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1 mars 2020

La France récolte son corona détritus qu'elle a semé: Ordonnances, 49-3, Lois Travail, Loi Retraite, CETA, Directive Travailleurs Détachés, etc

La distanciation sociale est imposée aux 99% depuis les années 80'. Personne n'a adopté les gestes barrières, chacun a léché la "main invisible du marché". Chacun se vit dans son immunité collective face à la propagation virale du rejet de l'État et de la destruction du Welfare State. Dans son confinement mental chacun a été avec complicité le patient numéro 1 et a réduit publiquement la dimension de l'humanité à la taille de sa cuiller. Depuis les années 80' la planète est le cluster de l'épidémie de la libéralisation globale et de la libre circulation de tout et de n'importe quoi dans le marché "libre et non-faussé". Suite à une réunion du gouvernement officiellement tenue le 1er mars 2020 sur le Covid-19, Macron n'annonce par surprise rien d'autre que le 49-3 pour confisquer encore plus le pouvoir et vendre les retraites aux blackrocks de la finance globale. Il ne faut pas s'étonner du 49-3, ce truc tellement français qui date de la Vème République de 1958 et qui ne cesse d'effarer l'Europe entière. La France, qui se pavane depuis 62 ans avec ses symptômes évocateurs, méprise la démocratie, l’État de Droit et viole les Garanties Fondamentales de la Convention Européenne des Droits de l'Homme et du Traité Européen tout en donnant des leçons à la Pologne, la Hongrie ou la Turquie. L'isoloir et le confinement sont les revers de la même pièce.

Notre pays récolte son corona détritus qu'il a semé aux élections P&L 2017 alors qu'existait l'alternative parlementaire, démocratique et de Gauche. Et notre pays s'était payé le luxe d'abandonner son sort en donnant à cet ordo-libéral d'extrême-centre et anti-démocratique une "majorité" de 15% puis 18% des électeurs inscrits avec 57% d'abstentions. De toutes façons il y a dans le Projet de Loi Retraite 29 passages en blanc qui seront gérés par 29 Ordonnances. La démocratie à la française, l'état d'urgence permanent depuis 1958. Avec le 49-3 en un seul coup de balai le freluquet de l’Élysée veut faire "gagner" le 1% et son optimisation de l'égoïsme maximal contre les Gens.

Pire, le 26 mai 2019 les électeurs inscrits avaient encore choisi aux Élections Européennes l'extrême resserrement à droite et l'autoritarisme alors que les dégâts des Lois Travail Macron 1 et Macron 2 (rebaptisée El Khomri) de 2016/17 et des Ordonnances Travail Macron-Philippe de 2019 étaient connus de tous. C'est leur Macron, s'ils n'en avaient pas voulu, ça se serait su. Ils se disaient tous "Je-suis-Charlie", mais ils ont voté massivement extrême-droite et extrême-centre au P&L 2017 et le 26 mai 2019. Ils applaudissent tous au balcon à 20 heures le personnel médical, mais ils cautionnent depuis des années l'abandon par l’État des services publics exigé par le TSCG - Pacte européen fiscal et de stabilité, la "Règle d'or" qui a exigé de tuer le Travailleur, de casser le Code du Travail et d'organiser le fracas humain.

La France collabore avec autant de passion avec toutes les violations de l’État de Droit. Et la France s'en fout d'avoir récolté l'année dernière de nombreuses mises en garde de l'ONU, du Parlement Européen, de la Commission de Bruxelles, du Conseil de l'Europe.

La France est co-responsable au Yémen de la plus grande catastrophe humanitaire de l'histoire
et 50% de sa production industrielle sont destinés à l'armement et aux guerres dans le monde.

Les électeurs inscrits s'en foutent des accords de libre-échange TAFTA, CETA, TTIP, JEFTA, etc.

Les électeurs français cautionnent l'esclavagisme des millions de Travailleurs Détachés, le dumping humain et la chasse au chômeur 
en soutenant par pensée, action ou abstention toute inversion de la hiérarchie des normes au profit du rendement financier des marchés.
L'isoloir et le confinement sont les revers de la même pièce.

A la fin de la pandémie comme en 1945 une moitié des gens en France dira "nous ne l'avions pas su",
et l'autre moitié affirmera "avoir été un Résistant de la première heure".
Et tous les électeurs inscrits auront été des héros actifs depuis les années 80' .
La comorbidité de ne nos électeurs inscrits est abyssale.

Avec le confinement de plus d'un mois on a repris conscience que les petites mains, les Travailleurs des usines, des hôpitaux, des supermarchés, de l'agriculture,
sont des économiquement indispensables, et qu'ils sont tous très mal payés. La prime de 1000,- € de Auchan pour chaque salarié est une injure, c'est le tarif pour aller à la mort à notre place.
Le fracas humain orchestré depuis les années 80' a permis à chaque électeur inscrit de sceller en lui le mépris humain, le mépris des Travailleurs qui eux seuls font tourner notre machine mondiale.
Il a fallu que l'homme soit catapulté en arrière vers son unique dimension animale en l'isolant dans sa tanière pour révéler sa dimension grégaire incontournable de sa communauté de vie.
La Terre n'est pas un cluster, elle est une grotte sans porte où l'on apporte plus la mort que la vie depuis les années 80'.

Notre masse d'électeurs n'a pas encore choisi de devenir adulte politiquement,
surfe d'une révolte à l'autre et se fait à chaque fois berner. Puis elle pleure à en perdre des yeux.
Ils ne savent pas qu'ils se révoltent contre les conséquences de leur propre connerie.
Et leur Macron profite de la Loi sur l'état d'urgence du 23 III pour encore plus "assouplir" jusqu'au 30 XII 2020 avec 25 nouvelles Ordonnances ce qu'il reste du Code du Travail qu'il pilonne depuis 4 ans.
Comme pour la Loi sur l'état d'urgence anti-terroriste, cette Loi sur l'état d'urgence sanitaire ne sera plus à la fin de la crise une loi d'exception, mais sera durable en entrant dans le droit commun.
L’État de Droit et la France ne sont pas les faces de la même pièce. Face aux violations de l'État de Droit les gens en France sont inconfinables et le resteront après la décrue épidémique.

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Savez-vous que, selon le FMI, 90% des flux financiers de la planète sont accaparés par la spéculation sur les produits financiers dérivés titrisés? La bulle financière, qui n'a pas cessé de surgonfler depuis l'année-Lehman 2008 avec en Europe les 17.000 milliards de Helikopter Money, de Quantitative Easing - QI, de facilitation quantitative qui ont suivi, pourra tranquillement exploser dans le contexte général de l'effondrement économique dû au confinement imposé par le Covid-19 qui est l'évènement inattendu qui ouvre en catastrophe ce que j'ai appelé le 1er janvier 2020 les soaring-twenties. Ces 17.000 milliards d'€ n'ont pas été réinjectés depuis 2008 dans l'économie réelle mais dans la bulle financière. La deuxième explosion de cette bulle financière était imminente, peut-être sous quelques semaines. Dans la Crise du Covid-19, l'avidité de l'élite globale financière peut être aujourd'hui masquée et la BCE va encore plus l'arroser sans la moindre des exigences de contrepartie comme depuis 2008. En attendant le ruissellement vers la bas de la mort est la démonstration du fracas humain organisée conjointement pas nos électeurs inscrits, nos gouvernements et nos parlements.

