Vous êtes invités à lire la 1ère partie de cet article et vous pouvez aller directement au paragraphe 4 si cet "essai littéraire" vous pèse. La non-objectivité de la "Reprise" économique n'est qu'une illusion suprématiste et ne concerne que les banques systémiques qui bénéficient des aides gouvernementales de sauvetage. Comme il existe la non-objectivité de la Reprise ou des "green shoots", il existe depuis presque 20 ans la non matérialité du PIB en croissance. Croissance sur dettes.

Les banques ne cessent en ce moment d'annoncer un bon résultat opérationnel, mais "résultat opérationnel" n'est pas une norme comptable internationale définie par les standards IASB / IFRS et chaque banque peut y faire figurer ce qu'elle veut, quand elle le veut, et changer ses propres critères selon ce qu'elle a envie de communiquer ou de cacher. Les médias et les politiciens ne restituent que ce mensonge planétaire qui doit servir de bain gingival à ceux qui prononcent ces mots. Le bouche est purifiée et peut donc parler de croissance. On peut nommer ceci le parl'être, le mensonge, le faux en écriture en fonction de sa foi ou de sa compromission personnelle. L'homme s'est adossé sur un marché cognitif unique. L'homme de l'hémisphère riche.

Face à cette immatérialité du PIB en croissance, il existe la réalité du NAIRU et de l'appauvrissement d'un prolétariat élargi aux classes moyennes qui se déprécient comme acteurs économiques titulaires d'une sécurité alimentaire et matérielle.

Face à cette croissance, l'Afrique est encore plus vite dépolluée de son désir de sécurité alimentaire, économique et politique dans le miroir suprématiste de l'organisation mondiale du commerce libre et non faussé (OMC) qui crée du bien-être et qui tend au plein emploi en apportant par-dessus le marché la démocratie (Traité de Lisbonne).

Les miroirs suprématistes se cumulent pour se concrétiser en un thaumatrope qui montre à chaque inclinaison différente la même image du cochon repu qui dit merci et qui n'éprouve même plus le besoin de nourrir une conscience politique et d'aller voter. La médiocrité de la nouvelle gouvernance européenne conformément au Traité de Lisbonne en est par exemple un résultat. Pour faire miroiter ce thaumatrope dans tous ses sens on n'a même plus besoin d'une urne électorale ou d'un doigt d'un Bilderberg, de la Trilatérale, de la Banque des Règlements Internationaux ou d'autres princes et imbéciles aux grands chœurs, le cochon bat la queue et ça lui suffit même s'il ne mange plus que du son. Il a en lui haut et fort une certaine image de croissance, du PIB à la tête dans la gamelle. Car il faut moins de temps pour ne plus le dire, la titrisation est oubliée. Aux excès de langage courant depuis 1989, mais que vous ne percevez subitement et intensément que depuis le début médiatique de la crise "des Subprimes" à partir du 15 IX 2008, je dois opposer des coups de butoir avec des mots qui vous semblent être des néologismes, pour que vous preniez conscience et admettiez de mettre des mots sur tous vos états. Mais ne vous inquiétez pas, je vais me remettre à mon langage économique plus bas, comme il se doit... et vous verrez que le monde de la finance fait encore pire depuis le 15 IX 2008 et avec la garantie, le soutien et l'aval des gouvernements. A une folie, j'ajoute la mienne. A vous de voir qui est le plus atteint. Le Stress-Test des banques ou moi? La Grèce qui falsifie ouvertement les critères comptables de Maastricht dès son adhésion à la Zone Euro, ou les USA qui font la guerre en plus? Thaumatrope ou Obama?




La tentative d'utiliser "Nobel" Obama comme miroir suprématiste destiné à endiguer les foules pâlit très vite (Photo: Signature de BO). Obama est un raté global. "Nobel" Obama réduit ses objectifs environnementaux et triple ses GIs expédiés dans le ‏هندوکش. "Je vous suis redevable d'une mission", son discours d'hier devant l'École des Cadets de Westpoint était le même que celui du Sommet de l'Otan à Strasbourg le 4 avril 2009 lors de son townhall meeting tenu devant les jeunes UMP et des Grandes Écoles, et au Sommet de Prague du 6 avril 2009a été consacré le déconstructivisme de l'État hormis de sa fonction ressentie comme régalienne d'État Providence Bancaire. Le suprématisme du primat de la croissance sur l'Homme est l'image inversée du déconstructivisme de l'État des habitants des pays et de l'état de l'homme en tant que dépositaire d'une enveloppe dans laquelle il génère et gère des aspirations paisibles et lentes dans lesquelles il n'est pas obligé de s'inventer ennemis & dangers avant chaque lendemain pour transformer une illusion de vivre en se bavardant de lui-même.




Paragraphe 4
) Rassurez-vous, je vais bientôt vous entretenir des réserves fractionnaires, des CDS / CDO, des RMBS et des bulles des produits titrisés adossés sur ce reste de vie. La mode du parl'être de la titrisation qui avait été collectivement nommée Titrisation et seulement en apparence identifiée comme étant la mère de toutes les bombes de l'éclatement de la nommée Bulle des Subprimes après le 1er lâchage de la Lehman Brothers le 15 IX 2008, avait très vite pâlit malgré la suite collectivisée des pertes issues des faillites de Goldman Sachs, de la Washington Mut, de AIG, de Chrysler, de General Motors, de l'Islande, de HSBC... et bientôt de Boeing. La bulle létale des titrisations a été pourtant amplifiée depuis septembre 2008 par le club de Wall Street, Obama-Bernanke-Geithner, avec les programmes de recapitalisation des banques et grâce à la non-indépendance des banques centrales aux ordres des porteurs du pouvoir politique légal des États et du pouvoir illégal du G8-20 qui n'est qu'un club informel de rencontres sans réalité juridique internationale et démocratique.

