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Quand on méprise les Décisions du Conseil d’État, pilier de l’État de Droit, on se met soi-même en dehors de l’État de Droit ~~~
Pour ma part, j'en reste à l’État de Droit, aux Droits Sociaux et Fondamentaux de l'EU, au Droit International de l'ONU, de la CIJ et de la CPI de La Haye
De 54 à 71% des électeurs inscrits ont snobé 16 fois les urnes aux P&L 2017, le 26 mai 2019, en 2020, en 2021, aux P&L 2022, le 9 juin 2024
Where the catallactic world ends... there starts our life | S'informer sur Traité de Lisbonne - Libre circulation des capitaux
Le 5 janvier 2020 - personne ne parlait de pandémie - j'annonçais les soaring twenties, les années-20 où tout explose
< Combattre le Dumping Humain > - I want my Europe back ! - < OWS - Occupy the WordS > 2021, la BCE a racheté depuis 2008 aux banques plus de 17.000 milliards avec plus de 20 plans de QE 2011, Michel Barnier: "les États ont racheté aux banques 4500 milliards de dettes irrécouvrables"
Depuis plus de 10 ans en ligne 1 et 6 page 1 de Google pour "extrême resserrement à droite",
et pour "Macron autocratie électorale" mon site est en page 1 ligne 5 et 7 anthropofascisme de Macron, le mot qui n'a pas encore d'existence
Il faut rendre au langage ce qui est à l'humain
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Finalisation du 15 août 2025 - Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox
Cette série de 7 analyses est appuyée sur mes cours en allemand appliqué que j'ai donnés en 2006 il y a 19 ans en Master Grande École à EM-Strasbourg | École de Management-Strasbourg
Bilan: La France d'aujourd'hui, août 2025 >>> - 8 millions de Travailleurs pauvres | - 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté | - 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire | - 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé | - sont passés de 2 à 5 millions depuis 4 ans, les Ubérisés sans contrat de travail, sans couverture santé-retraite-chômage-accident du travail et sans cotisations patronales bien-sûr | - 40 milliards du "trou" artificiel de la Sécu; il faut réintégrer les cotisations patronales sur les salaires et restituer en salaires ce qui a été transformé en primes exonérées, etc
Préambule: A partir du 10 septembre 2025, Macron - élu deux fois avec seulement 17% des électeurs inscrits - va recommencer à offrir au pays l'abonnement aux blâmes de l'ONU, de l'OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen, du Conseil Européen, de la Commission Européenne, de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, et j'en passe. A partir du 10 septembre 2025, Macron va garnir la soupe populaire avec ses toppings habituels, les Brav-M et LBD... et bientôt déclencher l'Article 16.
Pour comprendre la France de fin août 2025, j'ai choisi de faire avant le (1er) Blocage, celui du 10 septembre, une rétrospective de la France avec 7 analyses que j'avais mises en ligne il y a 19 et 18 ans sur mon site, à son tout 1er jour d'existence et déjà 6 mois plus tard au sujet des promesses de la mondialisation, de la globalisation, de l'européanisation selon les 4 critères de "convergence" de Maastricht. Il ne fallait pas être très instruit pour savoir que ladite "concurrence libre et non faussée dans l'information pure et parfaite" était synchrone avec l'écho hystérique du "we won the cold war" de la Chute du Mur de Berlin d'octobre 1989. Depuis 1989, et en ligne depuis le 06-VI-06, je montre que l'aboutissement de cette révolution des libertiades sera la réinstallation dans tous les pôles de décision d'un fascisme modernisé, élégant, just-in-time, sans sniper, que j'appelle anthropofascisme. Il se fera sans putsch, simplement parce qu'en France Macron a déjà organisé le renversement de régime depuis 2017: comme son homologue fasciste hongrois, Viktor Orbán, Macron interdit depuis 2017 à ses 1ers Ministres de demander au Parlement le Vote de Confiance. France et Hongrie sont les seuls États dans l'EU des 27 à commettre ce crime démocratique. En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a un président qui contourne Sénat/Parlement depuis 2017 avec 26 fois le 49-3 et avec le PLFSSR + le 47-1 + l'Article 122 + l'Article 38 + l'Article 44-2 + l'Article 44-3 + l'Article 112-3 + toutes les Ordonnances. Ce renversement de régime n'est plus la Constitution de la Vème République.
Mais, au nom de quoi? Au nom de la liquidation de l’État de Droit, des Droits Sociaux et Fondamentaux, du Code du Travail, des Travailleurs, des Services Publics. Il n'y a pas d'économie des retombées, de ruissellement vers le bas, mais le dumping humain généralisé, et l'extrême resserrement à droite sur le mode fast fashion accessible et offert à tous.
<<< L'Europe à cœur", Sculpture Ludmila Tcherina, Parlement Européen Strasbourg
L'Europe est devenue un handicap. L'Europe est réduite aux acquêts monétaires et financiers et commerciaux, au patriotisme économique national, à la concurrence fiscale autodestructrice. Les critères de convergence de Maastricht instituant l'Euro sont des critères de classe. La classe des papy-boomers se préserve ainsi sa propre aisance avec l'obsession de la stabilité des prix et l'impunité de l'imprévoyance collective qui met en péril la pérennité économique des États Membres et des générations ascendantes et à venir sans désirs.
a) Convergence européenne vers la faillite: L'Europe au travers de ses multiples Traités n'est que la chronique d'un échec annoncé. La convergence des économies nationales élevée comme grand principe et comme mystique fédératrice, a, d'étape en étape et dans tous les articles d'application des Traités, été volontairement infirmée par la volonté d'instaurer une libre concurrence et un libre échange total qui n'épargne aucun domaine de la vie économique et sociale des États Membres. Cette volonté délibérée de ne mettre en avant que l'holoéchangisme au détriment d'une politique européenne économique et sociale répond fidèlement aux préceptes libéraux de Milton Friedmann et de Hayek qui détestaient la souveraineté de l’État en tant que telle, l'interventionnisme keynésien et qui ne voyaient que le marché comme force régulatrice et de progrès économique. Le Traité de Maastricht de 1992 instaure une coordination renforcée des politiques économiques, visant à réduire l'inflation, les taux d'intérêt et les fluctuations des changes, de même qu'à limiter les déficits et la dette publique des États. Ces 4 critères, dits "de Maastricht", doivent assurer la convergence des économies des États Membres, préalable à l'utilisation d'une monnaie unique. L'intitulé officiel des 4 critères de Maastricht dans les articles du Traité est "les critères de convergence". Il y est plusieurs fois fait référence de politiques macroéconomiques menant à la convergence durable.
Ce qui est sidérant est que ce qui se voulait officiellement comme la seconde phase de l'Union Économique et Monétaire, ne faisait aucun cas d'autres critères économiques comme le taux d'emploi, le taux de croissance. Ces critères étaient purement des critères financiers de comptabilité nationale, et leur choix très restrictif n'était que le miroir de l'option libérale qui apparaît à chaque traité européen. Nous avons toujours appris qu'une monnaie, une devise était l'image de la santé économique d'une économie. L'Euro n'est qu'une image de ce qui est considéré comme étant la santé budgétaire d'un État au travers de la lorgnette du taux d'inflation, du taux d'intérêt, du déficit budgétaire (dette contractée dans l'année), de l'endettement (dettes cumulées). D'autres régions du globe, d'autre pays comme le Japon, le Canada ont une toute autre approche et gestion de tels critères.
La convergence des économies nationales a été la chronique d'un échec annoncé. En effet l'Euro n'a pas abouti à une réduction de l'écart existant entre les économies nationales du fait de la concurrence fiscale et sociale et des compressions de coûts opérées par certains pays comme l'Allemagne pour gagner des parts de marché au détriment de leur voisins européens. L'Europe, en dépit de la Stratégie de Lisbonne, est un échec dans bien d'autres domaines comme la coordination fiscale, les investissements dans la recherche fondamentale et appliquée, l'éducation et les nouvelles technologies.
L'instauration de l'Euro a représenté et représente des sacrifices importants. La réduction des déficits pour cadrer avec les 4 critères de convergence a nécessité un impôt spécial comme en Italie ou en France avec la RDS (Remboursement de la Dette Sociale), a réclamé des compressions budgétaires au détriment du pays et d'un financement de la croissance, a entraîné une forte inflation cachée par les instituts des statistiques qui prétextent devoir installer de nouvelles méthodes de calcul pour pouvoir témoigner du coût de la vie actuelle. En aucun cas l'Euro n'a su concentrer autour de lui un sentiment identitaire européen, mais plutôt une méfiance. L'Euro reste le symbole d'un modèle européen qui n'existe pas.
b) Stiglitz analyse par prémonition l'échec européen: L'Europe n'est que le modèle précurseur de la mondialisation. L'Europe est même le modèle le plus radical qui ne tolère aucun aménagement et aucune régulation de la libre concurrence et et du libre échange entre ses États Membres. Les observations sur le questionnement à la globalisation fait par J. Stiglitz, Nobel d'économie en 2001, dans son livre "LA GRANDE DÉSILLUSION; LES ÉCHECS DE LA MONDIALISATION" peuvent se transposer sur notre globalisation régionale européenne: "la mondialisation, ça ne marche pas pour les pauvres, ça ne marche pas pour l'environnement, ça ne marche pas pour la stabilité économique mondiale". Pour Stiglitz, le décalage entre une mondialisation théoriquement bénéfique et celle qui se développe aujourd'hui est imputable à la manière dont le processus est conduit, imposé, par les institutions internationales: le FMI, La Banque Mondiale, l'OMC (dans notre lecture il suffit de remplacer ces mots par BCE, Europe du libre échange). Le FMI et la BM ont été créés pour développer une action collective mondiale visant à assurer une stabilité financière et économique de la planète. Les fondements théoriques étaient keynésiens et promouvaient l'intervention publique pour soutenir la demande globale par des politiques monétaires et budgétaires d'expansion. En réalité le "fanatisme du marché" a conduit à des politiques d'austérité, de privatisation et de libéralisation. Ces politiques visent à contrôler les équilibres macroéconomiques avec l'inflation comme point focal. L'analogie avec les Traités Européens et le projet de Constitution Européenne est flagrante! La "stabilité des prix" réapparaît comme un serpent de mer jusqu'au §3 du TCE - Traité Constitutionnel Européen.
Face à la question de la répartition des fruits de la libéralisation, le FMI et la Banque Mondiale se sont longtemps appuyés sur les postulats de "l'économie des retombées" (ruissellement vers le bas). Pour Stiglitz ce postulat est une dangereuse illusion. De nombreux exemples montrent que la croissance peut être accaparée par une catégorie donnée d'acteurs, que les retombées sur les populations pauvres ne sont pas systématiques et que l'action régulatrice de l’État est nécessaire. Cette situation est aggravée par l'absence de toute mesure d'accompagnement. Selon la théorie, le marché va faire émerger les acteurs nécessaires à son fonctionnement, favoriser la concurrence, permettre une allocation optimale des ressources et une répartition équitable des fruits de la croissance. Les §1 et §2 de la Constitution Européenne et les différents Traité de convergence ne répandent pas d'autres grandes valeurs fédératives et identifiantes pour le bien des peuples. Les réformes imposées par le FMI et la Banque Mondiale sont "à taille unique", sans prise en compte ni des spécificités des contextes nationaux, ni des positions ou aspirations des pays. Elles sont strictement monétaires et économiques et ne prennent pas en compte les dimensions sociales et politiques et négligent totalement la "puissance du changement systémique" liant l'économique, le social, le politique. La foi fanatique dans le pouvoir du marché, le rejet total de l’État promu par le FMI et la Banque Mondiale rappellent l'holoéchangisme européen qui ne connaît pas d'autre légitimation.
Dès le milieu des années 70' j'avais écrit dans un mémoire universitaire intitulé "Der Markt oder die Macht" (Le marché ou la puissance, où l’ambiguïté du mot Macht laissait penser à la puissance en tant que telle, ou à la puissance de l’État) ceci: "le bloc de l'Est tombera à la suite de son échec démocratique et économique. Le modèle de l'Ouest tombera pour les mêmes carences démocratiques et économiques." J'ai plaisir à voir que Stiglitz me donne raison presque 26 ans plus tard.
c) L'Europe nettement plus libérale que les USA: L'Europe devance et reproduit et amplifie les caractéristiques de la mondialisation au lieu de s'en protéger. Cela se traduit par l'acceptation de la concurrence fiscale et sociale. L'Europe est si diverse qu'elle ne trouve ni ne fait l'effort de chercher en elle le ciment politique. La Constitution Européenne n'en était pas une tentative pour toutes les raisons invoquées dans mes articles à ce sujet. L'Europe n'est pas capable de participer à la domestication de la mondialisation et ne dispose d'aucune capacité de négociation. Pire le modèle économique européen est nettement plus libéral que le modèle américain qui applique les principes de l'économie de marché avec les nuances dues aux circonstances. L'administration Bush avait eu une politique très interventionniste après les attentats de 9 XI. 90% de la croissance étaient soutenus par des mesures fiscales, de relance permanentes sous la forme de subventions et d'aides importantes aux PME. Toutes ces mesures sont bannies et interdites par Bruxelles. La Fed', la Banque Centrale américaine, poursuit le double objectif de la stabilité des prix et le plein-emploi. Alors que la BCE remonte régulièrement les taux d'intérêt, la Fed' avait ramené son taux directeur de 6,5% à 1,75% en 11 mois en 2001.
d) Nivellement social vers le bas ou montants compensatoires sociaux: L'Europe présente sur le plan social une diversité de modèles qui sont mis en concurrence du fait de l'absence de coopération fiscale et sociale. Le nivellement vers le bas est inéluctable dans la situation actuelle. L'Europe qui ne brille que par ses déclarations généreuses mais aussi par sa veulerie et sa couardise ne choisira pas d'encourager la généralisation du modèle national qui se révèle le plus efficace sur le plan économique en supposant que les pays membres ayant le taux de croissance le plus élevé ont les résultats sociaux les plus avantageux. Les systèmes sociaux ne sont pas transposables d'un pays à l'autre. Il dépendent tout autant du contexte économique que de l'histoire et de la culture de négociation. Pour établir les conditions d'une concurrence non faussée, comme le préconise la Constitution Européenne, il faudrait instaurer un protectionnisme social fondé sur des montants compensatoires sociaux pour le travail devenu une marchandise comme un autre.
A l'interventionnisme public de relance et de croissance qui n'ose plus porter l'adjectif de "keynésien", les détracteurs de toute forme étatique solide opposent la question de la gestion de la dette publique. Pourtant les États modernes de la planète sont à présent capables d'avoir une politique économique interventionniste volontaire avec des mesures keynésiennes efficaces et permanentes sans pour autant passer par la "planche à billet" et une inflation non maitrisée. Une intervention publique macroéconomique d'envergure est nécessaire en Europe si nous ne voulons pas la voir s'effondrer socialement, économiquement, et politiquement dans des tentations totalitaires, populistes et xénophobes.[1]
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Cette rétrospective d'analyses, qui ont presque 20 ans, comporte six parties:
Bilan: La France d'aujourd'hui, août 2025 >>> Depuis 2017 sous Macron,
le CAC 40 à lui tout seul a versé 100 Milliards de dividendes aux actionnaires en 2024,
et passe depuis 2017 d'un record historique à l'autre d'année en année.
- rémunération des actionnaires: + 114%
- dividendes: + 46%
- rachats d'actions: + 286%
- 40 Milliards de baisse d'impôt pour les entreprises, le CICE, n'ont pas apporté de création d'emploi, ni de hausse du PIB, pas de ruissellement vers la bas.
- 70 Milliards d'exonérations fiscales depuis 2017 sans contrepartie-suivi-transparence
- 75 Milliards d'exonérations sociales attribués aux grandes entreprises sans contrepartie-suivi-transparence
- 211 Milliards d'aide publiques par an - 223 Mia en 2024 - aux grandes entreprises sans contrepartie-suivi-transparence >>>
Site du Sénat, Rapport du 1er juillet 2025 https://www.senat.fr/rap/r24-808-1/r24-808-11.pdf
augmentation 4 à 5 fois plus vite que le PIB et que les prestations sociales ces 20 dernières années
- 80 à 100 Milliards par an de fraude fiscale
Note(s)
^En relisant mes analyses, 19 ans après les avoir rédigées, je m'étonne du caractère hautement prémonitoire de leur contenu.
Les guerres intercontinentales reviennent, les réorientations des prédations territoriales
avec accueil sur tapis rouge et applaudissements envers les criminels de guerre,
le folklore du fascisme qui revient dans chaque pays avec son design local,
l'anthropofascisme du free floating brun sans encadrement, manifeste et drapeaux qui réplique partout "liberté d'expression"
et qui promeut le racisme contre tous et n'importe qui, la haine circadienne s'installe partout.
Et maintenant que l'on sait que Jeanne d'Arc n'est pas morte sur le bûcher, on se réinvente le roman national, càd le parl'être franco-français.
Ce transitionnel est palpitant. En un laps de temps, fin août 2025,
une fiction remplace une autre fiction, à nous de savoir agir et réagir en conscience et âme.
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Cette série de 7 analyses est appuyée sur mes cours en allemand appliqué que j'ai donnés en 2006 il y a 19 ans en Master Grande École à EM-Strasbourg | École de Management-Strasbourg
Bilan: La France d'aujourd'hui, août 2025 >>> - 8 millions de Travailleurs pauvres | - 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté | - 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire | - 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé | - sont passés de 2 à 5 millions depuis 4 ans, les Ubérisés sans contrat de travail, sans couverture santé-retraite-chômage-accident du travail et sans cotisations patronales bien-sûr | - 40 milliards du "trou" artificiel de la Sécu; il faut réintégrer les cotisations patronales sur les salaires et restituer en salaires ce qui a été transformé en primes exonérées, etc
Préambule: A partir du 10 septembre 2025, Macron - élu deux fois avec seulement 17% des électeurs inscrits - va recommencer à offrir au pays l'abonnement aux blâmes de l'ONU, de l'OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen, du Conseil Européen, de la Commission Européenne, de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, et j'en passe. A partir du 10 septembre 2025, Macron va garnir la soupe populaire avec ses toppings habituels, les Brav-M et LBD... et bientôt déclencher l'Article 16.
Pour comprendre la France de fin août 2025, j'ai choisi de faire avant le (1er) Blocage, celui du 10 septembre, une rétrospective de la France avec 7 analyses que j'avais mises en ligne il y a 19 et 18 ans sur mon site, à son tout 1er jour d'existence et déjà 6 mois plus tard au sujet des promesses de la mondialisation, de la globalisation, de l'européanisation selon les 4 critères de "convergence" de Maastricht. Il ne fallait pas être très instruit pour savoir que ladite "concurrence libre et non faussée dans l'information pure et parfaite" était synchrone avec l'écho hystérique du "we won the cold war" de la Chute du Mur de Berlin d'octobre 1989. Depuis 1989, et en ligne depuis le 06-VI-06, je montre que l'aboutissement de cette révolution des libertiades sera la réinstallation dans tous les pôles de décision d'un fascisme modernisé, élégant, just-in-time, sans sniper, que j'appelle anthropofascisme. Il se fera sans putsch, simplement parce qu'en France Macron a déjà organisé le renversement de régime depuis 2017: comme son homologue fasciste hongrois, Viktor Orbán, Macron interdit depuis 2017 à ses 1ers Ministres de demander au Parlement le Vote de Confiance. France et Hongrie sont les seuls États dans l'EU des 27 à commettre ce crime démocratique. En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a un président qui contourne Sénat/Parlement depuis 2017 avec 26 fois le 49-3 et avec le PLFSSR + le 47-1 + l'Article 122 + l'Article 38 + l'Article 44-2 + l'Article 44-3 + l'Article 112-3 + toutes les Ordonnances. Ce renversement de régime n'est plus la Constitution de la Vème République.
Mais, au nom de quoi? Au nom de la liquidation de l’État de Droit, des Droits Sociaux et Fondamentaux, du Code du Travail, des Travailleurs, des Services Publics. Il n'y a pas d'économie des retombées, de ruissellement vers le bas, mais le dumping humain généralisé, et l'extrême resserrement à droite sur le mode fast fashion accessible et offert à tous.
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La politique monétariste de la BCE provient d'un malentendu d'un économiste libéral Franco Modigliani, Prix Nobel d'économie en 1985. Ce malentendu, le NAIRU, le taux de chômage n'accélérant pas l’inflation (Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment) est une estimation pour un pays et à un instant donné du taux de chômage minimum qui puisse s'accompagner d'une inflation stable. Modigliani se faisait l'écho du dogme du "chômage naturel" de Milton Friedmann.
Les politiques monétaires systématiquement anti-inflationistes des grandes banques centrales européennes et de la BCE depuis 1999 et l'introduction de l'Euro ont été dénoncées par Franco Modigliani lui-même, inspirateur du Nairu: "Le chômage est principalement le résultat de politiques macroéconomiques erronées inspirées par une crainte obsessionnelle de l’inflation et une attitude considérant le chômage comme quantité négligeable." Il n'est plus difficile aujourd'hui de connaître les vrais chiffres du chômage.
Joseph Stiglitz, dans son livre "Quand le capitalisme perd la tête", dans lequel il passe en revue les échecs et les réussites de l'administration Clinton, à laquelle il a participé, affirme le caractère dépassé de l'utilisation du NAIRU comme "référence idéale conduisant à un optimum de la situation économique". Selon lui, il est clair que cet indice n'est plus pertinent pour déterminer le lien entre chômage et inflation, et que la foi en ce lien a pour effet d'empêcher les gouvernements de mettre en œuvre des politiques orientées vers l'emploi. En effet, la Banque Centrale d'un pays est indépendante du Gouvernement. Une de ses principales missions - comme c'est le cas pour la Réserve Fédérale des États-Unis (Fed') ou la BCE - est de veiller à la stabilité des prix, si bien que toute politique budgétaire expansionniste mise en œuvre par le Gouvernement sera contrée par une politique monétaire restrictive de la Banque Centrale en augmentant les taux d'intérêt et donc le coût de l'emprunt.
Les dispositions sur la BCE dans la Constitution Européenne renforcent l'orientation actuelle de la politique monétaire et s’opposent aux mesures qui pourraient la mettre en cause alors qu'elles entraînent la croissance plus faible et le chômage plus fort de ce côté de l’Atlantique par rapport aux USA. Rien ne doit venir gêner la mission principale de la BCE c’est-à-dire la défense d’un euro "fort" pour le marché financier (sous couvert de lutte contre l’inflation). Le Pacte de stabilité (Articles III-184-1 et 184-2) fait pression contre les dépenses publiques, les déficits budgétaires et les emprunts publics. Il empêche le soutien de la dépense publique par la création monétaire. Cette politique joue contre l’emploi et la croissance réelle en favorisant la domination des marchés financiers et les rendements financiers élevés pour les capitaux.
a) la Constitution Européenne verrouille le statut et la fonction de la BCE: une série d’articles sacralisent la BCE telle que l’a conçue le traité de Maastricht. Ils verrouillent et aggravent ses orientations actuelles. Ce sont les Articles I-34, III-185 et suivants, les articles concernant les différentes politiques de l’Union européenne, et les Protocoles annexés.
- La BCE est indépendante du débat démocratique, des citoyens et des forces sociales, politiques nationales et européennes (Article III-188) mais elle est très sensible aux exigences des marchés financiers.
-La BCE a un objectif primordial, la stabilité des prix (Article III-185-1) sans mission pour l’emploi, la formation, la recherche, la croissance et cet objectif déclaré devient celui de l’Union elle-même (protocole sur les statuts de la BCE).
- La BCE pilote le Système européen de banques centrales (SEBC). Celui-ci intègre sans les faire disparaître les banques centrales nationales. Il monopolise le pouvoir d’orientation sur le crédit des banques en Europe (Article III-185-2).
- La BCE doit être consultée (ou elle peut se saisir elle même) sur toute décision qui pourrait mettre en cause sa mission primordiale (Articles III-185-4 et III-190) y compris les politiques sociales, salariales, d’emploi etc...
- La révision des statuts de la BCE n’est possible que sur proposition de la Commission Européenne ou de la BCE elle-même et après sa consultation (Articles III-187-3 et III-187-4).
b) négation par la Constitution Européenne des politiques budgétaires: pour éviter des mesures budgétaires nationales laxistes nuisibles aux autres États Membres, le Traité sur la Constitution Européenne préconise une coordination des politiques au sein des GOPE qui ne sont que des recommandations émises et non contraignantes (Grandes Orientations de Politique Économiques). Une procédure d'encadrement des déficits publics est complétée par les mesures du Pacte de Stabilité (1999, suite au Traité de Maastricht de 1992) et vise plutôt l'équilibre financier que le contrôle de l'évolution de l'endettement public. C'est une vision minimaliste de l'intervention budgétaire limitée au mécanisme des stabilisateurs automatiques dont l'efficacité est réduite par la diminution de l’État préconisée dans le TCE - Traité Constitutionnel Européen sans pour autant conduire la gestion de l'Union Économique et Monétaire vers un fédéralisme souhaitable. Le TCE recommande de soutenir par une politique de la demande des actions structurelles favorables à l'offre, mais les États Membres sont dénués de moyens efficaces pour le réaliser.
Dans l'Union Monétaire Européenne les États Membres de l'Euro-Groupe ont abandonné le contrôle de leur monnaie, le pouvoir de fixer le taux d'intérêt et le taux de change relativement à leur situation économique. Les chocs conjoncturels ne peuvent donc être contrés qu'avec les outils budgétaires au niveau national ou en coordination au niveau européen pour éviter que des mesures nationales ne se nuisent mutuellement. De plus il est impératif de respecter les 4 critères de Maastricht pour garantir l'objectif de la stabilité des prix. La Constitution reste parfaitement fidèle au Traité de Maastricht dans la Partie III, Chapitre 2, section 1 consacrée aux principes de coordination des actions économiques dans le cadre des GOPE (Grandes Orientations des Politiques Économiques) et des modalités de contrôle des déficits excessifs. Il est pratiquement impossible d'amender cette partie de la Constitution Européenne même dans une procédure de révision simplifiée.
Le Conseil des Ministres est habilité à adresser une recommandation à un État Membre dont la politique budgétaire risque de mettre en péril l'objectif de la stabilité des prix de la BCE au mépris de la situation économique et de l'emploi qui n'en sont que subordonnées. L'Irlande avait même été sommée en 2001 de procéder à un freinage budgétaire alors que l'excédent budgétaire était de 4,7% et les dettes publiques étaient faibles; l'Irlande pouvait, selon le Conseil, induire une tendance inflationniste nuisible à l'Union Européenne.
Il est curieux que la BCE s'autorise de déroger au critère de Maastricht des 3% d'inflation sans autoriser aux États Membres des dérogations aux niveaux des 3 autres critères. Face à ces 4,7% d'excédent budgétaire irlandais ayant dû être impérativement freinés… il existe le "taux idéal" d'inflation européenne qui est plutôt proche des 2% (recommandés par la BCE en 2004) que des 3% comme ordonnés par les critères de Maastricht. Les contraintes budgétaires sont d'autant plus contraignantes que le taux d'inflation idéal devant assurer la stabilité des prix est dangereusement bas. Un taux de 2% implique de danser sur le fil du rasoir, soit sur une moyenne de 1%, ce qui signifie que certains États Membres sont en situation de quasi déflation qui est bien plus dangereuse que l'inflation, et donc pour l'activité économique et pour l'emploi. Dans la pratique, la BCE a du mal à faire respecter ce taux de 2% malgré le chômage massif proche du taux de chômage idéal, comme le définit le NAIRU.
L'obligation d'éviter les déficits publics excessifs (de l'année en cours) est destinée à éviter l'augmentation de la dette publique (dettes cumulées des années précédentes). Dans l'esprit de la Constitution cette obligation est destinée à obtenir des finances publiques saines (selon les critères), d'où l'obligation pour les États Membres d'obtenir à moyen terme un excédent budgétaire. Cette conception méprise le "seuil de viabilité" des économies nationales contemporaines. Or la disparition à long terme de la dette publique a l'inconvénient de mettre en cause le bon fonctionnement des marchés financiers assuré par la liquidité des titres publics et donc de réduire les moyens de politique monétaire et d'endettement de l’État pour des mesures de programme ou de relance économique. La Constitution interdit la dette aux finances de l'Union Européenne (Article I-53-2), ce qui n'existe pas dans la Constitution américaine. A cause de la Constitution Européenne il n'existera jamais une politique budgétaire européenne et pas de fédéralisme budgétaire européen.
La Constitution donne un pouvoir nouveau au Conseil des Ministres par rapport au Traité de Maastricht. C'est lui seul qui décide s'il existe un déficit excessif. Il n'a plus besoin de consulter les recommandations de la Commission. Il n'existe pas de justification économique de la valeur de 3% du PIB pour le déficit public et de 60% du PIB pour la dette publique. Ces valeurs sont constitutionnalisées et pérennisées au mépris des situations économiques particulières des États Membres et de leur différence structurelle, au mépris de leurs histoire et spécificité économiques. Les sanctions sous forme d'amende contre les États Membres contrevenant aux critères ne peuvent pas s'appliquer, même s'ils font sur une période (un peu plus longue que prévue) les efforts pour assainir leurs finances publiques (Grèce, Portugal, Allemagne, France). La Constitution qui a pourtant conservé in extenso la procédure des sanctions s'interdit tout amendement sans révision constitutionnelle qui, elle, doit se faire à l'Unanimité.
Au fait, c'est quoi le déficit public? Pour la Constitution le déficit public n'est que le besoin de financement net des administrations publiques. Un déficit ne sera donc jamais, comme dans d'autres économies nationales, un déficit corrigé des fluctuations cycliques par rapport à un indicateur courant ou excluant les investissements publics. Sont donc à jamais exclues par la Constitution des mesures de relance keynésiennes. En plus simple, le déficit public est formé par le financement des administrations, donc il faut moins d'administrations, moins de dépenses sociales, moins de dettes, pas de dépenses pour la recherche, le développement, la relance, l'emploi mais des finances publiques "saines", saines selon les critères de Maastricht. A l'heure où la seule survie de l'Europe face à la mondialisation est l'avance technologique et la formation publique de très haut niveau, c'est très grave!! Nos "Conventionnels", les Rédacteurs de la Constitution n'ont pas voté pour l'avenir, mais pour le maintien de leurs avoirs immobiliers qui ne seront pas grignotés par l'inflation, une distribution de salaire supérieure aux travailleurs, une création d'emplois et des investissements lourds pour le long terme. C'est une Constitution de vieillards boursicoteurs qui ne veulent pas voir rogner leurs dividendes immédiats du capital. Parce qu'en Europe aussi, le "capital patient", celui des investissements productifs pour le long terme et générateur d'un enrichissement collectif, disparait au profit d'un rating trimestriel d'un capital qui doit offrir à très court terme un retour sur investissement aux détenteurs de parts; la shareholder value des entreprises doit augmenter très vite et cracher du cash tout de suite pour les actionnaires; les salariés n'étant que des accessoires nuisibles à la réalisation de cet enrichissement privé et qu'un handicap nuisant gravement à la réalisation de l'équilibre budgétaire de l’État. Ploums. L'entreprise ne sera plus jamais "citoyenne". La Constitution Européenne est libérale, c'est une Constitution de classe, d'une seule classe et tant pis si de pauvres lecteurs attribuent mes propos à l'extrême gauche. Blair, Schröder, Marie Ségolène Royal sont des centristes libéraux, à leur gauche existe une place énorme. Ne pas vouloir voir qu'elle existe est une façon de gagner du temps pour favoriser, au compte de sa propre classe, le transfert de richesses, de pouvoirs et de savoirs. C'est faire de la politique.
c) les deux caractéristiques létales du Pacte de Stabilité et de Croissance: L'économiste Charles Wyplosz pense qu'il faut s'attaquer à la logique du Pacte de Stabilité et de Croissance. "Suite aux exemples réussis existants d'organismes nationaux, tels que des instituts indépendants, qui mènent la surveillance des politiques budgétaires et économiques nationales et font connaître publiquement leur avis sur la mise en œuvre de celles-ci, les États Membres pourraient étudier comment ce type d'institutions pourraient s'intégrer dans leur cadre institutionnel national". ("Le Pacte de Stabilité atteint ses limites", Revue d'économie financière, n° 71, août 2003). La proposition de Wyplosz s'inspire des comités de politique monétaire existant auprès des banques centrales. M. Wyplosz propose de mettre en place, dans chaque État Membre de la Zone Euro, un "comité de politique budgétaire", chargé de fixer, chaque année, un plafond de déficit public ne devant pas être dépassé. Ce plafond serait déterminé, notamment, en fonction de règles définies au niveau communautaire. Le législateur garderait en revanche sa latitude actuelle pour déterminer les autres paramètres budgétaires.
Extrait du Financial Times, 31 January 2005: "Charles Wyplosz, a professor of economics at the Graduate Institute of International Studies in Geneva, argues that, although the existing Stability and Growth Pact was "so rigid that it could not work", the flexibility proposed by German Chancellor Gerhard Schröder is "excessive". Schröder's proposal that the budget deficit limit of 3% be lifted when governments do good things or face difficult economic conditions is too "vague" for the economist, who says that this effectively means the decision will be left to political appreciation of the Council of Ministers.
Such a scenario would be a "recipe for disaster", both failing to enforce fiscal discipline and deepening the growing rift between small and large countries. His solution is for countries to set their own commitments in terms of medium-term targets for public debt and then have them validated by the parliaments of each member state and negotiated with the others.
For Wyplosz, the only valid definition of fiscal sustainability is that the public debt - as a share of gross domestic product - does not grow without limits. Two of the pact's "lethal characteristics" were its focus on annual budget deficits and its way of dispossessing national governments and parliaments from their sovereign right to set fiscal policy. The revised stability pact should concern itself only with stabilising debts, ideally bringing them down to more comfortable levels than at present."
d) Partie III de la Constitution, pas de politiques budgétaires actives: il n’est un secret pour quiconque que le "NON" de gauche exprime le rejet de principes proclamés par la Partie III du projet de Constitution Européenne portant sur l’affirmation de l’orientation libérale et sur le dogme de la libre concurrence. La Partie III du projet de Constitution soumis à référendum devait faire avaliser par les peuples consultés des principes qui seraient définitivement constitutionnalisés avec possibilité de n'être cassés qu’avec l'unanimité des 24 États Membres, autant dire jamais.
Les électeurs n'ont pas cru, en exprimant le NON, que la sauvegarde de la compétitivité européenne doive uniquement provenir de la promotion "d'une main-d’œuvre qualifiée et susceptible de s’adapter ainsi que des marchés du travail aptes à réagir rapidement à l’évolution de l’économie" (Article III-203), de "l'économie de marché ouverte où la concurrence est libre" (Article III-178), donc d'un dysfonctionnement du travailleur dans ses ambitions et dans sa formation. A la différence de la Charte Européenne des Droits Sociaux et Fondamentaux des Partie I & II qui proclame des droits sans sanction et tourne le dos à l’objectif d’harmonisation par le haut, la Partie III fixe un cadre étriqué qui constitue l'obstacle à la mise en œuvre d’une politique de progrès social s’attaquant aux racines du mal dans tout pays membre de l’Union qui en manifesterait des velléités. Selon la Constitution, le mal du chômage provient du travailleur, s'il ne s'adapte pas au marché.
La Constitution Européenne reprend les dispositions du Traité de Maastricht (1992) et affiche la défiance de l'Union face aux politiques budgétaires actives de stimulation et de relance de l'économie et de l'emploi. Le Pacte de Stabilité (et de croissance; 1999) affirme sans fondements scientifiques les préférences pour l'automaticité des stabilisateurs budgétaires. L'Article III-178 stipule que les États Membres de l'Union Européenne doivent conduire les politiques "dans le respect du principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources". Le terme "efficace" relève de la doctrine ou de présupposés idéologiques, cette forme d'économie devrait parvenir de manière naturelle à l'équilibre économique stable assurant un taux naturel de sous-emploi qui est l'expression d'une situation dans laquelle les anticipations sur les prix des biens et des services sont réalisés (NAIRU).
La Commission émet de très sérieuse réticences quant à "l'activisme budgétaire contra-cyclique" des États Membres". Ceci ne pourrait être vrai que si le "taux naturel de sous-emploi" était stable et si les comptages statistiques étaient incontestables. Par exemple le gouvernement Clinton avait obtenu un taux de chômage de 4% avec les tensions inflationnistes, alors que le taux idéal devait être de 6%. Le gouvernement Chirac chante pour chaque fête de fin d'année un chiffre du chômage ayant diminué. Ce gouvernement ment, tout comme le précédent gouvernement socialiste de Jospin qui avait subitement changé les modes de calcul. Il est de nos jours plus facile d'obtenir des chiffres proches de la réalité sur le site www.actuchomage.orgou sur l'Observatoire des Inégalités. La différence entre les chiffres annoncés et les chiffres réels souligne le niveau de transparence et la qualité de la démocratie que nous avons atteint.
La confiance aveugle réitérée dans tout le texte de la Constitution Européenne dans "l'efficacité", dans "l'affectation efficace des ressources" dans "une économie concurrentielle de marché qui tend au plein-emploi" et qui devrait mener à un optimum, relève de la scansion religieuse et n'est en tous cas que fondée sur un modèle économique élémentaire dans lequel la concurrence est pure et parfaite. Il n'existe que des concurrences imparfaites qui ne permettent que des affections déséquilibrées des ressources, Stiglitz, Prix Nobel d'économie, conseiller de la Fed' (Federal Reserve américaine, Banque Centrale US) et du FMI (Fond Monétaire International), l'a suffisamment prouvé. Il reste donc un champ d'application énorme ouvert aux politiques budgétaires. C'est une chance a côté de laquelle la Constitution décide de faire passer les peuples des États Membres... au nom de la stabilité des prix. Un redressement économique dépend de la combinaison de mesures budgétaires et monétaires anti-cycliques et elle est toute indiquée selon les économistes dans la situation européenne de conjoncture basse durable.
e) Le Pacte de Stabilité et d'incroissance comme Ultima ratio regum, l'ultime argument des rois: les rois sont le Conseil des Ministres européen forcément conservateur, les Commissions Européennes forcément conservatrices, le Parlement Européen forcément conservateur. Quand on ne veut pas gagner à la loyale, en offrant la meilleure politique économique, on change les règles du jeu à l'avantage de celui qui en tire le plus grand profit, les conservateurs élus par la classe aisée ou qui croit encore l'être. Une politique budgétaire discrétionnaire est donc interdite par la Constitution. La politique budgétaire en reste réduite à ne réagir qu'aux variations conjoncturelles en exploitant les outils offerts par la structure institutionnelle. Dans un ralentissement conjoncturel, les allocations chômage augmentent quand les recettes fiscales diminuent automatiquement, ce qui freine la baisse de l'activité et évite d'amplifier la détérioration de la situation de l'emploi. Le chômage induit par la baisse conjoncturelle n'est pas éliminé. Le Pacte de Stabilité (et de Croissance) abandonne les mesures budgétaires et monétaires discrétionnaires et ne repose que sur la mise en œuvre de stabilisateurs automatiques autour d'une limitation du déficit public et "d'une position d'équilibre". Ceci décrit l'unique dispositif contracyclique. Les stabilisateurs automatiques ne peuvent être efficaces que si l’État, doté de moyens, est habilité à réguler l'économie de marché. La Constitution réduit l’État à ses fonctions régaliennes de réaliser "un espace de liberté, de sécurité et de justice". Son intervention économique n'est que tolérée pour réaliser "un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée". (Article I-3-2)
Les moyens dont dispose l’État sont éliminés par la baisse considérable de l'impôt sur les bénéfices des sociétés (bien inférieur à celui des USA) et par la baisse de l'impôt sur les revenus dans une proportion bien moindre, ce qui correspond à un transfert de richesses organisé par l’État au profit des investisseurs et peut-être de l'offre, si la même part devait être réinvestie dans l'économie de production et non pas dans la spéculation des marchés financiers ou dans la délocalisation à l'étranger des investissements productifs. Ces baisses d'impôt sont réalisées pour satisfaire à la concurrence fiscale intra-communautaire avec la croyance en une harmonisation automatique. Selon l'Article III-171 de la Constitution, l'unanimité du Conseil des ministres est nécessaire pour statuer sur les questions d'harmonisation fiscale. Vous vous souvenez de la demande française de la baisse de la TVA pour le secteur de la sandwicherie et le secteur hôtelier qui est rejetée par Bruxelles. Avec la nouvelle arrivée de la Roumanie et de la Bulgarie comme États Membres de l'Union des 27, la concurrence ne peut être que faussée entre des partenaires économiques à forces et gravitations totalement opposées. La création de l'Union Européenne se fait de plus en plus sur un élargissement incontrôlé, et politiquement incontrôlable.
L'efficacité des stabilisateurs automatiques est aussi réduite par la volonté de réduire le système public de protection des chômeurs et de les rendre responsables de leur situation de leur mise à l'écart de l'emploi. L'équilibre des finances publiques, objectif premier du Pacte de Stabilité, est financée en partie par les chômeurs. Le rôle "éducatif" ou coercitif de l’État est de stimuler la recherche de l'emploi et de promouvoir la main d'œuvre "susceptible de s'adapter". Les pays scandinaves et la Hollande ont pourtant réussi à concilier dans les années 90 le redressement de leur économie et le maintien de la protection sociale élevée.
La souveraineté nationale des États Membres ayant disparu en matière monétaire et budgétaire, les dernières mesures budgétaires structurelles n'ayant toujours pas fait leur preuve depuis 1999 sur le niveau de chômage européen qui tend même à augmenter et à atteindre la barre (officielle) des 10%, il ne reste que le travail et le domaine social comme valeur d'ajustement qui devient la dernière marge de manœuvre. Les États Membres se découvrent une nouvelle croyance: la réduction de la protection des salariés, le réaménagement à la baisse du droit social, la mie en cause des acquis sociaux, l'austérité salariale, la dérégularisation des contrats de travail et l'allègement des conditions de licenciement. Les États Membres s'imaginent améliorer l'emploi et stimuler la croissance. Le chômage massif européen augmente, les salaires diminuent, le transfert de richesses des salariés au profit des investisseurs et des spéculateurs sont organisés par le Pacte de Stabilité et d'indigence, et sont constitutionnalisés ad vitam eternam par la Constitution.
L'Europe connaissant une conjoncture basse durable est dépendante de la demande et de la conjoncture extérieures à ses frontières pour réaliser ses excédents budgétaires ou simplement son équilibre. Elle ne met pas, dans sa situation d'éternel malingre, l'emploi en avant comme le font les USA. Elle a scellé dans son Pacte de Stabilité et dans sa Constitution une conception économique libérale qui est loin d'être partagée par les économistes et dont l'efficacité n'est pas vérifiée. Un amendement de tous les articles promouvant cette conception libérale est quasi impossible et nécessitera, à l'Unanimité, une révision du Pacte et de la Constitution. Qu'à cela ne tienne, l'Europe s'élargit et va encore jouer sur une décennie avec l'illusion du marché concurrentiel libre et non faussé jusqu'à l'adhésion de la Turquie et de l'Ukraine. La réalité de l'élargissement du marché trop commun de l'Europe constitue la fuite en avant des "conventionnels", Rédacteurs des Traités et de la Constitution Européenne. Seule un catastrophe économique rendra cet aréopage de tartufes, communautaires et unionistes, raisonnables et audacieux au niveau macro-économique pour le bien des peuples européens. Le Mur de Berlin est tombé à l'Est, seulement à l'Est.
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Cette rétrospective d'analyses, qui ont presque 20 ans, comporte six parties:
Bilan: La France d'aujourd'hui, août 2025 >>> Depuis 2017 sous Macron,
le CAC 40 à lui tout seul a versé 100 Milliards de dividendes aux actionnaires en 2024,
et passe depuis 2017 d'un record historique à l'autre d'année en année.
- rémunération des actionnaires: + 114%
- dividendes: + 46%
- rachats d'actions: + 286%
- 40 Milliards de baisse d'impôt pour les entreprises, le CICE, n'ont pas apporté de création d'emploi, ni de hausse du PIB, pas de ruissellement vers la bas.
- 70 Milliards d'exonérations fiscales depuis 2017 sans contrepartie-suivi-transparence
- 75 Milliards d'exonérations sociales attribués aux grandes entreprises sans contrepartie-suivi-transparence
- 211 Milliards d'aide publiques par an aux grandes entreprises sans contrepartie-suivi-transparence >>>
Site du Sénat, Rapport du 1er juillet 2025 https://www.senat.fr/rap/r24-808-1/r24-808-11.pdf
augmentation 4 à 5 fois plus vite que le PIB et que les prestations sociales ces 20 dernières années
- 80 à 100 Milliards par an de fraude fiscale
Finalisation du 15 août 2025 - Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox
Cette série de 7 analyses est appuyée sur mes cours en allemand appliqué que j'ai donnés en 2006 il y a 19 ans en Master Grande École à EM-Strasbourg | École de Management-Strasbourg
Bilan: La France d'aujourd'hui, août 2025 >>> - 8 millions de Travailleurs pauvres | - 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté | - 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire | - 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé | - sont passés de 2 à 5 millions depuis 4 ans, les Ubérisés sans contrat de travail, sans couverture santé-retraite-chômage-accident du travail et sans cotisations patronales bien-sûr | - 40 milliards du "trou" artificiel de la Sécu; il faut réintégrer les cotisations patronales sur les salaires et restituer en salaires ce qui a été transformé en primes exonérées, etc
Préambule: A partir du 10 septembre 2025, Macron - élu deux fois avec seulement 17% des électeurs inscrits - va recommencer à offrir au pays l'abonnement aux blâmes de l'ONU, de l'OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen, du Conseil Européen, de la Commission Européenne, de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, et j'en passe. A partir du 10 septembre 2025, Macron va garnir la soupe populaire avec ses toppings habituels, les Brav-M et LBD... et bientôt déclencher l'Article 16.
Pour comprendre la France de fin août 2025, j'ai choisi de faire avant le (1er) Blocage, celui du 10 septembre, une rétrospective de la France avec 7 analyses que j'avais mises en ligne il y a 19 et 18 ans sur mon site, à son tout 1er jour d'existence et déjà 6 mois plus tard au sujet des promesses de la mondialisation, de la globalisation, de l'européanisation selon les 4 critères de "convergence" de Maastricht. Il ne fallait pas être très instruit pour savoir que ladite "concurrence libre et non faussée dans l'information pure et parfaite" était synchrone avec l'écho hystérique du "we won the cold war" de la Chute du Mur de Berlin d'octobre 1989. Depuis 1989, et en ligne depuis le 06-VI-06, je montre que l'aboutissement de cette révolution des libertiades sera la réinstallation dans tous les pôles de décision d'un fascisme modernisé, élégant, just-in-time, sans sniper, que j'appelle anthropofascisme. Il se fera sans putsch, simplement parce qu'en France Macron a déjà organisé le renversement de régime depuis 2017: comme son homologue fasciste hongrois, Viktor Orbán, Macron interdit depuis 2017 à ses 1ers Ministres de demander au Parlement le Vote de Confiance. France et Hongrie sont les seuls États dans l'EU des 27 à commettre ce crime démocratique. En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a un président qui contourne Sénat/Parlement depuis 2017 avec 26 fois le 49-3 et avec le PLFSSR + le 47-1 + l'Article 122 + l'Article 38 + l'Article 44-2 + l'Article 44-3 + l'Article 112-3 + toutes les Ordonnances. Ce renversement de régime n'est plus la Constitution de la Vème République.
Mais, au nom de quoi? Au nom de la liquidation de l’État de Droit, des Droits Sociaux et Fondamentaux, du Code du Travail, des Travailleurs, des Services Publics. Il n'y a pas d'économie des retombées, de ruissellement vers le bas, mais le dumping humain généralisé, et l'extrême resserrement à droite sur le mode fast fashion accessible et offert à tous.
<<< "L'Europe à cœur", Sculpture Ludmila Tcherina, Parlement Européen Strasbourg
Les prochains six mois, avec la Présidence allemande de l'Union Européenne, et les six mois suivants, avec la Présidence française, vont faire revenir le projet TCE de la Constitution Européenne, qui "devra être fait adoptée d'une manière ou d'une autre" comme le préconise le vote des Eurodéputés du 14 juin 2006 qui avait invalidé le NON français et le NEJ hollandais. Il faudra être très vigilant pour les prochaines élections présidentielles françaises de 2007, en sachant que la politique étrangère est le domaine réservé du Président de la République. Madame Ségolène Royal et Monsieur Sarkozy avaient voté oui.
La politique européenne préconise un renforcement de la flexibilité du travail
pour garantir la croissance économique et l'emploi.
