avait reçu 124 milliards de $ (cent vingt-quatre) de la Fed en 2010 pour son sauvetage. Et au sujet de la mini-réforme de l'augmentation des fonds propres réglementaires qui ne touche que 0,5% du chiffre d'affaire des banques je suis prolixe et je l'ai encore rappelé dans le billet précédent.

Si vous cherchez sur Google société générale bad bank mon site est en A2 et A3.
Si vous cherchez sur Google société générale actifs cantonnés mon site est en A3

Toutes ces infos ne sont pas issues de l'Huma ni du Parti de Gauche, mais il faut aller chercher l'info sur le web. C'est pourquoi le Cimbre l’agrège sur son site et écrit souvent: la Lutte des Classes s'est faite sans nous et par-dessus nos têtes.

Pour en savoir plus sur la situation comptable et commerciale de la Société Générale, de BNP Paribas, du Crédit Agricole vous pouvez relire mon billet du 3 novembre 2012: Les plus grandes banques systémiques du monde en faillite technique en 2012: Deutsche Bank, BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale....

Le day of reckoning, la fin du running on empty et du race to the bottom, la fin du keeping up with the joneses s'approchent.

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25 janvier 2013

Deutsche Bank crée des milliards de nouveaux produits financiers titrisés / Concours Internet des actifs les plus toxiques - Finance Watch - Weed - Share

finance_watch_2013.jpgSi vous cherchez sur Google produits financiers titrisés mon site est en A2 sur 64.300 résultats. Mais si vous cherchez sur Google michel barnier banques 4500 milliards mon site est en A1 et en A2 sur seulement 12800 résultats. 12800 résultats, c'est un non-évènement, donc ça n'a pas existé. Mais le nouveau  budget européen "effectif" pour la période allant de 2014 à 2020, de 908 milliards d'euros, a été voté avec une baisse de 3%, et une baisse du budget est interdite par les statuts de l'UE; c'est un budget de déficit et d'austérité. Le budget de l'UE sert à l’investissement structurel, mais racheter les dettes pourries du Cartel du Libor, Euribor et Tibor et des banques issues de leur spéculation ratée passe avant tout pour l'Europe Providence Bancaire. Lors de ce nouveau débat sur le budget européen il n'y a pas eu de débat sur la réindustrialisation de l'Europe. En 15 ans il n'y a jamais eu au Parlement Européen de débat sur l'industrie en Europe. Par contre, la libre circulation des marchés est le seul pilier de cette Europe.

Le marché des produits financiers titrisés s’était effondré après la Déclaration de la Crise des Subprimes de l’Année-Lehman 2008. Dans la crise financière permanente, dans laquelle il n'y a pas eu de "crise de l'euro", il y a eu depuis 2008 les rebonds des bulles échoïques alimentées artificiellement par le fait que les banques faillitaires échangent avec les banques centrales et les gouvernements leurs actifs toxiques pourris et irrécouvrables contre des liquidités à taux zéro comme dans les opérations "Bazooka" et "Grosse Bertha" de la BCE en 2011/12. Cette bulle échoïque, qui est la plus longue depuis 1928, a restitué aux USA 11.000 milliards d'actifs aux 10% d'américains les plus riches

Les banques lèguent aux États dits souverains leurs dettes privées issues de leur spéculations ratées et qui plongent sans rémission les peuples et les économies nationales dans la Grande Dépression 2.0. Les États soumis aux banques gonflent leurs dettes publiques pour sauver les banques en faillite technique tous les jours un peu pour retarder leur dépôt de bilan et le day of reckoning. Les États et leur organe délégué, la BCE, n’exprimant aucune volonté réelle de contrôler et de réglementer les flux financiers et le shadow banking, sont en réalité depuis les premiers bail-out de 2008 physiquement, juridiquement et moralement coresponsables des pratiques spéculatives des banques puisqu’en rachetant avec les fonds publics leurs actifs toxiques, ils en deviennent actionnaires. Les États, donc les peuples deviennent actionnaires des banques en faillite et qui multiplient depuis 2008 leurs activités spéculatives à haut risque au lieu de les arrêter. L’État qui a plus ou moins directement nationalisé les pertes des banques, ne fait pas usage de son droit d'actionnaire à décider du destin des banques dont il détient des parts, et le peuple est de toute façon privé de son droit d'actionnaire, il n'est pas l’État, il est l'électeur.