La BCE pourra relancer des x-ièmes plans de plusieurs centaines de milliards d'euro, voire de nouveau de milliers de milliards, pour racheter aux banques systémiques, en faillite technique depuis 2008, leurs titres toxiques, pourris et irrécouvrables. La crise du Covid-19 ne s'arrêtera pas à la fin de la pandémie, elle mettra à sac cette privatisation, cette financiarisation et cette globalisation de tout et de n'importe quoi. Savez-vous que 80% des médicaments sont fabriqués en Chine ou en Inde? Depuis l'année-Lehman 2008 ont toujours été prorogés à une date ultérieure toute réforme et tout contrôle du système financier proposés par la BRI - Banque des Règlements Internationaux. La Commission Européenne a tout autant enterré les propositions pour une Directive sur la Réforme de la Structure des Banques et du "too-big-to-fail".

Nous allons assister à une très importante relocalisation vers l'Europe et à un changement des circuits de production.
Tous ces produits et toutes ces pièces détachées transportées depuis la Chine aggravent l'empreinte carbone.
Mon site est en ligne depuis le 06 VI 06, et une concrétisation de mes analyses documentées depuis 15 ans
va prendre forme massivement et l'on verra que ce n'était pas des analyses de "gauchiste".
Les faillites de la Deutsche Bank, de la Société Générale, etc seront avouées.
Les gouvernements et les systèmes politiques exploseront aussi.
Depuis quelques années je parle de fracas humain,
et je passais pour un imbécile.

Les asperges vont dessécher dans les terres malgré leur foi d'atteindre encore une fois le ciel.
Les Gens étaient dans la rue depuis 1 an, ils passent aujourd'hui par les cercueils, et demain ils se lèvent.

Au Auchan du coin c'est, dans ce bal masqué, comme dans un camp de naturistes. Chacun regarde du coin de l'oeil qui a le plus gros.
Le mien est un FFP3 à soupape de chez Leroy Merlin pour poncer les planches.

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L'insulte "tu es un incivique" a déjà supplanté l'insulte "tu es un illibéral".
Toi, comme moi, comme nous tous, serons des êtres nouveaux d'ici très peu de temps.
En tous cas les jeunes, comme par exemple les lycéens et étudiants français qui sont confinés depuis le 13 mars jusqu'au 4 mai au moins,
vont subitement développer en eux une conscience globale et solidaire et devenir enfin des électeurs inscrits qui modifieront de manière durable le cours de la vie politique.
Cette nouvelle conscience sera indélébile pour plusieurs décennies et je me réjouis déjà de voir tous ces petits lutins aller aux urnes. Plus besoin de rêver d'un autre monde, il est à nos portes.

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un commentaire

2 juillet 2019

Depuis le 26 mai 2019 il n'y a pas "la France d'après le 26 mai", mais la France qui marche en harmonie entre son parlêtre et son autoritarisme

Depuis la fin de l'été 2018 j'ai du mal à rester sur ma ligne éditoriale comme depuis le 06 VI 06 au sujet de la financiarisation du projet humain, du dévoiement du keynésianisme, du Dumping Humain, de la bio-diversité et de la brevetabilité du vivant, de l'ethnocide biotechnologique, de l'Europe que l'on nous a volée, des accords de libre échange de nouvelle génération, etc.

Depuis les dernières élections européennes, il n'y a pas de France de l'après 26 mai 2019, il n'y a que la continuité de la France dans son récit épique vers son infamie autoritariste.

Depuis plus de 6 décades j'ai conscience que la France paradoxale se trompe d'existence et adore ricocher d'un mensonge à l'autre en s'inventant à chaque fois de nouveaux genres littéraires après des événements ratés de son histoire pour organiser l'éviction de sa mémoire.

Je suis tombé ce matin sur l'interview d'Emmanuel Todd qu'il avait donnée chez Bourdin suite à l'une de ces Marches cycliques françaises allant à côté de son objet déclaré et dont la France a le secret permanent.
C'est même l'essence de sa culture à prétention universelle, le parlêtre.

La FR pratique depuis plus de 200 ans sa résilience négative destinée à se reconstruire et se reproduire infiniment dans son bavardage de soi et à se croire socialement et universellement acceptable.

Moi-même j'étais très sceptique face à cette Marche de 2015 et je l'avais immédiatement écrit sur mon site.

L'extrême resserrement en ordre à droite que la FR s'autorise sans la moindre des hontes et qu'elle à signifié le 26 mai à la face du monde me conforte dans mon scepticisme quant aux vertus de la France.

(Photo: "Troja" de Leif Borges, 2017)





Lire la suite...

Voici le lien de l'interview d'Emmanuel Todd au sujet de cette Marche de 2015 et un extrait  >>> https://www.les-crises.fr/immanquable-todd-l-optimisme-de-manuel-valls/  >>>

"… C’est çà que j’appelle un flash totalitaire. La France se raconte des histoires sur sa propre tradition politique. C’est-à-dire que, moi je suis historien donc … C’est vrai que la France, c’est l’un des lieux de naissance de la démocratie libérale et d’une démocratie libérale égalitaire. Les deux autres lieux de naissance c’est l’Angleterre et les États-Unis. Mais la France a en elle-même quelque chose dont les États-Unis et l’Angleterre ne sont pas capables, c’est-à-dire la sécrétion de régimes autoritaires et de tendances autoritaires à des moments particuliers. Y eu, y a eu les deux Bonaparte, y a eu le régime de Pétain, çà n’est pas vrai que la tradition française est simplement libérale. Et y’a toujours, dans ce pays la menace que des forces, des zones, des secteurs, prennent le contrôle et entraînent la France vers des formes d’expériences autoritaires."

