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Signez la pétition "Sanctionner les banques" d'Eva Joly, de Sven Giegold, Députés Européens. D'un côté les banques ont organisé leurs activités autour de l'évasion fiscale et du shadow banking, et d'un autre côté elles lèguent aux États souverains et aux Banques Centrales leurs pertes issues de la spéculation financière et leurs titres pourris, toxiques et irrécouvrables. Jusqu'à la fin 2017, la BCE aura donc créé presque 10000 milliards d'€ ou 72% du PIB européen depuis 2008 dans diverses opérations (Boîte-à-Outils, Bazooka, Grosse Bertha, OMT, LTRO, Emergency Liquidity Assistance...) pour le sauvetage public des banques et pour relancer l'économie. Ces diverses Facilitations Quantitatives (QE - Quantitative Easing) n'ont servi à rien d'autre qu'à relocaliser, consolider et concentrer encore plus les richesses dans le milieu financier qui détruit l'économie et les pays en spéculant financièrement au lieu de les réinjecter dans l'économie réelle. Avec ces Facilitations Quantitatives il est plus juteux depuis 2008 de spéculer que de nourrir des projets économiques. Je vous entretiens depuis 10 ans (mon site a été mis online le 6 juin 2006) de cette question du dévoiement du keynésianisme qui est la seule réponse que nos gouvernants veuillent bien apporter à la Crise des Subprimes qui a été déclarée contre le grand public lors de l'année Lehman 2008. Par mois la BCE rachète sans exiger de contrepartie depuis 6 mois et en principe seulement jusque fin 2017 pour 90 milliards en € de titres pourris aux États et aux investisseurs institutionnels, aux banques et aux assurances, ou aux grands groupes industriels et commerciaux. 93% des activités bancaires de la planète sont réalisés à seul but financier spéculatif avec les produits dérivés de gré à gré OTC comme les CDS/CDO, ces instruments de paris financiers qui représentent 12 fois le PIB mondial ou $ 899940 milliards. L'augmentation de 200000 milliards depuis 2008 est simple à expliquer: les banques sont incitées à prendre encore plus de risques excessifs sachant qu'elles seront sauvées sur fonds publics et par les contribuables. 7% des activités bancaires servent à l’économie réelle selon l'ONG Finance Watch.

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