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22 décembre 2012

Grande Récession: le Baltic Dry Index en chute depuis l'année-Lehman 2008 et la Déclaration de la Crise des Subprimes

Baltic_Dry_Index_decembre_2012.jpg Depuis 1989 nous sommes dans la troisième décade perdue dans laquelle nous ne nous sommes toujours pas libérés du running on empty. Ladite Crise a déjà duré plus longtemps que la seconde guerre mondiale. C'est la première fois que la planète réalise une gestion de crise économique sans guerre mondiale apparente. Il n'y a plus besoin d'organiser une guerre mondiale puisque les riches des pays riches ont utilisé leurs hommes politiques et se sont donnés à travers eux les moyens de recapitaliser leurs propres avoirs en dépréciation galopante en léguant leurs dettes privées de leurs jeux de la finance à la dette publique des États. Les gouvernements aiment à se mettre au service de ces faux-joueurs et détournent aussi de ses statuts la Banque Centrale Européenne ou créent des appareils - parapluie-européen/MES/FESF/TSCG/Euros Bonds -  non décidés démocratiquement par un débat sociétal et parlementaire et aussi en totale violation des règlements et des directives européennes ou du Traité de Lisbonne ou de Maastricht. De Sarkozy à Hollande, les réformes Bâle III/Solvency 2/MiFID2 censées apporter les corrections au turbo-capitalisme sont régulièrement prorogées. La dernière supercherie de la semaine dernière est celle de l'obligation ordonnée aux banques de créer des fonds propres de réserve pour couvrir des dépréciations de certains de leurs produits financiers dérivés, mais ceci ne concerne que 0,5% de leur chiffre d'affaire. Les réformes du système financier jouissent de la même propagation virale que la fin du monde maya, le tout mêlé d'une imbécilité universelle qu'il est pourtant aisé de clarifier. Les adultes ont tout autant plaisir à jouer au crétin que les ados de la série Plus Belle La Vie en partance pour Bugarach.

Le Baltic Dry Index ci-contre à droite reste un indicateur sûr de la récession qui s'installe depuis 2008. Il représente en $ le coût réel moyen du transport maritime à la tonne des matières premières entrant six mois plus tard dans les process de fabrication des produits-finis. Les commentateurs se sont mis d'accord pour expliquer que cet effondrement est dû à la suroffre des capacités de transport maritime, au lieu de parler de l'effondrement de la demande de transport. C'est comme dire d'un aveugle qu'il est mal-voyant. En janvier 2012 on expliquait l'effondrement du BDI avec le Nouvel An chinois. Nous assistons non pas à une crise de surcapacité des cargos et porte-conteneurs ou à une "Crise de l'Euro" mais à la suite de krachs financiers majeurs avec sa succession de bulles échoïques. La bulle échoïque du BDI de 2009 à 2010 était due à l'achat massif par la Chine de matières premières destinées à être stockées en prévision lointaine de la sortie de crise et pour réduire en partie ses avoirs en $.

Bear_Rally_1929_2010.jpgLes ministres de propagandes nationaux et gouvernementaux n'ont plus besoin de déclarer de guerre, ils éliminent dans leurs pays l’État Providence, ils aplatissent les devoirs régaliens des États, ils privatisent les services, ils éliminent les acquis sociaux, ils surgonflent la dette publique pour renflouer les banques, et même les partis et les syndicats de la vraie gauche se laissent aller à leur lâcheté de se sentir las. Et le français ne carmagnole même plus sur le tarmac, mais il coure encore au Aldi parce qu'il a conscience des prix.

A gauche
: bulles échoïques du Dow Jones suite à la Crise de 29. Nous nous avançons maintenant vers l'éclatement de la 3ème bulle des subprimes: la bulle des Alt-A, des Obama Mortgage, de la FHA et de Ginnie Mae qui sera la début de la Grande Dépression 2. Mais d'ici 2014 la 3ème crise des subprimes ne portera pas de nom et sera un pot-pourri de crises parce que les riches des pays riches et les faux-joueurs financiers ont compris que pour assurer la pérennisation de leur espèce il ne leur faut laisser le monde que dans un profond et indicible malaise pour que les peuples intègrent en eux le sens de leur propre faute et tombent dans l'impensé. Et un peuple conscient de sa faute est un peuple soumis sans qu'il n'y ait même besoin d'une armistice. Dans ce monde des autoroutes de l'information nous sommes passés de la Guerre Froide à la Guerre Sous Silence et les millions de victimes ne se perçoivent pas comme telles. Elles adhèrent derechef au Manifeste-Credo des "réformes" pour la Règle d'Or, le Pacte fiscal de Compétitivité du TSCG. Cette Compétitivité n'est que de l'austérité intensive pour dégager des moyens financiers pour renflouer les faux-joueurs des banques.
  

