A la fin de l'année 2016, la BCE a offert ainsi gratuitement depuis 2008 environ 17.000 milliards d'€ aux banques. Le PIB européen est de 14.000 milliards. Les crédits pourris avoués des banques italiennes s'élèvent à 360 milliards d'€. C'est la 3ème fois que l’État italien organise un bail-out de la Monte dei Paschi depuis 2009. Elle fait partie des 130 banques systémiques européennes surveillées dans le stress-test établi par l'Union Bancaire Européenne qui est accolée à la BCE de Frankfurt. Il est étonnant que l'on ne puisse connaitre le montant ou tout au moins un ordre de grandeur des cadavres de toutes les banques en Europe qui attendent dans leur comptabilité et dans leurs bad banks. De tels chiffres si nécessaires à l'exploration de l'information ne sont pas accessibles. Ceci est donc fondamental pour définir toute politique et informer le citoyen qui doit se prononcer sur un modèle de société et non pas sur l'arc de courbure des concombres. Ce n'est pas tout. Depuis 2008 le montant des produits financiers dérivés tels que les CDS / CDO, inventés par la Goldman Sachs, a continué d’exploser avec un taux de 20% pour ces deux dernières années alors que c’est par eux que le système financier mondial s’est écroulé en 2008 sans jamais se relever. Cette réaccélération de la titrisation n'a pas permis d'amplifier la vente de crédits aux PME qui vivent, elles, dans l'économie réelle pour réaliser des projets économiques et écologiques créateurs d'emplois. Et boums! Les banques n'ont pas joué le jeu et détournent à leur unique profit dans leurs propres exercices de trésorerie et dans de la spéculation financière toutes les liquidités qui leurs sont offertes depuis 2008 par les États, les banques centrales et la BCE. L'Islande a mis ses banksters en prison. Il est étonnant que la justice américaine impose des milliards de $ d'amende à toutes les banques criminelles de la planète, mais que dans l'Union Européenne nos banques poursuivent leur entreprise de démolition. Existe-t-il au moins une Cour de justice compétente pour les banques?

Seuls les rachats massifs des dettes pourries permettent de donner l’illusion que les banques vont mieux ou qu’elles réussissent les stress-tests organisés périodiquement comme des téléthons par l'Union Bancaire Européenne pour amuser les populations et faire saliver les décideurs privés ou politiques. La BCE continue à racheter à hauteur de € 80 milliards par mois les cadavres bancaires et ceux des groupes industriels et des "grands comptes" jusqu’à la fin de l’année 2017 qui n’est pas non plus envisagée comme une date butoir. Avec ces liquidités gratuites les systèmes financiers et spéculatifs continuent à amplifier leurs activités spéculatives criminelles et de déprédation des économies nationales. La Monte dei Paschi, ou la Deutsche Bank, sont toujours en faillite technique et dès le premier test en grandeur nature l’Union Bancaire Européenne a échoué. Cette Union Bancaire Européenne a été édifiée pour que les actionnaires et les créanciers interviennent en premier lieu quand une banque s’effondre dans une crise de laquelle elle ne peut plus s’échapper par ses propres moyens comme avec une augmentation du capital ou avec un renflouement privé (bail-in) de ses dettes. Toutes les banques ont une somme de cadavres irrécouvrables dans leur comptabilité ou dans leur bad-bank qui dépasse de très loin leur Fonds Propres Réglementaires, l'exigence minimale de fonds propres et passifs exigibles. Quand elles sont abandonnées en plus par la bourse elles sont en réalité en faillite technique comme la Deutsche Bank ou le Crédit Suisse. Jusqu'à présent les injections directes faites par les banques centrales, la Fed' ou la BCE, ont créé une euphorie boursière qui a fait imaginer un effet positif collatéral sur les banques, tant que leur valeur boursière ne s'effondre pas complètement comme pour la Deutsche Bank ou la Monte dei Paschi. Aucune banque ne peut se redresser sans la maquillage de sa comptabilité, sans la création de sa bad-bank ou sans la magie du renflouement public et de la planche à billets, etc. Toutes ces dissimulations de faillites et tout ce dévoiement du keynésianisme seront et sont déjà gravement payés par les populations, les contribuables, les États et les économies nationales. Il devient chic dans le parler actuel de dire par exemple que "La France doit réduire la taille de l’État-Providence". Et les électeurs - qui ne veulent pas d'expérience - l'acceptent avec complicité, se sentant pousser des ailes de la responsabilité citoyenne au lieu de déchirer cette tunique de l'infamie qui leur est collée dessus au profit des spéculateurs. Les électeurs sont co-responsables et ne seront pas soustraits, un jour ou l'autre, de leur rôle actif dans la démolition organisée de leur propre espace vital. Ils lèguent cette multiplication mortelle à leurs enfants comme la couche d'ozone.