Pour piloter la croissance et la stabilité, le modèle européen est fondé sur une répartition des responsabilités économiques et une séparation entre l'économique et le social. Le travail est donc une valeur pilotée par le seul marché dans lequel n'intervient pas de politique régulatrice (le critère absent de Maastricht) d’État et duquel il faut écarter les forces sociales de négociations qui ne sont comprises par l'Union que comme des entraves à la libre concurrence conformément à l'idéologie libérale de Hayek qui a prévalu dans la rédaction de tous les Traités européens jusqu'à la Constitution Européenne. La faiblesse du bilan économique et social du non-modèle européen ne peut être que déconcertante face à la victoire commerciale. 70% du commerce européen est intérieur. L'augmentation du PIB européen peut connaître régionalement certaines retombées sociales ou sur l'emploi. Ces retombées se répartissent selon les règles du commerce et du marché et ne sont pas, pour le moins, accompagnées par une intervention des Etats ou de l'Union.
A] Ancrage idéologique libéral dans la Constitution Européenne (TCE):
Le Traité de Maastricht institue une Union devant promouvoir un progrès économique et social équilibré. Le §3 de la Constitution européenne rejetée par les NEJ hollandais et le NON français et non approuvé par la Cour constitutionnelle fédérale allemande comprend une synthèse des conceptions qui ont prédominé dans cette construction et spécifie explicitement l'appartenance à l'économie de marché dans Article III-77, 1: "…/… Le Système européen de banques centrales agit conformément au principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre…" Article III-203, Constitution européenne: "L’Union et les États membres s’attachent à élaborer une stratégie coordonnée pour l’emploi et en particulier à promouvoir une main-d’œuvre qualifiée, formée et susceptible de s’adapter ainsi que des marchés du travail aptes à réagir rapidement à l’évolution de l’économie."
Article 3.1: l'Union œuvre pour un développement fondé sur une économie sociale de marché. Je me souviens lors des débats sur le TCE que mes voisins et collègues, même en Alsace, ne pouvaient rien mettre sous l'expression "économie sociale de marché". En tous cas un "Français de l'intérieur" n'est simplement pas en mesure de s'imaginer quoique ce soit et ne peut se douter que ce terme provient de l'école de Fribourg ordolibérale (j'y reviendrai dans un autre billet) et de l'interprétation que Ludwig Erhard, chancelier allemand, en avait faite après-guerre. Cette interprétation allemande avait mis en place le système rhénan de la cogestion (codécision, Mitbestimmung) et garantit par la Loi Fondamentale (constitution allemande) la Tarifautomomie des partenaires tarifaires sans l'intervention de l'Etat. Autrement dit la Loi fondamentale allemande inscrit en tout grand le rôle des syndicats de "preneurs de travail" (Arbeitnehmer) et de "donneur de travail" (Arbeitgeber) qui sont réunis sous le terme Tarifpartrner (partenaire tarifaire) pour les grandes négociations d'automne sur les conventions collectives de branche. Je pense donc que "économie sociale de marché", s'il est un terme juste et parfaitement porteur de sens en Allemagne, mais aussi dans les pays scandinaves, (mais uniquement dans ces pays), est un leurre vide de sens pour les autres pays européens, voire une manipulation pour faire avaler les §1 et §2 qui énoncent des principes très "rassurants" mais qui sont détournés ou contredits par le §3 qui constitue le texte d'application des §1 et §2. La culture syndicale française des victoires par dosettes et grèves interminablement reconductibles ne sait percevoir ce qu'est la profondeur et l'efficacité du système paritaire rhénan, moteur de croissance économique, d'amélioration sociale durable et de stabilité sociale.
B] La méduse du modèle économique et social européen
La séparation entre l'économique et le social est voulue de manière séparée dans le projet de Constitution Européenne. D'une par un chapitre traite la politique économique et monétaire. Le rang accordé à l'emploi et à la politique sociale est tout simplement affligeant. Cette politique ne figure que dans un paragraphe intitulé "les politiques dans d'autres domaines". Pour le TCE - Traité Constitutionnel Européen la prise de conscience de l'urgence sociale n'est pas une donnée, même si des grands principes sont énoncés et garantis dans les §1 et §2.
L'orientation économique du modèle européen est conforme à la pensée ordolibérale pour laquelle le processus économique doit être coordonné par le mécanisme concurrentiel des prix. Ceci explique l'obsession de la stabilité des prix qui figure dans la Constitution Européenne: "L'union œuvre pour le développement durable de l'Europe fondée sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement". Ces principes généraux seraient fédérateurs si les textes d'application du §3 ne venaient à les contredirent. Nous pouvons nous demander, si nous n'avions pas été instruits au sujet de l'idéologie de Hayek, ce que vient faire "la stabilité des prix" dans cette énumération des berceaux de la Maison Europe. Nous sentons que tout l'édifice européen est sous-tendu par la BCE et l'Union monétaire et par rien d'autre.
L'application de ces principes doit être garantie par l’État Membre de l'Union chargé de mener dans ce cadre des politiques de régulation qui se traduisent sur le plan conjoncturel par la division des tâches entre la Banque centrale indépendante qui mène à une politique monétaire centrée sur le seul objectif de stabilité des prix. Sur le plan structurel l’État Membre doit se limiter à prendre des mesures permettant d'assurer les conditions de la concurrence. Concurrence, BCE, stabilisation des prix, stabilisation budgétaire, BCE, concurrence. L'Europe n'est pas pauvre en imagination, malgré la crise continentale de l'emploi et des répartitions des richesses en fonction du BIP, l'Europe ne recherche rien d'autre et se donne les moyens de n'arriver à rien d'autre qu'au marché et encore au marché. J'exagère? D'habitude les seuls noms des Commissaires européens à la concurrence ou au Commerce sont connus: Lowe actuellement; Mario Monti, Pascal Lamy qui comme par hasard est devenu Directeur général de l'OMC par la suite. Il se définit lui-même comme un "go between".
A côté de cette action conjoncturelle et monétariste, une politique structurelle comme la politique industrielle n’intéresse pas plus que dans de longs, de soporifiques traités non-contraignants comme celui de la Conférence de Lisbonne qui voudrait permettre la création de 10 millions d'emploi et de favoriser les secteurs de pointe et technologiques avec de bonnes paroles. En mars 2000, lors du Conseil Européen de Lisbonne, l’UE s’est fixée un "nouvel objectif stratégique" pour les dix années à venir: à savoir, devenir l’économie la plus compétitive et la plus dynamique au monde, basée sur la connaissance, capable d’atteindre un développement économique durable avec plus d’emplois et de meilleure qualité et davantage de cohésion sociale. Ce cadre d’action fixé jusqu’en 2010, est connu comme étant la Stratégie de Lisbonne. A ce sujet, sur le site de Confédération Européenne des Syndicats (CES), si vous cliquez sur l'onglet "Politiques économiques et de l'emploi" vous arrivez à 4 choix de liens: 1) Politiques économiques, monétaires et fiscales; 2) Cohésion économique et sociale; 3) Restructurations; 4) Perspectives financières 2007-2013. Rien qu'au travers de ces 4 et seuls titres vous ne ressentez pas la volonté interventionniste de l'Europe, mais une volonté de réguler des flux, de préférences monétaires. Une planification industrielle n'est pas à l'ordre du jour, mais un bavardage dans ce "Palace of Burocracy", comme un anglais m'avait dit cet été à Ballyshanon, Co. Donegal. Les points 2 et 3 concernent la gestion des conséquences négatives des délocalisations, des fusions. Une stratégie proactive macroéconomique ne semble pas s'en dégager, mais plutôt une attitude spectatrice de ce qui veut se dénommer les "task-forces" qui réunissent plusieurs DG (Directions Générales) des diverses Commission de Bruxelles.
Les projets industriels européens, qui pourraient engendrer une avance technologique et créer des emplois sont nombreux. Mais 5 % seulement sont retenus. Ils ne sont pas réalisés par faute de financement. 36% du budget européen sont alloués à des actions structurelles et de solidarité, mais ils n'ont qu'un impact limité, sachant que le budget européen n'est que de 1% du PIB et qu'avec les "nouveaux membres" il n'a pas été réévalué. D'autre part les mesures prises par les instances européennes s'attachent toutes à réduire rôle et place du secteur public, ce qui se traduit par les exigences de privatisation, même dans des secteurs qui exigent des stratégies d'intérêt général, comme l'énergie.
A cette intégration européenne négative (non proactive) s'ajoute les mesures prises par tous les États Membres à réduire les impôts, pour rester conforme à la vision de Milton Friedman, qui exécrait l’État, ses interventions et ses dépenses publiques. De plus la diminution systématique de certains impôts, comme les impôts sur les sociétés et de certains transferts réduit l'efficacité de stabilisateurs économiques et de répartitions qui permettent normalement de gommer les fluctuations économiques conjoncturelles. La cohésion de l'économie nationale est complètement laissée entre les mains du secteur privé. L'abandon d'une part de l'impôt est une subvention déguisée à la production, au commerce. De plus, du PIB continue à être produit en Europe, mais sa part qui augmente relativement et en valeur absolue n'est pas reversée dans l'emploi, le salaire. Pourtant l'inflation et le taux d'intérêt sont jugulés (2 critères de Maastricht) ce qui n'obère pas l'enrichissement des share-holders, des détenteurs de parts (actions).
L'idéologie qui guide la séparation en Europe de l'économique et du social et qui ne la conduit pas à traiter le travail mais le chômage, révèle la vision libérale de l'Europe sur le chômage: pour l'Europe, le chômage ne résulte pas d'un dysfonctionnement économique, mais provient d'une inadaptation de la population. Nous sentons alors les pressions de Bruxelles à rendre le contrat de travail flexible et à déréguler les contrats. Nous sommes à nouveau face à une intégration négative de l'Europe, qui n'a pas promu le courage, mais le repli. Le repli est toujours payé directement par le citoyen européen "preneur de travail".
La "régulation" du chômage n'est donc pas obtenue par une politique économique et de création, mais par un traitement social. Ainsi en Angleterre 2,7 millions de chômeurs de longue durée sont traités comme des invalides ou des malades, alors que 40% d'entre eux ne seraient que des chômeurs de longue durée déguisée. L'Europe non courageuse préfère générer de la dette sociale avec le traitement social du chômage plutôt que d'avoir une politique interventionniste keynésienne de relance. L'Europe exècre l’État, s'il devait intervenir dans les rouages de l'économie active et dans une politique industrielle, mais confie à la dette publique le dysfonctionnement de l'économie. Nous pouvons alors nous demander d'où provient cette mystique du traitement social. Elle provient de l'application servile de l'idéologie de Hayek, du NAIRU et de ce fameux "volant nécessaire du chômage" qui se situe entre 8 et 10% de la population. Entre temps, la "richesse", non, la petite aisance matérielle et financière qui délaisse le travailleur européen par sa mise au chômage ou par son appauvrissement réel, est redirigée vers le commerce, l'industrie de plus en plus rationalisée et vers les share-holders, grâce à la ténacité de la volonté intégrative de l'Europe. Nous sommes donc très loin des principes de valeur définis dans le §1 et §2 de la Constitution Européenne. Ce traitement social doit être le reste du Welfare State. Je suis sûr que l'Europe saura privatiser les caisses d'assurance chômage qui représentent de "viles" dépenses de l’État. Cette part dépensée ne sert pas à faire du commerce, Bruxelles geint, Hayek et Friedman Milton secouent la dalle toute fraiche de leur tombe.
Les mesures économiques qui osent effectivement agir sur le niveau de l'emploi sont limitées au marché du travail. Elles sont relatives à l'apprentissage et au salaire minimum. Voilà pourquoi l'Allemagne, en proie aux impensés de la réunification et à la récession depuis presque 9 ans, commence à douter de son système paritaire rhénan et commence à introduire le Smic dans le bâtiment à cause du maçon ukrainien et polonais. Voilà pourquoi la Confédération syndicale allemande se prononce pour l'introduction d'un Smic général, alors qu'en Allemagne l'autonomie du Tarif (convention collective) préserve de très loin l'affaissement des salaires jusqu'à ce seuil au dessus de la pauvreté. L'interdépendance entre le marché du travail et les autres marchés est négligée et seules des solutions partielles, sectorielles, locales sont envisagées. L'effet durable exercé sur une économie nationale par la précarité croissante du travail due à l'assouplissement du Code du travail, à la dérégularisation du contrat de travail et à la multiplication de ses formes. L'Europe promeut la concurrence sociale entre ses États Membres et le nivellement par le bas.
Pire, L'Europe préconise un renforcement de la flexibilité (§3, artIII-203, TCE) du marché du travail comme facteur déterminant d'une croissance économique importante et d'un haut niveau d'emploi. Mais de quel emploi parle-t-on. D'un emploi du travailleur pauvre, dérégularisé, flexibilisé selon le flex-time anglais et qui cache surtout des sous contrats de travail dans lesquels le nombre d'heures suffisant n'est pas garanti pour avoir un salaire suffisant pour vivre. En Angleterre, comme aux USA il est couramment admis qu'un travail ne doive plus obligatoirement subvenir aux besoins, et qu'il faut cumuler les emplois et les employeurs.
Dans un prochain article je comparerai les performances du modèle américain et du non-modèle européen.
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Cette rétrospective d'analyses, qui ont presque 20 ans, comporte six parties:
Bilan: La France d'aujourd'hui, août 2025 >>> Depuis 2017 sous Macron,
le CAC 40 à lui tout seul a versé 100 Milliards de dividendes aux actionnaires en 2024,
et passe depuis 2017 d'un record historique à l'autre d'année en année.
- rémunération des actionnaires: + 114%
- dividendes: + 46%
- rachats d'actions: + 286%
- 40 Milliards de baisse d'impôt pour les entreprises, le CICE, n'ont pas apporté de création d'emploi, ni de hausse du PIB, pas de ruissellement vers la bas.
- 70 Milliards d'exonérations fiscales depuis 2017 sans contrepartie-suivi-transparence
- 75 Milliards d'exonérations sociales attribués aux grandes entreprises sans contrepartie-suivi-transparence
- 211 Milliards d'aide publiques par an aux grandes entreprises sans contrepartie-suivi-transparence >>>
Site du Sénat, Rapport du 1er juillet 2025 https://www.senat.fr/rap/r24-808-1/r24-808-11.pdf
augmentation 4 à 5 fois plus vite que le PIB et que les prestations sociales ces 20 dernières années
- 80 à 100 Milliards par an de fraude fiscale
Finalisation du 15 août 2025 - Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox
Cette série de 7 analyses est appuyée sur mes cours en allemand appliqué que j'ai donnés en 2006 il y a 19 ans en Master Grande École à EM-Strasbourg | École de Management-Strasbourg
Bilan: La France d'aujourd'hui, août 2025 >>> - 8 millions de Travailleurs pauvres | - 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté | - 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire | - 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé | - sont passés de 2 à 5 millions depuis 4 ans, les Ubérisés sans contrat de travail, sans couverture santé-retraite-chômage-accident du travail et sans cotisations patronales bien-sûr | - 40 milliards du "trou" artificiel de la Sécu; il faut réintégrer les cotisations patronales sur les salaires et restituer en salaires ce qui a été transformé en primes exonérées, etc
Préambule: A partir du 10 septembre 2025, Macron - élu deux fois avec seulement 17% des électeurs inscrits - va recommencer à offrir au pays l'abonnement aux blâmes de l'ONU, de l'OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen, du Conseil Européen, de la Commission Européenne, de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, et j'en passe. A partir du 10 septembre 2025, Macron va garnir la soupe populaire avec ses toppings habituels, les Brav-M et LBD... et bientôt déclencher l'Article 16.
Pour comprendre la France de fin août 2025, j'ai choisi de faire avant le (1er) Blocage, celui du 10 septembre, une rétrospective de la France avec 7 analyses que j'avais mises en ligne il y a 19 et 18 ans sur mon site, à son tout 1er jour d'existence et déjà 6 mois plus tard au sujet des promesses de la mondialisation, de la globalisation, de l'européanisation selon les 4 critères de "convergence" de Maastricht. Il ne fallait pas être très instruit pour savoir que ladite "concurrence libre et non faussée dans l'information pure et parfaite" était synchrone avec l'écho hystérique du "we won the cold war" de la Chute du Mur de Berlin d'octobre 1989. Depuis 1989, et en ligne depuis le 06-VI-06, je montre que l'aboutissement de cette révolution des libertiades sera la réinstallation dans tous les pôles de décision d'un fascisme modernisé, élégant, just-in-time, sans sniper, que j'appelle anthropofascisme. Il se fera sans putsch, simplement parce qu'en France Macron a déjà organisé le renversement de régime depuis 2017: comme son homologue fasciste hongrois, Viktor Orbán, Macron interdit depuis 2017 à ses 1ers Ministres de demander au Parlement le Vote de Confiance. France et Hongrie sont les seuls États dans l'EU des 27 à commettre ce crime démocratique. En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a un président qui contourne Sénat/Parlement depuis 2017 avec 26 fois le 49-3 et avec le PLFSSR + le 47-1 + l'Article 122 + l'Article 38 + l'Article 44-2 + l'Article 44-3 + l'Article 112-3 + toutes les Ordonnances. Ce renversement de régime n'est plus la Constitution de la Vème République.
Mais, au nom de quoi? Au nom de la liquidation de l’État de Droit, des Droits Sociaux et Fondamentaux, du Code du Travail, des Travailleurs, des Services Publics. Il n'y a pas d'économie des retombées, de ruissellement vers le bas, mais le dumping humain généralisé, et l'extrême resserrement à droite sur le mode fast fashion accessible et offert à tous.
<<< "L'Europe à cœur", Sculpture Ludmila Tcherina, Parlement Européen Strasbourg
Dans mes deux analyses précédentes nous avons observé que le père fondateur de l'Europe n'est pas Jean Monnet ou Robert Schuman, mais l'idéologue ultra-libéral Hayek qui voulait un affaiblissement des souverainetés nationales et politiques des états européens au profit d'une market governance qui se veut naturellement agglutinante, fédérative et harmonisante pour le bien des peuples...
Cette Europe librement holoéchangiste devait servir les intérêts de Winston Churchill commandité par les États Unis: une Europe économiquement efficace mais veule et pusillanime politiquement. Nous avons aussi observé qu'un marché à monnaie unique et à banque centrale indépendante sans union politique et sans décisions centrales macroéconomiques ne pouvait que conduire à une "guerre civile sociale" entre les différents États membres de l'Union européenne. Dans cette troisième partie nous observerons le modèle social fédérateur absent et le non modèle européen de ce qui ne sera qu'un marché commun à l'image du §3 de la Constitution européenne rejetée par les NON hollandais et français et la Cour constitutionnelle fédérale allemande.
C] Déprédation sociale pilotée par processus,
"grandeur" et échec de de l'idéologie ultra-libérale de Hayek, politique sociale forte
Devant sa machine, au volant de son tracto-pelle, au bureau, la nécessité d'un système social européen unifié n'a pas été perçue d'autant plus qu'il ne semble pas que les politiques sociales nationales produisent des effets externes aux frontières. Les régions frontalières sont d'un tout autre avis et l'Alsace, par exemple, a toujours été très sensible à la très haute valeur de l'ouvrier allemand intégré dans le système de codécision et dans le système des négociations d'automne qui ne sont qu'une lutte des classes à l'allemande, une lutte responsable, digne et forte, avantageuse pour les employés et pour les entreprises qui jouissent d'une très grande stabilité du climat social. Un alsacien ne peut qu'être affligé par les habitudes syndicales française, de "la France de l'Intérieur", qui ne sont que des gestions de baillis. Le patronat français, s'il feint de se plaindre, profite pleinement de cette situation qui conduit épisodiquement à des grèves, mais qui ordonne la croissance durable de la déprédation sociale, dont le syndicalisme français est seul responsable. C'est un syndicalisme de clan, un syndicalisme politique et non un syndicalisme de branche qui n'a comme seule "adversaire", les donneurs d'ordre, les détenteurs des parts sociales (actions). Le syndicalisme français est du folklore gaulois, heureux de lui-même et impuissant.
La présence de modèles sociaux différents selon les États Membres européens explique la primauté de l'intergouvernemental sur le supranational en Europe. Les frontières dans l'espace européen et dans l'espace Schengen ont sauté, mais le travailleur, la cuisine et la langue restent des étrangers qui s'observent ou s'envient. Chaque modèle social est un vecteur d'identité puissant, fruit de l'histoire et résultat de préférences collectives. Qui sait encore que le système allemand paritaire rhénan de codécision remonte à la révolution de novembre de 1918 qui a vu apparaître avec l'abdication du Kaiser Wilhelm II. et sous la République socialiste de Karl Liebknecht et avec Spartakus, Rosa Luxembourg les Arbeiterräte (conseils d'ouvriers)?
La convergence des systèmes sociaux européens est illusoire. Pourtant un grand marché unique doit fonctionner dans un environnement social assez homogène. Comme une uniformisation n'existe pas, la spirale aspirante du dumping fiscal et social devient la règle européenne. C'est sans doute ce que voulait Hayek avec son Rule of Law, le Gouvernement du droit, l'État de droit dans lequel une loi supérieure s'impose. Cette loi supérieure d'harmonisation est le Libéralisme que Hayek nourrissait dès les années 30 dans ses réflexions acharnées contre le Socialisme.
Selon Hayek, le système performant de la concurrence est à ce point vertueux qu'il doit aussi s'appliquer aux politiques publiques. En 1944 parait son ouvrage phare, "La route de la servitude". La thèse centrale est que la socialisation de l'économie et l'intervention massive de l’État sur le marché débouchent sur la suppression des libertés individuelles. Le pouvoir coercitif de l'État transforme toute question économique ou sociale en question politique. Il considère qu'il n'existe pas de différence de nature mais seulement de degré entre communisme, nazisme, socialisme, totalitarisme, social-démocratie. Hayek méprisait le service public qui ne pouvait que "conduire à la servitude". Sous cet éclairage nous comprenons bien mieux pourquoi l'Europe a su, depuis sa fondation et en particulier depuis le Traité de Rome, se soumettre sans débat publique et sociétal à toutes les injonctions à suivre pour être membre de l'OMC et pourquoi elle s'empresse à devancer même l'application de l'AGCS, l'Accord Général sur la Commercialisation des Services.
L'idéologie de Hayek continue à faire ses ravages et il existe actuellement en Europe une grande tolérance aux inégalités et à la réduction des protections sociales. La volonté de construire un espace de solidarité reste introuvable. Bismarck, qui avait institué en 1881 la sécurité sociale il y a 150 ans, avait imposé une vision et une gestion sociale de l'économie: il admettait l'interaction vertueuse entre le développement économique et la protection sociale. Il voulait dégager les individus des pures lois du marché et soutenir l'économique par le social. De nos jours l'opinion est largement admise que la générosité des politiques sociales nuit gravement à l'efficacité économique. De même le Welfare State (Etat Providence) introduit par Beveridge en Angleterre dès 1942 passe pour être une insulte à la bienséance. Chez les djeuns', les trentas et les quadras on se dit unisono "que l'on ne veut pas payer pour les autres". La conscience d'une solidarité nationale n'existe pas chez eux, mais la société française a-t-elle tout fait pour les intégrer? La polémique à l'encontre d'une régulation sociale commence à avoir une assez large répercussion à partir de 1974. Hayek et ses amis néo-libéraux argumentent contre le "nouvel égalitarisme" promu par le Welfare State, l’État-Providence qui est destructeur de la liberté des citoyens et de la vitalité des compétences, deux qualités dont dépend la prospérité pour tous. Pour Hayek l'inégalité est une valeur positive - en fait indispensable en tant que telle - dont les sociétés occidentales ont besoin.
L'évolution actuelle de la société européenne qui privatise tous les secteurs, les secteurs publics, qui dérégularise le contrat de travail et qui multiplie leur nombre pour "répondre aux besoins des entreprises et de la réalité économique", qui jette une partie de plus en plus grande de la population dans la précarisation et dans la pauvreté a été prévue et promue par Hayek et ses amis de la "Société du Mont-Pélerin" qui s'était réunie près de Vevey en Suisse en 1947, lorsque les fondements de l’État social se mettent effectivement en place dans l'Europe d'après-guerre. Hayek avait convoqué ceux qui partagent son orientation idéologique et qui sont des adversaires de l'État social en Europe mais aussi des ennemis du New Deal américain. Hayek et ses amis, dont Maurice Allais, Milton Friedman, Karl Popper, avaient fondé cette Société du Mont-Pèlerin, une sorte de franc-maçonnerie néo-libérale, bien organisée et consacrée à la divulgation des thèses néo-libérales, avec des réunions internationales régulières. L'objectif de la Société du Mont-Pèlerin est, d'une part, de combattre le keynésianisme et les mesures de solidarité sociale qui prévalent après la Seconde Guerre mondiale et, d'autre part, de préparer pour l'avenir les fondements théoriques d'un autre type de capitalisme, dur et libéré de toute règle. Hayek et les néo-libéraux n'eurent pas de succès dans la période des Trente Glorieuses qui permettait tout autant un enrichissement général et un certain accomplissement de l’État Providence
C'est à partir de la grande crise du modèle économique de l'après-guerre, en 1974, et de la crise du pétrole que l'idéologie néo-libérale de Hayek avait engagé sa propagation qui semble ne plus être freinée par une pensée, une réflexion politique, un débat dans la société, une action politique et syndicale. Un consensus de fait s'installe. L'ensemble des pays capitalistes développés entre dans une profonde récession. Pour la première fois se combinent un taux de croissance bas et un taux d'inflation élevé (stagflation).
Hayek et ses protagonistes affirment "que les racines de la crise se trouvent dans le pouvoir excessif et néfaste des syndicats et du mouvement ouvrier qui ont sapé les bases de l'accumulation privée de l'investissement par leurs revendications salariales et par leurs pressions visant à ce que l’État accroisse sans cesse des dépenses sociales parasitaires. Ces deux pressions ont entamé les marges de profit des entreprises et ont déchaîné des processus inflationnistes (hausse des prix) qui ne pouvaient que se terminer en une crise généralisée des économies de marché".
Dès lors, le remède est clair pour Hayek: "maintenir un État fort, capable de rompre la force des syndicats et de contrôler strictement l'évolution de la masse monétaire (politique monétariste). Cet État doit par contre être frugal dans le domaine des dépenses sociales et s'abstenir d'interventions économiques. La stabilité monétaire doit constituer l'objectif suprême de tous les gouvernements (j'espère que vous reconnaissez ici les 4 critères de Maastricht concernant la stabilité de l'Euro dans la zone Euro!!). Dans ce but, une discipline budgétaire est nécessaire, accompagnée d'une restriction des dépenses sociales et de la restauration d'un taux dit naturel de chômage, c'est-à-dire de la création d'une "armée de réserve de salariés", de bataillons de chômeurs, d'un volant de chômage qui permette d'affaiblir les syndicats (Nous reconnaissons ici l'idéologie du NAIRU développée sur mon site). En outre, des réformes fiscales doivent être introduites afin d'inciter les "agents économiques à épargner et à investir."
Pour Hayek cette proposition implique simplement une réduction des impôts sur les revenus les plus élevés des personnes et sur les profits des sociétés. "Ainsi, une nouvelle et salutaire inégalité réapparaîtra et dynamisera les économies des pays développés malades de la stagflation, maladie résultant de l'héritage combiné des politiques inspirées par Keynes et Beveridge, c'est-à-dire de l'intervention étatique anticyclique (visant à amortir les récessions) et de la redistribution sociale. Cet ensemble de mesures a déformé de façon désastreuse le cours normal de l'accumulation du capital et le libre fonctionnement du marché." Selon cette théorie néo-libérale, la croissance reviendra naturellement lorsque sera atteinte la stabilité monétaire et qu'auront été réactivées les principales incitations (défiscalisation, limitation des charges sociales, déréglementation, etc.).
A travers Hayek je lis l'Europe, à travers le texte sur la Constitution Européenne (TCE) je lis Hayek. L'Europe actuelle est affligeante par son manque d'inspiration et d'ambition. L'Europe actuelle est affligeante pour avoir anticipé l'application de l'idéologie ultralibérale de Hayek, l'Europe est sinistre pour avoir copié de manière "visionnaire" Hayek et pour préparer sa servitude à l'OMC, à l'AGCS. L'Europe n'est que l'image d'un entrepreneuriat rétrograde, celui du management financier et de la concurrence par les prix, au lieu d'innover et d'investir résolument dans l'avenir, le pays, l'État, la République d'Europe. Les États Membres de l'Europe aident et stimulent dans le secteur commercial, industriel et de services le management d'entreprise le plus paresseux qui soit, celui de la simple concurrence par le prix, en organisant la concurrence par les systèmes sociaux, puisque la politique fiscale et la politique sociale sont les dernières variables d'ajustement dans un grand marché unique qui n'utilise pas les instruments macroéconomiques de régulation.
L'économiste américain Jeffrey Sachs tire en 2006 "les vraies leçons économiques de l'Europe du Nord". Selon lui, Hayek avait tort et les pays nordiques ont profité et non souffert d'un État Providence fort. Une politique sociale forte est le garant de la croissance durable et remplit plusieurs fonctions économiques essentielles:
- elle accroît la valeur du capital humain et favorise la croissance
- elle réduit l'incertitude sur le futur des acteurs économiques (Wirtschaftspartner en allemand, "partenaires économiques"), elle augmente la confiance dans l'avenir
- elle est par essence keynésienne par son soutien à la conjoncture économique (relance par la consommation) pour assurer une croissance régulière
- elle forge la stabilité politique qui permet le développement économique sur le long terme et évite les alternances politiques aux politiques économiques contradictoires et qui s'annulent les unes les autres
Je ne suis pas dupé par ma propre ambition de donner du pouvoir d'achat aux précarisés, aux pauvres, aux classes moyennes et de soutenir l'économie par la relance de la demande intérieure. A côté de l'extrême urgence sociale à laquelle il faut apporter une réponse rapide, il faudra requalifier le PIB, l'accroissement global de richesses, dans une vision de la croissance durable, solidaire avec l'ensemble de la planète qu'il faut préserver. (Mon site se donne aussi pour tâche future d'observer l'après-Kyoto).
Il est donc temps que la politique européenne s'attache à créer une très forte convergence des politiques économiques et sociales. Il faut établir les bases d'un gouvernement économique pour l'Europe et Jean Monnet et Robert Schuman seront réhabilités dans leur volonté de donner la primauté au politique.
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Cette rétrospective d'analyses, qui ont presque 20 ans, comporte six parties:
Bilan: La France d'aujourd'hui, août 2025 >>> Depuis 2017 sous Macron,
le CAC 40 à lui tout seul a versé 100 Milliards de dividendes aux actionnaires en 2024,
et passe depuis 2017 d'un record historique à l'autre d'année en année.
- rémunération des actionnaires: + 114%
- dividendes: + 46%
- rachats d'actions: + 286%
- 40 Milliards de baisse d'impôt pour les entreprises, le CICE, n'ont pas apporté de création d'emploi, ni de hausse du PIB, pas de ruissellement vers la bas.
- 70 Milliards d'exonérations fiscales depuis 2017 sans contrepartie-suivi-transparence
- 75 Milliards d'exonérations sociales attribués aux grandes entreprises sans contrepartie-suivi-transparence
- 211 Milliards d'aide publiques par an aux grandes entreprises sans contrepartie-suivi-transparence >>>
Site du Sénat, Rapport du 1er juillet 2025 https://www.senat.fr/rap/r24-808-1/r24-808-11.pdf
augmentation 4 à 5 fois plus vite que le PIB et que les prestations sociales ces 20 dernières années
- 80 à 100 Milliards par an de fraude fiscale
Finalisation du 15 août 2025 - Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox
Cette série de 7 analyses est appuyée sur mes cours en allemand appliqué que j'ai donnés en 2006 il y a 19 ans en Master Grande École à EM-Strasbourg | École de Management-Strasbourg
Bilan: La France d'aujourd'hui, août 2025 >>> - 8 millions de Travailleurs pauvres | - 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté | - 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire | - 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé | - sont passés de 2 à 5 millions depuis 4 ans, les Ubérisés sans contrat de travail, sans couverture santé-retraite-chômage-accident du travail et sans cotisations patronales bien-sûr | - 40 milliards du "trou" artificiel de la Sécu; il faut réintégrer les cotisations patronales sur les salaires et restituer en salaires ce qui a été transformé en primes exonérées, etc
Préambule: A partir du 10 septembre 2025, Macron - élu deux fois avec seulement 17% des électeurs inscrits - va recommencer à offrir au pays l'abonnement aux blâmes de l'ONU, de l'OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen, du Conseil Européen, de la Commission Européenne, de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, et j'en passe. A partir du 10 septembre 2025, Macron va garnir la soupe populaire avec ses toppings habituels, les Brav-M et LBD... et bientôt déclencher l'Article 16.
Pour comprendre la France de fin août 2025, j'ai choisi de faire avant le (1er) Blocage, celui du 10 septembre, une rétrospective de la France avec 7 analyses que j'avais mises en ligne il y a 19 et 18 ans sur mon site, à son tout 1er jour d'existence et déjà 6 mois plus tard au sujet des promesses de la mondialisation, de la globalisation, de l'européanisation selon les 4 critères de "convergence" de Maastricht. Il ne fallait pas être très instruit pour savoir que ladite "concurrence libre et non faussée dans l'information pure et parfaite" était synchrone avec l'écho hystérique du "we won the cold war" de la Chute du Mur de Berlin d'octobre 1989. Depuis 1989, et en ligne depuis le 06-VI-06, je montre que l'aboutissement de cette révolution des libertiades sera la réinstallation dans tous les pôles de décision d'un fascisme modernisé, élégant, just-in-time, sans sniper, que j'appelle anthropofascisme. Il se fera sans putsch, simplement parce qu'en France Macron a déjà organisé le renversement de régime depuis 2017: comme son homologue fasciste hongrois, Viktor Orbán, Macron interdit depuis 2017 à ses 1ers Ministres de demander au Parlement le Vote de Confiance. France et Hongrie sont les seuls États dans l'EU des 27 à commettre ce crime démocratique. En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a un président qui contourne Sénat/Parlement depuis 2017 avec 26 fois le 49-3 et avec le PLFSSR + le 47-1 + l'Article 122 + l'Article 38 + l'Article 44-2 + l'Article 44-3 + l'Article 112-3 + toutes les Ordonnances. Ce renversement de régime n'est plus la Constitution de la Vème République.
Mais, au nom de quoi? Au nom de la liquidation de l’État de Droit, des Droits Sociaux et Fondamentaux, du Code du Travail, des Travailleurs, des Services Publics. Il n'y a pas d'économie des retombées, de ruissellement vers le bas, mais le dumping humain généralisé, et l'extrême resserrement à droite sur le mode fast fashion accessible et offert à tous.
<<< "L'Europe à cœur", Sculpture Ludmila Tcherina, Parlement Européen Strasbourg
Dans une première partie, nous avons vu que l'Europe n'a jamais eu d'autre intention que d'être un marché commun efficace pour les échanges de toutes forme allant du produit au Travailleur (terminologie officielle des Communautés Européennes). Cette efficacité maximale et au moindre coût mène directement à la concurrence entre les économies nationales et sociales en application systématique du Traité de Rome initié par la doctrine de Hayek de la non enfreinte au libre échange et de l'agglutination des États Membres en zone parfaite de libre échange qui donne l'illusion d'une appartenance à une forme confédérale. Pour répondre aux aspirations de Churchill cet amas confédéral doit être suffisamment englué dans ses déchirements internes pour ne pas être un frein à la "pax americana".
La population européenne ne peut qu'être le témoin de la dérégularisation du marché du travail, ou des pressions de Bruxelles sur l'Allemagne pour qu'elle abandonne le système paritaire rhénan et des négociations des conventions collectives au profit de l'instauration du Smic. Ces négociations sont une lutte des classes à l'allemande, mais elle est responsable et ritualisée chaque année en automne. Elle a été le moteur de la croissance allemande et de l'amélioration considérable des conditions sociales. Pour Bruxelles elle ne peut que freiner l'arrivée sur le sol allemand des investisseurs étrangers, elle est un protectionnisme du marché qu'il faut éradiquer, le protectionnisme du marché de la marchandise travail.
L'Europe organise la destruction des relations sociales dans la doctrine de Hayek de fédération des pays par la libération totale des marchés et par l'extinction de la souveraineté des États membres dans l'exercice de l'intervention macro-économique et de la régulation des rapports sociaux. En un mot, dumping social et nivellement par le bas, le dumping humain, sont nécessaires pour Hayek pour que le marché rémunère les ambitieux qui savent se profiler sur le compte des autres. Cette concurrence par le prix correspond encore au management de la concurrence par les prix. Ce mode de management tend à disparaître parce que les entreprises s'épuisent à baisser leurs prix et à travailler en dessous de la zone de rentabilité. Mais même au niveau du management, les entrepreneurs ont compris que la croissance durable ne peut provenir que de la différenciation par l'innovation, le pilotage de processus, l'augmentation de la qualité, le ciblage du service et toutes méthodes modernes qui assurent leur spécificité sur le marché.
Dans cette seconde partie de l'analyse nous observerons comment l'Europe organise ce qui est une guerre civile au niveau du continent européen. Le §3 de la Constitution Européenne n'a rien voulu organiser d'autre. La pression et le chantage faits par Bruxelles sur les États Membres ou à partir des États Membres sur la population au sujet de l'adhésion de la Turquie n'a pas d'autre objectif. Le bassin d'emploi "quasi gratuit" de la Turquie est une aubaine pour le patronat européen qui est aussi lassé des délocalisations trop lointaines avec un partenaire aussi instable dans le respect des contrats que l'est la Chine. Et la Turquie est une des pièces maîtresse de la "pax americana" face à l'Irak et l'Iran. La Turquie pourrait comme la Suisse être un partenaire privilégié de l'Europe, mais pour Bruxelles, c'est à dire pour les États Membres de l'Union européenne, c'est insuffisant.
B] Concurrence entre les systèmes économiques et sociaux européens au nom de l'efficacité du libre échange
L'intégration positive par la politique n'a jamais pu avoir lieu, les États Membres n'ont de commun que ce qu'ils peuvent retirer de l'Europe. La notion du bien commun leur est inconnue. La volonté de marquer profondément une identité mondiale de valeurs morales et politiques, une identité économique forte commune pour être à la hauteur des régions émergentes leur est inconnue. On en reste au plus grand profit privé, immédiat et national. Plus localement, Paris s'en fout du siège du Parlement Européen à Strasbourg. Paris brille par sa sottise jacobine. Paris ne sait pas que l'Europe commence juste derrière Marne-La-Vallée.
Un marché unique aurait dû impliquer les transferts de responsabilités majeures en matière de répartition et de stabilisation macroéconomique. Chaque État Membre ne s'attache qu'à poursuivre une politique économique selon son modèle social. Nous y voilà, les États Membres cultivent la concurrence entre les systèmes économiques et sociaux au nom de l'efficacité du libre échange.
Un pouvoir politique unifié dispose de la combinaison de la politique monétaire et de la politique budgétaire pour mener les politiques macroéconomiques de stabilisation qui stimulent ou maintiennent la croissance, qui maîtrisent le chômage et l'inflation. Cette policy mix n'est pas possible dans la Zone Euro. Les États Membres ont choisi de conserver leur autonomie budgétaire. Pour ne pas nuire à la crédibilité de l'euro face aux autres monnaies, les États Membres ont choisi des solutions coopératives qui ne peuvent être qu'instables, disruptives à long terme ou qui s'annulent les unes les autres non pas par le plombier bolkenstein mais dans la corporate governance des entreprises multinationales qui font un chantage à la délocalisation européenne et à la fermeture de sites industriels.
Le dumping fiscal irlandais est un bel exemple de concurrence déprédatrice et du management par les prix de l'économie nationale du pays. Le prix étant celui qui résulte des coûts de l'installation d'un site et de la subvention indirecte aux entreprises privées par l'imposition sur les sociétés très avantageuse et sans commune mesure avec la moyenne européenne. L'Irlande connaît une croissance de 10% par an depuis 15 ans. Le faible taux d'imposition sur les bénéfices des entreprises n'avait fait que de succéder à une dévaluation concurrentielle de la monnaie irlandaise dans les années 90. Les entreprises même florissantes sur le sol européen rejoignent le sol irlandais et obtiennent en plus les fonds structurels européens pour leur faciliter leur installation. Il en est de même pour les États entrants.
Il est étrange de constater qu'un État Membre n'est pas autorisé à baisser son taux de TVA, qu'il doit en demander l'autorisation à la Commission. Cette procédure n'aboutit quasiment jamais. Il en est tout autre pour les impôts sur les sociétés ou pour les avantages offerts par les États Membres aux sociétés privées dans le cadre des installations de sites industriels. De l'autre côté un verrou est mis à la concurrence déloyale par une baisse de la TVA. La distorsion de la concurrence n'est pas tolérée en Europe pour le commerce, mais elle est stimulée sur le marché des capitaux qui s'attachent à réaliser des investissements en dur. La politique européenne - d'apparence incohérente mais conforme à l'idéologie de Hayek - apporte une nuisance grave au marché du travail européen au profit de quelques États Membres. La concurrence naturelle due aux coûts salariaux est considérablement aggravée par Bruxelles.
Normalement tous les États fédératifs ayant une monnaie unique dans un marché unique ont une politique économique unique dans une intégration politique avancée. Ce n'est pas le cas pour l'Europe avec la Banque Centrale Européenne (BCE) >>> Article III-188 de la Constitution européenne rejetée par les NEJ hollandais et le NON français et par la Cour constitutionnelle fédérale allemande: "dans l’exercice des pouvoirs et dans l’accomplissement des missions et des devoirs qui leur ont été conférés par la Constitution et le statut du Système européen de banques centrales et de la Banque Centrale Européenne, ni la Banque Centrale Européenne, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions, organes ou organismes de l’Union, des gouvernements des États Membres ou de tout autre organisme. Les institutions, organes ou organismes de l’Union ainsi que les gouvernements des États Membres s’engagent à respecter ce principe et à ne pas chercher à influencer les membres des organes de décision de la Banque Centrale Européenne ou des banques centrales nationales dans l’accomplissement de leurs missions."
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Cette rétrospective d'analyses, qui ont presque 20 ans, comporte six parties:
Bilan: La France d'aujourd'hui, août 2025 >>> Depuis 2017 sous Macron,
le CAC 40 à lui tout seul a versé 100 Milliards de dividendes aux actionnaires en 2024,
et passe depuis 2017 d'un record historique à l'autre d'année en année.
- rémunération des actionnaires: + 114%
- dividendes: + 46%
- rachats d'actions: + 286%
- 40 Milliards de baisse d'impôt pour les entreprises, le CICE, n'ont pas apporté de création d'emploi, ni de hausse du PIB, pas de ruissellement vers la bas.
- 70 Milliards d'exonérations fiscales depuis 2017 sans contrepartie-suivi-transparence
- 75 Milliards d'exonérations sociales attribués aux grandes entreprises sans contrepartie-suivi-transparence
- 211 Milliards d'aide publiques par an aux grandes entreprises sans contrepartie-suivi-transparence >>>
Site du Sénat, Rapport du 1er juillet 2025 https://www.senat.fr/rap/r24-808-1/r24-808-11.pdf
augmentation 4 à 5 fois plus vite que le PIB et que les prestations sociales ces 20 dernières années
- 80 à 100 Milliards par an de fraude fiscale
Finalisation du 15 août 2025 - Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox
Cette série de 7 analyses est appuyée sur mes cours en allemand appliqué que j'ai donnés en 2006 il y a 19 ans en Master Grande École à EM-Strasbourg | École de Management-Strasbourg
Bilan: La France d'aujourd'hui, août 2025 >>> - 8 millions de Travailleurs pauvres | - 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté | - 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire | - 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé | - sont passés de 2 à 5 millions depuis 4 ans, les Ubérisés sans contrat de travail, sans couverture santé-retraite-chômage-accident du travail et sans cotisations patronales bien-sûr | - 40 milliards du "trou" artificiel de la Sécu; il faut réintégrer les cotisations patronales sur les salaires et restituer en salaires ce qui a été transformé en primes exonérées, etc
Préambule: A partir du 10 septembre 2025, Macron - élu deux fois avec seulement 17% des électeurs inscrits - va recommencer à offrir au pays l'abonnement aux blâmes de l'ONU, de l'OHCHR - Haut Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen, du Conseil Européen, de la Commission Européenne, de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, et j'en passe. A partir du 10 septembre 2025, Macron va garnir la soupe populaire avec ses toppings habituels, les Brav-M et LBD... et bientôt déclencher l'Article 16.
Pour comprendre la France de fin août 2025, j'ai choisi de faire avant le (1er) Blocage, celui du 10 septembre, une rétrospective de la France avec 7 analyses que j'avais mises en ligne il y a 19 et 18 ans sur mon site, à son tout 1er jour d'existence et déjà 6 mois plus tard au sujet des promesses de la mondialisation, de la globalisation, de l'européanisation selon les 4 critères de "convergence" de Maastricht. Il ne fallait pas être très instruit pour savoir que ladite "concurrence libre et non faussée dans l'information pure et parfaite" était synchrone avec l'écho hystérique du "we won the cold war" de la Chute du Mur de Berlin d'octobre 1989. Depuis 1989, et en ligne depuis le 06-VI-06, je montre que l'aboutissement de cette révolution des libertiades sera la réinstallation dans tous les pôles de décision d'un fascisme modernisé, élégant, just-in-time, sans sniper, que j'appelle anthropofascisme. Il se fera sans putsch, simplement parce qu'en France Macron a déjà organisé le renversement de régime depuis 2017: comme son homologue fasciste hongrois, Viktor Orbán, Macron interdit depuis 2017 à ses 1ers Ministres de demander au Parlement le Vote de Confiance. France et Hongrie sont les seuls États dans l'EU des 27 à commettre ce crime démocratique. En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a un président qui contourne Sénat/Parlement depuis 2017 avec 26 fois le 49-3 et avec le PLFSSR + le 47-1 + l'Article 122 + l'Article 38 + l'Article 44-2 + l'Article 44-3 + l'Article 112-3 + toutes les Ordonnances. Ce renversement de régime n'est plus la Constitution de la Vème République.
Mais, au nom de quoi? Au nom de la liquidation de l’État de Droit, des Droits Sociaux et Fondamentaux, du Code du Travail, des Travailleurs, des Services Publics. Il n'y a pas d'économie des retombées, de ruissellement vers le bas, mais le dumping humain généralisé, et l'extrême resserrement à droite sur le mode fast fashion accessible et offert à tous.
<<< "L'Europe à cœur", Sculpture Ludmila Tcherina, Parlement Européen Strasbourg
L'Europe n'est qu'un marché commun et n'a pas d'autre ambition. La Constitution Européenne rejetée par les NEJ, NON hollandais et français, gelée par la Cour constitutionnelle fédérale allemande, n'avait pas caché cette ultime ambition avec le § 3.
Les Rédacteurs du TCE - Traité Constitutionnel Européen n'avaient pas l'intention de voir adoptée la Constitution européenne. Ce texte fourre-tout sonnant comme un manifeste libéral surtout dans son §3 et l'illusion de le faire adopter tel quel, sans amendements possibles et à l'unanimité absolue, sont le preuve de l'intention de manipulation idéologique de tout un continent.
L'Europe n'a jamais annoncé l'importance d'un gouvernement économique, bien au contraire, et mis a part les velléités du Livre Blanc de Jacques Delors, l'Europe n'a jamais voulu mettre en avant un modèle social positif, courageux et fédérateur. La perspective fédéraliste de Jean Monnet devant instaurer une union politique n'a jamais pu s'imposer.
A] Hayek: intégration par le marché
A défaut d'une volonté politique lisible et forte, l'Europe s'est construite d'après les visions de Winston Churchill et de Hayek. Churchill souhaitait dans son discours de Zurich de 1946 que les États-Unis d'Europe deviennent un grand marché, sans plus. Hayek formulait dès 1939 une société dans laquelle les marchés totalement libres et ouverts induiraient une fédération d’États ayant abandonné tout interventionnisme économique. (Hayek: "The Economic conditions of Interstate Federalism", 1939.) Le Traité CEE signé en 1957 avait entériné la prévalence de l'économie. Seul le préambule de ce Traité balbutiait encore un peu le souhait d'établir une union plus étroite et l'illusion de Jean Monnet s'envolait entre les logistiques et les circulation de biens, de services, de capitaux et de la marchandise travail. L'enrichissement généralisé des "trente glorieuses" avait donné naissance à la pieuvre du marché, qui ne faisait que de déposer le tapis rouge devant ce qui allait devenir la déprédation de l'OMC - Organisation Mondiale du Commerce. Une Région complète et grandissante lui était acquise.
Pour rappel, le néo-libéralisme naît après la Seconde Guerre mondiale en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord. Il traduit une réaction théorique et politique véhémente contre l'interventionnisme étatique et l’État social (Welfare State). Friedrich August von Hayek publie en 1944 "The Road to Serfdom" (La route de la servitude). Cet ouvrage qui constitue le canevas de l'inspiration de la création européenne est la charte fondatrice du néo-libéralisme. Il est une attaque passionnée contre toute limitation par l'État du libre fonctionnement des mécanismes du marché; l'holoéchangisme garantit par le Traité de Rome provient de là. Les entraves au marché sont dénoncées car elles contiennent "une menace mortelle contre la liberté économique mais aussi politique". A cette époque, la cible immédiate de von Hayek est le Parti travailliste anglais. Pour Hayek, malgré ses bonnes intentions, "la social-démocratie modérée anglaise conduit au même désastre que le nazisme allemand, au servage (serfdom)".
