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        VIème République. 1ère République d'Europe. Convergence des Solidarités sociales, locales, régionales et globales. Attac
                    Non à l'ethnocide biotechnologique, aux nécrotechnologies, au Pillage global des terres cultivables en Afrique
                           S'informer sur le site RzM67 mis en ligne il y a presque 16 ans le 06 VI 06  
                                       LFIParlement de l'Union PopulaireNupes-2022
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                                           aux urnes, on est là !

Rénovez Maintenant 67 - Journal d'un Cimbre

De 57 à 68% des électeurs inscrits ont snobé 13 fois les urnes aux P&L 2017, le 26 mai 2019, en 2020, en 2021 et aux Distancielles 2022
Where the catallactic world ends... there starts our life    |    S'informer sur les articles du Traité de Lisbonne - Libre circulation des capitaux
Le 5 janvier 2020 - personne ne parlait de pandémie - j'annonçais les soaring twenties, les années-20 où tout explose
<     Combattre le Dumping Humain     >   -   I want my Europe back !   -   <    OWS - Occupy the WordS    >
2011, Michel Barnier: "les États ont racheté aux banques 4500 milliards de dettes" (spéculatives irrécouvrables)
2021, la BCE a racheté depuis 2008 aux banques plus de 17.000 milliards avec plus de 20 plans de QE
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5. décembre 2021

Alors? Misanthrope, dysanthrope, humaniste ou simplement fasciste ? - Présidentielles 2022 - Le fascisme just-in-time à la française

- Ce post redirige sur plus de 400 liens documentaires internes  -  Finalisation du 10 février 2022 à 20:24   -   Post optimisé pour écran 16/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox   

( Depuis le 6 juin 2021, je n'ai plus rien écrit de sérieux, j'ai fait 7464 kilomètres à vélo, un safari entre les égouts car FIN, SE et NO étaient fermés pour des itinérants, même vaccinés.)

J'ai commencé une courte réplique de ce que j'écris ici depuis le 06-VI-06, mais se rajoutent des commentaires que je mets sous des "articles" du quotidien Les Dernières Nouvelles d'Alsace.

Sur Google avec extrême resserrement à droite mon site a été en page 1 de 2019 à janvier 2022, puis y est revenu le samedi 19 février 2022.
Where the catallactic world ends, there starts our life.

Militerez-vous cette année 2022 pour EU-Mercosur?
Militerez-vous cette année 2022 pour le dumping humain
Militerez-vous toujours pour l'inversion de la hiérarchie des normes?
Militerez-vous cette année 2022 pour l'extinction ultime par 49-3 et Ordonnances?
Militerez-vous cette année 2022 pour l'information pure et parfaite du commerce libre et non faussé?
Militerez-vous toujours pour l'Europe providence bancaire et le rachat par la BCE des toxiques spéculatifs des banques?

Le fascisme just-in-time est un plaisir toujours renouvelé, surtout en France.

Ah! Vous allez militer contre le pass sanitaire au nom de la liberté ?

Du 06 VI 06 à la dose de rappel booster 2022.

Les électeurs inscrits poursuivront leur marche vers l'extrême resserrement à droite,
les mutilations et les blâmes des Organisations internationales.

Les électeurs inscrits cautionneront le massacre des Ouïghours,
et la démocratie illibérale, le fascisme de Viktor Orbàn et de la Pologne du PIS.

Les électeurs inscrits sont prêts pour le fracas humain et leur marche de lemming.

Lire la suite...

 

 

 

 

 

 

Militerez-vous cette année 2022 pour EU-Mercosur?
Militerez-vous cette année 2022 pour le dumping humain?
Militerez-vous toujours pour l'inversion de la hiérarchie des normes?
Militerez-vous cette année 2022 pour l'extinction ultime par 49-3 et Ordonnances?
Militerez-vous cette année 2022 pour l'information pure et parfaite du commerce libre et non faussé?
Militerez-vous toujours pour l'Europe providence bancaire et le rachat par la BCE des toxiques spéculatifs des banques?

Le fascisme just-in-time est un plaisir toujours renouvelé, surtout en France.

Ah! Vous allez militer contre le pass sanitaire au nom de la liberté ?

Du 06 VI 06 à la dose de rappel booster 2022.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les électeurs inscrits poursuivront leur marche vers l'extrême resserrement à droite,
les mutilations et les blâmes des Organisations internationales.

Les électeurs inscrits cautionneront le massacre des Ouïghours,
et la démocratie illibérale, le fascisme de Viktor Orbàn et de la Pologne du PIS.

Les électeurs inscrits sont prêts pour le fracas humain et leur marche de lemming.

 

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8. septembre 2010

2010-2011 - Bad Banques recapitalisées, prolos plumés, Services Publics décapités

Marx_se_casse_1.jpg
Lecteurs! Je n'ai rien à ajouter à ce que j'ai écrit ces trois dernières années.

J'ai déjà décrit et annoncé sur mon site tout ce qui va se passer.

Même à Berlin les ouvriers ont fait hier l'autodafé d'eux-mêmes et travaillent à déboulonner Marx et Engels que l'Allemagne réunifiée n'avait pas senti nécessaire d'évacuer. A la place du monument il y aura un projet immobilier en prime.

La photo montre un Travailleur du nord et un Travailleur du sud unis dans la lutte.

Je n'ai plus rien à ajouter. Il faudra penser à bien voter la prochaine fois, mais à Gauche.

Lire la suite...

La France évacue les Rom, l'Allemagne évacue Marx et Engels. C'est un même événement, mais à deux facettes.

Marx_se_casse_3.jpg


Le temps est maintenant venu où les grandes banques en faillite virtuelle depuis plus de deux ans vont devoir sortir les vrais chiffres et avouer le montant réel des actifs toxiques qu'elles avaient pu cacher jusqu'à aujourd'hui avec l'accord des pouvoirs publics et l'assouplissement des normes comptables. La seconde vague des grandes faillites des banques que je vous ai décrite le 18 avril 2010 commence avec l'automne 2010 et se terminera vers la fin du mois de mars 2011.



La Hypo Real Estate qui est la plus grande faillite allemande doit recevoir ce mois-ci 40 milliards de sauvetage du gouvernement, sinon elle est définitivement en faillite. La HRE avait déjà été sauvée en vain avec une aide de 100 milliards, mais en Allemagne ça se sait. Par contre la Société Générale va maintenant rapatrier en France ses 100 milliards de dettes et personne ne connait le montant de la recapitalisation des banques françaises. Au même moment où la HRE a été sauvée temporairement de la faillite avec 142 milliards elle a versé 25 millions de boni à ses cadres supérieurs qui en sont responsables.

Les banques seront recapitalisées au bénéfice de leurs actionnaires et pour faire plaisir à la notation de la France au niveau des marchés financiers. Les hauts fonctionnaires se font un point d'honneur de casser les Services Publics pour servir fidèlement les régimes qui leur ont adressé leur Lettre de Mission afin de dégager des moyens financiers pour recapitaliser les banques. Les fonctionnaires de bas étages sont convoqués d'urgence à des entretiens de cadrage où on leur signifie "que l'on ne peut pas tout dire et que le devoir de réserve doit être respecté".

Marx_se_casse_2.jpgL'Irlande recommence à s'effondrer avec son plan d'austérité qui ne marche pas, alors que l'Irlande est à chaque fois présentée par Bruxelles et par les marchés financiers comme le modèle à suivre. Anglo-Irish-Bank est de nouveau en faillite malgré les bail-out successifs qui n'ont été que de l'argent public directement détruit dans cette activité de sauvetage. Le G20, les Gouvernements, Obama, Bruxelles n'ont pas voulu prendre dès le déclenchement de la crise les mesures radicales d'assainissement des marchés et systèmes financiers et ont créé une bulle monétaire qui a décuplé les effets de la crise financières qui avait commencé avec les-dits subprimes.

Le lemming-run imminent va mener à des crises sociales, civiles et militaires.

Ci-dessous >>>
Peinture à l'huile de Thomas Rudolf
Titre: "Chute du Mur de Berlin, du communisme au fascisme"
Année: 1986-87
Oui, j'ai peint une série sur la chute du Mur de Berlin... dès 1986!

Il n'y a pas de palimpsestes, il n'y a que des empalés. chute_mur_de_berlin__du_communisme_au_fascisme_1986-87.bmpCeci fait plaisir aux gouvernants de voir le peuple croire et vivre à tout jamais qu'il ne sait pas générer de la pensée. La recette a d'autant mieux pris que depuis 1989, la Chute, le fascisme est devenu un plaisir intérieur nourri en le for intérieur de l'individu qui s'est anesthésié et anéanti en laissant, dans le cadre d'une cuisson à l'étouffé de la globalisation et de l'OMC, bavarder en lui-même les deux derniers frères bessons qui l'habitent: le maître et l'esclave. Ainsi le gouvernant n'a plus besoin d'agir pour contenancer le peuple, il empoche. Le sniper est mort, mais le hedger guette et caquette, comme papon tapie guettent et caquettent (écrit en 1990-91).

2eme_recessions_USA.jpg

Dans 9 mois, la seconde plus longue récession des USA va devenir la plus longue récession de toute l'histoire américaine et entrainer aussi lamentablement les USA dans un effondrement comparable à celui de l'empire soviétique. Les pays imitateurs de la Région Européenne seront entrainés dans ce sillage macabre. Les politiciens vont développer d'énormes efforts pédagogiques pour vous expliquer que les Caisses de la Sécurité Sociale sont vides et que les retraités peuvent mourir avant terme à côté des ouvriers sans emplois.


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màj du 13 septembre 10: Dans une "Nacht und Nebel Aktion", une action précipitée et en cachette, la HRE a été renflouée avec ces 40 milliards pendant le WE du 12 septembre sans que le Parlement allemand et les Présidents des Commissions parlementaires n'en soient prévenus. La HRE va aussi - comme la Société Générale - rapatrier en métropole ses positions toxiques provenant de plus de 100 pays. Le contribuable va payer.
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20. novembre 2009

La Société Générale appelle ses clients à se préparer à l'Effondrement Global économique et financier

A Dubai, comme aux USA et ailleurs, n'a été pratiqué par les finances publiques et privées que du Ponzi-Madoff.
En 2010 il faudra garder sur soi 500 euros car les cartes bancaires seront muettes lors du Lemming run.

La finance fonctionne en circuit fermé dans un monde parallèle après avoir happé les actifs issus de l'économie réelle et après avoir transféré ses dettes systémiques vers l'endettement réel des États qui sont assez criminels pour lui offrir le sauvetage au lieu de s'occuper des peuples qui n'ont pas d'autre choix que la détresse après avoir voté comme des ânes comme au 7 juin 2009. 14.000 milliards ont été offerts au total aux instituts financiers par les USA, la Grande Bretagne et la zone euro, soit l’équivalent du quart du PIB mondial, pour simuler un bail out du système bancaire de ces pays. Pour éradiquer la faim dans le monde il ne faut que 10 milliards par an (dix).

Dans cette période d'illusion de reprise économique où seuls les cours de la Bourse ont retrouvé les niveaux du début de l'année 2009, BNP-Paribas et la Société Générale remboursent au gouvernement français les aides publiques de sauvegarde des banques en rachetant comme convenu à un taux fixé à l'avance les actions préférentielles obtenues en échange par l'État. L'État fait 400 millions d'euros de bénéfice, mais la BNP et la Société Générale ont fait 12 milliards de bénéfice avec cette "aide". Il y a un mois le Parlement français avait voté "par erreur" une Loi pour taxer ces bénéfices, mais deux jours après le Parlement a voté une Loi annulant cette Loi. (Photo: Bergen, Norway, août 09)

La non-objectivité de la Reprise n'est qu'une illusion suprématiste et ne concerne que les banques systémiques qui bénéficient des aides gouvernementales de sauvetage. 

Lire la suite...

Pour le mainstream, l'économie est un processus amenant la sensation (c’est-à-dire le rapport de l'individu au monde) à se concrétiser en œuvre grâce à un module formateur étranger au support, "l'élément systématique", qui structure la masse mentale et environnementale, le monde, l'homme, sa grégarité et les matériaux. Maniant des graphiques simples à caractère géométrique et unicolore disposés sur la toile des Indices et Rapports trimestriels ou érigés dans le réel (architectones), le suprématisme montre la volonté humaine de se donner le caractère infini à son espace, et la relation d'attraction et de rejet des formes. J'ai fait ci-dessus une retranscription libre de l'œuvre du peintre russe Kasimir Malevitch que je vous illustre ci-contre avec l'huile de Robert Dandarov sur Malevitch. En continuant mon interprétation libre de cette œuvre de Dandarov, vous voyez la Main vibrante du marché qui tend au bien-être et qui crée le plein-emploi et constitue l'architectone de l'ilot prépositionné de la Concurrence libre et non faussée

Pourtant la FDIC (Federal Deposite Insurance Corporation) est entrain de liquider 552 banques américaines en faillite. N'oublions pas la faillite du CIT Group, première banque américaine pour les PME, du 1 X 2009. Le CIT Group âgé de 101 ans est la plus grande faillite bancaire depuis celle du 15 IX 2008 de la Lehman Brothers et la 5ème plus grande faillite de l'histoire des USA. La faillite du groupe de services financiers CIT, spécialisé dans les réseaux franchisés et commerces associés aura un impact sur des dizaines de milliers de détaillants et sur les dépenses de consommation représentant les deux tiers du PIB des USA. Le tissus économique des PME et des commerces américains est gravement atteint et il existe une lutte des classes entre les 19 banques systémiques et les banques commerciales dont les activités d'affaire sont régionales et locales et directement liées au réel de l'économie. La FDIC est l'agence gouvernementale chargée de garantir les dépôts bancaires. La FDIC, qui assure les dépôts de plus de 8000 banques à travers le pays, est elle-même en faillite et ne peut plus garantir les dépôts bancaires.

Ce dont ne parlent pas non plus, ni le mainstream ni la Société Générale dans son Rapport sur les scénarios économiques à venir, c'est la situation du Canada qui est pire que celle des USA. Au Canada, 90% des Crédits hypothécaires sont titrisés avec des systèmes qui se voulaient être des systèmes de multimutualisations du risque qui portent le nom de MBSs, Mortgage Backed Securities. Et 100% des crédits hypothécaires, allant du Subprime, au Alt-A, au Prime, etc... octroyés aux particuliers comme aux entreprises et aux commerces (real estate mortgage) sont garantis par le gouvernement canadien au travers de son administration fédérale canadienne, la CMHC Canada Mortgage and Housing Corporation. (SCHL, Société Canadienne d'Hypothèques et de Logement). Au Canada, nous sommes face à plus de 500 milliards de crédits toxiques à la fin de cette année 2010. Ceci représente 14% du PIB canadien. Le gouvernement canadien est donc l'institut financier le plus grand au monde qui a accordé des crédits pourris. D'ailleurs le $ Canadien, comme le Franc Suisse entrent en parité avec le $ US qui ne cesse de s'écrouler. On ne dit pas non plus - pour en faire un éventuel membre de l'ordolibéral-Euro - que le Royaume-Uni imprime proportionnellement plus que les USA de la monnaie de contre-façon sur ses planches à billets en la pompant dans les zombie banks qui n'en font que de la trésorerie financière spéculative pour maintenir la City en place et la £ encore un peu supérieure à l'Euro. On ne dit pas non plus que la BCE soutient la livre en achetant des Gilts, les Bons du Trésor britannique. Toutes ces réalités passent inaperçues.

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Le quotidien anglais Daily Telegraph publie un Rapport signé par un cadre de la division Cross Asset du pôle Credit and investment banking de la Société Générale et envoyé à tous ses clients britanniques. L'article du Daily Telegraph a été relayé par Le Journal des Finances. Ce rapport de la Société Générale a encore plus de sens avec cette bombe à retardement canadienne des crédits hypothécaires garantis par le gouvernement dont personne ne parle. Ce rapport avait déjà été publié le 19 octobre 09 par la Société Générale, mais le Telegraph ne s'en fait l'écho que le 18 novembre 09. Cette publication fait peut-être partie de la mise en scène Bilderberg de la faillite planétaire organisée. Vous avez ci-dessous in-extenso l'article en anglais du Telegraph et l'article français du Journal des Finances au sujet du scénario le plus catastrophique de ce Rapport de la Société Générale qui présente en réalité trois scénarios allant de l'effondrement à une reprise toute en nuance et sans euphorie de l'économie réelle qui demeura très chère à payer et financer sur quelques décennies par les pays et par les peuples.

Les deux articles in-extenso >>>

(Graphique issu du Rapport en anglais de la Société Générale)

La Société Générale
tire la sonnette d’alarme

Dans un rapport adressé à ses clients, la banque française les appelle à dessiner une stratégie d’investissements de défense afin de se préparer à l’explosion éventuelle de nouvelles bulles financières.


Le pire pourrait être devant nous. C’est une des hypothèses qui ressortent d’un rapport de la Société Générale, intitulé « le pire scénario de la dette», selon lequel les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transféré des passifs du secteur privé au secteur public, créant une nouvelle série de problèmes. Premier d’entre eux, le déficit. «Le niveau de la dette paraît tout à fait insoutenable à long terme. Nous avons pratiquement atteint un point de non retour en ce qui concerne la dette publique», précise le rapport de 68 pages.

L’endettement global est beaucoup trop élevé dans la plupart des économies des pays développés, par rapport à leur PIB. Aux États-Unis et dans l’UE, la dette publique représentera ainsi 125% du PIB dans deux ans. Au Royaume-Uni, elle s’élèvera à 105% et au Japon, à 270%. Le problème de la dette sous-jacente est plus important qu’il n’était après la seconde Guerre Mondiale, alors que les taux nominaux étaient similaires. Sauf que cette fois-ci, les gouvernements seront pris à la gorge, le vieillissement de la population rendant plus difficile qu’auparavant l’effacement de cette dette avec la croissance. Les pays émergents ne seraient pas non plus épargnés, même si leur marge de manœuvre sera plus importante qu’au sein des grandes économies occidentales.

Parmi les pires scénarios envisagés, le rapport évoque une nouvelle chute des marchés, une inflation galopante ainsi qu’une forte chute du dollar. Or quand la crise bat son plein, tout le monde se retourne vers la valeur refuge par excellence, l’or. Dans ce contexte, le prix du métal jaune atteindrait des sommets jamais vus. En plus du métal jaune, le rapport table qu’une autre valeur refuge devrait tirer son épingle du jeu, les denrées alimentaires. A contrario, la banque conseille de se désengager du dollar et des valeurs cycliques, telles que les technologiques ou celles liées au secteur de l’automobile.

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Pour lire le Rapport complet de la Société Générale en pdf cliquez sur le tableau de Kasimir Malevitch  >>>

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(Graphique issu du Rapport de la SocGen: La dette privée et publique des USA)

Société Générale tells clients
how to prepare for potential 'global collapse'

Société Générale has advised clients to be ready for a possible "global economic collapse" over the next two years, mapping a strategy of defensive investments to avoid wealth destruction


In a report entitled "Worst-case debt scenario", the bank's asset team said state rescue packages over the last year have merely transferred private liabilities onto sagging sovereign shoulders, creating a fresh set of problems.

Overall debt is still far too high in almost all rich economies as a share of GDP (350pc in the US), whether public or private. It must be reduced by the hard slog of "deleveraging", for years.

"As yet, nobody can say with any certainty whether we have in fact escaped the prospect of a global economic collapse," said the 68-page report, headed by asset chief Daniel Fermon. It is an exploration of the dangers, not a forecast.

Under the French bank's "Bear Case" scenario (the gloomiest of three possible outcomes), the dollar would slide further and global equities would retest the March lows. Property prices would tumble again. Oil would fall back to $50 in 2010.

Governments have already shot their fiscal bolts. Even without fresh spending, public debt would explode within two years to 105pc of GDP in the UK, 125pc in the US and the eurozone, and 270pc in Japan. Worldwide state debt would reach $45 trillion, up two-and-a-half times in a decade.

(UK figures look low because debt started from a low base. Mr Ferman said the UK would converge with Europe at 130pc of GDP by 2015 under the bear case).

The underlying debt burden is greater than it was after the Second World War, when nominal levels looked similar. Ageing populations will make it harder to erode debt through growth. "High public debt looks entirely unsustainable in the long run. We have almost reached a point of no return for government debt," it said.

Inflating debt away might be seen by some governments as a lesser of evils.

If so, gold would go "up, and up, and up" as the only safe haven from fiat paper money. Private debt is also crippling. Even if the US savings rate stabilises at 7pc, and all of it is used to pay down debt, it will still take nine years for households to reduce debt/income ratios to the safe levels of the 1980s.

The bank said the current crisis displays "compelling similarities" with Japan during its Lost Decade (or two), with a big difference: Japan was able to stay afloat by exporting into a robust global economy and by letting the yen fall. It is not possible for half the world to pursue this strategy at the same time.

SocGen advises bears to sell the dollar and to "short" cyclical equities such as technology, auto, and travel to avoid being caught in the "inherent deflationary spiral". Emerging markets would not be spared. Paradoxically, they are more leveraged to the US growth than Wall Street itself. Farm commodities would hold up well, led by sugar.

Mr Fermon said junk bonds would lose 31pc of their value in 2010 alone. However, sovereign bonds would "generate turbo-charged returns" mimicking the secular slide in yields seen in Japan as the slump ground on. At one point Japan's 10-year yield dropped to 0.40pc. The Fed would hold down yields by purchasing more bonds. The European Central Bank would do less, for political reasons.

SocGen's case for buying sovereign bonds is controversial. A number of funds doubt whether the Japan scenario will be repeated, not least because Tokyo itself may be on the cusp of a debt compound crisis.

Mr Fermon said his report had electrified clients on both sides of the Atlantic. "Everybody wants to know what the impact will be. A lot of hedge funds and bankers are worried," he said.

<<< Fin des deux articles

Ces articles de journaux basés sur le Rapport de la Société Générale du darwinisme financier de biens mal acquis sont intéressants et sont de manière théorisée aussi tout ce que j'ai mis en œuvre dans mon roman dès 1990. Mais ces articles au moins peuvent se lire, tandis que moi j'ai mis en œuvre dans sa logorrhée un couple qui s'interroge et bouge à partir d'octobre 1989 au regard de la chute des signifiants/signifiés et de l'émergence de nouveaux signifiants/signifiés afin de se cantonner ou se festonner dans son inféodation à la nouvelle agriculture du monde, ou de la cultiver et d'y enfouir ses semblables pour faire croire à une nouvelle et ultime solidarité rédemptoriste et ostentatoire. (2 graphiques: Théorie de la micro-économie, Loi du Cobweb, Ajustement Offre et Demande)

Je pense que connaître l'aberration, la stupidité, la dangerosité des mots vous rend à la fois plus modeste face à vous-mêmes quand vous vous exprimez avec des mots ou quand vous les mettez en abîme, mais vous rend aussi plus fort et plus responsable quand vous avez envie d'agir en expliquant vos actes avec des intentions portées par des mots.

Apparemment il est nécessaire à la Société Générale et au Telegraph de chercher la Chute des Murs de Berlin dans une bataille d'Hastings pour réorganiser le monde selon le modèle féodal centralisé autour d'une complexion nouvelle: l'or et les denrées alimentaires. Nous naviguons en pleine modernité.

Il faut d'abord rappeler que les fonds spéculatifs raflent tout autour de la planète les terres arables. Puis, en cas de guerre du pain, les farm commodities sont confisquées par les possédants... et l'or détenu par les particuliers... est légalement rendu illégal et confisqué par les États comme avec Roosevelt le 5 avril 1933 avec son Gold Reserve Act en échange de certificats au rabais non échangeables en or. En réalité un coup d'État économique se prépare et l'on demande au particulier de condenser les fonds et cristalliser l'épargne sur du plus fongible (denrées alimentaires) et du plus solide (l'or) que la monnaie de contrefaçon et que les actions et autres valeurs pyramidales comme CDS, CDO, RMBSs, MBSs de contrefaçon. Une guerre du pain va occuper les peuples, et le ramassage de l'or va ramener les richesses dans les caisses de l'entité appelée État. Les banques ont aussi plus intérêt en ce moment à transformer au maximum leurs actifs en or et à voir la valeur de cet or grimper à des sommets inégalés. Et pour ceci il faut arrêter les manipulations du cours de l'or par les USA. Les banques savent aussi parfaitement qu'elles ne pourront plus cacher encore longtemps l'imminent éclatement de la bulle des CDS, l'imminent éclatement de la bulle des Alt-A, l'imminent éclatement de la bulle des crédits hypothécaires accordés aux commerces et aux entreprises (Real Estate Mortgages), et l'éclatement programmé de la nouvelle bulle Obama-Ginnie Mae-FHA des nouveaux suprimes. Les banques engraissées par le bail-out de l'État Providence bancaire et par les trillions de monnaie à taux zéro prêtés par les banques centrales qui leur permettent le last carry trade of all the carry trades destiné à catafalquer l'épargne mondiale, deviennent le bras armé de l'État pour organiser la compensation belliciste sur le territoire. Un petit H1N1 là-dessus et le philum humain sera régénéré sans adjuvants.

Selon le rapport de la BCE du 18 XII 2009 les banques européennes vont encore perdre 189 milliards d'euros en 2010.














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8. novembre 2009

Berlin: deux décades perdues, et la Chute continue du PIB furtif et fictif

Les sociologues, les philosophes, les spécialistes de la psychologie économique, les anthropologues des humains à venir, les économistes, les politiciens, les ergothérapeutes, les syndicalistes, les consultants de l'hémisphère riche sont en accord sur un concept, celui de la société post-industrielle, quand ils décrivent par le biais de l'économie notre société qui a son pivot serré entre la commercialisation des services, d'un côté, et le temps libre, de l'autre.

Ils sont tous dans l'erreur. Notre société est post-réelle et a cassé l'industriel, le travail, l'homme et sa capacité de construire sa liberté, en déconnectant l'activité économique du réel.

Lire la suite...

Le seul réel communément de plus en plus partagé est le chômage, la pauvreté, l'appauvrissement, la précarité comme vécus personnels.

Dès 1989 j'avais écrit que je n'ai jamais été dupe du sens réel de la Chute du Mur de Berlin et je l'avais même peint dans mes huiles.

Dans cette semaine de la commémoration du vingtième anniversaire de la Chute du Mur de Berlin, le haut-phalanstère riche et industrialisé se fête lui-même tout en ne remarquant pas qu'il fait l'autodafé de sa propre sottise et qu'il fête la culture de son Miroir qu'il ne voit toujours pas continuer de chuter.

Toutes sortes d’investissements à risque comme les actions boursières, l’énergie, les matières premières, les denrées alimentaires et agricoles connaissent un boom depuis mars 2008. Parallèlement à ce boom les écarts des augmentations des placements à fort rendement ont chuté. De plus le $ s’est considérablement déprécié alors que les rendements des obligations souveraines (emprunts d’Etat, Bons du Trésor) ont légèrement augmenté mais restent toujours stables et à un niveau inférieur. Il n'y a pas de reprise économique, mais en ce moment ce sont les Futures à 100 $ sur le pétrole qui font fureur. En un seul mois les contrats pour mars 2010 ont été multipliés par 20.000 avec l'espoir que le baril sera vendu à 100$. Personne n'a enregistré que le pétrole sera commercialisé à partir du 1er janvier 2010 avec une nouvelle monnaie commune aux Pays du Golfe qui est le Khaleedji. Personne ne veut entendre le roi Abdullah et son ministre aux affaire pétrolières Ali al-Naimi qui ont répété qu'ils se souhaitent un baril à 75$ et qui ont aussi les moyens techniques de le maintenir à ce niveau. (Photo: Bergen, août 2009)

Après la folie des green shoots du printemps 2009 l'on fait croire au rétablissement économique de l'automne 2009. Mais il ne s'agit que du rétablissement des placements hautement spéculatifs à Wall Street, le seul miroir du monde "libre". Ce rétablissement des placements à risque est en partie lié à une amélioration des fondamentaux économiques. Peu importe si le rétablissement économique adopte une courbe en V – comme le pense la majorité - ou en U tout en restant exsangue, comme de plus rares personnes le pensent: les prix des placements doivent aller en augmentant. Mais mesurés aux réalités macroéconomiques ils ont augmenté trop fortement, de manière trop précoce et trop rapide.

Que se cache-t-il derrière ce rétablissement des activités furieusement spéculatives? La liberté. La liberté aidée. La Liberté aidée par l'État Providence bancaire. La Liberté de l'Élite financière de la lutte des classes. Pour elle le miroir de sa vanité est renforcé, le vécu de la précarisation commune et partagée ne la concerne pas. L'État, Washington, Londres, Bruxelles veillent pour elle.

Mesurées aux marges bénéficiaires actuelles, les actions du S&P-500 n'ont par exemple jamais été aussi chères aujourd'hui que depuis ces 100 dernières années. Entre temps les entreprises "valent" 140 fois leur bénéfice annuel, une valeur normale est de 30. Quelle bulle! Mais les liquidités qui sont détournées de l'économie "réelle" vers cette spéculation post-réelle et simplement financière.

Les flux de liquidités déversés par les banques centrales ont contribué à ce rétablissement de "l'Apocalypse Dow", du CAC-40, du Dax, du S&P's: 2000 milliards de $ de fausse monnaie imprimée sur la planche à billet de Paper Mill on the Potomak et le rachat des positions toxiques en échange de $ dans les plans de Sauvetage, de bail-out TARP, TALF, PPIP, etc... Mais le facteur le plus important est la chute du $ qui renforce très énergiquement la mère de tous les carry-trades. Le carry-trade est la spéculation sur le différentiel entre les devises: on emprunte avec une devise bon marché et on achète un produit que l’on revendra plus tard avec un bénéfice. Comme la Fed’ (Banque Centrale américaine) a gelé le taux d’intérêt directeur à zéro, le $ est devenu le "junk-bond" des devises, la principale monnaie dans laquelle se réalisent toutes les opérations de carry-trade de la planète. Dans un activité de short, le short selling (Leerverkäufe en allemand = ventes à découvert) les investisseurs misent sur la baisse. Dans la panique qui a suivi le 15 IX 08 la faillite de la Lehman Brothers, Banque d’investissement, le short selling avait été momentanément interdit, parce qu’il est un outil un peu trop violent dans des marchés financiers libres où il y a une trop forte volatilité. Ceci est une manière élégante de dire que toutes les banques, assurances et fiducies n’avaient pas prévu de cacher massivement leur positions à risques, toxiques et pourries et qu’il se révélait trop vite au grand jour qu’elles étaient en faillite. La liberté des marchés financiers aidant, et aidée par le club de Wall Street souverain avec à sa tête le trio Obama Bernanke Geithner, le short selling avait très vite été rétabli conformément aux clauses de l’OMC et de la libre circulation des capitaux et des services financiers. Les nouvelles normes comptables prudentielles Solvabilité II qui vont être adoptées au niveau international et par Bruxelles vont autoriser aux assurances de cacher le risque, "afin qu'il soit moins sensible à la volatilité des marchés". Les marchés financiers disposent de la Liberté sans entrave d'accéder à leur victoire. L'argent prêté à taux zéro aux banques pour qu'elles fassent leurs œuvres pathologiques de spéculation financière est une licence d'exploitation de casino qui leur est offerte gratuitement par l'État.

Gardez en mémoire le père de tous les short sellers, George Soros, l'homme qui avait fait sauter la banque d'Angleterre, qui avait gagné avec son short (vente à découvert que l'on appelle aujourd'hui carry trade) sur la Livre un montant de 10 milliards de £ le 16 septembre 1992 en la faisant sévèrement chuter.

Le Sommet des 192 du 1 au 3 juin 2009 dirigé par le Prix Nobel Joseph Stiglitz et convoqué par le Secrétaire Général de l'ONU avait été boycotté par le G7 dont quelques membres n'avaient daigné envoyer que des sous-fifres. Il s'agissait d'analyser à ce G 192 les Causes of the Crisis et de faire des propositions pour mettre en œuvre la liberté de tous les pays de la planète d'organiser un nouveau système monétaire international. Jospeh Stiglitz avait dit au G 192: " Il est clair, qu'une devise de réserve ne doive pas être adossée à une monnaie nationale, parce que ceci ne peut que conduire à l'abandon de la discipline financière avec des conséquences désastreuses pour le pays émetteur de cette monnaie de réserve et pour l'économie mondiale.

Le Document final du G192 rédigé en Points numérotés avait pourtant exprimé de manière simple la Chute de la Doctrine de Wall Street et qu'il fallait reconstruire sur ses ruines. Vous pouvez lire ci-dessous quelques points:

Point n°10 du Projet du Document final, 1ère révision: "Les moteurs financiers et économiques de la crise sont complexes. Nous reconnaissons que les racines incluent des crises structurelles dans l'environnement, l'énergie, l'alimentation et l'eau. Elles comprennent aussi des facteurs systémiques comme la concentration de revenus et de bien-être tout comme un cycle excessif de la volatilité des marchés. L'effet de ces des facteurs s'est considérablement amplifié avec des déséquilibres globaux et un dysfonctionnement grave de la régulation financière, du contrôle et de la surveillance du secteur financier. Ces défauts de régulation combinés avec une absence généralisée de transparence et de l'intégrité financière ont conduit à une prise de risque excessive, une instabilité des prix élevés des actifs, une irresponsabilité dans le décuplement des risques et un haut niveau de consommation nourri par le crédit facile et une inflation du prix des actifs. Les régulateurs financiers, les pouvoirs politiques et les institutions qui ont été chargés de traiter les questions formelles du secteur financier ont failli dans l'appréciation du risque du système financier parallèle ou l'expansion des vulnérabilités économiques et leurs interconnexions. D'autres faiblesses de nature systémique ont aussi contribué à la crise. La confiance aveugle dans l'autorégulation des marchés, la poursuite du profit non durable, l'insuffisante mise en évidence du développement humain équitable et éthique ont abouti dans de sévères déficiences du système financier global et de l'architecture économique et des inégalités significatives entre les pays et les peuples. Le déploiement de la crise a révélé la besoin d'une plus grande implication des gouvernements dans l'économie pour assurer un nouvel équilibre entre les marchés et l'intérêt public.".