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Il est encore plus étonnant que ce Mécanisme de Surveillance Unique bancaire et le Mécanisme de Résolution Unique, et l'Union Bancaire Européenne soient un service dépendant de la BCE. La BCE est donc le superviseur prudentiel central avec à sa tête Mario Draghi, Directeur de la BCE et ancien Directeur Europe de la Goldman Sachs. L'ancien Président de la Commission Européenne, Manuel Barroso vient d'être embauché par la Goldman Sachs. Il n’y a donc rien d’étonnant à l'échec inaugural de l’Union Bancaire Européenne qui n'a même pas tenté d'intervenir pour la Monte dei Paschi.

Les Recommandations de Bâle III de la Banque des Règlements Internationaux / Bank of International Settlements qui prévoyaient une augmentation des Fonds Propres Réglementaires jusqu’à 9 % pour les banques systémiques ne sont jamais entrées en vigueur. Elles entreraient en vigueur en janvier 2019 aux dernières nouvelles, alors que leurs nécessités ont été annoncées dès 2008. Cette décade perdue n’émeut personne et surtout pas les décideurs politiques. La Deutsche Bank n’atteint toujours pas les 4% et sa valeur boursière n’a jamais été aussi basse que depuis 150 ans et est inférieure à celle d’Adidas. La création du premier cercle de ministres du nouveau président américain Donald Trump envoie aux systèmes financiers le message que toutes les réglementations, régulations et tous les contrôles des systèmes financiers sont à oublier maintenant. Les 17 ministres américains nommés jusqu’à présent sont aussi riches que 109 millions d’américains. La bourse et les cotations des banques ne s’y sont pas trompés et le Dow Jones va dépasser la cote de 20.000 dans sa folle bulle échoïque qui est devenue une bulle politique. On passe juste de la Bulle Obama à la Bulle Trump. Pour la bulle Obama elle est immobilière.

La gouvernance de cette Union Bancaire européenne pose justement un problème démocratique car elle est confiée à la BCE qui n'a rien de démocratique et qui n'a pas été conçue dans cet esprit. Le Comité de surveillance de l'Union Bancaire Européenne travaille à l'intérieur de la BCE et est doté de pouvoirs de supervision, de contrôle direct et de sanction des banques, ainsi que des pouvoirs règlementaires quasi-législatifs. Certains eurodéputés ont un droit de regard confidentiel sur son action, mais les élus au niveau européen ou national n’ont aucun pouvoir de contrôle contraignant sur ce Comité de surveillance. Le "modèle européen" de la libre circulation des biens, des services et des capitaux est indéracinablement au sommet de la hiérarchie des normes en Europe. Il n’est donc pas étonnant que du côté européen non plus un assainissement des banques ne veuille être réalisé et que l’Union Bancaire Européenne ait échoué dès son premier test qui aurait dû avoir lieu avec la Monte dei Paschi. L'Union Bancaire Européenne n'a pas échoué, elle n'a rien tenté du tout dans le cadre de son Mécanisme Unique de Résolution. Dès le début il était clair qu’elle serait vouée à l’échec et qu’il serait impossible de faire payer les créanciers de ces banques. Parmi les créanciers il y a aussi de simples épargnants qui ne veulent jamais courir de risque mais qui veulent juste ranger leurs économies. Aucun pouvoir politique ne voudra laisser égorger ces créanciers. Donc l’État Providence Bancaire et l’Europe Providence Bancaire vont continuer à soutenir ces systèmes bancaires qui auront définitivement la totale liberté d’agir et de dicter leurs Lois aux États avec l’introduction du CETA / TTIP, l’accord de libre échange qui n’est qu’un accord de garantie de liberté universelle de l’investisseur.