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3 novembre 2012

Les plus grandes banques systémiques du monde en faillite technique en 2012: Deutsche Bank, BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale...

Banques_systemiques_2012_a.jpg

Musee__americain_de_la_finance.jpgDepuis 2008 les lobbies financiers ont réussi à museler les velléités politiques de certains hommes d’État veules et pusillanimes comme Sarkozy, Hollande, Obama, de contrôler et de règlementer les banques et les assurances.

Depuis 2008 les banques criminelles, toutes selon le schéma de spéculations financières Ponzi Madoff Kerviel Abodoli, ont été subventionnées par l'État Providence Bancaire et aussi par l'Europe Providence Bancaire pour les sauver momentanément de leur faillite réelle et pour les aider à fusionner entre elles pour "qu'elles puissent immédiatement rebondir quand la crise sera passée". Michel Barnier, UMP, Commissaire Européen à la Concurrence et au Marché Intérieur a rappelé dans son Communiqué du 6 juin 2012 que les contribuables des États de la Zone Euro ont déjà donné 4500 milliards d'euros d'octobre 2008 à octobre 2011. C'est un hold-up. A ceux-ci s'ajoutent plus de 1000 milliards donnés en deux opérations de facilitations quantitatives et de carry-trade lancées par la BCE en échange de plus d'un millier de milliards d'actifs pourris déposés chez elle "en garantie", ce qui est une violation de ses statuts. Il ne faut pas non plus oublier entre autre les 124 billions de $ offerts à la Société Générale ou les 175 billions de $ offerts à BNP Paribas par la Fed', la Banque Centrale américaine entre décembre 2007 et juillet 2010 pour les renflouer (one billion = un milliard en français. Un billion ou eine Billion = 1000 milliards en français ou en allemand).

Depuis 2008 j'écris: Il n'y a pas de Crise de l'Euro mais la Crise des Banques ...et mon site est sur Google en A2 sur 7.760.000 résultats pour cette entrée. Ces taux de couverture, qui sont toujours en dessous des Recommandations de Bâle 2 du Comité de Bâle, et qui n'atteignent pas le seuil de 9% de Bâle 3 pour les banques systémiques, montrent simplement que ces banques sont en faillite technique, bien qu'elles aient toutes créé leur badbank pour falsifier légalement leurs bilans en évacuant des pertes souvent à hauteur de plus de 100 milliards d'euros pour chacune d'elles (Bad Bank de la Deutsche Bank et bad bank de la Société Générale). Je rappelle que les lobbies financiers ont réussi à faire annuler "momentanément" Bâle 3, Solvency 2 pour les assurances, MiFID2 qui auraient dû introduire un contrôle et une règlementation des banques. Par contre le "parapluie européen", le FESF - Fonds Européen de Solidarité Financière et le MES - Mécanisme Européen de Solidarité sont bien entrés en vigueur pour transférer massivement et toujours illégalement la dette privée des banques vers la dette publique des États Européens.

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11 septembre 2012

Deutsche Bank, la plus grande banque du monde et le modèle ultralibéral, crée sa bad bank / First Day of reckoning

