17 mai 2017

Renégociation des Traités Européens impossible comme la Renégociation des accords de libre-échange TTIP, CETA, JEFTA et ALEUES

Pour palier la dématérialisation de l’État, l'Europe doit devenir une République.
Les 2 Lois Macron-Travail sont un long inventaire de ce à quoi les Travailleurs n'ont plus droit: salaire, reconnaissance de compétence et pénibilité, durée et dimanche, sécurité d'emploi, indemnité chômage et prud'homales.
Les accords de libre échange ALEUES, JEFTA, CETA et TTIP sont principalement dans le fond et dans la forme un long inventaire de ce que les gouvernements et les parlements n'ont plus jamais le droit de faire. La Loi Macron-Travail c'est l'abrogation du Code du Travail et l'annulation de l'histoire sociale du pays. Seriez-vous aussi d'accord que l'on abroge la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme pour faire plaisir aux investisseurs? "Libérer le Travail" et élargir le libre-échange au privilège de l'investisseur ne sont qu'une camisole juridique, sociale et constitutionnelle du Travailleur et du Citoyen.

Le narratif libéral conservateur de Macron sur la fin clivage gauche-droite est destiné à justifier selon lui la gestion de l’État au cas par cas, une gestion de l’État qui a renoncé à ses leviers de pouvoir au profit exclusif de ces accords de libre-échange qui centrifugent tout autour de la liberté absolue de l'investisseur. Macron organise donc aussi cette disparition de l’État revendiquée en 1943 par Friedrich von Hayek dans son manifeste "The road of serfdom - La route de la servitude - Der Weg zur Knechtschaft": rien ne doit entraver l'investisseur qui mieux que tous sait ce qui fait fonctionner l'Europe, installer le "progrès", "libérer le travail". Même si le financement par les peuples du bail-out des banques, du rachat de 17.000 milliards de dettes pourries, toxiques et irrécouvrables par la BCE et à l'aide de la politique globale et massive de l'austérité, du désengagement de l’État, de l'écrasement des coûts du Travail et des coûts sociaux et à l'aide du casse-social de la Loi Macron-Travail en est l'exemple le plus violent depuis cette décennie qui a commencé en 2008 avec la crise financière qui a dépassé de très loin le crash de 1929-1932. Cette décade de grave récession est une décade perdue. Conformément à The road of serfdom de l'ordolibéral Friedrich von Hayek et depuis la Conférence Bilderbeg d'Athènes de 2009 il n'a pas été laissé aux États le choix naturel d'utiliser leur levier du contrôle et de la réglementation de l'industrie financière. Selon Hayek "une tyrannie et la servitude de l'individu résultent inévitablement d'un gouvernement qui contrôle la décision dans le monde économique". Le "gouverner par ordonnance" de Macron pour instaurer dans un mois sa Loi Macron-Travail bis, son libérer le travail, est l'illustration commencée sous le gouvernement libéral conservateur Valls-Hollande étiqueté PS qui cède avec le 49-3 son levier de Welfare State - de L’État Providence pour faire de l'individu et du Travailleur une marchandise dont le prix est réglé par les marchés quelque part dans une Atlantide. Ce narratif sur cet effacement du clivage gauche-droite qui est le seul programme de Macron, est destiné à faire bavarder les populations et les citoyens et à éviter la prise de conscience que ce clivage gauche-droite a été effacé au profit de la nouvelle Constitution non-écrite qui régit nos systèmes politiques et l'organisation de nos États. Il y a presque dix ans juste un an après l'année Lehman-2008, j'avais inventé les expressions "Etat Providence Bancaire" et "Europe Providence Bancaire". Le narratif libéral-conservateur de Macron et des ordo-libéraux n'est ni moderne, ni un progrès, ni un renouvellement ni une recomposition, mais il est un protectionnisme pour les profits des multinationales. L'Europe est l'amplificateur de l'abandon. (Tableaux: Pekka Halonen, peintre finlandais)

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11 mai 2017

Renégociation des Traités Européens contre Excit, l'Exclusion des Citoyens Européens? Programme de L'Avenir en Commun des Insoumis

Avec le CETA tout comme avec le TTIP, c'est un tribunal privé d'arbitrage à Washington le Cirdi/ICSID - Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements, qui va décider des Lois des États-Membres de l'Union Européenne et de toutes les Directives européennes pour les mettre en conformité avec la liberté de l'investisseur. Il n'y a ni exemption ni contournement possible. C'est un cadeau d'Obama. Ne pas reconnaitre ce fait, est commettre le déni de réalité, comme Macron le nouveau Président Français. Admettre la main-mise de Washington sur la souveraineté européenne c'est se ranger ou rester dans le clan des néo-conservateurs ultralibéraux comme le think-tank Terra Nova autoproclamé "Progressiste", pro-CETA/TTIP, et qui est l'engrais mental de Macron. Macron avait été le seul candidat des Présidentielles à s'être ouvertement prononcé en faveur du CETA et avait déclaré à l'automne 2016 lors des Journées de Bruxelles, que ce traité « améliore objectivement les choses dans notre relation commerciale avec le Canada". Tout en jugeant « pertinentes » les questions posées par le Parlement Wallon lors de son veto contre le TTIP/CETA, en octobre 2016, Macron avait estimé que "le traité devrait être exclusivement ratifié au niveau européen et non devant les vingt-sept parlements nationaux. La politique communautaire commerciale, c’est la souveraineté de l'Europe". Macron est donc tout autant un acteur de l'Excit, l'Exclusion des Citoyens Européens au profit des technocrates libéro-conservateurs de la Commission Européenne. RzM67 avait bien sûr régulièrement informé depuis quelques années au sujet de ce TTIP/CETA et du Comité Citoyens "Stop TTIP". Si vous cherchez sur Google "Renégociation des Traités Européens" mon site est en 2ème page sur 199.000 résultats. Notre infocratie est malade, car je ne suis rien. D'habitude mon site RzM67 est en... 1ère page.