Je peux vous exprimer ceci plus simplement, mais vous auriez déconnecté parce que vous auriez cru lire marx dans mes propos: le pouvoir appartient aux banques. Il est tellement inscrit dans les gènes que le CAC 40, le Dow, le Nikkei soient notre credo et que l'État doive disparaître dans l'efficacité commerçante des marchés qu'il m'est nécessaire de faire repasser cette idée à double-face dans le double-face du suprématisme de la valeur et du PIB adossé au déconstructivisme de l'État pour faire reprendre conscience. Et bien que les banques fussent décriées puis nommées par le "too big to fail" à la fin de l'année 2008, leur recapitalisation leur a permis de fusionner entre elles et de devenir encore plus too big to fail en opérant leur croissance de leur nature systémique de risque. Mais ceux qui savent vous vendent cette croissance comme une "nécessité pour être encore plus prêt devant la concurrence internationale, pour être en mesure de rebondir après la crise et pour permettre de gagner des indices de croissance". On feint d'ouvrir et de nourrir le débat démocratique en faisant bavarder les foules sur une taxation temporaire des bonus bancaires de 2 à 3000 traders valable jusqu'en avril 2010, mais la perversité démultipliée du système financier global auto-centré est un billion de fois plus grave, peuplicide et économicide. La Lutte des Classes est parfaitement moderne, visible, lisible et présente devant la corbeille de la Bourse, mais ne l'est plus devant la gamelle de l'affamé, auquel on a dit que le clivage gauche-droite est ringard, et il l'a cru et intégré dans son comportement syndicalement, politiquement et sociétalement non revendicatif et soumis. L'affamé n'a plus que sa langue, mais elle lui sert à lécher sa gamelle. Dès 1989 j'ai basculé dans la Gauche du IIIème millénaire en donnant un nom aux choses. Depuis 1989, la Chute du Mur, la gauche a orchestré les Deux décades perdues parce qu'elle n'a perçu que le primat de la globalisation comme liant de l'humanité. La Gauche a transposé dans l'esprit global la nécessité nécessaire de la réalité des banques en lui donnant le packaging du progrès de la globalisation. Quand hitler était arrivé au pouvoir il avait aussi promis un reich de 1000 ans et il avait su convaincre en plaçant les individus au centre du miroir suprématiste et en en écartant juste ce qu'il fallait pour parvenir à son accomplissement. La droite fait son travail et elle le fait bien conformément aux aspirations de ses donneurs d'ordre électeurs. Le coupable est seule, la gauche. Là où elle renie la lutte des classes elle collabore, soutient, renforce et s'ajoute à la compromission universelle. La lutte des classes du IIIème millénaire ne se fera pas avec une x-ième révolution, mais avec le contrôle démocratique des pouvoirs conformément à la Constitution. L'électeur doit vouloir, il n'a qu'à écouter les alternatives qui existent. Il est tellement masochiste qu'il préfère attendre d'être un squelette sur lequel le monde s'écroule comme à l'écroulement de la République de Weimar.

paragraphe 5) Souvenez-vous du printemps 2009, une oreille distraite aurait eu pu croire que le prince-président français en exercice était de gauche quand il mettait son accent tonique sur les "marchés financiers fous" en vociférant à hue et à dia avec des "je ne tolèrerais pas que..." et qui menaçait encore à la veille du G20 de Londres de "claquer la porte avant la fin, si". Ou au G4 de Berlin de février 2009 nous étions fiers du parl'être de notre pinnochio local qui ne posait plus simplement son regard compatissant sur le peuple mais qui reprenait pour lui sa destinée en main en disant "la crise de l'économie de marché, la crise de la dictature des marchés qui sont devenus fous et que je ne tolèrerai pas...".

Tous les G20 depuis l'automne 2008, Londres, Washington, Pittsburgh, etc.. le G4 de Lecce, ont consacré la victoire des banques, le maintien des paradis-fiscaux ou leur renforcement off-shore, le placement du quantitative-easing (planche à billet) au centre de l'économie politique en instrumentalisant à cet effet le Fonds Monétaire International (FMI), la non-régulation et le non contrôle des flux financiers. Même la nouvelle autorité de contrôle européenne créée la semaine dernière et présentée comme une victoire est une coquille vide selon les journaux financiers eux-mêmes. J'y reviendrai dans un prochain article.

Les G20, G8 ne sont que des clubs sans autorité et sans légitimité juridique internationale à la différence de l'ONU ou de la FAO, mais des décisions monétaires y sont prises et les états membres s'y tiennent. Le Sommet climatique de Copenhagen de décembre 2009 n'a été qu'un club et sa décision à minima n'a aucun caractère juridique contraignant et ne sera pas respectée.

Dans mon "essai littéraire" ci-dessus, qui est un libelle à la Montaigne, je vous ai demandé si nommer les choses intensément, si déposer son accent tonique sur des mots comme PIB ou croissance étaient des activités structuratrices d'État, d'état, d'une forme d'économie, des relations domestiques et internationales entre les habitants d'un pays et avec leur voisins. L'objectivité d'un mot ou la non-objectivité de ce mot est structurante dans son environnement où il a cours, tout comme les triple-A des évaluations infondées des agences de notations Moody's ou Standard and Poor's. Utiliser le contraire d'un mot pour cacher son revers est tout autant structurant. Ne plus utiliser un mot quand on a mis dessus pendant des mois l'accent tonique est tout aussi structurateur. La titrisation avait été dénommée toniquement au printemps, pour faire croire aux peuples que l'on détenait le grand coupable, même si l'on n'allait mettre au cachot que le nano-Madoff qui avait fait du joujou dans un coin de la scène Ponzi globale, destructrice et ordonnancée. Les peuples ont besoin de grands procès mais de petits coupables, sinon ils se mettraient à douter d'eux-mêmes et attaqueraient de front le dictionnaire, et leur colère serait encore plus violente s'ils se mettaient à comprendre qu'ils sont autant coupables en ayant accepté de se glisser dans la compromission universelle qui leur octroyait à eux aussi un lopin de confort furtif avec sa fiction de culture agricole et de l'ensemencement générique offert au plus petit d'entre nous. Il est confortant de se sentir être un organisme génétiquement manipulateur. Il est réconfortant d'être structuré. Chacun est agent d'un reich. Je reste profondément conscient de la responsabilité de chacun dans cette compromission universelle. Le chacun comme électeur par-ci, mais cultivateur de son lopin furtif par là. Le PIB n'est que l'expression de son propre besoin d'identification. Les rapports entre mon voisin et le PIB sont fluidifiés si l'identification se fait dans une société sans culture et sans éducation, dans un double-face du suprématisme de la croissance et du déconstructivisme de l'État. L'essentiel est de cravacher. La marche suivra son cours.

paragraphe suivant)  Le cours ne suivra pas la marche.  Je vous ai écrit au printemps qu'en réalité les décisions au sujet des parités des monnaies avec le Dollar comme pivot se prennent dans le système para-secret de la Banque Internationale des Règlements, qui a toujours été nommée "Banque Mondiale bis" depuis 1945. La Bank for International Settlements - Banque des Règlements Internationaux, BRI, est la banque centrale des Banques Centrales. C'est le cœur idéologique de la politique économique globale comme l'entendent les pays du G7. La BIS est un club de Banques Centrales qui siège à Bâle et dont l'objectif est de gouverner les gouvernements. Ce club n'a pas de statut officiel relevant du droit international comme le G8, le G20 à la différence de l'Otan et de l'ONU.