Point n°12 du Projet du Document final: "La globalisation sans des institutions globales et régionales effectives conduit au chaos. Ceci empêche la prise de décisions globales et les actions nécessaire à faire face aux défis au regard de l'humanité et tout spécialement dans le domaine de l'environnement. Le contrôle des institutions globales qui sont réticentes à la démocratisation et plutôt empressées de la réduire a conduit à un malaise politique au niveau de la planète et une carence de solutions pour répondre aux problèmes urgents globaux. Certains pays ont découvert que la meilleure voie pour prendre en main le contrôle de leur destin se trouve dans des organisations régionales. Il faudra renforcer les Nations Unies et l'Assemblée Générale selon le principe de une nation une voix ce qui pourra conduire une institution globale légitime. Au même moment le niveau régional doit être renforcé."

Point n°11 du Projet du Document final: "Le marché sans régulation détruit l'environnement, concentre les revenues, le bien-être, la puissance, augmente les inégalités et favorise le capital financier qui conduit à la volatilité et aux effondrements financiers. La dérégulation systémique généralisée d'après 1980 a conduit aux crises et à l'imbrication malheureuse de la cupidité sans limite et de l'auto-régulation. Le principe est d'assurer un nouvel équilibre entre le marchés et le contrôle des forces des marchés par l'État en accord avec une économie centrée sur les gens pour donner priorité à l'accomplissement des besoins humains, des droits humains et de la sécurité humaine."

Point n°10 du Projet du Document final: "L'alimentation et l'énergie ont fait partie de la débauche spéculative des années2006-2007 qui a propulsé les prix à des sommets historiques avec 147$ le brent de pétrole et un crash à 30$ quelques semaines plus tard. L'échange de produits financiers dérivés, des marchés où s'appliquent de manière extrême les leviers de spéculation, les ventes à découvert (naked short sellings) et les Credit Default Swaps (assurance sur crédits) non couverts ont contribué à la volatilité. Les marchés de l'alimentation et de l'énergie doivent être spécialement protégés de la spéculation."

Point n°9 du Projet du Document final: "La volatilité devient particulièrement intense quand le capital financier devient hégémonique. Selon l'UNCTAD les profits générés par les services financiers sont passés de 6% dans les années 80' à 40% en 2007 dans les bénéfices des entreprises. La valeur du marché du secteur financière virtuel a augmenté de 6 fois (300.000 milliards de $US) avec le secteur financier parallèle, les hedge fonds, les produits financiers dérivés, par rapport à l'économie réelle (50.000 milliards de $US). Le principe est que le secteur financier doive fournir des services à l'économie réelle à un coût raisonnable et ne doit pas être mis au centre de l'accumulation de profits avec les conséquences désastreuses que nous connaissons aujourd'hui. Quand le secteur financier devient hégémonique une bulle et un crash s'ensuivent."

De l'automne 2008 au début du printemps 2009, l'Élite financière de la libre lutte des classes avait été un peu déboussolée avec le brouillage de sa doctrine car les nationalisations et recapitalisations des banques et les mesures d'interdiction des short selling (ventes à découvert) étaient des entraves, des mesures protectionnistes et des mesures règlementaires qui rendent momentanément caducs les clauses de l'OMC, du Traité de Lisbonne, des autres Traités, des Directives sur la libre circulation des capitaux et des services financiers.

Mais depuis les green shoots de mars 2009, l'Élite de la lutte des classes financière fête à nouveau sa liberté.

Revenons en à la liberté de spéculer et d’opérer toute forme de transaction financière. Les short sellers (vendeurs à découvert) s’endettent dans une devise faible et achètent de positions à haut rendement dans une autre devise. Dans le cas du $, ces vendeurs à perte n’empruntent pas seulement de l’argent à un taux d’% égal à zéro, mais à un taux négatif : calculé sur l’année ils jouissent d’un taux négatif de 10 à 20% dans leur réalité toute matérielle qu’ils s’ingénient à organiser comme ils le souhaitent. Pour cette Élite les désirs de Liberté se suivent toujours des actes, les leurs, et d’un bénéfice net. La raison est que la chute du $ offre un bénéfice gigantesque sur les short-positions en $. Vous l’avez compris la partie riche de la planète fête la Liberté calculée en Dollar. Les investisseurs disposent donc de la liberté d’emprunter à un taux négatif annuel de 20% de l’argent qu’ils investissent tout autour de la planète dans des Futures, des Options, des catégories de placements financiers dont les cours augmentent très rapidement à cause d’une surliquidité et d’un carry-trade massif. Il y a une surliquidité massive parce que l’argent mis à la disposition par les banques centrales n’est pas prêté depuis presque deux années aux entreprises qui ont des réels projets économiques. Cette augmentation de la cotation de ces valeurs hyper-sensibles est appelée, par une liberté de langage - liberté conditionnée - le rétablissement de la croissance. Il n'y a pas de reprise.

Pour cette classe d’opérateurs libres de tout mouvement et aidés par le gouvernement et la liberté d'agir de la banque centrale indépendante, le rendement financier est de 50 à 70%. A ce prix la liberté est belle. Chacun de ces acteurs qui contribue à l’entretien de ce jeu passe pour être un génie, même s’il agit dans une mégalo-bulle qui est encore pire que celle des subprimes, DotCom Enron Worldcom, parce que cette fois-ci il n'y a plus un tissus industriel réel qui poursuit un semblant d'existence économique. L'éclatement de cette bulle en construction sera même pire que celle de 1929 pour cette même raison. La Grande Dépression II est déjà actuellement plus longue que la Grande Dépression de 1929. Même Nouriel Roubini, n'a pas le courage, mais surtout la liberté, de raconter le réel.

Au regard de la Value-at-Risk de leur portefeuille ces investisseurs devraient se faire d’énormes soucis. On ne parle plus de Fair-Value ou de Mark-to-Market, de juste valeur ou de valeur du marché, mais de Value-at-Risk. Il est intéressant de voir les ripages de langage dans cette phase post-réelle de l’industrie et de l’économie, alors que la Doctrine de Wall Street de la Liberté d’agir pour son compte et contre Main-Street se festonne dans ses convictions et celles des politiciens qui les représentent. A Berlin, en 1989, lors des Montagsdemonstrationen, les manifestations du lundi, le Peuple scandait: "Wir sind das Volk, wir sind ein Volk". Et je vous garantie que l’ordre de leur slogan est bien celui-ci: "Nous sommes le peuple, nous sommes un peuple". Ceci signifie que le peuple qui avait cru acquérir une liberté s’était déjà lui-même festonné dans une idée d’unicité, en oubliant très vite qu’il est le peuple, main-street, celui qui décide. Le Peuple souverain s'est oublié dans son illusion d'unicité. Le jour de la Chute du Mur de Berlin, le Peuple de Berlin s’est transformé en un générique de peuple qui court directement à son emprisonnement.

La raison de cette appréciation vertigineuse des "valeurs" de cette nouvelle bulle en constitution, réside dans la croissance des relations interactives entre les risques spécifiques des différentes catégories de placements financiers qui sont tous supportés et subventionnés par une politique monétaire commune du G20 et par les Carry-trades qui avaient été interdits pour une courte durée de 2 à 3 mois mais auxquels le consensus international londonien et de Wall-Street avait très rapidement rendu la liberté. Depuis mars 2009, à la suite des dénis compulsifs des G20 de Washington, de Londres, de Pittsburgh, est né un gigantesque marché unique planétaire sur lequel n’importe quel placement à risque est acheté grâce à l’outil de destruction massive qui est le short-selling sur le $. Vous comprenez bien, que le combat d’Obama pour une sécurité sociale généralisée, est un mensonge face au pire qu’il organise avec son ministre des finances, Tim Geithner, secrétaire américain au Trésor, et avec Bernanke, Gouverneur de la Fed'. Geithner qui contribue à la création de surliquidités en $. 

Après la bulle de la multimutualisation du risque développée de manière gigantesque avec les CDS/CDO et les LBO et autres produits financiers dérivés adossés, la liberté a été organisée pour que les grands opérateurs spéculatifs puissent investir dans de l’irréel que l’on fait passer pour du rétablissement économique. Une fois de plus, le risque réel est déconnecté de la perception que l’on en a. Pourquoi en serait-il autrement, à partir du moment où cette horde libre de lemming-opérateurs dispose de l’assurance-vie gouvernementale qui éponge par trillions les positions négatives, toxiques et pourries, alors que la bulle des CDS qui est évaluée à 60 trillions de $ (60.000 milliards) n’a même pas encore commencé d’exploser, tout comme la bulle des Alt-A et la nouvelle bulle des subprime créée par un décret Obama, la Ginnie Mae et la FHA.

Il ne faut pas oublier une bulle de crédits hypothécaires dont personne ne parle et qui trouve son équivalent dans la "Crise des Subprimes". Il s'agit de la bulle qui devrait éclater dans la 1ère moitié de l'année 2010 au moment où vont commencer les chaines de faillites commerciales et industrielles. C'est la bulle des Commercial Mortgage-Backed Securities (CMBS) qui est l'agglutinement de la cupidité multimutualisée autour des assurances pour défaut de remboursements adossées sur des crédits hypothécaires pour l'immobilier commercial et industriel. Ces crédits hypothécaires ont tout autant été distribués à l'aveugle sans réelle étude de la solvabilité des emprunteurs commerciaux ou industriels, puisque le risque avait été épandu dans la verdure à l'aide de ces produits financiers dérivés que sont les CMBS. Dès qu'il y avait quelque part à octroyer du crédit, les banques et autres instituts apparentés se sont librement débrouillés pour vendre des CDS, des CDO, des CMBS, etc... qui sont des assurances contre les défauts de paiement des emprunteurs. En bon français on appelait ceci autrefois des créances titrisées. Plus personne ne parle de "titrisation" alors que ces produits financiers sont toujours vendus par milliards. Autrefois, c'était il y y a moins de six mois.

Les inventeurs de ces produits dérivés n'avaient jamais évalué le risque réel et encore moins le risque systémique que ces assurances représentent. Il n'y avait même plus de raison de se demander si les entreprises emprunteuses étaient capables de générer sur le moyen terme au moins de la création de richesses pour amortir les prêts. Il n'y avait plus besoin de se demander si les commerces et les industries se mouvaient dans de la production de biens et de services qui trouvent acheteurs. Donc il n'y avait pas de raison de se demander si derrière tout ceci il y avait des familles et des travailleurs. Et si une douce pensée était réservée à ces derniers, c'était pour ne plus les payer à leur juste valeur et pour leur vendre du crédit aux particulier adossé sur des CDS vendus sur les marchés financiers par les émetteurs de crédits en paquets exotiques de véhicules financiers.

Les gouvernementaux et les médias, la Commémoration de la Chute du Mur de Berlin, contribuent à festonner la société post-réelle dans son miroir de croissance économique et de démocratie. La démocratie, ça doit être quelque chose comme l'accès libre et non faussé de tout le monde à tout. Pour ces grands opérateurs financiers, le pire de l’existence a été aboli par la volonté du Gouvernement: la peine de mort donnée par la volatilité. La volatilité a été éliminée. Le Gouvernement est encore plus efficace que la Goldman Sachs qui avait inventé avec les CDS la multimutualisation du risque. La Volatilité a été éliminée, Vive la Liberté. Comme chaque classe de placement évolue de manière identique aux autres, il n’y a plus de diversification, il y a implémentation d’une réalité commune, celle de la volatilité disparue. De la précarisation des peuples on s’en fout. On fête la Chute du Mur à Brandebourg et à La Concorde.

L’effet combiné du taux d‘intérêt à zéro % de la Fed’, du Quantitative Easing (planche à billets) et l’achat massif d’instruments financiers dérivés de dettes (CDS/CDO, mais aussi des Bons du Trésor) à longs termes devraient, selon le Club de Wall Street avec à sa tête Obama Geithner Bernanke, rendre le monde plus sûr, mais pas comme l’a défini le G192, ni même les G20, mais plus sûr et plus libre pour la mère de tous les Carry Trades et la mère de toutes les bulles spéculatives qui sont fortement boostées avec les effets de levier. Cette politique de la liberté américaine et londonienne nourrit la nouvelle bulle des placements spéculatifs au niveau planétaire et américain. Un Dollar faible est bon pour les actions américaines parce qu’il augmente le bénéfice des groupes américains opérant à l’étranger.

La politique irresponsable du Gouvernement Obama qui donne l’énergie à ce Carry Trade oblige les autres pays de suivre cette politique imbécile de l’assouplissement de la politique monétaire avec un taux d‘intérêt directeur voisin de zéro et sans exiger la moindre des contreparties aux banques. Au nom de leur Liberté. Seule la Banque Centrale norvégienne vient d’avoir le courage d’augmenter ce taux d’intérêt. Les banques centrales pourraient même être obligées à poursuivre dans leurs propres pays cet abaissement du taux d’intérêt avec des opérations d'open market. Les Open Market Operations consistent dans le cas Obama Geithner Bernanke en l'achat ferme et définitif de titres souverains, de Bons du Trésor par la banque centrale (la Fed' et la banque centrale anglaise) sur le marché interbancaire au à travers d'acteurs plus ou moins masqués, les Primary Dealers. En procédant ainsi, la banque centrale élargit la liquidité bancaire pour le bonheur surmultiplié des spéculateurs financiers et des autres. Au 27 juillet 2009 la liste des Primary Dealers serait selon la Fed': Banc of America Securities LLC,  Barclays Capital Inc., BNP Paribas Securities Corp., Cantor Fitzgerald & Co., Citigroup Global Markets Inc., Credit Suisse Securities (USA) LLC, Daiwa Securities America Inc., Deutsche Bank Securities Inc., Goldman, Sachs & Co., HSBC Securities (USA) Inc., J. P. Morgan Securities Inc., Jefferies & Company Inc., Mizuho Securities USA Inc., Morgan Stanley & Co. Incorporated, Nomura Securities International Inc., RBC Capital Markets, RBS Securities Inc., UBS Securities LLC. Cette liste est donc celle des truands systémiques qui écoulent de la fausse monnaie américaine imprimée à Paper Mill on the Potomak. Les Open Market peuvent aussi fonctionner en sens inverse pour restreindre les liquidités.

Comme il n’y a pas d’intervention au niveau du change et comme les autres monnaies de la planète augmentent par rapport au $, les coûts négatifs des Carry-Trade deviennent encore plus négatifs et les spéculateurs se voient offrir par les politiques financières et monétaires un copieux supplément de liberté de spéculer. La politique monétaire et financière américaine se donne la liberté de nourrir massivement une bulle des valeurs mobilières et des actions et de la propager par contagion dans la planète entière. Nous sommes face à une bulle corrélée de la liberté des transactions financières et les bavardages répétés actuels de Gordon Brown au sujet de taxations financières (Tobin-Spahn?) sur celles-ci sont même rabroués par Washington pour qui ce n’est pas le moment.

Cette bulle va éclater bientôt et multimutualiser le plus grand effondrement des "valeurs" (depuis longtemps on ne parle plus de travail et de produits manufacturés). Si le Dollar devait augmenter, le Carry-Trade serait immédiatement stoppé parce que les vendeurs à perte doivent consolider leurs positions et il y aura un run panique de leur part puisqu’ils doivent rembourser pour couvrir leur risque systémique privé soutenu et renforcé par le gouvernement. Toutes les catégories de placements et aussi ceux de l’économie réelle qui subsistent seront gravement impactés et poussés aux égouts. Depuis le début officiel de la Crise, le 15 IX 2008, 16 millions d'américains sont tombés dans le chômage et la moyenne horaire hebdomadaire de travail est tombée à 33 heures aux USA. Dans la partie Est de l'Allemagne il y a 25% de chômage depuis 1989. Ce n'est que parce que l'Allemagne a été championne à l'exportation qu'elle a pu financer ce chômage. Aujourd'hui elle connaît 6% de récession.

Les Carry-Trades s’effondreront parce que le $ n’atteindra jamais le zéro absolu, il se stabilisera à un certain niveau. Les coûts de crédits seront alors voisin de zéro au lieu d’être négatifs, le risque que le $ s’apprécie conduira beaucoup à vouloir couvrir leur short-Position. La Fed’ ne pourra tout de même pas abolir à l'infini la volatilité. Au printemps elle va (en théorie) stopper son plan d’achat de 1800 milliards de $. Le moment arrivera où la Fed’ devra suivre la Banque centrale norvégienne et augmenter le taux d’intérêt directeur. Un risque géopolitique de conflit armé pourra aussi déclencher une fuite face au risque. Mais entre temps l’argent public aura été dilapidé dans de la spéculation qui n’aura rien produit, qui aura été retiré de l’économie réelle. (Mes autres huiles)

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28. août 2009

Avec l'accord d'Obama, la troisième crise des subprimes est préparée par Federal Housing Administration et Ginnie Mae




Le club de Wall Street, avec à sa tête Bernanke Geithner Obama, organise un Coup d'État financier.

Sur ce graphique à gauche vous voyez

  1. que la 1ère crise des crédits hypothécaires (subprime) est entrain de se terminer,
  2. que la seconde crise des crédits hypothécaires (2400 milliards de $ en Alt-A,...) est entrain de naître,
  3. que la troisième crise des crédits hypothécaires, que j'appelle la crise des Sub-Subprimes ou des Helikopter-Loans, est déjà en préparation avec plusieurs milliers de milliards de $ de nouveaux crédits immobiliers toujours accordés... aux emprunteurs pauvres et sans garantie.
Pour les analystes la réalité se décrit en ces mots: "Alt-A mortgages are already mostly underwater" (les crédits hypothécaires de la classes des Alt-A sont pour la plupart irrécouvrables). Il n'y a rien à attendre du G20 de Pittsburgh.

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Le facteur récessionnel le plus grave n'est pas la crise financière et économique, mais la situation de la dette américaine. Sur le graphique à droite publié par le FMI et la Banque des Règlements Internationaux (BRI) vous avez en noir la dette publique des USA et en bleu le PIB des USA. Puis vous avez de nouveau en noir la dette publique de tous les autres pays du monde et en bleu le PIB de tous les autres pays du monde (I trillion = 1000 milliards). Il faudra cette fois-ci inventer qq chose de meilleur que le 9 XI pour faire diversion. Avant l'attaque sur les Twins (on ne parle jamais de WTC 7 qui s'est aussi effondré) les USA ne se sortaient plus de la dotcom crisis et étaient à deux doigt du pire des krachs boursiers.



Obama a dit sur CNN: "We can't go back to an era where the Chinese or the Germans or other countries just are selling everything to us, we're taking out a bunch of credit card debt or home equity loans, but we're not selling them anything." Obama et Gordon Brown veulent faire du déséquilibre de la balance commerciale de leurs pays le point central du G20 de Pittsburgh. Selon Obama: "Nous ne pouvons retourner dans l'ère où les chinois et les allemands nous vendent tout alors que de notre côté nous accumulons des montagnes de dettes au travers des cartes de crédit et des crédits hypothécaires et nous ne vendons rien." Vous voyez la duplicité d'Obama: d'un côté il a créé la plus grosse bulle de dettes de toute l'histoire des USA avec la helikopter-money de Paper Mill on the Potomak, avec les émissions massives pour cette seule année 2009 de 7000 milliards de T-Bonds (Bons du Trésor) et avec les successions de Plans TARP, TALF, PPIP et d'un autre côté il aspire de tous ses vœux au protectionnisme en montrant du doigt deux pays. Si la Chine créé du PIB avec du dumping social et écologique face aux critères internationaux, les ouvriers allemands gagnent le double des ouvriers français et ont des conventions collectives très intéressantes face aux critères internationaux. Selon les anglais le FMI doit prescrire des règles aux pays trop fortement exportateurs afin qu'ils éliminent le déséquilibre. Obama voudrait créer l'Axe du Bien contre les pays qui travaillent, produisent du réel et exportent (voilà le nouvel ennemi qui remplace Ben Laden), les américains se cherchent une nouvelle guerre pour renforcer le $. Obama a été élu pour maintenir le fantasme américain et non pas pour faire des réformes. Tant que les américains ont pu tirer profit de l'Organisation Mondiale du (libre) Commerce (OMC), tout en le contournant eux-mêmes, ils ont imposé leur vision du monde. L'OMC, à la méthode américaine, ne fonctionne plus, ils trouveront en face d'eux cette fois-ci les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et l'Europe si cacahuète Barroso le décide. Mais il ne le décidera pas, car les APE (Accords de Partenariat Économique) sont encore plus violents contre les Pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et les PED (Pays en Développement).

Graphique à gauche: vous voyez la bulle des crédits hypothécaires "alt-A" qui va éclater de janvier 2010 à juillet 2015, avec le pic en janvier 2013. Les alt-A sont des débiteurs, qui, à la différence des Subprimes, avaient des garanties financières au moment où ils ont contracté un crédit hypothécaire. Malheureusement, ils sont passés dans la tranche des créances toxiques, irrécouvrables, pourries... Il s'agit ici de la classe moyenne américaine qui s'est appauvrie de manière accélérée. J'ai dessiné à droite du graphique en rouge la bulle FHA et Ginnie Mae, la 3ème bulle des subprimes, la bulle Obama. La situation comptable de la FHA avec un ratio d'exposition au risque de 50 pour 1 est dès aujourd'hui pire que celle qui avait existé avant la faillite de la Bear Stearns qui avait lancé en 2007 le grand cycle de faillites bancaires.


Le système bancaire a testé en 2008 et 2009 le club de Wall Street présidé par l'administration Obama-Bernanke-Geithner, et est sûr que les futures positions toxiques seront épongées par les pouvoirs publics, le contribuable, les générations futures, et les investisseurs étrangers qui achètent les T-Bonds, les Bons du Trésor américain. Le monde s'organise. Le BRIC a tenu le 18 juin 2009 son premier sommet à Jekateringburg (Екатеринбу́рг, anc. Swerdlowsk, Свердло́вск). Il avait réuni les 4 pays émergents, le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine. Ces quatre pays sont divisés par la culture et la géographie mais ils sont unis par une croissance économique et par un problème commun: le record historique de la dette américaine et la sécurité de leurs réserves en $ (dollar-glut) et la stabilité de la valeur de leurs Bons du Trésor US (T-Bonds) libellés en $. La Chine a aussi fait un grand coup il y a 10 jours, passé totalement inaperçu, et dont je vais bientôt vous entretenir.

Le G20 de Londres de 2008 n'a jamais été suivi des mesures annoncées autrement que par du bavardage et quelques coups de patte cosmétique. Au lieu de réduire la taille des banques devenues des risques systémiques devant être recapitalisées par l'État, les gouvernements poussent et aident les banques à se concentrer (3 exemples sur le graphique à gauche).

 
Aux USA les mêmes erreurs qui ont généré la bulle immobilière des subprimes sont reconduites avec les plans gouvernementaux et la moindre des velléités de régulation est déniée avec force ou violence verbale et médiatique. Sur le graphique animé à droite, vous voyez que maintenant les 4 plus grandes banques US se partagent 39% des dépôts. Obama est un incapable il donne de l'argent sans demander de contreparties. Avec les aides gouvernementales chiffrées en trillions de $ (1.000 X) les banques techniquement en faillite se regroupent en continuant à cacher les positions toxiques elles-mêmes camouflées par le Stress-Test de Timothy Geithner. La CNBC a titré hier, le 15 IX 2009, un an après le déclenchement de la Crise par la chute de la banque d'investissement Lehman Brothers: "Wall Street taking same risks that caused crisis".D'autres journeaux américains titrent leurs arrticles ainsi: "The Government Does Have Authority to Break Up the Big Boys" ou bien "We Can't Break Up the Giant Banks, Can We? Yes We Can!". En France on fait encore croire que de telles questions posées ainsi émanent de groupes politique "à gauche de la gauche"... Le prince-président français NS est encore plus atlantiste que les Républicains américains de la trempe de McCainn challenger du pusillanime et bavard Obama aux Présidentielles et gourou du Yes-we-can, récité comme une prière, donc inutile et jamais transposé en acte.

C'est de nouveau par milliers de milliards de $ que les instituts de crédits hypothécaires, la Federal Housing Administration (FHA) et la Ginnie Mae (Government National Mortgage Association), accordent aux débiteurs NINJA (no income no job no asset, sans revenus sans emploi et sans garanties bancaires) des crédits... pour construire des maisons individuelles. Souvenez-vous de la Freddie Mac et de la Fannie Mae, qui ont fait faillite en octobre 2008, et qui sont régulièrement recapitalisées par les différents plans gouvernementaux américains du non de TARP, TALF, PPIP, etc...  Photo à ci-dessus gauche, banner FHA "Un autre rêve américain devient réalité"; Photo à droite: banner de Ginnie Mae qui vante le soutien et la totale confiance du Gouvernement américain.

Ginnie Mae et FHA émettent des titrisations  adossées sur des paquets de crédits hypothécaires (CDS et CDO, MBS > mortgage backed securities). C'est ce greed, cette cupidité, cette pratique qui a pourtant amené la-dite Crise qui est payée par les peuples aujourd'hui, demain et par deux générations futures. Obama n'a aucun pouvoir pour réguler et imposer au système bancaire une augmentation conséquente des fonds propres qui le rend plus sûr en cas de défaillance en chaine des emprunteurs. D'un côté des millions d'américains sont jetés à la rue et des millions de maisons individuelles sont saisies par les huissiers, voire immédiatement détruites - car ceci revient moins cher aux banques que d'entretenir un parc immobilier dont personne ne veut - et d'un autre côté on recrée la même bulle immobilière à crédit et au-dessus des moyens des emprunteurs. Obama n'est qu'une marionnette qui a été élue pour faire éponger les dettes et les positions toxiques par le Trésor Public et la monnaie de contrefaçon de la planche à billet (quantitative easing). C'est un faible. Saura-t-il, au moment d'un soulèvement social généralisé, résister à la tentation totalitaire, ou sera-t-il le 1er dictateur noir américain? Cette question je la pose depuis plus d'un an sur mon site. Saura-t-il résister aux militaires ou va-t-il s'éliminer lui-même proprement pour ne pas avoir à assumer un régime totalisé? Il vient d'obtenir le Prix Nobel de la Paix, le "Du-bist-nicht-Bush-Preis" (le "Prix-Tu-n'es-pas-Bush") comme le titre le Financial Times Deutschland. Le tout tout premier acte présidentiel d'Obama a été de gonfler le nombre de GI's en Afghanistan. Avez-vous remarqué, en haut de ce billet, sur le 2ème graphique intitulé "Crise du Système des risques - Crise des insolvabilités" que le dromadaire a 3 bosses? Cette petite bosse à droite est entrain de gonfler abruptement et aura la même taille que les autres.

Des crédits hypothécaires de mauvaise foi ont plongé le monde dans la plus grave crise depuis quelques décennies. En plein dans les programme de "Sauvetage" des centaines de milliers de crédits sont catapultés en direction des américains à faible revenu ou ne disposant d'aucun revenu. Il ne s'agit pas de micro-crédits destinés à lancer une petite activité de subsistance comme avec la Grameen Bank de Jagdish Baghwati, mais de crédits immobiliers.  Un nouvelle bulle de l'immobilier est créée sur le marché de l'immobilier américain en ce moment et menace déjà d'exploser. Après que le contribuable a soutenu et soutient avec des milliers de $ les deux instituts de crédit hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac (qui représentaient plus de 50% du marché américain), deux autres instituts publics, Federal Housing Administration (FHA) et la Ginnie Mae, menacent de s'engouffrer dans la faillite.

Sur le site de la FHA vous avez un onglet et une page qui s'appelle "Obama Mortgage" (Crédit hypothécaire Obama) avec l'invite suivante: "In early 2009, the Obama administration announced a program called Making Home Affordable. This program is expected to help nine million homeowners keep their homes and avoid foreclosure through refinancing and modified loans designed to lower monthly mortgage payments" (Au début de l'année 2009, l'administration Obama a annoncé un programme appelé 'Rendre la maison individuelle accessible'. Avec ce programme 9 millions de propriétaires seront aidés pour garder leur maison individuelle et pour éviter la faillite grâce au refinancement et à la redéfinition des termes de leur emprunt avec de plus petites mensualités de leurs crédits hypothécaires.) La FHA garantit les crédits pour l'acquisition ou la construction immobilière.

Ginnie Mae assure – avec le soutien du gouvernement américain – à l'aide des titrisations MBS identiques aux CDS / CDO - les crédits immobiliers qui sont garantis par la FHA. Une nouvelle chaine toxique est créée. Les MBS (Mortgage-backed Securities), les titres adossés aux crédits hypothécaires sont les seuls qui jouissent d'une garantie à 100% de l'État américain. Ces titres MBS, sont dès leur création des "positions toxiques", mais ils sont vendus par les banques qui font des bénéfices sur cette activité commerciale. Les spéculateurs se jettent dessus, puisque ces titres MBS sont sans risque (0%) puisqu'ils sont garantis par l'État américain en cas de défaillance en chaine des emprunteurs qui est l'issue obligatoire de la récession américaine et de l'énorme vague de faillites d'entreprises; car il n'y a ni reprise ni green shoot. J'admire la détermination du peuple américain a courir en masse vers le suicide collectif comme en Californie et sa volonté de faire partager sa pauvreté au monde entier.

La FHA et la Ginnie Mae réalisent en ce moment un niveau d'affaire record depuis leur fondation, et ceci sur la mauvaise foi bancaire des emprunteurs. Dans les médias américains l'on spécule déjà sur ces deux prochains candidats à un plan de sauvetage gouvernemental du genre TARP, TALF, PPIP, etc... Obama a été élu pour être le croupier qui fait gagner à tous les coups dans ce grand casino d'État. Depuis le début de la "Crise", les critères d'attribution de crédits ont été légèrement élevés et des millions d'américains ne reçoivent plus directement des banques des crédits immobiliers ou hypothécaires. Cette horde affamée d'emprunteurs toxiques se rend sur le secteur soutenu et stimulé par le gouvernement (voir la page du site de Ginnie Mae appelée Obama Mortgage). Comme la Fannie Mae et la Freddie Mac, la Ginnie Mae a été fondée dans les années 30 dans la période du New Deal qui a suivi la Grande Dépression pour permettre l'accès à la propriété des personnes à revenus faibles.

Dans ces conditions actuelles, la part de marché de la FHA a atteint cette année 63%, en 2008 elle n'était que de 24%. Selon la Bank of Amerika, les crédits accordés par la FHA représentent en ce moment plus de 50% de tous les nouveaux crédits immobiliers qui sont accordés, alors qu'ils ne représentaient que 10% au début de l'exercice 2008. Le volume de crédits garantis pour l'acquisition de maisons individuelles a plus que triplé par rapport à 2008 qui était de 180 milliards de $.

Les affaires explosent dans les mêmes proportions pour la Ginnie Mae. Le volume des titres garantis par cette agence (MBS) a augmenté de 680 milliards de $. Selon les analystes de la Bank of America, il va encore augmenter de 1000 milliards jusqu'à la fin de l'année 2010 grâce à une invasion d'emprunteurs pauvres ou récemment jetés dans la pauvreté et qui ne disposent d'aucune garantie bancaire. La FHA est la seule source de financement pour cette catégorie de lumpen-emprunteurs qui sont très hautement endettés.

Les exigences de la FHA sont extrêmement laxistes: un apport personnel de 3,5 est demandé pour l'octroi d'un prêt au lieu des 10 à 20% habituellement. Les emprunteurs ne sont pas obligés de produire le moindre des documents. L'autorité fédérale HUD (Housing and Urban Development Department) vient de publier un rapport accablant qui révèle que 7% de ces nouveaux emprunteurs sont déjà défaillants. Keneth Donohue a présenté ce rapport devant le Congrès et s'est plaint qu'aucun mécanisme de contrôle et de régulation n'est mis en place, et que la FHA n'est pas organisée pour filtrer et contrôler cette invasion de nouveaux emprunteurs. Malgré ces facilités hystériques accordées pour obtenir ce que j'appelle des helikopter-loans, Keneth Donohue constate une vague massive de fraude pour obtenir ces crédits hypothécaires et a annoncé en avril 2009 la création d'un service de contrôle et la construction d'un site web. Mais à la fin du mois d'août 2009, cette page indique "currently under construction"... Mais lisez bien le contenu du banner, attendrissant et copieusement ridicule, qui était prévu par Kenneth M. Donohue, une fois de plus ce "running on empty" se fait passer pour l'American dream qui doit être protégé. C'est le cri du lemming avant sa mort.

Contrairement à la Freddie Mac et à la Fannie Mae, la Ginnie Mae ne supporte aucun risque sur les crédits individuels, mais peut être gravement touchée par les assurances sur les titrisations (MBS).  Le schéma est strictement le même que celui qui a conduit à la crise, et ce schéma n'est qu'un schéma Madoff Ponzi pyramidal à la fin du cycle duquel il n'y aura personne d'autre pour rembourser que l'État américain qui va éponger les dettes, les positions toxiques et qui va recapitaliser l'entreprise en faillite. Cette masse de nouveaux crédits accordés à ces nouveaux emprunteurs n'est qu'une manière de les "recapitaliser". Mais avec quel argent? Avec la Helikopter Money, la planche à billet et le shadow banking, autrefois d'Alan Greenspan Bush, aujourd'hui de Bernanke Obama.

Bien que le Président de la Ginnie Mae, Joseph Murin, vient de démissionner, les politiciens soutiennent et attisent le boom de cette nouvelle bulle immobilière des sub-subprimes. La FHA profite de ces programmes avec lesquels les emprunteurs en difficultés ou les nouveaux emprunteurs sont soutenus par Washington pour accéder à la propriété ou continuer à la financer. Les emprunteurs qui ne peuvent plus rembourser leurs mensualités peuvent faire refinancer leurs crédits par la FHA. Les banques se ruent pour octroyer ces nouveaux crédits garantis avec un risque pour elles à 0%, puisque totalement garantis par le gouvernement américain. Ceci est même devenu valable pour des propriétaires ou des nouveaux propriétaires dont le besoin de refinancement dépasse les 125% de ce que vaut en réalité leur bien immobilier. Cette valeur était de 105% avant le déclenchement de la-dite Crise des Subprimes. Il s'agit bien de la crise des Sub-Subprime que Obama prépare et cautionne. Le plan porte même son nom.