Il y eu bien sûr au début de la création européenne dans chaque État membre une politique interventionniste keynésienne, voire une planification incitative comme en France, mais à partir de la 1ère crise du pétrole et 1974 et depuis le début de la stagflation les conservateurs orientent de manière prépondérante la construction de l'Europe. L'Union douanière de 1968 n'était que l'une des multiples étapes dans la cohésion instaurée par la doctrine libre échangiste et libérale de la CEE. C'est justement à ce moment que la Grande-Bretagne n'a plus regimbé à y adhérer.
L'intégration négative, celle du parachèvement de l'élimination des barrières douanières, s'est poursuivie avec l'Acte Unique, signé en 1986, qui étale celle de l'holoéchangisme aux services, capitaux et aux Travailleurs (terminologie officielles des Communautés Européennes). A partir de cet Acte Unique Hayek avait définitivement triomphé et la concurrence souple et légère triomphe. C'est à ce moment que la Commission instaure en application de la loi Doubin (Directive sur les commerces associés, partenariats et franchises) les listes blanches, grises et noires des pratiques concurrentielles et des exemptions européennes, qui elles mêmes étaient limitées et appelées à se réduire.
La Chute du Mur de Berlin a "légitimé" en 1989 le modèle conservateur libre échangiste et fait disparaître toute réflexion sur un modèle de société fédérateur. Avant la définition d'un nouvel Axe et avant les salutations empressées des pays émergeant, l'Europe voulait se vendre en interne et en externe comme l'aboutissement efficace de valeurs et de modèles. Il n'y avait plus de barrières mentales à tenter d'imposer, par une Constitution Européenne, une mise sous camisole scellée de toute demande d'interventionnisme d'État et de politique sociale.
L'État Providence est devenu une notion éculée que l'on ne peut qu'évoquer avec honte. Un État Providence devient un État qui dépense, qui soutient par revenus de transferts les citoyens. Et Bruxelles interdit les subventions pour ne pas fausser la concurrence, le zèle conduit par ce biais à soumettre à la libre concurrence les miséreux, les nécessiteux, les chômeurs pour permettre le nettoyage par le marché, et donc "l'acceptation d'un travail" à n'importe quel prix.
L'Union Économique et Monétaire de Maastricht de 1992 ouvre le chemin à la monnaie unique, à la politique monétaire unique dans laquelle les mécanismes de surveillance multilatérale des 4 critères placent les États Membres dans une concurrence vertueuse. Les deux instruments de cet UEM sont les Grandes Orientations de Politique Économique (GOPE) qui ne sont qu'un bavardage non contraignant, et le Pacte de Stabilité et de Croissance destiné à soutenir la politique de stabilité des prix menée par la BCE (Banque Centrale Européenne). La BCE n'a pas d'autre grade que celui d'une agence indépendante. Les flux et la masse monétaire, les dettes à long terme, le déficit budgétaire et le taux d'intérêt sont les Credo de l'UEM. Les Lignes Directrices pour l'Emploi (LDE) ont été accolées à cet édifice en 1997, pour cacher un peu l'idéologie libérale; elles ne sont qu'un simple principe de coordination indicative. Le Traité de Lisbonne de 2000, qui chante ses ambitions technologiques et d'emploi comme une serinette en cage ne sont tout autant qu'une méthode ouverte de coordination.
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Cette rétrospective d'analyses, qui ont presque 20 ans, comporte six parties:
Bilan: La France d'aujourd'hui, août 2025 >>> Depuis 2017 sous Macron,
le CAC 40 à lui tout seul a versé 100 Milliards de dividendes aux actionnaires en 2024,
et passe depuis 2017 d'un record historique à l'autre d'année en année.
- rémunération des actionnaires: + 114%
- dividendes: + 46%
- rachats d'actions: + 286%
- 40 Milliards de baisse d'impôt pour les entreprises, le CICE, n'ont pas apporté de création d'emploi, ni de hausse du PIB, pas de ruissellement vers la bas.
- 70 Milliards d'exonérations fiscales depuis 2017 sans contrepartie-suivi-transparence
- 75 Milliards d'exonérations sociales attribués aux grandes entreprises sans contrepartie-suivi-transparence
- 211 Milliards d'aide publiques par an aux grandes entreprises sans contrepartie-suivi-transparence >>>
Site du Sénat, Rapport du 1er juillet 2025 https://www.senat.fr/rap/r24-808-1/r24-808-11.pdf
augmentation 4 à 5 fois plus vite que le PIB et que les prestations sociales ces 20 dernières années
- 80 à 100 Milliards par an de fraude fiscale
Finalisation du 8 août 2025 - Ce post contient 99 liens externes, officiels et internes et 16 Annexes officielles -Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox 19ème anniversaire de mon site de linguiste atterré mis en ligne il y a 19 ans le06 VI 06.
De 54 à 71% des électeurs inscrits ont snobé 16 fois les urnes aux P&L 2017, le 26 mai 2019, en 2020, en 2021, aux P&L 2022, le 9 juin 2024
Pour ma part, j'en reste à l’État de Droit, aux Droits Sociaux et Fondamentaux de l'EU, au Droit International de l'ONU, de la CIJ et de la CPI de La Haye
màj du 19 juin 2025: Le 19 juin 2025 les Ministres des Affaires étrangères d'Espagne, de Finlande, d'Irlande, du Luxembourg, de Belgique, de Pologne, du Portugal, de Suède et de Slovénie ont demandé à la Commission Européenne "de revoir ses relations commerciales avec les colonies israéliennes pour mettre les politiques européennes en conformité avec l'avis consultatif de la Cour Internationale de Justice appelant à cesser tout commerce de biens et services et tout investissement qui contribuent à maintenir une situation illégale dans les territoires palestiniens occupés". Macron n'a pas signé cette demande et TOUS les médias français de France n'informent strictement pas à ce sujet. Retailleau, ministre de l'Intérieur placé par Macron, va-t-il lancer contre ces 9 Ministres des Affaires étrangères 9 procédures pour "criminalisation de la solidarité avec la Palestine" et va-t-il demander à la DGSI d'émettre 9 fiches S contre eux pour les faire passer en comparution immédiate sur la demande de Darmanin, ministre de la Justice de Macron?
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Photos: "Mirage", chorégraphie de Damien Jalet au Kampnagel de Hambourg
>>> "Tanz ist schön und schrecklich zugleich"
Dans "La grandeur de la France, Pays des Lumières et des droits de l'Homme" et des mensonges séculaires
on adore établir la confusion lexicale entre antisémitisme et antisionisme.
Là où l'âne est attaché, il faut qu'il broute; celui qui se prévaut de la "lutte contre le racisme et l'antisémitisme" est raciste avant d'avoir parlé. Il faut être engagé pour la Lutte contre racisme, antisémitisme et antimusulmanisme. L'Intitulé de cette loi française du 07 mai 2025, affiche que la langue de la justice retaillée met au 1er plan antisémitisme avec la prétention d'être une façade légale universaliste mais qui n'est que le paravent raciste du parl'être franco-français. L'Intitulé et le texte de loi ont même inversé 27 fois l'ordre des mots de la formule usuelle de la lutte contre "racisme et antisémitisme". Vous avez avec cet Intitulé la vérité alternative à la française, la "postvérité" Macron-Bolloré-Lagardère-Stérin qui s'amuse avec invisibilisation, dissolution et liquidation du vocabulaire pour tuer analyse et réflexion de tout un chacun et le submerger d'un bestiaire de ressentis racistes, haineux et sans selles moulées. Le dé-vivre ensemble, le petit illustré de l'intimité d'une guerre civile. Dans un autre contexte, c'est comme "opération spéciale" pour ne pas dire "guerre" ou bien "prendre le contrôle de Gaza" pour ne pas dire "occupation". C'est de la tératologie lexicale. Au service de qui ?
Heureusementque nous avons la CPI de La Haye, la CIJ de La Haye, l'ONU, le HCDH - Haut Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU pour nous rappeler comme le 07 mai 2025 où se trouve encore l'humain de l'humanité: 1) ONU, HCDH - Haut Commissariat aux Droits de l'Homme - Communiqué du 07 mai 2025,Mettre un terme au génocide en cours ou le voir mettre fin à la vie à Gaza, 2)HCDH - Liste des communiqués et déclarations du HCDH et d’autres mécanismes des Droits de l’homme des Nations Unies concernant la situation dans le Territoire palestinien occupé, en Israël et au Liban depuis le 7 octobre 2023
De sa Saison-1 à sa Saison-2, Macron continue à se placer en dehors de l’État de Droit, en faisant passer comme valeur normative agglutinante son mépris de la Décision du Conseil d’État du 11 mars 2024, en traitant régulièrement le mouvement LFI "d'extrême-gauche" et en amplifiant son travail de terrassement au profit dédiabolisant du parti d'extrême-droite RN, pour envoyer à la déclive sa ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, son ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et bien-sûr le plus doué dans l'extrême-droitisme "d'atmosphère", son ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.
La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, avait mandaté le CNRS pour mener une « étude scientifique » sur l’« islamo-gauchisme » dans les universités.
Sur BFM-TV, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qualifiait l’« islamo-gauchisme » de « fait social indubitable ».
Et le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin avait proclamé:
« Ce serait vraiment ne pas regarder la vérité en face que de ne pas voir que l’université, les services publics, des associations sont touchés par l’islamisme aidé parfois par les gauchistes ».
Le CNRS lui-même avait adopté un ton critique en condamnant « les tentatives de délégitimation de différents champs de la recherche ».
C'est Taguieff qui avait inventé en 2004 le mot islamo-gauchisme.
Le 07 mai 2025à Paris, Macron et ses copycats des partis de droite et d'extrême-droite RN ont encore une fois boosté racisme et antimusulmanisme avec leur Loi relative à l'antisémitisme, le racisme, les discriminations, les violences et la haine dans l'enseignement supérieur. Ce n'est que la jaquette de la brandade raciste des Loi Séparatisme, Loi Sécurité Globale de Macron, bien sûr toutes passées au 49-3 depuis 2017.
Le 07 mai 2025à l'ONU, le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme publie son Communiqué sur "le génocide qui met fin à la vie à Gaza". Depuis l'attentat du Hamas du 7 octobre 2023, Gérald Darmanin en tant que ministre de l'intérieur puis ministre de la justice, et Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l'éducation nationale, Bruno Retailleau, député LR puis ministre de l'intérieur, et plein d'autres à droite et à l'extrême-droite répètent que le parti de gauche "la France Insoumise fait du djihadisme d’atmosphère", au regard de sa position pour Gaza.
Avec les multiples Résolutions, Décisions, Communiqués de l'ONU, du OHCHR, et les Ordonnances de la CIJ de la CPI, ce n'est pas de la téléologie, comme le fait Macron depuis 2017 et qu'il nous demande de faire, mais de la tératologie du langage de Macron, de ses florentins et copycats. Ils se dépassent de jour en jour dans la monstruosité toujours repensée des rafales de leur langage. Au service de quoi?
A ce racisme populaire français, à ce racisme institutionnel français, à ce racisme gouvernemental français, à ce racisme présidentiel français, il faut opposer les termes juridiques de l'ONU, de l'OHCHR, de la CIJ, de la CPI, du Statut de Rome de 1957, de la Convention de 1948 sur la Prévention du génocide >>> Crime de guerre, Crime contre l'Humanité, Génocide, Déportation, Destruction d'un Peuple pour des motifs raciaux, ethniques, religieux, nationaux à Gaza et en Cisjordanie. La tératologie lexicale franco-française du fanwalk des Macron, Darmanin, Retailleau, Valls, Dati, Le Pen et de leurs apanages entend des "apologies du terrorisme" quand on utilise la terminologie juridique du Droit International.
Au milieu de sa brandade de 49-3, c'est Macron qui impose, en contournant la majorité parlementaire, sa submersion transdémocratique avec son choix de ses ministres: Retailleau, Darmanin, Valls, Borne sont en plus les 4 Ministres d’État de Macron-2 depuis le 23 décembre 2024. Les ministres d’État jouissent d'une prééminence protocolaire dans le gouvernement devant les ministres et disposent de la prérogative d'organiser des réunions interministérielles, tel un vice-Premier ministre. Comme son homologue fasciste Viktor Orbán, Macron interdit depuis 2017 à ses 1er Ministres de demander au Parlement le Vote de Confiance. France et Hongrie sont les seuls États dans l'EU des 27 à commettre ce crime démocratique. En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a un président qui a contourné Sénat et Parlement depuis 2017 avec 25 fois le 49-3 et avec le PLFSSR + le 47-1 + l'Article 122 + l'Article 38 + l'Article 44-2 + l'Article 44-3 + l'Article 112-3 + toutes les Ordonnances. C'est un renversement de régime, ce n'est plus la Constitution de la Vème République. La démocratie, c'est ringard, c'est du passé.
Macron construit sa fierté de présidence non pas sur la connaissance de la réalité du pays mais sur son fantasme de la "startup-nation" et sur son mépris des "gens qui ne sont rien" (depuis le 13 avril 2017 et 29 juin 2017).
C'est pourquoi l'extrême-droite est unie sous l'autorité de l'extrême-centre Macron qui a de nouveau placé le 11 janvier 2024 au gouvernement ses ministres-clefs issus de cette nuance politique: Retailleau, Darmanin, et Valls. Pendant sa résidence de plaisance de 4 ans en Espagne, Valls s'était associé à Vox, le parti fasciste espagnol, pour tenter de conquérir la mairie de Barcelone. Comme Valls avait raté son coup, il est rentré à Paris pour revenir à la cour de Macron qui nous injecte aussi souvent qu'il le peut des rappels de sa toxine tétanique pour développer son entrisme dans la fachosphérité musclée ou violente. Le 27 mai 2025 à Djakarta en Indonésie, Macron a salué "mon frère, le président Prabowo, je suis impatient de retrouver mon frère Prabowo". Gendre de l'ancien dictateur Suharto, Prabowo ancien criminel de guerre, chef des forces spéciales, avait commis les massacres au Timor-Oriental et en Papouasie-Occidentale, dans les années 70, 80 et 90 et l'épuration de tout opposant qui militait pour Démocratie et Droits de l'Homme. Dans sa tératologie, où il dit toujours en même temps tout et son contraire, Macron a présenté à Prabowo la France comme un partenaire « fiable » et « respectueux » de la « souveraineté » et de l’« indépendance » des États d’Asie du Sud-Est et de l’Indonésie. C'est sûr, à la différence de Gaza qui a été rayée de la carte en moins de 2 ans avec l'accord de l'EU et de l'Europe et avec... "le soutien inconditionnel à Israël" de Macron, l'Indonésie a déjà 48 Rafale et va encore en acheter 40. Comme Pétain, Maurras, Hélie de Saint Marc (putsch des généraux d'Alger, 1961), Prabowo, Viktor Orbán, Macron - chef des armées et directeur export des industriels de l'armement - étale en mauvaise part son "en même temps" entre "pays légal, pays réel". Prabowo n'est pas un obstacle cognitif pour Macron. Les populations civiles, tuées partout dans le monde avec les armes françaises, non plus. Ledit secret-défense français interdit au Parlement le contrôle. L'Allemagne, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, accordent aux Parlements avec transparence l'accès aux données et le contrôle des ventes d'armes et dans ces pays les parlementaires ont une expertise dans ce domaine.
Le 11 janvier 2024 Macron a placé Rachida Dati comme ministre de la culture pour réaliser sa "réforme de l'audio-visuel" à lui, pour mettre le service public audiovisuel français au diapason de l'écosystème de la postvérité Stérin-Bolloré-Lagardère, afin d'en faire une "holding executive" à rendre exangue comme tout service public sous Macron depuis 2017, et automatiquement pour le privatiser au plus vite. Rachida Dati, ancienne ministre de la Justice sous Sarkozy..., avocate d'affaire, experte en affaires judiciaires et en droit des affaires, avait commencé sa carrière chez... Lagardère en 1990, et comme euro-députée au Parlement Européen de 2009 à 2019 elle a fait du lobbying assidu pour GDF Suez, Total, Engie, Carlos Ghosn et Renault, State Oil Company of Azerbaijan Republic (SOCAR), France Télécom, Orange, Renault-Nissan, etc. Le 19 janvier 2019, Macron déclare à Souillac "ce que nous devons réussir à faire d'abord, c'est une forme d'hygiène démocratique du statut de l'information". C'est pourquoi la confabulation de Macron vers l'extrême resserrement à droite et le néo-négationnisme n'est pas furtive mais constituante de sa volonté de liquidation du Droit International, de l'État de Droit, des Droits Fondamentaux et Sociaux, de l’État, des services publics, du service public audiovisuel, etc, et il s'est encore offert le luxe le mardi 13 mai 2025, dans son one-man-show de racolage sur TF1, de dire au sujet du génocide à Gaza que "ce n'est pas à un responsable politique d'employer ce terme de génocide, c'est aux historiens en temps voulu." La France est signataire du Statut de Rome, donc Macron ment, il a l'obligation d'appliquer les Décisions et Ordonnances de la CIJ et de la CPI et aussi de faire arrêter les criminels de guerre qui passent sur le territoire français et de ne pas leur accorder des passe-droits. En agissant ainsi, Macron est personnellement acteur de la liquidation du Droit International, comme Trump, et commet des manquements graves à ses obligations Internationales. C'est un suicide démocratique dans les Affaires extérieures que Macron impose à la France. Il y a 17 trains de sanctions contre la Russie dès le 7ème jour de l'invasion de l'Ukraine, et 0 contre Israël depuis 20 mois maintenant. Nouvelle Enquête de Disclose et Communiqué du HCDH de l'ONU du 20 juin 2024 >>>
Le 11 juillet 2024, in extremis avant les congés parlementaires, Rachida Dati, ministre de la culture placée par Macron, a dégainé au Sénat l’arme constitutionnelle du "vote bloqué" lors de l’examen de la réforme de l’audiovisuel public pour accélérer l’examen du texte et le faire adopter. La procédure prévue à l’article 44-3de la Constitution, qui est l'équivalent du 49-3 au Parlement, a permis de sauter l’examen des amendements pour que les sénateurs n’aient la possibilité que d’approuver ou de rejeter l’ensemble du texte. Le texte a été "adopté" avec les seuls amendements... retenus par le gouvernement. Le "vote bloqué" de l'article 44-3 avait été utilisé au Sénat en mars 2023, pour la réforme des retraites, et pour clore les débats comme d'habitude. Le 3 juillet 2024 Macron, qui dit depuis 2017 en même temps tout et son contraire, se ressent en lui-même une dysphorie et fait subitement semblant de s'étonner de la submersion de son gouvernement par Retailleau, président du parti LR et à temps partiel son ministre de l'intérieur qu'il a lui-même nommé. Macron a alors précipitamment appelé son gouvernement en révoltes internes à "discipliner la parole". Retailleau, d'extrême-droite, veut se présenter aux présidentielles 2027 et en plein exercice vomit publiquement sur Macron, son donneur d'ordre, qu'il donne pour éculé dans l'hebdomadaire d'extrême-droite Valeurs Actuelles le 22 juillet 2025. Retailleau est l'un des 4 ministres d’État placé-boosté-gardé par Macron en toute duplicité. Tout le monde connaissait l'orientation extrêmement à droite de Retailleau.
Macron réforme l'audio-visuel public, compresse la pluralité de la presse, discipline la parole dans son bocal à lui, instaure l'hygiène démocratique du statut de l'information, et il ne veut surtout pas révéler que 4500 français composent le plus grand contingent étranger dans l'armée israélienne! A tous les niveaux, l’État français, son président Macron, chef des armées et directeur export des industriels de l'armement - qui continue à autoriser la France à livrer en continu 15 milliards d'articles d'armement offensif et d'attaque à Israël et pas juste des "boulons" - les responsables politiques, économiques et civils qui sont complices actifs et passifs du génocide à Gaza et en Cisjordanie, seront passibles de poursuites judiciaires et devront en répondre devant les Tribunaux de la CIJ, de la CPI, du Tribunal Pénal International de l'ONU comme par exemple Milošević de la Yougoslavie. Le Président français doit en tant que chef des armées être le garant du respect des Traités. Ces gens ont du sang sur les mains. Et après avoir traité d'antisémites, Lecornu, Ministre des armées de Macron, traite d'antipatriotiquesles Défenseurs du Droit International qui dénoncent le génocide et l'occupation de Gaza qui dure depuis 20 ans.
La liquidation du Droit International, de l’État de droit, de l’État en just-in-time, en reality-time, mais avec l'élégance française bien sûr. Macron s'accomplit dans la liquidation-destruction. C'est sa pathologie obsidionale, sa stratégie de chaotisation de l’État effondré et de tous corps intermédiaires pour créer un différentiel de puissance à l'avantage des "vrais décideurs" qui financent ses campagnes. (lire mon commentaire n°6)
3 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine, Macron l'avait accueilli le 22 mai 2017 à Versailles et il lui avait vendu du matériel militaire électronique de dernière génération en totale violation de l'embargo international et européen décrété contre la Russie suite à son annexion de la Crimée le 14 mars 2014 (voir aveu de Macron). Nous avions appris par Disclose que Macron, Chef des armées, a livré de 2017 à au moins 2020 des armes de très haute technicité à Poutine pour équiper ses tanks, ses hélicoptères et ses avions de combat. Les principaux bénéficiaires de ces marchés sont les sociétés Thales et Safran, dont l’État français est le premier actionnaire. Est-ce que les sanctions contre la France seront à la hauteur de l'agression que nous commettons contre l'humanité? NON, il n'y a eu aucune sanction contre la France, et en France il n'y a eu aucun débat parlementaire et sociétal au sujet de la vente d'armement français qui contribue aux crimes de guerre commis par Poutine en Ukraine, mais aussi aux crimes de guerre et contre l'humanité au Yémen avec le dictateur égyptien Sissi et MBS d'Arabie Saoudite. Le roman national franco-français n'a pas de temps à perdre avec ça.
Disclose révélait avec ses Egypt Papers dans "Cartographie d'un mensonge d’État" que le mensonge est un marqueur du Type de Langage de Macron, Chef des armées, qui décide de la vente des armes Made in France (wiki), dont la plupart des entreprises qui les construisent sont à 100% détenues par l’État. Avec sa Françafrique, ses interventions militaires sur place, avec ses soutiens politiques à ses amis putschistes successifs du Tschad, du Mali, du Niger, du Burkina Faso... la France s'implique depuis 10 ans dans la plus grande Catastrophe humanitaire de l'histoire de l'Humanité avec radars Cobra, pod laser Damoclès, 70 chars Leclerc, 154 canons Caesar, blindés Aravis, 2 corvettes Gowind 2500, hélicoptères Cougar et Dauphin, 9 avions ravitailleurs Airbus A330MRTT, ses Mirage 2000-9 et ses 80 Rafale qui bombardent le Yémen dans l'armée de... MBS - Mohammed Ben Salmane de l'Arabie Saoudite et avec 54 Rafale vendus au dictateur égyptien Sissi et... payés à plus de 50% par l'Arabie Saoudite.
Selon le Rapport du 3 mars 2021 du UNOCHA - Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires de l'ONU, la famine atteint 17 millions de Yéménites. Les Rafale vendus par la France à l'Arabie Saoudite, aux Émirats et à l'Égypte bombardent les aéroports et les ports maritimes du Yémen qui sont les uniques voies d'accès aux denrées alimentaires et à l'aide humanitaire.
En le remerciant pour son bon goût, Macron a décoré le dictateur Sissi sur le pavillon de l’Élyséede la Grand-Croix de l'Ordre de la Légion d'Honneur le 8 décembre 2020, bien sûr en conformité avec la loi en portant tous deux le masque FFP2 pour honorer la grandeur de la France (voir images). La France n'a rien à envier à la Russie. Macron, adore se raconter en montrant du doigt quelques crapules. Ça embellit son visage Instagram à ses yeux >>> la Vidéo: Macron décore, en cachette et à l'abri des médias français le 8 décembre 2020, de la Légion d'Honneur le dictateur égyptien Maréchal Sissi, qui bombarde au même moment le Yémen avec MBS - Mohammed Ben Salmane d'Arabie Saoudite >>>
Le Média tv vous offre une vidéo >>> Macron et ses dictateurs bien-aimés dans laquelle vous pouvez constater le Type de Langage de Macron qu'il tient avec tous ses amis dictateurs africains et auxquels il donne en chaine sa caution, un à un, putsch après putsch, de père en fils. Le Média tv a aussi mis en ligne En tournée africaine: les incroyables dérapages de Macron où nous voyons le naufrage du Type de langage de Macron avec les deux dictateurs du Congo Kinshasa / RDC et du Congo Brazzaville. Je vous dispense des photos des rencontres de ces deux dernières années de Macron en Afrique avec tous ces dictateurs, mais le moteur de recherche Google vous les montre. Les "éléments de langage" de Macron sont exécrables. Mais bon, la Françafrique ce n'est pas Gaza ni l'Ukraine et le "Type de langage inadapté pour un diplomate" comme a fustigé Macron contre l'ambassadeur de la Chine à Paris, est tout naturellement adapté pour notre pdt Macron de notre pays. C'est lui qui décide du niveau du bon-parler. Macron n'est pas "pris dans un piège cognitif" toujours pour être agréable à ses donneurs d'ordre financiaristes.
4 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine, Macron l'avait reçu le 19 août 2019 au Fort de Brégançon en grandes pompes et il lui avait proposé "l’architecture de sécurité et de confiance entre l’UE et la Russie". Macron avait déclaré devant les caméras >>> "La Russie est européenne, très profondément" et avait annoncé qu'il entendait >>> "réarrimer la Russie à l’Europe", qu'il croyait "à cette Europe qui va de Lisbonne à Vladivostok. C’est d’ailleurs pour cette raison que la France avait défendu la réintégration de la Russie au Conseil de l’Europe. La Russie est une grande puissance des Lumières. Elle a sa place dans l’Europe des valeurs auxquelles nous croyons". Macron avait méprisé publiquement le Corps des diplomates français qui le mettaient régulièrement en garde quand il interprétait les exigences des critères de convergence démocratique de manière trop positive et laxiste envers Poutine. En réaction, Macron a supprimé par décret le Corps Diplomatique avec effet au 1er janvier 2023. Macron seul dirige l'action de l'État. Macron n'est pas fan de l’État de Droit chez nous dans notre pays.
Oh, pardon, Macron est amateur d’État de Droit, mais au Liban. Deux jours après l'explosion gigantesque de silos d'engrais à Beyrouth, Macron s'était rendu le 6 août 2020 au Liban, qui était un protectorat français jusqu'en 1943. Macron se sentait investi d'une charge morale d'éducateur envers le Liban en menaçant les Libanais avec son lapidaire « pas de réforme, pas d'argent». Macron avait subitement lié l'aide financière de la France à sa Clause de Conditionnalité du Respect de l'État de Droit par le Liban et en exigeant des « réformes drastiques avant six mois», au moment où il reviendra à Beyrouth contrôler si le Liban aura aussi tout autant mis fin aux accointances entre les représentations politiques, le pouvoir et les milieux financiers. Macron a été très impatient, quand, le 27 septembre 2020 de retour à Beyrouth, il a exprimé toute sa colère en disant « J’ai honte » à propos des dirigeants politiques libanais. Il avait alors déclaré qu'il « a pris acte de la trahison collective des partis libanais qui portent l’entière responsabilité de cet échec ». Macron sait se montrer très autoritaire quand cet État de Droit n'est pas instauré immédiatement: « A l’horizon environ d’un mois, un mois et demi, nous serons obligés de faire le bilan. S’il n’y a aucune avancée sur le plan interne, alors nous serons obligés d’envisager une nouvelle phase de manière très claire et de poser la question de confiance: est-ce qu’un gouvernement de mission sur la base de la feuille de route est encore possible, ou est-ce qu’il faut à ce moment-là changer la donne et aller peut-être dans une voie plus systémique de recomposition politique au Liban ?». Indirectement, Macron appelait les Libanais à dégager leur président... Macron pensait-il déjà à son destin à lui pour 2026-2027 ? Vous pouvez repenser à la science forensique, en observant cette colère enjouée de Macron au Liban. Macron est très amateur du peuple Libanais qu'il considère comme tel, comme un peuple. A son inspection au Liban, Macron était « déçu par la classe politique libanaise, qui n’a pas placé le peuple avant la politique politicienne. Tout continue comme avant à Beyrouth. La crise que vit le Liban n'est pas un coup du sort, ni une fatalité. Elle est le fruit de faillites individuelles et collectives et de dysfonctionnements injustifiables. L'ensemble de la classe politique libanaise n'a eu de cesse de l'aggraver en faisant passer avant tout ses intérêts individuels et partisans avant les intérêts du peuple libanais ». Forensique en veux-tu en voilà. Pour Macron, habillé de la grandeur de la france, les Libanais sont un peuple et ne sont pas des "moins que rien" à "emmerder"; ces insultes, Macron les réserve aux habitants de notre pays. En effet, Macron a été élu en 2017 et 2022 grâce au Front Républicain pour faire barrage au parti d'extrême-droite RN, et il avait clamé "les compatriotes ont voté pour moi, non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celles de l'extrême droite. Ce vote m'oblige pour les années à venir, je suis dépositaire de leur sens du devoir, de leur attachement à la République, et du respect des différences qui se sont exprimées ces dernières semaines."
Dans la cadre du suicide démocratique dans les Affaires intérieures imposé à la France par Macron depuis 2017, le frère siamoisant de Darmanin, le ministre de l'Intérieur Retailleau, a déclaré le 29 septembre 2024 que "l’État de Droit n'est pas intangible ni sacré" et Retailleau ne cesse de déclarer qu'il voit partout des "barbares" et des "émeutiers". Dans le sillage de Macron, Retailleau veut alors "déplacer le curseur", "reciviliser" en méprisant les statistiques officielles du Ministère de la Justice et, en dénonçant un "entrisme", un "islamisme par le bas", une "submersion" et un "ensauvagement des mineurs... de la société... de la France", Retailleau méprise les "jeunes des quartiers" et, gonflé par son antimusulmanisme, déclare en public "vive le sport, à bas le voile". La France est le seul pays au monde qui va passer une loi qui va interdire le voile dans les compétitions sportives, la proposition de loi est au Sénat. La Charte Olympique n'interdit pas le voile.
Plus que Macron, Retailleau veut faire passer dans le droit commun les mesures d'exception d'état d'urgence et de criminalisation des manifestants contre les Lois Retraite-Code du Travail, les bassines, le/s génocide/s, et déclare qu'il y a des "juges rouges". Retailleau se complait dans son cadre narratif qui a dans son sous-texte à prétention législative sa guerre civile; là, il pourra être un homme, la Brav-M béante, et fusionner sous sa personne exécutif, législatif et judiciaire. C'est Macron qui impose dans son monde transdémocratique le choix des ministres en contournant la majorité parlementaire. Il ne les révoque pas quand il est avéré que certains et certaines ont été à la tête de systèmes de corruption et de mafia à l'échelle européenne ou mondiale (affaires en instance >>> Koehler, Dati, et aussi Bernalla) où quand ils ne cessent de déverser leur propagande raciste nationale et internationale.
<<< Cliquez sur le site du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe.
Macron a mis fin à la Vème République le 16 mars 2023. Il rejoint le club des fascistes Viktor Orbán de Hongrie et Duda / Kaczyński de Pologne. Macron utilise dans la Constitution de notre Vème République les Articles qui lui conviennent pour satisfaire, quoi qu'il en coûte, aux exigences incontournables des marchés financiers en écrasant tout et tous ceux qui lui en coûtent. Depuis 2017, très rapidement après les P&L-2017, je vous informe régulièrement de l'abonnement de Macron-1 et de Macron-2 aux multiples blâmes et condamnations de la France faits par l'ONU, l'OHCR, le Parlement Européen, la Commission Européenne, la Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc. Sur le Site du Conseil de l'Europe - Commissaire aux Droits de l'Homme, en date du 24 mars 2023, vous trouverez >>> "Déclaration: Manifestations en France : les libertés d’expression et de réunion doivent être protégées contre toute forme de violence", le dernier blâme et la dernière condamnation émis et prononcée contre Macron et Darmanin, son ministre de l'Intérieur, et contre le ministre de la Justice (voir ci-dessous 16 Annexes officielles).
Macron a cassé le Code du Travail depuis ses Loi Travail Macron-1, Loi Travail Macron-2 (vite renommée Loi El Khomri avant les P&L-2017), depuis ses Ordonnances Travail Macron-Philippe, le tout passé en force, comme TOUTES les lois importantes, en contournant TOUJOURS le Parlement avec le 49-3 et 29 Ordonnances juste pour le Code du Travail.
Pour justifier LBD et Brav-M, et autres réjouissances de la fin de la Vème République, les fascistes, canal historique, nouvelle tendance et imitateurs autorisés, détournent à leur compte une phrase de Max Weber répétée en boucle par le fasciste Zemmour, et bien-sûr à volonté par le ministre de l'intérieur Darmanin, et par Macron >>> " Il ne peut pas y avoir de violence de la police car l’État a le monopole de la violence légitime." Il est révélateur que Macron ait transformé Darmanin, d'abord son ministre de l'intérieur sous Macron-1, plus tard en ministre de la justice sous Macron-2. La fusion exécutif, législatif et judiciaire bat son plein dans la valse des Macron, sa tératologie du renversement de régime se fait à chaque virgule, mais avec l'élégance addictive du just-in-time. Macron est le prisme d'où se disperse la diffraction de toutes les nuances du noir.
Macron, chez qui tout est calculé, trouve chaque jour ses armes dans son life-stream d'influenceur, de créateur de contenu et d'agent conversationnel pour organiser le suicide démocratique dans les Affaires intérieures et extérieures et la liquidation de toute forme de Droits fondamentaux. Hier, le 19 mai 2025 Macron a poursuivi son chalutage de fond et torpillé la Directive européenne sur le Devoir de vigilance (CS3D) qui établit un cadre juridique pour remettre le respect des Droits humains, des Libertés fondamentales, de la santé et de la sécurité des personnes au cœur des préoccupations des grandes entreprises et des multinationales. Entre les Gobelins du Château de Versailles, devant sa cour d'entrepreneurs participant à son "Choose France - La France cette terre de créativité", Macron a déclaré: « la Directive sur le devoir de vigilance et quelques autres régulations ne doivent pas être simplement repoussées d’un an mais écartées ». Les entreprises concernées par la Directive européenne sur le Devoir de vigilance auraient dû adopter et mettre en œuvre un système fondé sur les risques pour suivre, prévenir ou réparer les dommages aux Droits de l'homme ou à l'environnement recensés par la Directive.
Macron ne peut exister sans la rémoulade psychoactive de ses éléments de langage: le 1 juin 2025 il s'est écrié "vive le PSG, vive la République, vive la France". Le PSG que Macron a vénéré à l’Élysée appartient à Quatar Sports Investment.
Macron, Vidal, Blanquer, Dati, Darmanin, Retailleau, Valls (liste incomplète) sont des exosquelettes du fascisme psychotechnique qu'ils mettent en marche en courant après la prime à la radicalité. Le Pen et son stagiaire ont les deux pieds dedans depuis toujours. Ils sont aux anges, Macron fait le sale boulot pour eux. Le 10 mai 2025, comme chaque année à cette date, en France les défilés nazis de milliers de personnes avec drapeaux et slogans nazis, fascistes, racistes, antisémites, antimusulmanistes, et avec costumes noirs, cagoules, visages masqués et la charte graphique du IIIème Reich, etc... ont été autorisés, et bien sûr sous la protection de la police et bien-sûr du ministre de l'intérieur Retailleau. Et en même temps les "siamo tutti antifascisti" sont criminalisés et diabolisés. Même le quotidien Le Monde décrit ces nazis comme "ultra-droite". Heureusement que Médiapart utilise le mot néofasciste pour les dénoncer. Pour les voir >>> Google >>> défilé Paris 10 mai. CODE PÉNAL, Article R645-1 >>> Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe le fait, sauf pour les besoins d'un film, d'un spectacle ou d'une exposition comportant une évocation historique, de porter ou d'exhiber en public un uniforme, un insigne ou un emblème rappelant les uniformes, les insignes ou les emblèmes qui ont été portés ou exhibés par les membres d'une organisation déclarée criminelle en application de l'article 9 du statut du tribunal militaire international annexé à l'accord de Londres du 8 août 1945.
Voilà, après islamo-antisémito-gauchiste et bolchéwokiste, vous allez me traiter en même temps de conspiratio-protectionniste et me dénoncer comme fiche S.
Alors? Misanthrope, dysanthrope, révisionniste, humaniste ou simplement fasciste. Vous êtes qui ?
La Palestine est reconnue par 2/3 des États membres de l'ONU,
mais pas par la France "Pays des Lumières et des Droits de l'Homme."
Je suis juste un linguiste atterré, gardez les poulets pour vous.
Pour "Macron autocratie électorale" mon site est en page 1 ligne 5 et 7; depuis des années mon site est en ligne 1 et 6 page 1 de Google pour "extrême resserrement à droite", et pour mon néologisme anthropofascisme de Macron, le mot n'a pas encore d'existence, ni mes néologismes >>> transdémocratisme ou néonégationnisme, par contre illibéral ou postdémocratique, ou néopopulisme ou relativisme démocratique font le curriculum vitae de tous les médias et de votre vocabulaire dans la même foulée que "opération spéciale" pour ne pas dire "guerre".
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La Palestine est reconnue par 2/3 des États membres de l'ONU, mais pas par la France "Pays des Lumières, Pays des Droits de l'Homme". La Palestine est membre de la Cour Pénale Internationale - CPI depuis 2015. La Palestine a le statut d’État observateur permanent de l'ONU depuis 2012.
Dans "La grandeur de la France, Pays des Lumières" et de ses mensonges séculaires on adore établir la confusion lexicale entre antisémitisme et antisionisme.
Là où l'âne est attaché, il faut qu'il broute, celui qui se prévaut de la "lutte contre le racisme et l'antisémitisme" est raciste avant même d'avoir parlé. Il faut être engagé pour la Lutte contre racisme, antisémitisme et antimusulmanisme. En lisant l'Intitulé de cette loi du 07 mai 2025, vous voyez antisémitisme au 1er plan de ce qui se veut être une façade légale universaliste mais qui n'est que le paravent raciste du parl'être franço-français. L'Intitulé de cette loi a même inversé la formule usuelle de la lutte contre "racisme et antisémitisme", vous avez ici noir-sur-blanc ce qu'est la vérité alternative à la française. Dans un autre contexte, c'est comme "opération spéciale" pour ne pas dire "guerre". C'est de la tératologie lexicale.
Au service de quoi ?
Vous pouvez lire la suite de mon analyse dans mon billet du 07 juin 2025, mais avant il faut lire les Communiqués du HCDH de l'ONU s'il vous reste une trace d'humanisme >>>
HCDH - Liste des communiqués et déclarations du HCDH et d’autres mécanismes des Droits de l’homme des Nations Unies concernant la situation dans le Territoire palestinien occupé, en Israël et au Liban depuis le 7 octobre 2023
GENÈVE – Les atrocités croissantes à Gaza représentent un tournant moral à prendre d’urgence et les États doivent agir maintenant pour mettre fin à la violence, sans quoi ils seront témoins de l’anéantissement de la population palestinienne de Gaza, une issue qui aurait des conséquences irréversibles pour notre humanité commune et l’ordre multilatéral, ont averti aujourd’hui des experts de l’ONU, qui ont exigé une intervention internationale immédiate.
« Alors que les États débattent de la terminologie (s’agit-il ou non d’un génocide ?), Israël poursuit sa destruction implacable de la vie à Gaza, par des attaques terrestres, aériennes et maritimes, déplaçant et massacrant en toute impunité la population restante », ont déclaré les experts.
« Personne n’est épargné, que ce soient les enfants, les personnes handicapées, les mères allaitantes, les journalistes, les professionnels de la santé, les travailleurs humanitaires ou les otages. Depuis la rupture du cessez-le-feu, Israël a tué des centaines de Palestiniens, souvent quotidiennement, le pire ayant eu lieu le 18 mars 2025, date à laquelle 600 victimes ont été dénombrées en 24 heures, dont 400 enfants. »
« Il s’agit de l’une des manifestations les plus ostentatoires et les plus impitoyables de la profanation de la vie et de la dignité humaines », ont affirmé les experts.
Cette agression a transformé Gaza en un paysage de désolation, où près de la moitié des victimes sont des enfants et où des milliers de personnes sont encore déplacées. Le groupe d’experts a recensé plus de 52 535 morts, dont 70 % sont des femmes et des enfants, et 118 491 blessés en date du 4 mai 2025.
Depuis mars 2025, date qui coïncide avec la fin du cessez-le-feu, Israël a rétabli un blocus encore plus strict sur Gaza, enfermant de fait sa population dans la misère, la faim et la maladie. « Sous les bombardements constants, au milieu de logements en ruines, de rues transformées en zones de terreur et d’un paysage dévasté, 2,1 millions de survivants sont confrontés à une crise humanitaire extrêmement grave », ont déclaré les experts. « La nourriture et l’eau sont coupées depuis des mois, provoquant la famine, la déshydratation et des maladies, ce qui entraînera de nouveaux décès qui deviendront la réalité quotidienne pour beaucoup, en particulier les plus vulnérables. »
Au milieu de ce carnage, les déclarations israéliennes qui oscillent entre le blocage pur et simple de l’aide et les déblocages dépendant d’autres objectifs stratégiques, témoignent d’une intention claire de faire de la famine une arme de guerre, et de faire régner l’incertitude chez la population face à ses besoins fondamentaux, ce qui augmente le risque de traumatisme et de problèmes de santé mentale, ont-ils averti.
« Non seulement l’acheminement de l’aide humanitaire est l’une des obligations les plus importantes d’Israël en tant que puissance occupante, mais l’épuisement délibéré des produits de première nécessité, la destruction des ressources naturelles et la volonté calculée de conduire Gaza au bord de l’effondrement corroborent sa responsabilité criminelle », ont déclaré les experts.
« Ces actes, outre le fait qu’ils constituent des crimes internationaux graves, s’inscrivent dans des schémas alarmants et avérés de conduite génocidaire. »
Les experts ont appelé les États à dépasser la rhétorique et à prendre des mesures concrètes pour mettre fin immédiatement au carnage et faire en sorte que les auteurs de ces actes répondent de leurs actes.
« Le monde entier est attentif. Les États Membres respecteront-ils leurs obligations et interviendront-ils pour mettre fin aux massacres, à la faim, aux maladies et aux autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés chaque jour en toute impunité ? »
Les normes internationales ont été établies précisément pour prévenir de telles horreurs. Pourtant, alors que des millions de personnes manifestent dans le monde entier pour la justice et l’humanité, leurs appels sont étouffés. Cette situation envoie un message funeste : les vies palestiniennes sont superflues et le droit international, s’il n’est pas appliqué, ne veut rien dire », ont indiqué les experts.
Ils ont rappelé que le droit des Palestiniens à l’autodétermination est irrévocable. « Les États doivent agir rapidement pour mettre fin au génocide en cours, démanteler l’apartheid et garantir un avenir dans lequel les Palestiniens et les Israéliens coexisteront dans la liberté et la dignité.
« Les mandats d’arrêt de la CIJ contre les dirigeants israéliens pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité nécessitent une action et un respect immédiats. L’avis consultatif de la CIJ impose la fin de l’occupation prolongée et l’Assemblée générale a fixé la date limite au 17 septembre 2025 », ont spécifié les experts.
Ils ont par ailleurs averti qu’en continuant à soutenir Israël matériellement ou politiquement, notamment par des transferts d’armes et la fourniture de services militaires et de sécurité privés, les États risquaient de se rendre complices d’un génocide et d’autres crimes internationaux graves.
Le choix est grave : rester passifs et assister au massacre d’innocents ou participer à l’élaboration d’une résolution juste. La conscience mondiale se réveille. Si elle s’affirme, malgré le gouffre moral dans lequel nous nous enfonçons, la justice finira par triompher », ont-ils déclaré.
Les Rapporteurs spéciaux/Experts indépendants/Groupes de travail sont des experts des droits humains indépendants nommés par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Ensemble, ils relèvent de ce qu’on appelle les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Les experts des procédures spéciales travaillent bénévolement ; ils n’appartiennent pas au personnel de l’ONU et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail. Si le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) fait office de secrétariat pour les procédures spéciales, les experts agissent à titre individuel et sont indépendants de tout gouvernement ou organisation, y compris du HCDH et des Nations Unies. Les opinions ou convictions exprimées sont uniquement celles de leurs auteurs et ne représentent pas nécessairement celles des Nations Unies ou du HCDH.
Les observations et recommandations spécifiques aux pays émises par les mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits humains, dont les procédures spéciales, les organes conventionnels et l’Examen périodique universel, sont consultables dans l’Index universel des droits de l’homme à l’adresse suivante : https://uhri.ohchr.org/fr.
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A l'heure où le fasciste Trump s'encanaille avec ses micro-fascistes grouillants de son paysage et de sa planète, de plus en plus nombreux et sans fard, à l'heure où il referme sur lui-même le portail de l’École de Chicago et de la globalisation, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission Européenne, ouvre encore plus les portes de la globalisation et ferme l’œil sur tous ces travers endémiques qui en sont l'unique socle axiologique. Parce que ceci nous a été vendu comme la légitimation universelle de la modernité que les électeurs inscrits ont gobée depuis 30 ans sans pouffer en se récitant le win-win du ruissellement vers le bas, et en crachant sur les syndicats parce que c'est plus chic de chanter "Non, non, je ne suis pas politisé."
Tous deux, suivis ou précédés de leurs florentins et copycats, cassent tout ce qui a une forme étatique, une forme de citoyenneté, de société civile, et tout ce qui compose le socle de l’État de Droit, du Droit International, du Droit des peuples à disposer effectivement d'eux-mêmes, des Droits sociaux et fondamentaux de l'EU, du Code du Travail, des normes environnementales et de santé - en un mot de la dignité humaine - dans leur chorégraphie de l'élimination des coûts du Travail et de production, et dans la maximisation ultime des profits et du Privilège de l'Investisseur: dans l'écosystème "entreprise sans usine", "information pure et parfaite", "circulation libre et non faussée", impériale, de tout, de n'importe quoi et de plus encore. Même si Trump accapare l'espace global pour forcer à ramener sur sa terre invention, brevetabilité, création et production économiques, et même si von der Leyen ouvre encore plus l'espace global avec EU-Mercosur/USA/Inde/Thaïlande/Australie, ils travaillent dans le même sens: le dumping humain habillé avec grossièreté de la tunique du fascisme d'un côté de l'Atlantique, ou de notre côté, avec plus de manières et de rhétorique, de la chasuble d'un fascisme élégant et liturgique avec la fine fleur de l'antimusulmanisme pour cimenter white power et quelques petits génocides deci delà en fermant l’œil bien sûr sur le génocide local qui colle à notre paillasson. Motus, parce qu'il y a bientôt par là-bas un nouveau débouché pour la vente de Rafale F5. Et à la différence de la Grande Bretagne, en France, la Liberté Académique d'avoir dans les Universités une analyse critique conforme aux Décisions de la CPI, de la CIJ et de l'ONU est maintenant en plus pénalisée, criminalisée et punie par la loi du 07 mai 2025 [1]. Que vaut ce parl'être franco-francais face au Parlement Européen, face à l'ONU? Parlement Européen >>> Tanya Haj-Hassan adresses the EU parliament about Gaza - "I implore you, please act!" / ONU: Tanya Haj Hassan, Medical Aid for Palestinians.
Le Privilège de l'Investisseur qui est, depuis les années 80' et surtout depuis la crise financière 2008, la terminologie officielle de tous lesdits "accords de libre-échange", n'est rien d'autre que la rupture anthropologique occidentale mais contre les personnes humaines actuelles et à venir, et Macron y apporte son épice avec son anthropofascisme et sa startup-nation. Seul le Privilège de l'Investisseur a droit d'être en marche, les autres sont des "moins-que-rien" à dégager en rafales plus ou moins rapidement en fonction de la dose de létalité qu'on leur a attribuée. Face à ça, quand on veut nous faire penser à autre chose et à du bienséant, quand on veut nous faire taire avant que nous soyons visités par la grâce de tout prémisse d'analyse et de prise de parole, on nous dit que c'est du "postmoderne" et de la "post-vérité". Pas-de-soucis, c'est postmoderne, et toi, t'es arriéré avec ton honnêteté, le fascisme d’atmosphère est dépassé, passe au concret. Ah, je fais des amalgames ?
