L'effet "Macron" dit de percolation, du trickle-down-effect, du ruissellement vers le bas, selon lequel les liquidités financières et fiscales, qu'elles soient issues de la BCE ou des cadeaux fiscaux comme le CICE - Crédit d'Impôt Croissance Emploi, ou des cadeaux donnés directement aux riches comme la suppression de l'ISF par Macron n'ont jamais inversé la tendance. Il n'y a premièrement pas de croissance depuis 2008 et deuxièmement les banques, les assurances et les investisseurs institutionnels ont inventé, créé et déversé sur les marchés financiers encore x-fois plus de produits dérivés financiers titrisés à l'image des Subprimes qui ont fait tomber les économies nationales, régionales et mondiale dans ce qui a déjà été la plus grosse crise économique de toute l'histoire de l'humanité. A cette plus grande crise économique de l'histoire de l'humanité s'est ajouté le plus grand transfert de l'histoire de l'humanité de la dette privée vers la dette publique qui dure aussi maintenant depuis 10 ans et qui n'est toujours pas achevé. Dès 2012, cette dite Crise des Subprimes avait déjà détruit plus d'actifs que la Seconde Guerre mondiale. C'est à dire que c'est nous, ce sont nous les 99%, qui payons pour racheter les pertes privées, les cadavres des banques. Nous le payons directement et en laissant dépecer (par l'abstentionnisme des 57% aux élections par exemple) de tous leurs moyens les services publics et les fonctions régaliennes des États.

Vous comprenez ainsi l'empressement du Président Macron à privatiser tout ce qu'il a envie et à vider d'abord par avance les services publics en les conduisant vers un pourrissement forcé parce qu'on les prive de leurs moyens pour fonctionner. Il est plus drôle pour ces gens là, les sous-élus à majorité électorale congrue, d'organiser le dumping humain comme nouveau modèle social européen qu'ils proposent comme une victoire européenne, puisque ça ne leur coûte rien et qu'ils peuvent encore x-fois plus laisser faire et laisser gagner, qu'ils soient spéculateurs ou investisseurs. Ces Macrons et leurs sosies chantent les bien-faits de toute privatisation, mais vous cachent qu'elles servent à financer la nationalisation historique des pertes des banques. Ils chantent les vertus de la libre circulation et de la concurrence libre et non faussée introduites et garanties par les Traités et Directives Européennes, mais vous cachent qu'ils sont eux-mêmes les plus grands acteurs de la falsification des marchés et qu'ils obligent les pouvoirs publics et européens à racheter depuis 10 ans les dettes et pertes des banques. Ils détournent comme ils le veulent les Traités et Directives Européennes, mais vous prennent pour un bolchevik si vous pensez à Renégocier les Traités Européens. Leur humanisme automatique providentiel des marchés et du ruissellement sont des fakes. Ces sont des illusions suprématistes. Le rédacteur en chef de ce journal mortuaire, Macron, doit donc être entendu et doit en répondre devant la population française et européenne en vertu de la Loi sur les fake news. Je suis un Insoumis actif depuis au moins 1992. Ils organisent depuis 10 ans la destruction par les marchés et cette Europe Providence Bancaire, ce communisme monétaire sélectif, engraisse la spéculation et la libre circulation des capitaux sur le dos des contribuables.

Pour rendre plus crédibles ces excavations systémiques exécutées par les pouvoirs publics et européens dans l’État, dans le fonctionnement de l’État, dans le tissus social, dans la population, les gouvernements comme celui de Macron se débrouillent pour rendre responsables de cette situation pourrie des morceaux choisis parmi des groupes sociaux comme par exemple les cheminots en France. Car ces facilitations quantitatives, ces liquidités financières sont données aux banques en leur rachetant directement ou sur le Second Marché une partie, qui n'en finit jamais de croitre, de leurs produits financiers toxiques et irrécouvrables et qui ne sont que des pertes. Ces pertes surplombent de très haut, surtout pour les banques systémiques, leurs actifs. C'est pourquoi l'on doit simplement s'avouer que depuis 2008 toutes ces banques systémiques, mais bien d'autres aussi, sont en faillite technique. En fait on soutient avec un poumon artificiel un mort et personne ne sait exactement à quel degré il est mort, car personne, ni les banques elles-mêmes maintenant, ne sait vraiment quantifier les toxiques "dormants" dans la masse des porte-feuilles des produits financiers dérivés titrisés. Ces produits financiers dérivés sont des macédoines de la mort, avec un peu du cadavre d'ici, un peu du cadavre d'en face, un peu du cadavre de là-bas, le tout bien mixé avec une valeur positive par ici et une valeur positive par là.