CJUE - Cour de Justice de l'Union Européenne, ARRÊT DU TRIBUNAL du 10 mai 2017:
"La décision C(2014) 6501 final de la Commission, du 10 septembre 2014, rejetant la demande est annulée."

 

Les attaques internes sur notre démocratie française sont si violentes que je me dois pour une fois d'accompagner ma description des faits d'un peu de polémique qui restera ciblée sur Juncker, Président de la Commission Européenne, et sur Macron, le nouveau Président français qui n'a pas de légitimité avec une assiette de départ de 18% du corps électoral, donc même pas un quart. Macron et Juncker sont des sosies sans légitimté électorale; le second n'a jamais été élu pour ses fonctions européennes et le premier a une assiette initiale de légitimité électorale de 18% et veut tout autant que le premier gouverner par ordonnance.

Avez-vous succombé depuis plus de 8 mois avec le début des Primaires à la mise en tarentelle généralisée, médiatique et politique des Présidentielles, et déjà des Législatives du 11 et du 18 juin, qui consiste à vous faire entendre qu'il y avait plus d'un parti qui revendiquaient dans leur programme la sortie de l'Europe? Certains, les xénophobes et racistes, le revendiquaient en tête de programme. D'autres revendiquaient la Renégociation des Traités Européens. Mais pour mettre en tête le parti de la finance internationale et des marchés du nouveau Président Français, il avait fallu, en fonction d'une loi non écrite ou d'une bienséance apprivoisée, mettre les volontaristes et optimistes européens dans le même sac que les xénophobes et fascistes. Les volontaristes optimistes européens ne résidant bien sûr pas dans ce chœur dudit "Marché libre et non faussé de la Concurrence pure et parfaite", donc de cette Europe catallactique et financière des banques. Et qu'il était alors agréable pour beaucoup de cacher sa peur et sa honte déléguées que de se dire que "non, il faut rester dans l'Europe, je dois voter pour lui pour mon pays, le progrès et les réformes". Cette démarche irréfléchie confortait cette grégarité de clan politique qui déployait cette tunique de l'infamie qui se donnait l'aspect sacré et mystique de la citoyenneté vendue comme un produit politique dérivé par ce nouveau Président Français. RzM67 a voté blanc au 2ème tour. (Tableaux: Akseli Gallen-Kallela, Finlande)

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23 décembre 2016

Monte dei Paschi, Deutsche Bank, Société Générale, Union Européenne Bancaire et les Primaires de la Gauche - l'Europe Providence Bancaire

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La Lutte des Classes est dépassée puisqu'elle est gagnée. Le PS vit donc tranquille et l'a éradiquée de son discours. Avez-vous entendu parler pendant les primaires de la gauche du contrôle et de la régulation des systèmes financiers? On fait comme si l'on était sorti de la crise commencée lors de l'année Lehman-2008. Le final blow-off se fait trop attendre depuis l'année-Lehman 2008 et pourtant comme une cuisse de grenouille sur une paillasse, le monde continue à battre tant qu'il est branché aux électrodes des facilitations quantitatives, elles toujours entièrement détournées dans la spéculation financière comme avant 2008. Nous ne sommes pas des charlies mais des cuisses de grenouille. A l'issue d'un conseil des ministres, le gouvernement italien a approuvé un décret instaurant un plan de secours pour les banques en difficulté, et la Monte dei Paschi en premier lieu, via un fonds de 20 milliards d'euros alimenté par une augmentation de la dette publique et validé mercredi par le parlement.

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Citizens' Dashboard
of Finance

 

 

 

L’Union Bancaire Européenne, le Mécanisme de Surveillance Unique (MSU) et le Mécanisme de Résolution Unique (MRU) pour les banques européennes tels qu’ils ont été décidés le 15 avril 2014 ne fonctionnent pas et ne permettent toujours pas de renforcer la résilience des banques. Les Fonds Propres Réglementaires des banques sont encore bien trop bas pour les banques systémiques comme pour les autres banques. Ces Fonds propres réglementaires auraient dû être destinés à éponger leurs pertes. Le renflouement public de la banques italienne Monte dei Paschi démontre que le lobby financier continue à surfer d’une victoire à l’autre dans sa Lutte des Classes qu’elle a gagnée après l’année Lehman-2008 et ladite Crise des Subprimes. L’Italie, les États européens ou l’Europe avec son bras financier la BCE, prétendument « indépendante » mais de quoi au juste ?, poursuivent sans discontinuité depuis 2008 le rachat des dettes pourries, toxiques et irrécouvrables des banques directement ou sur le marché secondaire. Ce sont des nationalisations des pertes et des nationalisations directes. Ces QE - les Quantitatives Easing / facilitations quantitatives de la BCE, sont sur le dos des contribuables un abonnement décennal au blanchiment des dettes et des faillites des banques-poubelles et des investisseurs institutionnels. La BCE n'est plus qu'un club privé de défaisance.