Pourtant c'est à la BRI que sont prises les décisions de dévaluer ou de défendre les monnaies, de fixer le prix de l'or, de réguler le système bancaire off-shore, d'augmenter ou de diminuer les taux d'intérêts à court terme. La BRI est aussi appelée le réacteur nucléaire qui surplombe avec sa tour de 17 étages le ville médiévale de Bâle. La BRI n'apparait quasiment jamais en public et ne fait pas de communiqué. Elle est faite de 55 membres mais en réalité ce ne sont que l'Allemagne, la France, les USA, la Suisse, l'Italie, le Japon et la Grande-Bretagne qui se rencontrent régulièrement à Bâle. La BRI est le club supranational le plus secret, le plus exclusif, le plus puissant de la planète. Elle avait été officiellement pro-nazi dès 1930. Elle a été le centre du système bancaire de Hitler cogéré avec les américains... Elle n'avait jamais été liquidée comme l'avaient demandé en 1944 les américains à la Conférence de Bretton-Woods. C'est du Comité de Bâle de la BRI que sont sorties en 2004 les Recommandations de Bâle, appelées Bâle II, qui sont à l'origine des interprétations libres qui ont mené à la crise des subprimes, des CDS / CDO, de ce Système du Risque des produits dérivés titrisés adossés au mark to market (à la valeur du marché) qui a plongé la planète dans la spéculation systémique et dans cette crise économique la plus grave de l'histoire économique de l'humanité. Les Recommandations de Bâle II étaient vendues comme des Normes Prudentielles Comptables, ont été déclinées avec les Directives CRD en Europe toujours friande du dernier cri du crétinisme néolibéral. Mais les normes prudentielles comptables n'ont organisé que la contagion planétaire du mark-to-market et détourné le capitalisme dans un Casino-capitalisme. Il pourrait paraître très drôle de voir en ce moment Abu Dabi réclamer à la Citigroup 7,5 milliards de $ pour qu'elle le dédommage d'avoir commis des "erreurs d'interprétations frauduleuses". En d'autre temps ceci serait un scénario de déclaration de guerre. Peut-être que nous sommes en guerre et que nous ne le savons pas. Nous ne le savons pas.

Je fais un amalgame entre la BRI et le FMI? Le FMI peut et veut devenir ce club bis de la BRI, puisqu'il s'agit d'organiser un système mondial centralisé de planche à billet, ce que la BIS ne pouvait pas faire sans sortir de l'anonymité. C'est à partir de l'analyse de la BRI depuis sa création que s'est développée la "Théorie de la Conspiration" qui buzz très bien sur le net et dont je ne vous conseille ni la lecture ni le visionnage, et dont je n'ai regardé que quelques secondes de vidéo. Pour moi, il n'y a pas de Conspiration s'il y a une démocratie forte, active, informée et éduquée à l'exercice de la dialectique dès la maternelle. L'altérité doit être politique; l'altruisme peut-être conservé par les églises, peut m'en chaut. Il n'y a pas de victimes d'un système mafieux féodal, il n'y a qu'une tolérance générale à cet occultisme parce que l'individu est plus enclin à s'arranger avec la quotidienneté de la compromission universelle.

Je vous sens attristé, à chaque fois que je vous promets que je vais revenir au langage économique plus bas, je me relance dans des phrases. Voilà: la BIS / BRI va publier le 7 décembre 2009 son rapport trimestriel sur la situation globale de la Titrisation des produits financiers dérivés que l'on nomme CDS, CDO, OTC. Vous l'avez compris, la crise n'est pas la crise de l'économie de marché, mais la crise du capitalisme dont le seul objectif est de réaliser et de canaliser la croissance des richesses financières. La Titrisation inventée par la JP Morgan (fusionnée depuis 2009 avec la Goldman Sachs) et qui a été copiée en 15 ans par tous les systèmes bancaires, d'assurance et par les banques centrales, est à l'origine de l'effondrement des pays industrialisés du Global Meltdown que certain appellent encore timidement Grande Dépression II.

Au printemps 2009, les économistes comme Krugman, Nouriel Roubini, parlaient de l'éclatement imminent de la bulle des CDS qui était évaluée à 68.000 milliards de $ (68 trillions). Dans le dernier document téléchargeable de la BIS / BRI nous voyons que cette bulle est non seulement considérablement sous-évaluée, mais qu'en plus elle a recommencé à gonfler.

Selon le rapport des statistiques de la BIS / BRI, le montant total notionnel de tous types de contrats OTC a été en juin 2009 de 605 trillions de $ (605.000 milliards) et a augmenté de 10% par rapport à décembre 2008.  Les OTC, Over The Counter, sont des contrats de gré-à-gré et des opérations extra-bilancielles réalisées sur le marché mondial financier qui ne sont pas encadrées par le moindre des contrôles (over the counter) selon la volonté des législateurs. La bulle plus spécifique des CDS a augmenté pendant la même période de 60%. Les CDS, Credit Default Swaps, qui sont des assurances contre la défaillance des emprunteurs et des produits financiers dérivés sur les emprunts pour permettre aux banques la multimutualisation des risques des emprunteurs, sont tout autant des contrats réalisés de gré-à-gré et des opérations extrabilancielles over the counter qui échappent à tout contrôle des autorités financières selon la volonté du législateur. Vous pouvez visualiser le Graphique de la BRI / BIS. Les liquidités mises sur le marché par les banques centrales dans des opérations de Sauvetage et de Relance dites "Bail-Out", ou TARP, TALF, PPIP, etc... sont tout autant soustraites des circuits monétaires et financiers réels et transparents de l'économie réelle pour se transformer directement en produits spéculatifs qui tournent en rond sans plus jamais rejoindre l'Économie Réelle. L'augmentation de ce nouveau gonflement de la bulle des CDS est d'autant plus grande qu'il existe dans la même période un ralentissement de la croissance de richesses (du PIB) lié au déclin de 30% de l'activité productive réelle de biens et de services. Ceci est un hold-up nourri et soutenu par les gouvernements et les autorités financières de contrôle dans un système pyramidal Ponzi-Madoff qui fonctionne en circuit fermé en vidant l'économie réelle de ses actifs et des liquidités financées par les dettes publiques et la planche à billet pour créer le retour de la Croissance. Si je vous dis "les krits, les martiens, les langoliers sont parmi nous" vous ne me croirez pas. Si je vous dis que les paradis fiscaux sont domiciliés sur le territoire métropolitain, vous penserez à Rudolph the Red-Nosed Reindeer et votre nez brillera d'incrédulité. Tous ces contrats de gré-à-gré sont extra-bilanciels et non contrôlés par les gouvernements et les autorités de contrôle.