29_banques_systemiques_G20.jpg Si vous cherchez sur Google "la plus grande banque du monde" mon site est en A7 sur 31.900.000 résultats / Il y a quelques temps l'Europe et les USA jouaient à "même-pas-peur" en répétant que tout va bien après avoir renouvelé leur abonnement gratuit pour faire passer les banques par le stress-test. La perversité de ces orchestrateurs de petit-bazard et la lénification consentie des masses ont laissé oublier ce rendez-vous subliminal qui permettait de vendre de la bande passante pour alimenter la force tranquille de l'hystérie collective. Je n'invente rien, je ne suppute rien, l'info sérieuse et documentée sur tout ce que l'on veut est toujours disponible, il suffit d'en vouloir. Comme je vous l'écrivais le 4 novembre 2011, la Deutsche Bank est non seulement la plus grande banque systémique du monde, mais en plus la banque la plus dangereuse du monde, qui comme les USA parvient à profiter de la notoriété de façade qu'elle a su s'échafauder et imposer autour de la planète pour retarder son day-of-reckoning. Aujourd'hui les actes criminels de Joe Ackermann, le plus grand mafieux ponziste de la planète et de l'humanité qui n'est qu'un Kerviel à la puissance 1000, ne peuvent plus se cacher, et la Deutsche Bank a créé en interne sa bad bank dans laquelle elle dépayse une première tranche de 135 milliards d'euros de papiers pourris, irrécouvrables et toxiques et comme toujours titrisés qu'elle appelle les "non-core-operations". Cette banque a un chiffre d'affaire de 2283 milliards d'euros et intervient dans quasiment toutes les opérations de CDS réalisées sur la planète, et est de toute façon l'intermédiaire de quasiment toutes les opérations faites sur le commerce des Bons du Trésor émis par les États pour obtenir à un fort taux d'intérêt sur les marchés financiers des liquidités fraiches pour renflouer leurs banques en faillite. La Deutsche Bank est en tête du group of global systemically important banks (G-SIBs) et à elle seule elle met en permanence en péril tout le système financier international. chomage_europe_2012.jpgLa Deutsche Bank se crée une poubelle personnelle sur mesure qui ne figure pas dans sa comptabilité pour faire disparaître des pertes, fruit de son activité de criminalité financière. C'est comme si vous aviez un énorme comédon sur le nez et que vous fassiez sur votre miroir un trou à cet endroit et que vous disiez que vous êtes beau, admirable et en bonne santé. Et qu'il y a tellement de gens pour le croire et le faire croire. La Deutsche Bank n'est en réalité qu'une banque de façade qui est la filiale de son propre hedge-fonds DWS qu'elle a propulsé et qui vit essentiellement du shadow banking, donc des opérations extra-bilancielles OTC - Over-The-Counter que le législateur, les régulateurs et les Directives Européennes MiFID et MiFID2 ont aménagées spécialement. Seulement 4% des opérations de la Deutsche Bank sont des opérations bancaires "traditionnelles", 96% passent par son hedge fonds pour alimenter la spéculation financière sans objet économique et industriel. La Deutsche Bank qui profitait de la connerie cupide et naïve de millions de spéculateurs en promettant une marge opérationnelle de 25% avait toujours réussi à se faire passer pour LE modèle de notre système qui à lui seul légitime l'unique vision du monde et encore plus du monde qui depuis l'année-Lehman 2008 s'effondre... "mais qui voit déjà pointer le retour à la croissance". La Deutsche Bank a un taux de couverture, de fonds propres dits "règlementaires" de 2,27% et est l'avant dernière banque au regard de ce pourcentage, des 29 banques systémiques. Mais comme la Deutsche Bank est la plus grande banque du monde et qu'elle détient en plus le plus gros porte-feuille des Bons du Trésor des pays dits "souverains", elle est à elle seule une bombe atomique en voie de déflagration. Le chef de cordée tombe, ce qui veut dire que tous les sherpas vont se permettre à la suite et en chaîne d'annoncer des choses dramatiques similaires qui ne sont plus ressenties comme dramatiques par les peuples puisque depuis 2008 nous est injecté des centaines de fois par jour une dose de plus en plus mortifère sans que nous (enfin, pas moi) nous nous en rendions compte. Hyvää iltaa!!

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5 septembre 2012

Avec 661 le Baltic Dry Index est plus bas que lors de l'année-Lehman 2008 avec la Déclaration de la Crise des Subprimes