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28 juin 2016

Le Brexit sera contourné comme le NON, le NEJ et le NO irlandais du référendum sur le TCE - Traité Constitutionnel Européen

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Initiative Européenne
Accord sur le Droit des Investisseurs
contre le Droit des Peuples

 

 

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Comme vous avez pu le voir sur Google je suis le seul à avoir écrit "I want my Europe back ! " et ceci plusieurs fois depuis 2 ans. Mon "I want my Europe back !" est si impensable pour le très magnétique Google qu'il ne montre en 1ère et 2ème page que la répartie de Margaret Thatcher. Depuis sa mise en ligne le 6 juin 2006 tout mon site est pro-européen mais avec une analyse critique et acerbe depuis la manipulation du NO irlandais, du NEJ et du NON au référendum du 29 mai 2006 sur le TCE - Traité Constitutionnel Européen avec la Résolution de Jo Leinen, SPD, du 14 juin 2006 et avec le Congrès français de Versailles du 4 février 2008. A ce Congrès le PS s'est abstenu pour laisser passer ce déni de ce référendum du TCE. Ce qui sort par la porte comme le TCE rentre de nouveau par la fenêtre, comme ce Traité de Lisbonne appelé aussi "Traité Simplifié Européen" ou "Traité modificatif" ou "Mini-Traité" ou "Nouveau Traité Institutionnel" qui avait intégré dans ses dispositions tout ce qui était dans l'Article III dudit TCE qui avait été rejeté par 3 pays. Le NON, le NEJ et le NO irlandais ne rejetaient d'ailleurs pas la même chose.

A mon avis ce Brexit va être contourné d'une façon ou d'une autre pour laisser dans un bain d'huile cette Europe de la finance dont le siège n'est pas à Francfort avec la BCE comme on le pense mais à la City de Londres. L'Europe des 27 restants ne sera pas prise en "otage" par les Anglais mais elle aménagera elle-même l'exercice de rattrapage à la Grande-Bretagne. Le déni de démocratie fait partie du business-plan habituel de l'Europe, le TTIP que la Commission va faire passer en est un modèle.

Ladite activation de l'Article 50 réglant la sortie d'un membre de l'Union Européenne trainera pour pouvoir expliquer pédagogiquement aux continentaux, mais aussi aux insulaires, que l'Europe a besoin de la Petite Bretagne. L’Écosse nous est déjà acquise. Quant à la Grande Irlande, elle a tellement plus truandé l'Europe que la Grande Bretagne avec un éventail bien plus élargi d'opting-out financier et du dumping fiscal (les 13 milliards de cadeau fiscal à Apple par exemple) et social, et avec son Commissaire Européen au Marché intérieur l'irlandais McCreevy, qu'elle va servir de cheval de Troie pour continuer à noyauter l'Europe et la réduire à ce que la Grande Bretagne a toujours gardé sous le coude, à savoir son AELE/EFTA élargie, l'Association Européenne de Libre Échange qui existe toujours. Tous ces opting-out, toutes ces exemptions, ont été accordés par l'Europe dont l'objectif était d'imposer sur le continent le modèle britannique et du "tigre celtique" avec cette libre circulation catallactique dans un prétendu "marché libre et non-faussé avec une concurrence pure et parfaite".

Donc je ne vais pas aboyer avec les meutes - je ne me reconnais en aucune -  et je pense que ce que j'écris ici à ce sujet sort déjà des sentiers battus. En tous cas, vu les réactions tous azimuts et les urticaires subits qui se font jour, on voit bien que personne n'a réfléchi à un Plan B et que les élites, avec Jean Claude Juncker en tête, croient pouvoir encore une fois et en parallèle avec le TTIP / TAFTA / CETA nous rouler. Oui, on aurait joué à virer la Grèce de l'UE, mais la GB doit être maintenue comme le porte-gonfalon de la finance. D'ailleurs, une semaine après le Brexit Juncker s'applique de nouveau à contourner la démocratie et a annoncé que la ratification du TTIP et du CETA canadien ne se ferait pas par les 27 parlements nationaux, car "c'est une question européenne".

Je suis donc très pessimiste quant à cette Europe Providence Bancaire que l'on nous impose comme un contrat-bâillon avec cette Autorité Bancaire londonienne (européenne) qui ne quittera jamais Londres. Saviez-vous au moins que Londres gère la destinée de l'€? Mais si vous cherchez sur mon site, de Jean Monnet à Jean-Claude Juncker et Mario Draghi on a malheureusement des criminels financiers à la tête de l'UE. J'ai sur mon site de nombreux posts très documentés à leur sujet. Et dans cette catégorie de posts >>> "Constitution, Europe solidaire" vous avez encore des analyses documentées.

Comme conséquence directe du Brexit la Goldman Sachs, qui avait inventé les produits financiers dérivés titrisés CDS/CDO,
vient d'embaucher José Manuel Barroso qui était président de la Commission européenne de 2004 à 2014.

Mon site a eu presque 8 millions de visites en 10 ans, ce qui n'est pas beaucoup au regard du net. Dans le réel, il ne m'a apporté rien d'autre que des emmerdes.
Relisez donc Largo Desolato de Václav Havel et Minetti de Thomas Bernhard, vous comprendrez.
(Photo: un bronze à Helsinki)

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15 avril 2016

Directive Européenne Secret des Affaires / Illégalité des Panama Papers, de Lux Leaks, du journalisme d'investigation, des lanceurs d'alerte

Antoine Deltour, à l'origine le LuxLeaks, encourt 1,25 million d'€ d'amende et 10 ans de prison (signez la pétition pour soutenir Antoine Deltour).
Jean Claude Juncker, organisateur de la fraude fiscale massive pendant 20 ans au bénéfice de son pays et gérant du paradis fiscal du Luxembourg, n'encourt rien.