Au nom de la liberté des marchés financiers et de service de capitaux les gouvernements et l'Europe dans son Traité de Lisbonne ont voulu ne pas aménager un système de contrôle et de surveillance qui instaurerait une "distorsion des marchés qui ne seraient plus libres et non faussés".  Autrement dit, la majorité des actifs des économies nationales de la planète est extraite du circuit concret et industrieux de l'économie réelle pour nourrir la Lutte des classes spéculatives. S'il n'existe pas d'autorité gouvernementale et intergouvernementale de contrôle et de surveillance des flux financiers intérieurs et internationaux, il est impossible d'observer le PIB et de définir le moindre des indices de Croissance. Les chiffres de PIB que l'on vous publie ne sont pas des notions non-objectives ou immatérielles, ou suprématistes, ou déconstructivistes, ce ne sont que des chiffres qui ne sont pas porteurs de sens. Donc toute comptabilité nationale, toute politique budgétaire d'un État, toute décision prise par les clubs privés illégitimes et sans fondements juridiques comme le G4, le G8, le G20, le G20-Finance, ne sont que des amoncèlements de mots dépourvus de sens tant que l'on n'aura pas installé la transparence des marchés. Du PIB, il y en a, il suffit de ramener les actifs non pourris dans le circuit économique réel industrieux et l'on pourra financer les services publics, la santé, le chômage, la sécurité sociale, la culture et l'éducation, et... la faim dans le monde... et le Green New Deal. Les intrications ne sont pas là où l'on veut vous simplifier et vous réduire.
Congrès du riz en Afrique 2010
à Bamako.

Dans cette situation fictive puis artificielle de carence économique due au casino-capitalisme, il est donc plus agréable de faire parler les peuples sur les paradis fiscaux off-shore et de laisser faire la multiplication des Langoliers sur le territoire domestique. Avec la dernière édition de Solvency II et la soi-disant nouvelle Autorité européenne de surveillance des marchés financiers dont la naissance a été proclamée le 1er décembre 2009, les gouvernements continuent à se donner les moyens légaux de cacher les risques réels de l'économie systématisée par les produits financiers dérivés et de faire exister un monde parallèle. Mais ce monde parallèle, c'est vous, c'est nous. Ce qui est structurateur d'État, d'état, des relations économiques et de la vie domestique ce sont Bâle II, l'OMC, l'AGCS, les APE / ALE, les Accords sur les ADPIC et les ADPIC+, Solvency II. Sous hitler, staline, mao, pol pot, honecker nous avions une prosopopée indentifiable en face de laquelle l'individu avait le loisir de se structurer. Dans ce creuset du monde parallèle des désidentifiés globaux, il faudra travailler à l'identité humaine des affamés, des spoliés, des chômeurs, des Travailleurs (terminologie des Directives européennes) et ne pas demander à des peuples à s'identifier contre 400 femmes qui portent la رقع, comme en France (chiffre officiel des RG).

La part salariale a diminué en 20 ans en France de 12% dans la répartition des richesses restantes et comptabilisées dans le PIB.

encore un paragraphe) En compensation ou pour donner le change, les législateurs pilotés par les recommandations Bâle II et Solvabilité II éditées par la BIS / BRI ont délibérément préféré laisser le grand voile sur le substrat nourricier de leur climat total d'opacité œuvrer en faveur de leur concurrence libre et non faussée de leurs marchés financiers. Imaginez-vous en plus de cet imbroglio que les banques d'investissements ne sont pas tenues d'avoir des fonds propres réglementaires, et imaginez-vous qu'en plus il y a le système de shadow-banking par lequel ont été diffusés en dehors de la Bourse pour une valeur de 600.000 milliards en produits financiers dérivés, titrisés ou adossés comme des CDS / CDO, qui sont des systèmes d'emprunts et d'assurances sur défaillances de l'emprunteur, en sachant que toutes ces opérations sont des OTC (Over the Counter), des opérations de gré-à-gré qui sont hors-bilan, et pour lesquelles personne n'est capable d'avoir une vision statistique et une vision que l'ont pourrait faire passer par un système de comptabilité analytique et de comptabilité nationale. Les autres banques d'affaire et commerciales pratiquant le négoce de ces "Services" financiers, ne sont pas tenue d'avoir des fonds propres pour ces activités-ci. C'est comme si un assureur n'est pas tenu d'avoir des fonds propres pour couvrir les sinistres ou les zones sinistrées qu'il assure. Ceci est criminel et voulu par les législateurs qui n'ont jamais voulu intervenir. Ces 600.000 milliards (600 trillions) sont des transactions financières qui se font en dehors du circuit des marchés financiers, qui offraient en temps de croissance des bénéfices spéculatifs non soumis au contrôle des autorités administratives et non soumis à l'impôt. C'est un système de blanchiment de l'argent, tant que nous nous trouvons en période de croissance ou de positions toxiques et pourries dès le moindre des retournements de tendance économique. L'éclatement de la bulle des CDS a commencé même si de nouveaux trillions de $ de nouveaux CDS sont mis sur le marché. On gonfle une bulle qui se vide encore plus vite pour garder présente... l'illusion de croissance, ou de reprise, de green shoots.