Svolvaer_Lofoten_Norway.jpgA Noël il n'y aura rien dans les magasins et cette situation de pénurie va continuer jusqu'au printemps 2013 ou plus tard. Le Baltic Dry Index qui était tellement bas a perdu 82% en continu depuis janvier 2010, 70% ces 6 derniers mois et 40% depuis juillet ce qui veut dire que rien n'est produit dans l'industrie de transformation, qu'il n'y aura pas du travail et qu'il y aura une très forte hausse du chômage. Selon l'Organisation Internationale du Travail, l’Espagne et la Grèce ont atteint le record mondial du chômage enregistré avec 24,5 et 22,3%. Le BDI a atteint et dépassé par le bas l'indice 695 qui était le niveau le plus bas qu'il avait atteint en 2008 lors de la Déclaration de la Crise des Subprimes. Il était à 11709 en 2007. Le BDI est un indice des prix moyens pratiqués sur les 24 grandes routes maritimes internationales et n'est pas spéculatif. Cette baisse continue et spectaculaire s'explique par le ralentissement de la demande de minerai de fer, qui représente un tiers de ce type de transport maritime. Le fer entre dans pratiquement tout produit manufacturé. Aujourd'hui le prix moyen d'une journée de transport maritime est de 693 $, alors que les coûts de fonctionnement s'élèvent à 7437 $, et avec les coûts financiers et l'amortissement des navires il est de 18949 $. En réalité tous les armateurs sont en situation de faillite technique. Il y aura une hécatombe ces prochains mois car les banques n'accordent plus de crédits, alors qu'elles-mêmes sont "sauvées" par les États auxquels la BCE rachète sans limite supérieure depuis le 6 septembre 2012 les Bons du Trésor que les États ont émis pour sauver les banques. Ce n'est même plus de la monétisation de la dette, mais de la monétisation de la connerie en totale violation avec les statuts de la BCE. Malheureusement cette monétisation constitue une déprédation systémique des peuples qui n'a rien à voir avec des mesures d'aide à la croissance. Cette déprédation sera à payer par nos générations futures pendant 20 ans. Au bas de la page d'accueil vous avez le graphique actualisé du Baltic Dry Index. Si vous cherchez sur Google "pas de reprise économique" mon site est en A1 sur 22.100.000 de résultats.
griechenland_SEPTEMBRE_2012_b.jpg
Pour le Mondial de l'Automobile de Paris, les constructeurs annoncent pour 2013 un "Horrorjahr" ou même un "Schreckensjahr", une année effroyable. Ceci n'empêche pas pour autant la banque directe du Groupe Renault, la RCI Banque de faire tous les jours à la TV de la publicité pour ses produits financiers. Souvenez-vous que les départements finances de Peugeot-Citroën et de Renault ont été renfloués en 2009 à hauteur de 9 milliards d'euros par l'Etat français pour cacher leurs pertes qu'ils ont faites avec le commerce des produits dérivés financiers titrisés et pour augmenter d'autant la dette publique, car il n'y a pas eu de remboursement. En réalité PSA ou Renault sont des hedge fonds adossés à des constructeurs automobiles.

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28 août 2012

"L'Europe (néolibérale) est de retour", vive la Casse sociale et le Consommateur pauvre

Umea_Bodo_2012.jpgSi vous cherchez sur Google croissance appauvrissante mon site n'est qu'en B4 sur 5040 résultats. Un si petit nombre pour les résultats montre que "croissance appauvrissante" n'est pas un concept dans l'opinion publique francophone. Là où il n'y a pas de concept, il n'y a pas de conscience. Ces prochains jours un grand mouvement communautaire de contre-propagande va s'installer en Europe pour anesthésier les foules avant qu'elles ne se rendent compte qu'à Noël il n'y aura rien dans les magasins et que cette situation de pénurie va continuer jusqu'au printemps 2013 ou plus tard. Le Baltic Dry Index qui était tellement bas a perdu 82% en continu depuis janvier 2010, 70,3% ces 6 derniers mois ce qui veut dire que rien n'est produit dans l'industrie de transformation. D'ici quelques jours le BDI va atteindre 695, soit le niveau le plus bas qu'il avait atteint en 2008 lors de la Déclaration de la Crise des Subprimes. Il est aujourd’hui à 717. Il était à 12000 en 2007. Le BDI est un indice des prix pratiqués sur les 24 grandes routes maritimes mondiales et n'est pas un indice spéculatif.

Après "le retour de la croissance", la "recovery" comme nous avons entendu en 2008 et 2009, ou les "stress-tests des banques qui révèlent que tout va bien", nous assisterons ces prochains jours à une injure systémique dirigée contre le Travailleur sous couvert d'un massage qui vous sera vendu comme un message d'espoir et de début de victoire.