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Le Parlement Européen a adopté avec 503 oui, 131 non et 18 abstentions avec le soutien du PS 10 jours après les révélations des Panama Papers la Directive sur le Secret des Affaires le 14 avril 2016 en suscitant la colère de syndicalistes, de 800.000 euro-citoyens qui ont signé les pétitions contre, de certains élus, de journalistes, d'avocats, de lanceurs d’alerte, d'influenceurs, de 67 ONG, du syndicat FO, du DGB Confédération syndicale allemande, de l'Association Européenne des Droits de l'Homme, de Julian Assange fondateur de Wikileaks, de RzM67. Pour la répartition des votes au Parlement Européen consulter votewatch.eu. Le PS avec la droite LR et l'extrême droite FN ont voté pour, les verts EELV et le Front de Gauche ont voté contre. Le "secret des affaires" est trop vague et ne précise justement pas expressément que les journalistes, les whistleblowers - lanceurs d'alerte ne peuvent pas être condamnés pour leurs révélations issues de l'obtention, de l'utilisation et de la divulgation illicites d'informations internes aux entreprises. (Photos: bronzes à Cracovie)

Monsanto, à qui l'on doit les bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki, peut donc continuer à empoisonner au sol les populations avec le Round Up et le rapport d'experts européens sur le glyphosate financé par les lobbies peut donc rester éternellement caché. Sur la base de ce rapport le Parlement Européen s'est prononcé la semaine dernière en faveur d'une prolongation de 7 ans de l'autorisation du glyphosate réputé cancérigène.

Avec cette Directive les lanceurs d'alerte et les journalistes d'investigation n'ont plus aucune chance de détecter les pratiques illégales. Les révélations comme celles des Panama Papers ou du Lux-Leaks sur les scandales des paradis fiscaux off-shore ou du Luxembourg constitueront une violation de la loi, seront condamnées par les tribunaux et passibles d'une lourde sanction pénale.

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Greenpeace
TTIP-Leaks.org

 

 

 

Cette Directive prépare aussi l'entrée en vigueur du TTIP/TAFTA/CETA qui rend exclusif le droit des investisseurs au détriment de la démocratie et des normes sociales, sanitaires et écologiques, fiscales, bancaires. Seuls les lobbies industriels ont été consultés en toute opacité pour rédiger cette Directive. 

Plus de 3,4 millions de signatures contre le TTIP (au 24 avril 2016 >>> 0,38 million pour la France, 1,63 million pour l'Allemagne, même pour ceci la France reste arriérée). Ne restez pas la nuit debout et agissez le jour. Les Nuits Debout, c'est du bof bisounours, et ça leur fait croire qu'ils font la révolution sans en payer le prix. Aux urnes, s'ils y vont, ils ne choisissent tout de même pas les alternatives démocratiques et parlementaires qui existent. Ça carmagnole sur le tarmac et ça court au Aldi pour comparer les prix. Les Nuits Debout, ça leur fait croire qu'ils font la démocratie sans en payer le prix. Et la conscience est bonne, oh, oh, oh.

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4 avril 2016

Accord ANFA sur les Actifs Financiers Nets - Les Planches à Billets nationales de l'Eurosystème pour engraisser la bourse

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Signez la pétition "Sanctionner les banques" d'Eva Joly, de Sven Giegold, Députés Européens. D'un côté les banques ont organisé leurs activités autour de l'évasion fiscale et du shadow banking, et d'un autre côté elles lèguent aux États souverains et aux Banques Centrales leurs pertes issues de la spéculation financière et leurs titres pourris, toxiques et irrécouvrables. Jusqu'à la fin 2017, la BCE aura donc créé presque 10000 milliards d'€ ou 72% du PIB européen depuis 2008 dans diverses opérations (Boîte-à-Outils, Bazooka, Grosse Bertha, OMT, LTRO, Emergency Liquidity Assistance...) pour le sauvetage public des banques et pour relancer l'économie. Ces diverses Facilitations Quantitatives (QE - Quantitative Easing) n'ont servi à rien d'autre qu'à relocaliser, consolider et concentrer encore plus les richesses dans le milieu financier qui détruit l'économie et les pays en spéculant financièrement au lieu de les réinjecter dans l'économie réelle. Avec ces Facilitations Quantitatives il est plus juteux depuis 2008 de spéculer que de nourrir des projets économiques. Je vous entretiens depuis 10 ans (mon site a été mis online le 6 juin 2006) de cette question du dévoiement du keynésianisme qui est la seule réponse que nos gouvernants veuillent bien apporter à la Crise des Subprimes qui a été déclarée contre le grand public lors de l'année Lehman 2008. Par mois la BCE rachète sans exiger de contrepartie depuis 6 mois et en principe seulement jusque fin 2017 pour 90 milliards en € de titres pourris aux États et aux investisseurs institutionnels, aux banques et aux assurances, ou aux grands groupes industriels et commerciaux. 93% des activités bancaires de la planète sont réalisés à seul but financier spéculatif avec les produits dérivés de gré à gré OTC comme les CDS/CDO, ces instruments de paris financiers qui représentent 12 fois le PIB mondial ou $ 899940 milliards. L'augmentation de 200000 milliards depuis 2008 est simple à expliquer: les banques sont incitées à prendre encore plus de risques excessifs sachant qu'elles seront sauvées sur fonds publics et par les contribuables. 7% des activités bancaires servent à l’économie réelle selon l'ONG Finance Watch.