J’avais moi-même par exemple écrit en 2015 « Nous ne sommes pas des Charlies mais des cuisses de grenouille ».

ou comme ici

Depuis janvier les 7,5 millions de "Je suis Charlie" ont fait pschittt comme je l'avais prévu. Ils ne réclament pas "un Plan Marshall des quartiers" dont il avait été question en janvier. Il faudra aussi bien vérifier à l'avenir pour regarder d'où vient "l'assaillant". On ne pourra sans doute plus dire avec ce soulagement déterminant qu'il "a une double-nationalité", il sera un produit du pays avec l'ADN du pays, et les nouveaux organisateurs de l'ordre auront le même ADN et la même culture. Une guerre civile sera transformée en prêt-à-porter propre sur soi.

et encore ici

En septembre 2015 ce sera Podemos en Espagne, et en France en 2017 on refera le coup du "Front Républicain" et les 7 millions de Charlies auront montré leur vrai visage identitaire. Quelle est la différence entre la Troïka qui impose des "réformes" en Grèce et le gouvernement français qui fait passer la Loi "Macron" en force avec l'Article 49-3 et tout autant sans vote parlementaire? La Loi Macron veut imposer par exemple le Travail du Dimanche et la facilitation des licenciements mais ne s'attaque pas à la criminalité bancaire. Le ministre Macron n'est même pas un élu.

et comme ici

Par un jeu comptable de Mario Draghi la dette grecque avait été maquillée. Cette information était toujours connue de tous, mais il fallait forcer la libre circulation des capitaux. Avez-vous remarqué que depuis deux mois un nouveau débat s'installe à l'image du débat de "La fin de l'histoire" de Hegel, remise en vibrations par Francis Fukuyama en 1989 en s'imaginant que toute dictature étant tombée, la démocratie ne serait plus jugulée. Le nouveau débat rotatif actuel semble ne pas porter de signature de quelconques extincteurs à langage, mais il est tout autant vide. Il s'agit de "L'ère post-démocratique". On voudrait faire croire que la démocratie a tout donné, ou qu'elle est impuissante et qu'il faut passer à autre chose. Il faut reformuler ce débat ainsi: "La fin du citoyen". Si la BCE est depuis 2008 l'organe européen le plus puissant qui agit sans nous et par-dessus nos têtes, c'est que les citoyens ne se sont pas emparés du débat sociétal et ne sont pas allés voter aux élections européennes. Le citoyen, premier responsable, se laisse endolorir par paresse, lâcheté et complaisance par les médias agissant comme médiateurs de la finance. Il faut maintenant nourrir le feu de la parole et, disposant de signifiants communément partagés, les citoyens sauront laisser entendre la démocratie et redemander du sens. La brisure des symétries n'existe pas, en face du citoyen il y a la démocratie, en face de la démocratie il y a le citoyen. Celui qui admet une brisure des symétries accueille la dictature. J'espère que les 4,5 millions de Manifestants sont des Indignés comme nous a rappelé Stéphane Hessel. 4,5 millions de personnes ont manifesté le 11 janvier 2015 pour la Liberté de le Presse. 7 millions de Charlie vendus. 7 millions, ça fait un parti. Un parti pour quoi faire? Manifesteront-ils aussi pour l'Indépendance de la presse? J'ai toujours souffert de ce que la société n'occupe pas les mots. Les mots sont à nous, il faut en parler. Chaque citoyen doit réaliser son voyage au trou du langage pour s'approprier les mots qui lui sont volés, la démocratie fera le reste. Au IIIème millénaire on devient adulte >>>  Occupy the WordS !

Vous pouvez aussi faire >>> Cherchez >>> charlie dans http://www.renovezmaintenant67.eu/index.php?q=Charlie

(Photo: "The Adding" de Leif Borges, 2017)

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23 décembre 2016

Monte dei Paschi, Deutsche Bank, Société Générale, Union Européenne Bancaire et les Primaires de la Gauche - l'Europe Providence Bancaire

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La Lutte des Classes est dépassée puisqu'elle est gagnée. Le PS vit donc tranquille et l'a éradiquée de son discours. Avez-vous entendu parler pendant les primaires de la gauche du contrôle et de la régulation des systèmes financiers? On fait comme si l'on était sorti de la crise commencée lors de l'année Lehman-2008. Le final blow-off se fait trop attendre depuis l'année-Lehman 2008 et pourtant comme une cuisse de grenouille sur une paillasse, le monde continue à battre tant qu'il est branché aux électrodes des facilitations quantitatives, elles toujours entièrement détournées dans la spéculation financière comme avant 2008. Nous ne sommes pas des charlies mais des cuisses de grenouille. A l'issue d'un conseil des ministres, le gouvernement italien a approuvé un décret instaurant un plan de secours pour les banques en difficulté, et la Monte dei Paschi en premier lieu, via un fonds de 20 milliards d'euros alimenté par une augmentation de la dette publique et validé mercredi par le parlement.

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Citizens' Dashboard
of Finance

 

 

 

L’Union Bancaire Européenne, le Mécanisme de Surveillance Unique (MSU) et le Mécanisme de Résolution Unique (MRU) pour les banques européennes tels qu’ils ont été décidés le 15 avril 2014 ne fonctionnent pas et ne permettent toujours pas de renforcer la résilience des banques. Les Fonds Propres Réglementaires des banques sont encore bien trop bas pour les banques systémiques comme pour les autres banques. Ces Fonds propres réglementaires auraient dû être destinés à éponger leurs pertes. Le renflouement public de la banques italienne Monte dei Paschi démontre que le lobby financier continue à surfer d’une victoire à l’autre dans sa Lutte des Classes qu’elle a gagnée après l’année Lehman-2008 et ladite Crise des Subprimes. L’Italie, les États européens ou l’Europe avec son bras financier la BCE, prétendument « indépendante » mais de quoi au juste ?, poursuivent sans discontinuité depuis 2008 le rachat des dettes pourries, toxiques et irrécouvrables des banques directement ou sur le marché secondaire. Ce sont des nationalisations des pertes et des nationalisations directes. Ces QE - les Quantitatives Easing / facilitations quantitatives de la BCE, sont sur le dos des contribuables un abonnement décennal au blanchiment des dettes et des faillites des banques-poubelles et des investisseurs institutionnels. La BCE n'est plus qu'un club privé de défaisance.

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A la fin de l'année 2016, la BCE a offert ainsi gratuitement depuis 2008 environ 17.000 milliards d'€ aux banques. Le PIB européen est de 14.000 milliards. Les crédits pourris avoués des banques italiennes s'élèvent à 360 milliards d'€. C'est la 3ème fois que l’État italien organise un bail-out de la Monte dei Paschi depuis 2009. Elle fait partie des 130 banques systémiques européennes surveillées dans le stress-test établi par l'Union Bancaire Européenne qui est accolée à la BCE de Frankfurt. Il est étonnant que l'on ne puisse connaitre le montant ou tout au moins un ordre de grandeur des cadavres de toutes les banques en Europe qui attendent dans leur comptabilité et dans leurs bad banks. De tels chiffres si nécessaires à l'exploration de l'information ne sont pas accessibles. Ceci est donc fondamental pour définir toute politique et informer le citoyen qui doit se prononcer sur un modèle de société et non pas sur l'arc de courbure des concombres. Ce n'est pas tout. Depuis 2008 le montant des produits financiers dérivés tels que les CDS / CDO, inventés par la Goldman Sachs, a continué d’exploser avec un taux de 20% pour ces deux dernières années alors que c’est par eux que le système financier mondial s’est écroulé en 2008 sans jamais se relever. Cette réaccélération de la titrisation n'a pas permis d'amplifier la vente de crédits aux PME qui vivent, elles, dans l'économie réelle pour réaliser des projets économiques et écologiques créateurs d'emplois. Et boums! Les banques n'ont pas joué le jeu et détournent à leur unique profit dans leurs propres exercices de trésorerie et dans de la spéculation financière toutes les liquidités qui leurs sont offertes depuis 2008 par les États, les banques centrales et la BCE. L'Islande a mis ses banksters en prison. Il est étonnant que la justice américaine impose des milliards de $ d'amende à toutes les banques criminelles de la planète, mais que dans l'Union Européenne nos banques poursuivent leur entreprise de démolition. Existe-t-il au moins une Cour de justice compétente pour les banques?