L’Union Bancaire Européenne n’était qu’une farce ou un miroir aux alouettes en direction des citoyens qui ne pensent que d’aller au Aldi pour comparer les prix. C’est d’ailleurs pourquoi les partis politiques s’évincent volontairement et manifestement devant des marionnettes qui vont agiter quelques positions multimédiales au lieu de définir une politique de parti clairement définie pour corriger les systèmes bancaires par exemple. L’Union Bancaire Européenne, Bâle III, le contrôle et la réglementation des banques, l’éclatement des banques universelles ne seront toujours pas des thèmes de campagnes politiques, pas non plus pour les élections présidentielles en France pour mai 2017. Les populations vont courir hors de leurs maisons pour choisir des têtes lors de primaires et pour brouiller et tamponner la conscience politique publique dans des mouvements de foule. Je n’ai donc pas une plus haute opinion de ces Primaires qui sont une aubaine pour les partis qui ont démissionné de leur travail d’analyse et de proposition. Les primaires ne sont donc surtout pas, comme on voudrait le faire croire, un congrès externalisé des partis politiques, mais sont le vêlage d’une marionnette qui va plaire en fonction du prix de la baguette.

L’Union Bancaire Européenne avait donc pris les devants face aux décideurs politiques, car elle ne devait que cacher que ceux-ci n’étaient pas à la hauteur de leur fonction et qu’ils ne pouvaient ni ne voulaient s’imposer et s’opposer devant les lobbies financiers. Les Fonds Propres Réglementaires actuels ne reflètent non seulement toujours pas les Recommandations de Bâle III de la BRI / BIS - qui reste un club privé - mais en plus n’ont quasiment pas augmenté depuis l’année Lehman-2008 et ladite Crise des Subprimes. C’est pourquoi on fait courir le bruit sourd que les créanciers aussi vont devoir renflouer les banques en perdant leurs avoirs, si une banque devait faire faillite, pour excuser par avance l’État Providence Bancaire et l’Europe Providence bancaire qui vont le faire à leur place mais sur le dos du contribuable dans une mutualisation publique des dettes des banques. Un épargnant spolié est plus facilement identifiable qu'un habitant fiscalisé. L'épargnant spolié aurait conscience de son état et saurait le faire entendre. Un habitant fiscalisé ne saura que geindre et remplacer sa frustration en donnant sa voix aux populistes, histoire de montrer qu'il en a.

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Il n’est pas non plus étonnant que les lobbies financiers - qui sont même directement intégrés au gouvernement Trump avec la Goldman Sachs ou en Europe avec Mario Draghi à la BCE - font tout pour proroger d’année en année la mise en œuvre des Recommandations de Bâle III et de maintenir les Fonds Propres Réglementaires aussi bas que possible. Les lobbies financiers perçoivent devant eux une relation de cause à effet qu’ils veulent tuer dans l’œuf. Une augmentation des Fonds Propres Réglementaires signifie une augmentation du capital avec plus d’actions qui imposera une augmentation des dividendes à verser. Mais alors il resterait moins d’argent à reverser sous forme de salaire et de boni aux top-managers. Avec leurs bad-bank et leurs « actifs cantonnés » comme pour la Société Générale, les banques ne font aucun bénéfice depuis 2008 d’un point de vue comptable.
 

Cette situation létale des banques se laisse vérifier partout en Europe. C’est pourquoi même le cours de la Deutsche Bank, la plus grande banque du monde du point de vue de sa somme bilanaire, a subitement augmenté suite à l’annonce que l’État italien va nationaliser la Monte dei Paschi. Dans un avenir proche l’État fédéral allemand va aussi « entrer » dans le capital de la Deutsche Bank. Tous ces moyens offerts gratuitement aux banques depuis 2008 ne sont pas versés dans l’économie et appauvrissent d’autant les États, leurs devoirs régaliens, les services publics. C’est pourquoi, l’Allemagne exportatrice qui « va bien » officiellement depuis 2008, pense à privatiser par exemple son réseau autoroutier… En France, il n'y a pas de reprise économique depuis 2008. (Photos: ma 2ème conquête du Cap Nord à vélo)

Suivons donc la campagne pour les Présidentielles en France de près et allons aux urnes faire notre devoir. Il existe toujours des alternatives politiques et parlementaires et qui respectent notre État de Droit. Mes les citoyens ne veulent pas "faire d'expérience" et ne veulent pas sortir des sentiers battus. Ils ne veulent pas non plus se rendre compte que sur leur dos et par-dessus leur tête est réalisée la plus grande expérience fiscale et monétaire de toute l'histoire européenne et qu'ils sont battus par la planche à billets et la Lutte de la Classe financière dans cette Europe Providence Bancaire. Dans le cadre de cette expérience fiscale et monétaire nous assistons aussi à une nouvelle création de dette publique qui constitue aussi au niveau planétaire le plus grand transfert de la dette privée vers la dette publique de toute l’histoire de l’humanité. Mais l'électeur, lui, ne veut surtout pas faire d'expérience.