(Voir toutes les Sculptures de Mitoraj, Cracovie)

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3 février 2016

dada 2.0 - Effondrement total du Baltic Dry Index et de la Deutsche Bank - Hard landing et Global Meltdown sont imminents

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Le BDI - Baltic Dry Index est écroulé à 290. Il n'a jamais été aussi bas depuis sa création il a 30 ans. Au plus profond de la crise de l'année Lehman 2008 il était tombé à seulement 566. Aujourd'hui, une journée de cargo de 335 mètres ne coûte plus que 5600$. Les matières premières ne sont plus transportées, dans 6 mois les usines ne produiront rien. Hard landing, global meltdown. Vous êtes vous brossé les dents avant d'aller au lit?

La plus grande banque du monde avec une somme bilanaire de 2235 milliards d'€, la Deutsche Bank, a perdu en janvier 2016 plus de 50% de sa valeur boursière (84% depuis 2008) et est retombée à un niveau aussi bas q"il y a 30 ans. Elle ne vaut pas plus que Adidas, soit 21 milliards. La Deutsche Bank, comme les autres banques, était déjà en faillite technique depuis l'année Lehman-2008, tout en ayant une cotation boursière qui s'était très rapidement reprise grâce aux facilitations quantitatives de la Fed', la banque centrale américaine, et grâce à la démultiplication de ses activités de spéculation financière sur les CDS/CDO. La Deutsche Bank n'est qu'une banque de façade qui est la filiale de son propre hedge-fonds DWS qui vit du shadow banking, donc des opérations extra-bilancielles OTC - Over-The-Counter, des CDS/CDO que le législateur, les régulateurs et les Directives Européennes MiFID et MiFID2 ont aménagées spécialement pour "stimuler la circulation des capitaux". Les OTC sont avec le shadow banking le paradis fiscal local et domestique. 4% des opérations de la Deutsche Bank sont des opérations bancaires "traditionnelles", 96% passent par son hedge fonds DWS pour alimenter la spéculation financière sans objet économique et industriel. La Deutsche Bank a encore amplifié depuis 2008 son activité d'investment-banking dans ce cadre du shadow-banking, et n'a jamais relevé pour autant ses fonds propres réglementaires au dessus de 3,3%, contrairement aux accords de Bâle III, qui n'entreront de toute façon en vigueur qu'en 2019... Pour les banques systémiques les fonds propres doivent être de 9%, pour les autres de 7%, mais un kit d'exemptions a aussi été aménagé pour ne rien changer. Dès août 2009 je vous ai exposé la 3ème crise des subprimes qui vont maintenant exploser.

Il y aura en 2019 une décade perdue de plus pour contrôler et règlementer les banques systémiques. L'illusion d'une non-décroissance a été alimentée depuis 2008 par une bulle échoïque boursière uniquement gonflée par les facilitations quantitatives de la BCE et de la Fed', par le dévoiement du keynésianisme et par les multiples plans d'austérité. En 2009, la Conférence Bilderberg avait décidé à Athènes d'orchestrer une "faillite ordonnée" avec le transfert des dettes, des toxiques et des pertes des banques sur les États dits souverains et sur les peuples. Ce n'est pas la "théorie du complot", c'est la lutte des classes. Ces influenceurs vont encore orchestrer une surprise générale à l'heure du hard-landing qu'ils sauront détourner dans des luttes de rues téléguidées au dessus de nos têtes. La déferlante migratoire sur l'Europe est l'un de leurs outils. On se battra sur place au lieu d'invectiver nos députés. Organiser la haine de l'autre sera plus facile que d'initier un débat politique sur un système de société. Comme l'ouvrier a désappris la lutte des classes, il prendra un couteau pour égorger son voisin. Ce sera du concret, loin de tout multimédia et à l'insu des réseaux sociaux.

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Avec un entendement et des yeux normaux on ne parvient plus à s'apercevoir que nous sommes dans une crise majeure
et nous ne savons même plus avoir une intuition pour tenter de la décrire avec des mots et du langage.

Certains vont aller faire la révolution.
Moi je préfère lancer le mouvement que j'appelle dada 2.0

D'autre vont tenter le repli totalitaire et exclure et ravager ceux qui ne leur plaisent pas.
Moi je préfère lancer le mouvement que j'appelle dada 2.0

Dada était né pendant la 1ère guerre mondiale pour tenter de mettre un nouveau langage
sur un monde qui oublie l'homme et pour s'éloigner de la misère, du gaz et du martyre.

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Voilà, ce dernier post sent la cigüe.
Je ne sais pas s'il faut la boire avec un chalumeau
ou si en goutte-à-goutte on peut soigner le glaucome.

 

Le krach boursier de la 2ème semaine de février
dont personne ne parle >>>>

 

 

Il n'y a même plus de déconstruction du langage. Il n'y a plus de langage du tout.
Qui prononcera la clausule? Si ce n'est pas le peuple, il enverra des coups.

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Les dizaines de milliers de milliards de $ et d'€ de cadavres qui soupirent dans les banques et leurs bad-bank se lèveront en une fois et deviendront subitement de la dette, que les Etats dit souverains devront rembourser avec les biens publics en imposant des plans d'austérité d'ampleur inégalée. Les États vont encore plus dépecer les services publics, sociaux, familiaux, hospitaliers, les caisses publiques, les infrastructures pour "sauver" les banques.