Seuls les rachats massifs des dettes pourries permettent de donner l’illusion que les banques vont mieux ou qu’elles réussissent les stress-tests organisés périodiquement comme des téléthons par l'Union Bancaire Européenne pour amuser les populations et faire saliver les décideurs privés ou politiques. La BCE continue à racheter à hauteur de € 80 milliards par mois les cadavres bancaires et ceux des groupes industriels et des "grands comptes" jusqu’à la fin de l’année 2017 qui n’est pas non plus envisagée comme une date butoir. Avec ces liquidités gratuites les systèmes financiers et spéculatifs continuent à amplifier leurs activités spéculatives criminelles et de déprédation des économies nationales. La Monte dei Paschi, ou la Deutsche Bank, sont toujours en faillite technique et dès le premier test en grandeur nature l’Union Bancaire Européenne a échoué. Cette Union Bancaire Européenne a été édifiée pour que les actionnaires et les créanciers interviennent en premier lieu quand une banque s’effondre dans une crise de laquelle elle ne peut plus s’échapper par ses propres moyens comme avec une augmentation du capital ou avec un renflouement privé (bail-in) de ses dettes. Toutes les banques ont une somme de cadavres irrécouvrables dans leur comptabilité ou dans leur bad-bank qui dépasse de très loin leur Fonds Propres Réglementaires, l'exigence minimale de fonds propres et passifs exigibles. Quand elles sont abandonnées en plus par la bourse elles sont en réalité en faillite technique comme la Deutsche Bank ou le Crédit Suisse. Jusqu'à présent les injections directes faites par les banques centrales, la Fed' ou la BCE, ont créé une euphorie boursière qui a fait imaginer un effet positif collatéral sur les banques, tant que leur valeur boursière ne s'effondre pas complètement comme pour la Deutsche Bank ou la Monte dei Paschi. Aucune banque ne peut se redresser sans la maquillage de sa comptabilité, sans la création de sa bad-bank ou sans la magie du renflouement public et de la planche à billets, etc. Toutes ces dissimulations de faillites et tout ce dévoiement du keynésianisme seront et sont déjà gravement payés par les populations, les contribuables, les États et les économies nationales. Il devient chic dans le parler actuel de dire par exemple que "La France doit réduire la taille de l’État-Providence". Et les électeurs - qui ne veulent pas d'expérience - l'acceptent avec complicité, se sentant pousser des ailes de la responsabilité citoyenne au lieu de déchirer cette tunique de l'infamie qui leur est collée dessus au profit des spéculateurs. Les électeurs sont co-responsables et ne seront pas soustraits, un jour ou l'autre, de leur rôle actif dans la démolition organisée de leur propre espace vital. Ils lèguent cette multiplication mortelle à leurs enfants comme la couche d'ozone.

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Il est encore plus étonnant que ce Mécanisme de Surveillance Unique bancaire et le Mécanisme de Résolution Unique, et l'Union Bancaire Européenne soient un service dépendant de la BCE. La BCE est donc le superviseur prudentiel central avec à sa tête Mario Draghi, Directeur de la BCE et ancien Directeur Europe de la Goldman Sachs. L'ancien Président de la Commission Européenne, Manuel Barroso vient d'être embauché par la Goldman Sachs. Il n’y a donc rien d’étonnant à l'échec inaugural de l’Union Bancaire Européenne qui n'a même pas tenté d'intervenir pour la Monte dei Paschi.

Les Recommandations de Bâle III de la Banque des Règlements Internationaux / Bank of International Settlements qui prévoyaient une augmentation des Fonds Propres Réglementaires jusqu’à 9 % pour les banques systémiques ne sont jamais entrées en vigueur. Elles entreraient en vigueur en janvier 2019 aux dernières nouvelles, alors que leurs nécessités ont été annoncées dès 2008. Cette décade perdue n’émeut personne et surtout pas les décideurs politiques. La Deutsche Bank n’atteint toujours pas les 4% et sa valeur boursière n’a jamais été aussi basse que depuis 150 ans et est inférieure à celle d’Adidas. La création du premier cercle de ministres du nouveau président américain Donald Trump envoie aux systèmes financiers le message que toutes les réglementations, régulations et tous les contrôles des systèmes financiers sont à oublier maintenant. Les 17 ministres américains nommés jusqu’à présent sont aussi riches que 109 millions d’américains. La bourse et les cotations des banques ne s’y sont pas trompés et le Dow Jones va dépasser la cote de 20.000 dans sa folle bulle échoïque qui est devenue une bulle politique. On passe juste de la Bulle Obama à la Bulle Trump. Pour la bulle Obama elle est immobilière.

La gouvernance de cette Union Bancaire européenne pose justement un problème démocratique car elle est confiée à la BCE qui n'a rien de démocratique et qui n'a pas été conçue dans cet esprit. Le Comité de surveillance de l'Union Bancaire Européenne travaille à l'intérieur de la BCE et est doté de pouvoirs de supervision, de contrôle direct et de sanction des banques, ainsi que des pouvoirs règlementaires quasi-législatifs. Certains eurodéputés ont un droit de regard confidentiel sur son action, mais les élus au niveau européen ou national n’ont aucun pouvoir de contrôle contraignant sur ce Comité de surveillance. Le "modèle européen" de la libre circulation des biens, des services et des capitaux est indéracinablement au sommet de la hiérarchie des normes en Europe. Il n’est donc pas étonnant que du côté européen non plus un assainissement des banques ne veuille être réalisé et que l’Union Bancaire Européenne ait échoué dès son premier test qui aurait dû avoir lieu avec la Monte dei Paschi. L'Union Bancaire Européenne n'a pas échoué, elle n'a rien tenté du tout dans le cadre de son Mécanisme Unique de Résolution. Dès le début il était clair qu’elle serait vouée à l’échec et qu’il serait impossible de faire payer les créanciers de ces banques. Parmi les créanciers il y a aussi de simples épargnants qui ne veulent jamais courir de risque mais qui veulent juste ranger leurs économies. Aucun pouvoir politique ne voudra laisser égorger ces créanciers. Donc l’État Providence Bancaire et l’Europe Providence Bancaire vont continuer à soutenir ces systèmes bancaires qui auront définitivement la totale liberté d’agir et de dicter leurs Lois aux États avec l’introduction du CETA / TTIP, l’accord de libre échange qui n’est qu’un accord de garantie de liberté universelle de l’investisseur.