Ci dessous vous à droite avez le graphique cliquable publié par le New York Times le 5 septembre 2009.
1/6ème des crédits immobiliers est pourri et irrécouvrable.

En réalité, le gouvernement américain détient ou garantit 2/3 de tous les crédits hypothécaires. Le gouvernement les détient ou les garantit avec une signature qui ne vaut plus rien. Pour être de bonne foi, le gouvernement américain devrait être à la tête d'un pays qui produit du PIB. Les USA ne produisent plus du PIB en réalité depuis plus de 10 ans, car ils couvrent leurs "skyrocketing" dettes avec une signature qui ne vaut plus rien et avec la vente de Bons du Trésor américains qui ne seront pas remboursés, quand ils arriveront à maturité, autrement que par une nouvelle émission de Bons du Trésor: nous appelons ceci la pyramide Ponzi Madoff. Il n'y a rien à attendre du G20 de Pittsburgh.

Obama a délibérément choisi la fuite et le vertige en avant pour retarder le "run on the Fed' and the US Government". Le run, la ruée bancaire, la panique bancaire lors de laquelle les déposants essayent de sauver leurs épargnes à n'importe quel prix, c'est à dire avec n'importe quelle perte. La Fed', la most over-leveraged banque du monde, est une zombie bank. Il en est de même avec le Gouvernement US qui produit des Bons du Trésor sur une photocopieuse. Les investisseurs se ruent sur ces T-Bonds, pour lesquels les agences de notation ne donnent même pas d'évaluation. Mais ces poubelles passent pour des valeurs refuges, puisque le club de Wall Street avec à sa tête Obama Geithner Bernanke garantit et rachète régulièrement les poubelles et leur contenu depuis juillet 2007 (faillite de la Bear Stearns).

Dans son communiqué du 23 Septembre 2009, la Fed a indiqué vouloir maintenir le taux d'intérêt toujours à son niveau le plus bas entre 0% et 0,25% et qu'elle va encore racheter pour un montant de 1450 milliards de $ de crédits hypothécaires et des titres de créances, et qu'elle prolongera son programme de rachat de ces créances toxiques jusqu'à mars 2010 au lieu de décembre 2009 comme prévu initialement.La Fed a aussi confirmé que "les conditions sur les marchés financiers se sont améliorées, et que le marché immobilier montre une reprise".

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19. août 2009

Le fonds Cerberus dépossédé de ses actifs par des vampires plus forts que lui

Le 4 juin 2007 je vous avais exposé que le Fonds Cerberus s'était jeté sur Chrysler pour le vider de ses actifs, ce qu'il a aussi réussi avec brio. J'avais aussi exposé le 19 novembre 2008 mon indignation de voir que le club de Wall Street, avec à sa tête Geithner Bernanke et Obama, avait fait cadeau de 34 milliards de $ pour sauver Chrysler et GM, dans laquelle Cerberus détenait aussi 80% des parts. Aujourd'hui je vous annonce que Cerberus fait lui-même l'objet du greed (cupidité) des marchés financiers et d'autres hedge fonds.

Visitez le site de Cerberus et regardez sur son Portofolio les liens vers les entreprises qu'il a vidées de ses actifs (en bon français, qu'il a acquises).

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Cerberus, le Fonds prédateur et vautour, est entrain de connaître un lemming run. Ses investisseurs sont entrain de lui retirer très massivement leur confiance et leurs fonds. Cerberus vient de se voir retirer 5,5 milliards de $, ce qui représente 71% de ses actifs selon le Wall Street Journal. La raison est l'insatisfaction face aux pertes du Fonds Cerberus, mais aussi le besoin de liquidité chez les investisseurs qui ne trouvent plus d'argent frais sur le marché financier et qui doivent eux-mêmes couvrir leurs pertes. Stehpen Feinberg, co-fondateur de Cerberus avec William Richter, "est surpris d'un tel comportement".

Cerberus avait été avant la crise l'un des Hedge Fonds les plus chanceux. Mais l'erreur de management financier n'épargne pas les Hedge Fonds et les Fonds de Pension eux-mêmes et le rachat à Daimler de 80% de Chrysler et la prise de participation majoritaire dans GM par sa branche financière GMAC qui restait la seule branche depuis 5 ans à produire des "bénéfices". Aujourd'hui, il ne fait plus de doute que ces bénéfices étaient fictifs (à la Madoff Ponzi) avec des marges opérationnelles réalisées dans la spéculation sur les crédits hypothécaires et sur l'assurance de ces crédits hypothécaires et des autres formes de crédits par l'intermédiaire de la création et du négoce des titrisations appelées CDS ou CDO, en espérant qu'il y aurait toujours de plus en plus de crétins qui achètent ces titres adossés sur rien depuis bien longtemps (Crise des Tulipes).

Suite à l'insolvabilité de Chrysler et de GM et à l'issue des aides de sauvetage gouvernementales versées par Washington, Cerberus a perdu le contrôle de ces groupes industriels, de toute façon voués à la faillite depuis plus de 5 ans à cause d'un management industriel préhistorique. Je vous ai expliqué dans mes articles dès 2007 que 2/3 des activités de ces groupes automobiles étaient réalisés dans des opérations d'investment banking et de hedge fonds. La punition est sévère, mais des millions de travailleurs sont mis au chômage et des millions de retraités ne touchent plus leur retraite et n'obtiennent que de subsides de l'État et ne bénéficient plus de soins médicaux des-dites caisses privées d'assurance maladie.

Le Hedge Fonds Cerberus est traité de la même façon qu’il a maltraité et vidé les entreprises dans lesquelles il avait réalisé des prises de participations spéculatives. L’objectif d’un Hedge fonds et d’un Fonds de Pension ne repose pas sur du management d’entreprise qui doit nécessairement s’orienter sur du moyen et du long terme pour lui permettre une pérennité. Le Hedge Fonds, encore plus que le Fonds de Pension, s'affaire à dégager d’une entreprise le plus vite une marge opérationnelle à deux chiffres en la rationalisant à outrance, en annulant toute dépense d'investissement et de modernisation, en licenciant en masse son personnel..., puis de la revendre dans cette position fictive de santé financière. Ces fonds sont comparés à des criquets qui s’abattent sur des champs de blé. Cette fois-ci ce sont les actionnaires de Cerberus qui punissent directement Cerberus en lui retirant la confiance et les milliards investis. Tous les fonds de pension et les hedge fonds ont connu depuis un an une dépréciation sur les marchés boursiers et financiers allant jusqu’à 2/3 de leur valeur initiale ou jusqu'à la liquidation. Les investisseurs n’ont plus confiance en leur propre système de cupidité ou doivent trouver eux-mêmes des liquidités pour couvrir leurs propres pertes.

Le Hedge Fonds Cerberus Capital Management veut alors rompre avec ses années de pratique et casser ce qui a fait son mode de vie, à savoir de partir massivement d’une entreprise pour faire un même coup spéculatif dans une autre entreprise. Cerberus veut empêcher ses actionnaires de partir et veut prendre des mesures qui les fixent pour une durée de trois ans.

Cerberus Capital Management lutte contre des rumeurs selon lesquelles plusieurs de ses Fonds sont en situation d’insolvabilité. Cerberus s’était donné comme raison sociale le nom du chien des enfers de l’antiquité grecque et était il y a encore un an l’un des investisseurs financiers les plus bénéficiaires. Les entreprises tremblaient déjà en entendant simplement que Cerberus étudiait leurs comptes et les actionnaires se ruaient vers lui par avidité criminelle qui détruit l'outil de production.
 
Le Groupe Cerberus Capital Management s’est mis dans cette situation après avoir investi à perte et par pure mégalomanie 15 milliards de $ dans Chrysler et dans la filiale financière GMAC, qui agit elle-même comme un Hedge Fonds, à l’image de Porsche avant que ce dernier ne se mette lui-même depuis un an en situation de faillite technique. Chez Porsche, les bénéfices étaient de très loin plus important que le chiffre d’affaire, mais ces pratiques irresponsables de management financier ont aussi entrainé sa chute et son rachat par Volkswagen, alors qu’il était prévu que ce soit Porsche qui rachète Volkswagen.

Cette mégalomanie n'est pas une spécificité américaine ou allemande. Peugeot ou Renault sont des Hedge Fonds adossés sur de la construction automobile qui n'est plus qu'un alibis économique. Les banques captives de PSA (Peugeot-Citroën, PSA) et de Renault ont titrisé les actifs de leurs groupes dans leurs filiales PSA Financial Service et Banque PSA Finance et Renault RCI Banque. Renault ou Peugeot-Citroën (PSA) ont exercé un autre métier au travers de leurs départements Financial Products. Peugeot Société Anonyme (PSA) s'est aussi  bien amusée avec les mortgages (crédits hypothécaires et subprimes) et a détourné dans la spéculation de titres les actifs gagnés avec les ventes des automobiles, tout en délocalisant et en payant au rabais son personnel ouvrier et employé. Il en va de même pour Renault. PSA et Renault, qui ont perdu des centaines de millions d'euros avec les opérations de titrisation ont reçu 9 milliards d'euros comme "aide" financière de l'État français. C'est tellement monstrueux que l'on a de la peine à le croire. Ces groupes automobiles avaient déjà obtenu 5 milliards d'euros de la SFEF qui est la Société de Financement de l'Économie en France qui a été inventée par l'état français suite à la grande crise de la finance mondiale.

Le deuxième G20 finance de Londres et des banques

Le G20 finance de Londres du 5 septembre 2009 engage, avec des nouveaux milliards issus du chapeau-claque, l'intensification des plans conjoncturels de sauvetage ou de relance - on ne sait plus trop bien - avec la politique monétaire et financière expansionniste, et, à la différence du G20 de Londres de novembre 2008 qui ne l'avait même pas évoquée, il rejette le proposition du ministre allemand des finances, Peer Steinbrück, SPD, d'introduire la taxe Tobin-Spahn. La stricte observance des normes comptables dites "prudentielles" de Bâle II est aussi maintenue et l'obligation des fonds propres ne fait que l'objet d'un bavardage caché derrière le bruit des Bonus. qui a occupé tous les débat à la place du sort des millions de Travailleurs qui sont mis au chômage ou contraints au travail partiel. La politique reste l'art du réel, à savoir d'organiser le transfert des savoirs, des pouvoirs et des richesses d'une classe sociale à une autre. Malheureusement la légion des travailleurs n'a plus la force et n'a plus envie de s'organiser pour rétablir l'équité. Depuis la Chute du Mur, la légion des Travailleurs, les partis politique dits de gauche, les syndicats se sont laissé aller, par collusion avec le discours global de l'élite financière et par la "fluidification" des rapports avec le patronat, à une déflation culturelle et sociale. Je rappelle qu'en Allemagne, les 35 heures avaient été obtenues après 8 semaines totales de grève de tout le secteur de la métallurgie, de l'électrotechnique et de l'électronique. Et en Allemagne on ne fait pas grève comme on va à la pêche.

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20. mai 2009

Californie: suicide collectif par référendum - Chaos financier, cessation de paiement, banqueroute d'Etat

L'idéologie rend sourd et aveugle mais pas muet. La bouche est l'organe d'où sortent les productions humaines, en ce moment surtout le mensonge collectif. Pour le système ordolibéral, la crise n'est qu'une rebuffade dont le monde se relève déjà. La preuve se trouve dans la remontée des cours à Wall Street. Cette remontée n'est qu'un Green Shoot, comme il y en avait eu après 1929 et jusqu'en 1932. Avant la Grande Dépression qui avait suivi aux USA le krach boursier de 1929, la bourse était remontée de 150%.

Dès 1990, j'ai décrit la Chute du Mur et du Wall dans un Voyage au Trou du Langage intitulé "La Mort des andrènes". Les andrènes sont des abeilles solitaires qui vivent seules dans un trou creusé à terre. J'avais comparé ces andrènes à tous ces détenteurs d'idéologie qui ne s'harmonisent pas avec le monde, le monde planète recouverte de gens, dans lequel ils refusent de se soumettre. Dès le 15 IX 2008 j'ai écrit que la faillite de la Lehman Brothers était enfin cette chute du Mur à l'Ouest que j'attendais depuis 20 ans. Pendant longtemps j'étais le seul à comprendre que la chute de la Lehman était cette Chute du Mur de Berlin. (Photo: Monument aux Morts, "Plateau de Californie")

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Pendant 3 semaines après le 15 IX 2008, j'écrivais et je disais que, puis qu'il n'y a plus d'idéologie capitaliste ou sowjetiste, nous allons enfin nous parler. Puis il y a eu les Sommets des pokers menteurs du G20 de Washington de novembre 08, du Sommet européen, du G20 de Londres du 2 avril 09, de l'Otan de Strasbourg du 4 avril 09, et le PLan-(s) Européen-(s) avec ses "Boîtes à Outils", les Plans de Sauvetage, de Restitution de la Confiance, les Plans américains TARP, TALF, PPIP, etc... qui injectent des milliers de milliards de $ dans les banques, dans les "industries clefs" victimes ou impactées d'elles-mêmes par leur spéculation systémique.



Même Porsche demande en Allemagne une aide de l'État pour s'être endetté de 9 milliards d'euros pour pouvoir acquérir 51% de VW. A la fin mars 2009, Porsche était en réalité en faillite et a reçu un crédit de VW. Du coup c'est VW qui va absorber Porsche qui ne peut rembourser. Le scénario a été le même entre Schaeffler et Continental. Greed, la cupidité. La Californie était pionnière dans le développement des subprimes et des crédits pourris dès le 1er jour. Comme économie nationale, la Californie est au 5ème rang mondial, ex-æquo avec la France.

Très rapidement j'avais aussi compris après quelques semaines qui ont suivi le 15 IX 2008, que, puisqu'il n'y a plus d'idéologie, il n'y aura plus qu'un maillage d'allégeances utiles et tribales à un fort en gueule qui occupe son autorité dans une zone opérationnelle: au travail, à l'Université, dans les Associations. L'étalon est les affaires, ceci n'a plus besoin d'être sous couvert d'idéologie.

Les Plans Geithner-Brown-Merkel ne sont que des mauvais médicaments administrés au faux malade après une mauvaise analyse et un faux diagnostique. On purge les milliers de milliards de positions toxiques des banques, assurances et des CDS / CDO / LBO avec la taxpayer money et les déficits budgétaires cumulés qui ne seront remboursés que vers 2039 (deux mille trente neuf) en hypothéquant l'avenir de deux générations et tout ceci seulement à cause du vol commis par le système de spéculation systémique sur le risque et pour prétendre offrir des rendements de 25% pour une petite partie dans les populations. Ces chefs de gang imposent deux décades de misère qui s'ajoutent aux deux décades perdues depuis les enseignements de la Chute du Mur de Berlin qui n'ont jamais été formulés, voire simplement perçus.

Dès le 15 IX 2009 j'écrivais que depuis le Chute du Mur, nous avons derrière nous deux décades perdues où nous aurions pu créer un autre monde avec les enseignements des erreurs des deux idéologiques principales déchue ou en déchéance.

Le peuple américain est le peuple qui arrive à se mentir le plus fort et de manière la plus audible. Ce n'est que le dernier hallali avant le lemming run. Le mensonge le plus médiatisé et planétaire a été fait la semaine dernière avec la publication du Stress Test, le Stress de Résistance des banques américaines conçu et manipulé par Timothée Geithner, Secrétaire US au Trésor. Le Stress de Résistance des banques américaines, qui ont toutes été renflouées par le Trésor américain, n'a rien d'alarmant, ça va. Les deux grands instituts de crédit hypothécaire américains, la Fannie Mae et la Freddie Mac, ont déjà été renflouées sept fois depuis septembre, mais ça va. Les milliers de milliards sont pompés dans l'économie, mais il n'y a pas d'effet de ralentissement de la récession. C'est la trappe à liquidité qui prépare l'hyperinflation, mais ça va. Depuis 10 mois les USA perdent par mois entre 500.000 et 600.000 emplois, mais ça va.

Jusqu'à présent nous pouvions attribuer aux gouvernants ces fausses politiques avec les faux médicaments administrés au faux malades. Mais hier, les USA viennent de franchir un pas. C'est l'expression populaire par voie de référendum qui a perpétré le mensonge collectif avec un énorme effet de levier.

Depuis novembre 2008 nous savons que la Californie est en banqueroute d'État comme l'Islande ou comme 44 autres États fédéraux américains (Graphique à droite). La Californie ne paye ses dépenses qu'avec des reconnaissances de dette appelées IOU (I owe you - je te dois). Ce sont des torchons avec le tampon officiel. La Californie s'est fait aussi racheter par la Fed', ces papiers en échange d'argent créé in subito par Paper Mil on the Potomac, la planche à billets. La Californie, l'Oregon et l'Arkansas sont en situation de faillite technique depuis novembre 2008 et attendent de l'annoncer. Ce n'est pas grave, ça va encore aller, parce que la Fed' vient d'annoncer aujourd'hui 20 mai 2009, qu'elle va racheter pour 1000 (mille) milliards d'emprunts d'État. Pour cela La planche à biller va être accélérée. Ceci n'est pas du keynésianisme, c'est de la contrefaçon de billets de banque, mais les agences de notation préfèrent dégrader l'Espagne, la Grèce, l'Autriche dans leur poker dénonceur.

Le 19 décembre 2008, Arnold Schwarzenegger déclarait que "l'État de Californie se trouve en état d'urgence fiscale", ce qui lui avait permis de convoquer les parlementaires californiens pour une session extraordinaire afin de débattre des finances précaires de l'État, au budget duquel "il manquait 40 milliards de dollars pour l'année fiscale en cours et celle à venir", la Californie risquant de manquer de liquidités dès le mois de février 2009, si Arnold Schwarzenegger et le Parlement californien ne parviennaient pas à s'entendre sur un programme de réduction du déficit budgétaire. Le 15 janvier 2009, dans son discours annuel sur l’état de l’État devant le Parlement californien, Arnold Schwarzenegger déclarait que la Californie risquait "la cessation de paiement d'ici quelques semaines" et qu'il était prêt à geler des dépenses le temps de conclure un accord permettant de combler le déficit budgétaire, le gouverneur républicain et la majorité démocrate de l'assemblée de l'État étant toujours en désaccord sur les moyens pour résoudre ce problème financier. A l'occasion de son discours, Arnold Schwarzenegger déclarait: "Cela n'a aucun sens de parler d'éducation, d'infrastructures, d'eau, de réforme du système de protection santé et de ce genre de sujets alors que nous sommes face à un énorme déficit budgétaire. La réalité, c'est que notre État sera handicapé tant que nous n'aurons pas résolu la crise budgétaire. La vérité, c'est que la Californie est en état d'urgence."

Le Gouverneur de Californie avait appelé hier, mardi 19 mai 209, les californiens à s'exprimer sur 6 questions relatives à une politique budgétaire et fiscale drastique. Sur les 7 questions posées par le référendum, les californiens en ont rejetées 6 avec une majorité allant de 60 à 65%. Seule la réduction des salaires des élus a été approuvée à 72%.

Selon le San Francisco Chronicle les californiens se sont prononcés contre le paquet de mesures devant permettre de réduire le déficit public de la Californie. L'augmentation de l'imposition et de nouveaux emprunts ont été rejetés. Ces mesures auraient dû apporter à l'État 6 milliards de $. Arnolod Schwarenegger avait prévenu que le Non des électeurs ferait passer le déficit budgétaire de la Californie à 26 milliards de $. Le déficit budgétaire californien augmente de 2 milliards par mois, malgré toutes les mesures déjà prises depuis l'automne 2008. Les fonctionnaires avaient dû accepter une réduction de salaire de presque 20% avec des jours chômés non payés. Les licenciements dans les services publics, les arrêts des travaux d'infrastructure des écoles, des hôpitaux, des voiries, les coupes budgétaires dans les services sociaux, de santé et de retraite ne permettent même pas d'infléchir l'effondrement.

Arnold Schwarzenegger est un Républicain. En 2003, l'un des premiers actes en tant que Gouverneur de la Californie a été pour Arnold Schwarzenegger de réduire les impôts. À l'occasion d'un discours prononcé à la Convention nationale républicaine de 2004, à New York, Schwarzenegger a expliqué dans quelles circonstances il s'est positionné politiquement, dès son arrivée aux États-Unis d'Amérique: "Je suis finalement arrivé ici en 1968. Quelle journée spéciale c'était [sic]. Je me souviens de mon arrivée ici avec les poches vides, mais plein de rêves, plein de détermination, plein de désir. La campagne présidentielle battait son plein. Je me souviens regardant le duel présidentiel Nixon-Humphrey à la télévision. Un de mes amis parlant l'allemand et l'anglais traduisait pour moi. J'ai entendu Humphrey dire des choses sonnant comme le socialisme, que je venais de quitter. Mais ensuite, j'ai entendu parler Nixon. Il parlait de la libre entreprise [...], de réduire les impôts et de renforcer l'armée. À écouter Nixon parler, cela sonnait plus comme une bouffée d'air frais. J'ai dit à mon ami, j'ai dit : "De quel parti est-il?". Mon ami a dit : 'Il est républicain.'. J'ai dit: Alors, je suis un républicain.. Et j'ai été un républicain depuis." Argent, célébrité et marketing avaient dominé sa campagne électorale, au détriment des idées politiques, le programme de Schwarzenegger était essentiellement basé sur la dénonciation des excès de dépenses et de taxes attribués au gouvernement sortant. Pour son second mandat, Arnold Schwarzenegger avait déclaré: "Je suis à l'aise dans le parti qui milite pour moins de gouvernement, plus de secteur privé, un parti qui croit à plus de libertés et laisse les gens faire des affaires sans que le gouvernement mette des lois, des impôts et des taxes en travers de leur route. Je suis du parti qui croit à une armée puissante, qui défend l'ordre et la loi, punit les criminels, y compris par la peine de mort." Le rejet du référendum de Schwarzenegger le 19 mai reste d'une logique sans merci. La Californie, républicaine ou démocrate souvent bipartisane à 50/50 (Gouverneur/Congrès), reste fidèle à elle-même, mais a décidé de s'opérer par un suicide collectif terminé par le bail out final de la Fed'.

Le lobby des groupes d'intérêts dénonçant l'imposition et toute forme d'État en général a donc gagné en Californie contre le pape culturiste de la libre-entreprise. Mais l'ère des dettes payées par les Bons du Trésor (Bonds) vendus autour de la planète est révolue et les agences de notation ont encore dégradé la bonne foi de la Californie qui est en réalité le 1er État fédéral américain qui ne reçoit plus que A2. Cette notation est un évènement capital qui passe totalement inaperçu dans sa gravité même si Bloomberg.com le révèle de cette manière simplement comptable et sans un mot de plus: "The three major credit rating companies, citing the magnitude of California’s deficits, reduced the grades on more than $46 billion of bonds in February and March. Now, California’s full faith and credit pledge is rated A by Standard & Poor’s and an equivalent A2 by Moody’s Investors Service, five grades below the top investment ranking. California is the lowest-rated U.S. state"  (Les 3 principales agences de notation spécialisées dans l'évaluation des crédits, en citant l'ampleur du déficit californien, ont réduit la notation sur plus de 46 milliards de $ en Bons du Trésor californiens entre février en mars. A présent la capacité à rembourser (la bonne foi) et les garanties sur les crédits de la Californie sont passées à A chez Standard & Poor's et à A2 chez Moody's Investor Service, ce qui est 5 notations en dessous du niveau le plus élevé de notation. La Californie est l'État fédéral américain qui a la plus basse notation). Aujourd'hui, 21 mai 2009, l'agence de notation Standard & Poor's vient de dégrader le Royaume-Uni du triple AAA en "A- 1+".

Un site d'analyse très critique et très sérieux comme Mish's qui fait référence dans les Universités françaises a titré ce matin son article avec "Hooray, for California, Propositions go down in Flames" (Hourra, les propositions sont parties en fumée). Mish's Global Economic Trend Analysis est très utile pour lire des critiques, mais ce site milite pour le désengagement de l'État dans toute affaire économique. Il a pu parler du "Sowjet Obama" en évoquant les Plans gouvernementaux. Il est le fidèle et emblématique reflet des USA, qui critiquent ouvertement les actions de l'État américain.C'est ce même élan qui pousse les banques américaines à déjà rendre au Trésor américain les milliers de milliards qu'ils ont reçu de lui depuis l'automne 2008, voire depuis janvier et juillet 2007 pour purger les dettes. Ils peuvent se le permettre parce que les normes comptables ont été tellement légalement assouplies que les centaines de milliards de pertes se sont évaporées dans les livres de comptes. Les banques croient aussi qu'en rendant ces milliards de $ les actions vont de nouveau augmenter et la "valeur" de leurs sociétés avec.

Bien qu'il y ait eu la faillite de la Bear Stearns ratrappée par la Fed' en mars 2008, la Lehman Brothers, qui avait été laissée tomber par le Gouvernement Bush, passe pour être la première grande faillite des USA de l'après-guerre. La Californie ne veut pas s'avouer qu'elle doit agir fiscalement, comme le fait actuellement l'Irlande, pour ne pas devenir officiellement le 1er État américain en banqueroute d'État. Le management d'évènement d'Obama a toujours su dévier l'attention des américains pour provoquer un blow up à Wall Street. Mais à chaque fois il faut que l'annonce et son effet soient plus grand que celle et celui précédents. Jusqu'où s'arrêtera l'effet de diversion? On fait péter l'Empire State Building, le Siège de l'ONU à Manhattan, on lance des attaques à l'anthrax, on crée des foyers de grippe du cochon, on s'occupe du Pakistan, de la Mer de Chine?

Entre 2005-2007, la banque d'investissement Bear Stearns fut reconnue comme la "plus admirable" (most admired) société de valeurs mobilières, par l'étude du magazine Fortune "America's Most Admired Companies", et seconde parmi les sociétés de titres. Cette étude annuelle constitue un classement prestigieux révélateur du talent des employés, de la qualité de la gestion et de l'innovation. Cependant, en mars 2008, l'action de la société Bear Stearns perd 80 % de sa valeur, en relation avec la crise des prêts immobiliers dite des subprime. Et le mensonge de l'illusoire productivité américaine se révèle comme des miettes de tranches de salamis, malgré l'ampleur des désastres qui y succèdent aux autres. Voilà, j'ai de nouveau mêlé ma petite histoire à la Grande.

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22. avril 2009

Il est temps de voter pour le Parti de Gauche / Front de Gauche, parti de Gouvernement.



Deux jours après sa débâcle électorale, le PS s’est réuni pour un conseil national placé sous le signe de la « refondation ». Martine Aubry a réussi à sauver sa tête et se donne aujourd’hui « 6 mois pour changer » la donne.

"6 mois pour changer la donne" - sans changer d’identité - et il ne reste que 3 mois avant les Régionales de 2010. Ces gens jouent aux cartes avec la misère, la pauvreté, le chômage et les petites-gens.

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Une telle combine - ce n’est pas une stratégie - mise sur deux choses :

1] Que le dégoût des français contre eux-mêmes qui ont mis au pouvoir pinnochio et l’ont consolidé avec un outil excavateur à sa mesure, le Parlement, sera plus grand que la médiocrité du Ps et qu’il se réalise un transfert de voix en sa faveur à un rdvz électoral toujours de plus en plus prorogé ;

2] Qu’il (le Ps) prenne ce transfert pour une adhésion et qu’il la fasse passer, comme en 2005 après le passage des Lois Fillion sur la retraite, comme une victoire du PS. Mais dès 2005 j’avais amplement disserté sur cette vague rose des Régionales 2005, qui n’était qu’un mascaret privé sur lequel le Ps croit surfer dessus.

Le PS croyait pouvoir refaire surgir de nulle part ce mascaret privé aux élections P, puis L, puis E en ne voulant toujours pas comprendre qu’il est mort.

Je ne comprends toujours pas pourquoi il existe encore tellement de contributeurs ici ou ailleurs qui veulent faire mourir un déjà mort et irressuscitable. C’est comme 20 ans de militantisme chez le buraliste pour jouer au loto et comprendre que l’énergie était perdue d’avance. Cette lubie fonctionne comme une foi, mystique et sectaire, pour ce genre de militants du Ponzi mental du Ps, qui se font la courte échelle en s’imaginant arriver dans une sphère de pouvoir.

Que ces bavards, qui pour moi n’ont que l’objectif de garder la propriété intellectuelle de la marque déposée "PS", veuillent se flinguer ensemble, c’est leur droit. Mais ils ont peur de mourir seuls, et d’entraîner avec eux dans un lemming run les petites-gens, les rassurent et leur font croire que la mort est inéluctable pour tous, la mort de l’esprit, la mort de la Gauche.

Qu’ils confisquent et détournent, comme encore pour ces dernières élections E, le débat politique pour n’être qu’au service servile de l’ordolibéralisme du Traité de Lisbonne dollariste et des Directives "Service" et "Liberté de", est à présent un meurtre perpétré sur les forces et les bonheurs de la démocratie.

Il existe des forces saines qui ont un programme et qui le font savoir.
Mais même ce PS fait passer pour de "l’extrême gauche" le PC allié au PG dans le Front de Gauche.

Ces gens veulent faire croire que la seule alternative est une alliance musclée avec les MoDem qui sont et restent à droite, malgré un discours affabulateur de la diversité adhoc active.

Ces gens prouvent par là qu’ils méprisent les petites-gens dont les rangs ont encore gonflé de qq millions depuis le 15 IX, début officiel de la crise, qui n’est pas encore arrivée dans la Grande Dépression qui sera pire que celle des années 30’, ni de l’hyperinflation qui va aussi tuer la petite épargne.

Souvenez-vous, dès 2006, je vous indiquais sur le web cette période noire qui allait venir à nous et je vous annonçais pour la France des minériades à la roumaine, où des gueules-noires allaient sortir des égouts pour protéger un certain Régime. On m’avait envoyé violemment sur le purin d’orties en me disant "que l’on en avait assez de mes propos à la Nostradamus". Il ne fallait pourtant pas être très intelligent pour savoir à l’avance ce que le Ps voulait faire, allait faire. Il suffisait de regarder autour de soi les misères personnelles et la détresse collective. Pour moi, ceci était le nez rouge avec autour le visage de mon voisin pauvre. Le PS se croit tellement rose que son regard nombrilisé est mort.

Alors ne perdez plus de temps et rejoignez le Parti de Gauche. Je vous rassure, je n’ai pas pris sa carte, car je ne suis pas militant.
Mon objectif est mon voisin et le paysan burkinabé et je ne peux voter que pour eux.

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18. mars 2009

Le G20 de Londres dénonce les paradis fiscaux mais couvre la confiscation de la banque centrale par Wall Street

Je viens de trouver sur le site américain de lutte pour les droits du consommateur, Essential Information, fondé par Ralph Nader en 1982, un rapport sur le lobbyisme pratiqué par le secteur financier et Wall Street pour déréguler la banque centrale américaine, la Fed'. Essential Information dirige aussi le site Wall Street Watch.

Le rapport est intitulé:
"Sold Out: How Wall Street and Washington Betrayed America  -  Liquidation totale: Comment Wall Street et Washington ont trahi l'Amérique". (Photo: Max Beckmann,"la Nuit")
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Oxfam - London Summit: Put People First
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Pour les "décisions" actualisées du G20 de Londres veuillez vous rendre sur l'article du 2 avril
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Le 10 et le 11 janvier 2009 je vous ai expliqué comment les banques centrales ont été privatisées sous couvert du principe de l'Indépendance des banques centrales, et comment la création de la monnaie a été privatisée. Vous pouvez aussi lire sur le journal suisse allemand, Tagesanzeiger, comme sur la Tribune de Genève qu'il n'y a rien à craindre pour le secret bancaire (Bankgeheimnis) parce que toutes les banques suisses ont des filiales réparties à Singapour comme dans le monde entier et qu'il leur suffit de faire un montage un peu plus sophistiqué pour dissimuler les capitaux déposés par leurs clients qui veulent échapper au fisc de leurs pays d'origine. Selon ces journaux très suisses, surtout le Tagesanzeiger, seuls les petits déposants étrangers qui ne disposent pas de l'appareil juridique suffisant et des conseillers, seront touchés par un allègement du secret bancaire. La Grande Bretagne, elle-même, qui n'est qu'un vaste paradis fiscal, comme le Luxembourg ou la Suisse, à l'image des ces recycleurs de papier monnaie et de monnaie électronique des Iles Caïman, feront la danse de l'œuf au G20 de Londres du 2 avril 2009 et évoqueront en vociférant ces biotopes libres, fiscaux et off-shore, mais ne feront déjà pas le nettoyage à leurs portes à Jersey, Andorre, Monaco,... Bruxelles vient d'ailleurs déjà d'enlever la Suisse, le Luxembourg et l'Autriche, sous la pression des lobbies financiers, de la black-list éditée par l'OCDE. Pour le Liechtenstein, Bruxelles se concerte encore un peu. (Black list cliquable à droite)

J'avais écrit le 10 et 11 avril 2008 deux longs articles sur l'externalisation du risque bancaire, sur les annonces de Paulson qui avait des velléités de reprendre en main la Fed' et sur la psycholepsie des grands argentiers du G7. Le G20 de Londres révélera de nouveau le syndrome de la tête vide, comme le G8 de Gleneagles, le G8 de Heiligendam, le G4 de Potsdam, le G4 de Berlin l'ont fait avant.