Un tel redimensionnement du paysage rythmera un attentat d'Etat en continu devant chaque sonnette et chaque porte d'entrée. 10 ans de bavardage crétin: de la litanie sur "fin de l'histoire" et "retour de la croissance", à la scansion "qu'il n'y a plus de clivage gauche-droite", pour aller tâter de "l'ère post-démocratique", de la "société post-industrielle" et "du capitalisme fossile", et à la fin pour encamisoler un peuple ahuri et immobilisé en lui administrant le TTIP comme dose létale mais pour faire de "la création d'emplois" tout en étant en récession depuis 10 ans à cause de la spéculation financière qui a encore amplifié depuis 2008. Et en cadeau le nouveau "Code du Travail" putschisé par le gouvernement "PS" avec le 49-3. La Lutte des classes se poursuit, par dessus nos têtes et sans nous. Jusqu'à quand?

Mon choix c'est dada 2.0 . Mon site aura 10 ans le 6 juin 2016, j'ai fait mon devoir d'information.
C'est l'heure des bilans. Mais l'ouvrier et le citoyen qui n'ont pas fait depuis 20 ans leur devoir dans les urnes
devront s'en prendre à eux-mêmes parce que les alternatives démocratiques et parlementaires ont toujours existé.
Pour eux ce sera plus confortable de faire péter les abri-bus.
(Photo: Oskar Schlemmer, Le ballet triadique)
 

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8 juillet 2015

Article 122 du Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne: le bail-out de la Grèce n'est pas interdit

cariatides.jpgLe Bail-Out d'un Etat-Membre est-il interdit ?

Depuis le début des "ultimes" négociations avec la Grèce suite au résultat du Référendum du 5 juillet 2015 qui a soutenu le Gouvernement du 1er Ministre grec Alexis Tsipras, des voix s'élèvent avec en tête celle de Wolfgang Schäuble qui crie que "le bail-out d'un pays est interdit". Le sauvetage de la Grèce sera un rachat de sa dette, un abandon de sa dette par ses créanciers. La dette grecque a elle-même été doublée depuis 2008 par la rachat par la Grèce de la dette des banques allemandes et françaises principalement. 80% des aides européennes et du FMI ont permis à ces banques de se rembourser elles-mêmes sur leurs positions à risque qu'elles ont engagées de manière irresponsable. Le sauvetage de la Grèce est une Assistance Financière Communautaire de l'Europe dont les premiers et principaux bénéficiairtes ont été et sont depuis 2008 les banques, les assurances et hedge fonds.

La Presse ne fait pas son travail et ne parle qu'en général de la "Dette de la Grèce" avec en sous-texte une énorme charge de dénonciation face à un Etat présumé incapable et à un peuple supposé irresponsable.

Dès 2010, l'Article 122 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne - TFUE, a élargi  l'Article 125.1 du Traité de Lisbonne qui interdit le rachat de la dette d'un pays membre par les autres pays membres. Avec la nouvelle interprétation du passage sur les "événements extraordinaires" de cet Article 122 qui transforme le Traité de Lisbonne en Traité de Lisbonne 2 sans qu'il ne porte ce nom, il leur est autorisé de renflouer un Etat-Membre. L'Union Européenne dispose du pouvoir juridique de sauver la Grèce.

Wolfgnag Schäuble, Jeroen Dijsselbloem et les membres de l'Euro-Groupe mentent, et il est déplorable que la Presse ne rappelle pas l'existence de cet Article 122 qui est utilisé massivement depuis 2010 avec le MES / FESF. Le FESF - Fonds Européen de Stabilité Financière n'est qu'un SPV - Special Purpose Vehicle -  destiné à simplement monétiser de la dette de ses adhérents de la Zone Euro. LE FESF / MES - Mécanisme Européen de Stabilité, appelé "le parapluie", n'est qu'un fonds de défaisance qui rachète sur le marché primaire ou secondaire tout autant de la dette publique avec des garanties quasi nulles. (Voir les opérations OLTR, Grosse Bertha, Bazooka, OMT à hauteur de € 6700 milliards depuis 2008.)

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3 juillet 2015

I want my Europe back - Rendez-moi mon Europe / La Grèce dit NON à la Troïka et OUI à l'Europe

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"OXI" n'est pas un simple mot en Grèce. Chaque année depuis 1940 la Grèce fête le 28 Octobre " l'Anniversaire du NON ", le "Epétios tou «Ókhi»".
Epétios tou «Ókhi» est un jour férié pendant lequel l'honneur et la dignité nationale sont fêtés et tous les bâtiments pavoisent.
Le 28 ocobre 1940, la Grèce avait dit OXI et rejeté l'Ultimatum de Mussolini de laisser rentrer dans ce pays ses armées.
Suite à ce rejet, les troupes de Mussolini ont déclaré la guerre à la Grèce et ont envahi le pays.
Tous les ans la Grèce fête le NON à toute domination étrangère.
 