Ces bulles constituent un PIB d'initié, mais seront collectivisées en positions toxiques par les peuples comme aujourd'hui qui sont obligés de les racheter contre de l'argent frais de la planche à billet, des déficits publics, contre le "Grand Emprunt", contre des émissions de Bons du Trésor que l'État devra racheter dans quelques années avec l'argent des contribuables et des habitants du Pays. Tout ces rachats sont de la Dette pour un Trou, mais l'on vous dit que c'est pour remettre sur pieds la croissance.





Sur le graphique cliquable à gauche vous pouvez voir que les 29 premières banques US systémiques, dites "too big to fail", sont en faillite à cause de leur mégalo-spéculation opaque. Elles sont toutes des risques systémiques. Légendes: Billions = Milliards. Derivatives = la Bulle des produits dérivés, des OTC, CDO, CDS, les assurances sur défaut de paiement des crédits. Assets = les Fonds Propres. Attention: 4.807% = Quatre mille huit cent sept pour cent. Pour les seuls USA on estime la Bulle des CDS à 200 trillions = 200.000 milliards de $, contre 14,5 trillions pour le PIB des USA en 2008. Et pourtant, toutes ces banques annoncent des "bénéfices"... Goldman Sachs a un levier d'endettement de... 34262%. Ce tableau ne montre que la bulle des CDS dans le bilan de ces banques et non pas toutes les autres positions toxiques comme les subprimes, les Alt-A, les MBS... Vous comprenez que cette Élite de la Classe financière lutte pour cacher les risques, qu'ils soient les positions toxiques comme les assurances sur défaut de remboursement des crédits (CDS), etc. Obama, le veule, a permis aujourd'hui le 8 XII 2009 à AIG, qui a pourtant été la plus grande faillite de l'humanité et de l'histoire des USA, d'augmenter massivement les salaires et boni de ses traders. Graphique à droite: too-big-to-fail devient de + en + big. 2009 est l'année Obama.







Criminalité financière légale de la libre circulation des capitaux et des services financiers)


Quand vous voyez un Madoff quelque part vous croyez avoir tout vu, compris le monde et ça vous suffit pour vous structurer, pour renforcer votre identité nationale et éventuellement élaborer un argumentaire revendicatif entre l'action de grâce du thanksgiving et les fêtes de fin d'année. Avec madoff vous savez où est le ponzi. Vous savez où tourner la tête. Un petit voile par là, et ça repart.

J'avais écrit après la chute du Mur, en 1990 ceci: "Il n'y a pas de palimpsestes, il n'y a que des empalés. Ceci fait plaisir aux gouvernants de voir le peuple croire et vivre à tout jamais qu'il ne sait pas générer de la pensée. La recette a d'autant mieux pris que depuis 1989, la Chute, le fascisme est devenu un plaisir intérieur nourri en le for intérieur de l'individu qui s'est anesthésié et anéanti en laissant, dans le cadre d'une cuisson à l'étouffé de la globalisation et de l'OMC, bavarder en lui-même les deux derniers frères bessons qui l'habitent: le maître et l'esclave. Ainsi le gouvernant n'a plus besoin d'agir pour contenancer le peuple, il empoche. Le sniper est mort, mais le hedger guette et caquette, comme papon tapie guettent et caquettent."

Les dérivés de crédit, CDS sont des assurances contre les défaillances d'un emprunteur. Avec les CDS on peut aussi assurer les titres obligataires ou les créances commerciales que l'on ne possède pas. Ceci est un outil légal de criminalité financière qui permet d'organiser à l'échelle de la planète une spéculation déprédatrice et destructrice. La Banque Centrale Européenne, vous savez cette banque pour laquelle tous les partis et tous les politiciens garantissent et défendent l'indépendance, regarde d'un œil bienveillant la liberté des "investisseurs" d'intervenir le plus facilement possible sur les dérivés de crédit, pour permettre l'efficacité des marchés d'engendrer des synergies et pour nettoyer du marché ce qui n'est pas rentable à leurs yeux. Avec les dérivés de crédit n'existent pas les contraintes liées a la cotation et aux conditions des marchés boursiers qui sont soumis à une autorité de contrôle et de surveillance: la COB (Commission des Opérations de Bourse) et l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) en France, la SEC (Securities and Exchange Commision) aux USA, dont la Directrice Mary Shapiro a des démêlés de plus en plus violents avec Wall Street à cause des ses divergences de points de vue de plus en plus prégnantes.

Le CDS est une assurance contre une défaillance d'emprunteur. A la différence d'une assurance conventionnelle, vous pouvez assurer des titres obligataires ou des créances commerciales même si vous n'en êtes pas propriétaire. C'est comme les jeux et paris occultes sur les matchs de foot de la FIFA ou de la UEFA, il suffit de fluidifier l'arbitre et de fausser le jeu pour empocher les encours (enjeux). C'est comme si assuriez contre les risques d'incendie la maison de votre voisine, et que vous aviez le charisme organisé nécessaire pour lancer sur les marchés financiers votre produit financier en activant dessus les hystéries spéculatives. Vous pouvez mettre le soir le feu à la maison de la voisine en lançant dessus une fusée du Nouvel An. Il existe sur n'importe quelle créance titrisée, son équivalent en CDS qui mime de l'assurer. La défaillance des entreprises, des villes, des communes, des États est assurée par les CDS. Pour soigner l'opacité, les émetteurs de CDS créent à l'infini des macédoines de CDS d'un petit bout de cette entreprise, avec un petit bout de cette autre. Ils y mettent le tout dans un baratte, moulinent et réémettent des CDS sur des CDS qui sont des CDS-Square (au carré) ou Cube, etc... Le produit financier est mystérieux et attire de manière compulsive des acheteurs de protection que je peux appeler des tueurs à gage qui viennent avec leur mise de fonds mais qui obtiennent une concession et une licence d'extermination et dont l'activité et d'attendre qu'une répétition de meurtrissures mette fin à la vie de l'entité de référence sur laquelle ils ont acheté une protection. C'est l'acte fondateur de la mafia.

