Et puis, dans notre douce France, 12 ministres en fonction ont été assassinés sous la Vème République, en passant, dans les appartements de l'Elysée, par le Magnum du Chargé des Chasses Présidentielles, De Grossouvre, ou le 1er ministre Bérégovoy qui s'était "suicidé" par deux balles partant du haut en bas et dont on n'a jamais trouvé les douilles avec les détecteurs à métaux; il suffisait de lire le Frankfurter Allgemeine Zeitung à l'époque. Mitterand a parlé des "chiens" qui ont poussé Bérégovoy à la mort, Chirac a une prose tout aussi enjôlée et fâchée au sujet des ses deux premiers ministres intrigués par les critiques. Chirac, Mitterand, ce sont des grands veneurs.

Je me souviens très bien, lors de son discours d'investiture comme 1er Ministre, Bérégovoy disait, comme un maître d'école brandissant un épais dossier: "et je tiens ici un dossier, et si je me mets à parler...". Quelques temps après son bureau de Matignon et son coffre-fort ont été forcés et le dossier avait disparu.

Clearstrem, EADS, les vedettes de Taiwan, l'affaire Elf, l'affaire Sirven, les chaussures à vingt milles francs du ministre Roland Dumas et les statuettes offertes par la putain de la République: il est temps que le grand théâtre à la Stavisky s'arrête en France, il est temps que tous ces politiciens dédaigneux et arrogants s'éclipsent après toutes leurs autoamnisties plébiscitées au Parlement. Il est temps que le Karcher fasse son nettoyage dans les palais de l'Etat. Il fut un temps, où j'admirais la démocratie autonettoyante des Etats-Unis démontrée lors de procédures comme celles de l'empeachment prononcé par le Congrès contre son Président ou les démissions contraintes issues du Watergate.

Que peut-on encore attendre comme morale civique des petits loulous de quartier, quand tout en haut cosi fan tutte, ces personnes, ces édiles édifice du mensonge français? Évidemment le grand veneur pousse au délitement de notre République, l'un des 1er Ministres instille la peur de l'autre, de l'écolier-sans-papier, de l'immigrant, du banlieusard, pour offrir son tir chirurgical qui ne fera jamais de dégats colatéraux mais qui nettoiera la France de sa vermine et de ses cafards. Je vous livre par ces deux liens opposés matière à réflexion.

In fine la réflexion est à mener sur la culture de l'ombre du système politique français, plus que sur la vérité des faits, des "nettoyages démocratiques" avérés ou non. Un système de contrôle de notre appareil politique n'existe pas en France. Il semble que la VIème République veuille en instaurer un.