Comme base de réflexion je vous remets ci-dessous in extenso et sans nouvel apport mon analyse du 30 octobre 2016, qui n'a rien de prémonitoire, mais comme je ne dépends de personne socialement ou dans du voisinage, je n'ai aussi jamais été dupe de quoi que ce soit. Toute la ligne éditoriale de mon site mis en ligne le 06 VI 06 reste constante, elle ne prend pas une ride, mais son visage est de plus en plus patent.
Mais avant qu'une réflexion globale dans notre phalanstère riche ne s'installe, nous allons encore subir plus intensément les accompagnements des LBD, de la Brav-M, des 49-3, des Rafales destinés à nous faire passer du dumping humain à notre fracas humain qui ne nous est offert que comme unique modus-vivendi. Enseveli dans cette omnipotence de la convergence médiatique en mondiovision, il est exigé de chacun de nous d'afficher sa présence en-dehors de laquelle tu n'as pas d'existence. Dans ce savoir-vivre, on n'est plus singulier, on n'est plus dans le " (en) marche ou crève", mais dans le crève-toi à crever pour garantir la croissance des marchés. Et quand il n'y aura plus de terres rares pour nous faire rouler, ce n'est pas grave il y a l'Intelligence Artificielle générative, la lévitation sur place et les tapis volants pour tout de même encore pouvoir rendre visite à mémé.
Avec son anthropofascisme, l'agent conversationnel Macron cultive du suivi acoustique autour de son visage en faisant aboutir depuis 2017 sa téléologie personnelle de l'anthropocène globalisé, mais avec l'élégance française de sa conception prédatrice sur l’Élysée, à savoir celle de son émancipation de tout contre-pouvoir [2] et de toutes règles si elles ne sont pas les règles du marché, de son mépris contre les habitants de notre pays et de l'extractivisme de leurs ultimes énergies. L'humanisme est mort. Son extrême resserrement à droite est élevé en modèle de société managérialisée et de modernité à haut rendement. Vous pouvez en juger par vous-même en relisant ci-dessous mon analyse du 30 octobre 2016 qui renvoie aussi à mes analyses de 2006, de 2008 d'avant et d'après la Crise des Subprimes de l'année-Lehman, d'avant la crise de l'€, et bien-sûr d'avant la crise du Covid et de l'Ukraine, et d'avant la crise de Trump. Il y a un lien historique, sémantique et conceptuel. Je ne suis pas pour rien un linguiste atterré. Même le futur Moment Minsky - qui a même un temps de retard - ne sera plus qu'une bagatelle. Qui saura rendre au Langage ce qui est à l'Humain?
Voilà, après islamo-antisémito-gauchiste et bolchéwokiste vous allez me traiter en même temps de conspiratio-protectionniste.
Alors? Misanthrope, dysanthrope, révisionniste, humaniste ou simplement fasciste. Vous êtes qui ?
Note(s)
^La Liberté Académique d'avoir dans les Universités une analyse critique conforme aux Décisions de la CPI, de la CIJ et de l'ONU est maintenant punie par la loi du 07 mai 2025, mais chaque année le 10 mai en France les défilés nazis de milliers de personnes avec drapeaux et slogans nazis, fascistes, racistes, antisémites, antimusulmanistes, et avec costumes noirs, cagoules, visages masqués, la charte graphique du IIIème Reich, etc... sont autorisés, et bien sûr sous la "protection" de la police et du ministre de l'intérieur Retailleau. Et les "siamo tutti antifascisti" sont criminalisés et diabolisés. Même le quotidien Le Monde décrit ces nazis comme "ultra-droite". Heureusement que Médiapart utilise le mot néofasciste pour les dénoncer. Pour les voir >>> Google >>> défilé Paris 10 mai .
CODE PÉNAL, Article R645-1 >>> Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe le fait, sauf pour les besoins d'un film, d'un spectacle ou d'une exposition comportant une évocation historique, de porter ou d'exhiber en public un uniforme, un insigne ou un emblème rappelant les uniformes, les insignes ou les emblèmes qui ont été portés ou exhibés par les membres d'une organisation déclarée criminelle en application de l'article 9 du statut du tribunal militaire international annexé à l'accord de Londres du 8 août 1945.
^Depuis 2017 la sédation globale, voulue par l'arbitrage omniprésent de Macron avec sa brandade de 49-3 et son discours circulaire assaisonné de conventions citoyennes, grands débats, grenelles, conclave, comité d'alerte, consultations et autres ségurs, contourne notre système parlementaire de la Constitution de la Vème République. Rappel des shifts de violence de Macron depuis 2017: 22 fois le 49-3 + le PLFSSR + le 47-1 + l'Article 122 + l'Article 38 + l'Article 44-2 + l'Article 44-3 + l'Article 112-3 + toutes les Ordonnances pour mépriser, contourner et griller à sa guise le Parlement. En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a un président.
-------------------- Voici mon analyse du 30 octobre 2016 >>>
La Lutte des Classes est dépassée puisqu'elle est gagnée. Le PS vit donc tranquille et l'a éradiquée de son discours.
J'ai peint en 1986 et en 1987 une série de tableaux que j'avais exposés dans la galerie L'Estampe à Strasbourg sous le titre "Vom Gesichte verweht - La Chute du Mur de Berlin" (Autant en emporte le visage - La Chute du Mur de Berlin). Mon tableau rouge ci-contre s'appelle "Du communisme au fascisme". Naïvement je m'étais inscrit dans la continuité d'un débat et d'une lutte politique, en croyant que ledit retour-de-balancier apparaissant dès 1986 à mes yeux sous la forme du fascisme, pourra être combattu par les mots. Je me réjouissais même d'une réactivation du débat vraiment politique. Un fascisme financier (* note de bas de page), muet derrière des formules et un fascisme classique s'installent en Europe, en Bavière avec Seehofer, en Hongrie avec Orbán, en Allemagne avec AfD, en GB avec un genre de Brexit, en Pologne avec une majorité consentante pour PIS, aux USA avec un cinglé, en Finlande avec le parti des " Perussuomalaiset / Vrais Finlandais", en France en mai 2017. Depuis 1986 mon espoir était de toujours pouvoir disposer des forces politiques pour évincer ces totalitarismes et ramener par le langage les peuples à la démocratie. Je me dois de refaire, en 2016, 30 ans après, un second tableau rouge, il s’appellera "De la démocratie populaire à la démocratie financière".
Lénine a eu droit aux multiplications de maquettes en bronze. L'investisseur du CETA/TTIP s'affranchit de visage, de moustache et de corps. Il a appris de la leçon de ces 100 dernières années à exister de manière dématérialisée et sans voix. L'art médial est d'organiser la domination et d'éteindre l’offuscation. A la différence des systèmes totalitaires qui n'avaient su exister qu'en organisant un engouement dans des solutions finales, avec le CETA/TTIP il n'y aura plus besoin d'idéologie fasciste, communiste, nationaliste, pour laisser faire et laisser-aller la classe des investisseurs et des profiteurs. La démocratie financière ne donne pas prise et n'a pas besoin de survaloriser certains égos, ni de déporter et de concentrer des affaiblis. Elle n'a pas besoin d'ego pour être, ni de cogito pour exister, il n'y aura plus besoin de l'Information Pure et Parfaite ni de la Concurrence Libre et Non Faussée comme garantes des marchés. Ce sont les multinationales qui définiront la loi. Toute symbolique, toute iconographie, tout statuaire, tout manifeste, toute déclaration universelle de droits, tout parti politique, tout syndicat, toute ONG, toute administration, tout ministère n'auront plus besoin d'être, l'investisseur est là pour eux et est seul garant de sa propre loi.
Ce n'est pas la fin de l'histoire, c'est la fin de l'idéologique, le CETA pratique est arrivé. La philosophie économique libertarienne enseignée dans "The Road to serfdom - La Route de la servitude" par Friedrich von Hayek n'a plus à être lue dans son livre, elle est déclinée dans chacune des 1500 pages du texte légal du CETA - Comprehensive Economic and Trade Agreement et dans celles du TTIP - Transatlantic Trade and Investment Partnership. Après Hayek, la Banque de Suède va décerner au CETA le Prix Nobel du repos étatique. Il n'y a plus à distinguer une quelconque pensée libertarienne, nous entrons tous dans le périmètre global du CETA/TTIP. Nous assistons à l'acmé de la Lutte des Classes, l'investisseur et le spéculateur ont évidé l’État et se sont promus, aujourd'hui le dimanche 30 octobre 2016 et après une parodie symphonique de décision démocratique, à la fonction de guide suprême ou de petit-père-des-peuples. Cette victoire n'a d'équivalent que la révolution d'octobre de 1917. 100 ans. Sans sang, c'est plus moderne d'éteindre de suite le cerveau. 100 ans pour passer de la démocratie populaire à la démocratie financière. En utilisant les appareils de la décision démocratique, l'investisseur s'est autoproclamé guide des peuples en festonnant sa politique de planification financière avec un système para-étatique travaillant contre les peuples, à l'image du Kremlin sous la phase soviétique. Pour éviter une érosion par des masses populaires, le CETA n'a pas besoin d'ériger un Rideau ou un Mur, il établit une juridiction privée avec un tribunal arbitral, une juridiction parallèle à la juridiction publique de chaque État signataire qui, elle, sera démise immédiatement et irrémédiablement de la compétence en cas de litige entre un investisseur et un État. Ces juridictions privées étaient d'abord dénommées ISDS ou RDIE - mécanisme de Règlement des Différends entre les Investisseurs et les États, mais après les éternuements de l'Allemagne elles se sont pérennisées sous la nouvelle dénomination ICS ou SJI - Système Juridictionnel des Investissements. Le pendant du CETA et du TTIP est le JEFTA - Japan-EU-Free-Trade-Agreement pour lequel il y a déjà eu 17 accords de conclus et qui sont bien sûr tout autant secrets. Non, mon site n'est pas indéxé ni indexable par Décodex.
Aujourd'hui est un nouveau jour triste et très grave pour la démocratie en Europe. 7 années de négociations secrètes aboutissent à la signature de l'accord sur la mise au ban des peuples européens dans le cadre du "libre-échange". Le CETA, l'accord de libre échange avec le Canada va être signé aujourd'hui à Bruxelles le 30 octobre 2016. Les peuples européens sont définitivement exclus de la démocratie, de la liberté, de leur autodétermination et de leur droit à disposer d'eux-mêmes. Mon site a commencé à vivre il y a 10 ans, le 6 juin 2006, en analysant "l'échec" des Cycles de négociations de Doha et de Seattle, les derniers rounds de l'OMC, qui avaient relégué à sine-die toute négociation globale sur le commerce international. Ceci n'a pas été grave puisque des milliers d'accord bilatéraux ont été signés à la place. Mon site avait commencé à analyser et à critiquer les 14 accords connexes à l'OMC, accords connus mais dont les contenus étaient restés secrets dans les détails. Je m'étais particulièrement attaché - à cause de mes compétences et parce que ceci faisait partie des domaines que j'enseignais aux DESS/M2 et Master Grande École pendant plus de 25 ans - à dépouiller les Accords ADPIC - Accords sur les questions du Droit de la Propriété Intellectuelle qui touchent au Commerce et ADPIC+, et l'AGCS - l'Accord Général sur la Commercialisation des Services, et AGCS+. J'ai gardé depuis le 6 juin 2006 en bas de page de mon site la bannière contre l'AGCS. Remontez tout mon fil ADPIC/AGCS en déroulant vers le bas, et faites de même pour les Accords bilatéraux et l'OMC.
Aujourd'hui, les peuples et la démocratie sont placés en détention et mis sous camisole et muselière. Cet accord CETA avec le Canada, ou TTIP avec les USA, n'est pas un accord sur la libéralisation du commerce mais un accord sur la liberté inconditionnelle des investisseurs. L’inconditionnalité de la liberté des investisseurs dépasse la Constitution de chaque État de Droit et signataire, dépasse toute norme du droit du travail, sociale, fiscale, écologique, climatique, de santé et de bien commun. Le CETA / TTIP garantit la liberté des investisseurs d'attaquer tout État qui permettrait qu'une norme ou une Loi nationale soit à leurs yeux de manière directe ou collatérale discriminante et une "enfreinte" à leur liberté d'investir, de spéculer, ...de dilapider les systèmes sociaux, fiscaux, les économies, le paysage et les ressources, les peuples, le fonctionnement décisionnel politique, législatif, parlementaire, légal. L’inversement de la hiérarchie des normes est la nouvelle donne à l'orée de cette ère post-démocratique. En France, avec la Loi Macron du Travail, ce n'est plus la Convention Collective qui prévaut pour une branche, mais "l'accord" le moins disant établi dans une entreprise. Avec CETA même un accord à minima sera un barrage à la liberté de l'investisseur. Ce n'est plus l’État qui est au-dessus de l'investisseur, mais l'investisseur qui le domine. Il y a avec le CETA/TTIP inversement de la charge de la preuve. Ce sera L’État qui devra prouver devant la cour arbitrale privée qu'il ne réduit pas avec le SMIC ou une politique écologique... le profit de l'investisseur. Un chantage à la création/destruction de l'emploi sera alors exercé sur l’État qui laissera faire et aller l'investisseur. L'Homme et le Travailleur sont mis sous cape, et ils trouvent que ça sent bon. On a réfléchi pour lui.
La cour arbitrale n’aura pas de siège propre et pas non plus de propres services administratifs, mais utilisera les services du CIRDI / ICSID - International Center for Settlement of Investment Disputes / Centre International pour le Règlement des Différends Relatifs aux Investissements, qui est un organisme d’arbitrage établi à Washington. La Commission de Bruxelles organise elle même depuis des décennies avec des Directives et le Traité de Lisbonne la dilution de ce qui n'est pas conforme à sa Libre Circulation. De la crise financière et spéculative de l'année Lehman-2008 qui a résulté de la libre circulation des produits financiers toxiques, elle ne veut rien apprendre. Cela fait plus de 10 ans qu'elle essaye aussi sans voiler son langage de contraindre l'Allemagne à abandonner sa Tarifautonomie - les négociations automnales des conventions collectives - qui selon elle est un frein manifeste et avéré à la liberté de l'investisseur. La force des syndicats allemands ne plait pas à la Commission Européenne. Elle est la Lutte des Classes de grand-papa, pas la sienne.
Lénine, renversé à Nowa Huta, Cracovie
Pour CETA/TTIP l’État est un nuisible à éliminer. L’État pour le CETA/TTIP est réduit à une surface sur laquelle l'investisseur est librement en action. L'accord du "libre" échange CETA/TTIP n'a que comme objectif de garantir que les États ne nuiront jamais aux investissements et ne réduiront jamais les profits attendus par l'investisseur. Le CETA/TTIP a une vue hypertrophiée des barrières au libre-échange: les taxes et droits de douane - qui sont en fait presque partout très largement ou complètement éliminés - et les "barrières non-tarifaires". Ce concept de "barrières non-tarifaires" est caoutchouteux et englobe tout le reste comme les coûts des standards du Code du Travail, les coûts des cotisations patronales, les coûts sociaux, de santé de retraite, ceux relevant de la sécurité et de la protection sur le lieu de travail, les coûts relevants du retraitements des eaux et déchets d'un site de production, le coût du travail, les cotisations sociales et de retraite, les Conventions Collectives qui défendent acquis sociaux et droits des Travailleurs... et vous pouvez en ajouter même plus que votre imagination ne vous le permet. Et tous les services publics allant même jusqu'à la protection contre l'incendie, contre les catastrophes sont inclus dans le périmètre de CETA/TTIP si une multinationale décidait d'investir dans ce secteur. On ne pourra pas interdire l'exploitation du gaz de schiste, le rejet du mercure dans les eaux et nappes phréatiques, l'enfouissement sous-terrain des déchets radioactifs sans retraitement et l'abandon au domaine public des centrales nucléaires éteintes, l'utilisation du glyphosate, des OGM, des nanoparticules dans l'agriculture et l'alimentaire, car il y aurait autrement des "surcoûts" qui réduiront le profit de l'investisseur. Par exemple déjà en ce moment McDonalds intente un procès contre la ville de Florence parce qu'elle interdit d'installer sur sa place du Dôme Santa Maria del Fiore un point de vente. Le groupe énergétique suédois Vattenfall demande à l'Allemagne le versement d'un dédommagement de 4,7 milliards d'euros, pour avoir décidé en 2011 de fermer deux centrales nucléaires dont il est exploitant et co-actionnaire. Avec le CETA/TTIP la sortie du nucléaire sera balayée. Avec le CETA/TTIP nous aurons un nouveau mode de vie et d'organisation sociale et de l’État entre les procès continuels des entrepreneurs contre les pouvoirs publics. Dans la démocratie financière l'homme ne sera plus un Travailleur, sa seule tâche est de contribuer à la réalisation du Plan qui est de pourvoir au profit de l'investisseur. La capillarité de CETA/TTIP n'a plus aucune limite et cette démocratie financière est omnipotente et transforme l’État en un entonnoir à profit pour l'investisseur. Chaque domaine de la vie est commercialisé au profit de l'investisseur, le CETA n'a donc plus rien à voir avec un accord commercial, il transforme l'Homme dans son essence et le transforme en outil subalterne au profit de l'investisseur. Les 1500 pages du texte légal du CETA sont aussi pointues que le décryptage du génome humain. L’État Providence Bancaire est devenu encore plus protecteur pour devenir en plus un État de la Providence financière pour l'investisseur.
Avec le CETA/TTIP les multinationales participeront à l’écriture des nouvelles lois. Pour faire chuter la Wallonie qui avait par exemple émis des réserves, les négociateurs lui ont concédé quelques aménagements. Mais comme les autres aménagements obtenus par quelques rares autres États courageux (pas la France...), ils sont classés sous la rubrique "explications complémentaires" - supplemental submission ou additional declaration ou joint interpretative declaration. Notez bien ce qui suit, c'est capital: toutes déclarations supplémentaires ne font pas partie du corps du texte légal du CETA qui prévaut. Donc la Wallonie, comme quelques autres parlements locaux téméraires se sont tous faits et laissés berner par les négociateurs et les victimes des agissements des investisseurs ne pourront plus jamais agir devant la cour arbitrale malgré des formulations doucereuses comme celles des Chapitres 8, 9, 22 ou 23 “trade supporting sustainable development”, “trade favouring environmental protection” et qui n'ont aucune valeur juridique parce qu'elles restent des formules vides et sans dispositif réglementaire. Le CETA est même extrêmement dangereux pour les services qui sont encore publics et ne permet pas le retour dans le domaine du service public ce qui a déjà été précédemment privatisé avant son entrée en vigueur. Le CETA est rédigé du début à la fin selon ce modèle rhétorique de formules douces qui restent caoutchouteuses et juridiquement non applicables dès qu'un domaine de la vie de la société et des Travailleurs est évoqué. Le CETA du libre-échange est principalement dans le fond et dans la forme un long inventaire de ce que les gouvernements et les parlements n'ont plus le droit de faire. Le CETA/TTIP fixe dans les textes la Regulatory Cooperation - la Politique de Coopération qui permettra aux multinationales du duo EU-US des deux parties de l’Atlantique de se réunir en groupes d’experts avec des bureaucrates, afin d’influencer les projets de lois avant même qu’ils ne soient débattus dans les parlements. Avec le CETA/TTIP les banques systémiques pourront définitivement interdire aux États de contrôler et de réguler les marchés financiers ou d'introduire la taxe Tobin sur les transactions financières ou d'imposer le démantèlement des banques universelles. Elles le font déjà de manière insidieuse ou brutale depuis l'année Lehman 2008, mais avec CETA il n'y aura plus d'offuscation, ce sera normal. L’État ne pourra pas interdire aux banques et hedge fonds les manipulations du Libor/Euribor et de créer des produits financiers dérivés toxiques et douteux, comme l'a fait par exemple à l'échelle planétaire la Deutsche Bank, et les banques pourront poursuivre L’État en justice s'il ne leur rachète pas leurs cadavres pourris. L’entrepreneur ne sera plus ce héros de l'entrepreneurship, mais quelqu'un qui saura démanteler ce qui s'oppose selon lui à ses capacités à faire du profit. Les multinationales dictent leur Loi, et les entreprises plus petites s’appuieront sur elles. Avec CETA/TTIP, l'entrepreneur a fait sauter toutes les barrières pour organiser sa seule protection.
Manuel Barroso, le précédent Président de la Commission européenne, avait personnellement et en cachette, préparé la Coopération étroite entre les banques américaines et la Commission de Bruxelles depuis 2013 avec le CEO de la Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, directement à son siège à New York. Puis à la fin de son mandat, Barroso a été recruté par la Goldman Sachs. Ceci est un scandale qui revêt le conflit d'intérêt. Avec CETA/TTIP, il n'y aura plus de scandale et plus de Code d’Éthique à respecter, s'il existe. Avant même d'être recrutés par le privé, les grands fonctionnaires nationaux et européens pourront montrer leurs compétences et briller directement auprès du secteur privé lors des rencontres tout à fait formelles entre bureaucrates et décideurs privés. Barroso qui avait pour fonction de diriger l’institution en charge de défendre l’intérêt général européen, est devenu l’employé d’une banque d’investissement américaine qui se joue des lacunes européennes pour accroître son profit. Avec CETA/TTIP cette hypocrisie disparait et la Commission européenne et les gouvernements nationaux deviennent avec CETA/TTIP des bureaux et des représentations locales du secteur privé tous et toutes soumis à la Loi de l'investisseur.
Le CETA/TTIP a vidé de son sens l'expression "conflit d'intérêt", et l’État doit dépenser le meilleur de son énergie à se mettre au service de l'intérêt de l'investisseur. Le devoir régalien a été privatisé. Tous les milliers de cabinets de lobbying qui siègent à deux pas de la Commission et des ministères nationaux transforment leur métier qui passe du consultant incitatif au donneur d'ordre du nouvel esprit des Lois. Les coûts du loobying vont considérablement se réduire et se rationaliser. Vous vous offusquez de la facilitation du lobbying? Vous vous demandez combien de temps une de ces anciennes démocraties parlementaires pourra subsister sans avoir un soulèvement du cœur? Ce n'est pas la peine de s'en offusquer, parce que...
...pour rédiger les 1500 pages du CETA et celles du TTIP, les multinationales et les banques, assurances et hedge fonds ont exercé déjà depuis 7 ans et exercent une influence prépondérante sur les négociations secrètes de ces accords. La coopération a été mise en place de manière officiellement secrète pour instaurer la Coopération ouverte, sans gène et décomplexée du CETA/TTIP. Selon Stop TTIP, les représentants des multinationales ont été les seuls entendus lors de 92% des rencontres des intervenants, tenues par la Commission européenne. Les formulations figurant dans les ébauches des textes qui ont pu être rendues publiques, proviennent directement des directives des lobbyistes industriels et financiers. Les négociations ont été conduites dans le secret et les représentants des pouvoirs publics ne savent rien de leurs déroulements. Aucun document officiel concernant les accords n’est consultable par les citoyens de l’UE avant la fin des négociations. Seuls certains rares parlementaires triés sur le volet et acquis au nouveau régime ont la possibilité de lire des extraits des longs dossiers dits "légaux" dans des salles spécifiques sans l’aide d’expert, et ont pour consigne de ne rien dévoiler au public. Une fois les négociations terminées, ils ne peuvent seulement qu’accepter ou refuser les accords, sans être consultés à propos d’éventuelles modifications.
Avec le CETA / TTIP nous n'avons plus la possibilité de laisser vivre et s'exprimer la décision publique, car le CETA/TTIP se plaque sur les États avec le drone tueur de sa juridiction privée de Washington et sans clause crépusculaire: CETA/TTIP n'aménagent pas aux États signataires la possibilité d'en ressortir. Pour se garantir l'adhésion inconditionnelle des États, les négociateurs ont imposé le secret absolu des négociations, et seulement depuis juillet 2014, seuls quelques élus des parlements nationaux étaient autorisés à consulter pendant de très courtes périodes dans un cagibi aménagé à l'écart et à cet effet des documents de travail de ces négociations. Mais ils n'avaient même pas le droit de photographier ou de copier ces documents, ils devaient laisser toutes leurs affaires à l'entrée. Ceci est la stricte vérité, Netflix devrait s'arroger les droits pour tourner le film "De la démocratie populaire à la démocratie financière". Les rares élus qui pouvaient consulter ces documents étaient désignés par les gouvernements, et personne dans la société politique ou civile n'avait ni le droit de proposer des noms ni le droit de recours. Les investisseurs se sont attribués et partagés des paquets d'États avec des peuples dedans comme au XIXème siècle quand les colons se sont partagés l'Afrique pour en profiter.
Avec CETA/TTIP, et seulement à partir d'eux, nous pouvons parler de "l'ère post-démocratique". L'Initiative Citoyenne Européenne contre le TTIP avait dépassé de 2,4 millions le nombre requis de signatures par le Traité européen sur le Fonctionnement de l'Union, mais la Commission de Bruxelles, lors de l'un de ses putschs familiers, l'avait rejetée sans commentaire. Je suis le premier à crier "I want my Europe back". Un dictateur était arrivé de l'autre côté du Rhin au pouvoir avec 38 millions de voix sur 44 millions de votes valides. Le CETA/TTIP arrive tout seul sur le pouvoir en contournant les appareils démocratiques du débat parlementaire et sociétal.
Sur 743 millions d’Européens, il n'y a pas d'offuscation. Les élus avaient la possibilité de s'opposer aux gouvernements. Ils ne l'ont pas fait ou se sont laissés dominer par eux. Ils sont les fautifs de l'avènement de "l'ère post-démocratique". La facture populaire sera chère, mais elle sera payée, il n'existe pas d'empire de 1000 ans. Payée par les urnes et autrement. L'Europe providence bancaire et des investisseurs a gagné sa lutte des classes sans nous et par-dessus nos têtes. Les européens sont devenus tous mutuellement les victimes de leur propre politique catallactique. Les européens ont voulu une Europe des marchés et vont encore plus violemment subir eux-mêmes ce qu'ils imposent eux-mêmes aux Pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et aux PED (Pays en Développement) avec les APE et avec les ALE qui sont bien plus violents que les clauses de l'OMC. Si vous cliquez ces liens précédents vous verrez que l'Europe s'était équipée elle-même de kits externes pour tuer, et s'équipe depuis CETA/TTIP d'un kit de bureau interne: le CETA/TTIP va commencer par tuer les services publics, les devoirs régaliens, les Conventions Collectives, l'Accord climatique, l'Accord Antarctique, etc.
L'initiative européenne Stop TTIP avait rassemblé dès novembre 2014 en seulement 2 mois plus d'un million de signatures de citoyens demandant à la Commission Européenne de mettre fin aux négociations du TTIP et de ne pas faire entrer en vigueur l'accord similaire CETA avec le Canada. Les Communautés Européennes prévoient pour une Initiative Citoyenne Européenne - ICE la collecte d'un million de signatures en un an. Il y avait donc urgence, dès novembre 2014, de donner à l'Europe ce visage de démocratie qu'elle n'a toujours pas et qu'elle méprise de plus en plus de manière ouverte et publique. Jean-Claude Juncker n'avait eu aucun mal à révéler son visage et la Commission Européenne avait refusé de mettre en place cette Initiative Citoyenne Européenne et avait donc aussi refusé de reconnaitre la légalité de cette initiative citoyenne européenne auto-organisée par le collectif Stop TTIP suite à ce refus. Il avait été toujours temps pour vous de la signer ici >>> Stop TTIP. Mais l'avez-vous fait? Dans la liste des ONG contre le TTIP/CETA qui soutiennent cette ICE vous en retrouverez sur mon site dans la colonne de gauche et sous la bannière.
De toute manière la Commission Européenne s'est arrangée pour qu'une ICE n'ait pas d'effet. La Commission est uniquement tenue de donner son avis, mais n'est pas obligée de la suivre, car de toute façon elle ne risque rien en dehors d'une disgrâce supplémentaire des Euro-Députés, ce qui l'arrange au demeurant pour cultiver son petit marigot d'offuscation. Le Parlement Européen ne peut dissoudre la Commission Européenne et il n'y aura jamais de grève générale en Europe par exemple. Tous les euro-députés n'ont pas accès aux documents de négociations du TTIP/CETA. Mais évidemment nous avons l'Europe que nous méritons, il suffisait d'aller voter aux Élections Européennes pour donner un autre visage à notre Europe. Les alternatives parlementaires de bonne foi existaient pour avoir plus d'Europe. A partir d'aujourd'hui nous vivons l'Eurxit sans le savoir, la noyade de l'Europe. Les allemands ont défilé par millions depuis 2 ans contre le TTIP/CETA. Les français? N'ont pas défilé, quelques uns ont pété devant des bistrots quelques samedis. Il y a eu plus de 3,2 millions de signatures contre le TTIP (au 24 avril 2016 >>> 0,36 million pour la France, 1,57 million pour l'Allemagne. Il y a eu en fait encore plus de signatures dans des pétitions "sauvages" qui deviennent sur le web un effet de mode, et qui n'ont pas pris la peine de se fédérer à Stop TTIP. Je viens encore avant-hier d'avoir été sollicité par des endormis de la région lyonnaise pour une x-ième pétition. Ne restez pas la nuit debout (pas celle des flics) et agissez le jour. Les Nuits Debout, c'était du bof bisounours, et ça leur faisait croire qu'ils faisaient la révolution sans en payer le prix. Aux urnes, s'ils y vont, ils ne choisissent tout de même pas les alternatives démocratiques et parlementaires qui existent. Ça carmagnole sur le tarmac et ça court au Aldi pour comparer les prix. Les Nuits Debout, ça leur faisait croire qu'ils font de la démocratie sans en payer le prix. A ne pas vouloir s'unir politiquement ils ont renforcé les politiques qui abandonnent leur devoir aux entreprises et qui profitent d'eux. Ils croient que s'unir politiquement, c'est idéologique. Ils ont peur d'eux-mêmes ces enfants soumis à eux-mêmes et qui se croient rester purs ainsi. Ils jouissent de la liberté de ne rien faire pour la société. Mais la conscience est bonne et le steak ne refroidit pas dans l'assiette. Le libre-échange, c'est moderne, et ça ne sent pas mauvais comme la politique. La démocratie est un danger pour le libre-échange, ces enfants ont peur d'être insoumis. On n'attend plus rien de la démocratie puisque le steak arrive à point.
* Note de bas de page: en cherchant sur Google je vois que le terme "fascisme financier" est utilisé part une extrême droite internationale qui fait semblant d'être à gauche pour le "social". Je n'ai rien à voir avec ces crétins.
<<< ------------------- fin de mon analyse du 30 octobre 2016
Alors? Misanthrope, dysanthrope, révisionniste, humaniste ou simplement fasciste. Vous êtes qui ?
Voilà, après islamo-antisémito-gauchiste et bolchéwokiste vous allez me traiter en même temps de conspiratio-protectionniste. Vous êtes content de vous?
Pour compléter ma rétrospective anticipatrice je vous remettrai en tête de gondole dans ces prochains jours mon analyse du 15 novembre 2007.
Pour celle-ci aussi, il n'avait pas fallu être docteur en anthropophagie et professeur émérite, une simple existence terrestre et une plume suffisaient tout autant. Mais qui sait encore ouvrir l'oeil ?
à revenir sous peu >>>
OMC, AGCS, ADPIC, APE = Violations du Droit International des Droits de l'Homme - I
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~~~ Quand on méprise les Décisions du Conseil d’État, pilier de l’État de Droit, on se met soi-même en dehors de l’État de Droit ~~~
Pour ma part, j'en reste à l’État de Droit, aux Droits Sociaux et Fondamentaux de l'EU, au Droit International de l'ONU, de la CIJ et de la CPI de La Haye
Alors? Misanthrope, dysanthrope, révisionniste, humaniste ou simplement fasciste. Vous êtes qui ?
Vous vous opposez à la concurrence pathogène et narcissique de la valorisation des vérités alternatives entre Macron et ses ministres Bayrou-Retailleau-Darmanin-Valls qui n'ont pas adressé les plus vifs et ultimes blâmes et qui ne se sont pas distanciés le 7 janvier2025 de Le Pen père, collabo nazi jusqu'à la fin de sa vie, ex-tortionnaire en personne de la guerre d'Indochine, ex-tortionnaire en personne de la guerre d'Algérie, raciste, xénophobe, antisémite, antimusulman, antitzigane, antiféministe, homophobe etc, 25 fois condamné pour crime contre l'Humanité, pour dénégation des fours crématoires de Hitler et Göring, pour négationnisme et révisionnisme, pour apologie chronique de la haine et de la violence, pour apologie de "l'inégalité" des races, qui avait fondé le parti fasciste extrême-droite Front National avec Pierre Bousquet ancien Waffen-SS de la Division Charlemagne ?
Et quand Macron viole l’État de Droit et le Droit International, quand Macron commet une nouvelle violation des engagements internationaux de l’État français, partie au Statut de Rome et signataire de la CPI - Cour Pénale Internationale, en refusant de respecter son obligation d'en appliquer les décisions, il n'est plus acteur mais otage d'un jeu politique qui lui échappe. C'est une trappe dans laquelle il n'a plus de levier, il tranche en faveur d'une partie en étant le jouet de ses erreurs et de son mépris qu'il nous adresse aussi directement depuis le 26 août 2014 et le 14 mai 2017 avec sa chaine de lois toutes passées au 49-3 pour organiser la casse du Code du Travail, des services publics, des investissements structurels. Fort de son savoir-faire, Macron sait alterner entre ses shifts de violence et voit grand pour Notre pays >>> Maintien de la souveraineté, une innocence révolue, une nouvelle ère, notre pays ne travaille pas assez, penser la guerre, être au rendez-vous de l'Histoire, mettre en place une économie de guerre, en France on ne travaille pas assez, faire des efforts pour armer la France.
Macron porte atteinte à l’intégrité du Statut de Rome comme à l’autorité de la CPI, de la CIJ - Cour Internationale de Justice et de l'ONU. Plus Macron est battu, comme aux Législatives anticipées de 2024, plus il passe le flambeau de la victime au RN, et plus ça lui donne un plombage d'autocratie électorale. Seulement depuis 4 ou 5 jours quelques très rares médias parlent les lèvres pincées d'un "changement de paradigme" tous azimuts. Moi, sans la moindre des modesties, je décris le dumping humain en ligne sur mon site depuis le 06 VI 06, dans mes écrits par ailleurs depuis le 14 juillet 1990 à 14h30, et dans mes peintures à l'huile depuis 1986/87. Je n'ai jamais été dupe de rien du tout, et comme linguiste atterré je passais partout pour un imbécile, les 2 dernières années pour un islamo-bolchéwokiste d'extrême-gauche.
Les intellectuels jouent à se donner des frissons à nos dépens avec des renversements sémantiques et des ruissellements conceptuels en parlant de "démocratie illibérale" et de "l'ère de post-vérité". Ces expressions doivent apporter une onctuosité à leur langue pour qu'ils ne soient surtout pas effrayés eux-mêmes de ce qu'ils racontent. Démocratie illibérale et postvérité ne sont pas des oxymores de commentateurs mais une cécité choisie et une manipulation de l'information. D'autres commentateurs s'adonnent à d'autres frissons en disant que la "critique faite par les antifas n'apporte rien". Ces commentateurs sont tout autant paresseux intellectuellement, déraisonnables, complices et coupables. Mais tous ces commentateurs gagnent leurs grains, se soignent une renommée et cultivent la capitalisation de leurs conforts sociétaux pour rester sur la place sans bouger. Au lieu de vivre, ça fayotte et ça diffuse partout en boucle que "État de Droit, c'est de la novlangue". Pour plaire aux commentateurs post-menteurs, Retailleau, ministre de l'Intérieur choisi par Macron, ne voit pas que les "socialement nuisibles" dans son antimusulmanisme et le voile dans le sport, et il a aussi déclaré le 16 avril 2025 que "le RN est de gauche". Trump vient de fermer le Service de lutte contre la désinformation "pour garantir la liberté d'expression" avec son buvard psychoactif du "kissing my ass". En France, Pays des Lumières, le renversement de régime est plus élégant et le ruissellement vers le bas vient de l'Elysée.
Et pour preuve, le 31 mars 2025, après la condamnation de Marine Le Pen à 4 ans de prison, Bayrou 1er ministre de Macron s'est dit "troublé", "indigné" et a propagé le fake que "la France est le seul pays où l'on fait ça". Dans la Séparation des 3 Pouvoirs, président et ministres n'ont pas à commenter une décision de Justice. Marine Le Pen et ses 24 collègues avaient détourné € 4,1 millions de fonds européens pendant 12 ans et ont été jugés susceptibles de risques de récidives caractérisées à l'avenir parce qu'aucun d'entre eux n'a jamais reconnu les faits pendant les 10 ans d'enquête et lors du jugement en 1ère instance. Pire, Marine Le Pen avait déposé 45 recours, a été à 100% dans le déni, a quitté le Palais de Justice avant même le prononcé de sa peine et aussitôt couru au JT de 20H de TF1 pour hurler contre sa peine d'inéligibilité immédiate de 5 ans, et s'est comparée à Martin Luther King. Et les médias laissent faire, en rajoutent et démultiplient les mensonges institutionnels en s'imposant comme des relais cognitifs d'un référent obligatoire et d'un pouvoir central. C'est pourquoi elle passe encore plus à la TV pour nous apprendre à penser correctement. Après condamnation. Comme Sarkozy et bientôt les camerlingues Bayrou et Kohler. Vous vous souvenez de l'affaire Benalla, l'ex-chargé de mission de Macron?
Code pénal - Partie législative ( Article 434-25 )Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l'autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende.
Le "barbouze de la République", Benalla, chargé des "chasses présidentielles" de Macron, avait été prévenu la veille par le Procureur de la République de Paris qu'il allait être perquisitionné le lendemain. Auparavant la police était allée avec lui devant la porte de son appartement la veille au soir à 20h, n'a pas pu rentrer car Benalla "avait oublié ses clefs", et à 21h la police avait dû quitter les lieux car les perquisitions sont interdites la nuit. Benalla n'avait pas sur lui les clefs de son appartement mais il avait celles de l'appartement présidentiel à l’Élysée. Il est sûr que pendant la nuit les abords sont surveillés par une équipe "banalisée". Dans la nuit, Benalla avait fait disparaitre un coffre-fort de son appartement, qui contenait des armes et qui selon les dires "aurait fait sauter toute la République". Le Procureur de la République de Paris a ordonné la perquisition de Benalla qui a fait pschitt.
Pour les parjures permanents de Benalla et d'Alexis Kohler qui a en plus refusé la semaine dernière de se présenter à la Commission d'Enquête Parlementaire, pour Marine Le Pen à son jugement en 2ème instance en juillet 2026, pour Bayrou quand il passera le 14 mai 2024 devant la Commission d'enquête parlementaire au sujet de ses mensonges devant le Parlement on rappellera Code-Pénal - Partie législative (Article 434-13)Le témoignage mensonger fait sous serment devant toute juridiction ou devant un officier de police judiciaire agissant en exécution d'une commission rogatoire est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende en cas de parjure. A ceci s'ajoute Article 6 - Ordonnance n° 58-1100 de 1958: Mentir sous serment devant une Commission d’Enquête Parlementaire constitue un délit pénal. L’article 6 de l’Ordonnance de 1958 impose aux témoins de prêter serment de dire la vérité,
Notre pays est abonnédepuis 2017 sous Macron aux blâmes solennels et réitérés de TOUS les Organes Internationaux publics pour ses "manquements à l’État de Droit", son "usage disproportionné de la force avec les manifestants et les journalistes". Les médias, l'extrême droite, l'extrême-centre de l'autocratie électorale de Macron font depuis 2017 comme si n'existaient pas tous ces Blâmes, Ordonnances, Résolutions, Avertissements de l'ONU, de l'OHCHR - Haut-Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen, de la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, de la Commission EU, du Conseil EU, de la CEJ - Cour Européenne de Justice, de la CEDH - Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc. Avec les Gilets Jaunes c'était plus drôle pour le gouvernement Macron et son album d'images d'utiliser LBD et Brav-M, et de comptabiliser 10+1 morts, 7 mains arrachées, 300 crânes fendus et 32 yeux explosés que de prendre "des décisions historiques" pour rendre la Dignité aux 8 millions de Travailleurs pauvres, aux 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté, aux 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire, aux 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé. Fort de son savoir-faire, Macron sait alterner entre ses shifts de violence et voit grand pour Notre pays >>> Maintien de la souveraineté, une innocence révolue, une nouvelle ère, notre pays ne travaille pas assez, penser la guerre, être au rendez-vous de l'Histoire, mettre en place une économie de guerre, faire des efforts pour armer la France.
L'anthropofascisme et l'alma mater brun que Macron développe sous une apparence courtoise depuis 2017 avec son autocratie électorale sont provisoirement cachés par le fascisme de Viktor Orbán et le fascisme de Trump que les médias requalifient en "populismepost-libéral" depuis sa victoire de novembre 2024. "Non, non, ce n'est pas du fascisme, c'est du populisme" mais ce n'est pas grave et d'ailleurs Viktor Orbán vient de retirer la Hongrie de la CPI - Cour Pénale Internationale, et de toute façon les USA n'ont jamais ratifié leur adhésion, ni Israël ni la Russie. Le 29 septembre 2024, Retaillau, ministre de l'Intérieur de Macron, a déclaré que "l’État de Droit n'est pas intangible ni sacré". Dans le sillage de Macron, Retaillau veut alors "déplacer le curseur", "reciviliser" en méprisant les statistiques officielles du Ministère de la Justice et en dénonçant un "entrisme" et un "ensauvagement des mineurs... de la société... de la France"; Retaillau méprise les "jeunes des quartiers" et, gonflé par son antimusulmanisme, déclare en public "vive le sport, à bas le voile". Plus que Macron, Retaillau veut faire passer dans le droit commun les mesures d'exception d'état d'urgence et de criminalisation des manifestants contre les Lois Retraite-Code du Travail, les bassines, le/s génocide/s, et déclare qu'il y a des "juges rouges". Pour Retaillau-Darmanin "les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes que les jeunes de 1945". Macron ne rappelle pas à l'ordre ses ministres et Macron poursuit depuis 2017 son renversement de régime. Pour accompagner ses vérités alternatives et la déviance narcotique de l'épistémologie des médias français ce n'est pas grave, Retailleau "appartient à l’aile conservatrice de la droite républicaine du socle commun", il n'est ni fasciste ni illibéral ni néototalitaire post-moderne. Le 13 novembre 2024, Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur de Macron et aujourd'hui Garde des Sceaux Ministre de la Justice, mais aussi ancien membre du Gud, détourne comme Macron-Retaillau l’État de Droit / la Séparation des 3 pouvoirs en dénonçant l'Indépendance de la Justice suite aux réquisitions du parquet dans l'affaire des 24 assistants parlementaires fictifs au Parlement Européen du parti de l'extrême droite RN de Marine Le Pen. Depuis 2017 la sédation globale, voulue par l'arbitrage omniprésent de Macron avec sa brandade de 49-3 et son discours circulaire assaisonné de conventions citoyennes, grands débats, grenelles, conclave, comité d'alerte, consultations et autres ségurs, contourne notre système parlementaire de la Constitution de la Vème République. Rappel des shifts de violence de Macron depuis 2017: 22 fois le 49-3 + le PLFSSR + le 47-1 + l'Article 122 + l'Article 38 + l'Article 44-2 + l'Article 44-3 + l'Article 112-3 + toutes les Ordonnances pour mépriser, contourner et griller à sa guise le Parlement. En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a un président.
Le renversement de régime est commis délibérément depuis 2017 par Macron avec son extrême resserrement à droite >>> Loi Séparatisme, Loi Immigration, Loi Sécurité Globale, Loi Laïcité etc, toutes proposées par l'extrême-droite RN et bien sûr toutes passées au 49-3. Le renversement de régime de Macron est maintenant accéléré avec sa brochette de ministres Bayrou-Retailleau-Darmanin-Valls au mépris de la majorité NFP qui était sortie des urnes aux Législatives de juillet 2024 et qui était aussi destinée à faire barrage à l'extrême-droite RN de Le Pen/Bardella. Mais ce n'est pas grave, Macron a choisi une fois de plus l'extrême-droite, alors que selon la Constitution de la Vème République le 1er ministre doit être nommé par le président sur proposition du Parlement qui s'appuie sur la majorité exprimée dans les urnes. C'est aussi ce que je définis par l'anthropofascisme de Macron. Hormis la Hongrie du fasciste Viktor Orbán, la France est le SEUL pays d'Europe où le 1er Ministre ne sollicite pas le Vote du Parlement sur son programme, depuis Macron. Aux élections législatives anticipées de juin 2024, suite au caprice de Macron de la dissolution du Parlement, son parti a été laminé, mais lui se comporte encore plus de manière autocratique. On ne peut même plus qualifier ceci d'autocratie électorale. C'est une inversion orwellienne du langage, des valeurs, de la charge, de la démocratie que j'appelle depuis plus de 15 ans le fascisme élégant just-in-time à la française. Faire oublier le crime des détournements de fonds de Marine Le Pen, focaliser le bavardage sur sa peine d'ineligibilité anticipée et sur le fait d'être troublé face à des "juges rouges", ne pas rappeler à l'ordre ses ministres quand ils méprisent l’État de Droit et la Séparation des Pouvoirs, le parl'être habituel de la France.
3 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine, Macron l'avait accueilli le 22 mai 2017 à Versailles et il lui avait vendu du matériel militaire électronique de dernière génération en totale violation de l'embargo international et européen décrété contre la Russie suite à son annexion de la Crimée le 14 mars 2014 (voir aveu de Macron plus bas). Nous avions appris par Disclose que Macron, Chef des armées, a livré de 2017 à au moins 2020 des armes de très haute technicité à Poutine pour équiper ses tanks, ses hélicoptères et ses avions de combat. Les principaux bénéficiaires de ces marchés sont les sociétés Thales et Safran, dont l’État français est le premier actionnaire. Est-ce que les sanctions contre la France seront à la hauteur de l'agression que nous commettons contre l'humanité? NON, il n'y a eu aucune sanction contre la France, et en France il n'y a eu aucun débat parlementaire et sociétal au sujet de la vente d'armement français qui contribue aux crimes de guerre commis par Poutine en Ukraine, mais aussi aux crimes de guerre et contre l'humanité au Yémen avec le dictateur égyptien Sissi et MBS d'Arabie Saoudite. Le roman national franco-français n'a pas de temps à perdre avec ça.
4 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine, Macron l'avait reçu le 19 août 2019 au Fort de Brégançon en grandes pompes et il lui avait proposé "l’architecture de sécurité et de confiance entre l’UE et la Russie". Macron avait déclaré devant les caméras >>> "La Russie est européenne, très profondément" et avait annoncé qu'il entendait >>> "réarrimer la Russie à l’Europe", qu'il croyait "à cette Europe qui va de Lisbonne à Vladivostok. C’est d’ailleurs pour cette raison que la France avait défendu la réintégration de la Russie au Conseil de l’Europe. La Russie est une grande puissance des Lumières.
Elle a sa place dans l’Europe des valeurs auxquelles nous croyons". 18 mars 2014: Annexion de la Crimée par Poutine >>> Wiki
3 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine
>>> 29 mai 2017: Macron accueille Poutine à Versailles et lui vend des armes françaises de très haute technologie (voir sources plus bas) - L'Elysée
3 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine >>> 22 juin 2017: Marine Le Pen, parti d'extrême droite ( <<< source Conseil d’État), a visité Poutine au Kremlin - Le Télégramme
--------- La brochure électorale de l'extrême-droite de Marine Le Pen aux P&L-2022 avait en pleine page cette photo d'elle, plein sourire, serrant la main de Poutine dans les salons dorés du Kremlin. Vu les critiques elle avait fait cesser la distribution de son tract électoral, mais 1,7 million avait déjà été distribué. Ensuite les prêts russes pour ses deux campagnes présidentielles de 2017 et de 2022. Et les prêts de 10,7 millions donnés à MLP de la part de la banque hongroise Magyar Külkereskedelmi Bank - MKB appartenant à l'oligarque hongrois Lorinc Mészáros et ami d'enfance de Viktor Orbán. La Commission Européenne a stoppé toutes les subventions européennes pour la Hongrie parce que Orbán viole depuis plus de 11 ans strictement toutes les Conditionnalités du Respect de l'État de Droit.
Le 10 mars 2022 le site Euractiv rappelle que Viktor Orbán est aussi actionnaire de la MKB Bank >>> "Le Pen, qui a déclaré être une admiratrice du président Vladimir Poutine, a promis une ligne plus douce sur la Russie au sujet de l'Ukraine, exhortant l'Occident à abandonner les sanctions économiques contre Moscou". Le fasciste du parti PiS, Jarosław Aleksander Kaczyński, Vice-président du Conseil des Ministres de Pologne, le Premier Ministre fasciste du parti Fidesz de Hongrie, Viktor Orbán, Marine Le Pen de l'extrême-droite canal-historique Rassemblement National, et tous leurs homologues des États-Membres de l'UE s'étaient réunis sur l'invitation de Vox, le parti fasciste néo-franquiste espagnol, avec AfD et tous les partis européens fascistes et d'extrême droite... à Barcelone le 5 décembre 2021 pour créer le parti d'extrême-droite européen, dénommé "parti souverainisteeuropéen" ou "parti européen des extrêmes droites", ou "...de droite ultra-conservatrice", ou "...souverainiste" selon l'humeur des médias français et de Bolloré-Lagardère.