Les acheteurs de protection ont tout intérêt à agir à l'inverse du développement durable et de la croissance réelle pour que les entités de référence fassent faillite sur un parcours où la fin de vie est une issue normale et non fatale. C'est l'acte fondateur de l'empire du sens unique sans traçabilité. Entre l'achat des protections (CDS) et cette faillite de l'entité de référence, il faut que la valeur des CDS enfle rapidement, que les CDS s'échangent souvent sur les marchés financiers, qu'ils innervent les synergies spéculatives. Ceci est un acte fondateur du système pyramidal Ponzi. Il faut donc faire courir des bruits et rumeurs contre l'entité de référence pour créer et lui infliger un événement de crédit, pour venir encaisser et pour le laisser s'éliminer de lui-même. C'est tuer sans donner l'acte de la mort légale en conformité avec le Master-Agreement, la Convention cadre de l’ISDA (International Swap and Derivatives Association). Ce qui est le plus beau, dans un génocide, c'est de lui donner une structure et un aspect d'état. La modernité de ce génocide, est qu'il peut se pratiquer sans uniforme et de son bureau ou de sa table de cuisine avec l'ADSL.

Tous les partis, les gouvernements, les influenceurs, les G20, les G8, etc... s'inclinent devant les lobbies des banques. Les CDS sont économicides et peuplicides et ont comme objectif de vider les entreprises, les épargnes, les peuples, les économies nationales de leurs actifs. 90% des activités des entreprises résident depuis 15 ans dans les activités financières et dans la délocalisation de leurs bénéfices et de leurs actifs dans des produits externes financiers dérivés qui promettent des rendements à deux chiffres, et en tous cas toujours plus élevés que les bio- et nouvelles technologies.

Les économies nationales et d'entreprises se sont transformées en des réseaux logistiques de drainage et de canalisation des actifs, ceux qui devraient constituer le PIB réel, apporter emploi, bien-être et croissance. Le système économique a donc intérêt à sous-payer le personnel des Travailleurs, à mettre au chômage, à désinvestir dans la Recherche et le Développement, à déclarer leurs bénéfices d'entreprise ou de spéculation dans les paradis off-shore ultramarins ou domestiques, et à offrir à la collectivisation leurs pertes au pays dans lequel ils ont établi le siège de leurs entreprises, etc... Vous voyez, on vous impose un débat sur l'identité nationale, et on feint de s'offusquer dans les sphères du pouvoir que la notion d'État, de Nation, de République soit quelque chose d'informe chez les habitants d'un pays. Pays vautourisé.

Les CDS ne sont pas simplement des produits criminels parce qu'il n'existe pas de loi pénale qui interdise ces produits financiers dérivés qui sont tout autant une violation de l'esprit des lois pénales des sociétés modernes que l'est le système pyramidal boule-de-neige Madoff-Ponzi, la faillite frauduleuse, la corruption. La crise, "la crise de l'économie de marché, la crise de la dictature des marchés qui sont devenus fous et que je ne tolèrerai pas...", comme le dit si élégamment le prince-président français actuellement en poste, est le symptôme de l'œdème des CDS. Les banques commerciales, les banques d'affaire, les assurances, les départements finance des entreprises de bien et de service (comme chez Chrysler, GM, mais aussi Renault, Peugeot-Citroën) ont détourné la majorité de leurs activités génératrices d'une croissance de valeurs (Croissance furtive, fictive appréciée par les agences de notation) dans du négoce sur les risques de crédit (CDS) et des achats de protection (CDS). Elles se sont même protégées contre leurs propres risques de crédit avec des CDS. La seule faillite de la Lehman Brothers a elle-même entrainé autour d'elle 700 milliards de pertes nettes dans des entreprises de biens et de services, comme VW, Siemens, EADS Airbus, EON, RWE... mais aussi des syndicats, des villes, des communes... qui avaient chez elle des encours sous la forme de hedging transactions, des transactions de couverture.

Au final on se rend compte qu'aucune entité de référence est assurée en réalité parce que personne ne détient une masse de fonds propres suffisamment importante pour venir en aide à des entreprises défaillantes qui ont des difficultés de trésorerie et qui ne peuvent pas rembourser leurs crédits ou leurs titres obligataires. Avant ladite Crise, presque tous les CDS de la planète étaient détenus par le portefeuille de AIG ou réassurés par AIG. AIG a été il y a un an la plus grande faillite de toute l'histoire de l'humanité.

Le système économique ne générant plus que du PIB d'initié, mais plus du PIB réel, a donc pris congé dans son élan générateur de la durabilité, si bien qu'il s'est créé sa propre crise de la Non-Production de Richesses Réelles avant que ladite Crise ne devienne la crise des Titrisations, puis des Subprimes qui ne sont que la crise du marché des crédits immobiliers hypothécaires. Donc, avant de créer la Bulle des CDS le système économique a créé et nourri son inanition en inventant une système de normes comptables prudentiel (Bâle II) qui n'est qu'un système qui donnait une façade d'autorégulation mais qui aménageait toutes les failles nécessaires à favoriser la "concurrence libre et non faussée" et la libre circulation des capitaux et des marchés financiers. Les champignons vénéneux poussent et se multiplient sur le substrat nourricier naturel qui s'offre à eux. Le système des bonus et de l'intéressement à la croissance de ce PIB d'initié n'est qu'un résultat de cette idéologie déprédatrice et peuplicide.

La Grèce représente 2,5% du PIB de la zone Euro et 1,9% de celui de l'UE, si la Grèce fait une banqueroute d'État, c'est émouvant pour les européens, mais ceci restera à peine perceptible car. J'admire la souplesse des investisseurs et des agences de notations qui accordent un ordre de passage à la danse macabre: la Grèce, l'Espagne passent avant le Royaume-Uni et les USA pour la déclaration universelle de droits de la faillite. Les agences de notation qui manipulent l'information n'avaient jamais communiqué sur les risques simples ou systémiques des subprimes et n'avaient pas vu venir l'effondrement de Lehman Brothers et AIG. Elles ne communiquent pas sur la bulle des Alt-A, des RMBS, des CDS, des OTC, des Dettes souveraines (Bons et Obligations du Trésor), mais elles communiquent et fondent leur notation sur les bilans produits par les donneurs d'ordre, les entreprises elles-mêmes. Comme il n'existe pas une agence de notation grecque ou lituanienne, on n'entend que Ficht, Moody's, Standard & Poor's qui jouent ce que j'ai appelé dès l'automne 2008 le poker dénonceur. La Californie, qui est maintenue en forme comme les USA et le Royaume-Uni, est le 6ème pays du monde. Les traders ne sont pas mes ennemis, ils font leur job, comme l'élu Obama fait le leur à la tête des G20 et de ses clubs affiliés. Le Trésor américain émet lui-même des CDS sans doute aussi pour compenser l'éclatement de la bulle des CDS en donnant l'illusion que les investisseurs s'adonnent à de la croissance en investissant. Il parait que diriger des fonds sur les fonds qui font le négoce de ces fonds s'appelle investir. Ce n'est qu'une pandémie de plus, mais celle-ci est réelle.