En réalité tous les sommets G n'ont aucune constitution démocratique et n'existent que pour entretenir l'idéologie dominante des pays industrialisés. Le G20+ de Londres du 2 avril 2009 pourrait cependant avoir la même fonction que la Cycle de Doha au Qatar en 2001 où les "pauvres" se sont alignés derrière la Chine pour constituer le G21, quitter le cycle de négociations de Doha et donner la mort à l'OMC qui avait été officiellement consacrée en 2007 avec un report a sine die des futures négociations. Ce serait un espoir que la Chine, l'Inde et l'Afrique qui n'y est même pas tolérée comme observateur (sauf l'Afrique du Sud), puissent être acteur au G20 de Londres à ce qui se prétend devenir le Bretton Woods 2, un nouvel ordre international monétaire. Mais la Chine est le plus grand créancier des USA et est assise sur le plus grand paquet d'Obligations d'État américains, $1,03 trillion, et de réserves en $, 1,95 trillion en janvier 2009. En réalité la Chine va se conduire, comme tous les autres membres du G20: comme un grand argentier puant, car l'arme de la compromission universelle, les Bons du Trésor américains et le dollar-glut engluent la planète entière dans la maladie américaine. 70% des réserves en $ sont détenus en dehors des USA. Si les USA vont se permettre la création d'un Nouveau Dollar hyper-dévalué à l'été 2009 suite à l'effondrement du système international monétaire, les chinois ne peuvent pas se permettre de laisser s'effondrer dans leur Trésor National ce qui est encore pour l'instant des actifs mais qui sera des junk bonds, des penny stocks, des créances pourries. Les USA, comme le Royaume-Uni sont les subprime de la planète que le secteur financier nettoiera sous peu de temps. Et de toute façon, la refonte d'un nouveau système monétaire international n'est pas... à l'ordre du jour du G20 de Londres.

Les perverses recommandations de Bâle 2 dictées par le lobby de la finance se sont aussi installées dans les Directives européennes CRD et Libre circulation des capitaux et l'incapacité eurogouvernante fiscale et macroéconomique sont constitutives du Traité de Lisbonne. Le lobbyisme bruxellois est de notoriété publique et la médiocrité des euro-députés , parachutés et qui ne connaissent pas leurs dossiers, est légendaire et distance de plusieurs longueurs la médiocrité du Congrès américain. Existe-t-il vraiment une autorité de tutelle qui contrôle les euro-députés qui sont déjà exonérés d'impôts comme toute la haute et moyenne administration européenne et communautaire? Les administrations européennes sont des paradis fiscaux et les responsabilités y sont diluées à peu près comme au Comité Olympique.

Derrière la-dite Crise de la Bulle des Subprimes, il y a d'autres bulles cachées qui ont éclaté. La responsabilité de toutes ces bulles est portée par Alan Greenspan, Gouverneur de la Fed' de 1987 à 2006, appelé  "l'économiste des économistes", ou le "Maestro", qui a commis sur toute la période de son mandat une seule et même erreur. Alan Greenspan a été gravement mis en cause en 2006 pour avoir laissé fortement augmenter la masse monétaire par une politique de taux d'intérêts très bas (de l'argent facile), qui est un des facteurs de l’émergence de la crise dite des subprimes qui s'est déclenchée au second semestre 2006. La masse monétaire est devenue une arme de destruction massive.


Je vous livre ci-dessous la traduction de l'anglais du résumé de ce rapport de 253 pages publié par Essential Information de Ralph Nader.

début de l'article >>>

"Sold Out: How Wall Street and Washington Betrayed America  -  Liquidation totale: Comment Wall Street et Washington ont trahi l'Amérique".

"5 billions de dollars versés dans des "taxes politiques" pour acheter la liberté de Wall Street face la régulation, le contrôle et les rapports des commissions d'enquêtes.

Le marches qui mènent au cataclysme financier sont pavées des Dollars de l'industrie.

Le 4 Mars 2009 – Le secteur de la finance a investi plus de 5 billions dans l'influence politique pour acheter Washington depuis plus de 10 ans avec plus de 3000 lobbyistes qui ont gagné des décisions politiques concernant la dérégulation et d'autres orientations politiques qui ont conduit directement à l'effondrement financier actuel.

De 1998 à 2008, les sociétés d'investissements cotées à Wall Street, les banques commerciales, les hedge fonds, les promoteurs immobiliers, les groupes d'assurance on versé 1,725 billions de $ dans le milieu politique et dépensé 3,4 billions de $ pour les lobbyistes, un mastodonte financier destiné à dépouiller la régulation fédérale. Pas loin de 3000 lobbyistes officiellement enregistrés au niveau fédéral ont travaillé pour l'industrie en 2007. Une douzaine de vagues de dérégulations ont conduit ensemble au meltdown financier. Ceci inclut l'interdiction de réguler financièrement les produits dérivés; la révocation des barrières de régulations entre les banques commerciales et les banques d'investissement; un système d'auto-régulation pour les grandes banques d'investissement; une volonté fédérale d'agir pour mettre fin au système prédateur des prêts et des subprimes.

Selon Harvey Rosenfield, Président à la Consumer Education Foundation, une organisation à but non lucratif qui siège en Californie, Washington s'est systématiquement vidé au profit de Wall Street. Des programmes déflationnistes, qui auraient dû empêcher le meltdown financier qui a commencé l'année dernière, ont été démantelés et les avertissements de ceux qui ont prévu le désastre ont été noyés dans des océans de 'monnaie politique'.  Les américains ont été trahis et nous payons un prix en trillions de $ pour cette trahison.

Selon Robert Weissman de Essential Information, le Congrès et l'Exécutif ont répondu à des pot-de-vin légaux provenant du secteur financier et ont dénié les critères du bon sens, ont barré la route à d'honnêtes personnes responsables de la régulation afin qu'elles ne produisent pas des règlements pour résoudre les nouveaux problèmes. Elles ont simplement mis au rebut leurs efforts de prendre des décisions. L'érosion progressive du cadre règlementaire restrictif a conduit à une immersion par des crédits pourris et à un tsunami de mauvaises spéculations adossées à ces crédits pourris. Il y a à présent un naufrage globalisé à travers tout le monde de la finance.


Les 12 décisions majeures qui ont conduit au cataclysme

La dérégulation financière a conduit directement à l'effondrement économique actuel. Pendant les trois dernières décennies, les régulateurs gouvernementaux, le Congrès et l'Exécutif sur la base du bipartisme, ont continuellement érodé le système de régulation dont l'activité est de  restreindre le secteur de la finance afin qu'il ne tende pas à agir de manière discrétionnaire en fonction de visions propres les plus excessives. Ces douze points suivants révèlent comment l'industrie a exercé une pression qui a conduit à la dérégulation et à ses conséquences:

  1. Le Congrès a révoqué en 1999 la loi Glass-Steagall passée en 1933 pendant la Grande dépression pour interdire les banques de fusionner les activités (banque commerciale, banque d’investissement, assurances), une fusion qui est à l’origine de la grande crise financière 2008-2009.
  2. La règle de régulation qui autorisait l'imputation hors bilan, une passade qui permet aux banques de cacher leurs dettes.
  3. L'administration Clinton avait empêché la Commodity Futures Trading Commission de réglementer les produits dérivés, ce qui est devenu le fondement des spéculations massives
  4. La Congrès a interdit en 2000 la régulation des produits financiers dérivés quand il a adopté la loi Commodity Futures Modernization Act.
  5. La Securities and Exchange Commission (SEC) a adopté un principe d'autorégulation pour les banques d'investissement ce qui leur permet de s'engager dans un niveau d'endettement bien plus élevé
  6. Les règles adoptées par les régulateurs généraux sur la demande de l'industrie de la finance permettent aux banques commerciales de déterminer elles-mêmes leurs exigences de réserve de fonds propres, qui est calculée sur leurs propres 'modélisations de l'évaluation et du management' du risque (ndtr: conformément aux recommandations de Bâle 2 et de IFRS)
  7. Au début des années 2000, les régulateurs fédéraux ont refusé de bloquer les pratiques de l'octroi des crédits généralisés et déprédateurs, en ne publiant pas des régulations appropriées ou en ne renforçant pas des régulations existantes.
  8. Les régulateurs de la Fed' avait revendiqué le pouvoir de supplanter la législation fédérale sur la protection du consommateur qui aurait pu avoir réduit l'effet de prédation des crédits et des autres pratiques abusives.
  9. Les règles fédérales de prévention des victimes de crédits abusifs contre des entreprises de contentieux qui rachetaient aux banques leurs crédits qu'elles ont octroyés à l'origine.
  10. La Fannie Mae et la Freddie Mac se sont agrandies au-delà de leur activités managériales et sont entrées dans le marché des subprimes, ce qui a coûté in fine aux contribuables des centaines de billions de $.
  11. L'abandon des principes de régulation anti-trust a permis la création de méga-banques qui sont too-big-to-fail et qui se sont engagées dans des pratiques bien plus risquées que des banques de plus petite taille.
  12. Engluées dans des conflits d'intérêts, les agences de notation privées ont évalué de manière erronée la qualité des titrisations basées sur les subprimes et autres crédits hypothécaires; en 2006 une loi avait privé du pouvoir la SEC et empêché la régulation des entreprises.
La 'monnaie politique' du secteur financier et les 3000 lobbyistes ont dicté la politique de Washington

Entre 1998 et 2008:
  • les banques commerciales ont dépensé plus de 154 millions de $ dans des campagnes de dons et elles ont investi $363 millions dans des lobbies officiellement enregistrés
  • les entreprises d'audit ont dépensé 68 millions de $ dans des campagnes de dons et 115 millions de $ dans le lobbyisme
  • les compagnies d'assurances ont fait des dons de plus de 218 millions de $ et dépensé 1,1 billion de $ dans le lobbyisme
  • des gestionnaires de titres et de valeurs mobilières ont investi plus de 504 millions de $ dans des campagnes de dons et 576 millions de $ dans le lobbyisme.
  • Des sociétés d'investissement et de participation ont fait 56 millions de $ en dons à des candidats fédéraux et dépensé 33 millions de $ dans le lobbyisme.
  • les hedge funds ont dépensé 32 millions de $ en dons, dont la moitié aux dernières élections de 2008

La trahison a été commise par les partis Républicain et Démocrate: 55% des dons sont allés aux Républicains et 45% aux Démocrates, ce qui représentait l'équilibre politique entre les pouvoirs de la dernière décennie. Les Démocrates ont touché un peu plus de la moitié des dons faits par le secteur financier pour les élections de 2008.

Le secteur financier a consolidé sa force politique en débauchant des agents à Wall Street pour les placer à des postes clefs des régulateurs, ce qui inclue le Secrétaire au Trésor (ministre des finances) issus de la direction de la Goldman Sachs, Robert Rubin et Henry Paulson.

Les entreprises fiduciaires ont employé une légion de lobbyistes, jusqu'à 3000 en 2007. Ces entreprises ont puisé lourdement dans le gouvernement pour le choix de leurs lobbyistes. Essential Information qui a surveillé 20 entreprises leader de la finance a découvert que 142 lobbyistes, que celles-ci employaient de 1998 à 2008, avaient été précédemment employés par les plus grandes agences de notation ou par le Congrès ou l'Exécutif.

<<< Fin de l'article


Rappel 1: à la SEC siégeait le gendre de Madoff
Rappel 2: si vous êtes ulcérés par la collusion entre Washington et Wall Street vous pouvez slown down à présent. Grâce à Paulson puis à Timothy Geithner, Secrétaire au Trésor, et à Bush-Obama, les créances pourries, principalement la bulle abyssale des CDS / CDO est rachetée avec l'argent public, les déficits budgétaires ($1,85 trillion) et la helicopter money (quantitative easing, planche à billet = dettes des générations futures) par les différents plans de la Fed' ou du Trésor américain appelés TARP (Troubled Assets Relief Program) ou TALF (Term Asset-Backed Securities Loan Facility). Bloomberg.com parle de la "Rambo Fed'". Ces plans de rachat des poubelles, cash for trash sans contrepartie pour l'État ou nationalisation, et de leur contenus sont destinés à transformer de la m***e en dollar monétaire pour renflouer les caisses du secteur bancaire et financier afin de faciliter le crédit par des voies plus naturelles et conventionnelles habituellement utilisées dans une économie de marché. Différents organes gouvernementaux des USA, existants ou spécialement créés, contribuent à faire cette mutation alchimique des ordures américaines: la Small Business Administration (SBA) qui est une agence pour les PME, la Fed' (Banque Centrale américaine), le Department of the Treasory (Ministère des Finances des USA), le Office of Financial Stability dont le Directeur était vice-président de la Goldman Sachs, la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC). Geithner appelle ceci "la Réforme qui s'appuie sur 3 colonnes". Chaque semaine sont créés un autre "plan", une autre administration et ensemble ils vont racheter plus de 4 billions de $ de créances pourries à partir de lundi 23 mars 2009. Le Plan de ce lundi 23 mars s'appelle "Public-Private Investment Program". Retenez bien ce "public-private" PPIP, c'est la clef de la confiscation de la privatisation de la création de la monnaie par Wall Street et par ses lobbies de losers. Le Polit-Bureau Obama-Geithner n'a pas recensé la sémiologie de ce double-thinking! Même si cette sémiologie signifie une réalité technique d'un montage financier dérivé du TARP et copié sur le rachat des créances pourries de la Bear Stearns par JP Morgan avec l'argent de la Fed'. Il parait que PPIP va "refinancer" et faire disparaitre 93% des crédits pourris des USA...

En réalité c'est la FDIC qui va financer 93% du montant des acquisitions d’actifs toxiques, en se faisant passer pour un prêteur, qui avance les fonds, tout en sachant que les "investisseurs" privés qui vont se transmuter en bad bank locales, feront disparaître ces assets toxiques, et qu'après une dévaluation massive du $, ces dettes auront fondu d'elles-mêmes. C'est juste le contribuable qui aura payé. Vous venez de le comprendre avec moi, TARP, TALF et maintenant PPIP sont des OPA, des Offres Publiques d'Achat payées par le contribuable. Cette OPA coûte 1,1 trillions de $ au contribuable américain. Juste pour racheter des poubelles, pas encore pour investir et dans les infrastructures et les services de l'Etat, et ni pour permettre la relance économique et les investissement privés d'avenir comme un plan vert national, ni la R&D. Les actionnaires de ces banques se verront délestés de leurs dettes et massivement enrichis sur le dos des contribuables. Ceci, n'importe qui est capable de le penser, on n'a pas besoin de s'appeler Jeffrey Sachs. Qui est le plus irrespectueux de l'économie nationale et d'entreprise? Moi, petit "gauchiste" du Neudorf, un quartier de Strasbourg, ou l'hydre Obama-Geithner? S'il devait y avoir un rallye à la bourse de Wall Street suite à ce plan PPIP, mais qui durerait une dizaine d'années..., le contenu de ces bad banks pourrait se bonifier et reprendre de la valeur, et les "investisseurs" privés pourraient même gagner de l'argent avec leurs activités d'éboueur et d'écobuage. Les trois premiers jours qui ont suivi le lancement de ce plan PPIP (voir le dernier § de cet article) laissent le Dow Jones et le Nasdaq dans le rouge. Sur ce graphique à droite: en rouge, le déficit des USA. Les réductions de ce déficit prévues à partir de la fin de l'année 2009 ne sont que des illusions, car Obama-Paulson-Bernanke-Geithner n'ont jamais dit comment ils vont les réaliser. C'est simple, une très forte dévaluation du $ accompagnée d'une hyperinflation feront le travail, comme dans la fin de tout empire.

Le PIB des USA est de 14 trillions de $. 14 trillions de $ sont ce que le gouvernement américain à dépensé depuis janvier 2007 pour sauver, garantir ou imprimer de la monnaie sur la planche à billet. Ces 14 trillions s'ajoutent à la dette cumulées des USA. Le peuple américain est-il autiste? N'a-t-il pas des velléités de révolte? Est-il à ce point compromis dans le système pour qu'il accepte de parcourir this road to hell (en enfer) avec Wall Street et avec ses deux juges d'application des peines, la Présidence, aujourd'hui Obama, et le Congrès US? Est-il à ce point sous-éduqué pour ne pas être capable d'avoir une analyse politique et une vision de l'avenir de la planète et de l'homme qui n'en est qu'un invité?

La Fed' elle-même qui ne peut plus baisser ses taux d'intérêt (à 0,25% ou % négatifs) rachète encore plus de ces ordures pourries et s'invente par là un nouvel outil de "régulation" des flux financiers. Il est prévu de racheter cette fois-ci 1,1 trillion de $ de ces créances toxiques et de continuer ce que Paulson fait déjà à grande échelle depuis septembre 2008, et même depuis mars 2008 avec le bail out de la Bear Stearns délégué sur la JP Morgan ($29 billions). Chacune de ces administrations ou de ces agences ou chacun de ces fonds de pension ou de ces hedge fonds a, avec la helicopter money de la Fed' du programme PPIP, le rôle d'une zombie bank, une bad bank chargée de faire disparaître les créances pourries, c'est à dire d'organiser le plus grand mensonge américain de tous les temps. Et dire que sous ce mensonge vivent des individus appelés hommes et femmes et enfants. Y aura-t-il derrière ces menteurs de nouveau des agents et acteurs économiques? Des citoyens? A quel prix? Un Weimar 2? Une guerre civile? Un conflit armé? Au Royaume Uni, à part la Barclays qui fait des montages financiers pour cacher son insolvabilité comme la Citigroup ou la Deutsche Bank (qui poursuit toujours ses activités dans les îles Caïman en mars 2009), tout le système bancaire est déjà "nationalisé". En attendant, ces menteurs vont en rangs serrés à Londres au G20 du 2 avril pour réaliser leur bail out du Market Ponzimonium. Qui va payer le bail out de la Fed'? Weimar 2? L'effondrement dans le chaos monétaire du Global Meltdown 2009? Depuis un an, avec le cash for trash whithout counterpart, le faux médicament est administré au faux malade suite à la fausse analyse. Aujourd'hui, mercredi 25 mars 2009, the Guardian titre: "Surprise rise in inflation defies City predictions" (Une surprenante augmentation de l'inflation défie les prévisions de la City). En février il y a eu 3.2% d'augmentation des prix. L'illusion déflationniste due à la baisse de l'immobilier a engendré une gigantesque politique de helicopter money qui appelle l'hyperinflation. Nous nous avançons vers la plus grande crise des surliquidités de tous les temps après avoir fait croire à un credit crunch, une raréfaction des crédits, alors que les liquidités n'ont été que confisquées par les banques qui ont essayé de financer leurs dettes avec l'argent des banques centrales. (Mon article du 28 XII 2008).



Il faut se dire la vérité. TARP, TALF, PPIP ne sont pas des bail outs mais des purges. Des moyens pharaoniques sont dépravés pour faire avaler par les Travailleurs, les contribuables, les bénéficiaires des services publics et des infrastructures des pays, et par les générations futures les contenus des fosses d'aisance et l'eau de Javel avec. Avec ceci n'ont pas encore été installées les bases d'une économie revivifiable, viable, puis durable.

Selon le China Daily du 22 mars 2009: "But unlike the United States, which seems to be able to borrow endlessly, EU member states are subject to strict fiscal discipline under EU rules. They must suppress deficits to ensure stable and sustainable economic growth." (Mais, à la différence des USA qui semblent être capables d'emprunter indéfiniment, les États membres de l'Union Européenne respectent scrupuleusement une discipline fiscale conformément aux règles européennes. Ils doivent supprimer leurs déficits pour assurer une croissance stable et durable).

Les USA sont incapables de faire leur révolution et d'accepter que leur règne de 30 ans du déficit budgétaire gratuit pour eux et payé par le reste de la planète est terminé. Ce règne américain de la rapine globale avait commencé avec la rupture unilatérale par les USA des Accords de Bretton-Woods et de la convertibilité-or. Le $ est déjà surévalué actuellement de 12 fois. Mais ce n'est pas tout: avant l'été 09 le greenback partira en fumée, car la Fed' a comme objectif de multiplier par... 15 la masse monétaire en $ avant la fin de l'année 2009, ce qui équivaut à une dévaluation de... 15 fois, car le PIB américain n'a pas été multiplié par 15 mais divisé par deux en un an. Le G20 n'aura pas le courage de dissoudre le $ déjà au moins comme "étalon" toxique et de dénoncer la helicopter money d'Obama. Il sera impossible pour la Fed' de faire tourner la helicopter money dans l'autre sens et elle sera assise sur des trillions d'assets toxiques (CDS / CDO) qu'elle a achetés au système bancaire en faillite. Elle ne trouvera aucun acheteur pour ces montagnes de pourritures. La Fed' sera en faillite mais personne ne voudra se lancer dans le bail out de la Fed'. (Graphique cliquable à gauche: déficit budgétaire criminel des USA pour 2009).

Après l'été 2009 nous aurons des nouvelles devises internationales qui seront des monnaies d'échange. Je le suggère sur mon site depuis septembre 2009 et j'imagine une corbeille comme l'a été l'ECU en Europe avant la création de l'Euro. J'y vois une corbeille comme l'ECU, mais avec dedans des vrais morceaux d'Euro, de Yuan, de Yen, de ce qu'il reste du $. Je lis actuellement que les pays du Golfe essayent de lancer une monnaie d'échange: le Khaleeji. Ces monnaies seront de nouveau adossées sur l'or, au moins partiellement. Lors de la Guerre du Golf II, l'Iran avait menacé de vendre son pétrole en Euros. Il faudra aussi créer cette Banque du Sud lancée au début du printemps 2008 par Hugo Chavez. Le 10 avril 2009 se réuniront à Tunis les Pays de l'Afrique représentés par leurs Ministres des Finances et leurs Gouverneurs des Banques Centrales. Avez-vous déjà éprouvé dans votre vie la tristesse de celui qui n'a pas été invité?

Depuis le G20 de l'automne 2008 le syndrome de la tête vide s'est amplifié. Je vous ai décrit tout cet automne et cet hiver ce que ne sera pas le G20. Obama joue à se faire peur et attaque la loi votée la semaine dernière par le Congrès pour taxer à 90% les boni versés par les entreprises qui font l'objet d'un bail out. Cette taxe "est anticonstitutionnelle". C'est un McCarthy's Witch hunt, la chasse aux sorcières de l'ère McCarthy. Regardez sur la photo publiée par le IHT, International Herald Tribune le lendemain du démarrage de PPIP.: Geithner, Obi le Roi du bricolage, et Ben Bernanke, le Gouverneur de la Fed', qui ne rit pas alors que le Dow Jones a fait un bond de plus de 6,84%. Comme tout le monde, il sait que la bulle toxique des CDS / CDO de 68.000 milliards de $ ne pourra jamais se laisser débarrasser sans le cataclysme de Weimar 2.

Sur cette photo ci-dessus, Ben Bernanke ne semble plus tellement être ravi d'administrer le faux médicament au faux malade suite à sa fausse analyse, à moins que le syndrome de la tête vide ne l'ait momifié dans sa fonction de disciple de Wall Street. Obama aurait dû se méfier de Bernanke qui a commis dans le passé deux fausses analyses tonitruantes, et qui sont le ciment de son manifeste idéologique dont Obama et ses électeurs se nourrissent de manière hystérique, psycholeptique, nécro-économique, criminelle, panaméricaine:
  1. Le 21 novembre 2002, Bernanke avait prononcé un discours traitant des possibles actions de la Réserve fédérale pour empêcher la déflation, intitulé "Deflation: Making Sure 'It' Doesn't Happen Here." (Lire son speach directement sur le site de la Fed'). Ce discours est parmi ceux qui exposent le mieux ses vues en matière de politique monétaire. Depuis le début de la "crise financière", Bernanke, à la tête de la Fed' - Réserve fédérale américaine, met en œuvre les remèdes qu'il préconisait alors, en croyant combattre la déflation alors qu'il prépare l'hyperinflation Weimar 2.
  2. Le 10 mars 2005, avant d'être nommé au Council of Economic Advisers (CEA), a donné une conférence dans laquelle il faisait porter la responsabilité des divers déficits et déséquilibres extérieurs des États-Unis sur un excédent mondial d'épargne (A Global Saving Glut, lire son speach directement sur le site de la Fed') plutôt qu'un excès de consommation des États-Unis ce qui, même aux États-Unis, est considéré comme une thèse hardie. Son discours n'a pas manqué de provoquer quelques inquiétudes ou interrogations dans le reste du monde.
Les USA se sont surpassés en tant que junkie de la dette avec un total de $57 trillions et avec le plus grand ratio de la dette de toute l'histoire économique mondiale. Ceci représente aujourd'hui 186.717 $ de dettes par américain. Ces 6 derniers mois, les USA ont augmenté la dette de 4 trillions de $, avec un chiffre officiel de 700.000 chômeurs de plus par mois. Le programme Obama assure le Welfare State pour les billionaires de Wall Street. Welfare State = Wall Street. A la différence des lobbysites de Wall Street qui ont détourné la politique du Congrès et de l'Exécutif de la moralité, Obama a été élu pour détourner la politique de la moralité. Le système monétaire panaméricain est adossé sur la dette, comme le système de croissance anglo-saxon a été adossé sur la dette, sur la titrisation, sur les subprimes, les CDS / CDO, sur la création et la dé-création de bulles.

La bulle de la "crise financière" de 2006-2009 est la plus grande bulle de tous les temps. Son éclatement aussi. Et dire qu'il y a des millions d'abrutis qui font en ce moment un rallye sur les "Bons"-du-Trésor ("Sovereign Bonds", ou "gilts") qui sont adossés sur des poubelles en réserves. Les Bons du Trésor américains ou britanniques sont réputés être, comme tous Bons du Trésor, des risk-free returns, mais ils sont actuellement des return-free risks même si les spreads et leurs CDS ne sont pas publiés à la différences de ceux des Bons du Trésor de pays européens comme l'Italie, l'Autriche par exemple. Les USA, le Royaume-Uni et leurs avisos-escorteurs sont la Bulle Madoff-Ponzi et les chinois tiennent en main une grosse aiguille qui pique. Mais chacun des américains consuméristes acharnés est assis sur sa propre aiguille qui pique. L'aiguille est malheureusement une broche de barbe-cul sur laquelle beaucoup d'autres cadavres exotiques sont et seront enfilés. La bulle n'est pas une "crise financière" mais une crise idéologique qui se terminera mal et qui a commencé en 1913 avec le Federal Reserve Act ou Owen-Glass Act qui a fondé la Banque centrale américaine et son système bancaire "flexible" adossé sur la bulle de la dette et sur les réserves fractionnaires.

Au niveau sémiologique le Plan PPIP de Geithner-Obama dit ceci: "The equity co-investment component of these programs has been designed to well align public and private investor interests in order to maximize the long-run value for U.S. taxpayers” (traduction: la constitution de l'investissement conjoint dans du capital de ces programmes a été réalisée en sorte de bien aligner les intérêts des investisseurs publics et privés dans le but de maximiser leur valeur à long terme pour le contribuable américain). Et plus loin dans le texte Timothy Geithner transforme les "troubled assets" (assets toxiques) en "legacy assets” (actifs légués). Dans cette envolée de transsubstantiation des poubelles, le dernier Nobel de l'économie, Paul Krugman, un genre de pentito du libéralisme, mais aussi Nouriel Roubini, s'excitent sur tous les médias de la planète et, avec le duo de losers, Obama-Geithner, et conjurent l'Europe de faire comme les USA et de lancer en grand style un plan de rachat global des actifs toxiques pour transposer ces dettes pourries du secteur bancaire et financier et des assurances dans la Banque Centrale Européenne (BCE)  et pour faire croire que se sont les "réserves" de cette banque centrale à léguer aux générations futures. Les USA et le Royaume-Uni aimeraient tellement enfoncer l'Europe dans la spirale de la guerre des prix zéros. Ils craignent tellement que l'Europe-Euro soit un tout petit peu plus crédible et que cela ne crée un avantage concurrentiel dont ils ne pourront pas profiter. Le G20 de Londres sera un poker menteur doublé d'un poker dénonceur. Sous couvert d'un Plan mondial bling-bla il n'y aura que les "Boîtes à Outils" où chaque région économique du monde se sauvera comme pourra pour persévérer dans la concurrence déloyale libre et non faussée.

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Aujourd'hui, mardi 24 mars 2009, je lis dans le Financial Time Deutschland et le China Daily que la Chine vient d'annoncer qu'elle exige une nouvelle devise comme monnaie d'échange internationale, un changement radical du système monétaire international et un retour à un instrument du système de Bretton-Woods. Voilà, une fois de plus mes intuitions, que j'ai énoncées au haut de cet article commencé il y a une semaine, conduisent à la réalité. La Chine va continuer ce qu'elle a commencé en 2001 à Doha lors de son adhésion à l'OMC. Elle prend les affaires en main et impose la multipolarité (mais pas au profit de l'Afrique). Zhou Xiaochuan, le Gouverneur de la Central Bank of China a dit (lire son speach en entier):
  • "Eine überhoheitliche Leitwährung, die von einer globalen Institution gemanagt wird, könnte sowohl dazu genutzt werden, globale Geldflüsse zu schaffen, wie auch sie zu kontrollieren." Das werde die Gefahr künftiger Krisen reduzieren und zugleich die Möglichkeiten zum Krisenmanagement erweitern. Die Sonderziehungsrechte (SZR) des Internationalen Währungsfonds (IWF) hätten das Potenzial, zu einer übernationalen Reservewährung zu werden".
  • traduction: Une monnaie de référence supranationale, qui sera gérée par une institution internationale, pourrait tout autant être utilisée pour créer des flux monétaires globaux que pour les contrôler. Ceci réduirait à l'avenir le danger des crises et élargirait en même temps les possibilités de résolutions de crise. Les DTS, Droits de Tirage Spéciaux, du FMI, Fonds Monétaire International auraient le potentiel à devenir une monnaie de réserve internationale.)
La Chine espère ainsi avoir son rôle à jouer dans le FMI et dit vouloir être la première à acheter des Bons du Trésor du FMI, si le FMI se mettait à en émettre. Obama a rejeté publiquement le projet chinois qui est aussi soutenu par la Russie. Selon lui, "Le besoin n'existe pas en ce moment de remplacer le dollar en tant que monnaie de référence. [...] Le Dollar est fort".

Avec le 1er jour du plan PPIP, le Dow Jones qui était hier subitement à +6,84% est à -1,24%. Le 2ème jour il est -1,49% en clôture, et le Nasdaq à -2,52%. Le 3ème jour confirme l'inutilité de PPIP: le Dow Jones est -1,93% et le Nasdaq est à -2,63%. Le quatrième jour: Dow Jones = -3,27% et Nasdaq = - 2,81%. La "punition par les marchés" est évidente. Ce plan PPIP est à peu près quelque chose comme le dernier joker avant l'inéluctable. Le compte-à-rebours est enclenché, le Cow-Boy de papier a fini par comprendre que son Smith & Wesson ne tire plus assez loin. Peut-être qu'il aura une approche holistique du monde et pensera à celui qui regarde le pistolet. Rassurez-vous, la non poursuite du "rallye des ours" à Wall Street est due en surface à l'aveu de Geithner et de Bernanke qu'ils ne pourront pas stopper le versement des boni chez AIG ou chez un autre titulaire d'une poubelle purgée à fonds percé et que de toute manière ces banques & assurances augmentent les salaires de leurs requins pour contourner le courroux. Et c'est là que commence la fin du règne de Obama. Il n'aura plus qu'à s'occuper du maintien de l'ordre dans une guerre civile. Ce sera plus difficile de s'inventer une guerre contre l'Iran pour détourner l'attention, comme le 9 XI avait servi à détourner l'attention pour éviter le krach boursier de l'éclatement de la bulle dot-com de la New-Economy et de la Crise du Système des Profits. Il n'y a pas de rapport. On prendra les mesures avant l'été? Le PIB des USA est en récession de 6,4% pour l'année 2008. Dès septembre 2008 nous savons que le Global Meltdown 2009 apportera des récession du PIB à deux chiffres pour des grands pays industrialisés. Les quelques rallyes boursiers à Wall Street ne veulent plus rien dire. Ce ne sont plus que des lemming runs.

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Voir aussi en ligne ma série d'articles: Bretton Woods 2, Green New Deal


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3. mars 2009

G20 de Londres - Green Bail out et croissance prudentielle durable ou holding de défaisance et révolte sociale?

J'ai trouvé dans le Financial Times une étude qui compare l'ampleur de la Bulle des sauvetages et autres bail outs, avec les plans d'investissement dans le secteur du développement durable et l'économie verte. Dans mes articles précédents je vous démontre depuis septembre 2008, pardon, depuis avril 2008, que injecter artificiellement par déluges entiers des moyens publics pour maintenir en vie les Bankster morts qui ont pratiqué le management nécro-économique, ne pouvait que reconduire par simple homothétie la bulle de tous les manquements de ce système managérial de spécualtion systémique compulsive, qui ne craint rien puisqu'au final il y aura l'Etat pour venir sauver les parts sociales (actions et obligations), les dividendes, les stock-options, les golden hello, les golden parachutes.

Lire la suite...

Par exemple, la UBS, qui représente la plus grande perte d'une entreprise dans l'histoire de l'économie suisse, a reçu du Gouvernement suisse 8 milliards de francs suisses pour être sauvée de la ruine. Elle a d'emblée redistribué 2 milliards en boni à ses traders et à ses cadres dirigeants, puis elle vient d'éliminer le système de rémunération par boni, mais elle vient de plus que doubler les salaires de ce tykoons spoliateurs. Ne vous dites pas que ceci n'est possible que chez Heidi ou la vache Milka, les banques françaises ne font pas mieux. Mais, comme je vous explique, rien ne sert de montrer quelqu'un du doigt si on ne se rend pas compte que dans ce geste il y a trois doigts qui pointent vers vous en retour. C'est pourquoi je vous invite à prendre vos responsabilités et déjà à signer la Pétition mondiale avant le G20 de Londres du 2 avril 2009 et à voter aux Élections Européennes 2009. Il existe cette fois-ci un front de gauche qui rejette le Traité de Lisbonne tout en étant proeuropéen.

