Ce que ce texte ne dit pas c'est qu'il utilise le terme des "actifs" qui seraient rachetés par la BCE dans des multiples plans de QE - Quantitative Easing / facilitations quantitatives et ceci pour relancer l'économie. Ce ne sont pas des "actifs" qui sont rachetés sans arrêt depuis l'année-Lehman 2008 et à coups de milliers de milliards d'€, mais des toxiques pourris et irrécouvrables issus de la spéculation financière du turbo-capitalisme sur les produits financiers dérivés comme les CDS / CDO / LBO. Ce texte ne dit pas non plus que TOUTES les banques systémiques sont en faillite technique depuis l'année-Lehman 2008 avec en tête la plus grande banque du monde, la Deutsche Bank, dont l'action a perdu 100% et ne vaut même plus le poids du papier. Les passifs, donc les dettes, les toxiques, les cadavres qui traînent dans les caves de ces banques dépassent de manière abyssale leurs positions positives (les actifs) et elle sont artificiellement maintenues en vie par la BCE avec la "Helikopter Money" bien qu'elles aient délocalisé une partie de leurs toxiques dans leur badbank. Chaque banque a la sienne. Par exemple la Société Générale a ses "actifs cantonné" (terminologie officielle de cette banque) dans sa badbank domiciliée à la Tour de la Défense à Paris. D'autres ont leur badbank aux Îles Caïmans. Une badbank n'est qu'une poubelle avec un couvercle dessus et n'a aucune autre activité que d'ouvrir régulièrement ce couvercle pour laisser rentrer les toxiques qui n'en ressortent plus jamais.

Ce que ce texte du quotidien Le monde ne dit pas non plus est que ces banques systémiques ont énormément amplifié leurs créations de produits financiers dérivés CDS / CDO / LBO depuis l'année-Lehman 2008 et que lesdites règles prudentielles Bâle III de contrôle et de réglementation des marchés financiers ont été totalement diluées et au final prorogées d'années et années. Elles auraient dû entrer en vigueur en 2019 mais par exemple la BCE et la Commission de Bruxelles avaient jugé le 24 octobre 2017 qu'elles n'étaient plus d'actualité et que l'économie n'en avait plus besoin. Ce chiffre de 2600 milliards n'est pas faux en lui-même mais il ne représente que l'un des plans de rachats des toxiques, celui des "Bons du Trésor des États", eux-mêmes émis par les États afin de financer au niveau national les rachats des toxiques des collectivités territoriales, des banques, des assurances, des investisseurs institutionnels, de Peugeot-Citroën, de Renault. Cet article dit que ces 2600 milliards représentent essentiellement des Bons du Trésor des États Membres, ce qui est faux, ils sont des toxiques avec des vrais morceaux de Bons du Trésor dedans. Il s'agit bien de plus de 17.000 milliards d'€ de toxiques pourris et irrécouvrables qui ont été rachetés par la BCE. De plus la BCE ne rachète pas directement aux États les Bons du Trésor, mais les rachète sur le second marché, c'est à dire quand ils deviennent un produit de placement spéculatif. Ce que cet article du quotidien Le Monde ne dit pas non plus, est que depuis l'année-Lehman 2008 tous ces plans de rachats des toxiques étaient destinés à relancer l'économie, mais les banques n'ont juste que relancé la spéculation financière au lieu d'investir dans l'économie réelle.

Et en écoutant à l'instant le journal du matin de France Culture, c'est exactement le même langage qui présente le nouveau plan de la BCE de rachats par injection de facilitations quantitatives (création de monnaie - Helikopter Money) comme une petite mesure courante de gestion, alors que depuis l'année-Lehman 2008, la BCE, donc l'Europe, donc les États-Membres de l'Union Européenne et de l'Euro-Zone, donc les électeurs abstentionnistes aux élections européennes du 26 mai 2019 ne font que de masquer la catastrophe économique dans laquelle git l'Europe, qui est l'une des couches du mille-feuilles noir dans lequel nous nous trouvons emmaillotés. L'Europe, Macron et sa copine de choc Sylvie Goulard restent fidèles au commitment catallactique mis en œuvre il y a 80 ans par des marchands et autres membres de l’École de Chicago, l’École ordolibérale de Fribourg et du Mont-Pélerin inspirés par von Hayek et le banque-routeur récidiviste Jean Monnet, et Ludwig von Mieses, Milton Friedman, Schuman, Bertrand de Jouvenel, etc.

Non seulement il n'y a pas de reprise économique, comme il aurait dû se faire avec les 17.000 milliards de Quantitative Easing, mais maintenant, l'Europe, qui a brûlé toutes ses cartouches, entre dans la crise et la récession économiques qui feront couler plus que des diatribes et de la bave. Le PIB européen est de € 14.000 milliards. 17.000 milliards sont partis en fumée.

L'article du quotidien Le Monde n'est que le reflet de la transsubstantiation du langage opérée en continu pendant 11 ans d'heure en heure depuis l'année-Lehman 2008 par laquelle est appliquée la décision de la Conférence Bilderberg de 2009 d'Athènes selon laquelle il fallait laisser se faire "la destruction par les marchés", c'est à dire laisser faire endosser la faillite des banques par les peuples et le Dumping Humain. A travers mon analyse suivie en ligne à ce sujet depuis le 6 juin 2006 vous comprendrez avec mes recherches documentaires pourquoi notre Europe n'est qu'un supermarché discount à l'image de Amazon, Uber, Delivroo etc et que la Commissaire Européenne Sylvie Goulard ne sera qu'au service de cette farce tragique aux dépens des habitants de l'EU. Mais à chaque fois je rappelle que si nous en sommes arrivés à ce Dumping Humain, c'est que les électeurs inscrits ne l'on pas laissé faire, mais l'ont voulu ainsi comme au 26 mai 2019 qui est le climax de cette connerie française. Mais Macron n'a strictement rien compris non plus de l'année des Marches des Gilets Jaunes et ceci est un grave affront supplémentaire.

Je suis l'inventeur depuis le 24 janvier 2007 de l'expression "Dumping Humain" et je l'utilise depuis plus de 12 ans. Toute personne est à part égale le fruit de son entourage et du récit qu'elle se fait d'elle-même. Il en est de même pour une société, une entité nationale, un Pays, l'Europe. A la fin de cette circonférence il y aura comme dans le "7ème sceau" du réalisateur Ingmar Bergman la mort de ceux qui se croient être les élus de ces discours du parl'être contemporain non-illibéral, mais les baladins en seront épargnés.         

   (Photo à droite: Ingmar Bergman Centeret à Fårö / Gotland, août 2018)