Et comme de tout mort, on n'attend pas qu'il ressuscite ou tout au moins qu'il bouge, on ne lui demande aucune contre-partie pour cet oxygène des facilitations quantitatives, on n'impose aux banques aucune régulation et aucun contrôle règlementaire, même si on a inventé les normes prudentielles Bâle III. Ces normes prudentielles Bâle III avaient voulu imposer un dispositif règlementaire international pour les banques et un fonds propre règlementaire pouvant aller jusqu'à 9% pour les banques systémiques, mais elles ont été petit à petit amendées et totalement vidées de leur substance par la force des lobbies de la finance et avec la collusion directe des gouvernements nationaux et in fine directement de la Commission Européenne le 24 octobre 2017.

Donc, personne n'a à s'insurger contre un programme politique de Renégociations des Traités Européens, puisque il fait partie des habitudes de la Commission Européenne, de la BCE, des gouvernements nationaux d'outrepasser ou d'aliéner les Traités et Directives Européennes ou de s'arroger des fonctions qui ne sont pas prévues dans ces Traités et Directives. Ceci fera cet été l'objet d'un article de ma part dans le quel je vais dresser un catalogue significatif, avec lequel le citoyen pourra construire son indignation et son exigence en direction de la Renégociations des Traités et Directives, puisque ceux-ci sont élastiques en fonction de la Commission de Bruxelles et de ses donneurs d'ordre, les lobbies et les gouvernements nationaux. Agiter le drapeau de la peur d'un Frexit, c'est créer un parler pour cacher la réalité. Avec ces déversements ininterrompus et massifs de facilitation quantitative en direction unique vers les banques, assurances et investisseurs financiers, la BCE s'est octroyée toute seule et en toute illégalité le droit de "renégocier" sans débat en cachette pour elle-même le Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne de 1992 et le Traité de Lisbonne de 2007, qui remplaçait le TCE - Traité Constitutionnel Européen pour lequel il y a eu le NON, le NEJ et le No aux référendums de 2005. La BCE a changé avec Mario Draghi d'elle même ses statuts en toute illégalité pour sauver un marché et un modèle financier insauvable et insolvable en appauvrissant tous les européens. I want my Europe back / Occupy the WordS. (Photos: mine de cuivre de Falun, Suède)

Dans ce cadre économique, l'Allemagne, celle dont parlent les médias, s'en sort mieux pour plusieurs raisons. Ses constructeurs automobiles, son réseau industriel des PME réparties sur tout le territoire, son arrière-pays industriel de l'Europe de l'Est qui lui produit à bas coût ce qu'elle veut et qui lui fournit une main d’œuvre à bon marché en allant jusqu'aux Travailleurs Détachés, son triple-A qui lui vaut une confiance exceptionnelle et qui lui octroie un "Target-2" excédentaire de 1000 milliards d'€ par rapport au reste des pays de l'UE et de la Zone Euro, ses 7 millions de Travailleurs pauvres à contrat de travail-zéro, càd sans heures de travail indiquées, son Smic d'abord inexistant puis légalement imposé mais bien inférieur à celui de la France, font que l'Allemagne semble être dans une situation enviable. A ceci s'ajoute le fait que l'Allemagne, à la différence de la France, continue depuis 2008 à s'enrichir sur la dette grecque, espagnole et italienne à hauteur de plusieurs milliards par an.