Les peuplades de désidentifiés globaux des pays, où œuvre par hasard une économie nationale, écoutent les gouvernants qui s'inclinent devant les lobbies bancaires en structurant l'État Providence Bancaire et en faisant circuler la rumeur que des groupes financiers étrangers peuvent profiter de nous et qu'il faut renforcer ses capacités et sa force de frappe financière pour être en mesure de barrer la route à ces étrangers. Les lobbies financiers expliquent qu'il est antiproductif de créer des autorités de contrôle et de surveillance et qu'elles ne seraient assimilées par les marchés que comme des barrières protectionnistes qui rendraient instables les marchés financiers. Ces barrières, ne pourraient selon eux au mieux et dans le meilleur des cas que générer à court terme une certaine croissance sans avenir. Et nous, nous tournons la tête vers l'avenir tous les matins comme de bons citoyens sans se voiler la face parce que nous sommes amoureux de la transparence.

Quand l'ADSL aux œufs d'or de la globalisation est cassé, les lobbies bancaires demandent à la BIS / BRI de demander aux États de transformer l'inflation réelle normale de 8/12% en hyperinflation pour éliminer encore plus vite leurs positions toxiquement concrètes.

Ce texte était encore écrit pour démontrer que s'il n'est pas possible d'observer, de cerner, mais aussi de définir le PIB, c'est parce que le marché n'est non seulement pas libre et pas faussé, mais qu'il est manipulé, détourné et que l'information n'a jamais été pure et parfaite et que le mensonge jouit de sa suprématie devant lequel toute la sphère politique s'agenouille, car il est plus pratique de croire en des automatismes de marché que de se donner la peine de réguler et de se demander pour quel type de société et de convivialité (et de planète) on serait disposé à réguler. A l'illusion suprématiste du trickle-down effect (effet de percolation) qui enrichit les masses automatiquement avec la liberté des marchés et sa main vibrante qui régule, assainit, crée du bien-être et tend au plein emploi (OMC + Traité de Lisbonne) il faut dire que nous sommes des désidentifiés globaux unis par un mensonge auquel nous avons tous adhéré par action, pensée, parole, omission, compromission et élection. IASB, IFRS, le Stress-Test, les APE, l'OMC, les ADPIC, le Traité de Lisbonne, on s'étonne que nous arrivions encore à exister dans ce cadre. Nous y parvenons parce que nous disposons du luxe de ne pas nous poser la question. Ce luxe nous identifie face à l'Afrique.

La Grande Dépression II a été mise en œuvre à partir d'avril 2008) Je posais la question le 11 avril 2008 dans un article au sujet de la volonté et de la capacité de la Fed' à reprendre la situation des crédits délinquants et de la bulle des Subprime et des CDS. Henry Paulson, qui avait succédé au "gourou" Greenspan sur le poste de Secrétaire Général de la Fed' avait lui-même posé cette question. Et le global meltdown qui se transforme aujourd'hui en Grande Dépression II a été téléguidé par les banques à partir de cette contre-réplique répulsive de l'IIF - l'Institut International de la Finance.

Voici ci-dessous ce que j'écrivais en avril 2008 >>>

Quand la croissance durable du club des riches, composé de l'OMC, du FMI, de la Banque Mondiale, de l'OCDE, mais aussi à sa tête composé de la néolibérale Union Européenne, est elle-même menacée, le grand garant, l'IIF, sort de l'ombre pour porter le flambeau olympique de la finance et qui n'hésitera pas à commanditer sa milice privée.

L'IFF n'est pas une association secrète mais il n'était connu que des milieux spécialisés et il n'organisait ses réunions qu'à New York, Londres ou Washington. C'est la première fois dans ses 25 ans d'existence qu'il a siégé à l'étranger, soit à Francfort et qu'il a émis un catalogue de propositions d'une telle ampleur. L'IIF est une association bancaire qui regroupe 375 membres. Il s'agissait pour l'IIF de se demander si les politiciens des pays industrialisés de l'ouest allaient imposer des limites à la branche débridée du secteur bancaire. Dans ce cas, l'IIF reconnaît "la légitimité des politiciens face à la crise financière la plus virulente et la plus grave depuis la seconde guerre mondiale et qui est due à un octroi excessif de prêts en Amérique, à des spéculations inappropriées et à une politique lacunaire du risque de beaucoup de banques européennes et américaines".

Selon Charles Dallara, Président de l'IIF, l'organisation fera tout son possible pour "assainir d'elle-même la maison et pour ne pas abandonner cette tâche au législateur". L'IFF prévient les politiciens de ne pas "légiférer dans l'urgence et de manière inappropriée". La crise "qui n'avait commencé qu'en rien d'autre qu'une crise immobilière aux USA avait pris une telle ampleur parce que les banques avaient enveloppé les crédits immobiliers dans des constructions de plus en plus complexes et qu'elles les avaient revendues au niveau mondial". Ceci avait provoqué "une crise de confiance entre les banques parce que personne ne connaît en réalité ses pertes réelles et la forme et la hauteur des risques encourus".

Nous ne pouvons croire qu'au niveau de la direction générale de tous ces instituts financiers et bancaires l'on ne connaisse au jour le jour les positions comptables et l'orientation des affaires. C'est comme l'affaire montée du trader de la Société Générale qui aurait à lui seul provoqué la plus grande des pertes d'une banque. Non. Nous sommes bien au niveau du tout-laisser-faire où le seul objectif est de tromper le partenaire économique pour profiter de lui au maximum et le plus vite possible dans ce système des réseaux emboîtés du monde de la finance. Pourtant, il y a moins d'un an l'IIF répandait en 2007 sa mantra selon laquelle "ce système des réseaux financiers emboîtés concourrait justement à la stabilisation du système financier et que les instituts financiers se préoccupaient de répartir les risques de manière efficiente". Il y a un an aussi, Dallara chantait les louanges pour le "management du risque très amélioré des banques". Et c'est le contraire qui est réalité: l'opacité des produits structurés et imbriqués entre eux a échoué et a mis en péril la stabilité mondiale du système financier.