Dans cette Crise du Système du risque (terminologie courante admise pour cette crise 2007-2009) tous sont responsables: a savoir les scientifiques et économistes qui ont chanté les louanges de "l'efficacité incontestable des marchés financiers", les politiciens qui se sont agenouillés dans les banques avec plein de déférence devant "les créateurs de valeurs", l'opinion publique qui s'est laissée compter avec délectation que l'on a plus besoin de travailler et que l'on "peut devenir riche rapidement et sans risque" en réalisant un bon coup avec l'aide de son banquier, les débats publics qui ont occupé les médias et par lesquels ont expliquait aux gens que "leur retraite ne pouvait être que garantie par l'affairement des marchés financiers". Le peuple n'a pas droit de faire la révolution, car cette fois-ci il devrait la faire contre lui-même, faire l'autodafé de lui-même, faire le lemming run. Une grande concertation démocratique sera la seule issue de crise... ...mais le G20 de Londres du 2 avril 2009, qui n'est pas une instance démocratique mais un club informel, ne sera pas enclin, pour ne pas dénigrer ses trillions de $ de bail outs, à reconnaître les Deux décades perdues depuis la Chute du Mur de Berlin, qui auraient dues être mises à profit pour faire une synthèse entre le système capitaliste et le système communiste en y marquant profondément la volonté de faire un Green New Deal social et nordique.

L'étude du Fiancial Times du 2 mars 2009 vous montre en tableaux cliquables quel pays organise le plus grand bail out vert. Le cycle de dépenses gouvernementales et budgétaires dans l'économie représente une opportunité unique pour l'industrie orientée autour de la protection de l'environnement. Les accroissements des investissements pourraient considérablement stimuler les consommateurs à utiliser des biens renouvelables, pourraient permettre de créer des millions de nouveaux emplois dans l'industrie verte et aider à réduire le bilan carbone pour assurer l'avenir de la planète et de l'homme.

Les protagonistes de l'incitation à développer l'industrie verte mettent aussi en garde contre les graves conséquences si l'argent des plans de stimulation économique et des paquets conjoncturels était utilisé à tort, à travers, sans programmation et sans fondement. Utiliser tous ces fonds pour continuer avec ce genre d'infrastructures dont nous disposons déjà signifierait que les pays seraient condamnés à augmenter l'effet de serre. (Graphique: Prix du CO2 à la Bourse du carbone conformément au Protocole de Kyoto).



Vous voyez ci-dessous à droite sur les graphiques cliquables (pour les voir en grand, puis faire "revenir" sur votre navigateur)

  1. les cercles blancs qui représentent la taille de l'aide budgétaire et fiscale des paquets de relance économique. 
  2. Les cercles verts représentent le montant des sommes allouées pour ces plans à l'industrie verte et aux initiatives environnementales.

Chacun des 6 premiers tableaux est organisé de la même façon et porte le titre: "Quel pays a le plan de sauvetage vert le plus grand".
Le Cercles de gauche sont les mêmes pour chacun des 6 premiers tableaux. A droite vous avez le même titre: "Les mesures vertes en pourcentage par rapport au total du plan d'incitation."
Sous ce titre vous avez les explications pour l'Union Européenne, puis pour la France, l'Allemagne, la Chine, les USA, et la Corée du Sud.

L'Union Européenne: 59%. L'Union Européenne a démontré son engagement pour créer une économie ayant un faible bilan carbone.

Une baisse du prix du CO2 en Europe a sapé les attentes relativement à la promotion des investissements verts. Les prix des permis d'émission de carbone (droits de polluer) ont chuté de l'été dernier de 30 euros à 11 euros en février 2009.

Le Plan européen de relance arrêté à l'automne 2008 a demandé à la Banque Européenne d'Investissement (BEI) d'augmenter pour les deux années à venir de 12 milliards (billions) d'euros les fonds destinés aux infrastructures vertes. L'Union Européenne va aussi allouer directement 1.75 milliards d'euros dans des éoliennes et des sites de capture et de stockage du carbone. Des TVA à taux réduits ont été proposées pour des produits à faible empreinte carbone, mais la décision de les instaurer relève de la souveraineté des États membres de l'Union Européenne. Le Plan sera finalisé au Sommet de Bruxelles du 19 et 20 mars 2009.

La France: le plan de 26 milliards d'euros destiné à la relance économique est plus orienté vers l'environnement que tout autre pays membres de l'Union Européenne. Les mesures environnementales représentent un peu plus de 20% de ce plan.

Paris alloue 1,5 milliards d'euros au développement de l'habitat vert en 2009-2010. La France va aussi dépenser 30 millions d'euros dans l'agriculture durable et la modernisation des fermes agricoles.

La France dispose déjà d'un avantage dans le bilan carbone grâce à la production de l'électricité qui repose majoritairement sur l'énergie nucléaire.

En même temps, l'industrie automobile en récession va être dynamisée avec le bonus offert pour l'achat de voitures à faible émission de carbone. De plus, un plan de 500 millions d'euros pour la prime à la casse de véhicules plus âgés et polluants est décidé.

Un plan de 1,2 milliards d'euros est fixé pour construire une nouvelle ligne de TGV afin de réduire la dépendance au transport aérien.

L'Allemagne est un leader traditionnel dans la création d'une économie à faible indice carbone. Deux paquets fiscaux d'incitation représentent un montant de 80 milliards d'euros et vont particulièrement augmenter le rendement énergétique.

Les paquets annoncés en novembre 08 et janvier 09 vont aussi apporter 3 milliards d'euros pour la remise aux normes de l'habitat et 500 millions de prêts pour développer des moteurs à faible émission de carbone.

La part réservées aux énergies renouvelable n'est pas élevée parce que l'Allemagne a déjà bien développé ses installations solaires et ses parcs d'éoliennes. 

Comme l'Italie et la France, l'Allemagne a instauré une prime à la casse de véhicules anciens de plus de 9 ans et pour favoriser l'achat de véhicules plus économiques en énergie. 2 milliards d'euros sont investis dans les transports publics.

La Chine: les émissions en carbone de la Chine ont augmenté de 250% entre 1990 et 2006 avec la croissance de l'économie. Selon certains analystes la Chine fait aujourd'hui plus attention au changement climatique. Selon la HSBC, la Chine va allouer 38% des 586 milliards de $ que représentent le paquet d'incitation économique (= 4 trillions de Renminbi).

Néanmoins, selon Beijing et d'autres économistes, le pourcentage alloué au plan vert est bien inférieur en réalité. Des graphiques sûrs ne sont pas vraiment disponibles.

La Chine destine 350 milliards de Renminbi pour des projets environnementaux, des véhicules à faible émission et de l'habitat raisonné.

Les investissements pour le ferroviaire vont osciller cette année entre 400 et 500 milliards de Renminbi, mais ce montant n'est que la moitié de ce qui va être dépensé pour le réseau routier. La plus ample partie du plan de relance est destinée à financer de projets qui vont contribuer à augmenter la pollution. 


Les USA: le premier plan d'incitation américain d'octobre 2008 avait mis en avant l'agenda des projets verts. Il contient 18,2 milliards de $ en allègements fiscaux et en crédits pour des projets mettant en œuvre l'énergie propre, et de 9,45 milliards en avoir fiscal pour la construction d'installations éoliennes et solaires et 2 milliards pour des sites de captage et de stockage de carbone.

Cependant, le second plan de relance décidé en février 2009 enregistre des coupes budgétaire face au premier plan et à une réduction de 57 milliards dans les dépenses pour l'environnement.

Le Congrès a garanti 22,5 milliards pour les énergies renouvelables, une extension de l'avoir fiscal pour l'éolien, la biomasse et la géothermie. Il y a aussi des investissements pour les installations améliorant le rendement énergétique, et 52 milliards pour des projets de modernisation du réseau de distribution électrique. 10 milliards pour les transports en commun. Il est attendu une création de 2,5 millions d'emplois avec ces plans.





Les deux graphiques suivant expriment en volume le plan d'incitation et de stimulation économique pour l'Union Européenne et pour les USA.


Les commentaires sont les mêmes que pour les graphiques ci-dessus.









En chiffres rouges vous avez le montant en milliards de $ pour le plan global, et en chiffres verts pour la partie allouée aux projets environnementaux.






La prime à la casse a eu l'effet escompté en Allemagne. Les petites voitures non polluantes en ont bénéficié, c'est à dire pour Opel et toutes les marques étrangères qui sont présentes dans ce segment.

Verkehrsclub Deutschland
est un Club automobile différent des autres. Son objectif est de s'engager pour une mobilité compatible avec l'environnement et qui soit sociale (car-sharing), sûre et qui ne nuise pas à la santé. Le chaos règne à Berlin depuis que ce Club automobile revendique aussi pour les bicyclettes la prime verte offerte dans le cadre du plan de relance de l'économie. L'Office fédéral menace de porter plainte contre ce Club automobile.

Pourtant sa revendication n'a rien de criminel: "Le pays a besoin de nouvelles bicyclettes!" ("Neue Räder braucht das Land!"). C'est sur Internet que ce Club automobile vert appelle à la protestation contre la prime à la casse offerte par le gouvernement fédéral dans le cadre du plan de relance de l'économie allemande pour acheter des automobiles neuves et soutenir l'industrie automobile. 2200 internautes ont déjà réagi et ont envoyé un e-mail à l'Office fédéral de l'économie et du contrôle des exportations (BAFA - Bundesamt für Wirtschaft und Ausfuhrkontrolle) en exigeant une aide à l'achat de bicyclettes, de tickets de bus ou de train.

L'action de ces militants verts tourne très bien, elle avait plutôt été conçue comme un gag pour attirer l'attention. Ce n'est pas du goût de l'Office fédéral qui menace d'engager des démarches auprès des tribunaux. Selon l'Office "le déroulement réglementaire du dépouillement de requêtes est considérablement perturbé" sur la page web que l'Office a aménagé pour permettre aux requérants de télécharger le formulaire de la demande de la prime à la casse. Selon l'Office cette méthode détourne abusivement la demande de la prime pour l'environnement. L'Office pose son ultimatum et demande au Club Automobile vert d'enlever de son site l'incitation à télécharger le formulaire et à déposer par e-mail la requête. Si le Club automobile vert n'obtempère pas, l'Office menace de produire une injonction comminatoire à son encontre.

La protestation online bloque le serveur de l'Office fédéral et ses services ne sont pas en mesure de distinguer les requêtes de bonne foi des requêtes des militants verts. Aucun filtre anti-spam ne peut bloquer ces requêtes vertes. L'Office reçoit chaque jour 10.000 requêtes de formulaire qui permettra à chaque acheteur d'une automobile d'obtenir 2500 euros de prime à la casse. Depuis un mois 133.000 automobilistes ont déposé la requête et l'Office a embauché 70 personnes supplémentaires. Le plan de relance économique prévoit le paiement de 600.000 primes jusqu'au 31 XII 2009. Pour le Club automobile cette prime est injuste et contribue à l'aggravation de la pollution. Le Club automobile vert annonce qu'il ne se laissera pas intimider.

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Voir aussi en ligne ma série d'articles: Bretton Woods 2, Green New Deal

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1. mars 2009

G20 de Londres du 2 avril 2009 - La Holding de défaisance - Souriez vous êtes taxés

Je lis aujourd'hui, dimanche 1er mars 2009, dans le Irish Times, le discours du Taoiseach (1er Ministre) Brian Cowen devant les membres de son parti, le Fianna Fáil, à Dublin. Sous couvert de volonté subite de réglementer le système bancaire irlandais, l'autorité de contrôle et le comportement de la banque centrale, il annonce surtout, que, parce que le pays et le peuple sont ruinés, il faudra augmenter les impôts. 10 ans de "croissance" de ce Tigre celtique, qui a spéculé et prêté pour plus de 10 fois la valeur de son PIB et qui est actuellement en faillite technique, n'ont pas été mis à profit pour alimenter un Fonds pour les Générations futures, comme le fait par exemple la Norvège.

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Le syndrome du bail out et de la helicopter money ne cachera pas que la Grande Dépression de 2009 est plus grave que celle de 1929


  • Pendant la Première Grande Dépression des USA, l'effondrement financier qui avait commencé en 1929 avait conduit à un effondrement du PIB de -8,6% en 1929, de 6,4% en 1931 et de 13% en 1932.
  • Pendant de cycle de la Seconde Grande Dépression de 2007-2009, les effondrements financiers de la Bear Stearns, Lehman Brothers, Fannie Mae et Freddie Mac, Washington Mutual, Wachovia, AIG, Citigroup et plein d'autres sont exceptionnellement pire que ceux de 1929 à 1932.

Les prévisions de Obi, le roi du bricolage, d'une croissance du PIB de 2 à 3% pour 2010 sont des paroles de bonimenteur.


Vous voyez sur le graphique à gauche la récession des USA... en 2007. Oui, déjà en 2007. Celle de 2008 n'est plus publiée mais doit être au moins du double. Celle de 2009... La récession US du PIB de 2007 est égale à -6,2% et pour le Royaume-Uni -5,9%. Déjà en 2007!!! En Allemagne -8,2% est la récession du PIB en valeur annuelle pour 2009, en Irlande de -13,6%, le Japon -12,7%, Mexico -20,8%, entre -3% et -8,5% pour les Pays de l'Asie du Sud-Est, plus de -10% pour les Tigres baltiques, la Roumanie, la Bulgarie, l'Ukraine... si rien ne change. En France la récession est entre -1% et -1,5% grâce à Pinocchio. Depuis septembre 2008 tout le monde sait que nous aurons des récessions à 2 chiffres (double-digit contractions), mais on fait des cadeaux aux banques pour leur rembourser leurs dettes. Quand on aura la misère sociale on n'aura plus d'argent et on continuera à privatiser les services publics pour payer les dettes et les déprédations du système d'escrocs bancaires et financiers.

Les commandes en machines-outils allemandes se sont divisées par deux cette année, ce qui représente la plus grande récession dans ce secteur depuis que les statistiques existent en Allemagne dans ce domaines. L'Allemagne a été ces 14 dernières années championne du monde à l'export en valeur. Et ceci grâce à la machine-outil. La demande mondiale en machine-outils s'effondre, il n'y a plus de production dans l'économie réelle. Nous sommes dans la Grande Dépression économique.

Suite au refus de l'Union Européenne du 1er mars 2009 d'organiser un bail out global ou personnalisé au cas par cas des pays de l'Europe de l'Est, ceux-ci préviennent "qu'il ne faudrait pas construire un nouveau rideau de fer qui sépare les riches des pauvres." Ces pays, qui se sont senti pousser depuis 10 ans des ailes atlantistes (avec en tête la Pologne qui fait sa guerre en Irak) et qui ont encore plus spéculé dans des valeurs toxiques et des prêts hypothécaires comme les Tigres baltiques, la Hongrie, etc... en appellent à la solidarité européenne maintenant en menaçant de leur mauvaise humeur. Ces pays qui ont pratiqué le dumping social et fiscal pour doubler l'Europe par le bas voient du protectionnisme dans les meures européennes de soutien et de relance destinées aux Pays Membres de l'Union. L'Europe des commerçants et des VRP éclate exactement par là où elle existe, "la libre circulation dans une concurrence libre et non faussée qui crée la croissance du bien être et apporte le plein-emploi". Mais ce n'est pas d'hier, ça remonte à 1957, au Traité de Rome qui est le début du dénigrement et de l'éviction de l'État au profit du commerce européen. A l'Est et à l'Ouest, rien de nouveau. (Photo: "Hasta la vista, Baby" dans Terminator 2)

Au niveau international, le Forum Social Mondial de Belém a joué un rôle de catalyseur des différentes initiatives et débats sur les crises. Les déclarations des assemblées thématiques du FSM ont mis en avant le G20 de Londres du 2 avril 2009 comme prochain temps fort de la mobilisation internationale. Les séminaires de convergence qui se sont tenus sur la crise financière on permis d’aboutir à un appel : "Pour un nouveau système économique et social mettons la finance à sa place !". Il constitue une excellente base mobilisation et a déjà été signé par près de 200 organisations internationales.

Des initiatives sont déjà en cours de préparation de préparation en Grande Bretagne et en Allemagne :
- En Grande Bretagne :
http://www.putpeoplefirst.org.uk/
http://www.climatecamp.org.uk/g20
http://www.g-20meltdown.org/index.html
- En Allemagne : http://www.28maerz.de/
- En France:
CEDETIM et Attac et Signez la Pétition mondiale.


La crise actuelle n'est pas un un accident. Elle est la faillite du modèle néolibéral fondé sur le libre-échangisme intégral, la délocalisation, la culture de la marge opérationnelle à 2 chiffres, les prises de participations dans les entreprises par les fonds de pensions et les hedge fonds, la priorité absolue aux exportations au détriment d'une croissance fondée sur la redistribution locale et régionale. Les banksters parlent de "contribution négative" à propos de leurs activités nécro-commerciales.

Ver.di, le syndicat allemand de la fonction publique des États fédérés a obtenu hier pour ses 700.000 agents une augmentation moyenne de 119 euros par mois pour 2009 et de 156 euros par mois pour 2010. C'était ça ou la grève générale illimitée. C'est ceci la lutte des classes à l'allemande. La revendication de 8% n'a pas été atteinte, en raison de la "crise". Cet accord va maintenant être élargi aux 1,25 millions de fonctionnaires de la Fédération et des communes, et à la police. Toujours en raison de la crise, pour 2009 IG Metall n'a obtenu que 4,2%, la chimie que 3.3%, le ferroviaire que 2,5% + un complément de salaire de 500 euros versés en décembre 2009 et 2% à partir du 1er janvier 2010. Et en France on va carmagnoler sur le tarmac le 19 mars.

Le G20 de Londres du 2 avril 2009 sera voué à l'échec, car il va faire semblant d'annoncer un genre de Bâle 3, des normes prudentielles comptables plus serrées, mais il ne va pas reconnaître que le néolibéralisme a plongé le monde dans le plus grand désastre depuis Hitler et Staline. Il ne va pas reconnaître que les gouvernementaux ont pris de mauvaises mesures depuis le 15 IX (chute de la Lehman Brothers) avec cette cavalcade effrénée de bails outs, de bad banks et de nationalisations qu'ils ont mis en œuvre après une fausse analyse. Il ne va pas comprendre que les économistes ont ajouté du mal au mal. Il ne va pas annuler les critères libéraux de Maastricht pour l'Euro-Zone et il ne va pas annuler le Traité de Lisbonne en ce qui concerne la Libre circulation des capitaux.

De plus les générations futures sont très lourdement endettées par ces mesures dites de Sauvetage et de Restitution de la Confiance et de la Croissance. Les faillites des systèmes spéculatifs systémiques seront remboursées par le contribuable, le chômeur auquel on diminuera les allocations et leur durée, le malade auquel on refusera les soins et les hospitalisations, les lycéens et étudiants auxquels on refusera des enseignements tout en augmentant les droits d'inscription, etc... En plus on va continuer à privatiser les services publics tout en augmentant les impôts.

"Frogs are boiling in order", les grenouilles sont entrain de bouillir dans l'ordre. J'ai lu cette phrase ce matin dans la presse anglaise, en sachant que pour un britannique c'est le comble de la barbarie que de manger des grenouilles. Mais cette phrase était dans le contexte des multiples bail outs de plusieurs billions de $ qui n'ont aucun effet sur l'économie. Les grandes banques connaissent la nationalisation directe partielle ou totale, la nationalisation rampante par création de zombie bank (bad bank) avec aides financières et garantie de l'État. En apparence seulement ces bail out n'ont pas d'effet. Le marché boursier ne s'y trompe pas et les actions de ces banques deviennent des "penny-stocks" qui ne sont cotées plus que quelques cents. On dit même que ces actions sont en réalité des dettes, voire des faillites non déclarées.

Le marché financier ne se trompe pas non plus sur l'effet néfaste de ces bail outs. Sur la graphique ci-dessus à gauche vous voyez le prix de l'assurance qui est passé de $700 à $9800 pour 1 million de $ empruntés. Cette assurance est un CDS, un Credit Default Swap. Mais ce CDS ne montre plus la "qualité" d'un crédit privé, mais celle d'un crédit souverain (d'État). Le coût astronomique de ces CDS est à mettre en parallèle avec les spreads (éventails) entre les taux d'intérêts offert par les États sur les Bons du Trésor qu'ils vendent sur le marché des capitaux et placements pour financer leurs bail outs. Ces spreads menacent justement aussi en Europe toutes les monnaies des pays de l'Europe de l'Est, ou des pays de l'Est de l'Europe qui sont membres de l'Euro-Zone. A la bulle des CDS de 68 trillions de $ qui est 1000 fois plus grande que la bulle des subprimes et qui va éclater avec une violence infernale, les États ajoutent une autre bulle de CDS. Il n'y a pas non plus de raison que les États soient meilleurs dans leur capacité à rembourser leurs emprunts que les entreprises qui s'écroulent par milliers. Des trillions sont gâchés, ils ne seront plus mobilisables pour "le traitement social" de la crise et de lourds impôts seront soulevés comme en Islande, en Irlande, pour faire payer par tous la folie du néo-libéralisme et la folie des gouvernementaux qui ont appliqué le faux médicament sur le faux malade suite à une fausse analyse.

Le G20 de Londres ne va pas reconnaître l'ampleur de la bulle des CDS, l'ampleur de l'effet de levier qui est exercé par les bail outs financés avec le budget de l'État, les Trésoreries de l'État et le "creative easing" qui est la création de monnaie par la simple planche à billet (helicopter money) ou par des méthode très légèrement plus subtiles, par le "quantitative easing" qui est le détournement des moyens d'une banque centrale pour racheter les actifs toxiques et les "contributions négatives" des banques et des entreprises. Il parait que, comme le taux d'intérêt directeur des banques centrales est voisin de zéo, voire négatif, il est très à la mode de faire racheter les poubelles par les banques centrales, qui deviennent par cette manœuvre des bad banks à leur tour. Les banques centrales ne font pas faillite, il suffit d'ajouter de l'encre dans les imprimantes à billets de banque.

Je crois bien que personne ne se rend vraiment compte - sauf les nouveaux millions de chômeurs et d'intérimaires non reconduits - de l'extrême violence qui est exercée sur les peuples, avant qu'ils ne soient simplement matraqués par des "gardes républicaines" dans des manifestations. Pour ma part je reste à l'option démocratique et j'appelle à voter aux Élections Européennes de 2009, on ne peut pas se permettre de faire la Guerre des Paysans même si on a des barbares en face de soi. Mais les peuples n'ont pas à jouer leurs victimes, ils ont mis ces systèmes politiques en place qui ont milité contre toute forme de régulation et de réglementation. Ce qui est fait par voie démocratique, doit être défait par voie démocratique. Encore faudrait-il des médias et des partis qui ne soient pas godillots ou "légalement" soumis comme en France.

Dans cette Crise du Système du risque (terminologie courante admise pour cette crise 2007-2009) tous sont responsables: a savoir les scientifiques et économistes qui ont chanté les louanges de "l'efficacité incontestable des marchés financiers", les politiciens qui se sont agenouillés dans les banques avec plein de déférence devant "les créateurs de valeurs", l'opinion publique qui s'est laissée compter avec délectation que l'on a plus besoin de travailler et que l'on "peut devenir riche rapidement et sans risque" en réalisant un bon coup avec l'aide de son banquier, les débats publics qui ont occupé les médias et par lesquels ont expliquait aux gens que "leur retraite ne pouvait être que garantie par les activités des marchés financiers". Le peuple n'a pas droit de faire la révolution, car cette fois-ci il devrait la faire contre lui-même, faire l'autodafé de lui-même, faire le lemming run. Une grande concertation démocratique sera la seule issue...

...mais le G20 de Londres du 2 avril 2009 ne sera pas enclin, pour ne pas dénigrer ses trillions de $ de bail outs, à reconnaître les Deux décades perdues depuis la Chute du Mur de Berlin, qui auraient dues être mises à profit pour faire une synthèse entre le système capitaliste et le système communiste en y marquant profondément la volonté de faire un Green New Deal social et nordique.

La Commission de Bruxelles dépasse toujours et devance de quelques grandes longueurs les agitations de nos gouvernementaux. En effet, elle annonce le 24 février 2009, qu'elle autorise l'élargissement de la holding de défaisance (je suis inventeur de ce néologisme), la bad bank, à toutes les créances douteuses de tous les instituts bancaires et financiers qu'ils soient insolvables ou non, qu'ils soient en difficulté ou non, "indépendamment des situations individuelles". C'est a peu près pareil que si vous demandiez à des inconnus que vous invitez de se présenter à vous à reculons, pantalons baissés, avec le premier caca qui leur pend entre les guibolles. Même celui qui n'est pas dans le besoin sera heureux de trouver logis à ses aisances. Par "créances douteuses" la Commission de Bruxelles comprend "non seulement les titres toxiques adossés aux hypothèques américaines (subprimes), mais aussi tous les autres titres qui perdent entre temps fortement de la valeur." L'Europe des commis et des représentants de commerce a toujours su exercer un effet de levier sur les crises de confiance. La Commission de Bruxelles est maline, car elle est entrain d'autoriser légalement d'extraire des bilans des instituts financiers la bulle des CDS / CDO qui est mille fois plus importante que celle des subprimes. Ainsi, il ne sera même plus besoin de s'émouvoir, encore moins de parler de cet effondrement qui va dépasser tous les effondrements en 2000 ans d'histoire de l'économie mondiale. La Commission prétend endiguer ainsi la cavalcade bi-mensuelle des banquiers mendiants qui reviennent avec d'autres demandes de soulagements. La BCE elle-même est à présent too big to fail et too big to save et too big to bail. De la Rome antique, il reste aussi, encore debout, des vespasiennes. On s'imagine encore, 2000 ans après, le plouf.

Augmenter l'étendue de la garantie d'État avec des bad banks et des fonds de défaisance pour toute forme de créance douteuse ou de papiers toxique, comme les titres, les subprimes, les CDO / CDS, c'est apporter la bénédiction, la rémission de la faute et l'absolution de l'État à l'économie "libre" de marché en faisant payer tous ses égarements et toutes ses actions déprédatrices par l'État des contribuables, des citoyens et de ses habitants.

Pour faire écran de fumée, Bruxelles vient d'inventer un nouveau jouet de surveillance des marchés financiers composé de quatre hautes administrations qui ne s'occuperont pas en particulier de banques, d'assurances ou d'émetteurs de titres et dont les compétences resteront définies au cadre national de chaque Pays membre. Ce jouet portera le nom global de European Systemic Risk Council. Le Groupe d'experts, auteur de ce projet, rejette une régulation étendue et approfondie, mais prévoit un rôle d'avertissement et de conseil. Pour ne pas entraîner un assèchement des liquidités (credit crunch), le Groupe prévoit d'augmenter petit a petit l'exigence de fonds propres (Directive CRD) au delà des normes "prudentielles" de Bâle 2. Il conseille aussi aux entreprises de développer un management interne du risque et de plus déconnecter leur stratégie managériale des recommandations des agences de notation. Le Groupe d'experts critique aussi la proposition de la Commission de soumettre ces agences de notations à un contrôle, parce que ce serait trop compliqué à mettre en œuvre. CQFD, bla-bling.

En texte plus clair, Bruxelles n'a pas l'intention de freiner la libre circulation des capitaux et de violer les articles du Traité de Lisbonne:
  1. l'article 26 du Traité sur le fonctionnement de l’UE, "Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des capitaux est assurée",
  2. l’article 63 (ex-article 56 TCE), "toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites"
  3. l’article 66 (ex-article 59 TCE) précise que des "mesures de sauvegarde" peuvent être prises "dans des conditions exceptionnelles", mais uniquement "pour une période ne dépassant pas six mois pour autant que ces mesures soient strictement nécessaires".
  4. l’article 58 (ex-article 51 TCE), "la libération des services des banques et des assurances".
  5. l’article 60 (ex-article 53 TCE), la libéralisation à laquelle les États membres "s’efforcent de procéder au-delà de la mesure qui est obligatoire".
  6. l’article 49 (ex-article 43 TCE) stipule au même titre que les autres services, les établissements financiers: "Les restrictions à la Liberté d’établissement sont interdites".
Je vous ai traduit ci-dessous le discours du Taoiseach (1er Ministre) irlandais, Brian Cowen, qu'il a tenu devant les 4000 délégués de son parti. 

"Des changements profonds concernant la régulation du système bancaire et incluant un rapprochement entre la Banque Centrale et l'Autorité de Régulation Financière seront annoncés d'ici quelques semaines par le gouvernement afin d'apporter une fin à un sinistre chapitre de la vie irlandaise.

Il existe une énorme colère et un profonde dégout à l'encontre de comportements de certains de nos banquiers. Ce qu'ils ont fait était faux, égoïste et a pénalisé le peuple irlandais. Il ne sera pas facile de pardonner. Ceci n'apportera rien non plus de dépenser son énergie à blâmer les banquiers. La police de répression des fraudes va s'en occuper [...] mais l'action actuelle du gouvernement est nécessaire et justifiée, parce que si nous voulons que l'économie fonctionne normalement et que les entreprises prospèrent, nous avons besoin d'un système bancaire totalement opérationnel.

Ce dont nous avons besoin aujourd'hui est de réparer les dommages causés par les banques. Je vais instaurés de nouvelles normes de régulation bancaire et de régulation de la Gouvernance d'entreprise (Corporate Governance) qui vont restaurer notre réputation et qui vont nous propulser à l'avant-garde des meilleures pratiques internationales.

Une Commission sur le fonctionnement du système central de banque comprenant les responsabilités de la Banque Centrale et de la haute autorité de surveillance et de régulation financière sera créée sur la base du modèle canadien en même temps qu'une autorité extérieure sera implémentée pour garder une supervision des banques.

Les changements vont soutenir la confiance dans notre système financier et remettre à flot les liquidités et le crédit, vont remettre à table de manière plus claire les conditions de l'octroi des prêts et assurer que le système financier agira dans l'intérêt des consommateurs. Cette initiative va mettre fin à un chapitre sinistre de l'histoire du système bancaire irlandais.

Les impôts devront augmenter. Notre système d'impôt doit changer. En temps de prospérité nous avons développé un système équitable et progressif d'imposition qui permettait aux contribuables de conserver une plus grande partie de leur argent.  Chacun avait connu un niveau de vie plus élevé.

Ce système d'imposition et d'assiette était basé sur une croissance constante. Il fonctionne au mieux lors d'une période de plein emploi et d'économie florissante.

Malheureusement nous n'avons plus aujourd'hui une économie florissante. Chacun est obligé de payer plus.

Et parce que personne ne doit se trouver en dehors de cette réalité, nous allons chercher une méthode qui permettra à tous de payer l'impôt. Ceux qui peuvent se permettre de le supporter au mieux, seront aussi ceux qui devront le plus payer.

Mais chacun aura à payer son écot, l'ampleur de notre défi est trop important. Grâce à cette combinaison d'une imposition plus élevée et de plus grandes coupes budgétaires nous allons restaurer l'équilibre budgétaire dès 2013 sans avoir a édifier un budget de crise.

Je réalise ce soir en m'adressant à vous que vous êtes nombreux à exprimer votre colère pour vous-mêmes, vos familles et votre avenir. Nous vivons en des temps incertains et les gens sont touchés dans leurs emplois, leurs activités industrielles et leurs maisons.

Le choix de société que nous faisons va influencer profondément notre pays et les futures générations d'irlandais. Comment sommes-nous parvenus à ceci? Les récessions. Elles ont gravement atteint les gens. Ils ont généré de l'anxiété. Ils ont dit que la douleur de perdre quelque chose était plus grande que le plaisir de gagner quelque chose.

A présent, en tant que Taoisech, je doit m'atteler à conduire la nation au travers du plus grand défi de notre histoire. C'est le plus grand honneur de ma vie de conduire cette République, j'aurais préféré des jours meilleurs.

Mais telle est la situation dans laquelle nous sommes. [...]

La réalité est que nous dépensons de trop et au jour le jour en ruinant notre pays. Nous pouvions l'exiger pendant la bonne période, mais nous ne le pouvons plus lors de périodes mauvaises. Chaque poste de dépense du gouvernement est vérifié plusieurs fois.

Les mesures que nous prenons pour restaurer notre économie seront douloureuses pour tous. Le niveau de vie va tomber dans tout le pays. Les Services Publics vont en souffrir et nous aurons à être patients.  [...]"

Mon commentaire: tous les salaires de la fonction publique sont aussi déjà diminués d'office de 7% avec une promesse d'un report du manque à gagner sur les pensions futures. Le désengagement néo-libéral de l'État de ses devoirs régaliens d'éducation, de santé, d'assistance conformément au programme de l'Ecole de Chicago, du Consensus de Washington, du Consensus de Bruxelles... connaît à présent une nouvelle légitimation avec le devoir national de gérer la crise et de ramener les comptes de l'État dans une zone moins déficitaire, ce qui n'est plus possible pour au moins 30 ans à venir avec les trillions dépensés pour sauvegarder et recapitaliser les banques.

C'est pourquoi il existe une Pétition mondiale à signer avant le G20 de Londres du 2 avril 2009.

Au lieu de renflouer un système pervers et nécro-économique, il serait préférable de lancer de très grands travaux dans le social, la santé, l'éducation, l'industrie verte, la recherche et augmenter le Smic et le niveau salarial.

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Voir aussi en ligne ma série d'articles: Bretton Woods 2, Green New Deal




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28. décembre 2008

2ème Crise des surliquidités, mensonge et escroquerie planétaires de la Fed' et de la BCE - Global Meltdown 2009

Je vous ai déjà expliqué que Madoff est un enfant de chœur face au système systémique des marchés financiers. Aujourd'hui je vais vous raconter que Madoff est un enfant de chœur comparé à Alan Greenspan, Ben Bernanke, JC Trichet.

"Ce que nous savons avec certitude, c'est que les épisodes spéculatifs ne se terminent jamais en douceur. Il est sage de prédire le pire, même s'il est, selon la plupart des gens, peu probable."  Les travailleurs intérimaires, puis les autres, puis tous ceux qui possèdent des actions et de l'épargne payent cher aujourd'hui la confirmation du jugement formulé par l'économiste américain John Kenneth Galbraith. (Photo: Alan Greenspan, ancien Gouverneur de la Fed' et Bartholomäus Welser, financier et escroc des Habsbourg, 1484-1561)

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Mon article est composé de 5 paragraphes.