europe_et_zeus.jpgLe 1er Ministre Grec, Alexis Tsipras, a appelé à rejeter l'ultimatum de la Troïka par Référendum le 5 juillet 2015. Martin Schulz, SPD et l'actuel Président du Parlement Européen, s'est prononcé officiellement pour un renversement du régime en Grèce. Il saluerait un "gouvernement technique" ou plutôt de technocrates et "espère en finir avec l'ère Syriza". Pour Martin Schulz, 6 mois de gouvernance est une "ère", et à ce choix sémantique se mesure l'arrogance et l'effronterie de Schulz tout autant que son ingérence dans les affaires politiques intérieures d'un Etat. Par tous les moyens les technocrates et les politiciens extérieurs à la Grèce font de l'agit-prop pour leur "Gremain". Putin avait aussi été dérangé en Ukraine par un gouvernement qui ne lui convenait pas et l'avait fait savoir. Mon ton vous semble "extrémiste"? Martin Schulz, Jean Claude Juncker, Mario Draghi, Christine Lagarde au nom des USA, Jeroen Dijsselbloem, Moscovici sont en pourparler avec les députés grecs modérés de Syriza et avec l'opposition pour voir comment un renversement du régime serait possible. On se croirait revenu au 9 XI 1973 au temps de Pinochet où la CIA, les généraux du Pentagone et ICC ont bombardé le Parlement Chilien et renversé Salvatore Allende. Le maréchal Sissi en Egypte ou les dictateurs de certains pays encore sous-développés sur d'autres continents jouissent de plus de considération.

Tsipras a cassé le jouet de ces européens du nord, une certaine idée de l'Europe catallactique et chrématistique de l'illusioniste et banquerouteur Jean Monnet jusqu'au Traité de Lisbonne et aux affairements financiers de l'Europe Providence Bancaire qui a collectivisé massivement les dettes des banques, des assurances et de ce monde financier à cheval sur le principe de la libre-circulation des capitaux. Schulz et les autres "institutions" telle que la Troika se sont donnés les moyens d'implémenter une démocratie à géométrie variable dans les pays de leur choix. Les euros-citoyens ne sont que leur play-mobiles. Les européens argentés font croire qu'après le Référendum grec du 5 juillet 2015 commencera l'AN 1, sans doute même une ère nouvelle d'euros et thanatos où les choses se construisent et se déconstruisent naturellement comme ils l'ont prévu. Mais la balkanisation de l'Euro n'a pas attendu le Référendum du 5 juillet 2015. Comme en novembre 2008, le Sommet de Bruxelles du 8 décembre 2011 avait déjà créé avec ladite "boîte-à-outils" l'euro-lire, l'euro-franc, l'euro-mark... Un euro n'est qu'une mise en abyme des devises nationales et qu'une anastylose systématique de tout nationalisme étatique. Il y a des nationalismes étatiques qui prévalent sur d'autres dans cette Europe restée tribale.  (Photos: la déesse Europe et Zeus)

Quoiqu'il arrive après le Référendum grec du 5 juillet 2015, on ne se parlera plus de la même manière en Europe, mais aussi le reste de la planète ne va plus nous considérer de la même manière. De loin, tout ceci ressemble à un putsch intra-communautaire sur ordonnance. Mais depuis l'année-Lehman 2008 et de manière plus précipitée depuis l'élection de Tsipras à Athènes le 25 janvier 2015, l'Europe s'est crue intelligente à se bavarder d'elle-même, ou tout au moins de ce qu'elle croit avoir réussi à insérer dans les consciences des citoyens européens. Un hard landing est à prévoir et il se fera entendre dans de graves crises politiques ces prochains mois. Quand on s'entête à étouffer ce que l'on identifie comme étant des cafards, on stimule leur prolifération. Syriza, Podemos, Juntos Podemos, les européens sont entrain de redessiner à main levée leur dignité et leur démocratie.

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25 janvier 2015

Grèce: Alexis Tsipras de Syriza va nous enseigner l'Europe des Peuples / Brexit-Irexit contre Grexit

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Sauvons le Grèce ensemble.
Crowdfunding for Greece
Greek Bailout Fund

Avec l'intervention de la Troïka, qui n'a aucune base légale, la dette grecque est passée de 109% à 175% et le peuple grec a été renversé. Vous pouvez lire sur EurActiv ou sur europarl.europa.eu et sur europarltv.europa.eu que le Parlement Européen a dénoncé l'illégitimité démocratique, l'inefficacité et la cécité de la Troïka, mais quand la Troïka avait été assemblée, il fallait pour l'Euro-Groupe sauver à n'importe quel prix les banques, comme décidé à la Conférence Bilderbeg d'Athènes en 2009, et non la Grèce. La Troïka n'est que le pompier en dernier ressort de la libre circulation des capitaux mise en oeuvre par le Traité de Lisbonne et les Directives européennes qui ont dévoyé l'économie réelle. Le puzzle idéologique de la Troïka est composé de la BCE, de la Commission Européenne et du FMI. A cette Troïka s'ajoute l'Euro-Groupe. Dans toute l'Europe nous observons l'intransigeance du miniostre allemand des finances Wolfgang Schäuble et de ces technocrates comme Christine Lagarde (FMI, non élue), Mario Draghi (BCE, non élu), Klaus Regling (FESF, non élu), Jeroen Dijsselbloem (Euro-Groupe, non élu), Juncker (Pdt de la Commission, non-élu). (Photos: Parlement grec, le 18 et le 29 VI 2015)

OXI_Grece_juin_2015.jpgAprès l'année-Lehman 2008, la Grèce a collectivisé les dettes des banques et des spéculateurs. De 2010 à 2012, plus de 77% des crédits octroyés par la Troïka à la Grèce ont servi à rembourser ses principaux créanciers, les hedge fonds, les banques privées européennes et surtout les banques françaises et allemandes qui avaient massivement spéculé sur les produits financiers titrisés adossés sur la dette grecque. Des 23% qui restaient des "enveloppes de sauvetages" de la Grèce et qui auraient dû être affectés au budget de l'Etat, 65% ont servi au paiement des intérêts sur des Bons du Trésor grec, et 35% au budget de la défense grecque pour ne pas annuler les commandes d'armements auprès des fournisseurs français et allemands. La Grèce consacre 4% des dépenses militaires par rapport au PIB, et la France 2,4%. Comme 77% des crédits octroyés par la Troïka ont été versés directement aux assurances et aux banques allemandes et françaises principalement, les Grecs payent pour des prêts qui ne leur ont jamais été versés. Comble du cynisme, 2/3 de ces aides ne sont  même jamais arrivées en Grèce mais directement en France et en Allemagne qui ont spéculé sur la dette grecque. L'intransigeance de Schäuble est donc à vomir.