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L'Union Bancaire Européenne est morte avant d'avoir existé. Contrairement à l’ambition affichée d’un mécanisme de résolution unique, le manque d’harmonisation des lois nationales gouvernant la mise en œuvre des instruments de résolution et la forte discrétion laissée aux autorités de résolution laissent la porte ouverte à un traitement différencié ou discriminatoire des créanciers et des déposants des banques de l’Union Bancaire Européenne. Chaque Pays de l'Euro-Zone et de l'UE, mais aussi chaque banque, peut toujours interpréter à sa manière les critères et le moment où une banque entre dans sa phase de résolution, c'est à dire de liquidation. Malgré un mécanisme de résolution qui se veut unique, il y a des distorsions dans l’application des règles entre les états membres. Malgré un système voulu unique il y a des interprétations qui semblent inconciliables entre le point d'entrée unique pour la holding de la banque ou la tête du groupe de la banque ou pour les points d'entrée multiples pour toutes les entités du groupe au travers desquels le bail-in, la liquidation ou le redressement d'une banque universelle devraient se réaliser. L'Union Bancaire Européenne a donc été défaillante à tous les niveaux de la supervision qu'elle avait dû mener et des recommandations qu'elle avait dû faire. Il est d'ailleurs très intéressant de suivre actuellement les presses allemandes, anglaises et françaises qui soulignent justement, pas seulement à cause d'une interprétation purement nationale, de manière "ahurissante" cette distorsion de l'interprétation même de la situation dans laquelle se trouve la Monte dei Paschi. Pour certains journalistes du Frankfurter Allgemeine Zeitung (centre droit de Francfort) la Monte dei Paschi n'a pas encore épuisé toute la panoplie des instruments de bail-in et n'est donc pas encore en situation de faillite, et dans la même journée pour les journalistes de la Tageszeitung (alternative gauche verte de Berlin) la faillite inévitable de cette banque et l'échec de l'Union Bancaire Européenne sont avérés. L'Italie n'a pas attendu et a dû lancer la procédure de nationalisation de la Monte dei Paschi avec rachat des dettes pourries qui ne seront plus jamais recouvrables. L'Allemagne qui avait racheté et liquidé en 2009 pour 700 milliards d'€ la holding de la Hypo Real Estate, le deuxième institut de crédit hypothécaire européen, a donc déjà acquis une grande expérience quand il s'agira de redresser la Deutsche Bank.

Voici ci-dessous un résumé du Wikipédia au sujet de l'Union Bancaire Européenne et vous comprendrez que l'Italie est de suite passée à l'étape 5 sans attendre un avis de l'Union Européenne Bancaire qui ne serait de toute manière jamais venu. C'est aussi normal que l'Union Européenne Bancaire ne soit pas intervenue, parce qu'au moins toutes les 129 autres banques systémiques en Europe sont dans la même situation de pré-faillite ou de faillite technique. Par laquelle de ces 130 banques systémiques devrait-elle commencer? Dans le cimetière les morts jouissent sans entrave d'une solidarité exemplaire. Mais les banques ne veulent pas avouer qu'elles ne sont plus que des zombies et l'Union Européenne Bancaire peut jouir de son sommeil qui lui semble éternel jusqu'à son prochain stress-test qui égayera ses psaumes pendant un petit mois. L'Italie, comme les autres États-Membres de la Zone-Euro ou de l'UE, n'agit qu'en fonction de ses intérêts nationaux pour éviter un effondrement immédiat et flagrant de son système financier. Ceci équivaut à dire qu'il existe un euro-lire, un euro-franc, un euro-mark... et même un sterling-euro. Après 2008, les banques d'Italie, de Grèce, d'Espagne et du Portugal ont été mises sous perfusion une première fois par les États concernés et massivement par la BCE... mais juste pour qu'elles puissent commencer à rembourser massivement les banques françaises et allemandes. Mais toutes ces facilitations quantitatives ne suffisent jamais à aucune région d'Europe et à chaque fois sont révélés de nouveaux charniers de dettes toxiques, pourries et irrécouvrables.