Vous prendrez conscience de l'ampleur millénaire de la crise économique de 2009.

  • 1] La spéculation des Tulipes de 1636: effondrement de la bulle spéculative
  • 2] Bartholomäus Welser (1484-1561), la Fédération Française des Sociétés d’Assurances (2005):
          effondrement du système financier des risques cumulés
  • 3] De la crise des sur-liquidités au Global Meltdown 2009
  • 4] Crise de sur-liquidités, mensonge et escroquerie planétaires:
          le coût de l'argent n'est pas défini par la Fed' ou la BCE, mais par le LIBOR ou l'EURIBOR !!!
  • 5] Et l'Europe, l'Euro?
    Obama ne pourra pas empêcher la Banqueroute d'État des USA en 2009

La létalité de l'économie mondiale semble encore n'être qu'une lubie des pessimistes qui avaient critiqué l'ère du "turbo-capitalisme" transformé dès la Chute du Mur de Berlin en économie de vaudou et d'analystes financiers sur lesquels toute décision politique n'avait plus de prise ou de volonté de définir des mesures de régulation et de contrôle, de peur de voir venir s'abattre la vengeance des marchés. Il était aussi agréable pour les politiciens de n'avoir plus à gérer ce pour quoi ils n'avaient de toute façon plus été élus, à savoir la cohabitation économique des peuples, voire la prospérité pour les plus éblouis par le "progrès". Il avait été agréable pour les décideurs politiques de se déresponsabiliser de la chose publique, tout en feignant d'avoir le ton grave.

Tout le monde fait encore aujourd'hui comme si la crise dite "des subprimes", puis du "credit crunch", puis de l'économie mondiale ne va pas mener a l'effondrement globalisé et du système monétaire et de l'échange international. C'est Noël, c'est les fêtes de fin d'année, et à présent un épisode tellement télégénique, l'invasion de la bande de Gaza ravit les yeux. Pourquoi s'imaginer que nous sommes assis sur une chaise qui tombe? On ne sent rien. C'est même euphorisant toutes ces chutes et faillites autour de nous. Le Kassler de la St Etienne frémit donc dans son eau pendant encore 40 minutes.

Un faux médicament est administré à une crise non identifiée et les Plans de Sauvetage des banques spéculatives (bail out), de Restitution de la Confiance sur les Marchés financiers, de Relance économique ne font qu'exercer un effet démultiplié de levier sur la crise à venir que j'appelle le Global Meltdown 2009. Le G20 de Washington (dit Bretton Woods 2), le G4, les Plan-s "Européen-s" avec les "Boîtes à Outils" amplifient la chute au lieu d'y remédier. Le déni d'Europe est aussi fort que le retour tonitruant des mesures nationalistes. Quel genre de guerre va étouffer cette fois-ci réflexes et instincts destructeurs? Même le Conseil fédéral suisse planche sur un projet d'envoi de soldats

qui participeraient à un contingent de l'ONU chargé de protéger les navires contre les pirates dans le golfe d'Aden.

Pour être informé sur la crise, il ne faut surtout pas lire la presse française comme le Monde. J'ai mis dans mes favoris le Financial Times, le International Herald Tribune, the Independent, the Guardian, die Frankfurter Allgemeine Zeitung (centre-droit Francfort), die Tageszeitung (gauche alternative de Berlin), la Tribune de Genève, la Board of Governors of the Federal Reserve System, la Economic Research de la Federal Reserve Bank of St Louis, la Federal Reserve Bank of St Louis, le Financial Crisis Website de la St Louis Fed', la Federal Reserve Bank of New York, le Market Watch (Wall Street Journal.digital), le MarketOracle.eu (le Free Financial Markets Forecasting & Analysis web-site), le Economist.com, le Irish Times, le Scotsman..., comme les vents d'ouest ils amènent la pollution à nos oreilles.


  • 1] La spéculation des Tulipes: effondrement de la bulle spéculative

Graphique ci-dessus: crise de la Tulipe de 1637. L'une des premières crises modernes de surproduction s'est jouée autour de la production et de la commercialisation des bulbes de tulipes. Introduits en Europe un siècle plus tôt, ils font florès en 1630. Ils proviennent, pour la plupart, de la Méditerranée orientale et transitent par Amsterdam. Les tulipes sont très prisées par une population enthousiasmée par la nouveauté et, pour les monarques, elles sont un signe de leurs statuts. Entre 1634 et 1637, la demande augmente si vite que les prix grimpent de manière exponentielle. Les gains furent tels qu'ils incitèrent les fournisseurs à produire eux-mêmes de nouvelles variétés de tulipes (vendues encore plus chers) par sélection et modification des espèces variétales d'origine. En 1637, les prix atteignent des niveaux si élevés que la demande s'essouffle. Un bulbe se négocie autour d'une somme qui correspondrait aujourd'hui à 45 000 euros courants. Les prix s'effondrent, entraînant la faillite de nombreux fournisseurs de tulipes et d'obtenteurs. Les bulbes de tulipes ne purent plus qu'être plantés dans leur jardin après 1637. Celui qui est à la fin de la pyramide, qui n'a pas placé ses bénéfices et qui ne s'est pas retiré assez vite du marché, est le perdant. Quelle est la différence avec le système de John Law ou les schémas ou chaînes de Ponzi, remis au goût du jour par Bernie Madoff; ou avec le système des titrisations des subprimes et des autres "créances douteuses et toxiques", ou le financement de la dette par la dette? (Photo: Hendrick Pot, „Floras Mallewagen”, 1640).

Ce n'est pas la peine de se faire des gorges chaudes sur la collusion entre Madoff et l'autorité américaine de surveillance des activités boursières, la SEC. Madoff, n'est qu'un épiphénomène du système systémique américain d'épandage du risque avec simulation d'accroissement d'actifs fantômes. La Securities and Exchange Commission (SEC) est l'organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers. C'est le "gendarme de Wall Street".

  • 2] Bartholomäus Welser (1484-1561) et la Fédération Française des Sociétés d’Assurances (2005):
    effondrement du système financier des risques cumulés
Bartholomäus Welser peut être compris comme un archétype du manager bancaire moderne pour lequel Alan Greenspan, gouverneur de la Fed', Wim Duisenberg en Jean-Claude Trichet (gouverneurs de la BCE) ont lâché toutes les brides du crédit facile. Ce marchand, armateur, assureur maritime et financier avait fondamentalement violé le principe selon lequel il ne faut pas accumuler le risque en un seul endroit. Welser avait prêté la plus grande partie de l'argent de sa banque à un client unique qui fit faillite par la suite. Welser avait aussi violé fondamentalement le principe de l'entreprise: comme Administrateur du Venezuela (Petite-Venise, Klein-Venedig, Welser-Kolonie) sous Charles Quint, il ne s'était pas employé à multiplier la richesse de cette colonie et la sienne par conséquent, il avait envoyé ses gens à la recherche d'un nébuleux Dorado.

L'histoire de Bartholomäus Welser est à comparer à celle des Fugger, l'autre dynastie financière d'Augsburg. Pour être élu Empereur du Saint Empire Romain Germanique après avoir acheté la voix des Princes Électeurs (Kurfürsten), le roi d'Espagne Charles 1er (plus tard Charles Quint) avait pris un énorme crédit de 158.000 Gulden auprès des grands commerçants d'Augsburg, les Welser et les Fugger. Charles V ne put jamais rembourser ce crédit et donna en échange à Welser pour trente années le droit d'exploiter une partie du Nouveau Monde, le Vénézuela. Welser était à la tête d'un commerce de textiles, de la soie, des épices et colorants dont les activités s'étendaient de la Hanse, au Portugal, à l'Italie et à l'Inde.

La base des activités des Habsbourg se trouvait dans une soif insatiable de mener de nombreuses guerres très couteuses et dans l'entretien d'une cour impériale somptueuse. Welser avait encore "prêté" à Charles Quint 4,2 millions de ducats, soit 15% du besoin de financement de la Cour des Habsbourg. Welser, ne se voyant pas rembourser, avait alors réorienté toute l'activité de son commerce des îles, en un groupe financier, qui comme Bernie Madoff ou les banques d'investissement comme Lehman Brothers, Goldman Sachs, etc..., se refinançait avec des apports de capitaux extérieurs nouveaux moyennant une promesse de profiter des dividendes du Dorado prétendument exploité au Vénézuela. Welser n'a rien fait d'autre que de vendre des produits financiers dérivés, de titriser son risque encouru auprès de la famille des Habsbourg, de mutualiser le risque sous sa houlette comme les spéculateurs escrocs Madoff, Lehman Brothers, Northern Rock, Bears Stearns, Fannie Mae, Freddie Mac, Washington Mutual, Société Générale, Natixis, Real Hypo Estate, Fortis, Crédit Mutuel... La titrisation des dettes des clients permettait aux banques de les sortir de leur bilan ce qui était salué par les agences de notations et permettait de faire monter le cours des actions de ces banques émettrices.

Bartholomäus Welser n'a pas pensé autre chose que
ce qu'on dit en 2005 Henri de Castries, président du directoire du groupe Axa ou Thierry Derez, président-directeur général d’Azur GMF–Maaf à la Séance plénière de la Fédération Française des Sociétés d’Assurances (FFSA) en 2005: "La prise de risque conditionne la croissance: le monde est dominé par un modèle d’économie marchande issu de la révolution de 1989 permettant d’apporter la démocratie, par la circulation du capital, de la technologie et de l’éducation. Mais, alors que le monde s’enrichit vite, l’Europe paraît un peu en retard. Cet univers est favorable à la prise de risque, et il n’est pas de progrès ni de croissance sans prise de risque. .../...
Depuis la chute du mur de Berlin, il n’y a plus de risque sur le système lui-même: le triomphe de l’économie de marché est irréversible. Mais les défis de l’intérieur (affaire Enron…) sont parfois plus difficiles à relever. Les mesures réglementaires peuvent définir les nouvelles règles (note du webmestre: les recommandations de Bâle2), mais en partie seulement: une part d’autorégulation est nécessaire afin de renouer avec la confiance. Par exemple, la subjectivité introduite dans les normes comptables crée un espace de risque à gérer.  .../...
L’Europe, en particulier la France, est à la traîne, notamment par manque d’entrepreneurs « schumpeteriens », liant le capitalisme au risque et au profit. Cela est-il dû à un problème de valeurs? .../...
Au cours de la récente crise financière (note du webmestre: affaire Enron/Worldcom de 2002/03), contrairement aux prévisions concernant les dérivés de crédit, la transformation des marchés financiers a éclaté le risque, créant une multimutualisation et améliorant la sécurité du système. Cette capacité de transfert des risques constitue une opportunité pour l’assurance, c’est plus une source de progrès que d’opacité. Les régulateurs n’ont cependant pas les moyens de suivre ces évolutions. Christian de Boissieu, président délégué du Conseil d’analyse économique, estime à ce propos qu’il faut affiner la réglementation prudentielle et se demande si une accumulation de risques entre les mains d’agents non régulés est source de risque et affecte la transparence. .../..."

Vous pouvez lire ci-dessus des mises en garde de Christian de Boissieu dans ces "Entretiens de l’assurance – 2005" à côté du credo du risque; mais ces mises en garde n'auront jamais été écoutées. Il en a été de même pour Bartholomäus Welser, de profiter de la mondialisation du Nouveau Monde, du commerce des épices, de l'or, des esclaves. Welser avait été autorisé à transporter 4000 esclaves noirs vers le Vénézuela. Le titre de la séance plénière de la FFSA était "Quelles protections pour quel dynamisme économique?" Il relève des écrits de Bartholomäus Welser qu'il était parfaitement conscient des risques de son modèle d'entreprise, mais son plus grand débiteur était l'homme le plus puissant du monde sur l'empire duquel le soleil ne se couche jamais. Après Ötzi, Cybernatus, qui est le 1er crime avéré de la globalisation, le Nouveau Monde a donc déclenché dès 1519 la crise des subprimes et le Global Meltdown 2009. Au dessus de l'homme le plus puissant du monde, il y avait encore plus puissant depuis 1989: la globalisation de la "concurrence libre et non faussée qui autorégule les marchés, apporte démocratie et bien être". Vous voyez dans ces Entretiens de la FFSA qu'il n'était pas ridicule d'affirmer que "le monde est dominé par un modèle d’économie marchande issu de la révolution de 1989 permettant d’apporter la démocratie, par la circulation du capital, de la technologie et de l’éducation". Il est étonnant que l'on avait réussi à faire passer pour d'ingrats demeurés les altermondialistes qui prétendaient le contraire. (Photo: Klaus Kinski dans Aguirre ou la Colère de Dieu de Werner Herzog)

Pour avoir accordé des crédits supplémentaires à Charles Quint, Bartholomäus Welser était autorisé à élargir ses activités financières à l'Espagne. Après que Cortès avait apporté à Charles Quint l'argent des aztèques et que Pizarro avait apporté l'or des incas, Welser prétendait ramener l'or de l'El Dorado, mais les espagnols étaient déjà passés. Welser fut cependant encore assez convainquant et avait réussi à lever des capitaux et à rediriger ces nouvelles liquidités d'autres financiers et investisseurs vers son entreprise à l'image de Ben Bernanke et de Jean-Claude Trichet qui avaient injecté des milliards de $ et d'euro à trois reprise en 2007 et avant septembre 2008  pour permettre de "rétablir la confiance des marchés". Ben Bernanke et Jean-Claude Trichet avaient réalisé, sous la pression du lobby financier et bancaire, un mauvais diagnostic et avaient administré un faux médicament qui n'avait effectué qu'un effet de levier, rassuré les spéculateurs compulsifs qui se croyaient encore plus libérés que jamais de tout risque et qui attendaient encore plus l'État Providence pour les soulager de leurs pertes.

La puissance de Charles Quint finit par se briser, et la famille des Habsbourg, noyée dans les dettes, avait encore réussi à sommer les financiers d'Augsbourg et Welser de la "refinancer". Les troubles économiques provoqués par le tarissement des promesses d'enrichissement issu du  Nouveau Monde, les cours impériales et royales surendettées et la montée du protestantisme et des affrontements religieux nourrissaient depuis deux décennies un climat très instable qui réduisait à néant le climat de confiance dans les affaires. Welser, qui ne voulait pas financer de guerre de religion entre les catholiques et les protestants, avait aussi ouvert une ligne de crédit à François 1er, l'ennemi juré de Charles Quint. Petit à petit, Bartholomäus Welser s'était retiré des affaires avec un gros patrimoine après avoir cédé son commerce et sa banque qui se sont dirigés vers la faillite inéluctable avec la banqueroute d'État de l'Espagne en 1557. C'est à ce stade d'effondrement global que Ben Bernanke, Jean Claude Trichet, Barack Obama, Nicolas Sarkozy, Gordon Brown continuent à agir en lançant la plus grande vague de tous les temps du refinancement de la dette des instituts financiers, des banques et des entreprises à coup de plusieurs milliers de milliards d'euros et de $. Le mauvais médicament est de nouveau appliqué au faux diagnostic.

  • 3] De la crise des sur-liquidités au Global Meltdown 2009:
Derrière la-dite Crise de la Bulle des Subprimes, il y a d'autres bulles cachées qui ont éclaté. Le responsabilité de l'une est portée par Alan Greenspan, Gouverneur de la Fed' de 1987 à 2006, appelé  "l'économiste des économistes", ou le "Maestro", qui a commis sur toute la période de son mandat une seule et même erreur. Alan Greenspan a été gravement mis en cause en 2006 pour avoir laissé fortement augmenter la masse monétaire par une politique de taux d'intérêts très bas (de l'argent facile), qui est un des facteurs de l’émergence de la crise dite des subprimes qui s'est déclenchée au second semestre 2006. La masse monétaire est devenue une arme de destruction massive.
 
Revenons, comme pour Bartholomäus Welser, un peu en arrière. Alan Greenspan n'est rien d'autre que l'un des ces paradigmes, ce genre de valeurs communément acquises autrement que par la raison et par la réflexion, auxquelles tout le monde se soumet de manière servile et contre lesquelles tout mode de réflexion achoppe sans rémission. Pendant les 15 ans de son règne, Alan Greenspan avait passé pour le sorcier des chefs des banques centrales jusqu'au jour où il fut contraint à la démission au regard de la crise financière américaine au début de l'année 2006. La Fed' qui pourvoyait les banques en liquidité à bon marché avec un taux d'intérêt très bas avait conduit ces banques à négliger le risque sur le marché hypothécaire. De l'argent à bon marché avait été déversé en milliards de $ sur le marché américain par la Fed' à la suite de l'éclatement de la bulle de la Nouvelle Économie (Enron/Worldcom...) et des attentats du 9 XI sur les Twin Towers de Manhattan (Ironie: le Projet Manhattan était le nom du projet scientifique qui avait permis l'élaboration de la bombe atomique aux USA pendant la seconde guerre mondiale). C'est justement à partir de ce moment que les banques abandonnèrent toutes mesures de précaution et allouèrent des crédits immobiliers à risque aussi à des emprunteurs dénués de la moindre des garanties. Tout semblait correct tant que les prix de l'immobilier accusaient une hausse constante. L'inflation des valeurs immobilières finançait une grande consommation, payée elle-même par crédit.

A partir du moment où la bulle des prix de l'immobilier commence à éclater, des millions de crédits pourris menacent le système financier mondial parce que les banques américaines avaient externalisé et mutualisé le risque, comme Bartolomäus Welser, en inventant de nouveaux produits financiers en opérant une titrisation de leurs prêts hypothécaires. Ces prêts hypothécaires douteux ont été transformés en actifs fantômes déversés en fleuves sur les marchés par la (re)-génération spontanée en titres financiers adossés à ces créances hypothécaires douteuses. Les placements et spéculations nationales et internationales se sont jetés avidement sur ces titres garantis par les agences de notations très accommodantes et laxistes qui ne menaient pas elles-mêmes les contrôle prudentiels mais qui faisaient aveuglément confiance aux allégations de leurs émetteurs. La spéculation avide et aveugle ne voulait pas se donner le temps d'étudier la traçabilité de ces produits dérivés. Quand vous achetez un paquet de Mousseline, demandez-vous si le sel contenu provient des Salines de Guérande? L'intermédiation des distributeurs de ces titres (nous pourrions dire de ces receleurs) se doit normalement être de bonne foi et garantir l'origine des biens revendus.

Alan Greenspan, sorcier déchu, n'avait pourtant qu'à étudier le modèle d'école fourni au Japon dans les années 80' par l'effondrement de la bulle spéculative de l'immobilier qui était alimentée par la politique de l'argent à bon marché conduite par la BoJ (Bank of Japan, banque centrale) et qui avait poussé vers le haut la croissance des cours de l'immobilier. La BoJ avait fini par réaliser que cet investissement de masse des banques dans l'immobilier n'avait pas été suivi par le reste de l'économie productive ("réelle"). La BoJ avait alors restreint les liquidités, la masse monétaire, en augmentant le taux d'intérêt directeur et l'éclatement de la bulle immobilière avait conduit à la faillite de plusieurs très grandes banques japonaises et avait jeté tout le pays dans une récession et une déflation qui avaient duré 10 ans.

Alan Greenspan, sorcier déchu, avait lui-même fait sa propre expérience infructueuse de la même manière sur son propre terrain de jeu. C'était l'époque de la crise Enron, ce fonds de pension en faillite (comme Cerberus, propriétaire de Chrysler...) qui avait plumé de toutes leurs économies des millions de retraités en vidant définitivement des fonds de pension. Alan Greenspan avait débloqué en 1998 de l'argent à bon marché aux banques américaines qui ont racheté le Fonds de pensions LTCM pour le sortir de la faillite. Cette action et cette mesure d'urgence de la Fed' avait donné un signal fatal aux marchés financiers dont les acteurs à très forte tendance spéculative ne se sont plus sentis jugulés dans leur course effrénée à encourir de hauts risques. Cette politique de la banque centrale de l'argent à bon marché avec des taux d'intérêts très bas n'a été qu'une stimulation aux comportements déviants ("moral hazard") sur les marchés et les marchés financiers. En conduisant cette politique de l'argent facile avec un taux d'intérêt très bas, la Fed', la banque centrale américaine avait délégué une part de son monopole, soit celui de l'émission de la monnaie et du contrôle de la masse monétaire. En effet, les banques commerciales n'opérant plus elles-mêmes les contrôles préalables à l'octroi des prêts, ouvraient elles-mêmes le robinet de l'argent, alors que la banque centrale feignait de croire que la rigueur de ces banques ne pouvait que garantir un bon emploi de cet argent dans des investissements de consommation ou des investissements productifs. La banque centrale n'avait dans les faits uniquement dans son champs de compétences et d'attributions que l'outil du taux d'intérêt comme seul instrument de contrôle de régulation de la masse monétaire. La spéculation boursière avait été elle-même amplifiée très rapidement par l'effet de levier, car les achats de produits dérivés ou d'actions se sont faits massivement à crédit sans contrôle des garanties de l'emprunteur, qu'il ait été particulier ou investisseur institutionnel. (Photo: John Law de Lauriston)

La leçon japonaise ou de la faillite du fond de pension américain LTCM n'a pas été apprise par le successeur d'Alan Greenspan, Ben Bernanke, chef de la Fed' depuis 2006. Il poursuit la politique agressive de la baisse des taux d'intérêts (de 5,25 % à 2,25 % en septembre 07, ....puis à l'heure où je vous écris de 0% à 0,25% en décembre 2008) et de l'inondation du marché par la masse monétaire en espérant maintenir la croissance, ou tout au moins l'activité économique, ou l'évitement de la récession-déflation. Mais, paraît-il, l'heure n'est plus à la créativité et il parait qu'hypothéquer l'avenir de deux générations à venir avec la trappe à liquidités et les déficits budgétaires abyssaux coûtera moins cher qu'une récession-déflation aux générations actuelles... En une action similaire à celle de 1998, Alan Greenspan avait "aidé" avec un crédit de 30 milliards de $ en février 2008 la banque JP Morgan à racheter la banque faillitaire Bear Stearns et il a donné de nouveau le même signal fatal aux spéculateurs dont le métier se réduit à engranger des bénéfices et à faire payer les pertes par la banque centrale, donc l'État, puisqu'en cas de crise il y a un rachat aidé du faillitaire (comme aux USA) ou une nationalisation du faillitaire comme la Northern Rock en Grande-Bretagne, ou de la IKB ou de la West LB comme en Allemagne, ou de Fortis et de Natixis comme en France et en Belgique...

Avant la nouvelle réunion du G20 de Londres d'avril 2009, le-dit Bretton Woods 2, Nicolas Sarkozy et Tony Blair vont se réunir la semaine prochaine pour refonder le "nouveau capitalisme"... Il ne manquait plus que Tony Blair... Cliquez sur la mention inutile.

Derrière la crise des subprimes se trouve le gigantesque programme socio-politique intitulé "A chaque citoyen sa maison" et qui a été propagé par... Alan Greenspan, Gouverneur de la Fed'. Les banques américaines et mondiales ont gagné énormément, l'État américain a énormément stimulé et encouragé le sur-boom immobilier avec de l'argent facile et à bon marché et avec les cautions implicites de Fannie Mae et de Freddie Mac, les organismes de prêts hypothécaires.
 
Le gourou des gourous de cette époque, Alan Greenspan, gouverneur de la Fed', la Banque Centrale américaine, avait encore démultiplié l'accès facile à l'argent en baissant toujours un peu plus le taux directeur, ce qui permettait aux banques de dépôts, de crédit et d'affaires, mais aussi aux banques d'investissement et aux fonds de spéculation, aux banques systémiques (les spéculateurs fous, ces maîtres d'œuvre des ventes à découvert des actions, le short selling) d'accéder à de l'argent facile à bon marché pour financer tout et n'importe quoi, et aussi l'achat à crédit de millions et de millions d'actions et de ces titres que l'on appelle "valeurs toxiques", "positions négatives", "créances douteuses", "créances pourries".
 
Les deux instituts para-publics de crédit hypothécaire, la Fannie Mae et la Freddie Mac, qui couvraient plus de 50% des crédits hypothécaires aux USA faisaient partie des leviers de la politique de l'argent facile d'Alan Greenspan. Ces deux sociétés avaient toujours joui d'un statut spécial soutenu et garanti financièrement par l'État. Elles rachetaient les prêts hypothécaires, procédaient à la mutualisation du risque, à leur titrisation (comme pour les subprimes) et revendaient des titres (obligations) garantis par l'État fédéral. Grâce à leur situation privilégiée, ces deux sociétés, à faibles coûts financiers et de fonctionnement et aux rendements opérationnels très élevés, avaient très rapidement conquis plus de 50% du marché des prêts hypothécaires, à ce point qu'Alan Greenspan lui-même finit par prendre peur et qu'il parlait d'elles en ces termes: "the big, fat gap" (la grosse et grasse faille). A partir de 1991 elles ont aussi financé des emprunts "douteux" (non recouvrables). Elles ont signalé en 2007 des pertes de plusieurs milliards et le Congrès et Henry Paulson ont décidé de les nationaliser en septembre 2008 parce qu'elles étaient trop grosses pour risquer une faillite: "Too big to fail".

Avec la consommation soutenue en masse avec un taux directeur de la banque centrale américaine (Fed') de plus en plus bas depuis 9 XI, depuis la crise Enron/Worldcom de la New Economy, avec un chèque de 600 $ envoyé à chaque ménage américain en septembre 2008 par le Gouvernement fédéral, avec des injections en centaines de milliards de $ dans les banques, avec les épongeages publics (bail out) des dettes privées et des positions toxiques des instituts financiers, nous assistons à une augmentation des liquidités qui ne connaît pas d'équivalent dans l'histoire... depuis 2000 ans. L'évènement est donc multimillénaire.

Cette longue période de crédit " facile" de 20 ans (depuis 1989) et de liquidité abondante a encouragé l’endettement à outrance depuis 9 XI, non seulement des emprunteurs finaux, mais surtout des intermédiaires et des fonds d’investissements, qui ont maximisé les effets de levier en finançant des portefeuilles d’actifs par de la dette bancaire ou des émissions de commercial paper. C’est le cas des "monoliners", des Hedge Funds, des Investment Banks, voire des banques commerciales elles-mêmes. Ces déséquilibres bilanaires majeurs n’ont pas posé de problème jusqu’au moment où la crise de confiance et l’incapacité de renouveler les financements a provoqué soit des défaillances (et dès lors, l’intervention des États), soit des ventes forcées d’actifs, qui ont largement contribué à enfoncer les valeurs boursières et financières.

Pour retrouver des positions bilanaires plus saines, les banques exposées au produits à risque ont alors aussi été contrainte de vendre des actifs qui étaient sains au départ, mais la mise sur le marché de ces actifs sains en avait entrainé une baisse massive des cours, d'où la baisse de 40% du Dow Jones, du CAC40, du Dax... de plus de 40% en 3 mois. Du coup les bonités des entreprises détentrices de portefeuilles se sont aussi réduites et ont abaissé leur valeur en dessous de leurs encours, autrement dit, les ont poussé à la faillite et au licenciement de masse calculé en millions de Travailleurs (Travailleurs, terminologie des Communautés européennes et du Traité de Lisbonne).

La responsabilité de la Fed' qui a maintenu une politique monétaire très accommodante alors que la bulle du crédit s’enflait au point de nourrir une inflation des prix immobiliers est également déplorable et a fini par renvoyer Alan Greenspan de son poste. Ben Bernanke avait simulé une volonté de reprise, et même s'il avait voulu, le Meltdown était déclenché (voir mon article du 11 avril 2008).

Vous avez donc compris qu'il y a au moins une crise cachée derrière cette crise des subprimes qui ne suffit pas à expliquer à elle seule l’ampleur de l’onde de choc sur le système financier mondial. Regardons quelques chiffres: le montant total des crédits hypothécaires non-prime aux États-Unis est estimé à 1,1 trillion de dollars (1.100 milliards) et les baisses de valeurs sur l’immobilier américain sont de l’ordre de 30%. Elles continueront d'ailleurs à baisser pendant toute l'année 2009 et plus de 5 millions de "propriétaires" vont être mis à la rue aux USA par les huissiers avant 2010 parce qu'ils ne peuvent plus rembourser leur dette et leurs crédits. Cela donne des pertes très en deçà des 1,7 trillions de dollars estimés par le FMI comme étant le montant total des pertes engendrées par la crise. Nous sommes totalement en dessous de la réalité, telle qu'elle est évaluée par le FMI, à la fin de mon exposé vous avez les chiffres réels publiés par la Fed'... Ce montant lui-même est (relativement) peu de choses à l’échelle des actifs financiers mondiaux, ou à celle des pertes de valeurs causées par la chute des cours boursiers sur l’ensemble des places mondiales. Je vous l'ai expliqué dans ce paragraphe ci-dessus et je vous livre à présent les graphiques et les chiffres que j'ai téléchargés directement sur le site de la Federal Reserve.

  • 4] Crise de sur-liquidités, mensonge et escroquerie planétaires:
    le coût de l'argent n'est pas défini par la Fed' ou la BCE, mais par le LIBOR ou l'EURIBOR !!!
J'ai récupéré directement les graphiques sur le Site de la Fed', de MarketOracle.eu et de ProAT.com. Il vont vous exposer que les analyses de Ben Bernanke, Gouverneur de la Fed', de Jan Claude Trichet, Gouverneur de la BCE, mais aussi de Gordon Brown et d'Alistair Darling, d'Angela Merkel, de Nicolas Sarkozy sont fausses et administrent un faux médicament d'après un faux diagnostic. Si vous êtes lecteur fidèle de mon site, vous saurez aussi lire mes analyses personnelles et de gauche, que je ne manque jamais de faire, même si les plus étourdis d'entre vous ne savent plus faire la différence entre gauche et droite.
 
Selon ces sources il semble que nous nous dirigions vers un évènement économique qui n'a pas d'égal dans toute l'histoire que ce soit dans la "Manie des Tulipes" de 1637, dans l'effondrement du système de l'écossais John Law  de Lauriston (1719, inventeur du papier-monnaie, compagnie du Mississipi), ou dans la bulle technologique dot-com de 1999.

Il semble aussi que l'hyperinflation de la République de Weimar de 1923 ou de la Grande Dépression ne puissent même pas être les avant-goûts adventices d'un petit déjeuner sur l'herbe. Il y aura un gigantesque transfert de valeur qui va écraser la plupart d'entre nous et qui va favoriser certains, les survivants de la Classe globale de la Globalisation. Le graphique à gauche vous expose la courbe de la panique qui est élaborée à partir du taux Libor, le taux interbancaire à 1 mois. Ce taux d'intérêt est basé sur le taux interbancaire offert à Londres (LIBOR) à 3 mois dans la monnaie dans laquelle est libellé le prêt, augmenté d'une marge au titre des coûts (qui comprend la marge moyenne pondérée que prélève la BID, Banque Interaméricaine de Développement) au titre des coûts, hors frais et/ou gains au titre de l'atténuation des risques), augmenté aussi de la marge normale de la BID sur les prêts. La Banque révise trimestriellement son taux basé sur le LIBOR qui est aussi un instrument de mesure de la confiance. Cet instrument financier permet de déterminer clairement l'impact des évènements qui provoquent la défiance sur les marchés financiers. Le nom de ce taux été formé par la contraction des mots anglais London interbank offered rate ("taux interbancaire offert à Londres"). Il existe un équivalent pour la Zone Euro, l'EURIBOR ou  TIBEUR. Le graphique ci-dessus vous montre le taux LIBOR, son niveau normal et son pic suite à la faillite de la 5ème banque britannique, la Northern Rock en juillet 2007, puis les pics des faillites de la banque d'investissement Bear Stearns américaine, puis des deux instituts de crédit hypothécaire, la Freddie Mac et la Fannie Mae, puis la faillite non repêchée de la banque d'investissement Lehman Brothers, qui est au jour du 15 septembre 2008 le réel déclenchement du cataclysme monétaire international et qui n'a plus rien à voir avec la-dite crise des subprimes.

Revenons au scénario de l'hyperinflation qui préfigurera le Global Meltdown 2009. Selon mes recoupements que je fais entre ce que je lis des analystes de mes sources sus-citées, il semble que ce n'est pas la déflation qui marquera notre futur immédiat, mais l'hyperinflation appelée par les masses colossales de liquidités injectées depuis un an en particulier et dont vous pouvez voir les graphiques de la Fed' plus bas. L'hyperflation démarrera quand les personnes vont se mettre à constater que leur argent qu'elles ont sur leur compte bancaire ne va permettre que d'acheter la moitié le mois prochain que ce qu'il permet d'acheter le mois en cours.