<<<INA >>> [...] " Un rapport de la Commission d’enquête parlementaire relative aux ingérences étrangères avait déjà relaté la relation « privilégiée » qui lie la Russie de Vladimir Poutine et le Front national, aujourd'hui Rassemblement national. Ce rapport, qui a fuité le 1er juin 2023, fait état, selonMédiapart, d'un lien qui est « ancré dans la durée ». Dès les années 1960 rappelle le média, Jean-Marie Le Pen avait « noué des contacts avec des nationalistes russes », qui reposaient sur des visions politiques similaires. Mais l'arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti d'extrême droite en 2011 a été un tournant dans la proximité avec la Russie. Le rapport note que le parti Rassemblement national est ainsi devenu une « courroie de transmission efficace ». Au point que les votes au Parlement européens des élus RN « s’alignent systématiquement sur l’intérêt du régime russe ». Et ce notamment lors de l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, année au cours de laquelle le parti avait obtenu un prêt russe de 9 millions d’euros." [...]
3 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine
>>> 19 aout 2019: Macron reçoit Poutine au Fort de Brégançon - Le Monde
4, 5, 6 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine >>> 15 mars 2022: Macron vend toujours des armes à Poutine en dépit de l'embargo européen imposé à la Russie depuis l'annexion de la Crimée par Poutine - Disclose
Vous voyez qui sont les traitres français qui ont pactisé,
collaboré et même fait du commerce d'armes avec Poutine contre l'Ukraine
Mais le "roman national" franco-français matraque que c'est LFI qui est "pro-poutine".
Finalisation du 28 janvier 2025 - Ce post contient 1 lien interne, 2 liens externes - Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox
Précarité: 78% des étudiants en France vivent
avec moins de 100,- € par mois de reste à vivre ( Source Linkee)
Linkee, association spécialisée dans le soutien aux étudiants
en situation de détresse financière,
dévoile son étude annuelle sur la précarité qui touche les étudiants.
Le gouvernement de Macron vient de refuser le repas des étudiants à 1 €.
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Le CAC 40 à lui tout seul a versé en 2024 ~~ 100 Milliards de dividendes aux actionnaires
et passe depuis 2017 d'un record historique à l'autre d'année en année.
40 Milliards de baisse d'impôt pour les entreprises, le CICE, n'ont pas apporté de création d'emploi,
ni de hausse du PIB, pas de ruissellement vers la bas.
70 Milliards d'exonérations fiscales depuis 2017 sans contrepartie
75 Milliards d'exonérations sociales attribués aux grandes entreprises sans contrepartie,
200 Milliards d'aide publiques par an aux grandes entreprise sans contrepartie
Finalisation du 9 décembre 2024 - Ce post contient 21 liens officiels ONU, Conseil d'Etat, Conseil de l'Europe, etc + 13 liens externes et 5 liens internes - optimisé écran 16/9 affichage taille réelle sans zoom Firefox
Quand on méprise les Décisions du Conseil d’État, pilier de l’État de Droit, on se met soi-même en dehors de l’État de Droit
La longue marche de Macron depuis 2017 vers l'Article 16
12 heures après son retour d'Arabie Saoudite où il a été choyé pendant trois jours par MBS - qui avait fait assassiner en Turquie le journaliste Khashoggi - Macron a dit à la TV que son 1er ministre Michel Barnier avait été censuré « parce que l'extrême droite et l'extrême gauche se sont unies dans un front anti-républicain ». Après son ministre de l'Intérieur Retailleau - issu de l'extrême droite vendéenne de Philippe De Villiers - Macron méprise une nouvelle fois la Décision N° 488378 du 11 mars 2024 du Conseil d’État qui est un des piliers de l’État de Droit, et Macron fait son fake violent en organisant son puzzle civilisationnel.
Quand son 1er ministre Barnier balance sur le pays son 49-3, Macron se fait choyer avec ses lunettes de soleil par MBS pendant 3 jours et lui vend de nouveau des Rafales, qui depuis 8 ans bombardent le Yémen qui subit la plus grande catastrophe humanitaire de toute l'Histoire de l'Humanité, ce que dénonce l'ONU et l'UNOCHA à longueur d'années.
Macron a été élu en 2017 et 2022 grâce au Front Républicain pour faire barrage au RN, et il avait clamé "les compatriotes ont voté pour moi, non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celles de l'extrême droite. Ce vote m'oblige pour les années à venir, je suis dépositaire de leur sens du devoir, de leur attachement à la République, et du respect des différences qui se sont exprimées ces dernière semaines."
Aux Législatives de 2017 et 2022 il y a eu pléthore de désistements à gauche pour faire barrage au RN, et même 2/3 de plus à gauche qu'à droite en 2024. Mais Macron a amplifié son extrême resserrement à droite depuis 2017. -- Site Conseil d’État, Base de Jurisprudence, Décision N° 488378 du 11 mars 2024 >>> Le Conseil d’État confirme que la nuance politique RN est rattachée au bloc de clivages « extrême droite » et attribue la nuance « Gauche » aux formations politiques PC et LFI; PC et LFI font partie de l'Arc Républicain, RN n'en fait pas partie. --- Site Ministère de l'Intérieur pour les P&L 2022 >>> " Les 707 candidats des partis d'extrême gauche (POI, NPA, LO, EG) ont été éliminés au 1er tour des Législatives avec des scores inférieurs à 0,8%." Aux Législatives de 2017 à 2022 et à 2024, l'extrême gauche est passée de 0 à 0 et à 0député. Aux Législatives de 2017 à 2022 et à 2024, l'extrême droite est passée de 8 à 89/91 et à 143 députés.
Notre pays est abonné depuis 2017 sous Macron aux blâmes solennels et réitérés de TOUS les Organes Internationaux publics pour ses "manquements à l’État de Droit", son "usage disproportionné de la force avec les manifestants et les journalistes". Les médias, l'extrême droite, l'extrême-centre de l'autocratie électorale de Macron font depuis 2017 comme si n'existaient pas tous ces Blâmes, Ordonnances, Résolutions, Avertissements de l'ONU, de l'OHCHR - Haut-Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen, de la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, de la Commission EU, du Conseil EU, de la CEJ - Cour Européenne de Justice, de la CEDH - Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc. Avec les Gilets Jaunes c'était plus drôle pour le gouvernement Macron et son album d'images d'utiliser LBD et Brav-M, et de comptabiliser 10+1 morts, 7 mains arrachées, 300 crânes fendus et 32 yeux explosés que de prendre "des décisions historiques" pour rendre la Dignité aux 8 millions de Travailleurs pauvres, aux 11 millions qui vivent sous le seuil de pauvreté, aux 9 millions qui dépendent de la banque alimentaire, aux 12 millions qui n'ont pas un appartement chauffé.
Au sujet de MBS - Mohammed Ben Salmane, du maréchal Sissi,
des dictateurs africains, tous des partenaires de discussion privilégiés par Macron >>>
Disclose révélait avec ses Egypt Papers dans "Cartographie d'un mensonge d’État" que le mensonge est un marqueur du Type de Langage de Macron, Chef des armées, qui décide de la vente des armes Made in France (wiki), dont la plupart des entreprises qui les construisent sont à 100% détenues par l’État. Avec sa Françafrique, ses interventions militaires sur place, avec ses soutiens politiques à ses amis putschistes successifs du Tschad, du Mali, du Niger, du Burkina Faso... la France s'implique depuis 8 ans dans la plus grande Catastrophe humanitaire de l'histoire de l'Humanité avec radars Cobra, pod laser Damoclès, 70 chars Leclerc, 154 canons Caesar, blindés Aravis, 2 corvettes Gowind 2500, hélicoptères Cougar et Dauphin, 9 avions ravitailleurs Airbus A330MRTT, ses Mirage 2000-9 et ses 80 Rafale qui bombardent le Yémen dans l'armée de... MBS - Mohammed Ben Salmane de l'Arabie Saoudite et avec 54 Rafale vendus au dictateur égyptien Sissi et... payés à plus de 50% par l'Arabie Saoudite.
Selon le Rapport du 3 mars 2021 du UNOCHA - Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires de l'ONU, la famine atteint 17 millions de Yéménites. Les Rafale vendus par la France à l'Arabie Saoudite, aux Émirats et à l'Égypte bombardent les aéroports et les ports maritimes du Yémen qui sont les uniques voies d'accès aux denrées alimentaires et à l'aide humanitaire.
En le remerciant pour son bon goût, Macron a décoré le dictateur Sissi sur le pavillon de l’Élysée de la Grand-Croix de l'Ordre de la Légion d'Honneur le 8 décembre 2020, bien sûr en conformité avec la loi en portant tous deux le masque FFP2 pour honorer la grandeur de la France (voir images). La France n'a rien à envier à la Russie. Macron, adore se raconter en montrant du doigt quelques crapules. Ça embellit son visage Instagram à ses yeux >>> la Vidéo: Macron décore, en cachette et à l'abri des médias français le 8 décembre 2020, de la Légion d'Honneur le dictateur égyptien Maréchal Sissi, qui bombarde au même moment le Yémen avec MBS - Mohammed Ben Salmane d'Arabie Saoudite >>>
Le Média tv vous offre une vidéo >>> Macron et ses dictateurs bien-aimés dans laquelle vous pouvez constater le Type de langage de Macron qu'il tient avec tous ses amis dictateurs africains et auxquels il donne en chaine sa caution, un à un, putsch après putsch, de père en fils. Le Média tv a aussi mis en ligne En tournée africaine: les incroyables dérapages de Macron où nous voyons le naufrage du Type de langage de Macron avec les deux dictateurs du Congo Kinshasa / RDC et du Congo Brazzaville. Je vous dispense des photos des rencontres de ces deux dernières années de Macron en Afrique avec tous ces dictateurs, mais le moteur de recherche Google vous les montre. Les "éléments de langage" de Macron sont exécrables. Mais bon, la Françafrique ce n'est pas l'Ukraine et le "Type de langage inadapté pour un diplomate" comme a fustigé Macron contre l'ambassadeur de la Chine à Paris, est tout naturellement adapté pour notre pdt Macron de notre pays. C'est lui qui décide du niveau du bon-parler. Macron n'est pas "pris dans un piège cognitif", il a plaisir à faire dire aux articles de la Constitution de la Vème République ce qu'il veut en fonction de sa convenance personnelle et à faire passer depuis 2017 toutes les lois capitales avec 49-3 et Ordonnances en n'entendant surtout pas le langage du Parlement, du Sénat, des Corps Intermédiaires et de la rue. Macron a aussi plaisir de faire marcher le pays à la matraque, toujours pour être agréable à ses donneurs d'ordre financiaristes.
Alors? Misanthrope, dysanthrope, humaniste ou simplement fasciste. Vous êtes qui?
Première publication 26 IV 2022 - Ce post contient 23 liens documentaires internes ou externes - Post optimisé pour écran PC 16/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox.
Michel Barnier, nouveau 1er ministre de Macron n'a pas jugé bon, comme tous les 1ers ministres de Macron depuis 2017, d'engager, conformément à l'Article 49-1, devant l'Assemblée nationale la Responsabilité du Gouvernement sur son programme. Macron avait trop peur du rejet du Parlement à son encontre et de voir de suite Michel Barnier devoir démissionner conformément à l'Article 40 de la Constitution. L'autocratie électorale est plus convenable et civilisationnelle depuis 2017 en Cinquième République. Après les 22 49-3 sous Macron depuis 2017 et avant le 1er 49-3 de Michel Barnier suivi de la Motion de Censure de mercredi prochain, je vous remets in-extenso mon essai littéraire du 26 avril 2022 qui me semble être d'une extrême actualité. Je l'avais intitulé >>> Déliquescence des corps intermédiaires", barbotage universel, "conventions citoyennes permanentes", accords de libre-échange de "nouvelle génération". Tout y est, du renversement de régime opéré dans le fascisme élégant just-in-time à la française par Macron et son "socle" de députés et d'électeurs inscrits votants ou abstentionnistes jusqu'à l'accord EU-Mercosur de libre échange dit de "nouvelle génération."
Dans sa longue marche vers l'article 16, Macron a contourné Sénat et Parlement depuis 2017 avec 22 fois le 49-3
et avec le PLFSSR + le 47-1 + l'Article 122 + l'Article 38 + l'Article 44-2 + l'Article 44-3 + l'Article 112-3 + toutes les Ordonnances.
Pour changer, ceci n’est qu’un essai littéraire, sinon cliquez sur les liens.
Pour le régime commercial, fort de son ubiquité qui ubérise jusqu'aux âmes, l'esprit étant déjà obnubilé, rien n'existe en dehors de ce qui est perçu par ce régime et par ce qu'il s'attache à faire percevoir. Dans sa boue onctueuse il reste un secteur linguistique en tension, "les corps intermédiaires".
Mais plus personne ne voit en ces corps une pression de détermination, de résistance, de proposition, du droit à disposer de nous-mêmes, du droit à l'autodétermination. Dans ces corps n'y est juste encore perçu qu'un agréable outil de suffocation lente et contrôlée. Le perçu de Magritte est le pipeline qui y conduit à merveille, avec notre sourire simple et inaliénable au coin des lèvres, alors que nous ne percevons pas en nous-mêmes que nous sommes déjà du révolu et du disparu. L'Homme n'est plus.
Macron, est le petit génie du régime commercial, en organisant des "conventions citoyennes" permanentes, pour faire s'épuiser en faisant bavarder, et pour prendre en compte une ou deux propositions d'un long catalogue d'idées émises avec des soufflets. Le secteur linguistique en tension "les corps intermédiaires" est justement pour l'illibéralissime Macron de les remplacer par sa nébuleuse de conventions et pour faire joliment glisser les corps intermédiaires dans leur déliquescence en dehors du débat sociétal, en dehors du débat parlementaire, en dehors du débat législatif avec un 1er abonnement quinquennal aux 49-3 et Ordonnances qui passent la Loi et outrepassent Parlement et Sénat. La modélisation de notre société par le régime commercial - à opposer au régime dictatorial - choie en primeur ces deux niveaux plus élevés de nos Corps Intermédiaires installés par la Constitution et que le président Macron transporte de la déliquescence à l'extinction. A peine 18 heures après le 2ème tour des Distancielles 2022, son ministre des finances encore en poste, Bruno Le Maire, a annoncé pour telle et telle réforme "ne pas pouvoir exclure un éventuel recours au 49-3", alors que ce ne sera que dans deux mois après les Législatives 2022, qu'un nouveau Parlement sera élu et composé et que de sa majorité sera généré une personne, le 1er ministre, qui conduira la politique du gouvernement pour le pays.
Les médias adorent utiliser ce secteur linguistique en tension "corps intermédiaires", mais juste pour les toiser en ne les considérant que comme des entretoises évanescentes, évanouies et absentes, en sidération, abstentionnées pour faire tourner une lamentation de vieux chef sioux qui contemple le fait que d'autochtone il est passé aux gondoles des supermarchés et à la casserole de la veulerie. Face à la cellule d'arbitrage il a oublié son calumet.
Le régime commercial illibéral de libre-échange de nouvelle génération, comme CETA, JEFTA, EU-Mercosur, etc s'est constitué comme unique corps ayant encore droit, légitimité, capacité à être perçu. Après la Chute du Mur de Berlin en 1989, le dogme et son secteur linguistique qui lui aménage une place dans le parler et l'écrire, puis dans le rassembler-et-agir, ont été évacués pour ladite "Grande Maison Commune" de Gorbatchev. Nous sommes tous ensemble entre les 4 murs, mais claquemurés. Gorbatchev nous a élevés au niveau occidental de la perception moderne et de l'habitation de celle-ci. Dans la Grande Maison Commune, il nous fallait raser gratis, nous avions à raser gratis les "Dividendes de la paix" jusqu'à 33 ans plus tard au 24 février 2022, au jour de Poutine. Nous avions à ubériser tout ce qui bouge et qui se vit encore avec toupet comme une mouvance perçue.
Ceci permet d'innerver les êtres bougeurs, juste ce qu'il faut pour faire tourner le régime commercial, les flux financiers. Le splitting comme culture du mikado syndical viabilise leur zone d'occupation. La lamination des corps intermédiaires trouve de manière appropriée son égale valeur dans la lamination de l'électeur inscrit quelque part en amont, loin des urnes. Le régime commercial se doit d'amener à la déliquescence et d'ubériser les corps intermédiaires et les corps électoraux avec mise à bas du conjonctif. A l'image des "conventions citoyennes permanentes" avec une dose climatique dans lesquelles le bavardage est induit par l'hôte organisateur, le corps électoral est conduit par la mise-en-joue du barbotage universel des non-débats virulents et des permanentes bombes à fragmentation des milliers de sondages d'incitation. Les "conventions citoyennes" pour le patron du "Modes & Travaux", mais plus de Parlement, ni d'expertise des Commissions, ni de débat parlementaire. Le corps électoral et les corps intermédiaires sont modélisés sous forme d'algorithmes morbides en voie d'élimination. Induire en écoute dans ces conventions et la conduire avec des capteurs et des cathéters plaqués et mis en chaque reste de personnes, pour créer une intercommunicabilité communautarisante qui se dépatouille avec ses derniers appétits au lieu de susciter la quête d'un avenir en commun dans un futur possible et, de soi, de se prendre en main comme il se doit. Le laisser-ferrer laisser-casser par défaut. Pas besoin de "démocratie illibérale", le régime commercial fait la promo.
En un mot, il faut rassembler tous les organes de presse en une commune diction, il faut pilonner les dictionnaires sauf la matrice de mots "le prix du pain et de l'essence" pour faire grouiller dans la Grande Maison Commune et caresser les dividendes.
Il faut réduire les syndicats de Travailleurs à des "corps intermédiaires" et à un ultime phlegmon à dégonfler, il faut donner au corps électoral déjà singulier la sensation du choix et de la décision par l'acte d'abstention ou avec un cadenas débationnel comme par exemple ce truc "Le Pen-Macron" qui bat sans contre-coeur, car un haine-non-haine de l'autre est la meilleure des levures pour gonfler une ligne venue de plus haut, un dogme qui n'a plus de face ni de contours, un dogme comme "accord de libre-échange de nouvelle génération". Le prédicat "nouvelle génération" est un sublime secteur linguistique. Il élève l'univers à ceux qui en sont démunis à un tel degré d'universalité, car, comme tout le monde le sait encore, générer, c'est procréer, c'est produire à partir du rien du quelque chose, c'est élaborer une lignée qui devra avoir droit à un gentilé nouveau, un nom nouveau pour les habitants de la zone commerciale, une nouvelle identité qui fera admettre qu'auparavant plus personne d'entre nous n'en avait. Nous étions devenus nomades, mais grâce aux accords de libre-échange de nouvelle génération nous sommes devenus du rien avec du quelqu'un autour. Quelle aubaine, sans faire la révolution. Chacun d'entre nous est devenu un messie pour chacun des autres. L'altérité fondamentale, essence de tous les biens. A échanger.
Il est facile d'inverser la vapeur et de réunir le chthonien, l'ouranien et le cosmique de l'Humanité, à nous de relever la tête et de revivre notre Dignité, dignité diaule, celle du Travailleur et celle du citoyen, dignité multiple avec celle de l'humain comme voyageur sur une planète qui offre la qualité de vivre ensemble et non pas de se détruire mutuellement en prenant de l'avance sur Poutine dont les bombes font tout de même mal. Il n'y a pas d'échelle de comparaison, il n'y a pas de plus petit d'entre nous, chacun est dépositaire de la tâche qui lui incombe, tant que l'on vit, il faut ressortir de la tombe dans laquelle le régime commercial nous a mis individuellement et collectivement. Nous n'avons pas à jeter la pierre sur les corps, nous ne sommes plus des trucs qui courent au Simply pour comparer les prix. No surrender. Now I'm ready to grow young again.
Imaginer une nouvelle façon de vivre ensemble, c’est facile, il suffit de regarder l’autre.
Sinon c’est la bombe atomique demain ou le climat après-demain qui nous défonce.
(Photos: Webcam sous le soleil et la lune, entre janvier et mars 2022 à Pelkoyenniemi, Laponie en Finlande qui est le pays européen qui a la plus longue frontière avec la Russie, 1340 kilomètres)
màj du 12 mai 2022: si vous cherchez sur Google >>> barème macron cour de cassation 11 mai 2022 aucune centrale syndicale n'a publié quelque chose. Aujourd'hui, au lendemain de l'Arrêt de la Cour de Cassation les centrales syndicales sont totalement invisibles sur Google. On n'y trouve que des cabinets de conseil juridique, des avocats, Deloitte, des corporations de PME, etc et des journaux locaux. Tout ce monde zélé comprend quelque chose à l'employabilité et à son coût, à la budgétisation du licenciement, et se réjouit de ce qui y est partout présenté comme le "barème Macron" et comme "la mesure phare du quinquennat Macron". Quel mépris! Quelle arrogance!
Par obéissance aux Traités Européens, ici au TSCG - Traité sur la Stabilité, la Convergence et la Gouvernance, ou Pacte de Stabilité et de Croissance, ou plus simplement Pacte Fiscal européen ou encore La Règle d’Or, notre Macron-ministre (PS) sous Hollande (PS) avait fait passer deux fois avec le 49-3, en contournant Parlement et Sénat, ses Loi Travail Macron 1 et Loi Travail-Macron 2. Sitôt devenu président, alors que son programme de saccage social était parfaitement rodé dans les faits antérieurs et parfaitement publié avant les élections des P&L 2017, Macron s'était empressé, juste 3 mois après son élection, de matraquer encore plus violemment le Code du Travail, toujours en contournant Parlement et Sénat, avec ses Ordonnances Travail n°2017-1387 "relative à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail". Prévisible/sécurisable, mais pas pour le Travailleur. Macron n'est mu que par la logique du "syndic de copropriété qui agit comme un syndic de copropriété" en n'invitant surtout jamais "toute la rue", les partenaires sociaux, les syndicats, les représentants des Travailleurs, sauf pour arroser les pivoines à l’Élysée.
La Cour de Cassation a tranché le 11 mai 2022 en faveur des Ordonnances Macron et du patronat. C’est un drame supplémentaire pour les salariés. Dans deux arrêts n° 21-14.490 et n° 21-15.247, la Chambre Sociale statuant en formation plénière de la Cour de Cassation a validé le barème d’indemnisation du licenciement sans cause réelle et sérieuse, dit « barème Macron ». L’indemnisation est définitivement encadrée par des planchers et des plafonds. Auparavant, le salarié pouvait exiger un montant minimum de 6 mois, l’indemnité n’était pas plafonnée, et le litige passait aux Prud'hommes. (Pour 2017-22 le chômage selon les critères officiels de l'OIT n'a pas baissé)
Le plafond des indemnisations instauré par les Ordonnances Macron en octobre 2017, c’est-à-dire la somme maximale que peut toucher un salarié en cas de licenciement abusif, ne pourra plus être écarté par les juges prud’homaux parce qu’ils "seraient alors en contradiction avec les Traités internationaux ratifiés par la France". L’arrêt de la Cour de Cassation stipule que «le barème d’indemnisation du salarié licencié sans cause réelle et sérieuse n’est pas contraire à l’article 10 de la Convention n° 158 de l’Organisation Internationale du Travail » et que «la loi française ne peut faire l’objet d’un contrôle de conformité à l’article 24 de la Charte Sociale Européenne, qui n’est pas d’effet direct ». Plus simplement, selon l'Article 24 de la Charte Sociale européenne du 3 mai 1996 du Conseil de l'Europe, le Travailleur licencié sans motif valable a droit "à une indemnité adéquate ou à une autre réparation appropriée". L'Article 24 est vague et ne peut avoir d’effet direct en droit français dans un litige, compte tenu de la marge d’appréciation importante laissée aux États. L'Arrêt de la Cour de Cassation ne se réfère même pas à la Charte des Droits Fondamentaux et Sociaux de l'EU, qui est contraignante depuis qu’elle a été intégrée au Traité de Lisbonne en 2009, mais elle est encore plus insignifiante. A mon avis, cette partie sociale avait été volontairement floutée au bénéfice des libres-marchés. Aujourd'hui, à cause de ces négligences asociales, les dommages et intérêts pour les salariés victimes d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse ne peuvent dépasser 3,5 mois de salaire pour un employé ayant moins de 2 ans d’ancienneté, et 20 mois pour une ancienneté égale ou supérieure à 29 ans. Les Ordonnances Travail Macron ont donc condamné les Travailleurs abusivement licenciés à une baisse de près de 20 % des indemnités de licenciement. Pour ceux qui auraient maintenant attrapé de l'urticaire jusqu'à l'épinière je souligne dans tous mes posts que Travailleur est la terminologie officielle de l'UE.
Au sujet de la déliquescence des corps intermédiaires, des centrales syndicales j'ai écrit le 26 avril 2022 >>> "Déliquescence des corps intermédiaires",
barbotage universel, "conventions citoyennes permanentes", accords de libre-échange de "nouvelle génération" parce que pour moi
le splitting du mikado syndical français a sciemment joué contre les Travailleurs pour satisfaire à de viles opportunités de clan.
Dans beaucoup d'autres pays démocratiques, comme l'Allemagne ou la Suède, il n'y a que des syndicats de branche.
Avec NUPES nous aurons à partir de juin 2022 une Conférence salariale annuelle obligatoire par branche.
N'oubliez pas d'aller voter aux deux Tours des Législatives en juin. On est là.
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Je ne vous apprends rien en dénonçant de nouveau la bolomancie Bolloré-Lagardère. Le quotidien régional DNA fait de même; je vous ai aussi régulièrement tenus au courant des insultes, saletés racistes, xénophobes, sexiste, etc publiées par les DNA dans les commentaires dont je vous ai aussi régulièrement mis des copies d'écran comme ici. Ils ont un troll qui y travaille à plein temps.
<<<< Les DNA ont aussi publié ce fake sous leur propre signature directement sous le titre de leur article.
Après les 14 manifestations contre cette "réforme" des retraites que j'ai aussi toutes faites sous la bannière FO,
personne dans ce pays n'ignore que la 1ère ministre Borne l'avait fait passer avec le 49-3. C'était à cette date son 12ème 49-3.
(Je suis parti à 67 ans à la retraite, alors que j'avais le droit de partir à 61 ans, mais j'ai bien sûr manifesté pour les jeunes)
J'ai donc tenté d'envoyer un commentaire sous ce fake des DNA, mais il a été immédiatement censuré par le modérateur. Lisez bien ci-dessous mon commentaire et lisez bien la raison invoquée par ce modérateur.
Mais le fake est resté en ligne toute la journée.
Voici mon commentaire
censuré par les DNA :
Les DNA ont écrit sous le titre de cet article >>> "...de la réforme des retraites votée en 2023".
Ils ne prennent même pas/plus la peine de rétablir la stricte vérité des faits.
C'est Borne qui l'a fait passer au 49-3.
Les DNA doivent relire leur propre Charte sur la vérification des sources et sur le journalisme.
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Voici l'engagement que les DNA avaient republié le 3 avril 2024 sous le titre
[...] Dans une société où prospèrent les fausses informations, où les commentaires prennent si rapidement la place des faits, cette charte des médias français est un engagement fort au service des citoyens soucieux de leur juste information et de l’ensemble de la société. Elle consolide l’édifice de la liberté d’informer. Une liberté qui ne vaut que si l’honnêteté et le professionnalisme ont été à la base de la production de l’information. [...]
Finalisation du 20 XI 2024 | Ce post contient 10 annexes officielles ONU, OHCHR, Conseil de l'Europe..., 24 liens internes 5 liens externes -Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox
L'anthropofascisme et l'alma mater brun de Macron, qu'il développe sous une apparence courtoise depuis 2017 avec son autocratie électorale, sont provisoirement cachés par le fascisme de Viktor Orbán [1] et le fascisme de Trump que les médias requalifient subitement en "populismepost-libéral" depuis sa victoire du 5 novembre 2024. "Non, non, ce n'est pas du fascisme, c'est du populisme."Le 29 septembre 2024, Retaillau, ministre de l'Intérieur de Macron, a déclaré >>> "l’État de Droit n'est pas intangible ni sacré". Dans le sillage de Macron, Retaillau veut "déplacer le curseur", "reciviliser" et faire passer l'état d'exception dans le droit commun. Pour accompagner ses vérités alternatives et la déviance narcotique de l'épistémologie des médias français, ce n'est pas grave, Retailleau "appartient à l’aile conservatrice de la droite républicaine du socle commun", il n'est ni fasciste, ni illibéral, ni néototalitaire post-moderne. Le 13 novembre 2024, Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur de Macron et ancien membre du Gud, détourne tout autant que Macron et Retaillau l’État de Droit en dénonçant l'Indépendance de la Justice suite aux réquisitions du procès des "assistants" au Parlement européen du parti de l'extrême droite. Depuis 2017 la sédation globale, voulue par l'arbitrage omniprésent de Macron avec sa brandade de 49-3 et par son discours circulaire, contourne notre système parlementaire de la Constitution de la Vème République. Dans les différents liens et annexes que je vous donne dans cette analyse, vous pouvez reprendre connaissance du filaire de ses mises en scènes de Macron au service du dumping humain.
Ce renversement de régime opéré de manière systémique depuis 2017 par Macron dans 2 mandatures lui est offert par les électeurs inscrits: 54 à 71% ont snobé 16 fois les urnes aux P&L 2017, le 26 mai 2019, en 2020 et 2021, aux P&L 2022, le 9 juin 2024. Suite aux législatives anticipées de juillet 2024 après son caprice de dissoudre le Parlement, Macron, boosté par sa téléologie, avait encore moins d'effort à faire pour violer la Séparation des Pouvoirs en compactant ensemble son Exécutif et le Législatif sans reconnaître le groupe parlementaire majoritaire NFP; il s'est offert lui-même son 1er ministre et son ministre de l'Intérieur Retaillau conformément à ce qu'il bricole depuis 2017 dans son extrême resserrement à droite, comme le fasciste Viktor Orbán en Hongrie l'avait fait 10 ans avant lui en ayant lui aussi sa couverture néolibérale. "..., il n'est pas fasciste, il est illibéral." Harris a fait perdre 16 millions de voix aux Démocrates de 2020 à 2024. Le renversement de régime vers un anthropofascisme courtois en France depuis 2017 et un fascisme grossier aux USA depuis 2016 sont dus aux électeurs inscrits. Aux USA il n'y a que 2 candidats aux Présidentielles, en France le choix est étendu, même sans l'extrême droite [2].
Quand le singe montre les banques, Uber et McKinsey, Macron regarde les immigrants; ça plait à Darmanin, Retaillau et aux électeurs inscrits.
Les électeurs inscrits ne sont pas amnésiques, ils sont à 100% responsables, Trump, Orbán, Macron ne sont que leurs pantins.
Le patrimoine des 500 familles les plus riches de notre pays était de 6% du PIB en 1996, il est aujourd’hui de 50%.
Sous Macron-1 et Macron-2, leur fortune a doublé ces 7 dernières années, passant de 600 à 1200 milliards.
11 millions d'habitants de notre pays vivent dans la très grande pauvreté, +1 depuis 2019.
Dans notre pays 1 enfant sur 5 ne mange pas 3 repas par jour.
Notes
^un fasciste à la Présidence semestrielle du Conseil de l'Union Européenne du 1er juillet 2024 au 31 décembre 2024
^Le site Conseil d’État, Base de Jurisprudence, Décision N° 488378 du 11 mars 2024 >>> Le Conseil d’État confirme que la nuance politique RN est rattachée au bloc de clivages « extrême droite » et attribue la nuance « Gauche » aux formations politiques PC et LFI. PC et LFI font partie de l'Arc Républicain, RN n'en fait pas partie.
--- Le site Ministère de l'Intérieur pour les P&L 2022 >>> " Les 707 candidats des partis d'extrême gauche (POI, NPA, LO, EG) ont été éliminés au 1er tour des Législatives avec des scores inférieurs à 0,8%."
Aux Législatives de 2017 à 2022 et à 2024, l'extrême gauche est passée de 0 à 0 et à 0 député. Aux Législatives de 2017 à 2022 et à 2024, l'extrême droite est passée de 8 à 89/91 et à 143.
----- La complicité à la propagation d'infox en incitant mille fois à la haine en racontant et écrivant partout que "LFI c'est l'extrême-gauche" est illicite et est signalée à l'Arcom et à Pharos.
Je vous mets ci-dessous en bleu ma toute première analyse "Maastricht et après ?" datée du 06 VI 06, le jour où j'avais mis en ligne mon site. Je ne revendique aucune clairvoyance.
Mais elle est la continuité de l'idée directrice de mon roman prémonitoire que j'avais eue le 14 juillet 1990 à 14h30, il y a 35 ans et 8 mois après la Chute du Mur de Berlin.
La Lituanie s'est vue refuser l'accès à l'Euro parce que son inflation est de 2,7% au lieu de 2,6%. Elle respecte les autres critères. Quelle arrogance de l'Europe des anciens membres dont la France et l'Allemagne qui ne respectent pas depuis 2003 les critères "essentiels", ceux de la dette budgétaire (de l'année en cours) et de la dette structurelle (cumulée des années passées). La France et l'Allemagne ne se voient pas infliger l'amende prévue par le Pacte de Stabilité et de Croissance, fondateur de l'Euro et des 4 critères de Maastricht, car elles sont assez puissantes pour négocier avec la BCE de Francfort et avec Bruxelles une clémence toute privée.
Je n’étais jamais d’accord avec les 4 critères “libéraux” qui ne définissent la santé d’une économie nationale que par des critères financiers. C’est comme si les actionnaires ne définissaient la santé d’Arcelor que par sa cotation en bourse. Arcelor, c’est autre chose. L'Europe, c'est autre chose. Les Européens, c'est autre chose. Les Européens ne sont pas une marchandise.
Mais si tel est le jeu du fonctionnement macro-économique de l’Europe, il doit être le même pour tous.
Je rappelle aussi que, seulement sous les différents gouvernements de "gauche", les critères de Maastricht et du pacte de Dublin de stabilité et de croissance ont été respectés.
La France l'avait payé cher, nous nous sommes serrés la ceinture et avons économisé un maximum dans les dépenses publiques et les aides sociales pour réduire les dettes budgétaires et les dettes structurelles, nous avons jugulé l'inflation comme jamais depuis 1945, et selon les 4 critères la France se trouvait dans une bonne santé économique et budgétaire, d'équilibre et de croissance. La croissance française, longuement saluée par la presse internationale et à l'étonnement des allemands, était aussi sous la "gauche" la première d'Europe avec celle (artificielle et financière) du Luxembourg. Plus anciennement, la France avait été même le premier pays avec le Luxembourg à être prête pour l’Euro.
Le respect des critères de Maastricht avait toujours été lâché par les autres gouvernements de droite dans les alternances pour financer d’autres postes budgétaires sans améliorer les investissements structuraux de l’état et en plombant très gravement les nouvelles dettes. Encore aujourd'hui 4 ans après, ces nouvelles moules accrochées au rocher de l’Élysée et de Matignon en rejettent la cause aux gouvernements dits de gauche. Non seulement la santé budgétaire française se dégrade considérablement selon ces 4 critères, l'inflation revient, mais l’État privatise des entreprises juteuses - donc les bénéfices - en les "recapitalisant" encore un peu plus au passage pour faire plaisir aux actionnaires et en socialisant les dettes. La France est entre des mains minables.
Lisez ma série détaillée de la Constitution européenne. Sa ratification aurait été une élégante manière de faire parapher, de manière déguisée, par le peuple la doctrine libérale qui est rappelée tout au long du texte de la Constitution, et pourquoi pas l'AGCS. (note du 30 XII 2006: la Directive Service votée en Décembre 2006est la preuve que Bolkenstein est revenu et est définitivement applicable sous le libellé "liberté de prestation de services" et non plus sous "détachement de travailleurs").
Younous Omarjee (GUE/NGL) was elected vice-president of the European Parliament on Tuesday, 16 July, a first for a racially diverse MEP from an outermost region, and he aims to bring the voice of peripheral areas to the heart of the European institutions.
Omarjee first became an MEP in 2012 but was elected to the vice-presidency of the European Parliament in the second round of voting, with 311 votes out of 609 cast.
Originally from Réunion Island, he is an important figure on the French left within the European institutions and has supported Jean-Luc Mélenchon, the leader of France Insoumise (LFI), since the early 2010s.
In an interview with Euractiv, the MEP confirms that his “political positions are totally different from those of Ursula von der Leyen”, but that he is ready to “work with her to defend the interests of France and European citizens”.
Omarjee, who chaired the Committee on Regional Development during the last term of office, stresses that he has already obtained commitments from the President of the European Commission Ursula von der Leyen, who was re-elected for a second term on 18 July with 401 votes out of 720.
“I pushed for years for the creation of a Pact for the Oceans, and Ursula von der Leyen has assured me this will be implemented during the new term. She is due to announce the content of this plan shortly”.
At a time when nationalist parties are more present than ever in the European Parliament, Omarjee is also making the defence of cohesion funds one of his priorities when there is a strong temptation to reduce the budget allocated to the Union’s most disadvantaged regions at the risk of “making European policies less coherent”. Cohesion policy accounts for a third of the EU budget, with €351.8 billion allocated between 2014 and 2020 and €337.8 billion between 2021 and 2027. “The aim of cohesion policy is to make up for distortions in the Union’s development and to reduce the territorial divide within member countries”, continues Omarjee. “Europe must maintain this solidarity, even if the procedures for allocating and monitoring these funds need to be simplified. Brussels controls too much, monitors too much and punishes too much.” The election of Omarjee marks France’s return to the vice-presidency of the European Parliament following the departure of Sylvie Guillaume (PS/SD) in 2019. It is also the first time that an MP from the French overseas departments and territories has been appointed vice-president, which is “an immense source of pride for the citizens of these regions”.
Younous Omarjee veut protéger les fonds de cohésion
Younous Omarjee (groupe GUE/NGL - Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique) a été élu vice-président du Parlement européen le mardi 16 juillet, 2024 une première pour un député européen issu d'une région ultrapériphérique, et il entend porter la voix des régions périphériques au cœur des institutions européennes.
Omarjee est devenu député européen en 2012. Il a été élu à la Vice-présidence du Parlement Européen au second tour, avec 311 voix sur 609 suffrages exprimés.
Originaire de l'île de la Réunion, il est une figure importante de la gauche française au sein des institutions européennes et soutient Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise (LFI), depuis le début des années 2010.
Dans un entretien avecEuractiv, l'Eurodéputé confirme que ses "positions politiques sont totalement différentes de celles d'Ursula von der Leyen", mais qu'il est prêt à ”travailler avec elle pour défendre les intérêts de la France et des citoyens européens".
Omarjee, qui a présidé la Commission du développement régional lors de la dernière législature, souligne qu'il a déjà obtenu des engagements de la part de la Présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen, réélue pour un second mandat le 18 juillet dernier avec 401 voix sur 720.
"J'ai milité pendant des années pour la création d'un Pacte pour les océans, et Ursula von der Leyen m'a assuré qu'il serait mis en œuvre au cours du nouveau mandat. Ursula von der Leyen devrait annoncer prochainement le contenu de ce plan".
A l'heure où les partis nationalistes sont plus que jamais présents au Parlement Européen, Omarjee fait également de la défense des Fonds de cohésion l'une de ses priorités alors que la tentation est grande de réduire le budget alloué aux régions les plus défavorisées de l'Union Européenne au risque de "rendre les politiques européennes moins cohérentes".
La politique de cohésion représente un tiers du budget de l'UE, avec 351,8 milliards d'euros alloués entre 2014 et 2020 et 337,8 milliards d'euros entre 2021 et 2027.
"L'objectif de la politique européenne de cohésion est de compenser les distorsions dans le développement de l'Union Européenne et de réduire la fracture territoriale au sein des pays membres", poursuit M. Omarjee.
"Cette solidarité doit être maintenue, même si les procédures d'attribution et de contrôle de ces fonds doivent être simplifiées. Bruxelles contrôle trop, surveille trop et punit trop."
La candidature d'Omarjee marque le retour de la France à la Vice-présidence du Parlement Européen après le départ de Sylvie Guillaume (PS/SD) en 2019.
C'est la première fois qu'un Député européen des DOM-TOM est nommé Vice-président du Parlement Européen, ce qui est "une immense fierté pour les citoyens de ces régions".
Le gouvernement a promis des hébergements ailleurs.
Nous avons suivi les bus et découvert une situation désespérée.
New York Times, 11 juillet 2024, par Sarah Hurtes et Ségolène Le Stradic
Sarah Hurtes et Ségolène Le Stradic ont visité des campements de rue, des bâtiments abandonnés et des centres d'hébergement d'urgence à Paris et à Orléans, en France. Elles se sont entretenues avec des dizaines de sans-abris, des fonctionnaires et des fournisseurs d'hébergements d'urgence.
Le gouvernement français a fait monter des milliers d'immigrés sans-abri dans des bus et les a envoyés hors de Paris avant les Jeux Olympiques. Les immigrés ont déclaré qu'on leur avait promis un hébergement ailleurs, mais qu'ils ont fini par vivre dans des rues inconnues, loin de chez eux, ou qu'ils ont été signalés en vue d'une expulsion.
Le président français Emmanuel Macron a promis que "les Jeux Olympiques mettraient en valeur la grandeur du pays". Mais le village olympique a été construit dans l'une des banlieues les plus pauvres de Paris, où des milliers de personnes vivent dans des campements de rue, des abris ou des bâtiments abandonnés.
Photo: Un groupe de sans-abris devant l'Hôtel de ville de Paris.
La police et les tribunaux ont expulsé environ 13.000 personnes de la ville au cours de l'année écoulée.
Au cours de l'année écoulée, la police et les tribunaux ont expulsé environ 5 000 personnes, pour la plupart des hommes célibataires, selon Christophe Noël du Payrat, haut fonctionnaire de la ville de Paris. Les autorités de la ville les encouragent à monter dans des bus vers des villes comme Lyon ou Marseille.
"Nous avons été expulsés à cause des Jeux Olympiques", a déclaré Mohamed Ibrahim, originaire du Tchad, qui a été expulsé d'une cimenterie abandonnée près du village olympique. Il s'est installé dans un immeuble vacant au sud de Paris, dont la police a expulsé les résidents en avril. Un bus les a conduits à deux heures au sud-ouest, dans une ville près d'Orléans.
"Ils vous donnent un billet au hasard", a déclaré Oumar Alamine, originaire de la République Centrafricaine, qui se trouvait dans ce bus. "Si c'est un billet pour Orléans, vous allez à Orléans." Les représentants du gouvernement de M. Macron se sont refusés à tout commentaire. Ils ont toutefois précisé qu'il s'agissait d'un "programme volontaire destiné à pallier la pénurie d'hébergements d'urgence à Paris". Nous avons suivi la piste depuis Paris, pour voir comment le programme fonctionne.
Why is Macron busing people ? - Pourquoi Macron dégage-t-il les gens par bus ?
Il n'y a pas assez de places dans les centres d'hébergement pour les 100.000 sans-abris qui vivent à Paris et en région parisienne - la moitié du total en France - et le gouvernement a donc mis en place 10 centres d'hébergement temporaires à travers le pays l'année dernière. Le gouvernement nie que le busing soit lié aux Jeux Olympiques. Mais nous avons obtenu un courriel, d'abord rapporté par le journal L'Équipe, dans lequel un fonctionnaire chargé du logement a déclaré que l'objectif était "d'identifier les personnes à la rue dans les sites proches des sites olympiques" et de les déplacer avant les Jeux. (ndtr: 300.000 SDF en 2024, deux fois plus qu'en 2012, source Euractiv)
Le cœur des Jeux Olympiques est la Seine-Saint-Denis, où environ un habitant sur trois est immigré, soit le pourcentage le plus élevé du pays. Le gouvernement a dépensé des milliards pour réaménager la zone.
Comment fonctionne le programme ?
L'année dernière, la police a multiplié les descentes dans les campements de sans-abris et les bâtiments abandonnés. En collaboration avec les autorités municipales, elle a expulsé des personnes et a déclaré qu'elle les aiderait à se reloger. "Ils nous ont promis un hébergement et une aide sociale", a déclaré Yussuf Ahmed, originaire du Soudan, qui nettoie les avions à l'aéroport Charles de Gaulle. Beaucoup d'entre eux ne savaient pas qu'ils entraient dans un programme gouvernemental visant à les sélectionner en vue d'un éventuel asile - et potentiellement à les expulser. Ce programme existe depuis des années, mais les expulsions ont amené des milliers de nouvelles personnes, dont beaucoup n'ont pas droit à l'asile.
M. Ahmed, par exemple, a le statut de réfugié et ne peut bénéficier du programme. Mais plusieurs personnes nous ont dit qu'elles pensaient ne pas avoir d'autre choix que de monter dans le bus. "Des policiers sont arrivés", a déclaré M. Alamine, “ils nous ont encerclés”. (“They surrounded us.”).
Où les gens finissent-ils ?
Après leur arrivée dans leur nouvelle ville, les sans-abris vivent dans des centres d'hébergement pendant une période pouvant aller jusqu'à trois semaines et sont examinés pour déterminer s'ils sont éligibles à l'asile. Les personnes éligibles peuvent bénéficier d'un logement à long terme pendant qu'elles déposent leur demande d'asile. Mais environ 60 % des personnes hébergées dans les centres d'accueil temporaires n'obtiennent pas de logement à long terme.
Plusieurs d'entre elles ont fait l'objet d'un arrêté d'expulsion. C'est pourquoi certains avocats conseillent vivement aux personnes de ne pas monter dans les bus et de tenter leur chance dans la rue. "C'est l'antichambre de l'expulsion", a déclaré Emmanuel Pereira, un avocat travaillant en région parisienne. Les immigrés restants sont généralement expulsés une fois de plus. Les hébergements d'urgence étant rares, la plupart des personnes se retrouvent à nouveau sans abri dans une nouvelle ville. ( <<< Several have been given deportation orders, which is why some lawyers urge people not to get on the buses and take their chances on the streets. “It’s an antechamber to deportation,” said Emmanuel Pereira, a lawyer working near Paris.)
Des fonctionnaires de la ville en dehors de Paris nous ont dit qu'ils n'avaient pas été consultés sur le programme. "Il n'y a pas d'argent pour trouver des places pour les sans-abris à Marseille, mais il y a de l'argent pour faire venir des sans-abris de Paris", a déclaré Audrey Garino, adjointe au maire de Marseille.
Que se passe-t-il ensuite ?
Nous nous sommes rendus à quelques heures au sud-ouest de Paris pour le savoir. Le centre d'hébergement d'Orléans se trouve à l'extérieur de la ville, dans un hôtel gris de trois étages. À notre arrivée, nous n'avons trouvé aucun membre du personnel ni aucun travailleur social. Les chambres sont petites, avec deux lits simples côte à côte. Les hommes que nous avons rencontrés avaient quitté leur emploi à Paris et étaient montés dans un bus dans l'espoir d'obtenir un logement à long terme et des services sociaux.
"Nous sommes arrivés et il n'y avait rien", a déclaré M. Ahmed. "Ils ont menti pour nous faire monter dans le bus." Au bout de quelques semaines, on leur a demandé de partir: Aucun refuge local ne pouvait les accueillir. M. Ahmed, qui voulait à tout prix conserver son emploi à l'aéroport, est retourné à Paris. L'immeuble où il avait vécu était désormais interdit d'accès, protégé par des agents de sécurité. Il a trouvé un autre bâtiment abandonné, pour l'instant. M. Alamine et M. Ibrahim ont décidé de rester. La plupart du temps, ils font une heure de marche jusqu'à Orléans à la recherche d'un emploi. Les clés de leur chambre dans le centre d'hébergement ne fonctionnant plus, ils sont entrés par les fenêtres. Ils sont à nouveau des squatters.
Sarah Hurtes est une journaliste du New York Times qui travaille sur des enquêtes internationales depuis Bruxelles
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L'anthropofascisme de Macron est le fascisme just-in-time à la française, un fascisme à visage humain, sérieux, avec le sourire, un fascisme technocratique "avec la conviction de la nécessité sincère et loyale, pragmatique et lisible, à la lumière de ces principes, avec le sens de la concorde dans un esprit de dépassement", pour reprendre la téléologie de Macron.
Révélation de Libération !!! Suite au 2ème tour des Législatives, le conseiller officieux de Macron
Thierry Solère a organisé des diners et des rdvz secrets avec la direction du parti EXD, Bardella/Le Pen.