"L'Europe est de retour" racontent les économistes depuis hier, "elle va tirer la croissance mondiale dès 2013". Selon eux il y a en Espagne, au Portugal, en Italie, en Grèce et depuis bien plus longtemps en Irlande un tel inversement de tendance que "les économies de ces pays sont aujourd'hui sur la voie de la convalescence et du retour à la croissance". Ils vaporisent même de manière plus académique des "Ouf, on a eu chaud". Sans baisser les yeux devant les caméras les économistes ont le plaisir d'annoncer que "cet assainissement économique provient du fait que le coût unitaire des produits et des services de ces pays ont énormément baissé, si bien qu'ils deviennent concurrentiels sur les marchés internationaux et qu'ils se vendent bien et qu'ils permettent de redresser le seuil de compétitivité, la balance commerciale, le budget et les finances de ces États". Ils poursuivent leurs joyeuses explications en disant que "grâce au chômage de grande ampleur dans ces pays, il n'y a non seulement plus une pression sur les salaires, mais en plus les salaires ont beaucoup baissé et les syndicats sont très affaiblis et les ouvriers sont déjà contents d'avoir un travail, quand ils en ont. Grâce à la pression sur le marché du travail les entreprises ont pu le moderniser et y introduire la flexibilité qui augmente leur compétitivité". Pour ces économistes, ce qui n'est qu'une très grave déchéance sociale collective est la preuve que les "Réformes réalisées dans ces pays permettent de renouer avec la croissance." Ces économistes font de la pédagogie anticipative en communiquant leur réjouissance par avance face à l’ingérence sur le Code du Travail qui sera permise par la "Règle d'or" du Pacte fiscal et budgétaire européen (TSCG - Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance). Et bien sûr le ministre français du Travail, Michel Sapin, du gouvernement Hollande, va modifier le Contrat du Travail "pour que le pays fasse ses réformes de structure pour qu'il réussisse son redressement et son renouvellement". Le projet de loi veut rendre le contrat de travail plus flexible. Le flex-time et la précarité sont renforcés, la croissance reste appauvrissante. Le trickle-up-effect, le transfert des richesses, des savoirs, des pouvoirs et des droits continue sa marche déviée vers le haut et tous ces économistes et leurs portes-parole, les journalistes, sont fiers de claironner que "ces réformes justes font leurs preuves", selon eux, mais oublient d'annoncer que les réformes pour contrôler et règlementer les marchés financiers comme Solvency2, Bâles II et MiFID2 sont toutes annulées car les "interventions d’État sont malsaines et nuisent à la concurrence".

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27 juin 2012

Euro-Groupe: la BCE et le MES unies en bad bank, en bail-out-Fonds, en pool de défaisance avec des Euro-Bonds / Euro-Bills à la clef

Otto_Dix_3.jpgLes journalistes, qui vivent de leur capacité de nuisance en vendant du mensonge étiré en long comme de la saucisse toute blanche, ont imité la nouvelle formule de certains politiciens qui ont une volonté subite de pentito, de repenti: "nous avons appris depuis 2008, nous avons évolué". Non. Il était possible de rester libre, mais il fallait vouloir en payer le prix. Depuis 2006 sur le web et depuis 1933 devant mes étudiants, j'ai critiqué de manière véhémente les produits financiers dérivés. Il ne faut pas non plus répéter comme tout  le monde après la curie de la City que "l'effondrement de la Lehman Brothers avait failli entrainer en 2008 l'effondrement total de tout le système financier". Il faut dire que depuis "l'année-Lehman" 2008 les États ont endossé la tunique Madoff-Ponzi et se sont mutés en un gros État Providence Bancaire dont le seul objectif est de réaliser le transfert massif et définitif dans la dette publique des pertes de tout le système bancaire en faillite depuis 2006 (deux mille six). Quand le day of reckoning arrivera à l'hiver 2012 vous ferez votre burn-out collectif et personnel, et moi je serai soulagé car je le prévoie depuis 1990. Vous irez dans la rue, et moi j'irai au lit. Trois mois plus tard j'étendrai mon site en ayant le sentiment d'avoir accompli mon devoir dans la mesure de mes moyens. J'ai toujours en mémoire mon père répéter sans cesse avec effarement qu'après la guerre tout le monde disait: "Wir haben es nicht gewusst". J'ai contribué à faire savoir, et jusqu'à il y n'y a même pas deux ans, mes propos n'avaient presque pas de similaires. Si vous cherchez sur Google "il n'y a pas de crise de l'euro" mon site est en A3 et en B9 pour 5.660.000 résultats. Depuis 2008 mon site est en première page de Google pour cette recherche comme pour plein d'autres. Il n'y a pas de crise de l'Euro, mais une crise des banques et des institutions européennes (<<< Lire le Communiqué de Michel Barnier, Commissaire européen au Marché Intérieur et à la Concurrence).