Le 28 novembre 2008 j'avais déjà inventé cette expression de l'euro-lire, de l'euro-franc, etc et je vous invite à relire ici un extrait de mon post d'à lors >>> J'ai été apparemment le seul sur le Web, et je n'ai pas lu ceci non plus dans les médias, que le "Plan Européen de Sauvetage" décliné nationalement avec la "Boîte à outils" dans chaque Pays européen était un déni d'Europe, une violation du Traité de Lisbonne et des Directives européennes, et même de l'OMC. Je ne me suis pas offusqué de dérogations à tout ceci, qui s'appellent en Grande-Bretagne "opting-out" conformément à la terminologie officielle des communautés européennes. J'ai aussi écrit récemment sur mon site, et je reste aussi le seul avec cette idée, que ce Plan européen venait de réinventer les devises, le euro-franc, le euro-mark et même le sterling-euro en créant des situations inégales au niveau financier et bancaire en Europe avec des zones plus ou moins nationalisées de banques, avec des rachats plus ou moins étendus des créances toxiques, avec des zones plus ou moins "relancées" économiquement, le tout avec cette orchestration cacophonique des cette "Boîte à Outils du Plan de Sauvetage européen". L'Europe est ainsi divisée en sanctuaires nationaux bancaires et économiques qui permettent aux capitaux d'aller là où ils sont le mieux en sécurité d'État dans un des plus purs rapports de concurrence déloyale libre et non faussée. <<< Le 24 décembre 2016, je suis absolument estomaqué de ma clairvoyance d'il y a 8 ans. Venons en maintenant au texte de Wikipédia. >>>

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"L’Union bancaire désigne dans l'Union européenne un processus européen de surveillance et de gestion des faillites éventuelles des 130 plus grands établissements bancaires. Sa création, liée aux enseignements de la crise de la zone euro, est regardée parfois comme la plus grande étape vers un fédéralisme européen depuis la création de l'euro. Le 15 avril 2014, le Parlement adopte l'union bancaire.

Procédure

  1. La Banque Centrale Européenne qui supervise les 130 grandes banques européennes à compter de novembre 2014 doit engager une procédure en cas de détérioration grave de la situation d'une banque.
  2. Le Conseil de résolution composé de fonctionnaires et de représentants des États doit préparer des mesures de résolution du problème depuis le 1er janvier 2016.
  3. Les actionnaires, les créanciers et les déposants devront participer au sauvetage. Il convient de préciser que les dépôts de moins de 100 000 € peuvent eux aussi être mis à contribution.
  4. Si l'action des actionnaires et des déposants ne suffit pas, le fonds de résolution entre en jeu. Toutefois, lorsque l'effort demandé dépasse les 5 milliards d'euros, les autorités nationales de tous les pays de l'Europe doivent participer au vote. Il s'agit d'éviter que certains pays soient trop sollicités.
  5. Si le fonds de résolution ne suffit pas à régler le problème, c'est aux pays européens et en premier lieu au pays de la banque en difficulté d'intervenir."
     

<<< Fin de la citation du Wikipédia.

Conclusion: L'Union Bancaire Européenne créée en 2014 prévoit un fonds de résolution, une assurance contre les défaillances des banques. Mais l'Union Bancaire Européenne prévoit aussi que ce fonds ne sera vraiment abondé et opérationnel qu'en... 2024, soit 16 années après l'Année-Lehman 2008 et la Crise des Subprimes. Qu'est ce que l'on attend pour assainir le système bancaire et financier? Réponse: "la destruction par les marchés". Ce sont les termes exacts de ce qui a été décidé en 2009 à Athènes à la Conférence Bilderberg par les grands argentiers de ce monde et par ceux... qui les comprennent. (Allez donc voir la liste des participants!)

 

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La dette publiques des USA est passée de $ 10.000 milliards en 2008 à $ 21.000 en 2017 alors que le PIB est de $ 18.850 milliards en 2017.
La dette des entreprises non-financières américaines est passée de $ 9500 milliards en 2000 à $ 16.700 en 2017 alors qu'il n'y a pas eu de croissance économique et que le taux d'% directeur a été de 0% ou négatif.
La dette des ménages est restée à $ 12.500 milliards depuis 2008 alors que le tx d'% était de 0% ou presque.
Une augmentation du taux d'intérêt américain, ou le retour à une valeur au-dessus de 0%
va révéler et amplifier cette situation catastrophique dans laquelle se trouvent les USA.
Ceci entrainera les USA dans une situation de banqueroute d’État et une faillite privée.
Depuis les dernières élections présidentielles les USA évoquent un défaut de paiement ou défaut souverain.
Les Bons du Trésor américains sont le cœur de la finance mondiale car ils ont encore aujourd'hui la réputation d'être le safe haven.

Cette réputation de safe haven des Bons du Trésor des USA est totalement volée depuis au moins 2 décennies et ne repose que sur la puissance militaire américaine
qui est aujourd'hui stratégiquement et politiquement supplantée par les puissances chinoises et russes et par le désengagement voulu par l'actuel président des USA.