Pour éviter mensonges et désinformation et pour s’appuyer sur faits et sources officielles: Le fasciste Viktor Orbán, 1er ministre de Hongrie, était d'abord centre-gauche libéral...(comme Macron) puis il a renversé le régime et mis sous son autorité administrations, services publics, police, justice, presse. La Commission EU ne verse pas depuis plus de 10 ans 20 Milliards € de Subventions EU à la Hongrie parce qu'elle "ne respecte pas la Conditionnalité de l’État de Droit".
Après les Élections Européennes du 9 juin 2024, le parti Fidesz de Viktor Orbán forme un nouveau groupe politique au Parlement Européen avec le parti allemand AfD, fasciste néo-nazi, et avec le RN français, et les autres partis EXD des 27. En janvier 2024, plus de 3,7 millions d'allemands ont manifesté dans les rues dans toute l'Allemagne contre le parti AfD, extrême droite, fasciste et même néonazi dont les responsables tenaient aussi des discours en prenant souvent des paragraphes entiers de Hitler.
Donald Tusk, Président du Conseil des Ministres de Pologne, a libéré son pays du régime fasciste du PiS le 16 XII 2023. Tusk ramène la Pologne dans l’État de Droit, qui avait été éliminé par Jarosław Kaczyński pendant plus de 10 ans. Jarosław Kaczyński, lui aussi, était d'abord centre-gauche libéral.
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Dans notre pays "des Lumières", les multiples Dissolutions en chaine du Parlement ont commencé en 2017 dans la ligne extrêmement à droite de l'autocratie électorale et de sa gouvernance avec les multiples 49-3, ou le PLFRSS, le 47-1, l'Article 38, le 44-2, le 44-3, l'Article 112-3, l'Article 122, etc, pour mépriser et contourner le Parlement et opérer son renversement de régime.
Macron a cassé le Code du Travail depuis ses Loi Travail Macron-1, Loi Travail Macron-2 (vite renommée Loi El Khomri avant les P&L-2017), depuis ses Ordonnances Travail Macron-Philippe, le tout passé en force, comme TOUTES les lois importantes, en contournant TOUJOURS le Parlement avec le 49-3 et 29 Ordonnances juste pour le Code du Travail.
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Notre pays est abonné depuis 2017 aux blâmes répétés de TOUS les Organes Internationaux publics pour ses "manquements à l’État de Droit", pour son "usage disproportionné de la force". Il n'y a que l'extrême droite et l'extrême-centre de l'autocratie électorale de Macron qui font depuis 2017 comme si n'existaient pas tous ces Blâmes, Ordonnances, Résolutions, Avertissements de l'ONU, de l'OHCHR - Haut-Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen, de la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, de la Commission EU, du Conseil EU, de la CEJ - Cour Européenne de Justice, de la CEDH - Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc.
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Chaque fois que je vais au Starbucks, chaque fois que Colissimo me livre un paquet, chaque fois que je croise les personnes qui entretiennent l'immeuble où j'habite, je suis servi par des personnes dont les grands-parents viennent du continent africain, du Maghreb, du Machrek. Et chaque fois je leur dis que j'ai voté pour eux. Et je leur dis toujours "alham dou lila". Il faut alors voir leur visage s'illuminer, leur large sourire. Il faut entendre leur voix devenir claire, il faut voir comme d'une posture soumise et voutée ils deviennent grands, il faut voir comme il vous regardent droit dans les yeux avec tendresse. Je leur dis que j'ai voté pour eux, pas pour moi, pour eux.
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Anthropofascisme de Macron: LBD, Brav-M, 49-3, Dissolutions du Parlement
et... l'Article 16 après les JO
En France on n'a pas besoin d'un putsch, on a un président.
Au 2ème tour des prochaines Élections Législatives du 7 juillet, 50% des électeurs inscrits sont en vacances.
Au 1er tour du 30 juin, c'est trop court pour faire une campagne.
L'extrême-droite a fait, le 9 juin 2024 aux Élections Européennes ~~ 40% (RN + Reconquête). L'extrême gauche a fait 0,7% (LO + NPA). Abstentions 23 millions.
À Strasbourg, la liste LFI de Manon Aubry est arrivée en tête avec 21,28 % devant Glucksmann, PS. A Mulhouse, LFI en tête avec 23,08%.
Rappel: Décision du Conseil d’État du 11 mars 2024, le Conseil d’État confirme >>> le Rassemblement National est d’extrême droite et PC + LFI sont de gauche et pas d'extrême gauche.
Le PC et LFI font partie de l'Arc Républicain et sont conformes à la Constitution de la Vème République.
Le Rassemblement National, les partis d'extrême droite canal historique, nouvelle tendance et leurs imitateurs autorisés ne sont pas conformes à la Constitution, incitent à la haine, propagent racisme et xénophobie, démolissent l’État de Droit, l’État, le Code du Travail, les Services Publics de la santé, de la justice, de l'éducation.
La Chute fatale 2027 arrivera donc le 7 juillet 2024 à 20 heures. Depuis 1945 la France n'a JAMAIS fait son Devoir de Mémoire.
La Dissolution du Parlement dans la ligne extrêmement à droite de l'autocratie électorale et de la gouvernance en France depuis 2017 par les multiples 49-3, ou le PLFRSS, le 47-1, l'Article 38, le 44-2, le 44-3, l'Article 112-3, l'Article 122, etc, pour contourner le Parlement, et en plus en imposant de ne pas demander le Vote de Confiance du Parlement envers ses 1ers ministres et de nouveau envers son nouveau 1er ministre Attal sont des mépris et des haines exprimés contre le Parlement, la démocratie et l'État de Droit.
Notre pays est abonné depuis 2017 aux blâmes répétés de TOUS les Organes Internationaux publics pour ses "manquements à l’État de Droit", pour son "usage disproportionné de la force". Il n'y a que l'extrême droite et l'extrême-centre de l'autocratie électorale de Macron qui font depuis 2017 comme si n'existaient pas tous ces Blâmes, Ordonnances, Résolutions, Avertissements de l'ONU, de l'OHCHR - Haut-Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen, de la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, de la Commission EU, du Conseil EU, de la CEJ - Cour Européenne de Justice, de la CEDH - Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc.
Donald Tusk, Président du Conseil des Ministres de Pologne, a libéré son pays du régime fasciste du PiS le 16 XII 2023. Tusk ramène la Pologne dans l’État de Droit, qui avait été éliminé par Jarosław Kaczyński pendant plus de 10 ans. L’État de Droit est toujours éliminé en Hongrie depuis + de 10 ans.
Jarosław Kaczyński, comme le fasciste Viktor Orbán de Hongrie, était d'abord... centre-gauche libéral comme Macron, puis il a renversé le régime et mis sous son autorité administrations, services publics, police, justice, la presse. La Commission EU ne verse pas depuis une dizaine d'années 20 Milliards € de Subventions EU à la Hongrie parce qu'elle ne respecte pas la Conditionnalité de l’État de Droit.
Hormis la Hongrie du fasciste illibéral Viktor Orbán, la France est le SEUL pays d'Europe où le 1er Ministre ne sollicite pas le Vote du Parlement sur son programme, depuis Macron.
Ça va être drôle, les JO de Paris sous les faschos.
Ce ne sera qu'un retour aux sources franco-français >>> Pierre de Coubertin était suprémaciste blanc, eugéniste, raciste, colonialiste fanatique, mysogine et en affinité épistolaire soutenue avec Hitler qui l'avait proposé pour le prix Nobel (c'est une vérité historique qui se trouve dans les archives allemandes officielles). Pendant ces JO de Paris, le mauvais goût des JO de Berlin de 1936 va s'imposer et notre pays sera la honte de l'Europe.
La brochure électorale de Marine Le Pen au P&L-2022 avait en pleine page une photo d'elle, plein sourire, serrant la main de Poutine dans les salons dorés du Kremlin. Vu les critiques elle avait fait cesser la distribution de son tract électoral, mais 1,7 million avait déjà été distribué.Ensuite les prêts russes pour ses deux campagnes de 2017 et de 2022. Et les prêts de 10,7 millions donnés à MLP de la part de la banque hongroise Magyar Külkereskedelmi Bank - MKB appartenant à l'oligarque hongrois Lorinc Mészáros et ami d'enfance de Viktor Orbán. La Commission Européenne a stoppé toutes les Subventions européennes pour la Hongrie parce que Orbán viole depuis plus de 10 ans strictement toutes les Conditionnalités du Respect de l'État de Droit.
3 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine, Macron l'avait accueilli le 22 mai 2017 à Versailles et il lui avait vendu, en violation de l'embargo international décrété contre la Russie suite à son annexion de la Crimée, du matériel militaire électronique de dernière génération. 4 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine, Macron l'avait reçu le 19 août 2019 au Fort de Brégançon en grandes pompes et il lui avait proposé "l’architecture de sécurité et de confiance entre l’UE et la Russie". Macron avait déclaré devant les caméras >>> "La Russie est européenne, très profondément" et avait annoncé qu'il entendait >>> "réarrimer la Russie à l’Europe", qu'il croyait "à cette Europe qui va de Lisbonne à Vladivostok. C’est d’ailleurs pour cette raison que la France avait défendu la réintégration de la Russie au Conseil de l’Europe. La Russie est une grande puissance des Lumières. Elle a sa place dans l’Europe des valeurs auxquelles nous croyons".
Manifestation antifa à Strasbourg du 15 juin 2024 et discours de Madame la maire, Jeanne Barseghian.
Finalisation du 27 mai 2024 | Ce post contient 5 liens externes officiels, 20 liens externes et 12 liens internes - Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox
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Oups, vous êtes déçus.
Le blochéwokiste islamo-gauchiste rouge n'est pas là, mais dans votre cerveau.
Vous pleurez maintenant, vous êtes paumés, vos valeurs ont foutu le camp.
Une petite louche de racisme, de haine, d'exclusion pour reprendre pied, le 9 juin aux européennes?
L’État de Droit est depuis le 06 VI 06, la date de mise en ligne de mon site, ma ligne éditoriale.
Depuis 6 à 10 mois, les tirades balsamiques avec "État de Droit" dans leur composition - comme encore aujourd'hui dans l'éditorial du quotidien régional DNA - les Dernières Nouvelles d'Alsace - se font entendre et lire, et aussi même de plus en plus souvent à l'extrême-droite, mais malheureusement les médias de notre pays cachent systématiquement depuis 2017 les multiples violations de l’État de Droit commises dans notre pays. Pour cultiver son propre réconfort de républicain bon-teint avec du racisme juste comme-il-faut, on voudrait dans nos années-vingt du XXIème siècle voir un relent de "l'avant-guerre" dans ce qui est raconté comme étant une disparition circonstancielle de l’État de Droit.
Heureusement qu'il y a la presse internationale pour raconter à l'Europe ce qu'est notre pays (voir plus bas). Transposer la velléité de débat sur un hoquet de l'histoire d'avant 14 ou d'avant 39 contribue à la vitrification de toutes ces violations de l’État de Droit dans notre pays depuis 2017.
Comme 1er rappel >>> Hormis la Hongrie du fasciste illibéral Viktor Orbán, la France est le SEUL pays d'Europe où le 1er Ministre ne sollicite pas le Vote du Parlement sur son programme, depuis Macron.
La gouvernance en France sous Macron depuis 2017 par les multiples 49-3, ou le PLFRSS, le 47-1, l'Article 38, le 44-2, le 44-3, l'Article 112-3, l'Article 122, etc, pour contourner le Parlement, et en plus en imposant de ne pas demander le Vote de Confiance du Parlement envers ses 1ers ministres et de nouveau envers son nouveau 1er ministre Attal sont des mépris et des haines exprimés contre le Parlement, la démocratie et l'État de Droit.
Notre pays est abonné depuis 2017 aux blâmes répétés des Organes Internationaux publics pour ses "manquements à l’État de Droit", pour son "usage disproportionné de la force", etc
Il n'y a que l'extrême droite et l'extrême-centre de l'autocratie électorale de Macron qui font depuis 2017 comme si n'existaient pas tous ces Blâmes, Ordonnances, Résolutions, Avertissements de l'ONU, de l'OHCHR - Haut-Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen, de la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, de la Commission EU, du Conseil EU, de la CEJ - Cour Européenne de Justice, de la CEDH - Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc.
TOUT le MONDE peut librement aller sur TOUS les sites de ces Organes Internationaux et télécharger librement tous ces blâmes, ces rappels, ces résolutions, ces avertissements relatifs à nos multiples violations françaises de l’État de Droit mises en place systématiquement par le pouvoir politique dans notre pays depuis 2017.
Un exemple >>> Site du Conseil de l'Europe - Commissaire aux Droits de l'Homme, en date du 24 mars 2023 >>> "Déclaration: Manifestations en France : les libertés d’expression et de réunion doivent être protégées contre toute forme de violence", blâme et condamnation émis et prononcés contre Macron et Darmanin, son ministre de l'Intérieur, et contre le ministre de la Justice.
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Lors d’un premier échange avec le Président allemand Steinmeier le 26 mai 2024 à Berlin,
Macron a joué son donneur de leçon et s'est inquiété d’« une forme de fascination pour l’autoritarisme qui naît dans nos propres démocraties ».
Macron a dressé le 26 mai 2024 à Berlin un excellent autoportrait. ---------------------
Il faudra aussi axer le débat sur une 1ère République d'Europe,
- car il est temps de dépasser le Marché Commun - pour ramener l’État de Droit sur nos terres.
Utiliser le Travail comme dernière et unique variable d'ajustement qui ne conduit plus qu'à l'ubérisation galopante (30 à 40 millions en EU vs. 5 millions en France) et au déversement aux égouts d'une part de plus en plus grande de notre population vivant sous le seuil de la très grande pauvreté (11 millions en France dont +1 million depuis le Covid), n'est pas un projet de société européen.
Et le pire est que quand on se réclame de l’État de Droit, et que l'on donne TOUTES ces références officielles, incontestables, vérifiées, argumentées et documentées par ces grands Organes Internationaux, ou simplement par notre Conseil d’État, on se fait insulter des centaines de fois comme "wokiste d'extrême gauche".
La chute fatale de 2027 se rapproche de + en + vite, mais ceci à cause de ces multiples complaisances et complicités rencontrées au quotidien et dans tous les médias de la bolomancie Bolloré-Lagardère, dont les DNA. Je donne à cet extrême resserrement à droite depuis 2017, à cette complaisance et à cette complicité à son égard, le nom de l'anthropofascisme. Des gens bien élevés, diplômés, élus ou nommés sur des postes, ayant la verve en vue, éliminent avec le sourire l’État de Droit. Depuis le 06 VI 06, la mise en ligne de mon site, je définissais ceci comme le fascisme élégant just-in-time à la française et comme le parl'être français. Mais la destruction de la Constitution de 1958 s'accélère depuis 2017 sous la tutelle des autorités.
La réalité est que le débat HUMANISTE et RÉPUBLICAIN n'est plus demandé mais évacué et honni par des acteurs de plus en plus nombreux, et par les élécteurs inscrits >>> de 54 à 71% des électeurs inscrits ont snobé 15 fois les urnes aux P&L 2017, le 26 mai 2019, en 2020, en 2021, aux P&L 2022.
Si les électeurs inscrits voulaient autre chose que l'extrême resserrement à droite, ça se saurait. Et c'est tellement agréable de montrer l'arabe du coin.
Magritte, 1935, Le Modèle rouge - Nature morte ou Fragment d'humanité ?
Au Parlement de 2017 Macron avait la majorité avec 17% des électeurs inscrits. 17% ont cassé le pays et la majorité de ses habitants.
La lutte des classes s'est faite sans nous et par-dessus nos têtes. Pour 2022, les électeurs inscrits ont consolidé le laisser-faire laisser-casser. S'ils montent des barricades cet automne, ce sont des cons.
__________________________________________
...
Voici un seul exemple d'analyse sur une de ces si nombreuses violations de l’État de Droit perpétrées en France par Macron depuis 2017.
Comme je le fais moi-même depuis une 10aine d'années au moins, le Tagesspiegel - quotidien allemand berlinois de droite - est effaré par les mœurs politiques de la France et compare tout simplement la France de Macron avec la Hongrie du fasciste Viktor Orban ou avec la Pologne du PiS. Mais avant de le lire, cliquez ici pour faire chez vous un refresh.
Frankreich versus Ungarn und Polen:
Beim Rechtsstaat misst Europa
mit zweierlei Maß
(État de Droit: l'Europe a deux poids deux mesures)
Revolution von oben statt von unten: Macron bekommt seine Rentenreform und muss nun noch den Protest der Straße überwinden. Er provoziert damit neue Fragen nach der Demokratie.
Die Revolution von oben siegt. Die Revolution der Straße gegen die Rentenreform unterliegt. Frankreichs Verfassungsrat hat mit seinem Urteil einen sehr französischen Weg beschritten, um den Widerstand von unten allmählich zu überwinden.
Die sechs Männer und drei Frauen, die aus der gleichen staatstragenden Oberschicht wie Emmanuel Macron stammen, haben das Gesetz, das das Rentenalter schrittweise von 62 auf 64 Jahre anhebt, im Kern gebilligt, einzelne Aspekte aber gekippt. Zum Beispiel den Senioren-Index. Er verpflichtet Unternehmen, offenzulegen, wie viele Angestellte über 55 Jahre sie beschäftigen.
Das klingt wie eine salomonische Lösung. Das Prestigeprojekt, das der Staatspräsident nach deutschen Maßstäben undemokratisch durchgedrückt hatte, ohne Abstimmung im Parlament, wird gerupft, aber nicht beerdigt. Dem Anschein nach soll es weder Sieger noch Besiegte geben.
Die Gewerkschaften mobilisieren zum 1. Mai
Wird das Kalkül aufgehen? Auf die Schnelle nicht. Das Kräftemessen zwischen „Oben“ und „Unten“ hat die Gesellschaft gespalten und manche Bereiche der Großstädte in bürgerkriegsähnliche Zonen verwandelt.
Die Gewerkschaften haben Macrons Angebot, sich nach dem Urteil zum Dialog zu treffen, abgelehnt. Sie wollen den Arbeitertag am 1. Mai und die Zeit bis dahin zur Mobilisierung nutzen. Die Straßenproteste mit Bränden, einschüchterndem Polizeiaufgebot und Festnahmen werden die nächsten Wochen andauern.
Zugleich zeichnet sich jedoch ab, dass die Zahl der Protestierenden abnimmt und nicht mehr in die Hunderttausende geht. Gut möglich, dass der Widerstand allmählich ausläuft.
Die kommenden Wochen sind auch ein Test, ob die letzte Option, die Rentenreform durch ein Referendum aufzuhalten, Aussicht auf Erfolg hat. Dafür müssten die Gegner binnen neun Monaten Unterschriften von zehn Prozent der Wahlberechtigten sammeln: rund 4,8 Millionen. Bisher ist es noch nie zu einer Volksabstimmung auf diesem Weg gekommen.
Für deutsche Beobachter bieten die hässlichen Szenen aus Frankreich Anlass, die klischeehaften Narrative über Demokratie und Rechtsstaatlichkeit in diversen Regionen der EU einem Realitätstest zu unterziehen.
Erfüllt der hoch geschätzte Nachbar im Westen die deutschen Maßstäbe für geordnete Verhältnisse? Und in höherem Maße als die zu Recht kritisierten Regierenden in Polen und Ungarn, die viele Deutsche von oben herab als Europäer zweiter Klasse betrachten?
Agiert Macron demokratischer als Ungarn und Polen?
Wie würde das öffentliche Urteil ausfallen, wenn Nationalpopulisten wie Viktor Orban in Budapest oder die PiS-Regierung in Warschau eine so grundlegende Reform wie die Anhebung des Rentenalters mit ähnlich autoritären Methoden erzwingen wie Macron in Paris: ohne ein Votum des Parlaments. Und sie sich dann von einem Verfassungsrat absegnen lassen, dessen Mitglieder sie zum Gutteil persönlich ausgesucht haben. Ein Verfassungsgericht gibt es in Frankreich nicht.
Andere Länder, andere Sitten. Der Verfassungsartikel 49.3, mit dem Macron das Parlament aushebelte, gehört zu den „ganz normalen“ Werkzeugen französischer Regierungen. Alle haben ihn ausgiebig genutzt, seit General de Gaulle ihn 1958 eingeführt hat, um auch ohne Parlamentsmehrheit regieren zu können.
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Depuis la mise en ligne de mon site le 06 VI 06, j'ai rappelé dans 13 de mes analyses ma honte d'être Français au regard des Ratonnades du 17 octobre 1961, dans lesquelles les policiers français en service ont jeté et noyé 165 Algériens dans la Seine à Paris. Ce crime d’État de notre pays n'avait jamais été reconnu comme tel, et on passait pour des personnes abjectes et infréquentables quand on l'évoquait. Mon père me traitait de "nazi de gauche" quand je l'évoquais. De nos jours on passe pour "islamogauchiste" - une invention de l'anthropofascisme de Macron - quand on évoque les Ratonnades, et il n'est bien sûr pas étonnant que le parti fasciste, canal historique, nouvelle tendance et imitateurs autorisés a voté le 28 mars 2024 contre la Proposition de Résolution présentée par les Députés de la NUPES. Les historiens avaient estimé le nombre de 165 noyés, mais dans la Proposition de résolution n°2243 nous lisons: "À rebours des estimations récentes d’historiens affirmant un nombre de victimes se comptant en centaines, l’ampleur de la répression a été occultée en se limitant au bilan officiel de deux puis trois morts."
Ma toute 1ère analyse de mon site traitait le 06 VI 06 des Ratonnades, je l'ai redécouverte aujourd'hui en ayant fait la recherche interne sur mon site avec ce mot. Ceci n'est pas étonnant pour moi, le fil conducteur de mon site est l’État de Droit, le Devoir de Mémoire, l'appel aux solidarités sociales, locales, régionales et globales, et le rejet de l'extrtême-droite, de l'extrême-gauche, et bien sûr de l'extrême-centre de Macron. Voici ces 13 analyses contenant le mot Ratonnade >>>
Dans mon analyse du 12. novembre 2023 >>> Dominique de Villepin sur France-Info, le 08 XI 2023: "la direction qu'il faut suivre, c'est d'empêcher Benyamin Netanyahou de continuer sa logique suicidaire" j'avais écrit >>> Je ne m'associe pas à la "marche du 12 novembre" pour la raison suivante ➳ ➳ ➳ Depuis une 40aine d'années je m'insurge contre le design d'un slogan qui donne l'illusion de placer celui qui le dit et celui qui l'entend du côté des justes parmi tous les justes. C'est "racisme et antisémitisme". Je complète toujours le slogan >>> "racisme, antisémitisme, antimusulmanisme". C'est un seul mot de plus, mais tellement de pseudo-démocrates se sont arrêtés mentalement à 1945, en occultant en plus la guerre d'Algérie, les massacres français de Sétif, Guelma et Kherrata, et qui nous disent que l'on fait une "apologie du terrorisme" quand on ne répète pas après eux en boucle "racisme et antisémitisme". Par-ci et par-là on commence à entendre le mot "islamophobie" pour tenter de faire pendant avec élégance. Étant un linguiste atterré, je me dois de souligner qu'il ne faut pas hiérarchiser, au profit de l'un ou de l'autre, en changeant les mots; il y a un racisme confessionnel anti-sémite et un racisme confessionnel anti-musulman. Il y a un racisme interconfessionnel dans lequel toutes les religions et les non-religions sont parties prenantes.
Mme Sabrina SEBAIHI, Mme Julie DELPECH, M. Sylvain MAILLARD, Mme Cyrielle CHATELAIN, M. Karim BEN CHEIKH, Mme Christine ARRIGHI, M. Philippe BRUN, Mme Marie-Charlotte GARIN, Mme Nadia HAI, Mme Julie LAERNOES, Mme Francesca PASQUINI, Mme Sandra REGOL, Mme Eva SAS, M. Aurélien TACHÉ, M. Belkhir BELHADDAD, M. Léo WALTER, M. Sébastien JUMEL, Mme Pascale MARTIN, Mme Fatiha KELOUA HACHI, M. Frédéric MAILLOT, M. Stéphane PEU, Mme Chantal JOURDAN, M. Idir BOUMERTIT, Mme Andrée TAURINYA, Mme Charlotte LEDUC, Mme Aurélie TROUVÉ, Mme Karen ERODI, M. Sébastien DELOGU, Mme Clémentine AUTAIN, M. Laurent ALEXANDRE, M. Bastien LACHAUD, M. Tematai LE GAYIC, M. Hendrik DAVI, M. Rodrigo ARENAS, M. Frédéric MATHIEU, M. Carlos Martens BILONGO, Mme Marianne MAXIMI, M. Arnaud LE GALL, M. Manuel BOMPARD, Mme Catherine COUTURIER, Mme Elsa FAUCILLON, M. Benjamin LUCAS, Mme Sophie TAILLÉ-POLIAN, M. Andy KERBRAT, M. Boris VALLAUD, M. Joël AVIRAGNET, M. Christian BAPTISTE, Mme Marie-Noëlle BATTISTEL, M. Mickaël BOULOUX, M. Elie CALIFER, M. Alain DAVID, M. Arthur DELAPORTE, M. Stéphane DELAUTRETTE, M. Inaki ECHANIZ, M. Olivier FAURE, M. Guillaume GAROT, M. Jérôme GUEDJ, M. Johnny HAJJAR, Mme Marietta KARAMANLI, M. Gérard LESEUL, M. Philippe NAILLET, M. Bertrand PETIT, Mme Anna PIC, Mme Christine PIRES BEAUNE, M. Dominique POTIER, Mme Valérie RABAULT, Mme Claudia ROUAUX, Mme Isabelle SANTIAGO, M. Hervé SAULIGNAC, Mme Mélanie THOMIN, Mme Cécile UNTERMAIER, M. Roger VICOT, Mme Karine LEBON, Mme Danièle OBONO, M. Paul VANNIER, M. Florian CHAUCHE, Mme Clémence GUETTÉ, M. Jean-Claude RAUX, Mme Mathilde PANOT, M. Thomas PORTES, M. Hadrien CLOUET, M. Olivier SERVA, Mme Estelle YOUSSOUFFA, M. David GUIRAUD, Mme Marie POCHON, M. Aymeric CARON, M. Matthias TAVEL, M. Sébastien ROME, Mme Rachel KEKE, M. François PIQUEMAL, Mme Soumya BOUROUAHA, M. Nicolas THIERRY, Mme Fanta BERETE, M. Mounir BELHAMITI, Mme Mireille CLAPOT, Mme Nathalie OZIOL, Mme Claire GUICHARD, M. Hadrien GHOMI, M. Lionel VUIBERT, Mme Brigitte KLINKERT, Mme Eléonore CAROIT,
Le 17 octobre 1961, des milliers d’Algériens de France manifestent pacifiquement à l’appel du FLN contre le décret du 5 octobre précédant, qui instaure un couvre‑feu discriminatoire aux « Français musulmans d’Algérie ». La répression des forces de l’ordre sous l’autorité de Maurice Papon est brutale. De nombreux Algériens sont blessés et transférés dans des centres de tri. D’autres sont tués et jetés dans la Seine. À rebours des estimations récentes d’historiens affirmant un nombre de victimes se comptant en centaines, l’ampleur de la répression a été occultée en se limitant au bilan officiel de deux puis trois morts.
Malgré la volonté du général de Gaulle de « faire la lumière et [de] poursuivre les coupables », aucune procédure contre les policiers concernés n’a jamais été initiée. Cette absence continue de nourrir un sentiment d’injustice, entravant le travail de mémoire et de réconciliation.
Cet épisode tragique de la guerre d’Algérie est longtemps resté dans l’ombre, même si le récent accès aux archives a permis aux historiens de travailler en profondeur sur les faits intervenus en marge des manifestations. Une reconnaissance progressive de cet épisode a eu lieu.
Le Président Hollande amorce cette reconnaissance en octobre 2012, déclarant que « La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes ».
Le Président Macron poursuit en indiquant soixante ans après les faits « les responsabilités clairement établies », déclarant que « les crimes commis cette nuit‑là sous l’autorité de Maurice Papon sont inexcusables pour la République. »
En parallèle, l’hommage aux victimes de cette « sanglante répression » s’est matérialisé par l’apposition en 2001 d’une plaque sur le pont Saint‑Michel par la mairie de Paris. En 2019, une stèle en acier a par ailleurs été ajoutée par la Mairie afin de renforcer la mise en valeur de ce lieu de mémoire. Dans de nombreuses communes de France, cet hommage s’est matérialisé par des dénominations dans l’espace public ou par des appositions de plaques commémoratives.
Les autorités de la France et de l’Algérie ont mis en œuvre des initiatives pour permettre aux historiens de rendre fidèlement compte de l’histoire qui lie nos deux pays, même dans leurs heures les plus sombres. En ce sens, une commission mixte, comprenant des historiens indépendants des deux pays a été mise en place et a débuté ses travaux en vue de mieux comprendre et réconcilier les mémoires blessées.
Cette proposition de résolution vise à la reconnaissance et à la condamnation du massacre des manifestants algériens du 17 octobre 1961 commis sous l’autorité du préfet de police de l’époque, Maurice Papon.
Elle vise également à inscrire une journée de commémoration du massacre du 17 octobre 1961 à l’agenda des journées officielles et cérémonies nationales.
Elle vise enfin à soutenir l’approfondissement conjoint du travail d’analyse de l’histoire commune aux deux pays afin d’accompagner l’aspiration de nos peuples à ce que la mémoire rende justice aux victimes.
Vu l’article 136 du Règlement de l’Assemblée nationale,
Vu la déclaration du Président de la République française, du 17 octobre 2012, à l’occasion du 51e anniversaire du 17 octobre 1961.
Vu la déclaration du Président de la République française, du 16 octobre 2021, à l’occasion du 60e anniversaire du 17 octobre 1961.
Rappelant que le 17 octobre 1961, des familles algériennes manifestèrent pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire imposé par la Préfecture de Paris aux seuls « français musulmans d’Algérie ».
Rappelant que les manifestants ont été victimes sous l’autorité directe du préfet Maurice Papon, d’une répression violente et meurtrière entraînant de nombreuses morts et blessés.
Considérant que la poursuite de la réflexion conjointe sur ces événements devra contribuer à assurer un avenir en commun plus harmonieux pour le peuple algérien et le peuple français.
Condamne la répression sanglante et meurtrière des Algériens commise sous l’autorité du préfet de police Maurice Papon le 17 octobre 1961 et rend hommage à toutes les victimes et leurs familles.
Souhaite l’inscription d’une journée de commémoration du massacre du 17 octobre 1961 à l’agenda des journées nationales et cérémonies officielles.
Affirme son soutien à l’approfondissement des liens mémoriels unissant le peuple Français et le peuple Algérien.
Invite le Gouvernement à travailler en commun avec les autorités algériennes pour appréhender leur histoire commune, y compris celle des événements du 17 octobre 1961.
Le roman national raciste français ne prend donc pas fin
avec cette Proposition de Résolution, bien au contraire.
Toujours pas de Devoir de Mémoire
La Résolution a été adoptée avec 67 voix pour et 11 voix contre,
mais avec 82 députés présents sur 577.
Renaissance/LRM/macronie il y a eu 24 députés présents sur 169
MoDem 1 présent sur 50
Horizon 3 sur 31
Liot 3 sur 22
extrême droite RN 11 sur 88 et 11 votes contre
LR 1 présent sur 61,
et pour la Gauche et Écologie ( LFI-Nupes, GDR-Nupes, Ecologie-Nupes, PS-Nupes, classification officielle du Ministère de l'Intérieur des tendances politiques) 58 présents sur 150.
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Le PC et LFI font partie de l'Arc Républicain et sont conformes à la Constitution de la Vème République. Le Rassemblement National, les partis d'extrême droite canal historique, nouvelle tendance et leurs imitateurs autorisés ne sont pas conformes à la Constitution, incitent à la haine, propagent racisme et xénophobie, démolissent l’État de Droit, l’État, le Code du Travail, les Services Publics de la santé, de la justice, de l'éducation.
Macron, Darmanin, Castex, Borne, Bruno Le Maire, députés et sénateurs de droite, la bolomancie Bolloré-Lagardère attisent avec leur complicité mutuelle dans leur anthropofascisme une haine dans laquelle ils combinent leur bolchéwokisme contre un islamo-gauchisme qu'ils ont inventé et contre LFI qu'ils placardent dans l'extrême-gauche, qu'ils excluent de ce qu'ils interprètent comme étant leur Arc Républicain, tout en faisant passer - uniquement avec les rafales de 49-3 et d’Ordonnances depuis 2017 - leurs Lois Séparatisme, Immigration, Sécurité Globale, Laïcité, Retraite, Chômage, Travail et avec leur "réarmements civiques et de la fécondité des femmes" et l'uniforme à l'école", etc... qui sont le corpus du parti Rassemblement National (anciennement Front National) depuis les années 30. Cette incitation à la haine dirigée par Macron s'intensifie avec les Élections Européennes du 9 juin 2024 pour aboutir au trouble fatal avant les P&L-2027.
La 2ème Chambre du Conseil d’État a confirmé le 11 mars 2024 que le Rassemblement National fait partie de la nuance politique d'extrême droite et que le PC et LFI font partie de la gauche et non pas de l'extrême gauche. La haute juridiction administrative a rejeté la requête que le Rassemblement National avait présentée. Décision du Conseil d’État N° 488378 >>> En rattachant la nuance politique « Rassemblement national » au bloc de clivages « extrême droite », la circulaire attaquée ne méconnaît pas le principe de sincérité du scrutin, que l’attribution d’une nuance politique différente de l’étiquette politique n’affecte pas, et n’est pas entachée d’aucune erreur manifeste d’appréciation. Elle ne méconnaît pas davantage, en tout état de cause, le principe d’égalité en procédant à un tel rattachement, tout en attribuant la nuance « Gauche » aux formations politiques « Parti communiste français » et « La France insoumise ».
Je ne me fais pas d'illusion. Macron et ses hommes sur le terrain continueront à s'assoir sur l'Etat de Droit, qui est leur modèle de fabrique malgré l'abonnement aux blâmes décernés depuis 2017 à la France par l'ONU, le Haut Commissariat des Droits de l'Homme de l'ONU, le Parlement Européen, la Commission Européenne, le Conseil de l'Europe, la CEJ - Cour Européenne de Justice, la CEDH - Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc.
Avant de lire ci-dessous la Décision du Conseil d’État du 11 mars 2024, je vous invite à relire mes analyses
Conseil d'État, 2ème chambre, 11/03/2024, 488378, Inédit au recueil Lebon
Conseil d'État - 2ème chambre
N° 488378
ECLI:FR:CECHS:2024:488378.20240311
Inédit au recueil Lebon
Lecture du lundi 11 mars 2024
Rapporteur
M. Hadrien Tissandier
Rapporteur public
Mme Dorothée Pradines
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 18 septembre et 28 décembre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Rassemblement national demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la circulaire IOMA2322276J du 16 août 2023 du ministre de l'intérieur et des outre-mer relative à l'attribution des nuances politiques aux candidats aux élections sénatoriales 2023, en tant qu'elle classe les nuances " RN " et " LRN " dans le bloc de clivage " Extrême-droite " ;
2°) d'enjoindre au ministre de modifier la grille de nuances figurant aux annexes 1 et 2 de la circulaire IOMA2322276J du 16 août 2023 afin d'exclure les candidatures du Rassemblement national du bloc de clivage " Extrême-droite " ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- la Constitution, notamment ses articles 3 et 4 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 ;
- le décret n° 2014-1479 du 9 décembre 2014 ;
- le décret n° 2015-510 du 7 mai 2015 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Hadrien Tissandier, auditeur,
- les conclusions de Mme Dorothée Pradines, rapporteure publique ;
Vu la note en délibéré, enregistrée le 29 février 2024, présentée par l'association " Rassemblement national ".
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article 1er du décret du 9 décembre 2014 relatif à la mise en œuvre de deux traitements automatisés de données à caractère personnel dénommés " Application élection " et " Répertoire national des élus " : " Dans les services du ministère de l'intérieur (secrétariat général) et ceux des représentants de l'Etat dans les départements de métropole et d'outre-mer, dans les collectivités d'outre-mer et en Nouvelle-Calédonie, sont mis en œuvre deux traitements automatisés de données à caractère personnel concernant les candidats aux élections au suffrage universel et les mandats électoraux et fonctions électives que ces élections ont vocation à pourvoir. / Le premier traitement, appelé " Application élection ", comprend les données relatives aux candidatures enregistrées ainsi que les résultats obtenus par les candidats. / Le second traitement, appelé " Répertoire national des élus ", comprend les données relatives aux candidats proclamés élus ". En vertu de l'article 2 de ce décret, l'Application élection et le Répertoire national des élus enregistrent les données relatives aux candidats aux scrutins organisés pour l'élection des sénateurs. Aux termes de l'article 3 de ce décret : " Conformément aux dispositions du IV de l'article 8 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, pour mettre en œuvre les traitements automatisés mentionnés à l'article 1er, le ministre de l'intérieur et les représentants de l'Etat mentionnés au même article 1er peuvent collecter, conserver et traiter sur supports informatiques ou électroniques des données faisant apparaître les appartenances politiques : / 1° Des candidats à l'un des scrutins mentionnés au I de l'article 2 et des listes ou binômes de candidats sur lesquels ils ont figuré ; / 2° Des personnes détentrices de l'un des mandats ou de l'une des fonctions énumérés au II de l'article 2 ". Aux termes de l'article 4 de ce décret : " Les traitements automatisés mentionnés à l'article 1er ont pour finalités : / 1° Le suivi des candidatures enregistrées et des mandats et fonctions exercés par les élus en vue de l'information du Parlement, du Gouvernement, des représentants de l'Etat mentionnés à l'article 1er et des citoyens ; / 2° La centralisation des résultats de chaque tour de scrutin, leur conservation et leur diffusion sous forme électronique (...) ". Aux termes de l'article 5 de ce décret : " I. - Les données à caractère personnel et informations enregistrées portant sur les personnes mentionnées à l'article 2 sont les suivantes : / (...) / 6° Nuance politique attribuée au candidat par l'administration ; / 7° Nuance politique attribuée à la liste ou au binôme de candidats par l'administration ; (...) ".
2. La circulaire du 16 aout 2023 du ministre de l'intérieur et des outre-mer relative à l'attribution des nuances politiques aux candidats aux élections sénatoriales du 24 septembre 2023 a prévu que les préfets et hauts commissaires attribuent une nuance politique, lors de l'enregistrement des candidatures, à chaque candidat ou liste de candidats, sur la base de deux grilles de nuances politiques qui figurent en annexes 1 et 2, une grille de 21 nuances pour les candidats et une grille de 22 nuances pour les listes. Ces nuances sont regroupées en six blocs de clivage, lesquels sont destinés à agréger les résultats des différentes nuances, dénommés " extrême gauche ", " gauche ", " autres ", " centre ", " droite ", " extrême droite ". L'association Rassemblement National demande l'annulation pour excès de pouvoir de cette circulaire en tant qu'elle prescrit le rattachement de la nuance politique " Rassemblement National " au bloc de clivage " extrême droite ".
3. En premier lieu, le ministre de l'intérieur et des outre-mer peut, au titre du pouvoir d'organisation des services placés sous son autorité pour la préparation et le déroulement des opérations électorales et en vue de la mise en œuvre de deux traitements automatisés de données à caractère personnel " Application élection " et " Répertoire national des élus " régis par les dispositions du décret du décret du 9 décembre 2014, établir une grille des nuances politiques et prévoir leur regroupement dans des blocs de clivage afin de permettre l'agrégation des résultats des élections nécessaire à l'information des pouvoirs publics et des citoyens. Si l'association requérante invoque, par voie d'exception, l'illégalité des dispositions citées au point 1 de l'article 5 du décret du 9 décembre 2014, une telle exception d'illégalité ne peut être utilement invoquée dès lors que la circulaire attaquée n'a pas été prise pour l'application de ces dispositions, qui n'en constituent pas davantage la base légale. Par suite, le moyen tiré de ce que le ministre de l'intérieur et des outre-mer était incompétent pour édicter la circulaire contestée ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, la circulaire attaquée comporte la mention du nom, du prénom et de la qualité de son signataire. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration relatives à la signature des décisions et aux mentions relatives à leur auteur ne peut donc, en tout état de cause, qu'être écarté.
5. En troisième lieu, en rattachant la nuance politique " Rassemblement national " au bloc de clivages " extrême droite ", la circulaire attaquée ne méconnaît pas le principe de sincérité du scrutin, que l'attribution d'une nuance politique différente de l'étiquette politique n'affecte pas, et n'est pas entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation. Elle ne méconnaît pas davantage, en tout état de cause, le principe d'égalité en procédant à un tel rattachement, tout en attribuant la nuance " Gauche " aux formations politiques " Parti communiste français " et " La France insoumise ".
6. En quatrième et dernier lieu, le détournement de pouvoir allégué n'est pas établi.
7. Il résulte de tout ce qui précède, et alors que le mémoire en défense a été régulièrement présenté pour le ministre de l'intérieur et des outre-mer et par délégation, que la requête doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : La requête de l'association Rassemblement national est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association " Rassemblement national " et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré à l'issue de la séance du 29 février 2024 où siégeaient : M. Jean-Yves Ollier, assesseur, présidant ; Mme Anne Courrèges, conseillère d'Etat et M. Hadrien Tissandier, auditeur-rapporteur.
Rendu le 11 mars 2024.
Le président :
Signé : M. Jean-Yves Ollier
Le rapporteur :
Signé : M. Hadrien Tissandier
La secrétaire :
Signé : Mme Catherine Xavier
Finalisation du 2 mars 2024 | Ce post contient 2 liens externes officiels et 13 liens internes - Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox
màj du 29 février 2024: cinq jours après que Macron a promis au Salon de l'Agriculture un Prix Plancher, les euro-députés ont voté pour les Accords de libre-échange de 'nouvelle génération' EU-Chili et EU-Kenya,
et bien sûr avec les voix de tous les euro-députés français macronistes, d'extrême-droite et fascistes en pleine crise agricole et malgré la colère des agriculteurs qui se sont manifestés dans toute l'Europe.
MAIS... pour faire passer au niveau de l'EU la loi sur les Prix planchers en France, ce sera facile avec les opting out qui permettent au cas pas cas de déroger aux Traités Européens. Pour ceci il n'y a pas besoin de se lancer dans une Renégociation des Traités Européens, chaque État Membre a, sauf la France, sa palette plus ou moins large d'opting out et parfois très large comme en IRL, NL, L ou totale comme la Hongrie du fasciste Viktor Orbán. En dehors de la Hongrie et de la Pologne qui vient de revenir avec son nouveau 1er Ministre Tusk dans le groupe des démocraties, il existe... plus de 2100 opting out, dont une grosse partie en IRL, NL, L qui sont ouvertement des paradis fiscaux et qui hébergent pour optimisation fiscale les sièges des entreprises européennes. En NL on a en plus une grande quantité d'opting out... agricoles. L'Europe organise donc institutionnellement la concurrence faussée à grande échelle au nom de la "libre circulation". Mais au Salon de l'Agriculture, le nouveau 1er Ministre Attal vient de parler de "soviétisation" face à la demande de prix planchers. Les opting out et la "désobéissance" aux Traités Européens constituent le sport de notre Europe; par exemple la BCE - Banque Centrale Européenne fait ce qu'elle veut depuis l'année Lehman 2008 en totale violation de ses statuts définis par le Traité de Maastricht, le Traité de Lisbonne et le Pacte de Dublin.
PAR CONTRE... à beaucoup de niveaux, de domaines et de secteurs, les Accords de Libre échange de 'nouvelle génération'
sont des cul-de-sac trophiques dans lesquels corps, cerveau et groupes humains ne sont plus alimentés.
PAR CONTRE... il n'existe pas d'opting out pour les Accords de Libre Echange de 'nouvelle génération'. Tout opting out est illégal, avant même qu'il n'aurait pu être seulement pensé. Il est impossible de déroger au cas par cas aux Accords de Libre Échange sans que des entreprises étrangères, internationales, agroalimentaires ne traduisent en justice la France dans son entité devant la cour arbitrale d'exception et privée domiciliée à Washington dans un bureau de la Banque Mondiale. Officiellement l'investisseur est placé au-dessus de tout État selon le principe très officiel du "Privilège de l'Investisseur", ce qui est la terminologie officielle. Un État ne peut pas faire un procès contre un Investisseur, mais l'inverse est toujours vrai. Au niveau de l'EU, ce ne sont pas les États Membres de l'EU qui signent les Accords de Libre échange de 'nouvelle génération', mais la Commission de Bruxelles au "nom" des États Membres qui ont seulement l'obligation de les appliquer sur leur territoire respectif, et sans les amender. Ce n'est pas tout-ou-rien, c'est tout-et-seulement-tout sans possibilité de s'y soustraire. La liberté, dans l'impérialisme de la concurrence "libre et non faussée", n'existe pas; la signature de l'Accord est obligatoire pour les États Membres de l'UE et elle est non dérogeable, ainsi le monde catallactique est fait: Climat, Droit de l'Homme, État de Droit, Code du Travail, Loi sur la Santé, norme sociale et environnementale, etc... n'ont pas d’existence dans les Accords de Libre Échange de 'nouvelle génération'. Le climat politique en France est si pollué par le régime autocratique Macron et par sa bolomancie Lagardère-Bolloré, que l'on passe pour extrême-gauche quand on se prévaut d'autre chose que de Macron, c'est à dire quand on se prévaut du Climat, du Droit de l'Homme, de l'État de Droit, du Code du Travail, de Lois sur la Santé, de Lois phytosanitaires, de normes sociales et environnementales, de la Charte Européenne des Droits sociaux et fondamentaux, etc.
Tout pays signataire des Accords de Libre Échange de 'nouvelle génération' comme CETA, JEFTA, TiSA, ALEUES, EU-Nouvelle Zélande, EU-Mercosur... , et toute l'EU dans son ensemble, sont soumis au "libre" du Privilège de l'Investisseur. Mais chaque pays ou chaque État Membre de l'EU a l'obligation absolue d'être "loyal" aux Accords de Libre Échange quoi-qu'il-en coûte / what ever it takes, sinon l'Investisseur, avec sa majuscule officielle dans les textes des accords, utilise, au nom de l'accord de libre échange, en toute quiétude, sans sommation, ni annexion, ni déclaration de guerre, etc... l’appareil arbitral dédié que nos États libres et commerçants lui ont construit et qu'ils ont placé au-dessus de toute juridiction nationale: il s'agit de ISDS - Investor-State Dispute Settlement / CIRDI - Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements.
Je vous avais écrit le 17 mai 2020 dans mon analyse >>> Dumping Humain et Fracas Humain de 2008 au Covid-19 de 2020 - L'argent magique au profit des spéculateurs financiers extermine les gens, les services publics et l’État au § 9) Du Privilège de l'Investisseur au Privilège de l'État totalement autoritaire, que Greta Thunberg et George Floyd ont fait chuter deux hiérarchies sémiologiques >>> [...]Ce qui habite les viscères est pour moi plus situé dans le Behaviour, le comportement, même si une idée peut tordre les boyaux. Les gens, selon l'objectif de l'Investisseur, doivent griller en eux l'étape de la réflexion pour passer à l'acceptation de l'accord de libre-échange de nouvelle génération. Pour obtenir cette acceptation, l'Investisseur, au travers de son bras armé le décideur politique et son parti dévolu, doit faire utiliser le débat biaisé et le pseudo-débat uniquement au niveau de la très haute sphère politique et surtout pas au niveau parlementaire et sociétal. L'Investisseur doit donc organiser de manière générale et globale l'absence médiatique et sociétale de ce concept de "Accord de Libre Échange 'de nouvelle génération' ". C'est pourquoi il était/est interdit aux parlementaires de consulter les documents de travail dans TOUTES les négociations de ces accords de libre-échange de nouvelle génération. Et si dans de rares cas, une consultation était tout de même autorisée, c'était à Bruxelles dans une salle spécialement aménagée à cet effet, sans photocopieuse, sans connections téléphoniques ou internet, pour quelques parlementaires, Un par Un et triés sur le volet, auxquels sont pris à l'entrée téléphone et appareil photo. Du papier et un stylo sont fournis, le temps de consultation est limité. On se croirait dans un mauvais film, mais c'est la réalité. Jamais un membre d'une ONG ou de la société civile n'est sélectionné pour ce un-Voice. Ceci n'est pas un fake, c'est un film d'horreur en vrai, ou ce que j'appelle en ligne depuis le 06 VI 06 le fascisme élégant, roundup de la démocratie.