L’Union Bancaire Européenne n’était qu’une farce ou un miroir aux alouettes en direction des citoyens qui ne pensent que d’aller au Aldi pour comparer les prix. C’est d’ailleurs pourquoi les partis politiques s’évincent volontairement et manifestement devant des marionnettes qui vont agiter quelques positions multimédiales au lieu de définir une politique de parti clairement définie pour corriger les systèmes bancaires par exemple. L’Union Bancaire Européenne, Bâle III, le contrôle et la réglementation des banques, l’éclatement des banques universelles ne seront toujours pas des thèmes de campagnes politiques, pas non plus pour les élections présidentielles en France pour mai 2017. Les populations vont courir hors de leurs maisons pour choisir des têtes lors de primaires et pour brouiller et tamponner la conscience politique publique dans des mouvements de foule. Je n’ai donc pas une plus haute opinion de ces Primaires qui sont une aubaine pour les partis qui ont démissionné de leur travail d’analyse et de proposition. Les primaires ne sont donc surtout pas, comme on voudrait le faire croire, un congrès externalisé des partis politiques, mais sont le vêlage d’une marionnette qui va plaire en fonction du prix de la baguette.

L’Union Bancaire Européenne avait donc pris les devants face aux décideurs politiques, car elle ne devait que cacher que ceux-ci n’étaient pas à la hauteur de leur fonction et qu’ils ne pouvaient ni ne voulaient s’imposer et s’opposer devant les lobbies financiers. Les Fonds Propres Réglementaires actuels ne reflètent non seulement toujours pas les Recommandations de Bâle III de la BRI / BIS - qui reste un club privé - mais en plus n’ont quasiment pas augmenté depuis l’année Lehman-2008 et ladite Crise des Subprimes. C’est pourquoi on fait courir le bruit sourd que les créanciers aussi vont devoir renflouer les banques en perdant leurs avoirs, si une banque devait faire faillite, pour excuser par avance l’État Providence Bancaire et l’Europe Providence bancaire qui vont le faire à leur place mais sur le dos du contribuable dans une mutualisation publique des dettes des banques. Un épargnant spolié est plus facilement identifiable qu'un habitant fiscalisé. L'épargnant spolié aurait conscience de son état et saurait le faire entendre. Un habitant fiscalisé ne saura que geindre et remplacer sa frustration en donnant sa voix aux populistes, histoire de montrer qu'il en a.

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Il n’est pas non plus étonnant que les lobbies financiers - qui sont même directement intégrés au gouvernement Trump avec la Goldman Sachs ou en Europe avec Mario Draghi à la BCE - font tout pour proroger d’année en année la mise en œuvre des Recommandations de Bâle III et de maintenir les Fonds Propres Réglementaires aussi bas que possible. Les lobbies financiers perçoivent devant eux une relation de cause à effet qu’ils veulent tuer dans l’œuf. Une augmentation des Fonds Propres Réglementaires signifie une augmentation du capital avec plus d’actions qui imposera une augmentation des dividendes à verser. Mais alors il resterait moins d’argent à reverser sous forme de salaire et de boni aux top-managers. Avec leurs bad-bank et leurs « actifs cantonnés » comme pour la Société Générale, les banques ne font aucun bénéfice depuis 2008 d’un point de vue comptable.
 

Cette situation létale des banques se laisse vérifier partout en Europe. C’est pourquoi même le cours de la Deutsche Bank, la plus grande banque du monde du point de vue de sa somme bilanaire, a subitement augmenté suite à l’annonce que l’État italien va nationaliser la Monte dei Paschi. Dans un avenir proche l’État fédéral allemand va aussi « entrer » dans le capital de la Deutsche Bank. Tous ces moyens offerts gratuitement aux banques depuis 2008 ne sont pas versés dans l’économie et appauvrissent d’autant les États, leurs devoirs régaliens, les services publics. C’est pourquoi, l’Allemagne exportatrice qui « va bien » officiellement depuis 2008, pense à privatiser par exemple son réseau autoroutier… En France, il n'y a pas de reprise économique depuis 2008. (Photos: ma 2ème conquête du Cap Nord à vélo)

Suivons donc la campagne pour les Présidentielles en France de près et allons aux urnes faire notre devoir. Il existe toujours des alternatives politiques et parlementaires et qui respectent notre État de Droit. Mes les citoyens ne veulent pas "faire d'expérience" et ne veulent pas sortir des sentiers battus. Ils ne veulent pas non plus se rendre compte que sur leur dos et par-dessus leur tête est réalisée la plus grande expérience fiscale et monétaire de toute l'histoire européenne et qu'ils sont battus par la planche à billets et la Lutte de la Classe financière dans cette Europe Providence Bancaire. Dans le cadre de cette expérience fiscale et monétaire nous assistons aussi à une nouvelle création de dette publique qui constitue aussi au niveau planétaire le plus grand transfert de la dette privée vers la dette publique de toute l’histoire de l’humanité. Mais l'électeur, lui, ne veut surtout pas faire d'expérience.

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L'Union Bancaire Européenne est morte avant d'avoir existé. Contrairement à l’ambition affichée d’un mécanisme de résolution unique, le manque d’harmonisation des lois nationales gouvernant la mise en œuvre des instruments de résolution et la forte discrétion laissée aux autorités de résolution laissent la porte ouverte à un traitement différencié ou discriminatoire des créanciers et des déposants des banques de l’Union Bancaire Européenne. Chaque Pays de l'Euro-Zone et de l'UE, mais aussi chaque banque, peut toujours interpréter à sa manière les critères et le moment où une banque entre dans sa phase de résolution, c'est à dire de liquidation. Malgré un mécanisme de résolution qui se veut unique, il y a des distorsions dans l’application des règles entre les états membres. Malgré un système voulu unique il y a des interprétations qui semblent inconciliables entre le point d'entrée unique pour la holding de la banque ou la tête du groupe de la banque ou pour les points d'entrée multiples pour toutes les entités du groupe au travers desquels le bail-in, la liquidation ou le redressement d'une banque universelle devraient se réaliser. L'Union Bancaire Européenne a donc été défaillante à tous les niveaux de la supervision qu'elle avait dû mener et des recommandations qu'elle avait dû faire. Il est d'ailleurs très intéressant de suivre actuellement les presses allemandes, anglaises et françaises qui soulignent justement, pas seulement à cause d'une interprétation purement nationale, de manière "ahurissante" cette distorsion de l'interprétation même de la situation dans laquelle se trouve la Monte dei Paschi. Pour certains journalistes du Frankfurter Allgemeine Zeitung (centre droit de Francfort) la Monte dei Paschi n'a pas encore épuisé toute la panoplie des instruments de bail-in et n'est donc pas encore en situation de faillite, et dans la même journée pour les journalistes de la Tageszeitung (alternative gauche verte de Berlin) la faillite inévitable de cette banque et l'échec de l'Union Bancaire Européenne sont avérés. L'Italie n'a pas attendu et a dû lancer la procédure de nationalisation de la Monte dei Paschi avec rachat des dettes pourries qui ne seront plus jamais recouvrables. L'Allemagne qui avait racheté et liquidé en 2009 pour 700 milliards d'€ la holding de la Hypo Real Estate, le deuxième institut de crédit hypothécaire européen, a donc déjà acquis une grande expérience quand il s'agira de redresser la Deutsche Bank.