 De ces 100% des enveloppes de sauvetage pour le Grèce, il ne restait rien pour le peuple grec, son économie, ses services publics. Dès 2012, l'UE et les banques avaient torpillé la Grèce. Pour le sauvetage des banques, leur bail-out, il ne leur a été demandé aucune contrepartie sous forme de règlementation et de contrôle de leurs activités. Par contre tout est demandé au peuple grec et la Troïka exige à présent que la Grèce privatise tous ses biens publics, ses aéroports, ses ports maritimes, ses transports publics, ses hôpitaux, ses écoles, ses îles dans le Dodécanèse, les Cyclades et la Mer Egée. Les caisses des allocations chômage, de retraite, de la Sécurité Sociale, des universités sont vidées pour rembourser la dette. On dirait que la Bruxelles irresponsable pilotée par le Nein de Schäuble veut pousser la Grèce à un putsch ou à une révolution sociale. Que l'Islande vient d'annoncer qu'elle abandonnait sa demande de devenir membre de l'Union Européenne et de l'€, ne sera qu'une petite inversion de bise pour les Communautés, mais que la Grèce s'enfonce, provoquera une implosion du paradigme catallactique de la Libre Circulation et de la Concurrence Libre et Non-faussée qui s'était voulu être l'échine de l'Europe. Ce ne sera qu'un essouflement pour les choéphores de l'Europe qui poursuivront leur scansion européenne jusqu'à l'Ukraine sans n'avoir jamais l'impression de s'époumonner, mais ce sera un effondrement dans les âmes des Européens qui va profondément changer le cours de la Politique et amener une révision de la Démocratie.

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3 novembre 2014

La BCE maquille le nouveau stress-test 2014 des banques en Europe / Blanchiment des faillites en vue du TTIP / TAFTA

MS_Lofoten.jpgSTOP_TTIP.jpgLa BCE, le Régulateur Européen, est depuis l'année Lehman 2008 l'organe européen le plus puissant qui fonctionne sans nous et par-dessus nos têtes dans ce capitalisme fossile. La BCE s'est arrogé une extension de ses compétences sur la gouvernance économique et sociale des pays européens. Dans les statuts, la BCE n'est toujours pas en droit de contraindre les politiques budgétaires et réglementaires, la flexibilisation du travail, les réformes socio-économiques des États européens sur aucune desquelles elle n’a un mandat. La BCE s'est émancipée de ses compétences monétaires initiales restreintes de la stabilité des prix (et du NAIRU, et du carry-trade européen) et impose des politiques strictes d'austérité en altérant de manière très profonde le fonctionnement démocratique des pays européens. A cause du principe de l'Indépendance des banques centrales, la BCE n'est invitée qu'à rendre compte de ses activités que lors d'un "Dialogue monétaire" trimestriel devant la Commission économique et monétaire, dans lequel sont exposées les "mesures d'orientation non-traditionnelles". Le Parlement Européen ni aucun autre organe européen ou national n'est investi d'aucun pouvoir de contrôle a posteriori et ne peut donner d'instruction à la BCE. La légalité de ses actes n'est pas une question existentielle pour Mario Draghi. Dans son discours clôturant l'année 2014 Mario Draghi a dit: "Croyez-vous que nous irions perdre notre temps à discuter de choses qui sont illégales?".

Le 28 août 2009 je vous ai annoncé pour 2014/15 l'éclatement de la 3ème bulle des Subprimes, la bulle des Alt-A ou bulle Obama.

Demain le 4 novembre 2014, la BCE sera dotée d'un nouvel organe de contrôle de 120 établissements systémiques et d'assurbanquiers. Dans ce Mécanisme Unique de Supervision Bancaire il y a confusion d'intérêt. La BCE sera tentée d'infléchir dans cette "Union Bancaire" encore plus immédiatement sa politique monétaire en fonction des gros investisseurs institutionnels dont elle ne pourra de toute façon pas surveiller leur shadow banking qui est hors-bilan. La BCE sera organiquement connectée à la libre circulation des capitaux de cette Europe qui ne se connaît pas d'autres objectifs fondateurs plus centraux. Le principe de la réelle "Indépendance des banques centrales" est encore plus violé. En fait cette Indépendance ne doit être, dans un esprit totalement ordolibéral, qu'une Indépendance par rapport aux pouvoirs publics. De toute manière ce système unique de Règlementation, de Supervision et de liquidation de faillite appelé Résolution, ne sera opérationnel qu'en 2024. D'ici là, la 3ème crise hypothécaire des subprimes, la crise de la bulle spéculative échoïque et la crise des LBO auront tout laminé, vous pouvez préparer le baume après-rasage. Le fonds européen de garantie des dépôts couverts jusqu'à une hauteur de 100.000 € et alimenté par les banques pour parer à une faillite systémique ne sera complètement abondé qu'à partir de 2024. Le stress-test de 2014 n'a rien de sérieux lui non plus.

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