La mise en confinement total de l'élaboration de cet accord jusqu'à son application doit donc s'être faite de manière absolue pour en réalité être de la non-existence. Et ce qui n'est pas passé dans le public n'existe pas dans sa tête et ne peut pas être soupçonné ou au moins être ressenti par intuition. Le concept du Privilège de l'Investisseur qui a coulé d'en haut a été à ce point capillaire et magique qu'il a été installé dans les moindres des recoins et des consentements des gens sans même avoir eu à structurer leur imaginaire tout en unissant tous leurs pores. Vous l'avez compris, dans ce ruissellement vers le bas il n'y a pas d'écoute comme il n'y a pas d'entendement. Le système de l'accord de "libre-échange" de nouvelle génération et du Privilège de l'Investisseur est dans sa substance et son essence quelque chose de secret: 1) en aval avec les procès entre l'Investisseur et l’État qui se font dans une cour privée arbitrale parajudiciaire à huis-clos, 2) en amont avec les rendez-vous de sommation entre l'Investisseur et des parlementaires et les décideurs politiques, quand ils se trouvent dans une phase de légifération ou d'application des lois, des normes et des codes sociaux et du travail. Comme vous avez pu le lire plus haut, la règle unique est d'interdire en amont de la légifération et de frapper un État immédiatement et très fort si une loi, une norme ou un code plus anciens ou nouveaux pourrait ternir les espoirs de profit de l'Investisseur. L'éventualité suffit pour un procès que seul l'Investisseur peut engager. L’État n'a pas le droit de faire un procès contre l'Investisseur. Vu d'en bas, vu des gens, ce qui n'a pas été pensé par eux est la simple normalité d'un cadre de vie ne demandant pas d'avoir un comportement inhabituel, et n'a jamais pris la forme de concept, la forme de la Gestalt. C'est pourquoi je vois qu'il est maintenant nécessaire pour la philosophie de faire chuter la barrière entre Gestalt et Behaviour, et pour mon analyse autour du mot pouvoir comme verbe et comme substantif. Les gens sont réduits, conservés, confinés par en haut dans leur comportement du quotidien, dans leur petit behaviour au jour le jour. Et ils s'y soumettent avec empressement, avec délices et sans heurts en tant qu'électeur inscrit jusqu'à s'abstenir de 54 à 71% aux élections et à donner les sièges à ceux qui marchent sans le moindre des sentiments vers l'extrême resserrement à droite. Gestalt et Behaviour sont adéquatement face à un seul et même phénomène, celui de s'en foutre dans les poches. [...]
71% des 18-35 ans ne vont pas voter, et dans cette classe d'âge les voix exprimées vont en majorité à... l'extrême droite. La bolomancie Lagardère-Bolloré se charge pour nous, avec Macron et ses plumeaux, du démembrement de notre cerveau. Alors, bientôt - déjà le 9 juin 2024 et ensuite aux P&L-2027 - pour une majorité des électeurs inscrits, devenir raciste et xénophobe c'est facile, c'est drôle, ça ne coûte rien, c'est pratique, c'est instantané; mais réfléchir au devenir de notre monde, ça emmerde, et c'est juste bon pour les Ukrainiens, et si top d'être "apolitique" et de ne surtout pas se syndiquer. Et si la mutation anthropofasciste ne va pas assez vite, le 1er ministre Attal annonce 24 heures après la débâcle de Macron au Salon de l'agriculture "qu'il va remettre la pression sur le chômeurs", haine oblige. La haine contre les chômeurs s'ajoute à la haine contre les Travailleurs. Près d’une personne sur cinq (17,3 %) dans le secteur privé non agricole est aujourd’hui payée au salaire minimum SMIC, contre 12 % seulement début 2021. En deux ans, entre le 1er janvier 2021 et le 1er janvier 2023 (selon les derniers chiffres de la DARES - Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques), leur nombre s’est accru d’un million de personnes. Sur les près de 17,6 millions de salariés, 3,1 millions gagnent ainsi 1 398,69 euros net par mois. Depuis le Covid le nombre de personnes vivant sous le seuil de la très grande pauvreté est passé de 10 à 11 millions. Le nombre des Ubérisés sans contrat de travail, sans couverture santé-retraite-chômage-accident du travail est passé de 2 à 5 millions depuis 4 ans. Le nombre des SDF a doublé depuis le Covid. Depuis 2 ans le prix des produits alimentaires a augmenté de 20%, de l'énergie a augmenté de 40%. Complicité collective de ce qui est élégamment appelé "invisibilisation", quitte à guider le débat sur LBD et Brav-M.
Revenons à cette Cour d'arbitrage internationale parajudiciaire qui n'est qu'une cour privée ne répondant pas aux Règles du Droit mais à la sauvagerie du marché libre, à la libre concurrence, à la libre circulation des biens, des services et des capitaux. Ce n'est pas une Cour de Droit privé, c'est une cour privée. ISDS et les accords de libre échange vident l’État de Droit, mais avec la douceur et l'élégance d'une société civilisée et non belligérante, parce que nous le valons bien. A cause du Privilège de l'Investisseur, plus personne ne peut s'opposer aux groupes internationaux qui n'ont même plus besoin d'oligarques corrompus pour croitre et se pérenniser. Une simple menace (par exemple de Prix planchers) contre les exportateurs des pays signataires de ces accords ou contre les importateurs européens dans l'EU sera suffisante, sera pour l'Investisseur légalement un casus belli, et sera automatiquement contrée par une plainte de ces entreprises privées devant cette cour arbitrale d'exception et privée. L'Investisseur est légalement omnipotent selon les accords puisque le Mécanisme de Règlement des Différends interdit aux États signataires de porter plainte contre les groupes internationaux devant cette cour arbitrale internationale domiciliée à Washington dans les locaux... de la Banque Mondiale. En conclusion, il est en l'état IMPOSSIBLE d'appliquer sur notre territoire des Prix Planchers, une taxe, un contingentement, une norme écologique, de santé ou relative au Droit du Travail ou aux Droits de l'Homme, etc. Heureusement que LFI avait déposé le 17 octobre 2023 cette Proposition de Loi sur les Prix Planchers des Matières Premières agricoles. Le débat passe enfin dans la scène publique puisque Macron contourne depuis 2017 la démocratie représentative du Parlement et du Sénat avec ses 49-3 - juste 23 fois depuis juin 2022 en 1 an et 1/2 c'est un record - et avec tous ses Décrets, ses Ordonnances, ses LBD, ses Brav-M, son mépris et sa haine de la citoyenneté.
Ceci constitue encore une très bonne raison d'aller voter aux Elections Européennes du 9 juin 2024.
Je vous invite aussi à lire toutes mes nombreuses analyses sur les Accords de Libre échange de 'nouvelle génération' comme CETA, JEFTA, TiSA, ALEUES, EU-Mercosur... que je vous écris depuis bientôt 18 ans >>>
Avant de lire la Proposition de loi n°1776 de LFI du 17 octobre 2023 sur les Prix planchers des Matières premières agricoles je vous propose de lire >>>
L’inflation alimentaire galope dans notre pays. Elle s’élevait à +9,6 % en septembre 2023 sur un an. Et sur deux ans, entre août 2021 et août 2023, les prix alimentaires ont augmenté de 20 %. Cette inflation alimentaire est aujourd’hui l’un des principaux moteurs de l’inflation globale.
Les salaires n’ont pas suivi. Pour 2023, des hausses de salaire inférieures à l’inflation sont attendues – c’est‑à‑dire des baisses de pouvoir d’achat. D’après une enquête du cabinet de recrutement PageGroup, les hausses de salaire sont attendues à 4,5 % en moyenne en 2023 en France, pour une inflation à 5 %. Cette baisse du pouvoir d’achat cache en outre de fortes disparités, qui accentuent les inégalités et la précarité : par exemple, selon une enquête réalisée par le cabinet Robert Half, 45 % des femmes déclarent n’avoir perçu aucune augmentation au cours des douze derniers mois (contre 35 % des hommes en général).
Les conséquences sont dramatiques. La précarité alimentaire explose. Les Français se serrent la ceinture, réduisent leurs achats alimentaires, sautent des repas. Entre le dernier trimestre 2021 et le deuxième trimestre 2023, les achats alimentaires des Français se sont effondrés : ils ont diminué de 11,4 % en volume. Selon le Credoc : 1 Français sur 6 déclarait ne pas pouvoir manger à sa faim en novembre 2022 (contre 12 % en juillet 2022 et 9 % en 2016). Selon le 17e baromètre de la pauvreté et de la précarité du Secours populaire publié en septembre 2023 : 52 % des sondés déclarent ne parfois plus faire trois repas par jour ces deux dernières années, dont 15 % régulièrement. À 53 % d’entre eux, il est arrivé dans la même période de ne pas manger à leur faim pour pouvoir nourrir leurs enfants. Ces proportions explosent chez les plus précaires.
Le recours à l’aide alimentaire est au plus haut, comme en témoignent les chiffres des banques alimentaires, des Restos du cœur, ou du Secours catholique. L’étude bisannuelle des banques alimentaires du 27 février 2023 montre que 2,4 millions de personnes ont été accueillies par des banques alimentaires en 2022 : ce nombre a triplé en 10 ans, avec une hausse de 10% en 2022. A l’hiver 2022‑2023, les Restos du Cœur ont accueilli 22 % de personnes supplémentaires par rapport à l’hiver 2021‑2022. C’est la hausse la plus massive et la plus rapide à laquelle l’association doit faire face depuis sa création, il y a près de quarante ans! Et cette année, l’association s’attend à servir 170 millions de repas, contre 140 millions l’année dernière. Le Secours catholique indiquait pour sa part qu’en 2021, entre 5 et 7 millions de personnes ont eu recours à l’aide alimentaire en 2020, contre 2,6 millions en 2009 et 5,5 millions en 2017.
Mme Bénédicte Bonzi, anthropologue, auteure de La France qui a faim. Le don à l’épreuve des violences alimentaires (2023) met en évidence de véritables violences alimentaires. «Dans notre pays, 8millions de personnes recourent à l’aide alimentaire et, avec quelque 11millions de concitoyens vivant dans la pauvreté, selon Oxfam, on peut estimer qu’environ 3millions restent potentiellement sans recours. […] Pour les bénéficiaires de l’aide, cette violence se traduit par des conséquences physiques solidement documentées – obésité, hypertension, anémie, problèmes dentaires – et psychologiques (…) Cela crée un sentiment de dévalorisation profond, qui génère des pertes de droits en cascade, car la personne s’habitue à ne plus les faire valoir.».
Pendant que les Français se serrent la ceinture, les marges s’accumulent dans le secteur de l’agroalimentaire.
Entre le dernier trimestre 2021 et le deuxième trimestre 2023, le taux de marge des industries agroalimentaires est passé de 28% à 48,5%, soit une augmentation de 71% du taux de marge en un an et demi.
Ainsi, les profits du secteur de l’industrie agroalimentaire ont augmenté de 132 % en un an, passant de 3,1milliards d’euros à 7milliards.
Ces profits ne sont pas seulement indécents pendant que de trop nombreux Français se serrent la ceinture. Ce sont eux qui, majoritairement, nourrissent l’inflation alimentaire.
Entre le premier trimestre 2022 et le deuxième trimestre 2023, l’excédent brut d’exploitation (EBE) des industries agro‑alimentaires a ainsi contribué pour 49 % à la hausse des prix de production. Les prix de production additionnent les prix des intrants, les salaires, les impôts nets des subventions de production et l’excédent brut d’exploitation. Cela signifie que si les industries agro‑alimentaires n’avaient pas augmenté leurs marges, alors les prix de production agroalimentaires auraient augmenté deux fois moins vite depuis début 2022. Au lieu d’une hausse de 20 % du prix de production agroalimentaire entre le premier trimestre 2022 et le second trimestre 2023, nous aurions eu une hausse de 10 % si les industries agro‑alimentaires n’avaient pas augmenté leurs marges.
L’industrie agro‑alimentaire n’est pas seule en cause. Contrairement à ses affirmations, la grande distribution n’a pas «tout fait pour lutter contre l’inflation»: si les marges de la grande distribution n’ont pas explosé sur la période, elles n’ont pas pour autant diminué pour limiter la hausse des prix, comme certains acteurs de la grande distribution le clament parfois. Ainsi, sur la moitié des produits étudiés par l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, les marges de la grande distribution sont en hausse de plus de 1,6%. Plus encore : si la grande distribution a limité ses hausses de marge sur les produits alimentaires où les marges des industriels étaient en forte hausse, elle a en revanche augmenté fortement ses marges sur les produits où les industriels n’avaient pas, ou peu, augmenté les leurs!
Le consommateur est donc perdant dans la plupart des cas: il doit payer une hausse des prix due soit, sur la plupart des produits, à la hausse des marges des industriels, soit, sur les autres, à la hausse des marges de la grande distribution.
C’est le cas par exemple des pâtes, pour lesquelles la hausse de marge pour l’industrie a été «limitée» (+6,6%)… tandis que la marge de la grande distribution a flambé: +57%! Idem pour le beurre, où la grande distribution a « compensé » la baisse de marge des industriels en augmentant la sienne de plus de 13 %.
Il est inacceptable de laisser les profits des entreprises de l’agroalimentaire s’accumuler pendant que de plus en plus de Français rencontrent d’immenses difficultés pour se nourrir, au point de subir de véritables violences alimentaires. Et il est aussi vain que trompeur de prétendre résorber l’inflation alimentaire sans s’attaquer aux profits du secteur.
C’est pourquoi cette proposition de loi se fixe pour objectif d’encadrer les marges des entreprises de l’agroalimentaire, afin de redonner du pouvoir d’achat aux Français, de lutter contre l’inflation alimentaire et de rétablir de la justice, de l’équilibre et de la stabilité dans la chaîne de production agroalimentaire, pour les producteurs et pour les consommateurs.
L’encadrement des marges s’est déjà pratiqué dans notre pays. Et il se pratique encore.
En1983 par exemple, à la suite de récoltes moins abondantes, le gouvernement décida, par arrêté, de bloquer en valeur absolue la marge bénéficiaire des pommes et des pommes de terre. L’article L. 611‑4‑2 prévoit notamment qu’un «coefficient multiplicateur entre le prix d’achat et le prix de vente des fruits et légumes périssables peut être instauré en période de crises conjoncturelles définies à l’article L.611‑4 ou en prévision de celles‑ci».
Plus près de nous, le gouvernement lui‑même a proposé et fait adopter, dans le projet de loi financement de la sécurité sociale pour 2023, l’encadrement des marges des produits inscrits sur la «Liste des produits et prestation» (LPP), c’est‑à‑dire la liste des produits et prestations remboursables par l’Assurance maladie. Il s’agit notamment des dispositifs médicaux pour traitements et matériels d’aide à la vie, aliments diététiques et articles pour pansements, des orthèses et prothèses externes, des dispositifs médicaux implantables et des véhicules pour handicapés physiques. L’article 58 de la loi n° 2022‑1616 du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour 2023 prévoit ainsi que «Les ministres chargés de l’économie, de la santé et de la sécurité sociale fixent les marges de distribution des produits inscrits sur la liste mentionnée à l’article L.165‑1, en tenant compte de l’évolution des charges, des revenus et du volume d’activité des praticiens ou des entreprises concernés.».
Aujourd’hui, d’ailleurs, pour la distribution agroalimentaire, les marges sont régulées. Mais en dépit du bon sens! La loi Egalim, adoptée lors du premier quinquennat de M. Emmanuel Macron, impose ainsi, non pas des marges maximales, mais une marge minimale de 10% à la grande distribution, à travers le dispositif dit du « SRP +10 » (seuil de revente à perte +10). Concrètement, si un distributeur achète à son fournisseur une pâte à tartiner 10 euros, il ne peut pas la revendre aux consommateurs à un prix inférieur à 11 euros. Cette disposition devait pourtant expirer en 2023 mais elle a été finalement prolongée, cette année même - en pleine explosion de l’inflation alimentaire - et jusqu’au 15 avril 2025 par la loi Descrozailles (2023)!
Le SRP+10 est pourtant très controversé. Alors que l’objectif était que la grande distribution utilise les profits supplémentaires réalisés pour mieux rémunérer les agriculteurs, l’UFC – Que Choisir «a démontré que cette mesure constitue un chèque en blanc pour la grande distribution… et un chèque en bois pour les agriculteurs.». En 2019, l’association chiffrait ce chèque en blanc à la grande distribution à 1,6 milliard d’euros. Et à l’occasion des débats sur la loi Descrozailles en mars 2023, l’UFC – Que‑Choisir, l’Association familles rurales et la CLCV s’associaient pour demander fermement à la Première ministre de cesser de garantir une marge minimale de 10 % à la grande distribution. Ils n’ont pas été entendus du Gouvernement et de la majorité.
D’autres formes de régulation des prix et des marges actuellement en vigueur dans les Outre‑mer peuvent en revanche nous inspirer. C’est le cas, par exemple, du bouclier qualité prix (BQP) : un panier de produits de première nécessité au prix total contrôlé par l’État. Institué par la loi du 20 novembre 2012 relative à la régulation économique Outre‑mer, le bouclier qualité prix (BQP) est négocié chaque année entre l’État et les acteurs économiques locaux, sur le fondement d’un avis préalable publié par l’Observatoire des prix des marges et des revenus (OPMR). Cette liste de produits fait l’objet d’un prix global maximum fixé par arrêté préfectoral. À la Réunion par exemple, le BQP + correspond à une liste de 153produits, dont le prix maximum est maintenu depuis troisans à 348euros, en dépit de l’inflation. Les produits alimentaires sont de loin les plus représentés puisqu’ils constituent plus des deux tiers de la liste. Sont également inclus des produits infantiles, d’hygiène corporelle, d’entretien ménager, ou encore du petit équipement ménager et de bricolage. Les produits locaux y représentent aujourd’hui 40 % du BQP en nombre et 50 % en valeur.
L’Assemblée nationale avait d’ailleurs, au mois d’avril 2023, voté en faveur de la généralisation du BQP à l’ensemble du territoire national, à la suite de l’adoption d’un amendement du groupe LFI‑NUPES porté par M. Emmanuel Fernandes. C’était avant que la majorité ne fasse tomber l’ensemble du texte et empêche la mise en œuvre de cette mesure d’urgence.
La Nouvelle‑Calédonie a également, à plusieurs reprises, mis en œuvre le bouclier qualité‑prix. Elle a aussi fait le choix de l’encadrement des marges. Ainsi, à la suite de l’adoption d’une loi de pays de 2018, une liste de quatorze familles de produits alimentaires et non alimentaires y est aujourd’hui soumise à un régime d’encadrement des marges pour l’importateur grossiste et pour le commerçant. Ainsi les prix des produits de première nécessité tels que la viande de poulet, le lait de vache, le café soluble, la margarine, les préparations en poudre instantanée pour boisson cacaotée, le riz jasmin import, l’huile de tournesol, les saucisses de poulet, le sucre blanc, les pates locales, le beurre, la farine de blé, les anti‑moustiques en tortillon ou encore le répulsif corporel sont limités par un coefficient de marge maximale.
C’est l’idée, qu’aujourd’hui, nous proposons d’étendre pour maîtriser l’inflation, en encadrant les marges des industries agroalimentaires de la distribution et du raffinage.
En effet, avec ceux de l’alimentation, les prix de l’énergie constituent l’autre facteur majeur de l’inflation actuelle. En‑dehors du cas particulier des activités d’extraction, une activité a vu ses marges exploser dernièrement: le raffinage. Quatre raffineurs sont présents en France : TotalEnergies, Esso, Ineos et SARA. En moyenne, entre 2021 et 2022, leur marge est passée de 14 euros à 101 euros par tonne : une multiplication par plus de 7! Après être brièvement redescendues début 2023, elles ont de nouveau augmenté massivement, passant de 25 euros par tonne en avril à 106 euros par tonne en septembre 2023 : une multiplication par 4,24! Il est temps d’encadrer ces marges excessives pour redonner du pouvoir d’achat aux Français.
Enfin, nous considérons que l’encadrement des marges des industries agroalimentaires et de la grande distribution, la protection du pouvoir d’achat, doivent aller de pair avec une amélioration de la rémunération des agriculteurs et des agricultrices. C’est pourquoi nous proposons également de fixer un prix d’achat plancher des matières premières agricoles, élaboré collectivement, de façon à garantir leurs revenus et la pérennité de leur activité.
L’article1er prévoit ainsi la fixation annuelle d’un niveau plancher de prix d’achat des matières premières agricoles aux producteurs. L’article2 prévoit l’encadrement des marges des industries agroalimentaires. L’article3 prévoit l’encadrement des marges de l’activité de raffinage. Enfin, l’article4 prévoit l’encadrement des marges de la grande distribution et la suppression du seuil de revente à perte majoré (SRP+10).
Après le troisième alinéa de l’article L. 631-27-1 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« La conférence publique de filière donne lieu à une négociation interprofessionnelle sur les prix qui fixe annuellement un niveau plancher de prix d’achat des matières premières agricoles aux producteurs. La négociation est présidée par le médiateur des relations commerciales agricoles mentionné à l’article L. 631-27. L’ensemble des syndicats agricoles, les organisations de consommateurs et les organisations environnementales y sont associés. »
Après l’article L. 410-2 du code de commerce, il est inséré un article L. 410-2-1 ainsi rédigé :
« À titre exceptionnel, à partir du 1er janvier 2024 et pour une durée d’un an, le pouvoir réglementaire fixe, pour les produits vendus par les fournisseurs de produits alimentaires visés à l’article L. 443-8 du code de commerce, un coefficient multiplicateur maximum qui ne peut être supérieur à 1,74 entre le prix d’achat des matières premières agricoles et alimentaires et des produits agricoles et alimentaires, de l'énergie, du transport et des matériaux entrant dans la composition des emballages des produits concernés et leur prix de vente au distributeur.
« Sans préjudice des dispositions du premier alinéa du présent article, lorsque le bénéfice des fournisseurs de produits alimentaires visés à l’article L. 443-8 du code de commerce est supérieur ou égal à 1,20 fois la moyenne des trois exercices précédents, le pouvoir réglementaire fixe, dans un délai d’un mois et pour une durée déterminée, un coefficient multiplicateur maximum qui ne peut être supérieur à 1,74 entre le prix d’achat des matières premières agricoles et alimentaires et des produits agricoles et alimentaires, de l'énergie, du transport et des matériaux entrant dans la composition des emballages des produits concernés et leur prix de vente au distributeur. »
Après l’article L. 410-2 du code de commerce, il est inséré un article L. 410-2-2 ainsi rédigé :
« À titre exceptionnel, à partir du 1er janvier 2024 et pour une durée d’un an, le pouvoir réglementaire fixe, pour les activités de raffinage, un coefficient multiplicateur maximum qui ne peut être supérieur à 1,63 entre le prix d’achat de la tonne de matière première brute et le prix de vente au distributeur de la tonne de matière transformée.
« Sans préjudice des dispositions du premier alinéa du présent article, lorsque le bénéfice de l’activité de raffinage est supérieur ou égal à 1,20 fois la moyenne des trois exercices précédents, le pouvoir réglementaire fixe, dans un délai d’un mois et pour une durée déterminée, un coefficient multiplicateur maximum qui ne peut être supérieur à 1,63 entre le prix d’achat de la tonne de matière première brute et le prix de vente au distributeur de la tonne de matière transformée. »
I. – Après l’article L. 410-2 du code de commerce, il est inséré un article L. 410‑2‑3 ainsi rédigé :
« À titre exceptionnel, à partir du 1er janvier 2024 et pour une durée d’un an, le pouvoir réglementaire fixe, pour les denrées alimentaires vendues par les distributeurs visés à l’article L. 443-8 du code de commerce, un coefficient multiplicateur maximum qui ne peut être supérieur à 1,26 entre le prix d’achat effectif défini au deuxième alinéa du I de l’article L. 442-5 du code de commerce et le prix de revente en l’état au consommateur.
« Sans préjudice des dispositions du premier alinéa du présent article, lorsque le bénéfice des distributeurs de produits alimentaires visés à l’article L. 443-8 du code de commerce est supérieur ou égal à 1,20 fois la moyenne des trois exercices précédents, le pouvoir réglementaire fixe, dans un délai d’un mois et pour une durée déterminée, un coefficient multiplicateur maximum qui ne peut être supérieur à 1,26 entre le prix d’achat effectif défini au deuxième alinéa du I de l’article L. 442-5 du code de commerce et le prix de revente en l’état au consommateur. »
II. – Le I de l’article 125 de la loi n° 2020-1525 du 7 décembre 2020 d'accélération et de simplification de l'action publique est abrogé.
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Photos: à gauche, Tag anti-totalitaire à Bucarest (wiki) / à droite, pancarte des manifestations contre AfD, le parti fasciste d'extrême droite en Allemagne. Fin janvier, début février 2024: en deux semaines 3,7 millions de manifestants ont défilé dans les rues en Allemagne contre le parti fasciste AfD.
L’extrême-gauche est à gauche du PC, n’a pas d’existence politique. Elle n'est pas dans l’Arc Républicain comme l’extrême-droite... mais Attal, le nième 1er ministre de Macron, a annoncé le jour de son Investiture sa collaboration officielle avec l'extrême-droite. Macron a interdit à Attal de solliciter le Vote du Parlement sur le programme du 1er ministre prévu dans les Articles 49-1 et 50 de la Constitution de la Vème République de 1958. Hormis la Hongrie du fasciste Viktor Orbán, la France est le seul pays d'Europe où le 1er Ministre ne sollicite pas le Vote du Parlement sur son programme. Macron a abonné notre pays à son autocratie électorale et à sa violence. Macron vole à notre pays son Socle Républicain. Macron a été élu en 2017 et en 2022 grâce au Front Républicain pour faire barrage à l'extrême-droite, Macron avait proclamé dans son one man show aux Tuileries son "ça m'oblige", qu'il n'a jamais respecté dans ses actes, bien au contraire. Mon site, en ligne depuis le 06 VI 06, s'approche de son 18ème anniversaire. Jusqu'à il y a encore 3 mois, je me sentais seul à toujours mettre en avant l’État de Droit. Je remarque avec stupeur depuis le début de l'année 2024 que Macron, les fascistes historiques, nouvelle tendance et imitateurs autorisés se mettent chacun à dire "État de Droit" après chaque virgule. "État de Droit" fonctionne pour Macron et ces/ses godillots comme un souvenir-écran qui, au sein de leur économie psychique, cache et masque un souvenir volontairement éliminé.
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Citation du Ministère de l'Intérieur pour les P&L 2022 >>> "Les 707 candidats des partis d'extrême gauche (POI, NPA, LO, EG) ont été éliminés au 1er tourdes Législatives avec des scores inférieurs à 0,8%. "
Aux Législatives de 2017 à 2022, l'extrême droite est passée de 8 à 89/91 députés !!!
Aux Législatives de 2017 à 2022, l'extrême gauche est passée de 0 à 0 député.
La dernière fois qu'il y eut en France des députés d'extrême gauche remonte à la IIIème République entre 1876-1898 (source Wiki).
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Tous les médias de l’Arc Républicain écrivent >>> extrême-droite >>> pour ces 89/91 députés du Parlement. Tous les médias de l’Arc Républicain n'écrivent jamais >>> "extrême gauche" pour les députés de gauche ni de LFI.
Le PS est à droite de LFI. Le PC est à gauche de LFI.
L’extrême-gauche est à gauche du PC, mais n’a pas d’existence politique ni de député.
Répéter 100 fois comme Darmanin ministre de l'Intérieur "extrême gauche" / "islamo-gauchisme" pour désigner LFI, est un appel à la haine et à l'incitation à dévier notre République dans un trouble fatal au lieu de dénoncer l'extrême resserrement à droite qui éloigne notre pays de l’État de Droit. Il faut lire et visionner la Vidéo officielle INA - Institut National de l'Audiovisuel: "Entre Marine Le Pen et la Russie une relation privilégiée" et sur les financements russes du parti d'extrême droite Rassemblement National... et lire les louanges de Macron envers Poutine au Fort de Brégançon et à Versailles deux ans après l'annexion de la Crimée.
Ci-dessous, affiche à Berlin contre le parti d'extrême droite AfD: "Plutôt brun sur la tartine que brun dans la tête".
Il y a eu la semaine dernière à Bruxelles, entre les États Membres de l'UE, la Commission Européenne et le Parlement EU un "accord" à minima sur les millions de Travailleurs ubérisés, 30 à 40 millions en EU, 5 millions en France. Le Parlement Européen avait déjà adopté il y a 2 ans à la majorité la "présomption de Contrat de travail sans condition". Bien sûr, Macron s'y est opposé. A cause de Macron, ces 5 millions de Travailleurs ubérisés vont donc continuer à travailler sans Contrat de Travail, et sans couverture santé-retraite-chômage-accident du travail, pour de nombreuses années en restant à un niveau de Lumpenprolétariat. Tous ceux qui se font livrer une saucisse en sont complices à 100%. En France 11 millions vivent sous le seuil de très grande pauvreté, dont + 1 million depuis le Covid. Depuis 4 ans les CAC40 et le versement des dividendes boursiers passent d'un record historique à l'autre. Macron casse le Code du Travail depuis ses Loi Travail Macron-1, Loi Travail Macron-2 (vite renommée Loi El Khomri avant les P&L-2017), depuis ses Ordonnances Travail Macron-Philippe, le tout passé en force, comme TOUTES les lois importantes, en contournant TOUJOURS le Parlement avec le 49-3 et 29 Ordonnances juste pour le Code du Travail.
Macron et ses gouvernements trouvent toujours plus urgent depuis 2017 d’ouvrir tous les boulevards à l'extrême-droite et ses 89/91 députés au Parlement, en allant par exemple aussi démolir à Mayotte l'un des socles de notre République, le Droit du Sol. 1 République, 2 régimes, et 5 millions d’uber. Casser ce socle, est aussi directement le programme du Rassemblement National, parti d'extrême droite de Marine Le Pen. Le bouquet garni des Lois d'extrême-droite de Macron qu'il a passées depuis 2017 avec les rafales du 49-3, du PFLSSR, du 47-1, de l'Article 38, du 44-2, du 44-3, de l'Article 112-3, de l'Article 122 au mépris du Parlement >>> Loi Laïcité, Loi Sécurité Globale, Loi Séparatisme, Loi anti-migration, Loi Retraite, Loi Chômage, Loi RSA, Loi Travail, et son slogan brun de Macron >>> "Travail Ordre, Progrès". -----
--------- La brochure électorale de l'extrême-droite de Marine Le Pen aux P&L-2022 avait en pleine page une photo d'elle, plein sourire, serrant la main de Poutine dans les salons dorés du Kremlin. Vu les critiques elle avait fait cesser la distribution de son tract électoral, mais 1,7 million avait déjà été distribué. Ensuite les prêts russes pour ses deux campagnes présidentielles de 2017 et de 2022. Et les prêts de 10,7 millions donnés à MLP de la part de la banque hongroise Magyar Külkereskedelmi Bank - MKB appartenant à l'oligarque hongrois Lorinc Mészáros et ami d'enfance de Viktor Orbán. La Commission Européenne a stoppé toutes les subventions européennes pour la Hongrie parce que Orbán viole depuis plus de 11 ans strictement toutes les Conditionnalités du Respect de l'État de Droit.
Le 10 mars 2022 le site Euractiv rappelle que Viktor Orbán est aussi actionnaire de la MKB Bank >>> "Le Pen, qui a déclaré être une admiratrice du président Vladimir Poutine, a promis une ligne plus douce sur la Russie au sujet de l'Ukraine, exhortant l'Occident à abandonner les sanctions économiques contre Moscou". Le fasciste du parti PiS, Jarosław Aleksander Kaczyński, Vice-président du Conseil des Ministres de Pologne, le Premier Ministre fasciste du parti Fidesz de Hongrie, Viktor Orbán, Marine Le Pen de l'extrême-droite canal-historique Rassemblement National, et tous leurs homologues des États-Membres de l'UE s'étaient réunis sur l'invitation de Vox, le parti fasciste néo-franquiste espagnol, avec AfD et tous les partis européens fascistes et d'extrême droite... à Barcelone le 5 décembre 2021 pour créer le parti d'extrême-droite européen, dénommé "parti souverainisteeuropéen" ou "parti européen des extrêmes droites", ou "...de droite ultra-conservatrice", ou "...souverainiste" selon l'humeur des médias français et de Bolloré-Lagardère.
<<<INA >>> [...] " Un rapport de la Commission d’enquête parlementaire relative aux ingérences étrangères avait déjà relaté la relation « privilégiée » qui lie la Russie de Vladimir Poutine et le Front national, aujourd'hui Rassemblement national. Ce rapport, qui a fuité le 1er juin 2023, fait état, selonMédiapart, d'un lien qui est « ancré dans la durée ». Dès les années 1960 rappelle le média, Jean-Marie Le Pen avait « noué des contacts avec des nationalistes russes », qui reposaient sur des visions politiques similaires. Mais l'arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti d'extrême droite en 2011 a été un tournant dans la proximité avec la Russie. Le rapport note que le parti Rassemblement national est ainsi devenu une « courroie de transmission efficace ». Au point que les votes au Parlement européens des élus RN « s’alignent systématiquement sur l’intérêt du régime russe ». Et ce notamment lors de l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, année au cours de laquelle le parti avait obtenu un prêt russe de 9 millions d’euros." [...]
Et lire sur Public Sénat le Rapport du 28 novembre 2023 sur les groupuscule d'extrême-droite.
Et lire sur Médiapart "Flirt avec l’extrême droite: Darmanin sait de quoi il parle" du 27 octobre 2022.
Et lire sur Le Figaro du 7 décembre 2022 "Loi immigration : Gérald Darmanin cite Jacques Bainville à la tribune de l'Assemblée"
(Bainville >>> figure majeure du groupuscule d'extrême-droite fasciste Action française, et ami de Maurras / Maurras, Pétain réhabilités par Macron)
Et lire sur Public Sénat et Conseil d'Etat la publication de la Décision n° 476385 et la Base de Jurisprudence du Conseil d’État, du 9 novembre 2023:
màj du 21 février 2024: aujourd'hui pour une nième fois, l'extrême resserrement à droite de Macron s'est répété.
Son 1er ministre Attal refuse de dialoguer avec ce qui n'est pas à droite et donne sa préférence à l'extrême-droite.
Pour son projet de loi agricole, Attal a jugé que "Marine Le Pen est l'interlocutrice légitime et elle refuse le débat",
à l'inverse, Attal reconnaît "une forme de cohérence à LFI et EELV", même s'il est "radicalement opposé à leur vision".
Macron Darmanin Attal vient d'intégrer l'extrême droite dans son arc républicain et de résumer l'étiologie de sa France.
De 54 à 71% des électeurs inscrits ont snobé 15 fois les urnes aux P&L 2017, le 26 mai 2019, en 2020, en 2021, aux P&L 2022,
les électeurs inscrits résument l'étiologie de leur pays et de leur parl'être. Macron est leur interprète. Leur trouble fatal commence le 9 juin 2024.
Ce trouble fatal viendra... des ouvriers. Au lieu de se syndiquer en masse, de se resyndiquer, ils votent à 68% l'extrême droite Rassemblement National.
En 53 ans j'ai raté 1 élection, j'étais en salle d'opération à l'hôpital; et j'ai été syndiqué bien sûr. Votez pour l’État de Droit, On est là, même si tu ne le veux pas!
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1] La mise sous la tutelle du mépris et de la haine contre les professeurs est le résultat de la volonté de la gouvernance de notre pays.
Elle s'est gravement accélérée depuis 2017, elle avait commencé avec le "mammouth" de Claude Allègre.
Il s'agit pour la gouvernance de notre pays d’obtenir l'adhésion à sa remodélisation du pays et d'effectuer sa prise en main des mœurs et non pas de la conscience politique. Mépriser et haïr ne relèvent pas de la conscience mais de la pulsion musculaire qui autorise à l'échelle du pays de se dispenser de réfléchir. Cette démoralisation est une absolue victoire de cette gouvernance, surtout depuis 2017, encore plus depuis 2022, qu’elle veut maintenant soumettre à un « réarmement » collectif avec un uniforme pour tous pour faire des momies mobiles, sans abaya.
2] Il s'agit pour la gouvernance, quoi qu'il en coûte pour l'avenir de notre pays, de nos enfants, de nos futurs adultes, de nos futures capacités à valoriser et pérenniser notre pays, de faire admettre par la communauté globale résidente dans notre pays que l’État doit abandonner les services publics, supprimer des dizaines de milliers de postes, laisser au délabrement les bâtiments, faire passer le nombre officiel et légal de 24 élèves par classe à plus de 30 et jusqu'à plus de 40, etc... tout ceci pour libérer le maximum de moyens financiers que cette gouvernance veut allouer au décuplement de la financiarisation privée de tout et de n'importe quoi.
A la pulsion du mépris et de la haine, la gouvernance a accolé une dévotion, qui elle aussi dispense de réfléchir, une dévotion au "ruissellement vers le bas".
Le bilan est le tout-à-l'égout.
3] Concrètement et matériellement, en ce qui concerne le salaire des professeurs:
ces 20 dernières années le salaire a régressé de... 25%, avec point d'indice bloqué depuis 2008. La retraite des profs est de 75% du dernier salaire.
Une retraite actuelle de prof est 50% < inférieure à une retraite de prof d'il y a 20 ans.
En Allemagne, le salaire des profs est 2 fois plus élevé que dans notre pays avec des rémunérations brutes de + de 50.000 € annuels pour un débutant; en France un débutant avec Bac +5 reçoit 200,- € de plus que le Smic = 23.592 € bruts annuels. Selon l'OCDE, le salaire moyen d'un enseignant allemand après 15 ans s'élève à plus de 65.000 euros annuels, contre moins de 31.000 euros en France. En France, la progression de carrière avec changement d'échelon est alors considérablement freinée après ce seuil. Les professeurs allemands sont mieux payés que leurs collègues français pour autant d’heures annuelles devant les élèves.
4] Concrètement et matériellement, en ce qui concerne la retraite des professeurs:
en France, pour obtenir une pension complète (taux maximum de 75%), il faut justifier d'une durée de service de 166 trimestres (41 ans de travail). En Allemagne, un professeur doit avoir 67 ans et avoir cumulé 71,75 points à raison de 1,8 point par année travaillée (soit une durée de service de 40 ans) pour avoir droit à la pension complète (taux maximum de 71,75 %).
5] Concrètement et matériellement, en ce qui concerne le destin de la profession des professeurs: avec Bac +5, on ne postule plus pour un poste payé 200,- € de plus que le Smic et pour une si mièvre carrière au niveau matériel. A tous les niveaux de l'EN il y a énormément moins de postulants que de postes ouverts, à cause de ce mépris organisé. Le différentiel est de quelques milliers. Alors la gouvernance de notre pays organise partout des Speed dating et les Académies mettent même souvent des offres d'emploi sur Le Boncoin.
Fin ] Pour ma part je suis parti à la retraite à mes 67 ans avec 176 trimestres. Et je n'en veux à personne et je n'exprime jamais de haine, mais toujours une solidarité avec les 11 millions d'habitants de notre pays vivant sous le seuil de très grande pauvreté, ou avec les millions de Travailleurs ubérisés et détachés qui n'ont pas de Contrat de Travail, qui n'ont pas de couverture santé-chômage-retraite-accident du travail. Contre ces millions de personnes, mépris et haine sont tellement plus violents, et ce mépris et cette haine sont le modèle et un genre de ciment de notre société. Macron redouble de haine et de mépris contre les Gens de notre pays en organisant par étapes la Casse systématique du Code du Travail, avec ses Loi Travail-Macron 1, Loi Travail Macron 2 (vite renommée Loi El Khomri avant les P&L-2017) passées avec le 49-3, ensuite avec ses Lois Organiques Travail passées avec Ordonnance toujours en contournant le Parlement. Il vient de promettre en janvier 2023 par son xème 1er ministre Attal de poursuivre cette Casse du Code du Travail. Pour amplifier son mépris et sa haine contre les Gens de notre pays, Macron a fait passer depuis 2017 tout seul, autocratiquement, plusieurs Lois Immigration, Laïcité, Sécurité Globale, Retraite, Chômage, et toujours avec le 49-3, ou le PFLSSR, le 47-1, l'Article 38, le 44-2, le 44-3, l'Article 112-3, l'Article 122 au mépris du Parlement.
L'accaparement des salaires - allant de violent à extrêmement violent - opéré sur la valeur ajoutée apportée par toute personne ayant un emploi, l'accaparement de la masse salariale destinée aux emplois nécessaires pour le fonctionnement de notre État mais supprimés ou non pourvus, constituent le socle du management d'état de la gouvernance depuis 2017. Et Macron veut maintenant faire définitivement oublier la valeur-travail en opérant ses réarmements multiples, son "réarmement civique", son "réarmement démographique" parce que "nous sommes en guerre". Vive l'utérus civique! Macron déplace le front dans sa lucarne, mais pour combien de temps encore? N'ayez crainte, la voie est tracée, les électeurs inscrits acceptent la gouvernance par les 49-3, par le mépris et la haine contre Parlement, démocratie et État de Droit. De 54 à 71% des électeurs inscrits ont snobé 15 fois les urnes aux P&L-2017, le 26 mai 2019, en 2020, en 2021, aux P&L-2022. Au lieu d'aller voter ils foncent avec malice vers l'extrême resserrement à droite, le fascisme élégant just-in-time à la française de Macron et de son autocratie électorale.
Le dumping humain, la téléologie de Macron sous la tutelle des électeurs inscrits.
La gouvernance par 49-3, ou le PFLSSR, le 47-1, l'Article 38, le 44-2, le 44-3, l'Article 112-3, l'Article 122 depuis 2017, et en plus en imposant de ne pas demander le Vote de Confiance du Parlement envers ses 1ers ministres et de nouveau envers son nouveau 1er ministre sont des mépris et des haines exprimés contre le Parlement, la démocratie et l'État de Droit. Notre pays collecte depuis 2017 les blâmes répétés des Organes internationaux publics pour ses "manquements à l’État de Droit", pour son "usage disproportionné de la force", etc.
Il n'y a que les extrêmes droite et gauche et l'extrême-centre de l'autocratie électorale de Macron qui ne respectent pas tous ces Blâmes, Ordonnances, Résolutions, Avertissements de l'ONU, de l'OHCHR - Haut-Commissariat de l'ONU aux Droits de l'Homme, du Conseil de l'Europe, du Parlement Européen, de la DROI - Sous-Commission Droits de l'Homme du Parlement Européen, du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, de la Commission EU, du Conseil EU, du Parlement EU, de la CEJ - Cour Européenne de Justice, de la CEDH - Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc.
Heureusement que tous ces Organes internationaux existent pour dire à la France ce qu'elle est! Faire comme s’ils n'existaient pas quand ça n'arrange pas et ne pas organiser, au nom de l’État de Droit, le moindre des débats publics, sociétaux, parlementaires sur tout cet abonnement aux blâmes collectés par notre pays depuis 2017 constitue un manquement au Devoir d'information, et une complicité avec la violation de l’État de Droit et avec le mépris et la haine à son égard et à l'égard des habitants de notre pays.
en cours de rédaction Ce post contient ... liens documentaires internes - Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox.
màj du 19 février 2024: en deux semaines 3,7 millions ont défilé dans les rues en Allemagne contre le parti fasciste AfD. màj du 28 janvier 2024: ce dimanche 24 janvier 2024, il y a de nouveau eu en Allemagne... 800.000 manifestants contre les fascistes de l'extrême droite. Du coup ils ont perdu aux élections pour l'arrondissement Saale-Orla en Thuringe. Mais vous compatbilisez l'énergie pour obtenir 52,4% contre 47,6%... en Allemagne avec son passé chargé! 4,8% d'écart pour 2,3 millions de manifestants. Donc en France, avec zéro manifestant, et surtout avec un passé moins lourdement ressenti - à cause du parl'être français du "pays des lumières" - les fascistes passeront les doigts dans le nez et feront de notre pays un binôme brun avec la Hongrie du fasciste Viktor Orbán.
Au Parlement Européen, les partis fascistes français, le Rassemblement National (RN), et allemand, Alternative für Deutschland (AfD) siègent dans le même groupe – Identité et démocratie (ID).
Hunderttausende Menschen waren auch an diesem Wochenende auf den Straßen, überall in Deutschland. Ganz unterschiedliche Menschen. Aber sie alle haben eines gemeinsam: Sie stehen jetzt auf gegen Menschenfeindlichkeit und Rechtsextremismus. Sie wollen auch in Zukunft frei und friedlich zusammenleben.
Diese Menschen machen uns allen Mut. Sie verteidigen unsere Republik und unser Grundgesetz gegen seine Feinde. Sie verteidigen unsere Menschlichkeit.
Wir brauchen jetzt ein Bündnis aller Demokratinnen und Demokraten: egal ob sie auf dem Land leben oder in der Stadt, ob jung oder alt, ob mit oder ohne Migrationsgeschichte.
Die Zukunft unserer Demokratie hängt nicht von der Lautstärke ihrer Gegner ab - sondern von der Stärke derer, die die Demokratie verteidigen.
Zeigen wir, dass wir gemeinsam stärker sind.
Ce week-end encore, des centaines de milliers de personnes étaient dans les rues, partout en Allemagne. Des personnes très différentes. Mais elles ont toutes une chose en commun: elles se dressent désormais contre la misanthropie et l'extrémisme de droite. Ils veulent continuer à vivre ensemble librement et pacifiquement à l'avenir.
Ces personnes nous donnent du courage à tous. Ils défendent notre République et notre Loi fondamentale [ Ndtr: la Constitution ] contre ses ennemis. Ils défendent notre humanité.
Nous avons maintenant besoin d'une alliance de tous les démocrates: qu'ils vivent à la campagne ou en ville, qu'ils soient jeunes ou vieux, qu'ils aient un passé d'immigration ou non.
L'avenir de notre démocratie ne dépend pas du volume sonore de ses adversaires - mais de la force de ceux qui défendent la démocratie.
Montrons qu'ensemble nous sommes plus forts.
Le Tribunal constitutionnel fédéral d'Allemagne étudie en ce moment l'interdiction du parti fasciste AfD.
Au Parlement Européen, les partis français, le Rassemblement National (RN), et allemand, Alternative für Deutschland (AfD) siègent dans le même groupe – Identité et démocratie (ID).
en cours de rédaction
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Ce discours solennel du Président de la République fédérale d'Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, prononcé aujourd'hui au Schloß Bellevue contre l'extrême-droite en Allemagne, peut s'écouter et se lire sur >>> bundespraesident.de
En France on fait juste le contraire et le président Macron amplifie le mouvement de l'extrême resserrement à droite. Et depuis 2017 il paralyse et casse le Parlement avec ses rafales de 49-3, c'est le président qui dirige seul l'action du gouvernement, comme le fasciste Viktor Orbán en Hongrie. Ses 1ers ministres - qui sont responsables de l'action du gouvernement devant NOTRE Parlement, refusent en plus d'engager le Vote du Parlement sur le programme du gouvernement conformément aux Articles 49-1 et 50 de la Constitution de la Vème République.
En France Macron envoie depuis 2017 la Brav-M, les LBD, les CRS sur les gens qui souffrent, les Travailleurs, les Chômeurs, les Gilets Jaunes, les Ubérisés, les Travailleurs Détachés, les Défenseurs du Code du Travail, les Défenseurs des Immigrés, les Jeunes, les Retraités, mais pas les Agriculteurs parce que Darmanin, le ministre de l'Intérieur, ancien membre du Gud, le mouvement fasciste, a dit "On n'envoie pas les CRS sur les gens qui souffrent".
Depuis jeudi il y a tous les jours d'énormes manifestations dans toute l'Allemagne contre le parti fasciste AfD. Une procédure d'interdiction de ce parti d'extrême droite est en cours devant le Bundesverfassungsgericht, qui, à la différence de la France, est une Cour Constitutionnelle indépendante qui n'existe pas grâce au pantouflage / revolving doors de quelques ministres recalés.
Les français, eux, font des Lois contre l'immigration, sur la Laïcité, sur la Sécurité Globale, et ont oublié
leurs Raflesdu Veldiv', Lisieux, Drancy,
leurs Massacres de Sétif, Guelma et Kherrataoù 45.000 manifestants algériens ont été tués par les soldats français le 8 mai 1945... la veille du jour de la victoire contre les nazis,
leurs Ratissages des 89.000 malgaches manifestant en 1947 contre la colonisation à Madagascar et exterminés sous les balles de nos soldats français,
leurs Ratonnades de Paris du 17 octobre 1961 où 165 algériens ont été jetés dans la Seine par des fonctionnaires de police aux ordres de leurs supérieurs,
Et en plus Macron, du sommet de notre Etat, édulcore Maurras ( penseur fasciste du "pays légal / pays réel" repris par Macron au sujet du "régalien" ), Hélie Denoix de Saint-Marc (putsch des généraux de 1961), Pétain.
A la date du 21 janvier 2024 les ministres passés et présents de Macron-1 et de Macron-2 depuis 2017 ont des inélégances à leur actif: 18 condamnations, 7 mises en examen et 7 enquêtes en cours. La liste se rallonge de beaucoup avec ce nouveau cabinet qui, comme d'habitude, ne va même pas solliciter le Vote du Parlement selon les Articles 49-1 et 50 de la Constitution de 1958. Ce "gouvernement" ne veut surtout pas parler du fond avec les habitants de notre pays. Il adore parler depuis les Gilets Jaune, depuis les 14 manifestations Retraite, de "réarmements" sous toutes leurs formes dans la gestion des Affaires Intérieures, de costume à l'école, de SNU, d'abonnement téléphonique, mais pas des 10 millions de nos concitoyens qui vivent sous le seuil de la très grande pauvreté, etc. Pire, il y aura la Saison 4 de la Casse du Code du Travail, bien sûr avec LES 49-3 à venir.