Mais l'Allemagne n'est qu'un gâteau de cerises qui est posé au-dessus d'un trou comme un simple couvercle d'égout. Cet égout est la Deutsche Bank, comme la Commerzbank. La Commerzbank, qui est l'une des fondatrices du Dax, va être virée du DAX dans les tous prochains jours. La période dorée pour les banques allemandes est aussi finie.

Ne développons, s'il vous plait, aucune animosité banale ou nauséabonde envers l'Allemagne, les égouts français portent le nom de Société Générale, de BNP-Paribas. Pour notre seul égo, et comme nous sommes tous dans l'hécatombe, il est juste à souhaiter que la Deutsche Bank s'écroule avant la Société Générale ou BNP-Paribas. L'Allemagne est déjà très bien engagée vers sa chute avec ses 93 députés AfD d'extrême droite au Bundestag, le Parlement fédéral de Berlin, qui est une réaction fasciste en réponse à sa générosité d'avoir accueilli ces dernières années 1,5 million de migrants qui ont juste essayé de courir ou de nager plus vite que la mort. En France c'est juste notre président Macron qui pose sur nous tous le voile de la mort, ce qui lui permet de masquer encore pour un temps la situation économique de ce plus grand transfert de l'histoire de la dette privée issue de la criminalité spéculative financière à la dette publique. Là, tout sera sacrifié, le chômeur, le cheminot, l'infirmière, le personnel judiciaire, le Travailleur (terminologie officielle des Communautés Européennes), l'élève, l'étudiant, le professeur, le retraité, le bébé, le nombre des Députés et des Sénateurs, en nous privant nous tous de nos moyens. Macron, et non pas madame El Khomri, casse le Code du Travail, il casse notre État pour mettre en place le dumping humain, car c'est in d'être maigre. Et tout ceci en n'ayant eu que 15% des voies des électeurs inscrits aux Présidentielles et que 18% aux Législatives de mai 2017. Une extrême minorité en France plonge notre pays dans un programme de la mort. En Allemagne, c'est la Deutsche Bank qui se charge de ce sale boulot. C'est surréaliste? Chacun se choisit sa voie en fonction de ses compétences et de ses moyens et de son histoire. De part et d'autre du Rhin, il faudra rester modeste quand la crise sera venue. Et il faudra enfin se parler, il serait temps, 73 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Car on a laissé parler à notre place, pour construire une Europe catallactique, les ordo-libéraux de l'Ecole de Fribourg de la Société du Mont-Pélerin, les maîtres de l’École de Chicago, les libertariens Friedrich Augustus von Hayek, Ludwig von Mises, Bertrand de Jouvenel, Karl Popper, Milton Friedman, Walter Eucken et bien sûr l'homme aux multiples banqueroutes bancaires en la personne de Jean Monnet, appelé "père de l'Europe". Depuis 1947 l'objectif des ordo-libéraux appuyés sur l’École de Chicago, sur le Consensus de Washington, sur le Marché Commun européen, est de libérer les share-holders (détenteurs de capital) et les stake-holders (décideurs d'entreprises) de toute intervention, de tout contrôle et de toute réglementation étatiques pour faire multiplier leurs richesses. L'idée de la croissance appauvrissante leur est inexistante, c'est un no-word pour eux. La déferlante des accords de libre échange "de nouvelle génération" comme le TTIP, le CETA, le JEFTA, etc... est l'aboutissement de ce travail sur les consciences commencé en 1947 et qui élimine l’État de Droit et élimine les Codes du Travail, les Réglementations Sociales, Écologiques, Sanitaires et d'Hygiène à partir du moment où ils limitent la liberté et le droit absolu de l'Investisseur. Pour installer ce dumping humain, ne coule dans le pipeline mental des ordo-libéraux que "l'effet de percolation - le trickle down effect", ou "l'effet de ruissellement" des richesses du haut vers là bas quand tout le pays et l’État sont mis au service de l'enrichissement des plus hauts placés. La réforme fiscale de Macron profite 18 fois de plus aux riches, le capital en actions est sorti de l'Impôt Sur la Fortune - ISF, la déréglementation du paiement des heures supplémentaires du nouveau Code du Travail, etc. J'ai baptisé il y a plus de 10 ans ce "ruissellement" du trickle-down-effect "humanisme automatique" des affairistes globaux ou "État Providence Bancaire" ou "Europe Providence Bancaire". Ce modèle normatif européen est fondé sur la "main vibrante invisible" d'Adam Smith qui est sensée faire fonctionner harmonieusement et réguler automatiquement les marchés, mais depuis l'année-Lehman 2008, la Lutte des Classes s'est faite sans nous et par-dessus nos têtes. La sociologue Monique Pinço-Charlot appelle ceci la Guerre des Classes, mais il n'y a plus que ces milliers de têtards de la diaspora financière globale, dont Macron est le 1er de cordée, qui nous plaquent dans leur flaque. Le Code du Travail n'a en fait pas été cassé par les Lois sur le Travail "Macron1" et "Macron 2", les pouvoirs publics français avec une Majorité des députés n'ayant en réalité remporté que 18% des électeurs inscrits aux Législatives de juin 2017 n'ont fait que de décliner dans la législation française le Traité Européens appelé TSCG - Traité sur la Stabilité, la Convergence et la Gouvernance de 1997 qui a été renforcé en 2012. Ce pacte TSCG est aussi appelé Pacte Fiscal ou Règle d'Or. Le TSCG organise en sous-main au niveau européen une ingérence dans le Contrat de Travail et dans les Rapports sociaux dans les États-Membres, en totale violation de tous Traités Européens. Le TSCG est donc une renégociation factuelle des Traités précédents et fondateurs de l'Europe. Tous ces pactes, tous ces Traités, toutes ces Directives ne sont destinés qu'à rendre la société européenne bon marché au profit unique des investisseurs, des spéculateurs, des banques et des marchés.