Dans le ferry de Helsinki à Rostock qui m'a ramené du 7 au 9 août 2012 de ma seconde expédition polaire arctique à vélo, il y avait au moins deux cent retraités allemands, auxquels je me demande comment je pourrais une fois m'identifier, qui sont venus avec de chics motorhomes mais avec des habits C&A car on a conscience des prix. C'est la fin d'une époque, nos jeunes qui nous suivent n'auront plus les moyens pour s'habiller de tôles précieuses et de s'imaginer jouir du monde et de la planète. After the next winter we have to wait for the oncoming of a new era in which we shall have to enjoy life in another way. The backlash against the rich has now gone global. The economical system is not able to acquire a second political legitimacy. We have witnessed the sad flavours of gread and speculation, crony capitalism is out, sustainable green welfarestate will be in. Are you ready? Wir gehen kaputt, kommst Du mit? Il n'y aura rien dans les magasins pour les fêtes de fin d'année jusqu'au printemps 2013 pour commencer. Des spéculateurs comme Georges Sorros ou John Paulson ont récemment converti en or une grosse partie de leur portefeuille d'actions. Idem pour les banques et les banques centrales. Il semble que les banques centrales prépareraient quelque chose d'énorme pour cet automne. Are you ready? Wir gehen kaputt, kommst Du mit? Nos p'tits jeunes n'y peuvent rien, c'est ce qu'ils croient être leur culture cardinale que de croître et de s'enrichir, et dès 1993 (je m'en souviens à cause de Windows 92 qui m'a permis d'informatiser les polycopiés de mes cours) j'ai fait en allemand pour mes étudiants de Bac +2 à Bac +5 des cours d'économie et de management et de Droit de la Propriété Intellectuelle en allemand pour critiquer les Financial Derivative Produces, kurz "die Derivaten, um effizient und sicher das Vermögen zu vermehren" (les dérivés pour multiplier de manière efficace et sûre le patrimoine) en IUT, dans les DESS, en Master 2, en Master Grande École et pour enseigner un management raisonné qui se donne un objectif social et écologique dans la création de biens et de services. Je n'étais pas visionnaire, j'avais juste raison. Il en était de même quand j'ai fait des cours pour critiquer la brevetabilité du vivant, pour critiquer le pillage systémique de la biopiraterie organisée par BASF, Bayer, Spitzer, Ricetech, Cyngenta, Monsanto... pour ce dernier qui avait aussi été le sponsor de la R&D nucléaire américaine et directement des bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki. J'avais aussi donc enseigné pendant 11 ans en allemand au CEIPI, Strasbourg, en DESS du Droit de la Propriété Intellectuelle, le Privilège de l'agriculteur à réensemencer ses propres semences, ce qui lui est interdit avec les OGM que Bruxelles et l'Office Européen des Brevets de Munich laissent entrer en force sur nos terres et dans nos bouches. Et quand j'avais quitté le CEIPI pour aller dans l'IECS / EM-Strasbourg, la Grande École de Management, le Directeur du CEIPI m'avait dit: "allez donc vendre des saucisses". J'ai donc lutté pendant 25 ans dans ma carrière universitaire parallèle pour sensibiliser des ingénieurs-conseils en brevets d'invention et des décideurs économiques dans l'esprit de Sico Mansholt et du Club de Rome de la "Croissance Zéro". Évidemment j'ai perdu contre cette foison de jeunes néolibéraux qui vendent père et mère, qui font uniquement de leur vie une captation d'héritage et qui en profitent pour faire déshériter leurs semblables pour maximiser leur propre profit.

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21 juin 2012

Il n’y a pas la "Crise de l’euro" mais la Crise des banques en faillite depuis 2008 / Solvency 2, Bâle III et MiFID2 annulés

Washington_Dix_Otto_Marx.jpg Les financiers spéculateurs ont réussi cette semaine un coup, qui n’est qu'un coup de maître pour les observateurs étourdis. Ce coup n’est qu'une simple étape technique dans un programme et une politique éprouvés. Les banques et assurances se font en effet massivement adoucir depuis 2008 par les États dits souverains la charge de leurs positions toxiques illiquides et irrécouvrables. Elles transfèrent massivement une grosse part de leurs dettes pourries sur la dette publique des États. Ces États mettent à la disposition des banques par l’intermédiaire de leur enfant illégitime, la BCE "indépendante", des liquidités à un taux voisin de zéro ou en réalité à un taux très négatif (jusqu'à -25% en taux annuel), et ces banques prêtent aux mêmes États des liquidités à des taux excessifs voisins de 7% ou supérieurs. Ces États junkies et veules se sont mis en situation de dépendance face à ces banques et ils craignent de manquer de subventions provenant des marchés financiers arrosés par la BCE pour acheter leurs Bons du Trésor qu'ils émettent pour financer les dettes privées qui leurs sont léguées par les banques sans modération depuis 2008. Les États laissent imaginer que leur propre survie dépend de la survie des banques qui s'enfoncent dans leur faillite due à leur propre cupidité criminelle, si bien qu’ils assouplissent à satiété les nouvelles normes comptables MiFID 2, Solvency 2 et Bâle III, déjà tellement perméables avant et après leurs réformes. Pourquoi ce Kuddel-Muddel? Pour préserver une certaine idée du monde libéral dans lequel la Banque Centrale ne peut être mise sous pression politique pour monétiser la... dette.