Voici ci-dessous un résumé du Wikipédia au sujet de l'Union Bancaire Européenne et vous comprendrez que l'Italie est de suite passée à l'étape 5 sans attendre un avis de l'Union Européenne Bancaire qui ne serait de toute manière jamais venu. C'est aussi normal que l'Union Européenne Bancaire ne soit pas intervenue, parce qu'au moins toutes les 129 autres banques systémiques en Europe sont dans la même situation de pré-faillite ou de faillite technique. Par laquelle de ces 130 banques systémiques devrait-elle commencer? Dans le cimetière les morts jouissent sans entrave d'une solidarité exemplaire. Mais les banques ne veulent pas avouer qu'elles ne sont plus que des zombies et l'Union Européenne Bancaire peut jouir de son sommeil qui lui semble éternel jusqu'à son prochain stress-test qui égayera ses psaumes pendant un petit mois. L'Italie, comme les autres États-Membres de la Zone-Euro ou de l'UE, n'agit qu'en fonction de ses intérêts nationaux pour éviter un effondrement immédiat et flagrant de son système financier. Ceci équivaut à dire qu'il existe un euro-lire, un euro-franc, un euro-mark... et même un sterling-euro. Après 2008, les banques d'Italie, de Grèce, d'Espagne et du Portugal ont été mises sous perfusion une première fois par les États concernés et massivement par la BCE... mais juste pour qu'elles puissent commencer à rembourser massivement les banques françaises et allemandes. Mais toutes ces facilitations quantitatives ne suffisent jamais à aucune région d'Europe et à chaque fois sont révélés de nouveaux charniers de dettes toxiques, pourries et irrécouvrables.

Le 28 novembre 2008 j'avais déjà inventé cette expression de l'euro-lire, de l'euro-franc, etc et je vous invite à relire ici un extrait de mon post d'à lors >>> J'ai été apparemment le seul sur le Web, et je n'ai pas lu ceci non plus dans les médias, que le "Plan Européen de Sauvetage" décliné nationalement avec la "Boîte à outils" dans chaque Pays européen était un déni d'Europe, une violation du Traité de Lisbonne et des Directives européennes, et même de l'OMC. Je ne me suis pas offusqué de dérogations à tout ceci, qui s'appellent en Grande-Bretagne "opting-out" conformément à la terminologie officielle des communautés européennes. J'ai aussi écrit récemment sur mon site, et je reste aussi le seul avec cette idée, que ce Plan européen venait de réinventer les devises, le euro-franc, le euro-mark et même le sterling-euro en créant des situations inégales au niveau financier et bancaire en Europe avec des zones plus ou moins nationalisées de banques, avec des rachats plus ou moins étendus des créances toxiques, avec des zones plus ou moins "relancées" économiquement, le tout avec cette orchestration cacophonique des cette "Boîte à Outils du Plan de Sauvetage européen". L'Europe est ainsi divisée en sanctuaires nationaux bancaires et économiques qui permettent aux capitaux d'aller là où ils sont le mieux en sécurité d'État dans un des plus purs rapports de concurrence déloyale libre et non faussée. <<< Le 24 décembre 2016, je suis absolument estomaqué de ma clairvoyance d'il y a 8 ans. Venons en maintenant au texte de Wikipédia. >>>

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"L’Union bancaire désigne dans l'Union européenne un processus européen de surveillance et de gestion des faillites éventuelles des 130 plus grands établissements bancaires. Sa création, liée aux enseignements de la crise de la zone euro, est regardée parfois comme la plus grande étape vers un fédéralisme européen depuis la création de l'euro. Le 15 avril 2014, le Parlement adopte l'union bancaire.

Procédure

  1. La Banque Centrale Européenne qui supervise les 130 grandes banques européennes à compter de novembre 2014 doit engager une procédure en cas de détérioration grave de la situation d'une banque.
  2. Le Conseil de résolution composé de fonctionnaires et de représentants des États doit préparer des mesures de résolution du problème depuis le 1er janvier 2016.
  3. Les actionnaires, les créanciers et les déposants devront participer au sauvetage. Il convient de préciser que les dépôts de moins de 100 000 € peuvent eux aussi être mis à contribution.
  4. Si l'action des actionnaires et des déposants ne suffit pas, le fonds de résolution entre en jeu. Toutefois, lorsque l'effort demandé dépasse les 5 milliards d'euros, les autorités nationales de tous les pays de l'Europe doivent participer au vote. Il s'agit d'éviter que certains pays soient trop sollicités.
  5. Si le fonds de résolution ne suffit pas à régler le problème, c'est aux pays européens et en premier lieu au pays de la banque en difficulté d'intervenir."
     

<<< Fin de la citation du Wikipédia.

Conclusion: L'Union Bancaire Européenne créée en 2014 prévoit un fonds de résolution, une assurance contre les défaillances des banques. Mais l'Union Bancaire Européenne prévoit aussi que ce fonds ne sera vraiment abondé et opérationnel qu'en... 2024, soit 16 années après l'Année-Lehman 2008 et la Crise des Subprimes. Qu'est ce que l'on attend pour assainir le système bancaire et financier? Réponse: "la destruction par les marchés". Ce sont les termes exacts de ce qui a été décidé en 2009 à Athènes à la Conférence Bilderberg par les grands argentiers de ce monde et par ceux... qui les comprennent. (Allez donc voir la liste des participants!)