Voici donc le cadre dans lequel je vous propose de vous préparer à la faillite de la Deutsche Bank. La Deutsche Bank était la banque avec la plus grande somme bilanaire du monde, mais dont l’action en bourse a encore battu un record historique dans les abysses la semaine dernière. Ça fait longtemps que l’action de la Deutsche Bank est au plus bas de toute son histoire depuis sa fondation en 1870, il y a 148 ans. La Deutsche Bank était le modèle mondial du capitalisme financier bien avant la Goldman Sachs et avec ses rendements à 2 chiffres et son criminel de patron Joe Ackermann. Mais ce n’était que de la pyramide Ponzi sur des produits financiers dérivés et titrisés. Car vous le saviez ou non, mais la Deutsche Bank - en fait comme tellement d’autres banques voire comme toutes les banques systémiques - est en faillite technique depuis l’année Lehman-2008, malgré les délocalisations de quelques centaines de milliards de ses toxiques dans une Bad Bank et malgré les DIZAINES de MILLIERS de MILLIARDS de facilitations quantitatives de la Fed’ comme de la BCE. Il est à souhaiter que la Deutsche Bank fasse faillite en entier avant la Société Générale, BNP-Paribas tout autant en faillite technique. Le passif avoué composé de cadavres toxiques dépasse toujours de très loin depuis 10 ans les actifs et aucune mesure d'assainissement n'y a rien changé et n'y changera rien, et elle(s) émet(ent) encore plus qu'en 2008 de nouveaux produits financiers dérivés titrisés et pourris, pourris d'avance.