Les banquiers ont promis de faire pénitence et de "grandes lacunes ont été reconnues dans la pratique des affaires de la part des instituts de crédit". Un code de bonne conduite, qui sera publié cet été (2008), promet un meilleur management du risque contrôlé de manière plus accrue par le Président du directoire et du Conseil de surveillance de chaque institut financier. Dans un catalogue en 98 points l'IFF plaide pour améliorer la transparence de ces produits financiers complexes et pour rémunérer les banquiers qui prennent plus en compte les critères du long terme dans leurs calculs du risque. Vous voyez ce que la taxe Tobin n'a pas encore eu le droit d'appliquer, à savoir de freiner le tourisme spéculatif, l'IIF prétend vouloir le freiner. Ne nous faisons aucune illusion, ceci n'est qu'une pseudomnésie, rien d'autre. Il faut aux banques gagner du temps pour se régénérer dans la bubble economy et pour inventer une nouvelle bulle pour opérer en leur faveur les transferts de richesses auxquels elles aspirent. Les banques ne se sont jamais soumises elle-mêmes à leurs obligations volontaires de bonne conduite et leur dernier déni en date remonte à mars 2007 où l'IIF avait recommandé sans suite les banques à améliorer le management de la trésorerie (liquidités).

La crise a des racines bien plus profondes que l'éclatement de la bulle financière, le management défaillant du risque, etc... Les banques ont inventé depuis ces deux dernières décennies des produits de plus en plus innovants et sophistiqués avec lesquels elles se sont laissées dépasser. Les entreprises financières ont contribué de manière considérablement disproportionnée à la croissance économique des nations industrialisées (économie "réelle" / économie non-"réelle"). Les banques ont aussi gonflé leurs bilans avec des montagnes de dettes et se sont catapultées dans des proportions non tenables sur le long terme. Au début des années 80' la dette de la branche américaine de la finance correspondait à 1/10 du volume du crédit, elle est aujourd'hui de 50%.

Que la main ferme de l'État "bidouille" (selon Dallara) dans les affaires des banques, ou que ce soit la main tranquille des marchés qui s'en occupe, les banques devront rétrécir de manière incontournable le volume de leur dette et devoir restreindre le volume de leurs affaires. Pourtant l'IIF rejette de façon véhémente et à tout prix des lois plus astreignantes pour les banques mais les souhaite pour les sociétés de notation (rating). L'IFF attend aussi, en situation de crise, un plus grand soutien financier de l'État... cqfd. Oh, non, non pas pour sauver des banques, saperlotte, pécaïre, mais pour éviter une plus grande crise et la récession. Eh voilà, les gars, l'État doit de nouveau agir, avec l'aide du contribuable, comme une entreprise de réparation des marchés financiers internationaux pilotés par des opérateurs au comportement irresponsable et méprisant de la chose publique.

Vous n'avez toujours pas envie de vous demander, pourquoi il y a des européens nonnistes comme moi? Ah oui, c'est vrai le PS et ses boys de Solférino se sont "abstenus" le 4 février au Congrès de Versailles pour l'adoption du TSE, du Traité de Lisbonne.

C’est pourquoi nous, citoyens européens nonnistes, demandons l’abrogation du Chapitre 2 "Interdiction des restrictions quantitatives entre les États" du Traité de Lisbonne (TSE, Traité Simplifié Européen) de l’art. 56 qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également que soit restreinte la "liberté d’établissement" (chap. 2, art. 48), qui laisse opportunément au capital la possibilité de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et qui permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs. Vous voyez, même si le FMI devait émettre des recommandations de bonnes conduite, l'Europe s'est elle-même verrouillée de partout avec une adoption de la Constitution européenne "simplifiée" qui demeure la Loi fondamentale au-dessus de toutes les autres lois nationales et qui a force quasi immuable. J'ai voté NON le 29 mai, je vote toujours NON parce que je suis un européen convaincu. L'histoire punira d'elle-même tous ces partis qui ont abandonné les peuples au profit des affaires commerciales d'une UE qui n'est qu'une AELE, Association Européenne de Libre Échange conforme au modèle anglais, que notre nouveau Président, NS, est venu embaumer à la City avec ses chaussures à talons hauts.  <<< Fin de mon article d'avril 2008

Selon le rapport de la BCE du 18 XII 2009 les banques européennes vont encore révéler 189 milliards d'euros de pertes en 2010.

Tous les plans de "sauvetage" appelés bail-out totalisent en ce moment 12,7 trillions de $ (12.700 milliards) ou 20% du PIB mondial. Ces fonds ne seront jamais restitués et ont gonflé les poches des banques, de Wall Street, des traders, de Chrysler, de GM, AIG, des compagnies d'assurances, Peugeot, Renault, etc... qui sont à l'origine de la crise financière mondiale. L'État a payé une prime à la criminalité financière et sera jugé d'une manière ou d'une autre comme un criminel. Obama a reconduit les plans de sauvetage jusqu'à la fin de l'année 2010 et a renommé Bernanke de nouveau pour 4 prochaines années comme gouverneur de la Fed'.


Au trickle-up effect, ce détournement du PIB réel au profit des initiés financiers, l'État Providence bancaire ajoute le trickle-up effect légal avec le plus grand transfert régalien de l'histoire de l'Humanité de la dette privée (pas celle des ménages) vers la dette publique, en rachetant les positions toxiques et délinquantes des systèmes d'activité bancaire.


Le 28 XII 2008, j'ai commencé ma série appelée Global Meltdown 2009. En 2010 ce titre conservera son sens sans variante. Puis j'avais écrit le 6 juillet 09 l'Été sanglant.


Vous avez remarqué, plus personne ne parle d'Économie Réelle en simulant de dénoncer l'autre Économie. Les banques rédigent le Diderot et les bavards l'apprennent par cœur. Quand le mensonge et la manipulation auront perdu leur souffle, il y aura toujours le Traité de Lisbonne pour régler son compte sans faux-pas. La sclérose de la forme évite à l'homme de s'habiter. Il banque décapité.