 

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La dette publiques des USA est passée de $ 10.000 milliards en 2008 à $ 21.000 en 2017 alors que le PIB est de $ 18.850 milliards en 2017.
La dette des entreprises non-financières américaines est passée de $ 9500 milliards en 2000 à $ 16.700 en 2017 alors qu'il n'y a pas eu de croissance économique et que le taux d'% directeur a été de 0% ou négatif.
La dette des ménages est restée à $ 12.500 milliards depuis 2008 alors que le tx d'% était de 0% ou presque.
Une augmentation du taux d'intérêt américain, ou le retour à une valeur au-dessus de 0%
va révéler et amplifier cette situation catastrophique dans laquelle se trouvent les USA.
Ceci entrainera les USA dans une situation de banqueroute d’État et une faillite privée.
Depuis les dernières élections présidentielles les USA évoquent un défaut de paiement ou défaut souverain.
Les Bons du Trésor américains sont le cœur de la finance mondiale car ils ont encore aujourd'hui la réputation d'être le safe haven.

Cette réputation de safe haven des Bons du Trésor des USA est totalement volée depuis au moins 2 décennies et ne repose que sur la puissance militaire américaine
qui est aujourd'hui stratégiquement et politiquement supplantée par les puissances chinoises et russes et par le désengagement voulu par l'actuel président des USA.

Occupy the WordS / I want my Europe back >>> Partager

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21 novembre 2015

Pas de Reprise Economique / Chute Historique du Baltic Dry Index - BDI, 10 ans de Récession

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Initiative Européenne
Accord sur le Droit des Investisseurs
contre le Droit des Peuples

 

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Evolution du BDI de 2010 au 27 janvier 2016
Avant la crise de l'année Lehman-2008 il était à 11783.
Une journée d'un cargo de 335 mètres ne coûte plus que 5600$

 

Il est plus facile de voir et de s'avouer que l'Europe de Schengen est morte, car l'arrivée massive des migrants nous a isolés dans notre peur animale, contre laquelle nous n'avons pas le besoin de répondre par la réflexion. Des hurlements suffisent. L'Europe s'est prise pour un estomac sans paroi. Il n'est toujours pas facile de voir depuis 2008 et de s'avouer que le projet européen de la libre circulation des capitaux, des biens et des services sans organisation sociale, politique, fiscale et économique est mort, car le glissement massif vers la dérégulation, la pauvreté et l'affaiblissement de l'Etat ne fait appel ni à une peur animale, ni à une peur intellectuelle, idéologique ou raisonnée, mais fait appel à des bricolages réguliers avec la Facilitation Quantitative qui permettent de proroger l'effondrement total, le hard landing, et le chamboulement rehausseur, déviant ou dérivatif qui engage une reconnexion des éléments éparpillés de la société. L’excipient actuel de la France face à cette croissance appauvrissante est de chanter "aux armes citoyens" pour toujours abreuver des imaginaires sillons. C'est plus aisé, pratique et élégant d'égorger que de se corriger. Et pourtant l'Europe est un modèle qui invite par les bricolages des Directives ces cohortes étrangères de financiers faire la loi dans nos foyers et devenir maîtres de nos destinées. L'avantage du bricolage, du muddling through (en alsacien faire du pfüsch) est qu'il est un outil technique qui permet de raconter que ceux qui ne sont pas d'accord avec lui "sont incapables de se réformer et de sortir de leur idéologie". Nous sommes en récession depuis l'année-Lehman 2008.

Même au plus profond de la crise des subprimes de 2008, le BDI n'est pas descendu en dessous de 566.

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BDI  -  Baltic Dry Index du 10 février 2016
Fret des matières premières sèches et des commodités.
Le BDI est si bas qu'il n'est plus rentable pour les cargos de naviguer.
D'ici quelques temps ils resteront à quai pour gonfler le ghost fleet avant le hard landing
 

Le BDI est à 290 le 10 février 2016. Avec un indice de 498 points le Baltic Dry Index est passé le 21 novembre 2015 sous la barre des 500 et n'a jamais été aussi bas depuis 30 ans. Le BDI a perdu 62,39% en un an. L'exportation avec la Chine est pour la premère fois en baisse depuis 18 ans et s'est effondrée à un pire niveau jamais atteint. Les exportations chinoises depuis l'Afrique ont chuté de 43% en un an. On peut affirmer que la Chine a ralenti dans une même proportion sa production de biens manufacturés. Le BDI, le CCFI, le SCFI se sont effondrés à un pire niveau jamais atteint alors que la gigantesque baisse du prix du pétrole aurait pu inciter les armateurs à promener de la marchandise même avec des soutes à moitié pleines.

Avant ladite crise de "2008", le BDI était à 11783. Le BDI n'est pas un indice spéculatif mais un taux d'affrètement global qui ne résulte que de l'offre et de la demande du service de fret maritime intercontinental des matières premières sèches et des commodités sur les 26 grandes routes maritimes autour de la planète. Le BDI indique 6 mois à l'avance avec la circulation des commodités semi-finies et des matières premières et depuis 2008 l'évolution de la récession des produits finis industrialisés. Il annonce donc le futur niveau du PIB. Depuis 2008 le BDI évolue sur une pente baissière grave et régulière.

 

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SCFI  -  Fret des produits manufacturés avec la Chine
400 au 24 mars 2016

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CCFI  -  Fret des produits manufacturés avec la Chine
632 au 29 avril 2016

(Graphique à gauche: BDI - Baltic Dry Index  |  Graphiques à droite: CCFI - China Containerized Freight Index et SCFI - Shanghai Containerized Freight Index)       Pour en apprendre plus sur le BDI je vous invite à suivre ce lien ou sur l'un des mes articles moins récents. Entre 2008 et 2012 le "sauvetage / bail-out" des banques a coûté 37% du PIB européen au contribuable ou € 4500 milliards plus 1000 milliards avec les opération OLTR "Bazooka" et "Grosse Bertha" et de janvier 2015 à septembre 2016 plus 1200 milliards avec les opérations OMT. Les 6700 milliards d'€ créés sur la planche à billets de la BCE - Banque Centrale Européenne ne servent toujours pas à créer une relance économique mais continuent à alimenter la spéculatiuon financière, à collectiviser les produits toxiques des banques, des assurances et des investisseurs financiers. La politique économicide de la BCE crée avec cet helicopter money un transfert massif des richesses vers les investisseurs financiers, les détenteurs d'actions et d'obligation parallèlement à un appauvrissement des masses et des Etats. L'Europe et la BCE organisent une transfiltration des richesses du bas vers le haut. La BCE a été instituée par la Traité de Lisbonne qui a instauré l'€ de l'Europe Providence Bancaire du communisme sélectif monétaire. La responsabilité de ce dévoiement des forces économiques revient aux hommes politiques qui sont mis en place par des euro-citoyens qui ne vont pas voter aux élections législatives européennes. Et mutés en euro-sceptiques ces euro-citoyens se permettent en plus de jouer le rôle du citoyen meurtri, du citoyen bafoué.

Lire la suite...