N'étant ni un spéculateur, ni un investisseur, ni un homme de droite, je ne saurais vous entretenir au sujet de la magie de l'enrichissement personnel ni au sujet des bonités d'une banque même si j'ai par exemple enseigné pendant 25 ans par exemple l'allemand appliqué aussi dans notre Grande École de Management de Strasbourg, l'EM-Strasbourg et anciennement l'IECS. Je vous invite à remonter plus haut dans mon post et de cliquer sur "Je suis un Insoumis actif depuis au moins 1992". J'ai mis en garde mes étudiants comme j'ai pu contre l'usurpation de ce capitalisme financier, appelé turbo-capitalisme quand c'était encore chic de le pratiquer, et contre le dévoiement du keynésianisme, quand il s'était agi depuis 2008 d'organiser sur le dos du contribuable et des populations le sauvetage des ces criminels bancaires. J'apportais des documents "irréprochables" du Frankfurter Allgemeine Zeitung, le journal allemand de centre-droit des banques de Francfort, j'étais pris pour un imbécile, mais mes débats que j'organisais passionnaient mes étudiants qui étaient si heureux de se faire les dents avec un "gauchiste". Ils aimaient à répéter à la ronde, "c'est un gauchiste, mais avec lui on peut parler". Aujourd'hui ils occupent des postes prestigieux chez Deloitte & Touche, PWC, USB, HSBC et travaillent avec ardeur toujours autant pour la privatisation de la création monétaire en épluchant le catalogues de leurs bonis que leur versent leurs employeurs.

Pour vous montrer l'état de faillite de la Deutsche Bank je m'appuie sur deux sites en particulier:
1) https://www.finanzen100.de/ le portail boursier de Focus online et 2) https://finanzmarktwelt.de/ qui est tout autant un site "sérieux" destiné aux têtards de la finance de cette élite globale. Évidemment si ces sites étalent les chiffres sur la faillite imminente de la Deutsche Bank, c'est que cette élite sait aussi qu'elle va perdre et qu'elle se demande quand Angela Merkel va intervenir pour racheter les pertes abyssales de la Deutsche Bank, et continuer comme l'Europe toute entière à ne pas faire payer les actionnaires des banques ni leurs dirigeants pour leurs activités spéculatives à la Ponzi et totalement criminelles. L'Islande a été plus courageuse, et ce "Tigre de l'Atlantique" a mis les dirigeants de ses banques en prison.

 

 

La valeur de l'action de la Deutsche Bank n'a jamais été aussi basse depuis sa fondation en 1870 et a perdu de 2006 à 2016 plus de 90% de sa valeur. Voici donc à gauche un premier graphique qui compare la banque Lehman avec la Deutsche Bank. La Lehman a fait faillite et a été liquidée en 2008, la Deutsche Bank végète et continue à faire des pertes depuis 2008 après une très légère embellie. Ce graphique à gauche s'arrête en 2008, et l'action de la Deutsche Bank a continué à s'effondrer en s'accélérant ces deux dernières années. Avec une somme bilanaire de 1600 milliards d'€, la valeur boursière de la Deutsche Bank n'est plus que de 16 Milliards, soit autant que le cimentier HeidelbergCement. En 2008 sa somme bilanaire était de 2282 milliards. On peut dire en fait que l'action de la Deutsche Bank est voisine de zéro. Une entreprise industrielle, commerciale ou de service aurait depuis longtemps été mise en liquidation. Le titre de cet article du site finanzmarktwelt.de est sans ambages: "Kapitalfehler: Wie unser Wohlstand vernichtet wird und warum wir ein neues Wirtschaftsdenken brauchen / Erreur capitale: comment notre bien-être est démoli et pourquoi avons-nous besoin d'un nouveau mode de pensée économique". Le CEO actuel de la Deutsche Bank, John Cryan, s'agite en racontant tous azimuts que la banque n'a pas besoin d'une aide de l’État. Angela Merkel s'était sentie aussi obligée en février 2018 de déclarer qu'une aide de l’État allemand était catégoriquement exclue. Les amendes que réclame le Département de la Justice US atteignent ou dépassent en volume la valeur boursière de la Deutsche Bank. Car la Deutsche Bank n'a pas que fait de la création de produits financiers dérivés titrisés adossés sur du vent ou des créances toxiques, elle a aussi triché en manipulant dans un Cartel avec les autres banques systémique le cours du Libor ou de l'Euribor, ces taux directeurs d'après lesquels sont ensuite fixés les taux d'intérêt des prêts. Elle a aussi triché avec les prêts hypothécaires et rien qu'aux USA elle fait face à plus de 8000 actions collectives. Les jugements qui en découleront et les exigences de dommages et intérêts et de remboursement dépassent aussi de très loin la valeur boursière de la Deutsche Bank. A chaque fois la Deutsche Bank, qui est actuellement en faillite technique, parce que tout simplement non reconnue publiquement ni par elle ni par les autorités de régulation bancaire, ni par le stress-test américain ou européen, s'enfonce encore plus profondément dans les catacombes de la faillite. Pourtant le FMI a déclaré lui-même que la Deutsche Bank est l'institut financier de la planète qui se trouve dans la situation systémique la plus dangereuse.

