Macron tente maintenant,
dans ce qu'il vit comme son ère post-démocratique personnifiée,
une continuité de cette connivence bon gré mal gré
avec un narratif qui prend place au vécu
et qui lui donne un exosquelette suffisant
pour tenir, tenir bon vaille ce qu'il vaut.
Et il croit que ça va encore marcher.

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C'est trois mois de bavardage supplémentaires, appelés "Grand Débat",
sur l'utilisation franco-française de son parler démocratique.

Nous le voyons ici aussi entre rues et rond-points,
que cette communauté de destin franco-française
n'est pas en agonie, bien au contraire,
et que l'on tente de faire bavarder sur le RIC
mais sans constituant, sans vision universaliste, sans contenu,
sans désir de solidarité locale, régionale et globale.

Je veux du RIC parce que je le vaux bien.
On fait du ricochet sur le RIC
mais on ne se parle pas ailleurs
qu'entre soi, pourvu que ce soit du jaune.

Je n'attends donc rien de bon du grand débat.

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Les langues se délient un tout petit peu depuis 7 semaines,
mais si la conscience ne se délie pas
nous n'inventerons pas de nouveau langage,
de nouvelles attractions partagées,
de nouveaux ouvrages qui nous lient et qui nous ouvrent.
La nouvelle page jaune n'est pour l'instant qu'une autre illusion suprématiste,
et il faudra sortir vite du seul schéma théorique du Jaune-sinon-rien.
Les Indignés et les Nuits Debout étaient tellement plus ouverts et audacieux,
et eux aussi, le lendemain ils allaient travailler.

A partir de janvier les Intersyndicales de Gauche entrent dans la danse.
Seront elles molestées par les GJ?

On ne met pas des molotovs dans les urnes,
on ne privatise pas la République par appartements.