Une panique en résultera comme à Weimar. Le graphique à gauche montre le taux réel de l'inflation en noir, et le taux de l'inflation en rouge selon le nouveau mode de calcul entré en vigueur dans les années 80'. Il semble d'ailleurs que l'inflation aux USA est déjà de 12% pour les biens manufacturés depuis quelques mois (le graphique à gauche ci-dessus). En Islande elle est de 18% en décembre 2008. L'Islande n'a fait que de précéder les Royaume-Uni et les USA dans la banqueroute d'État. Ce n'est pas non plus un hasard si la Fed' a cessé de publier en 2006 (début de la crise des subprimes) l'indicateur de la masse monétaire M3. M3 est égale à M1 (billets, pièces et dépôts à vue) + M2 (dépôts à termes inférieurs ou égaux à deux ans et les dépôts assortis d'un préavis de remboursement inférieur ou égal à trois mois) + les instruments négociables sur le marché monétaire émis par les institutions financières monétaires (IFM), et qui représentent des avoirs dont le degré de liquidité est élevé avec peu de risque de perte de capital en cas de liquidation... Quand une banque centrale ne publie plus M3, c'est qu'elle veut tenter de dissimuler la création de monnaie. Et aux USA elle est galopante depuis la politique d'Alan Greenspan et surtout depuis 2006, et maintenant avec les Plans Paulson, TARP, etc... Pour les analystes, il se pourrait bien qu'un prix de l'or à plus de 800 $ signale en réalité une inflation, et non une déflation, pour 2010 et après. L'or est passé du 1er au 26 janvier 2009 de 876 $ à 913 $ l'once

Un rush hyper-consumériste va pousser les gens à acheter tout et n'importe quoi d'utile et d'inutile. Les entreprises de transformation ne seront plus disposées à vendre leurs biens produits, parce que le prix obtenu ne leur permettra pas de payer les salaires, les charges et les matières premières ou semi-finies pour poursuivre la production de nouveaux lots. Chacun qui vendra quelque chose sera un perdant, parce qu'avec la même somme il ne sera plus capable d'acheter le même objet. La monnaie, créée électroniquement à la Bourse et pour la Bourse, et avec l'achat à crédit d'actions et de produits dérivés, depuis la politique de l'argent facile d'Alan Greenspan lors de la phase des spéculations sur les dérivés titrisés, qui a conduit à la crise des subprimes et à la crise financière, a procuré des bénéfices colossaux aux initiateurs de pyramides spéculantes qui remettaient en circulation sous d'autres formes très créatives de nouveaux dérivés titrisés en mixant d'anciens produits dérivés. Mais ces bénéfices colossaux se sont réalisés sur la masse des populations au travers de l'effondrement de leurs relatifs standard et niveau de vie. Voilà, comme je vous l'expliquais ici le 6 octobre 2008, nous avons la preuve de la croissance appauvrissante, que ce soit pour les pays pauvres comme le prouve depuis 1954 Jagdish Bhagwati, mais aussi pour des classes de plus en plus élargies dans les pays industrialisés. Tant que cette équation ne sera pas intégrée dans le mental des gouvernants et des hommes politiques, des Plans américains TARP ou des débiles Plan-s Européen-s des "Boîtes à Outils" de nationalisations-recapitalisations (bail out) des systèmes bancaires systémiques qui créent de la dette (déficits budgétaires colossaux) pour payer de la dette, ne vont que créer la bulle de l'après-bulle.

La consommation ostentatoire fait partie du modèle américain, il n'est pas étonnant que la politique monétaire de l'argent facile d'Alan Greenspan ait à ce point pu faire mouche et faire passer le taux d'endettement des ménages américains à 140% et son taux d'épargne à 0,2%. Aux USA, consommer permet aux ménages de garder leur rang social et d'en remontrer aux voisins et à la paroisse avec une apparence éblouissante de réussite, en réalité basée sur des actifs fantômes, puisque financés à partir de rien, ou si vous voulez de crédits pourris impossibles à rembourser, surtout lorsque l'on est un débiteur Ninja (no income, no job, no asset). Il faut aussi rappeler que pendant cette période de l'argent facile, et surtout depuis 2000, il y a eu aux USA une répartition de plus en plus inégalitaire des richesses réelles; les 1% les plus riches des américains se sont accaparés 75% de la croissance économique. La part la plus importante des richesses, des revenus a aussi migré vers une proportion de plus en plus faible de la population. Les 1% d'américains les plus riches détiennent plus du 1/3 des richesses, et les 10% des plus riches détiennent les 75% des richesses. Voici encore la preuve de ce que Jagdish Baghwati n'avait pas imaginé, à savoir la croissance appauvrissante à l'intérieur même des pays industrialisés. Nous pouvons aussi exprimer la situation avec le point de vue des pauvres et de la classe moyenne: le revenu réel avait baissé. L'addiction à la consommation des américains sera difficile à freiner et Barack Obama ne s'y trompe pas non plus. Il va faire passer volontairement le déficit budgétaire américain à 1200 milliards de $ avec les soi-disants Plans de Sauvetage, de défaisance, de création d'une bad bank, de bail out... Il a aussi été élu pour ceci, pour sortir les poubelles et pour tuer une seconde fois, une troisième fois le veau d'or. Il va injecter dans l'économie encore plus de liquidités que le Plan TARP, le Plan Paulson, Bush... Il prend en main le foen à billets, et il souffle sur la frustration du consommateur américain impossible à sevrer qui souffle sur sa braise et son incendie qu'il propage. Quand la "confiance" des consommateurs reviendra, les océans de liquidités séquestrées dans les banques vont déferler sur les marchés. Il faudra subvenir à ce "Keeping up with the Jonese", cette "Consommation ostentatoire" qui avait déjà été décrite par l'économiste et sociologue américain Thorstein Veblen (photo) dans sa Théorie de la classe de loisir (1899).

Par rapport aux informations alarmistes sur l'hyperinflation, nous pouvons aussi penser à l'envers (wir könnten auch als Querdenker meinen, dass.../ je suis au moins trilingue en Alsace vous savez) que les analystes plus avertis que d'autres vous font une propagande contre l'hyperinflation parce qu'ils savent que nous arrivons dans une phase réelle de désinflation. Ils vous alors semblant de penser, qu'il n'est pas légitime de se dire qu'il y a une phase d'inflation galopante qui commence bien que la baisse actuelle des matières premières comme du pétrole entraine une baisse relative des prix. Si bien que par cette propagande ces experts de l'analyse et de la contre-information incitent les consommateurs à aller consommer en masse pour que la relance passe par les voies naturelles, c'est à dire par une augmentation de la demande, plutôt que par une augmentation de l'offre, qui doit elle-même passer par une phase de relance de la production et des échanges internationaux. De l'épargne il y en a dans les ménages. Mais pas de la confiance. Cette contre-expertise en volutes est donc une manière de faire du chantage sur les "réformateurs du capitalisme" pour qu'ils aient un plan de mesures de dégrèvements fiscaux. A ce stade de la réflexion, c'est comme avec la foi, t'y crois ou t'y crois pas. Et comme nous sommes dans un système d'information impure et imparfaite, il y a de quoi cravacher le baudet. Enfin, les athées ont aussi une vie, ne l'oublions pas. Et une pensée. Et une capacité de réflexion. Et les ménages ont peur pour leur avenir et leurs enfants. C'est encore plus simple.

En réalité il semble que les deux tendances seront combinées. Leap2020, un site qui fait aussi référence au Pôle de Gestion Économique de Strasbourg, parle de recessflation, de récession combinée à une inflation. Pour Nouriel Roubini, les deux tendances seront combinées dans une stag-déflation, une stagflation combinée à une récession et une déflation. C'est selon le degré de pessimisme que vous choisirez le modèle en "U", avec un hard landing, un atterrissage dur, et une remontée vertigineuse de l'inflation, ou en "L" sans remontée immédiate. Pour Nouriel Roubini la récession américaine va dépasser les 5%. Des sites plus pessimistes parlent de récession à deux chiffres.

Je vous ai entretenu plus haut du taux LIBOR interbancaire aux USA qui indique le taux pratiqué par les banques entre elles quand elles se prêtent de l'argent. Ce taux est surtout un indicateur de confiance. Sur le graphique de droite vous voyez le taux interbancaire de la Zone Euro, EURIBOR, et vous appréciez l'éloignement strictement opposé des inflexions de courbes entre le taux directeur de la BCE, qui ne cesse de baisser, et l'augmentation du taux interbancaire. Deux conclusions sont à tirer: 1) ce n'est pas le taux directeur des banques centrales qui tire vers le haut ou vers le bas le coût de l'argent, mais le taux interbancaire; 2) malgré la circulation de liquidités amplifiée due à la baisse du taux d'intérêt directeur, le coût de l'argent augmente en réalité. Mon explication personnelle est encore plus simple: les marchés financiers jugent insuffisante l'autonomie des banques centrales qui ne doivent pas rendre des comptes aux gouvernements et à la politique; les marchés financiers se sont créé à leur propre mesure l'instrument qui leur convient pour conduire la politique monétaire. Mon autre conclusion est que les banques font un bénéfice entre l'argent prêté à bas coût, voire à taux 0% (le dernier abaissement du taux directeur de la Fed' de décembre 2008) et l'argent qu'elles prêtent à un taux plus élevé qui n'a plus rien à voir avec une marge commerciale bénéficiaire. L'argent des contribuables, créé par les banques centrales sert donc directement à l'enrichissement des banques privées et aujourd'hui à se refaire une santé comptable en compensant les dettes toxiques irrécouvrables ou la chute de la valeur des actifs sains qui existent encore dans le bilan! Le LIBOR et l'EURIBOR sont donc les indicateurs de l'État Providence du marché financier. Vous avez déjà pu voir dans le § précédent que la Fed' avait en réalité délégué à la Fannie Mae, à la Freddie Mac, mais aussi aux banques d'investissement et commerciales la capacité à créer de la monnaie. Cette capacité avait été utilisée sans discernement et sans analyse réelle des bonités (situation de solvabilité) des emprunteurs. Les prêts ont été accordés aux "débiteurs-Ninja", no income, no job, no assets (sans revenus, sans emploi et sans garanties).

Ceci n'avait pas été un manquement des prêteurs ou une brèche du système prudentiel du calcul du risque et du taux de couverture (Basel 2, IFRS, et IAS), mais une volonté affichée du gouvernement Bush et d'Alan Greespan de faire de la croissance et de la financer sur des dettes publiques couvertes avec des ventes de Bons du Trésor américain et de la titrisation à répétitions de produits financiers dérivés.

La vision ordolibérale des gouvernants laisse aux marchés financiers les moyens de créer leur propre mesure d'auto-régulation et l'instrument qui leur convient pour conduire la politique monétaire. J'espère bien que vous comprenez que le législateur s'est créé l'instrument de sa dépossession de son pouvoir régalien et que ceux qui critiquent, en particulier les gauches et les souverainistes, l'autonomie de la BCE, sont à quelques mondes de retard. Le taux directeur de la BCE constitue le seuil plancher au-dessus duquel les banques vont gagner de l'argent en re-prêtant les fonds injectés par la banque centrale, ou en faisant de la rétention de ces fonds pour ajuster leur propre trésorerie, ce qui est le cas actuellement depuis l'été 2007 comme vous pouvez l'observer sur le graphique de l'EURIBOR.

Le taux LIBOR ou EURIBOR, s'il est un instrument financier, il reste un instrument de mesure de la confiance. Les banques, ne pensant pas que les nouveaux emprunteurs seront en mesure d'investir pour gagner de l'argent, elles préfèrent faire payer à l'avance le coût du risque à l'emprunteur, voire ne pas octroyer de crédit. Vous vous souvenez, comme on avait essayé de faire passer pendant presque 20 ans pour des arriérés les européens, les français, parce qu'ils n'avaient pas en eux la culture du "capital-risque"? Le serpent se mord la queue, et apparemment il aime ça. JC Trichet, Ben Bernanke ne savent plus comment faire pour soudoyer les banques, afin qu'elles s'ouvrent aux demandes de prêt. Les banques jouent aussi un jeu douteux en n'allant pas chercher en masse les centaines de milliards qui leurs sont offerts pour être recapitalisées (bail out). Elles agissent ainsi, car si elles avouent le montant de leur positions toxiques et de leur situation labile ou devant mener à une quasi faillite, elles seraient immédiatement sanctionnées par le marché et leurs actions en bourse perdraient trop de valeur. Elles exercent un chantage sur les gouvernements, car elles aimeraient que la recapitalisation se fasse sans contre-partie, sans conditions et car elle redoutent une chute de leurs propres actions à la bourse, car elle dévoileraient ainsi le bilan toxique. En Allemagne la Deutsche Bank, qui est de loin "most-leveraged" en Europe, semble jouer le plus avec le feu ou la dynamite. Les banques jouent un dangereux poker menteur pour gagner du temps et faire ramollir la BCE et les gouvernements. Tôt ou tard, les banques seront obligées de révéler "en entier" leur bilan et devront avoir l'honnêteté des dirigeants de la Lehman Brothers, qui n'avaient caché aucune position toxique. Les banques poursuivent leur chantage qu'elles exercent sur le gouvernement et exigent à présent la création d'une Bad Bank, une mauvaise banque qui prend à sa charge toutes les positions négatives des banques commerciales et d'investissement et qui les fasse disparaître, quand on y pense plus. Gordon Brown et Angela Merkel sont sur le point d'accepter. Les Suisses délocalisent le Fonds de défaisance simplement aux Iles Vierges, dans ce paradis fiscal.

D'un côté nous redoutons une nouvelle hausse des liquidités, totalement déconnectée avec toute réalité économique et qui va pousser à l'hyperinflation, d'un autre côté on pense que c'est la seule manière de corriger la crise. Dans les deux cas, c'est l'impasse et l'erreur.

Le International Herald Tribune de New York du 31 décembre 2008 reste lui aussi dans l'expectative et ne voit pas de renversement de tendance au niveau de l'économie tant que les banques, qui ont été arrosées copieusement par le Trésor public et les banques centrales, n'octroient pas de nouveaux crédits. Des pans entiers de l'économie et des industries clefs se sont arrêtés de fonctionner. Les investisseurs attendent eux aussi de connaître le "nouveau code de la route", d'autant plus que dans ces 18 derniers mois celui-ci a été réécrit tellement de fois, que personne n'est sûr si le gouvernement va intervenir ou non. De plus les analystes ne voient pas venir un rebond de l'économie tant que les dépenses ne réaniment pas le marché de l'emploi et le prix de l'immobilier:

.../... "Even after receiving millions, in some cases billions, of dollars from the government, banks are reluctant to lend money. Crucial parts of the financial system have stopped functioning. The exuberance of the boom, which led bankers to make loans to people who could not repay them, has given way to a seemingly intractable fear of making any loans at all.

.../... Despite the government interventions, and indeed even because of them, many investors are reluctant to act until they are sure of Washington's next step.  'Investors will regain their confidence when they are sure they understand the rules of the road,' said Jaret Seiberg, a financial policy analyst at the Stanford Group, a research and consulting firm in Washington. In the past 18 months, those rules have been rewritten so many times that nobody is sure when the government will intervene and when it won't." .../...

"The troubles in the economy, of course, only add to the anxiety. Investors and bankers will be reluctant to extend credit until home prices stop falling and until more people are finding jobs than losing them. All of that spending will not revive the job market and lift housing values overnight."

Il est déplorable que toutes ces liquidités ont mené en premier lieu à la bulle qui cache d'autres bulles et qui a éclaté. Il est encore plus déplorable que les nouvelles liquidités injectées par les gouvernements et les banques centrales comme la Fed' ou la BCE soient mis sous séquestre par les banques commerciales ou les banques d'investissement. Le graphique n°1 vous montre pour les USA toute la masse monétaire. Cette masse monétaire a mis 200 années pour passer de 0$ à 800 milliards de $, ... mais ces derniers trois mois depuis l'été 2008... elle est passée de 800 milliards de $ à 1600 milliards de $. Regardez la courbe!



Le graphique n°2 vous montre aux USA le cash en circulation de novembre 1919 à novembre 2008. En réalité une toute petite partie de cette masse monétaire est sortie des banques pour circuler dans l'économie. A l'avenir les prix vont devoir augmenter pour absorber comme une éponge le surplus de la masse monétaire.






Le graphique n°3 vous vous montre le montant en $ empruntés par les banques à la Fed' depuis 1925 jusqu'à la fin de l'année 2008. Le minuscule pic que vous pouvez apercevoir avec grandes difficultés vers 2002 représente l'éclatement de la bulle dot-com des Nouvelles Technologies qui n'était que la bulle visible de la crise du système des profits avec les affaires Enron/Worldcom. Ce cliff, cette falaise, indique que pour les banques, la crise financière faisant suite à la crise des subprimes est 100 fois plus grave que le krach de 2002/03 qui avait déjà considérablement perturbé les esprits et mis des millions de travailleurs à la rue et poussé à la faillite des centaines de milliers d'entreprises.


Le graphique n°4 vous montre le montant des crédits alloués aux banques par la Fed'. Ce graphique inclue aussi le bail out, le renflouement des créances douteuses toxiques détenues par les instituts bancaires conformément au Plan Paulson, appelé TARP (Troubled Assets Relief Program). De la fin de l'année 2007 à novembre 2008, le montant est passé de 800 milliards de $ à 2200 milliards de $. Vous avez bien lu!
"It is climbing skyward like a homesick angel - Ceci monte vers le ciel comme un ange qui a le mal du pays."




Le graphique n° 5 représente les réserves en excès des banques. Au cours d’une journée ordinaire, le système bancaire américain se contente de 12 milliards de dollars de réserves pour réaliser 4000 milliards de dollars de transactions. En moyenne, un dollar de réserve est utilisé 300 fois par jour. Ceci est la preuve que les banques séquestrent des réserves, et bloquent le système. Vous voyez trois autres pics sur ce graphique: en 1929, en 1940 et en 2001 avec le 9 XI, l'attentat sur les Twin Towers de Manhattan. Les banques ont réduit leur tolérance au risque, ce qui nécessite une augmentation des comptes de réserves. Elles désirent avoir un matelas plus important pour se prémunir en cas de pertes. Les banquiers estiment qu'ils ont besoin de plus de réserves est deviennent réticents à prêter aux autres banques. Vous pouvez comparer le pic de 1940 au début de la Seconde Guerre Mondiale et le pic de 2008. Les banques perçoivent 50 fois plus élevée la gravité de la crise financière de 2008 par rapport à la Seconde Guerre Mondiale.

J'ai téléchargé directement sur le site de la Fed' ces graphiques. A la vue des courbes nous allons être témoins et victimes d'évènements extraordinaires qui vont s'articuler autour de la valeur du $ qui est de toute manière déjà en ce moment estimé par les analystes à 12 fois au-dessus de sa valeur réelle. Les acteurs de l'économie, les banques et sûrement les politiciens, les gouvernants sont en mesure d'évaluer la létalité de l'économie américaine et de la Banqueroute d'État qui va marquer l'Histoire des USA et du Royaume-Uni. Il semble qu'avant juin 2009 s'effondrera le système monétaire international et qu'il n'y aura plus pendant quelques semaines de monnaie d'échange entre les continents.

D'après les analystes les USA et le Royaume-Uni ne renoueront avec la "croissance" qu'à partir de 2018. D'après le classement du World Economic Forum du FMI publié en octobre 2008, les banques britanniques se situent, en termes de solvabilité, au 44e rang mondial derrière le Botswana.

  • 5] Et l'Europe, l'Euro?
    Obama ne pourra pas empêcher la Banqueroute d'État des USA en 2009.
Aujourd'hui, 30 décembre 2008, JC Trichet, Gouverneur de la BCE, annonce qu'il est très inquiet parce que les banques n'accordent toujours pas suffisamment de crédits, bien au contraire, elles organisent une rétention du crédit. Les Plan-s "Européen-s" avec les "Boîtes à outils" de Sauvetage, de Restitution de la confiance et de Relance ainsi que les différentes baisses du taux directeur de la BCE n'ont toujours pas provoqué le moindre des frémissements deux mois après, même pas au niveau de l'indice de confiance des ménages ou des entrepreneurs. JC Trichet a annoncé pour le début janvier une nouvelle baisse du taux directeur en dessous de 2,5%. Nous pourrions croire que les banques commerciales européennes font pression sur la BCE pour obtenir comme de l'autre côté de l'Atlantique les mêmes conditions de refinancement à un taux situé entre 0 et 0,25%. Mais si nous observons le LIBOR et l'EURIBOR (revenir au §4) nous voyons que la différence avec le taux directeur américain ou européen est sensiblement la même. La baisse coordonnée du taux directeur de toutes les banques centrales ne provoque aucun effet depuis septembre 2008.

Sur le graphique n°6 vous voyez à la date du 9 ocobre 2008 le montant des prêts octroyés aux banques commerciales par la BCE.













Sur le graphique n°7 vous pouvez mesurer l'ampleur des dépôts que les banques mettent à la BCE contre rémunération. Ceci est la preuve qu'il n'y a pas de problème de liquidité mais un problème de confiance entre les banques, comme le déplore JC TRichet, hier le 30 décembre 2008, dans son discours qui doit marquer le 10ème anniversaire de l'Euro. Les banques retirent les liquidités du marché, les séquestrent ou les replacent en lieu encore plus sûr que sur leurs comptes, soit à la BCE.

L'éclatement de la Bulle des subprimes qui a des répercussions sur "l'économie réelle" comme le disent les médias depuis octobre 2008 est à formuler différemment: les sur-liquidités faciles et les politiques accommodantes et sans contrôle des banques centrales et des recommandations de Bâle 2, les déficits budgétaires des États ont exercé, de manière démultipliée et sans commune mesure avec la réalité économique, un levier sur la dette pour financer la dette. Puis l'effondrement des prix de l'immobilier aux USA, en Espagne, en Irlande, et dans les nouveaux Länder de l'Allemagne a provoqué la crise du crédit. Puis une baisse de la consommation. Puis une récession. Puis une accélération de la crise du crédit (credit crunch). Puis une crise financière mondiale. Puis le Global Meltdown 2009 avec une déflation. Puis une crise sociale géopolitique, puis une hyperinflation... C'est Weimar en plus.

La création de monnaie a été abandonnée aux marchés comme nous l'avons vu plus haut. L'intervention publique ordolibérale a orchestré la déresponsabilisation et le malinvestissement dans des produits financiers dérivés et titrisés à très haut risque. Depuis longtemps le monopole sur la création monétaire n'est plus détenu par les banques centrales. La politique monétaire d'argent facile réclamée par les banques leur a permis d'être terriblement moins précautionneux avec leurs investissements, d'autant plus qu'elles pouvaient anticiper que les banques centrales et les gouvernements viendraient à leur secours en cas de défaillance.

Ces sauvetages, ces bail outs et ces différents plans de Sauvetage et de Restitution de la Confiance des Marchés sont devenus la réponse privilégiée à toutes les crises financières depuis 1929. La dilution de la responsabilité et le système de mutualisation du risque ont permis aux banques de se constituer de larges portefeuilles de créances immobilières sur les ménages insolvables.

Les banques moins irresponsables et cupides qui n'avaient pas compté sur l'intervention monétaire et les recapitalisations dans leur stratégie financière avaient refusé ces produits dérivés toxiques, mais aussi perdu des parts de marchés face à leur concurrents déloyaux. Les politiques monétaires et les Plans Paulson, Gordon Brown, JC Trichet et les Plan-s Européen-s avec leur Boîtes à Outils créent un État Providence pour les systèmes systémiques des banques, détournent le Trésor Public et donnent une prime aux escrocs qui récompense les comportements kamikazes et pénalise les choix prudents.

Sur le tableau ci-dessus publié aujourd'hui, 1er janvier 2009 par le Frankfurter Allgemeine Zeitung, vous voyez en rouge les pertes du marché des actions en 2008 pour un montant investi de 100.000 euros. Vous voyez que l'Islande a tout perdu et est passée de 100.000 à 3000 euros. L'Islande est en banqueroute d'Etat et a été soutenue par le FMI. Ne poussez pas des "oufs" de soulagement, ce sera la situation du Royaume-Uni en mars 2009 et des USA en juin 2009. En bleu vous avez les "Anleihen", les autres formes de placements comme les Bons du Trésor, l'or... Regardez biens quels sont les pays en bas du tableau. Le Royaume Uni reste le prochain candidat à la Banqueroute d'État en raison de la constitution toxique de tout son PIB. Sur ce tableau vous n'avez pas la chute du cours des actions en Irlande: 91.4% en 2008, contre 56.8% pour le Royaume-Uni, 47.8% pour les USA. Vous voyez que l'Irlande (République), le Tigre Celtique est morte financièrement, suivra les pas de l'Islande et va sans doute demander le soutien du FMI, comme la Grande Bretagne en 1976 et bientôt à nouveau.

Je peux lire aujourd'hui, 14 janvier 2009, dans le Irish Times et dans le Financial Times que le débat est lancé au sujet de l'aide de l'Irlande par le FMI. Voici la teneur d'un avertissement fait par le gouvernement irlandais: "the State's borrowing figures are unsustainable and could possibly lead to the International Monetary Fund ordering mass dismissals of public sector workers in the future"; Et "The Irish government has told trade unions that without agreement on public sector pay cuts, it may have to go to the International Monetary Fund for help" (sans accords dans le secteur public, le gouvernement irlandais sera obligé d'aller demander de l'aide au FMI).

Les profits issus du secteur de la finance représentaient aux USA 14% du total des profits des entreprises américaines en 1960, mais ils se montaient à 39% de ce même total en 2007. C'est sur la base globale des richesses produites que les économistes français avaient comparé pendant des années le productivité horaire ou annuelle par employé dans les économies américaine et française. L'objectif de ces économistes et de ces politiciens était d'exercer une pression sur les revendications salariales en France et d'inculquer une mauvaise conscience et un complexe dans la tête du Travailleur.

La dette des ménages américains passe de 46% du PIB en 1979 à 98% en 2007... ce qui fait que le tiers de ces mêmes ménages supportent une dette continue de 10000 dollars sur leurs cartes de crédits avec des taux allant de 11 à 15% ...et jusqu’à 30% en cas de retard de paiement. Les ménages avaient pris leur maison ou leur appartement pour un distributeur à billets de banques, puisque ce bien immobilier était leur garantie pour les autres crédits de consommation. Tant que l'immobilier augmentait, les "propriétaires" prélevaient l'argent au distribanque ou demandaient un nouveau crédit hypothécaire. Des centaines de milliers de "propriétaires" totalement insolvables n'avaient pas attendu les huissiers et avaient simplement renvoyé sous enveloppe timbrée à la banque la clef de leur maison ou de leur appartement, à charge à elle de se rembourser sur un "actif" devenu fantôme et sans prix sur le marché. Une défaillance sur marché immobilier américain a amplifié la nature holistique du système financier qui fait qu’un dépôt de bilan de la Lehman Brothers du 15 septembre 2008 et de l'assurance AIG qui s'était impliquée par ses filiales dans les crédits adossés (titrisation), peut entrainer une catastrophe planétaire en un délai extrêmement court.

Les politiques monétaires mal avisées d'Alan Greenspan avaient provoqué cette crise avec l'aide de ces deux entreprises parapubliques américaines, ces Instituts de crédit hypothécaire, la Fannie Mae et la Freddie Mac. En se portant garantes d'acquéreurs de logements insolvables, elles ont prôné l'irresponsabilité financière de ménages surendettés. Elles ont étalé, mutualisé, dilué ces crédits dans des systèmes pyramidaux à la Ponzi-Madoff sous forme de titres financiers dérivés complexes revendus à l'ensemble de l'industrie bancaire, qui les a retransformés elle-même en  produits dérivés toxiques et ayant la capacité d'une propagation virale envers l'ensemble des marchés nationaux et internationaux.

Il ne faut donc pas se tromper de diagnostic dans ce désastre financier, et ne pas administrer le remède du déficit budgétaire massif qui ne va que préparer la nouvelle crise après le Global Meldown 2009. Débloquer des liquidités pour secourir les banquiers ne peut qu'encourager ces derniers à continuer leur gestion malsaine, irresponsable et économicide qui va propulser des millions de Travailleurs au chômage, rompre des familles, briser des destins et engendrer des conflits de plus grand envergure. Ces récentes interventions des États et des banques centrales préparent par conséquent les désastres moraux de demain, les détresses personnelles et les misères collectives.

Après le Global Meltdown 2009, il faudra sortir du cycle infernal des éclatements de bulles qui se répètent de manière de plus en plus rapprochée et violente. Il faudra avoir le courage de se demander quel modèle de société nous voulons, quel genre de croissance nous voulons, "une croissance durable ou une décroissance conviviale". Il faudra organiser la réallocation des ressources vers des actifs sains et qui garantissent aussi l'existence des générations futures. La génération qui a fait la Seconde Guerre Mondiale, si elle a libéré le monde du nazisme, elle a aussi volé à ses petits enfants une certaine aisance matérielle et de vie, elle a détruit deux générations à venir et, de par sa faute, le monde et l'économie mettront vingt ans à se remettre du Global Meltdown 2009.

Le graphique ci-dessus montre l'Evolution de la base monétaire des USA et les indications des crises corrélées de 1910 à 2008.


<<< Mode de lecture: 1 trillion = 1000 milliards, 1 billion = 1 milliard
77000 milliards de destructions d'actifs les 11 derniers mois  / 
Mode de lecture >>>
incapacité du gouvernement à inverser la tendance de la destruction d'actifs, malgré le programme de bail out, le TARP = 700 billions de $ (Plan Paulson) + les milliards offerts à Ford, GM, Chrysler.





<<< Incapacité du Gouvernement à contrecarrer la déflation

Les banques séquestrent les aides du Plan Paulson et ont des réserves excessives.
La force déflationniste est 100 fois supérieure à la capacité à avoir une mesure anti-cyclique. C'est pourquoi le gouvernement américain n'a pas été capable d'éviter la déflation des années 30, et le gouvernement japonais la déflation des années 90.







Les deux tableaux suivants
: Le prétendu "Credit Crunch" n'est qu'un refus des banques commerciales ou d'investissement d'octroyer des crédits. Depuis 80 ans, il n'y a eu qu'une augmentation continue des crédits. Mortgage = emprunt immobilier des particuliers, Corporate Bond = obligations des sociétés / emprunt des sociétés.
















A chaque fois que je ferme le fichier de ce site et que je crois que mon article est fini, je clique sur mes sources favorites d'informations que je vous ai citées en début de cet article.

Aujourd'hui, le 1er janvier 2009, la Fed' vient de racheter 500 milliards de créances douteuses. C'est unique dans l'histoire des banques centrales, qu'une banque centrale rachète des papiers commerciaux, et à fortiori des papiers hypothécaires pourris. A ceci se mesure le désarroi de la Fed', de Hank Paulson et de Ben Bernanke. En réalité le Fed' va racheter toutes les créances toxiques de la Fannie Mae et de la Freddie Mac, qui représentent plus de 50% du marché hypothécaires des USA. Comme la Fed' ne peut plus baisser le taux directeur, elle se sent obligée d'utiliser d'autres outils, ou, comme ici, d'en inventer. Les autres Hedge Fonds ont déjà prévenu Bernanke que la Fed' devra acheter ces 6 prochains mois "tout ce qui lui tombera sous les doigts". Les banquiers et les hedgers poursuivent leur chantage auprès du gouvernement américain pour qu'il endosse leur comportement de kamikaze systémique et pour laisser payer le bail out et sans doute plus encore par le Trésor public. Un chantage au chômage et à la crise sociale majeure leur facilitera la tâche. L'État américain ou européen consolide sa nouvelle qualité d'État Providence pour le système systémique bancaire et du financement de la dette par la dette. Ce n'est pas tout, la Fed' va aussi tititriser elle-même ces pourritures virales toxiques qu'elle rachète et va les transformer en Bons du Trésor ou autres produits financiers. Ce tour de magie noire peut encore fonctionner un peu car il y a en ce moment un rush vers la Fed' et les déposants préfèrent payer un intérêt négatif plutôt que de laisser l'argent dans les autres instituts bancaires. Les banques se transforment en feeder funds comme elle l'ont fait elles-mêmes ou auprès d'escrocs systémiques comme Bernie Madoff. Cette fois, la Fed' se conduit officiellement comme un Bernie Madoff. Oui, mais le $ est surévalué de 12 fois, et en été 2009 nous aurons le nouveau dollar. Il n'y a donc plus que les américains eux-mêmes à s'agenouiller devant des Madoff privés et des Madoff d'État. Nous sommes en face d'un lemming run. Ce n'est pas le tsunami qui vient aux lemmings, ce sont les lemmings qui viennent au tsunami. A l'ultime instant de grâce surgira la guerre avant la mise en redressement judiciaire. (Photo: Gaza, 1er janvier 09)

Au sujet de la déresponsabilisation des instituts bancaires garantie par la Fed', nous pouvons lire ceci sur son site: "As previously announced, over the next few quarters the Federal Reserve will purchase large quantities of agency debt and mortgage-backed securities to provide support to the mortgage and housing markets, and it stands ready to expand its purchases of agency debt and mortgage-backed securities as conditions warrant."         "Comme précédemment annoncé, la Réserve fédérale achètera au cours des prochains trimestres de grandes quantités de dettes d'agences et de titres adossés pour soutenir les marchés immobiliers et hypothécaires, et elle est prête à étendre ses achats de dettes d'agences et de titres adossés si les conditions le justifiaient."

Le gouvernement américain d'Alan Greenspan à Bernanke en passant pas Henry Paulson se comporte de plus en plus comme cet État Providence et récompense les instituts bancaires qui ont tous lâché leur cœur de métier pour profiter massivement de spéculation et de la "concurrence libre et non faussée qui permet l'autorégulation du marché et qui apporte le bien-être". Obama ne pourra jamais inverser cette comédie d'escrocs privés et d'État, les sommes mises en jeu sont trop colossales et la spirale tourne depuis 2006.

Selon John Kenneth Galbraith dans son essai "Anatomie d'une catastrophe financière", nous lisons "Euphorie, spéculation, réductions d’impôts, innovations hasardeuses dans la finance d’entreprise sont les causes de la crise économique de 1929".

J'ai trouvé ce commentaire sur le site the Market Oracle: au sujet de l'autonomie de la Fed' et de son action:

"The last 85 years of allowing our currency to be manipulated by a private bank has been a series of crisis, failure, and mismanagement. Ron Paul clearly articulates why the Federal Reserve has helped destroy the American Dream and needs to be abolished:

Abolishing the Federal Reserve will allow Congress to reassert its constitutional authority over monetary policy. Though the Federal Reserve policy harms the average American, it benefits those in a position to take advantage of the cycles in monetary policy. The main beneficiaries are those who receive access to artificially inflated money and/or credit before the inflationary effects of the policy impact the entire economy. Federal Reserve policies also benefit big spending politicians who use the inflated currency created by the Fed to hide the true costs of the welfare-warfare state. It is time for Congress to put the interests of the American people ahead of the special interests and their own appetite for big government." Le tableau à gauche vous montre la dette des USA: elle était de 356,7% du PIB en septembre 2008. Avec le Plan Paulson, le TARP, le Plan GM/Ford/Chrysler et le futur Plan Obama, elle va continuer à monter skywards comme ce homesick angel... Hier, le 1er janvier 2009, l'industrie américaine de l'acier réclame aussi une aide de 1000 milliards de $... Depuis des années nous savons (cherchez dans mon site) que les USA sont économiquement arriérés, que leur productivité horaire et annuelle sont très mauvaises, mais les néolibéraux et les ordolibéraux nous ont pris pour des demeurés quand nous l'expliquions. Le PIB des USA a été calculé sur de la dette et de la production de "richesses" spéculatives, c'est à dire sur du vent et sur des lubies virales. Les USA ne disposent même pas du socle industriel pour organiser leur relance. Pour rappel, le critère de Maastricht impose une dette cumulée de 60% maximum du PIB. Les pays européens étaient de 2 à 3% au-dessus des 60% en septembre 2008.