La Deutsche Bank est aussi et surtout une bombe à produits financiers dérivés titrisés. Sur ce graphique de 2012 à droite nous voyons que le porte-feuille de produits dérivés est de 46.000 milliards d'€, alors ses capitaux propres ne sont que de 61 milliards d'€. Les produits financiers dérivés sont OTC - Over-the-counter, ne figurent donc pas dans la comptabilité de la Deutsche Bank et son totalement opaques et sont du shadow banking. 94% des activités de la Deutsche Bank se font dans sa filiale, la DWS, qui n'est que son propre Hedge Fonds. L'enseigne Deutsche Bank n'est elle-même qu'une façade, ou une boîte aux lettres. Personne ne sait, ne sait plus ou n'a jamais su quelle a été la qualité des produits financiers dérivés titrisés de la Deutsche Bank, comme des autres banques souvenez-vous en. Rappelez-vous: un produit financier dérivé titrisés CDS/CDO, etc, n'est qu'une macédoine avec des vrais morceaux de cadavre dedans. Cette bombe de dérivés de la Deutsche Bank est donc estimée à 17 fois le PIB de l'Allemagne.

N'étant ni un spéculateur, ni un investisseur, ni un homme de droite ces chiffres m'apparaissent déjà comme très élevés. Mais si l'on s'intéresse à son leverage - levier bancaire, on comprend pourquoi il faut avoir très peur. Le levier de la Lehman était de 32 juste avant sa faillite, mais la somme bilanaire de la Lehman n'avait strictement rien de comparable avec celle de la Deutsche Bank, ot l'on se souvient de la catastrophe économique qui a suivi et qui n'est toujours pas en passe d'être réparée. Le levier bancaire de la Deutsche Bank est de 40. Quand une banque a un encours de crédit de 100, elle a en moyenne 10 de réserve en capital. Avec 10, elle a levé 100 sur les marchés qu’elle a donc redistribués sous forme de crédits. Pour la Deutsche Bank, ce levier est de 40. Avec le même montant de 10 milliards, la DB distribuerait 400 milliards, et avec l'écrasante majorité pour des emprunts destinés à financer l'achat de produits financiers dérivés qui est son unique coeur de cible. C'est l'apocalypse et la Deutsche Bank ne dispose plus depuis 2006 d'aucun amortisseur. Elle est morte, mais personne ne veut le reconnaitre pour l'instant. Le reconnaitre, serait simplement reconnaitre que le système capitaliste est en ruine comme l'a été le système communiste sovjétique. Et plus la Deutsche Bank fait de pertes, plus elle augmente les bonis de ses cadres dirigeants.

Aucun concurrent ne voudra fusionner avec la Deutsche Bank. Ce qu'à fait la Deutsche Bank n'est rien de moins que l'action de piraterie économique la plus grande de toute l'histoire de l'humanité. Angela Merkel n'a jamais évoqué ce sujet lors des dernières élections législatives et de la chancellerie. Seul le crash de la Deutsche Bank sera la solution. Et là, personne ne reparlera plus de Renégociation des Traités Européens. Nous passerons à autre chose. Il vaudrait mieux passer à autre chose avec les Elections Européennes de mai 2019.