màj du 10 octobre 2012
: Le Royaume-Uni a annoncé que non seulement il ne va pas appliquer Bâle III, mais qu'il va encore baisser le niveau de fonds propres règlementaires des systèmes financiers, des banques et des assurances. Ainsi ils auront un matelas de couverture encore plus bas que celui déjà criminellement bas de Bâle 2 et qui a conduit à ladite crise.

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13 juin 2012

Chimie et Energie / Nouvelle Victoire syndicale en Allemagne: + 4,3% et semaine de 4 jours pour les Travailleurs de plus de 60 ans.

IG_BCE_tarifrunde-2012.jpg

Les "corps intermédiaires" dont parle le nouveau Président français savent exister et conduire en Allemagne sans assistanat gouvernemental et sans condescendance médiatique et sociétale leur Lutte des Classes, sans carmagnoler sur le tarmac entre les pneus de voiture brûlés, mais dans les bureaux avec en face le patronat et les actionnaires. Le syndicat allemand IG BCE, de la chimie, de l'énergie, du secteur minier et du traitement des minerais, regroupant 550.000 travailleurs, a clôturé le 24 mai 2012 dans la victoire sa Tarifrunde annuelle, sa négociation de la Convention Collective. En Allemagne, la Tarifautonomie est garantie par la Grundgesetz, la Loi Fondamentale. Il n'existe pas de Smic en Allemagne, sauf dans les secteurs où l'organisation syndicale est difficile à organiser, comme dans celui du bâtiment où les chantiers sont très atomisés. Dans les secteurs où l'organisation syndicale est naturellement réalisée, les PME et les grandes entreprises, il n'y a pas de Smic, tout simplement parce que le salaire perçu par les groupes tarifaires inférieurs dépasse ce Smic. Ce qui est un Smic en France correspond au minimum vital en Allemagne. (en cours de rédaction)

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9 juin 2012

Michel Barnier, Commissaire européen: le sauvetage des banques a coûté 37% du PIB européen au contribuable ou 4500 milliards

2011_krach_et_critere_maastricht_Deutschland.gifCommission Européenne - Communiqué de Presse, Bruxelles, 6 juin 2012

Selon Michel Barnier, UMP et Commissaire au Marché Intérieur, "entre octobre 2008 et octobre 2011, la Commission européenne a approuvé environ 4500 milliards d'euros d'aides d’État en faveur des établissements financiers, ce qui équivaut à 37% du PIB de l'UE (lire le Communiqué). Si elles ont permis d'éviter des faillites bancaires et une désorganisation économique à grande échelle, ces mesures ont pesé sur le contribuable et grevé lourdement les finances publiques".

"...governments have had to inject public money into banks and issue guarantees on an unprecedented scale: between October 2008 and October 2011, the European Commission approved €4.5 trillion (equivalent to 37% of EU GDP) of state aid measures to financial institutions. This averted massive banking failure and economic disruption, but has burdened taxpayers with deteriorating public finances"

"...Von Oktober 2008 bis Oktober 2011 genehmigte die Europäische Kommission 4,5 Billionen EUR (bzw. 37 % des EU-BIP) an staatlichen Beihilfemaßnahmen für Finanzinstitute. Zwar gelang es auf diese Weise, einen massiven Bankenausfall und Verwerfungen der Volkswirtschaft zu verhindern, doch wurde die damit einhergehende Verschlechterung der öffentlichen Finanzen dem Steuerzahler aufgebürdet".

"...mellan oktober 2008 och oktober 2011 godkände Europeiska kommissionen 4,5 biljoner euro (motsvarande 37 % av EU:s BNP) i statligt stöd till finansiella institutioner. Därigenom kunde man undvika massiva bankkonkurser och ekonomiskt kaos, men det har också belastat skattebetalarna med försämrade offentliga finanser".

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