Notre pays est le SEUL pays d'Europe (moins la Hongrie de Viktor Orbán totalement absente de l’État de Droit), dans lequel le/les 1er/s ministre/s ne demande/nt pas au Parlement le Vote de Confiance. La presse étrangère (D, GB, S, et CH / B / L) est sidérée. Depuis 2017, nous sommes passés de Macron-1 et son "Révolution" à Macron-2 et son "révolutionnaires" avec son régime autoritaire électoral, le tout avec un extrême resserrement à droite.
La brochure électorale de MLP au P&L-2022 avait en pleine page une photo d'elle, plein sourire, serrant la main de Poutine dans les salons dorés du Kremlin. Vu les critiques elle avait fait cesser la distribution de son tract électoral, mais 1,7 million avait déjà été distribué.Ensuite les prêts russes pour ses deux campagnes de 2017 et de 2022. Et les prêts de 10,7 millions donnés à MLP de la part de la banque hongroise Magyar Külkereskedelmi Bank - MKB appartenant à l'oligarque hongrois Lorinc Mészáros et ami d'enfance de Viktor Orbán. La Commission Européenne a stoppé toutes les subventions européennes pour la Hongrie parce que Orbán viole depuis plus de 10 ans strictement toutes les Conditionnalités du Respect de l'État de Droit. D'accord avec Macron, il faut parler de l'héritage du RN et de MLP avec un langage moderne. Mais, 3 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine, Macron l'avait accueilli le 22 mai 2017 à Versailles et il lui avait vendu, en violation de l'embargo international décrété contre la Russie suite à son annexion de la Crimée, du matériel militaire électronique de dernière génération. 4 ans après l'annexion de la Crimée par Poutine, Macron l'avait reçu le 19 août 2019 au Fort de Brégançon en grandes pompes et il lui avait proposé "l’architecture de sécurité et de confiance entre l’UE et la Russie". Macron avait déclaré devant les caméras >>> "La Russie est européenne, très profondément" et avait annoncé qu'il entendait >>> "réarrimer la Russie à l’Europe", qu'il croyait "à cette Europe qui va de Lisbonne à Vladivostok. C’est d’ailleurs pour cette raison que la France avait défendu la réintégration de la Russie au Conseil de l’Europe. La Russie est une grande puissance des Lumières. Elle a sa place dans l’Europe des valeurs auxquelles nous croyons".
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Pour développer votre sens du passé opératoire et de votre temporalité oubliée, il faut que je vous rappelle ce qu'est une Moritat. En allemand, une Moritat est un chant de Bänkelsänger, de baladin. La Moritat provient du chant de Macky Messer dans l'Opéra de quat'sous de Bertolt Brecht.
Jacques Delors n'a pas été un Bänkelsänger mais le Bankensänger, le chantre des banques, et, par naïveté, opportunisme, et par manque d'esprit de prospective, cet ami des usuriers, en ayant voulu mettre l'Europe sur les rails de la cohésion, il l'a amenée sur la collusion, la collision et finalement le carambolage qui est à présent festonné par l'autocratie électorale qui ne se connait que l'issue de l'extrême resserement à droite et en 2027 de l'installation du fascisme élégant, just-in-time à la française. Pour faire simple on passe avec candeur, LBD et Brav-M, de Delors à Macron et à MLP.
Concurrence déloyale, délocalisation fiscale des sièges des sociétés dans les pays sans taxes fiscales et avec le minimum absolu de l'impôt sur les société (L, NL, Écosse, IRL), dumping social et humain avec les Travailleurs détachés sous-payés, sans contrat de travail dans des interminables chaines de sous-traitance, et qui sous-cotisent socialement dans leurs pays d'origine à l'est, etc.
L'EU n'est toujours qu'un Marché Commun, encore plus depuis le Traité de Maastricht de 2005, depuis le TCE - Traité Constitutionnel Européen et son clone imposé avec ses opérations de déni de la démocratie et de l’État de Droit. Avec son acronyme, l'EU n'est qu'un leurre d'Union. Jacques Delors, Père de l'Euro, marque comme Jean Monnet, l'élégance de la prédation de la finance sur les pays européens et leurs habitants. Je vous remets ici mon expression dont je suis l'inventeur >>> I want my Europe back. I want my Europe back, c'est à dire avec Union fiscale, Union d'un vrai Code du Travail, Union sociale, etc. Oui, je suis pour l'Europe UNIE, qui malheureusement ne s'installe pas sur notre continent malgré Erasmus (mes étudiants me parlaient toujours de leur échange Orgasmus.)
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Pour développer votre sens du passé opératoire et de votre temporalité oubliée,
je vous renvoie à mon analyse du 24 janvier 2007 qui comporte trois parties:
Je vous avais exposé du 26 novembre au 6 décembre 2008 six analyses
pour expliquer pourquoi l'euro-électeur doit s'investir pour les élections européennes de 2009:
Pour comprendre le sens du titre de mon billet n°701, je vous invite d'abord à lire
ci-dessous quelques uns de mes billets et à en consulter les centaines de liens documentaires qui s'y trouvent >>>
L'Europe, la Commission Européenne, le Conseil Européen, les chefs de 26 gouvernements, Macron, Merkel ont préféré jusqu'à aujourd'hui accorder massivement les aides et subventions européennes aux deux pays fascistes de la Hongrie de Viktor Orbán et de la Pologne du PiS, au lieu de soutenir un pays totalement démocratique, la Grèce, qui avait été jeté dans la banqueroute d’État sous les auspices de Mario Draghi et Goldman Sachs, de JP Morgan, BNP Paribas, Deutsche Bank, mais aussi avec les pandémies néo-libérales du Traité de Lisbonne, des Directives Européennes, de l'Euro-Groupe, d'Ecofin, etc. Cet amalgame délétère avait déclenché à partir de l'année-Lehman 2008 la Crise financière et bancaire des Subprimes et la Crise de l'Euro et des liquidités. Bruxelles et les États-Membres plus au nord de l'EU, avec en tête l'intransigeance morbide de la France et de l'Allemagne, avaient préféré 1) cajoler et financer ces deux pays fascistes de Hongrie et de Pologne en s'asseyant sur la Conditionnalité du Respect de l’État de Droit, 2) et en même temps condamner à mort la Grèce avec sa panoplie d'armes européennes réglementaires, parce qu'elle était passée à gauche avec Syriza et Alexis Tsipras qui avait dégagé le gouvernement précédent corrompu et hypra-néo-libéral. L'Italie et l'Espagne avec un Podemos minoritaire ont été épargnés par la vindicte européenne.
Je vous colle ci-contre l'Éditorial des DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace, notre quotidien régional, totalement médiocre et encore plus dans la ligne Bolloré-Lagardère, et qui avait censuré beaucoup de mes commentaires sous leurs articles à prétention d'analyse économique et politique. Je suis d'autant plus surpris de son Éditorial d'aujourd'hui le 21 août 2022, et encore plus qu'ils n'aient pas effacé mes deux commentaires quelques minutes après que leur boy de service à l'écran les avait mis en ligne. Je les ai vite scannés parce qu'il arrive que les DNA se censurent elles-mêmes en effaçant leurs propres articles ou éditoriaux. Je vous donne le lien de cet Éditorial... "révolutionnaire". Je ne suis pas dupe: si les DNA se mettent subitement à contester la Commission Européenne, la politique de l'Allemagne (en omettant de citer celle de la France tout de même), c'est qu'elles réajustent leur focus en prévision des graves mouvements sociaux qui agiteront la France à partir de cet automne 2022. Pour faire oublier sa médiocre Loi pour la réduction de l'inflation, le duo létal Macron-Darmanin flatte les 89 députés fascistes et les 69% des électeurs inscrits abstentionnistes qui ont permis l'extrême resserrement à droite du pays. Le duo létal Macron-Darmanin fourbit son argumentaire agresseur pour consolider le volubile bavardage franco-français contre les étrangers, les étrangers clandestins, les étrangers fâchés avec la loi, contre les rodéos urbains à mobylette, contre les trottinettes et contre les chômeurs, mais ce duo létal a mis en place un encadrement militaire pour les mineurs délinquants dans les territoires d’outre-mer. Macron nous expliquera à la rentrée que sa réforme des retraites BlackRock-Macron sera la meilleure façon de "payer le prix face aux conséquences de la guerre en Ukraine" en épargnant "les profiteurs de guerre et les profiteurs de crise" qui lui sont chers mais qu'il sait si élégamment fustiger à l'étranger sur un tarmac avant de monter dans son avion. Dans le gouvernement Borne-Macron 2, la Secrétaire d’État chargée de la Jeunesse est rattachée au Ministère des armées. Avec Macron, la Citoyenneté passe par les armes. [...]
Finalisation du 19 décembre 2023 - Ce post contient 22 liens documentaires internes - Optimisé écran 21/9 et affichage taille réelle sans zoom sous Firefox...
Il y a 80 à 100 Mia de fraude fiscale et 2,3 Milliards de fraude aux prestations sociales, mais ce sont les petits que Macron attaque alors qu'il encourage la shadow finance. Les assistés de notre pays sont les gens aisés.
Je suis sûr que 100% de ceux qui râlent se font livrer la saucisse par les Ubérisés qui n'ont aucune couverture santé-chômage-retraite-assurance accident, qui ont un semblant de "salaire" et qui n'ont aucun contrat de travail.
Sans doute aussi que ces 100% de râleurs leur donnent la ptit' pièce en se prenant pour des gens biens.
Il faut militer pour le rétablissement du Code du Travail cassé depuis 2017 avec les rafales de 49-3.
Oui, c'est confortable de les montrer du doigt au lieu de revendiquer le retour complet du Code du Travail.
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<<< Voici mon commentaire que j'avais tenté de laisser dans les DNA du 22 décembre 2023, et qui a été rejeté même pas une minute plus tard. Observez bien la raison invoquée !!!
>>> Avec ces commentaires égoïstes et haineux contre tout ce qui respire, je comprends les jeunes qui disent aux vieux "vous, vous avez tout eu".
Je leur disais jusqu'à présent >>> oui, parce que nous étions engagés syndicalement et allions toujours voter.
Depuis les lock-down du Covid 19 >>> oui, votre génération a été sacrifiée avec les cours distanciels pendant 2 ans.
Depuis 15 ans >>> oui, le gouvernement supprime par dizaines de milliers les postes dans EN, Université, Santé, Services.
Depuis 2017 >>> oui, ce Président nous a fait passer du Dumping Humain au Fracas Humain avec la Casse du Code du Travail (trois 49-3/Ordonnance) et avec l'ubérisation de millions de Travailleurs (49-3), avec Loi Chômage (49-3), avec Loi Retraite (49-3) et 23 fois le 49-3 pour ce 2ème quinquennat.
Il n'y a pas de "métiers en tension";
des secteurs entiers ont été volontairement éjectés dans la très grande pauvreté pour la financiarisation à 360°. <<<
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181 membres de la "majorité" qui ont voté le projet de Loi Darmanin Immigration mardi le 19 décembre 2023
avaient été élus aux Législatives de juin 2022 pour faire barrage à MLP.
Depuis des années j'écris sur mon site >>> en France on n'a pas besoin d'un putsch, on a un président.
Depuis la mise online de mon site le 06 VI 06 je dénonce que j'appelle >>> le fascisme élégant just-in-time à la française.
<<< Voici mon commentaire que j'avais tenté de laisser dans les DNA du 19 décembre 2023,
et qui a été rejeté même pas une minute plus tard. Observez bien la raison invoquée !!!
>>>Le polonais Donald Tusk, élu nouveau Président du Conseil des Ministres de Pologne le 13 XII 2023 suite aux législatives du 16 X 2023, vient de dégager les fascistes du PiS qui avaient transformé la Pologne selon le modèle historique de l'autocratie électorale que l'on retrouve aussi à l'ouest de l'Europe. Ce régime autocratique du PiS avait bétonné tous les instruments pour contourner la démocratie, l’État de Droit, les 2 chambres, la justice, la police, l'éducation, la presse et même l'église polonaise.
Donc en Pologne, le fascisme élégant just-in-time installé par les frères Kaczyński depuis 2015 sans passer par un putsch a pris fin il y a une semaine. L'EU avait supprimé à la Pologne toutes les subventions européennes à cause de sa violation continue de la Conditionnalité du Respect de l’État de Droit, d’ailleurs tout comme à la Hongrie de Viktor Orbán à cause de son régime d'autocratie électorale qu'il maintient en Hongrie depuis 2010.<<<
Je décris depuis le 06 VI 06 le passage du Dumping Humain au Fracas Humain organisé dans notre pays avec une efficace bifurcation fascistique voulue au nom d'une hygiène commerciale globale par le haut de l'État et ses portes monnaie et laissée-faire par le bas de notre pays, les électeurs inscrits, les syndicats, les consommateurs. En parcourant la ligne de démarcation Sarkozy-Hollande-Macron depuis 15 ans nous observons le drift de notre pays vers ce que j'appelle le fascisme élégant just-in-time à la française qui est dans la lignée "illibérale" du fascisme de Viktor Orbán de Hongrie ou du PiS de la Pologne. A la 1ère de ses 3 mandatures comme 1er ministre, Viktor Orbán, qui était la mascotte de l'EU, passait comme Macron pour un "moderne réformiste du XXIème siècle qui connait les enjeux, maitrise les actions, va de l'avant, modernise l'État".
Dans mon analyse du 9 mai 2022 >>> Désobéissance aux Traités Européens, Révision, Modification - surenchère et chasse gardée de la Présidente de la Commission Européenne, et de Macron-Saison 2 je rappelais la récidive du coup-de-force, le second "hold-up" que Macron a commis sur la Présidence dans ses Distancielles d'avril 2022. Entre ses Distancielles et les Législatives de juin, Macron-bis, qui n'a pas fait campagne jusqu'à présent, qui n'a toujours pas de programme connu, relie en azimut brutal le débat politique pour le plier et le monopoliser avec sa couverture Bolloré-Lagardère. Plus il est dépourvu de plasticité comportementale, plus il fourbit ses menaces et fracasse: "élu" sans programme et par la Constitution "Président de tous les Français", il a violé la Constitution en convoquant pour les Législatives sous son chapiteau d'Aubervilliers les 577 candidats de sa garde présidentielle nuancée Renaissance-Ensemble pour la formater. En 2017 ➳ il parlait de son "hold-up sur la Présidence", en 2022 ➳ récidives multiples de désobéissance à la Constitution et discrimination de la nuance politique de son adversaire NUPES (voir Annexe n°1 et dans mon analyse du 9 mai 2022 le Rapport du Sénat sur la Circulaire Darmanin du 13 mai 2022 et les Rapports du Sénat sur >>> l'audition du Préfet Lallement et sur ses 3 ans à la tête de la Préfecture de Paris...). Macron n'est pas fan de l’État de Droit. Il en fait sa douleur narcissique, répète "moi seul a le droit d'avoir la tête au-dessus des autres" en visant le 1er ministre qui émanera des Législatives le 19 juin 2022. Le 1er Ministre n'est pas le fournisseur breveté des stock-options de Macron. En conformité avec la Constitution de 1958 de la Vème République le "Premier Ministre, issu de la majorité au Parlement, détermine et conduit la politique de la Nation".
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Oui, le pays a été violemment "réformé" de fond en comble depuis 2017.
Depuis 2017 on a démoli le pays
en le jetant dans le fracas humain de la Casse du Code du Travail
(Loi Travail Macron 1, Loi Travail Macron 2, Ordonnances Travail Macron toutes passées uniquement avec le 49-3),
on passe au 49-3 les Lois Sécurité Globale et Laïcité,
on passe la Loi immigration avec du CMP,
on casse les retraites avec le 49-3,
on jette des millions de Travailleurs dans le régime ubérisé avec un micro-salaire
et sans Contrat de Travail et sans couverture santé-chômage-retraite-accident du travail.
On a cassé le régime du chômage avec le 49-3.
On a aussi supprimé plusieurs 10aines de milliers de postes dans éducation,
santé, justice, services publics, inspection du travail.
On a fait des 100aines de milliards de cadeaux aux multinationales
et on n’a rien fait contre les 100 milliards annuels de fraude fiscale.
Les positions officielles de l'ONU, les informations apportées par le BCAH - Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires de l'ONU, le Helsinki Times, la TAZ - Tageszeitung, France Info avec Dominique de Villepin, Le Média tv et la plainte déposée à la CPI - Cour Pénale Internationale vous apportent des chemins de réflexion pour comparer la violence du terrorisme avec la violence d'État, la violence des colonisations et de l'accaparement de terres et de territoires, la violence de partis fascistes et d'extrême-droite, la violence du non-respect unilatéral de centaines de Résolutions de l'ONU depuis 5 décennies ou plus, la violence d'un ordre mondial international qui a installé et maintenu une solution non viable dans cette partie de la terre.
Mon site n'intervient pas dans ces thématiques depuis le 06 VI 06, mais l'oppression sous toutes ses formes de la démocratie et de l’État de Droit en est sa ligne éditoriale. Je vous ai retranscrit sans modification l'interview de France-Info du 8 novembre 2023 de Dominique de Villepin. J'ai mis quelques passages en couleur.
Ce post fait suite à trois comptes-rendus de la position de l'ONU que j'ai aussi recopiés sans modification,
et à un ancien petit post que j'avais rédigé le 14 mai 2008, deux ans après la mise online de mon site.
Je ne m'associe pas à la "marche du 12 novembre" pour la raison suivante ➳ ➳ ➳ Depuis une 40aine d'années je m'insurge contre le design d'un slogan qui donne l'illusion de placer celui qui le dit et celui qui l'entend du côté des justes parmi tous les justes. C'est "racisme et antisémitisme". Je complète toujours le slogan >>> "racisme, antisémitisme, antimusulmanisme". C'est un seul mot de plus, mais tellement de pseudo-démocrates se sont arrêtés mentalement à 1945, en occultant en plus la guerre d'Algérie, les massacres français de Sétif, Guelma et Kherrata, et qui nous disent que l'on fait une "apologie du terrorisme" quand on ne répète pas après eux en boucle "racisme et antisémitisme". Par-ci et par-là on commence à entendre le mot "islamophobie" pour tenter de faire pendant avec élégance. Étant un linguiste atterré, je me dois de souligner qu'il ne faut pas hiérarchiser, au profit de l'un ou de l'autre, en changeant les mots; il y a un racisme confessionnel anti-sémite et un racisme confessionnel anti-musulman. Il y a un racisme interconfessionnel dans lequel toutes les religions et les non-religions sont parties prenantes. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Journaliste: Bonjour Dominique de Villepin. Voilà un mois jour pour jour que la guerre entre Israël et le Hamas a commencé. De chaque côté on compte les morts 1400, côté israélien, plus de 10000 côté palestinien selon le Hamas et l'info de la nuit c'est que Benyamin Netanyahou souhaite prendre le contrôle général de la sécurité à Gaza après la guerre. C'est une annexion de la bande de Gaza sans le dire?
Dominique de Villepin: Oui. C'est surtout une incapacité à tirer les leçons de l'histoire. C'est la 5ème guerre de Gaza, et avec quel résultat? Avec à chaque fois plus de violence, à chaque fois plus de danger pour Israël. Il est temps que le gouvernement israélien ouvre les yeux et pour cela il faut partir du point de départ. Le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou a échoué le 7 octobre 2023 et il a échoué doublement dans la capacité à assurer la protection du peuple israélien en laissant faire des massacres qui sont une abomination et il porte une responsabilité directe dans ce qui s'est passé. Et il a aussi un autre échec, c'est d'avoir encouragé une politique d'occupation et de colonisation qui continue à cette heure en Cisjordanie et qui constitue une autre menace pour Israël, si un 2ème front en Cisjordanie venait à s'ouvrir.
Journaliste: Il faut juste préciser Dominique Villepin, parce que on est un mois pile après cette attaque, ce que vous entendez par la responsabilité du gouvernement israélien dans l'attaque?
Dominique de Villepin: Mais tout simplement l'incapacité à assurer la protection d'Israël, c'est ça le pacte de sécurité entre le gouvernement israélien et le peuple israélien.
Journaliste: Mais l'attaque, elle vient du Hamas.
Dominique de Villepin: Mais il n'y a aucun doute là-dessus et nous l'avons dit et redit, ça c'est clair. Mais le gouvernement israélien a failli. Et si je le dis si fortement, c'est parce que c'était justement l'engagement de Benyamin Netanyahou, et s'il a failli, et ça il faut le comprendre, c'est bien parce que la politique de sécurité ne s'obtient pas par la force.
Journaliste: Donc ça veut dire que quand il dit qu'on va assurer la sécurité à Gaza…
Dominique de Villepin: La force c'est le sésame du gouvernement et des gouvernements israéliens successifs,. Or la force ne permet pas d'assurer la sécurité d'un peuple. C'est ça que tous les Israéliens doivent comprendre aujourd'hui. Et ce qui est important, c'est que le choix du gouvernement israélien, justement depuis le 7 octobre, c'est de surenchérir dans la force. Vous savez, ni la force, ni la vengeance n'assure la paix et la sécurité. Ce qui assure la paix et la sécurité, c'est la justice. La justice n'est pas au rendez-vous et le choix du gouvernement Netanyahou de mener une politique de bombardement, trois guerres en même temps: une guerre de bombardement massif sur les populations civiles, bien sûr avec l'objectif d'éliminer le Hamas; une 2ème guerre qui est une guerre de siège qui pose beaucoup de problèmes en droit international, en terme de possibilité de crime de guerre et de crime contre l'humanité; et il y a une 3ème guerre qui est celle qui va se dérouler sans doute plus intensément, qui est une guerre de raid, une guerre au sol et qui, elle, permet sans doute beaucoup plus de ciblage et de proportionnalité.
Journaliste: Mais alors qu'est-ce qui reste comme option à Israël qui veut éradiquer le Hamas comme vous dites et quand le Hamas se sert de la population palestinienne comme bouclier.
Dominique de Villepin: D'abord, il faut constater que le raisonnement du gouvernement israélien dans les bombardements qui ont lieu aujourd'hui est un raisonnement erroné et toute la Communauté internationale peut le voir. Le principe c'est: nous ciblons des terroristes, et malheureusement il se trouve qu'il y a aussi des populations civiles, ce qu'on appelle pudiquement en langage militaire, des dommages collatéraux. Il faut bien voir que ces dommages collatéraux ne sont pas des dommages accidentels, c'est à-dire qu'ils sont parfaitement prévisibles et parfaitement assurés, assumés.
Journaliste: Mais là encore, la responsabilité, elle n'est pas seulement israélienne.
Dominique de Villepin: Mais une fois de plus, arrêtons de poser la question de la responsabilité. Voyons la réalité de ce qui se passe sur le terrain. La faute, une fois de plus, permettez-moi de vous le dire, nous la laisserons aux historiens. Ce que nous voulons, c'est arrêter ces violences, arrêter ces massacres et ce que nous voulons aussi, c'est permettre véritablement à Israël de vivre en paix, et en sécurité. Aujourd'hui la guerre qui est menée, c'est une illusion d'une paix possible qui avec plus de force pourrait alors assurer la sécurité d'Israël. Je vous le dis solennellement, cela n'arrivera pas. Israël se met en danger encore plus aujourd'hui avec ce type de guerre et ce type de frappe.
Journaliste: Vous diriez que la réponse d'Israël à l'attaque du 7 octobre…
Dominique de Villepin: …est ni ciblée ni proportionnée.
Journaliste: C'est une vengeance sur les Palestiniens?
Dominique de Villepin: Nous sommes essentiellement aujourd'hui de la part du gouvernement Netanyahou dans une politique de vengeance. Israël a droit à sa légitime défense, mais une légitime défense, ce n'est pas un droit indiscriminé à tuer des populations civiles.
Journaliste: Et là on est dans la riposte indiscriminée?
Dominique de Villepin: Mais vous le voyez bien quand on cible une ambulance, on peut toujours imaginer que dans une des ambulances il y avait un terroriste ou pas, mais le résultat c'est qu'il y a des enfants des femmes qui meurent. Et ce résultat il est vu par la Communauté internationale tout entière et qu'est-ce qui se passe? C'est que dans ce contexte, chaque enfant, chaque femme tuée, ce sont plus de terroristes. Donc l'objectif d'Israël, ce qu'il atteint, c'est exactement l'inverse de ce qu'il souhaite. Donc il est essentiel aujourd'hui de changer cette logique et de revenir à une stratégie qui soit fondée.
Journaliste: Quelles sont les options aujourd'hui d'Israël?
Dominique de Villepin: Et bien aujourd'hui, la Communauté internationale propose qu'il y ait un cessez-le-feu, une pause humanitaire, une trêve humanitaire. Je crois qu'il faut effectivement prendre en compte cette situation humanitaire, et sous une forme ou une autre, une pause. Un cessez-le-feu pour permettre de venir au secours à des populations civiles qui aujourd'hui, ne l'oublions pas, parce que nous avons connu beaucoup de bombardements dans des villes. Rarement une situation où en plus une ville était assiégée. Là, c'est double peine pour la population palestinienne, personne ne peut sortir. Donc l'argument du gouvernement et de l'armée israélienne, qui est de dire on ne peut pas arrêter les combats parce que sinon ça permettrait au Hamas de se refaire, ne tient pas véritablement dans la mesure où personne ne peut sortir. Ils ont bouclé Gaza, ils assiègent l'ensemble de ce territoire.
Journaliste: Pas de cessez-le-feu, dit Benyamin Netanyahou, tant que les otages sont encore détenus par le Hamas.
Dominique de Villepin: Alors venons-en à cette question difficile des otages. Les otages, tout doit être fait pour obtenir leur libération, mais ne l'oublions pas, le peuple palestinien est lui aussi pris en otage par le Hamas et par Israël. Et le Hamas, nous le savons tous, n'a que peu à faire du peuple palestinien. Donc dire au Hamas, on ne libérera pas, on ne lèvera pas le siège, on n'aura pas de trêve humanitaire tant que les otages ne seront pas libérés, c'est un dialogue de sourds. Et c'est pour ça que Israël doit commencer à faire ce qu'elle a peu fait dans son histoire. Elle doit commencer à écouter la Communauté internationale, à ne pas penser une stratégie qui est toujours la même, une stratégie qui est une stratégie sécuritaire dont nous avons vu le 7 octobre qu'elle était un échec et qu'elle ne mettrait pas, ne donnerait pas plus de sécurité.
Journaliste: Mais Israël n'écoute même pas son premier allié, les Américains.
Dominique de Villepin: Justement, le peuple israélien, lui, il n'est pas sourd et il voit bien qu'à partir du 7 octobre rien ne sera plus jamais comme avant. Si on veut casser ce cycle de violence et de vengeance, il y a qu'une réponse au terrorisme, c'est la justice et la justice passe par l'ouverture d'une solution politique aux Palestiniens. Donc, permettez-moi de dire, qu'à partir d'une pause humanitaire, qui serait une formidable occasion pour Israël de revoir ses objectifs de guerre. Les objectifs de guerre aujourd'hui d'Israël ne sont pas réalistes. C'est éliminer, éradiquer l'ensemble du proto-état du Hamas. Fixer les objectifs...
Journaliste: ...qu'est-ce que ce que serait un objectif réaliste?
Dominique de Villepin: Un objectif réaliste, ce serait d'éliminer les responsables du Hamas, ceux qui sont responsables de la tuerie du 7 octobre. A partir de ce moment-là…
Journaliste: ...c'est ce qui est fait depuis quelques semaines, il y a quelques responsables qui sont déjà, qui ont déjà été éliminés…
Dominique de Villepin: Et des milliers d'enfants, de femmes, de personnes de la population civile. Permettez-moi de dérouler ce qu'il serait possible de faire à partir de cette nouvelle stratégie que Israël pourrait adopter, qui serait une stratégie d'une riposte ciblée et proportionnée, qui permettrait donc de faire prendre conscience à la Communauté internationale qu'effectivement Israël exerce sa légitime défense. Alors qu'aujourd'hui nous sommes dans une logique qui conduit la Communauté internationale, et y compris en Europe et y compris aux États-Unis, à ne pas comprendre ce que fait Israël. A partir de ce moment-là nous pourrions enclencher un processus qui serait totalement différent et qui permettrait alors, une fois ces responsables éliminés, d'engager une autre phase qui est celle d'une administration temporaire du territoire. Je ne crois pas que la solution de Benyamin Netanyahou soit la bonne parce que nous l'avons déjà connu, ils l'ont déjà fait et cela a échoué. Il faut donc que ce soit une administration temporaire internationale et la 4ème étape, c'est celle d'un véritable plan de paix qui permettra aux Palestiniens d'avoir un territoire. Et aujourd'hui nous voyons clairement que l'intérêt d'Israël c'est d'avoir un État responsable à ses côtés et cet État responsable, il faut arrêter de couper les cheveux en quatre, il doit clairement être la Cisjordanie, toute la Cisjordanie, il doit être Gaza avec un accès entre les deux territoires et Jérusalem-est. Le problème, et c'est tout le sens de la surenchère de Benyamin Netanyahou, c'est que Benyamin Netanyahou n'en veut pas, et que Benyamin Netanyahou mène une guerre pour tout faire pour que la solution politique ne vienne pas sur la table. Et c'est là où la Communauté internationale, l'Europe, les États-Unis, doivent dire à Benyamin Netanyahou que cette guerre n'est pas acceptable. Elle n'est pas acceptable car elle nous conduit tout de suite, parce qu'on voit bien, du Hamas on va passer à l'Iran, de l'Iran on passera à d'autres cibles et nous nous rentrons alors dans la logique de guerre des civilisations. Quand monsieur Benyamin Netanyahou dit qu'il y a d'un côté le peuple de la lumière et de l'autre le peuple des ténèbres, on voit bien dans quel engrenage nous nous situons. Tant qu'il y aura des otages, il n'y aura pas de cessez-le-feu à Gaza, le Premier ministre israélien l'affirme malgré la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza. Benyamin Netanyahou évoque tout de même de possibles pauses tactiques pour acheminer de l'aide aux civils.
Journaliste: Dominique de Villepin, vous appeliez un cessez-le-feu au Proche Orient. La France par exemple, membre permanent de l'ONU, n'a pas présenté de résolution pour un cessez-le-feu, elle se prononce pour une trêve humanitaire seulement. C'est le cas aussi de tous les autres pays occidentaux, comment vous expliquez cette réserve?
Dominique de Villepin: A ce stade de de la guerre qui se déroule, l'essentiel effectivement c'est la prise en compte de l'humanitaire, donc une fois de plus cessez-le-feu, trêve humanitaire, pause humanitaire, l'important c'est de pouvoir répondre à la souffrance des populations civiles. Et je le dis également, l'important c'est de pouvoir faire comprendre à Israël qu'une guerre contre un territoire, contre des populations civiles, même si l'objectif affiché est celui des terroristes du Hamas, ce n'est pas possible au 21e siècle. Il faut comprendre qu'Israël est en train de mener une guerre d'hier. C'est la guerre d'avant. Cette guerre elle est dépassée, cette guerre elle est perdue d'avance. Pourquoi? Toutes les guerres qui se déroulent depuis une vingtaine d'années sont des guerres qui commencent et qui ne se terminent pas. Ce sont des conflits gelés, on sait commencer une guerre, on ne sait pas la terminer et Monsieur Benyamin Netanyahou pourra diriger le territoire de Gaza, cela ne changera rien, il continuera à avoir des attaques terroristes. Les Israéliens continueront à vivre dans la peur. Il faut sortir de cela. La 2ème raison pour laquelle c'est la guerre d'hier, c'est que la guerre contre le terrorisme n'a jamais été gagnée nulle part, et quand Joe Biden, avec courage, dit à Benyamin Netanyahou qu'il faut tirer les leçons de l'expérience et que les Américains se sont trompés à partir de 2001 en rentrant dans cet engrenage de la force, la force n'est pas la réponse. Une fois de plus, la vengeance n'est pas la réponse. La réponse c'est la justice et ça tous les peuples du monde, tous ceux qui aujourd'hui regardent ce qui se passe, en appellent à la justice. Et nous sommes, nous, également en train de perdre cette guerre, car, ne négligeons pas le fait que ce qui se passe en Ukraine, l'Ukraine va payer les conséquences aussi de ce qui se passe en Ukraine. Pourquoi? Parce que le deux-poids-deux-mesures trouve sa parfaite illustration aujourd'hui entre ce que défend l'Occident et ce que nous faisons aujourd'hui au Proche Orient. C’est-à-dire le non respect du droit international, la non-mobilisation face au massacre des populations civiles. Aujourd'hui c'est un devoir et c'est aussi notre intérêt, comme c'est le devoir d'Israël et comme c'est l'intérêt d'Israël. Un État démocratique, permettez-moi de le dire, Albert Camus disait "un homme, ça s'empêche de commettre l'irréparable" et bien un État, ça s'empêche aussi, et un État démocratique, ça s'empêche encore plus. Donc je le dis, Benyamin Netanyahu est engagé dans une politique qui n'a pas pour but de mettre fin à ce conflit et qui provoquera encore plus d'insécurité pour les Israéliens. Permettez-moi de le dire d'où je parle. En 2003, quand j'ai parlé à la tribune des Nations Unies, quand je me suis engagé avec Jacques Chirac pour défendre une position contre la guerre parce qu'il y avait une autre solution, qui était en 2003 l'ami des Américains? Est-ce que c'était Tony Blair, est-ce que c'était le dirigeant portugais, le dirigeant italien, le dirigeant espagnol? C'était la France. Aujourd'hui, quand je dis ça, je le dis en tant qu'ami d'Israël. Et vous savez, il faut un certain courage aujourd'hui pour aller contre cet esprit moutonnier qui est incapable de regarder la réalité du terrain en 2003.
Journaliste: Ce n'est pas la même chose qu'en 2003, la géopolitique a changé…
Dominique de Villepin: Justement elle a changé en pire…
Journaliste: … et Israël se sent en danger.
Dominique de Villepin: Et bien, vous venez de parler et de démontrer ce que je veux dire. Après 2003 qu'est-ce qui s'est passé, quel est le grand vainqueur des interventions américaines au Proche-Orient? C'est l'Iran et vous voyez, là, Israël fait la politique aujourd'hui qui sert les intérêts les plus destructeurs de cette région et c'est ce qui peut conduire à l'extension du conflit. La politique de force appelle une réponse de force.
Journaliste: Mais le chef du Hezbollah a pris la parole vendredi et lui il n'a pas appelé à prendre les armes. Ça c'est plutôt rassurant dans le contexte ou pas?
Dominique de Villepin: Parce que Hassan Nasrallah regarde aujourd'hui ce qui se passe, et que chacun dose, et que l'Iran a parfaitement compris qu'il ne devait pas franchir une certaine ligne rouge au risque de mettre en péril la situation de son État, sachant que sa population ne veut pas de la guerre, et sachant qu'il conduit un programme nucléaire qui va sans doute tout changer dans cette région. Parce qu'une des conséquences de ce qui se passe depuis 2003, c'est que la prolifération va redoubler dans cette région. La 1ère leçon que vous tirez quand vous êtes un chef d'État du Moyen-Orient, c'est que l'on est bien mieux protégé quand on a la bombe atomique. Et donc ils vont tous suivre. Si nous voulons arrêter cela, il faut reprendre les choses là où nous les avons laissées. Il faut arrêter cet engrenage de la force et de la vengeance, il faut travailler pour apporter une réponse de justice et il faut faire en sorte que justement chacun de ces États puisse se développer. Il y a eu l'illusion des accords d'Abraham, on a cru qu'il suffisait de nouer des accords économiques et technologiques pour que tout le monde dans la région oublie la question palestinienne.
Journaliste: Avec les Émirats, avec les pays arabes.
Dominique de Villepin: C'est l'accord effectivement avec le Maroc, Bahreïn, etc. Mais les peuples ont de la mémoire et les États peuvent se moquer de l'injustice, mais pas les peuples et c'est donc là où nous devons faire en sorte de rétablir l'ordre des choses et, croyez-moi, je pense à cet instant à tous ces Israéliens qui vivent dans la peur. Et je pense de la même façon à la communauté juive de France qui vit dans la peur et pour qui le 7 octobre tout a changé. Ramenons ce risque existentiel qu'ils ont connu tout au long de notre histoire au quotidien. Eh bien, si l'on veut prendre en compte les choses, il faut avoir le courage de se coltiner avec l'histoire
Journaliste: Il y a aussi une psychologie dans les peuples. Beaucoup de choses de ce que vous dites, notamment le fait que vous parlez en ami des Israéliens, il y a beaucoup d'Israéliens qui ne considèrent pas, quand vous tenez le discours, que vous tenez aujourd'hui que…
Dominique de Villepin: Mais les Américains, en 2003, ne considéraient pas que j'étais un ami des États-Unis, et pourtant nous étions les meilleurs amis des États-Unis en 2003. Et aujourd'hui je le dis aux Israéliens. Ce que je dis, d'où je le dis, je le dis en amitié, et malheureusement, si nous continuons comme ça, dans 2 ans, dans 3 ans, vous me réinviterez pour me dire "ah vous aviez raison en 2023 comme en 2003". Pourquoi? Parce que c'est la dynamique des forces, c'est la dynamique des forces historiques, et qu'à certains moments, il faut du courage. Rabin a eu ce courage.
Journaliste: La France manque de courage en ce moment quand elle n'appelle pas au cessez-le-feu?
Dominique de Villepin: Je ne dis pas ça. La France a pris des initiatives, elle a une réunion le 9 octobre. La France essaie de gérer ce dossier d'une extrême complexité en se positionnant. Moi je parle avec plus de liberté que ne peut le faire la France sur la scène internationale aujourd'hui. Mais je vous dis qu'aujourd'hui la direction qu'il faut suivre, c'est d'empêcher Benyamin Netanyahou de continuer sa logique suicidaire qui fera d'Israël un État assiégé. Ils peuvent assiéger Gaza, ils seront assiégés, et il ne faut pas croire que demain on reprendra avec l'Arabie Saoudite, avec les États arabes, une petite parole tranquille qui normalisera la situation. Non. Les blessures de l'histoire se réveillent.
Journaliste: Dominique de Villepin, on essaie de comprendre avec vous quelle serait la meilleure des solutions pour qu'Israël se sente en sécurité et que les Palestiniens puissent retrouver un… euh… un État palestinien. La solution aux deux États, c'est ce que vous souhaitez. C'est la position historique de la France. Vous avez parlé tout à l'heure d'une administration temporaire internationale pour Gaza, ça veut dire quoi? C'est quoi?
Dominique de Villepin: C'est dans un plan. Cela pourrait être la 3ème étape avant que l'on discute d'une solution durable pour les Palestiniens. L'administration temporaire de Gaza, une fois les dirigeants du Hamas éliminés, c'est ce qui permet justement avec des garants d'arriver à gérer ce territoire du Hamas le jour d'après. Le jour d'après on va se retrouver avec un territoire de Gaza qui sera complètement détruit sans aucune forme d'administration civile, sans personne pour le gérer. Je pense que la meilleure stratégie c'est d'avoir une administration internationale, qui peut être arabe ou en partie arabe et en partie des membres de la Communauté internationale sous l'égide de l'ONU, qui fera quoi: qui fera deux choses. D'abord remettre en état de marche et répondre aux besoins de la population civile, deuxièmement faire en sorte de démilitariser ce territoire, faire en sorte éventuellement d'exfiltrer un certain nombre de membres du Hamas sous l'égide de pays comme l'Iran, comme la Russie, tous les soutiens aujourd'hui du Hamas, de façon à pouvoir rentrer dans une logique de paix civile dans ce territoire.
Journaliste: Mais il y en a plein, parmi ceux qui nous écoutent, qui doivent se dire, mais sa solution elle est totalement utopique quand on voit comment les pays occidentaux comme arabes réagissent aujourd'hui avec frilosité…
Dominique de Villepin: …mais vous avez raison. Mais la paix est toujours utopique, mais je le dis aujourd'hui, il y a une raison d'y croire. C'est que, tant que nous n'aurons pas fait cela, qui est difficile, et bien Israël ne vivra pas en sécurité et nous ne vivrons pas non plus en sécurité. Il faut bien voir que ce conflit accélère cette guerre mené aujourd'hui par Israël là-bas en réponse au 7 octobre. Elle accélère la polarisation du monde, elle accélère l'antagonisme entre l'Occident et le reste du monde et nous avons besoin aujourd'hui de bâtir des passerelles. C'est pour ça qu'il faut travailler avec tous les États. Aujourd'hui nous avons besoin de la Chine qui émet un certain nombre de propositions en matière de paix. Nous avons besoin de tous les pays et du Sud global pour…
Journaliste: C'est quoi le risque pour l'Occident?
Dominique de Villepin: Mais le risque aujourd'hui, c'est de nous retrouver en accusation sur l'international un peu plus et avec de nouveaux fronts qui vont s'ouvrir. Quand nous étions au milieu de la guerre d'Ukraine il y a un an, j'ai levé le doigt en disant mais que fera-t-on quand un 2ème front s'ouvrira. Et aujourd'hui je vous le dis, et que fera-t-on s'il y a un 3ème front. Malheureusement dans le gouvernement extrémiste de Benyamin Netanyahou il y en a qui souhaitent aujourd'hui l'élargissement de cette guerre et nous nous retrouverons alors non seulement avec un Moyen-Orient enflammé, mais avec d'autres conflits qui dépasseront et de loin toutes les capacités que nous aurons à apporter des réponses.
Et ce qui m'inquiète aussi, c'est la montée de l'antisémitisme en France. Et c'est pour cela qu'il faut que nous mesurions la mémoire douloureuse que nous avons à la fois pour la communauté juive bien sûr et la façon dont la politique de collaboration de Vichy a été menée, la mémoire douloureuse du côté de la communauté arabe et musulmane à partir de l'expérience de la colonisation et de la guerre d'Algérie. Nous savons qu'il faut aujourd'hui nous rapprocher.
Nous devons trouver les moyens de nous unir, et notre chance, c'est d'avoir justement une diplomatie qui nous rassemble sur un objectif à deux têtes. Travailler pour la paix, travailler pour la justice, ceci nous rassemble et ceci doit faire en sorte que tous en France, juifs, membres de la communauté arabe ou musulmane, tous, nous nous rassemblions pour essayer d'apporter notre contribution en donnant l'exemple sur notre propre territoire que nous pouvons vivre ensemble.
C'est cela qu'il faut montrer et c'est pour ça qu'aujourd'hui tous les Israéliens l'ont compris. Ils ne peuvent plus vivre avec les Palestiniens, il faut donc une politique de séparation. Et la politique de séparation, elle doit être digne, c'est-à-dire qu'elle doit conférer aux Palestiniens un État où ils pourront vivre et pas un État morcelé (note: comme aujourd'hui la Cisjordanie et Gaza). Un État viable, un État véritable qui pourra se construire et qui sera d'autant plus en paix.
Journaliste: Ça veut dire que les colonies en Cisjordanie doivent être retirées.
Dominique de Villepin: Eh bien, quand nous avons quitté l'Algérie il y a un million de Français qui sont partis d'Algérie, aujourd'hui il y a 500000 Israéliens qui colonisent la Cisjordanie et il y en a 200000 qui sont à Jérusalem-est.
Journaliste: Ils doivent quitter la Cisjordanie?
Dominique de Villepin: Et oui et oui, ils doivent quitter la Cisjordanie, c'est l'histoire, c'est la responsabilité. C'est le prix. Je vous le dis solennellement, c'est le prix de la sécurité pour Israël et tous ceux qui aujourd'hui considèrent que ce ne sera jamais suffisant et bien ils font la politique du pire.
Sept rapporteurs spéciaux des Nations Unies, des experts indépendants nommés par l’ONU, ont publié jeudi un communiqué dans lequel ils s’inquiètent d’un risque de génocide à Gaza et demandent à Israël et ses alliés d’accepter un cessez-le-feu immédiat.
« Nous avons peu de temps pour empêcher un génocide et une catastrophe humanitaire à Gaza », ont averti aujourd’hui des experts de l’ONU, exprimant leur profonde frustration face au refus d’Israël de mettre fin à ses plans de destruction de la bande de Gaza assiégée.
« Grave risque de génocide »
« Nous restons convaincus que le peuple palestinien court un grave risque de génocide », ont déclaré les experts. « Il est temps d’agir. Les alliés d’Israël portent également une responsabilité et doivent agir maintenant pour empêcher son action désastreuse », ont-ils ajouté.
Les experts se sont dits « de plus en plus horrifiés » par les frappes aériennes israéliennes contre le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de Gaza, depuis le 31 octobre, qui auraient tué et blessé des centaines de Palestiniens, les qualifiant de « violation flagrante du droit international ».
Violations du droit international
« La frappe aérienne israélienne sur un complexe résidentiel du camp de réfugiés de Jabalia constitue une violation flagrante du droit international et un crime de guerre. L’attaque d’un camp abritant des civils, dont des femmes et des enfants, constitue une violation totale des règles de proportionnalité et de distinction entre combattants et civils », ont déclaré les experts.
Les experts ont salué la résolution de l’Assemblée généralesur la protection des civils et le respect des obligations juridiques et humanitaires, approuvée par une majorité écrasante de 120 États membres le 27 octobre.
« Nous avons reçu cette résolution avec espoir, mais il est maintenant nécessaire d’agir », ont-ils déclaré.
« Tous les signes indiquent que nous avons atteint un point de rupture », ont averti les experts, rappelant les images de personnes s’emparant désespérément de farine et d’autres produits de première nécessité dans un entrepôt de l’ONU dimanche 29 octobre, les nouvelles alarmantes d’enfants contraints de boire de l’eau de mer en l’absence d’eau propre, les rapports terrifiants de patients, y compris des enfants, subissant des opérations chirurgicales sans anesthésie, et les personnes handicapées et âgées déplacées et vivant dans des tentes parce que les maisons ont été réduites à l’état de ruines.
Un point de bascule catastrophique
« La situation à Gaza a atteint un point de bascule catastrophique », ont-ils déclaré, mettant en garde contre le besoin urgent de nourriture, d’eau, de médicaments, de carburant et de fournitures essentielles, ainsi que contre les risques sanitaires qui se profilent à l’horizon.
L’absence de carburant et la perturbation des infrastructures d’approvisionnement en eau due aux bombardements incessants depuis trois semaines ont réduit à néant l’accès à l’eau potable pour la population de Gaza, ont indiqué les experts.
« L’eau est essentielle à la vie humaine et aujourd’hui, deux millions de Gazaouis luttent pour trouver de l’eau potable », ont-ils déclaré.
Les experts soutiennent fermement les efforts du Secrétaire général des Nations Unies pour permettre l’accès de l’aide humanitaire à la bande de Gaza.
Ils ont également appelé à la libération immédiate de tous les civils retenus en captivité depuis que les militants du Hamas ont attaqué Israël le 7 octobre.
Protéger les civils, les humanitaires, les journalistes
Ils ont exprimé leur vive inquiétude quant à la sécurité du personnel des Nations Unies et des travailleurs humanitaires, ainsi que des hôpitaux et des écoles qui offrent un refuge et des services médicaux vitaux à la population de Gaza. Ils ont également tiré la sonnette d’alarme quant à la sécurité des journalistes, des travailleurs des médias et des membres de leur famille, tout en notant que l’internet et les communications ont été coupés, ce qui perturbe les communications essentielles et la diffusion d’informations sur la situation dans la bande de Gaza.
« Nous souhaitons rappeler à toutes les parties que le personnel et les installations humanitaires et médicales sont protégés par le droit international. Les États ont l’obligation d’assurer leur sécurité et leur protection en temps de guerre », ont déclaré les experts. « Comme le Secrétaire général l’a répété à maintes reprises, Israël et les groupes armés palestiniens doivent garder à l’esprit que même les guerres ont des règles ».
On estime à 1,4 million le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de la bande de Gaza, dont environ 629 000 ont trouvé refuge dans 150 abris d’urgence de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). L’UNRWA signale que 70 travailleurs de l’ONU sont morts à la suite des bombardements israéliens à Gaza.
« La population palestinienne de Gaza, en particulier les femmes, les enfants, les personnes handicapées, les jeunes et les personnes âgées, a enduré des décennies de difficultés et de privations », ont déclaré les experts de l’ONU. « Nous appelons Israël et ses alliés à accepter un cessez-le-feu immédiat. Le temps presse ».
- ONU / Haut Commissariat
aux Droits de l'Homme Communiqué 07/05/2025 Mettre un terme au génocide à Gaza
- ONU Communiqué 15/05/2025 Les 75 ans de la Nakba, le déplacement de plus de 700.000 Palestiniens
Paradis Fiscaux et Judiciaires /
Lutter contre les législations de complaisance
1) Opération Sirli: la justice européenne demande des comptes à la France