Sur le graphique ci-dessus à droite vous voyez le déficit budgétaire allemand actuel qui doit de nouveau retomber en dessous de 3% avec les plans de "Sauvetage" et de Relance. Il était à 0% en 2008. Comparez avec le déficit français sur le graphique ci-dessous pour 2009/10... Nous n'avons aucune marge de manœuvre, notre déficit avait déjà dépassé les 3% et depuis le Président Chirac. Même si j'estime que les 4 critères de Maastricht ne sont que des critères ordolibéraux, un déficit qui n'est fait que pour financer des choses comme le "Paquet Fiscal" est une pénalité pour la France et sa population. Le déficit budgétaire du Royaume-Uni est déjà de plus de 8%, en sachant qu'au Plan Brown/Darlington il faudra ajouter plusieurs super-Plans. Le montant des dettes cumulées du Royaume-Uni dépassera les 100% du PIB (Critère de Maastricht = 60%). La dette cumulée des USA était de 356,7% du PIB en septembre 2008.

La Californie sera en Banqueroute d'État vers le 15 février 2009. 44 États fédéraux des USA sont en très grave déficit budgétaire. Le déficit de la balance commerciale US était à la même époque de 700 milliards de $. Les USA sont en faillite et toute mesure de "relance" va encore plus plomber la situation. Nous ne pouvons compter sur les USA que comme une créance toxique. Mais il n'y aura personne pour racheter cette dette, et un pays ne peut pas faire un bail out de lui-même autrement qu'en quittant cette galaxie ou qu'en édulcorant sa propre douleur par une guerre ou une guerre civile. C'est fini. Je l'avais prévu et prédit dès 1990.

Nouriel Roubini, appelé Doctor Doom (Docteur  catastrophe), avait tout décrit dès 2006: "La Fed ne peut venir en aide au « système financier bis ». [..] Les risques sont bien sûr élevés, et la capacité des autorités à y faire face bien moindre que ce que la plupart espèrent. Il ne s’agit pas de dire que n’existe aucun moyen de s’en sortir. Mais malheureusement il s’agit de moyens toxiques. En dernier ressort, les gouvernements résolvent les crises financières. C’est là une loi d’airain. Les sauvetages peuvent exister, lorsque le gouvernement choisit ouvertement d’assumer la dette douteuse ou l’inflation, ou même les deux. Le Japon a choisi la première solution, au grand regret de son ministre des finances. Mais le Japon est un pays créditeur, où les épargnants ont une confiance totale dans la solvabilité de leur gouvernement. Les USA, au contraire, sont un pays débiteur. Il doit garder la confiance de l’étranger. S’il y échoue, la solution inflationniste devient probable. [..] Les États-Unis sortiront certainement de la crise, mais ils dépendront de la gentillesse des étrangers », ce sera le début de la fin de l’empire américain ."

Au même moment Alan Greenspan avait dit: "Je dirais à mes auditoires que nous ne sommes pas face à une bulle mais à une mousse - de nombreuses petites bulles locales qui ne grandissent jamais à un point pouvant menacer la santé de l’économie dans son ensemble".

Conjuguée à la récession des pays industrialisés de "l'Hémisphère Nord" sera la récession de la Chine et de l'Inde où l'exportation a chuté de 12,5%. De juin 2008 à octobre 2008 le coût moyen journalier du fret maritime est passé de 370.000 $ à... 3700 $. La demande intérieure de ces deux pays est quasi inexistante face à la masse de biens produits. Ces pays, principalement fournisseurs des USA, vont imploser. Selon le ADP National Employment Report le site officiel américain des statistiques sur le marché de l'emploi, et selon le site d'analyse économique, Mish's Global Economic Trend Analysis, qui est pris comme référence aux USA pour les investisseurs qui fuient la volatilité, les USA ont déjà perdu 2,8 millions d'emplois en 2008, 1.9 million d'emplois le dernier trimestre de l'année 2008 et 693.000 simplement en décembre 2008. Le rythme s'accélère de mois en mois. Le site Mish's vient d'être classé par le Times comme l'un des 25 blogs mandiaux du monde qui traite des questions de la finance.

Nous avons les Élections Européennes 2009. La politique de Jean Monnet de la "concurrence libre et non faussée du marché qui s'autorégule, qui apporte le plein-emploi et le bien-être" (Traité de Lisbonne) doit être révisée. "L'ordre spontané" de von Hayek doit être combattu, il est pourtant partout dans le Traité de Lisbonne et dans les Directives européennes. Mobilisez-vous, politiquement.



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15. novembre 2008

Flop du G20, Bretton Woods 2 - La surveillance financière mondiale continue

Le G20 a rappelé à Washington le 15 novembre 2008 sa foi en l'économie de marché et s'est engagé de conclure d'ici à la fin de l'année 2009 le cycle de "libéralisation" commerciale de Doha.

Le cycle de négociations de Doha commencé en 2001 avait été la mise scène internationale du blocage protectionniste du Quad (USA, EU, Japon, Canada). La mort du cycle de Doha est irréversible dans les faits depuis 2001 et elle est contournée depuis 2001 par les milliers d'Accords de Partenariat Économique (APE entre l'UE et les PED / Pays ACP), ou par les Accords de Libre Échange (ALE entre l'AELE, les Pays industrialisés d'un côté et les mêmes PED ou Pays ACP).

Un retour à un multilatéralisme du commerce "libre" international tel que le voudrait l'OMC est impossible parce qu'il est verrouillé par ces milliers d'accords bilatéraux encore plus déprédateurs que l'OMC, c'est à dire tellement plus avantageux pour l'hémisphère Nord.

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Bretton Woods 2 œuvre comme une mythologie en voie d'apparition et doit, comme un vide conceptuel, administrer la pensée mondiale  afin d'occuper le terrain des messageries et de laisser œuvrer le Consensus de Washington consolidé par les Plans de Sauvetage du Crédit et de la Confiance qui permettent de détourner les moyens financiers des États vers des recapitalisations des entreprises de la fiducie, des banques d'investissement, des hedge fonds et de tous les autres fonds, et des entreprises industrielles et de service qui ont détournés leurs moyens de trésorerie pour les jouer à la bourse dans la spéculation sur les produits financiers fondés sur les dettes irrécouvrables et octroyées aux emprunteurs ayant bonités et garanties voisines de zéro ou nulles.

Pour comprendre ce dont le G20 n'a pas parlé et qui est pourtant la base du IIIème millénaire, je vous invite à lire sur mon site mon fil de 10 analyses de la catégorie "Bretton Woods - Green New Deal - Système Monétaire International".

Le nouvel ordre international est à présent verrouillé par le monde de la finance et les gouvernements des États qui lui épongent à coups de plusieurs milliers de billions ses coups manqués, ses bulles éclatées et ses détournements de fonds dans un système d'économie de marché "libre et non faussé" qui nous est encore vendu comme "le seul odre et système qui permettent un enrichissement globalisé durable", ceci en méconnaissant la réalité économique double de la croissance appauvrissante de couches sociales de plus en plus larges dans les pays industrialisés et de la croissance appauvrissante des PED (Pays en Développement) et des Pays ACP (Afrique Caraïbes Pacifique) dans la "division internationale du travail".

Ce G20 de Washington, "Bretton Woods 2", va faire comme je l'avais prévu dans ma série de 10 analyses, un peu de cosmétique sur les normes comptables IAS, IFRS et Basel 2 et va surtout lancer un nouveau cycle de Plans de relance déclinés de manière nationale avec les "boîtes à outils" spécifiques. Chaque État va donc ériger les barrières de sa sanctuarisation économique en se prémunissant contre des pays concurrents à avantages concurrentiels similaires et en se "protégeant" contre des pays plus faibles, non industrialisés ou pauvres pour encore mieux prononcer contre ceux-ci un veto contre leurs exportations agricoles ou de produits manufacturés. Ces Plans de Relance sont simplement des plans de re-capitalisation ciblée et publique. Autrefois, nous disions nationalisation, mais les objectifs des nationalisations d'après-guerre étaient de rendre tel ou tel secteur fort dans un Plan Quinquennal, alors qu'aujourd'hui c'est pour éponger les valeurs toxiques des banques et des entreprises et pour créer de la concurrence déloyale par les coûts entre les entreprises industrielles (subventions directes, exonération de la taxe professionnelle, etc...).

Si le chaman de la République française était cohérent dans ses gesticulations dirigistes, il introduirait déjà une taxe Tobin doublée ou triplée sur les transactions financières et boursières et une taxe Tobin simple pour les autres transactions en Bourse. Ainsi le système des fiducies, des spéculations systémiques se régulerait de lui-même. A chaque achat et vente une taxe assez infime est prélevée. Le long terme étant de 20 minutes dans les marchés financiers, vous pouvez vous imaginer les sommes colossales qui pourraient être prélevées et reversée dans des actions d'intérêt public. Le précédent Président français avait remplacé la Taxe Tobin par une taxe sur les billets d'avion qui est reversée dans un fonds d'action contre le sida. Ceci entraînerait déjà un investissement à long terme dans des projets industriels et non pas sur la spéculation économicide.

D'ici très peu de temps les USA seront en banqueroute d'État et les discussions prendront une autre tournure. Il y aura des lemming runs, moins drôles que celui qui a porté Obama à White House, des Régimes craindront pour leur stabilité, des "minériades" seront organisées pour les maintenir en place, et le petit, l'ouvrier comme le paysan burkinabé, gratteront la terre...

De ceci ne parle pas non plus le Congrès du PS de Reims, ni même la Motion C.

La Tribune de Genève a publié une infographie du G20 pour 2009 sur la situation de récession (Allemagne, France...) ou de croissance dans le monde et sur les Plans d'investissements et de relance gouvernementaux.

Les bénéfices du CAC 40, les 40 valeurs les plus cotées à la Bourse française, seront record en 2008 et vont finir l'année avec des résultats supérieurs, en moyenne, de 12,09 % par rapport à 2007! Avez-vous entendu parler d'une hausse de salaire?
Non!! Mais vous vous trompez, les syndicats allemands ne se laissent pas duper par la crise.
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18. octobre 2008

Who wants to carry out the rubbish of old shitting cheating Bush?




Dont be too happy.
We have first to carry out the rubbish from this oedipal idiot and warrior. We have to stop the plunder of the Washington Consensus against poor people and countries. We have to put an end to the illegal rule of US world law, Chicago boys and dollar glut. But before, we have to tackle with the US state bankrupcy.

Could it be only a lemming run?
Is Barack Obama only The public and private rubbish collector?
I have another dream.

 

 

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7. mai 2007

5 ans avec sursis pour Sarkozy, 5 ans fermes pour le PS

Le PS et sa putschiste qui tient la cape

Nous sommes tombés à un tel point de précarisation d'un prolétariat de plus en plus élargi que tôt ou tard une demande au changement se fera sentir de manière tellement plus exigeante. Sarkozy en a pris pour 5 ans avec sursis, et sa révocation de peine peut être annoncée par les syndicats, voire par la rue bien plus tôt.

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A la suite de ce troisième échec consécutif aux Présidentielles, Hollande, 1er secrétaire du PS, parle "d'équilibrer le pouvoir et de créer un pôle de préparation de l'avenir"

Ca fait un an que j'écris sur mon site que le PS dort depuis 2002 et qu'il surfe sur son mascaret privé qu'il croit déclenché pour lui par les victoires des Régionales qui n'en étaient pas. Elles n'étaient qu'une réponse à Fillion/Chrirac. Le discours de Sarkozy était ancré depuis 2002, et les français ont voté pour le changement qu'il avait initié dès 2002. Qu'il avait été ministre de Chirac n'a pas effacé cet état de fait. Le pays est resté en attente sous l'immobilisme social de la fracture Chirac. Le PS avait aussi cru que le NON de la France au TCE avait été déclenché par lui et qu'il en était le détenteur. Le débat constitutionnel avait été déclenché par la blogosphère, repris par les français et récupéré in-extremis par Laurent Fabius. Le Ps n'en a rien fait et avait abandonné la "Promesse du NON".

Depuis un an j'écris que la ligne UMP est claire et sans coulures depuis 2002 et qu'en face il fallait avoir une ligne tout aussi claire et sans coulures, mais ancrée à gauche.

Depuis un an j'écris aussi qu'à côté de l'UMP, l'UDF/Bayrou définit très clairement sa position de transclivage et qu'il est temps pour le PS de se marquer clairement à gauche.

Voilà, le Ps et ses boys, ses servants-de-messe, son Arnaud Montebourg, ses chefs-de-claque ont cru bon faire confiance à la putschiste aux chiffons, ont cru bon nous prendre pour des demeurés. Continuez, fonctionnaires du PS, à voir en cette hystérique introvertie la rassembleuse et vous offrez le Gouvernement et le Parlement à Sarkozy. L'UMP continue, dès le lendemain de la victoire de Sarkozy, son programme commun lancé depuis avril 2002: la Charte Présidentielle qui englobe UDF, canal historique. Face à cela le PS tergiverse, reporte ses décisions, à samedi, à sine die et on pourra dire comme je l'ai mis sur mon site depuis qq jours que MSR fait perdre les Législatives. Quand s'arrêtera la systémique de lemming du PS? C'est trop facile de nous demander de ravaler notre ego. Notre ego est sous-dimensionné face à l'effronterie de la putschiste aux chiffons et face à l'appareil du parti, dit socialiste, qui continue sur son air déceptif et compresseur depuis 5 ans. Fabius se cramponne à la sottise: "la priorité est au collectif". De l'échec. "Le score le plus haut". De l'échec.

Les jeunes MJS m'ont fait de la peine. Ils ont cru être à la StarAc' et ils ont pleuré. Pas de programme, des pixels. En manque de splendeurs, en manque de fierté, celle que l'on vous donne en tapant "1", ils étaient engagés comme les autres dans les pixels.

Pour ma part je suis d'abord un homme de la repentance parce que j'aime la France, région européenne.

1] Observatoire des Inégalités

2] Les vrais chiffres du chômage

3] Les Ecoliers sans papiers

4] "Les enfants des quartiers"

5] Les SDF

6] Europe solidaire

7] Le déni du NON

8] France, arriérée sociale

9] Soldes des biens publics

10] Golden parachute, fonds de pension

11] Lutte des classes à l'allemande

Je m'en fous d'être "fier de mon pays", les drapeaux et la Marseillaise, chant de l'Armée des soldats du Rhin, me font peur.

Passons au 9 mai, fête de la Paix de l'Europe

______________________

Résultats de Strasbourg: Sarkozy 51,08%, Ségolène ROYAL 48,92%
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6. mai 2007

Suicide participatif: Ségolène Royal, madone des sondages, fait perdre les Législatives



Le plus mauvais score du PS depuis 1965!!!

La france de la male-bouffe politique a organisé un Kasperle-Theater, un "débat télévisé" entre Ségolène et Sarkozy.
Ce Kasperle-Theater n'est que l'aboutissement d'une campagne minable où l'on a fait croire que l'on a débattu et qu'il y a eu engouement incroyable et renouvelé pour la démocratie. La supercherie va rapidemment se faire jour et l'expression des mécontentements sera à la hauteur de ce dol commis envers tout un pays.

Dans ces Conditions, le PS doit se changer avant le 1er Tour des Législatives.
La balle n'est plus dans le sac à main de la madone des pixels, elle est dans le PS
. Il parait que le PS veut se recréer à gauche? Après la fin d'une hystérie collective que le PS croyait orchestrer de façon "moderne" en rattrapant le putsch que Madame Ségolène Royal avait commis sur ce parti, puis en créant un parti parallèle avec sa Ségosphère et ses 800 Comités égotiques dénommés Désirs d'Avenir, la France des "petites-gens" délaissés par le PS se retrouve au point de départ: travailler plus pour perdre plus, vivre dans la précarité, sans logis, mal logée. J'ai aussi été témoin sur le campus universitaire et dans les lycées des gesticulations juvéniles et mystico-émotives des MJS qui croyaient aller caresser les beurs dans le dos. En les entendant dire "Ségo, je la kife grave" ces MJS n'avaient pas non plus compris que ce message n'était que l'expression d'un rejet du candidat Sarkozy de l'UMP et non pas pas de l'adhésion à un programme PS non crédible et non engagé pour les petites-gens des quartiers.

En avant vers la défaite du PS aux Législatives: >>

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Le choix de "l'échec et mat" a été engagé par le PS par le "Tout sauf JMLP", puis par défaut et depuis assez peu de temps par le TSS.

Le choix du PS n'a pas été mis sur le pivot de la réalisation d'une maison commune aux petites-gens, mais sur la figure de gallion qui saura "faire le barrage" sarco-saint.

Dans l'univers perceptif, cognitif et conceptuel du PS il y avait du contre et un tout petit peu de "plus de". La place centrale a été donnée par le PS à ce contre au lieu de ramener l'attention des téléspectateurs à un pour et au lieu de ramener le centre des bavardages de primaire et de campagne aux débats approfondis des thèmes de la Gauche.

Excusez-moi, je ne me soumets pas à ce carnage de la conscience organisé par cette première phase de mise en dormition de l'esprit, ni par ce suicide participatif de lemming dans ce sauve-qui-peut.

Moi, je


Le 1er secrétaire du Ps n'est mis au courant du "Pacte présidentiel"
qu'une heure avant sa publication par la putschiste aux chiffons.

Tous derrière

Je dirige la campagne



TSS



Je suis une femme


Candidate de tous les français

Aimez-vous les uns les autres

Les Législatives

_________________________________________

La seule fois où la candidate s'est énervée lors du-dit débat, était pour déclamer des fausses données au sujet de l'accueil des enfants handicapés. Il a doublé, elle a prétendu le contraire.
Elle fait des chômeurs, sdf, flextimisés, précarisés, mal-logés une discussion élégante de salon.
De l'Europe elle s'étend sur l'adhésion de la Turquie et contribue à nourrir la turquophobie de Monsieur Sarkozy.
Pour la production de l'énergie nucléaire elle a tout faux. Elle est de 80% pour l'électricité française. A ceci s'ajoutent 30% de l'électricité consommée en Allemagne qui sont importés de France et issus du nucléaire français. Personne ne parle non plus de la montagne des déchets nucléaires renvoyés "définitivement" des centrales atomiques allemandes au Cap de la Hague près de Cherbourg, à l'usine de retraitement.

Le PS porte la très grave responsabilité d'avoir laissé émerger cette social-libérale qui fait appel au dialogue social sans préciser ses lignes de réformes du syndicalisme français, du système de négociation tarifaire entre syndicats et patronnat, à l'image, peut-être, d'un système scandinave ou du Système paritaire rhénan en vigueur en Allemagne. Tous les syndicats allemands obtiennent en ce moment 3,5% d'augmentation de salaire sans "travailler plus". La métallurgie, IGM, a obtenu 4,1% pour tout de suite avec effet rétroactif sur le début de l'année 2007 et 2,4% supplémentaires à partir de juin 2008. Voilà le "Social" à l'allemande. Dans la bouche de la candidate Ségolène Royal, même ce "social" est vague et à l'image de son débat participatif, inconsistant mais pour faire parler d'elle.

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5. mai 2007

Vote blanc pour Ségolène, en mémoire d'un Parti Socialiste et de Казимир Малевич ?


"Garçon avec un sac à dos"
Masses de couleurs dans la quatrième dimension
Art moderne
Peinture (Abstraction)
Matériaux : Peinture à l'huile sur toile
Artiste : Kasimir Malevitch
Lieu : The Museum of Modern Art - MoMA

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Le thermomètre de la madone des sondages est cassé et son étable s'en plaint.
Pour nous, il n'y a jamais eu de thermomètre et il n'y a plus de PS depuis longtemps.
Qui a raison?
Celui qui vit dans l'allusion ou celui qui vit dans l'illusion? Ou dans l'élision?
Le prêt-à-penser nous est implémenté comme un suppositoire anticipatif depuis un an.
J'ai toujours une occlusion infestinale. Mais je suis blanc dedans.

Le choix de "l'échec et mat" a été engagé par le PS par le "Tout sauf JMLP", puis par défaut et depuis assez peu de temps par le TSS.

Le choix du PS n'a pas été mis sur le pivot de la réalisation d'une maison commune aux petites-gens, mais sur la figure de gallion qui saura "faire le barrage" sarco-saint.

Dans l'univers perceptif, cognitif et conceptuel du PS il y avait du contre et un tout petit peu de "plus de". La place centrale a été donnée par le PS à ce contre au lieu de ramener l'attention des téléspectateurs à un pour et au lieu de ramener le centre des bavardages de primaire et de campagne aux débats approfondis des thèmes de la Gauche.

Excusez-moi, je ne me soumets pas à ce carnage de la conscience organisé par cette première phase de mise en dormition de l'esprit, ni par ce suicide participatif de lemming dans ce sauve-qui-peut.
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23. septembre 2006

En épluchant la patate - le Choix français entre le Dilemme et la Honte



Alsaciae terra incognita in eternam

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Après les Régionales, oui, c'était drôle d'un point de vue plastique, la France ressemblait pour de bon à une patate, l'hexagone était brisé, la région alsace était de nouveau perdue, la france bafouée était meurtrie, même la carte de la météo était cassée. Nous étions le trou du cul de la France et cette fois ci ça se voyait à la TV. Les français pouvaient pointer du doigt, la patrie se sentait coudes serrés. (savez-vous que nous allons perdre définitivement sous peu le Parlement européen de Strasbourg, car les eurodéputés français ne viennent même pas voter quand la question du siège est soumise au vote?)

Autrement je ne me pose pas cette question de lemming pour moi (Sarko-Ségo, Ségo-Lepen, Sarko-Lepen) je la pose aux théâtreux de la politique avant qu'ils ne déconnent. (Oups, c'est dans le wiki ça?).

Pour moi la gauche n'a qu'à travailler avec un programme de gauche pour que the Dilemme n'arrive pas.

Il est absolument incroyable de voir sur presque tous les site-blog-forums comment les militants, mais surtout les militants intervenautes du P(S) ramènent toujours tout commentaire à ce dilemme. Ils ont si peu confiance à leur capacité de rassembler à gauche, qu'ils glissent d'emblée leur interlocuteur dans le péché par anticipation s'il ne se déclare pas enclin au Front Républicain lui-même commis par anticipation.

Alors, je dis qu'il est temps que la France se mette à penser à sa tradition raciste et historique, qu'elle commence son devoir de mémoire et que les partenaires européens nous mettent un peu au ban des nations "justes", comme la France le fit avec l'Autriche.

Tôt ou tard, ce devoir de mémoire français et cette contrition que l'on exige de l'Allemagne, de l'Allemagne de l'Est, de la Serbie, etc... il faudra que chaque français le fasse dans le cadre de son Etat qui rayonnera de ses Droits de l'Homme et du Citoyen. Si la France l'avait fait, nous n'en serions pas à choisir entre un dilemme et la honte.
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29. août 2006

Juppé monte au bourg

.

En l'honneur du putsch constitutionnel de Bordeaux, je recycle ici pour - un autre candidat de 2007 - un billet écrit il y a trois mois. La "cure de non aggressivité" d'Alain Juppé s'impose à la République avec douceur: toute la mairie de Bordeaux a démissionné hier avec le motif officiel de provoquer des élections anticipées et d'offrir une crinoline à Juppé. On fait jou-jou avec la démocratie et les bordelais, un petit échantillon de français, approuvent. Ce n'est pas trop grave car toutes les élections municipales qui devaient avoir lieu l'année prochaine ont été retardées d'un an pour cause "d'année électorale chargée". Les français avaient approuvé sans broncher.

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"La France à besoin d'Alain Juppé", ceci ne vous rappelle-t-il rien? Le putsch constitutionnel de Bordeaux rappelle l'installation de ces hommes de paille placés par les grandes nations pour réinstaurer la démocratie. Ces pratiques remontent à la nuit des temps, et - hormis Cuba - toutes les dictatures modernes d'Amérique latine avaient été mises en place par l'Amérique du Nord, où l'on doit être très ouvert pour les cours de Politique et de Droit. Il paraît qu'à "6000 kilomètres de la France, il a compris beaucoup de chose" le Monsieur et "qu'il ne regarde plus avec les mêmes yeux la France ". Dommage, il n'a pas versé la larme de potiron de Jospin, expliquant que la France et la gauche n'avaient rien compris.

Ebloui par tous ces démocrates appelés à de hautes destinées pour la France j'avais écrit la suite y a trois mois sous le titre "La moule s'accroche et décoche":

>> pour d'aucuns, il est épris de "lâcheté", à  en lâcher un gros rhume sur la poitrine, pour d'autres "il n'aime pas les riches", ou bien elle veut éduquer "avec l'armée dans des maisons de correction" les sauvageons de la république (uniquement ceux des rues), ou il veut virer les 98% d'écoliers-sans-papiers non touchés par la générosité de la loi remoulée; pour un autre encore il n'est pas élu mais fonctionnarise sa mission de 1er Ministre devant les photographes et les cameramen, pour l'autre, il est aussi 1er Ministre en poste, mais privatise sa fonction d'Etat en se faisant aussi payer une campagne présidentielle et une présence massive à la TV, à moins qu'il ne s'ouvre déjà au remboursement anticipé de sa marge rétroactive. L'autre 1er Ministre pourrait avant de se sublimer se dissoudre. Ceci il sait donc faire, Villepin, lui qui ne "s'acroche" pas "commes des moules au rocher". Il pourrait donc se dissoudre dans son vieux café. Mais son café est un broux de noix, il tache tout ce qu'il touche. De son café, il y en a moult marre, on n'y peut plus rien deviner; d'en bas.

Les 1er Ministres bessons de la France de 2005 à 2007 ont quelques casquettes supplémentaires qui leur permettront en tous cas de ne pas détourner de l'argent aux profits des partis pour financer leurs campagnes présidentielles et pour ne pas être obligés de s'autoamnistier de manière itérative et compulsive.

Les français sont des mytiliculteurs et aiment gober de manière goulue. C'est sûr, le poste de Président actuel a été volé aux 60% d'électeurs qui lui avaient reporté au second tour leurs voix dans un élan orchestré de lemmings. Mais ils n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes, car ils ont aussi plébiscité par les législatives de leur plein gré le Parlement actuel entre les mains du seul UMP, soutenu de manière fallacieuse, égotique et captieuse par l'UDF qui refonde sa République comme un rémouleur affûte jusqu'au dernier morfil en compressant son manche.

Il y a déjà deux ans je disais que les sensations dissuasives des 1er Ministres bessons et de leur ombre relayées par nos plurimédias et le dernier de ce couple morganatique en la personne du Président qui siffle de temps en temps la fin de la récréation, étaient un jeu bien compris entre eux trois pour occuper le Paysage Audiovisuel Français. J'en finis presque par regretter la froideur arrogante, instruite et à peine sourcillée de Juppé, dont la France avait besoin. La France a besoin d'Alain Juppé, disaient-ils tous en commentant une décision de justice; ce qui ne se fait pas. Je dis aussi depuis quelques années que la politique n'est plus de se mettre au service de l'Etat, mais de s'occuper du transfert des richesses à la manière d'une usine marémotrice. Pas de grands projets, de la vase autour d'un mont et d'une mère poularde qui doit pondre ses oeufs d'or. Pour eux, la France est un bouchot, ils veulent en filtrer ce qui les fait grandir. Je regrette la période de mon enfance, celle des Plans quinquenaux, et du cinquième Plan, qui définissait un champs d'action et d'ambitions de notre République comme de notre économie nationale et de notre Recherche Nationale.

Maintenant tous ces politiciens sans envergure, comme la Cléopâtre de Sarkozy, Madame Ségolène, ou comme l'adulé de Cléopâtre au tailleur bien monté, Monsieur Sarkozy qui travaille à son Axe du Mal à l'image de Bush, pour se payer une gloire éphémère d'un apport de civilisation et de croissance, avant de laisser le tout sombrer dans une guerre civile, ne sont que ce qu'entonnent les médias, dont le champs est totalement laissé libre par les citoyens, qui n'ont plus envie de penser, de se responsabiliser, mais de sucer, de sucer jusqu'à la lie leur moule à des rochers qu'ils estiment inamovibles. Même un moule amendé est un moule vicié. lol & roll. Je vomis, ils morigènent.
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16. août 2006

Montebourg soutient Ségolène (Sarko) et fait harakiri de ses sympathisants



Soit il est encore un peu jeune le garçon, soit il a rendu une belle dissertation, voire des gloses de VIème République, soit il reste un cadre de l'appareil, soit il va fonder le couple morganatique avec Ségo et Sarko qui sont du même bord. Encore un qui vend du papier.

Encore un qui fait semblant d'être à gauche, comme tout le reste du P(S). Une trahison de plus qui apportera un désastre que personne ne mesure encore vraiment.

Mais ceux qui font naître un espoir et qui s'interrompent de peur d'attraper des maladies sont encore plus responsables que ceux qui dépiautent depuis 1981 notre République. Ils ont précipité les prises de conscience. Que reste-t-il après leur intervention extérieure de vacataire? A adopter un comportement de lemming et se jetter en masse dans les abîmes ou à jouir sans entraves?

Arnaud on t'attend, ton mouvement ne t'appartient pas.
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6. juin 2006

Flex-time à l'anglaise

Qui franchira l'Arno le Premier?



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Le 4 IV 2006, j'ai fais bien sûr pour la troisième fois grève pour l’égalité des chances, …pour que l’âge de la majorité ne soit pas ramené à 26 ans,

et

-pour une non-discrimination des employés selon l’âge
-pour une égalité des chances face au contrat de travail à formation égale
-pour l’arrêt de la sur exploitation du 1.000.000 de stagiaires en france, stagiaires qui ont des réelles missions qui apportent de la valeur ajoutée, et dont les postes sont offerts d’année et année à de nouvelles têtes (par exemple 75% du personnel chez ARTE)
-pour l’arrêt de la mode du volontariat qui pousse à accepter une mission sans paiement (pour faire joli dans le CV)
-pour la transformation en contrats de travail pour toutes les “petites mains” administratives (parfois 80% du personnel) comme dans les lycées, IUT, facultés, Grandes Écoles, …, où elles sont contractuelles reconductibles d’année en année depuis parfois 20 ans, licenciables sans préavis, sans motifs et sans indemnités
-pour l’arrêt de l’embauche au noir en masse en france par les entreprise publiques et privées, le BTP, la restauration, les fournisseurs publics en énergies, en logistique et tous leurs sous-traitants externalisés (les Groupes et les PME (!), il faut se le redire)
-pour la transformation en contrats de travail des millions d’emplois précaires des entreprises publiques, de leurs “sous-traitants” privés, des entreprises privées, etc…
-et pour l'élimination du CNE

Alors que depuis 10 ans la France a d'après l'OCDE (qui est tout sauf à gauche...) le second meilleur taux de productivité horaire du monde après le Luxemboug, la précarisation du travail est instituée comme modèle de croissance et de stabilité! Par un putsch constitutionnel le CPE avait failli être instauré après les manoeuvres dolosives et castratrices du 49-3 - la disjonction du Parlement après une très longue période de non-consultation - puis par une promulgation présidentielle accompagnée par l'ordre du Président de désobéir à la loi.

Il est temps, Arnaud, de proposer l'extinction du CNE, la remise à plat de tout le code du travail dérégulé depuis 15 ans, la création (à l'image du système extrêmement digne des allemands) d'un système syndical de contrôle, d'opposition, mais aussi d'audit et de proposition et qui oublie définitivement le confort de la contestation-attitude. Ton programme, Arnaud, est à définir clairement, et cette fois nous n'allons pas gober les "100 propositions" à la Mitterand.

A l'image du monde de l'entreprise qui se définit selon les postulats de l'efficacité ponctuelle et durable, la démocratie moderne devra être une imbrication de réseaux de contrôle, de négociations et de propositions dans laquelle les responsabilité et les mandatures doivent être rédéfinies. Cette imbrication ne sera pas une réponse pour dorloter les communautarismes, mais une réponse à l'atomisation du tissus social qui doit se retrouver sur des projets fédérateurs pour la commune, le pays et l'Europe généreuse.

Remarque littéraire: la France n’aime pas sa jeunesse, elle veut en changer. A jeter le bac à la tête de 80% d’une classe d’âge - en faisant de la gestion des flux mais non pas de la démocratisation de l’enseignement - la France organise de 40 à 80% d’échecs dans les études de l’après-bac, encore en deuxième année, ne forme pas à avoir un Diplôme et donc une aptitude à une formation professionnelle. Elle lâche donc la patate chaude au patronat qui doit faire une sélection par l’élimination des malformés et des handicapés générés par la formation scolaire et universitaire française. Il ne faudra donc pas s’étonner que la jeunesse ait une réaction de lemmings de plus en plus massive et violente, qu’elle se soulève lors des “crises de banlieues” de l’automne 2005, des manifestations contre le CPE, et plus tard. Plus tard, car je ne fais aucune illusion quant à la quiétude future de notre République Cinquième. Heureusement, il y aura des Grands Monsieurs qui auront des Grands Projets pour la France, et qui se préparent à la prise de pouvoir avec leur Marketing Politique et leurs pom-pom-girls. Car la politique n’est pas un idéal de faire vivre les gens ensemble, elle est un moyen d’organiser le transfert de richesses. Pour ceci, les “petites gens” ne disposent pas de l’outil du spin-doctoring, du blog-crossing, du cross-loving, elles n’ont que leurs fripes, leurs souliers et leur bouche. Et même le Cri d’Edward Munch a été volé. Le marketing passe, le Cri reste.

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