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                            Malevitch, Suprématisme 1915
 

Un vote important a eu lieu le vendredi 4 décembre 2015 à l’Assemblée nationale, dans le cadre du projet de loi de finances rectificative. Les députés se sont prononcés sur un amendement qui introduit un reporting public pays par pays pour les entreprises multinationales. Il s’agissait de rendre public un certain nombre d’informations sur les activités des multinationales dans les différents pays où elles opèrent: chiffre d’affaire, effectifs employés, masse salariale, profits réalisés, montant des impôts payés ou pas, etc. Le Gouvernement français, PS, farouchement opposé à cet amendement et soumis aux lobbies financiers, n'a pas pu obtenir cette fois-ci une majorité contre cet amendement malgré tout le travail des libéraux du gouvernement, dont le 1er Ministre Valls et le technocrate non-élu Macron. Le Sénat doit se prononcer dans une semaine. Et bien comme tout le monde pouvait se l'imaginer, le Parlement, soumis au Gouvernement Vals/Macron et aux lobbies financiers, vient lui-même de se dédire et de voter définitivement contre l'amendement du "reporting public" le 16 décembre 2015. Rien n'a été compris du message envoyé lors des élections régionales. "La guerre civile" comme dit le 1er Ministre? Elle viendra mais c'est du côté du PS qu'elle arrivera et une telle inspiration sémantique ne peut émaner que de quelqu'un qui la prépare.

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Quantitative Easing should be used
in a way that helps everyday people
and contributes to a sustainable recovery
 

Mais personne n'avait même pas effleuré l'idée que dans ce reporting public doit aussi figurer le montant des toxiques rachetés massivement par la BCE à leur valeur nominale alors qu'ils ne valent plus rien et qu'ils sont issus de la spéculation financière de ces investisseurs institutionnels. Un investisseur institutionnel qui jouit régulièrement depuis 2008 de bail-out se trouve dans une situation de distorsion comptable, de maquillage de bilan et d'envasement fiscal. Une banque, une assurance, un investisseur institutionnel qui évacue ses toxiques vers la BCE est aussi trouble que de la vase, et l'aspect qu'elle ou il devrait avoir au niveau économique, comptable, financier, managérial n'est qu'un architectone qui s'impose et se pérennise comme un fondement idéologique sans connexion avec le réel. Le reporting public des grandes entreprises devrait révéler que ces architectones sont bercés par l'illusion suprématiste de la concurrence libre non faussée et de la pure information parfaite qui sont l'échine cardinale de l'Europe. L'Allemagne de l'Est s'était effondrée après que le pays entier avait constaté et s'était avoué que l'illusion suprématiste du "socialisme réellement existant" n'était qu'un architectone qui avait mené le pays à la faillite et à la banqueroute d'Etat. L'entreprise, comme l'Etat, s'est réduite à un stade d'architectone, de proto-entreprise qui a oublié qu'elle doit être entreprise parce plus aucun programme ne lui est imparti et parce qu'elle n'est plus habitée.

Cet envasement fiscal initié par les Quantitative Easings, les facilitations quantitatives, qui n'excèdent pas les frontières de la Zone-Euro (plus la Grande-Bretagne qui en profite aussi, mais on ne le dit pas) transforme le pays comme la France ou comme tout État-Membre de l'EU en paradis fiscal et financier au même titre criminel que celui des paradis fiscaux des lagons bleus. Il arrivera un moment où le pays tout entier constatera et s'avouera qu'il s'est éconduit lui-même et qu'il a abusé de lui-même. Mais les petites-gens qui tenteront d'établir de nouvelles connexions (voir les élections régionales du 6 décembre 2015) pour se donner une nouvelle illusion d'Etat seront celles qui souffriront en premier. Les petites-gens souffrent déjà mais préfèrent l'illusion à la responsabilisation. Ils rejetteront toujours toute forme de responsabilisation et préfèreront faire, comme ils en ont l'habitude, un genre de révolution. La France en est friande. Elle est friande de fiente. De fientes en couches. Le gouvernement se veut être depuis les attentats de Paris le parangon de la transparence pour la sécurité publique, mais protège toute cette criminalité institutionnelle qui vide et détruit financièrement l'Etat, l'économie et les peuples. Les valeurs de la République ne lui sont utiles que lorsqu'il s'en sert. Il faudrait aussi qu'une Directive européenne institue un reporting public et complet sur toutes ces mesures de rachat des toxiques sans contre-partie, sur cette collectivisation des pertes et des dettes pourries, toxiques et irrécouvrables. L'Europe Providence Bancaire du communisme sélectif monétaire consent dans un esprit de collusion et en harmonie avec la Directive sur l'indépendance de la banque centrale (face au pouvoir politique), que la BCE rachète dans le cadre de la Facilitation Quantitative même aux entreprises sans la moindre des conditions les produits toxiques qui sont issus de leur criminalité financière. Le "sauvetage des banques" est une amphibologie dans laquelle il n'y a plus que le sublime qui apparait à la place du grotesque et de l'économicide. L'Islande s'est, elle, ménagé un espace critique et a laissé aller à la faillite les systèmes financiers, a mis les spéculateurs en prison, a créé une nouvelle Constitution. L'Islande n'a pas appliqué de Plan d'austérité pour financer indirectement tous ces organismes financiers, tous financièrement criminels. Les Islandais ne sont pas des "gauchistes". Ni des architectones. Ils habitent leur monde et leur vision du monde. Mais si dans nos pays cette amphibologie est fortifiée et perdure, c'est que les citoyens ont la paresse d'habiter toute vision du monde. La faute n'est jamais à rejeter sur les politiciens. Des alternatives démocratiques et parlementaires sont proposées à chaque élection. Et l'explication de cette paresse est que le citoyen n’accueille plus que dans ses représentations mentales ce monde émondé dans lequel les branches latérales sont supprimées. Le citoyen accepte sans ambivalence sa suppression dans cet ère dite "post-démocratique". Le citoyen est seul responsable. Les espagnols et les grecs ont voté en 2015 pour une révision de leur monde. Les français ont voté pour ou contre le fascisme. La France est le pays des lumières noires.

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                        Malevitch, Théière 1923
 
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Ceci n'est
pas un tournevis
 

La BCE a annoncé en plus le prolongement de 6 mois du rachat des toxiques. En mars 2017 la BCE en aura encore racheté 500 millions d'€ supplémentaires. Ce "Bazooka monétaire", qui pourrait être prolongé de 6 mois après mars 2017 selon le Directeur de la BCE Mario Draghi, fera passer ce rachat des toxiques (bail-out) à 7200 milliards depuis 2008 et surmultipliera le gonflement de la bulle échoïque des placements en produits financiers sans ne jamais initier la moindre des relances économiques. Une campagne de signature qe4people.eu vient d'être mise en ligne et milite pour un Quantitative Easing pour le peuple.

Le cours des actions et des placements financiers est stimulé avec cet argent gratuit offert aux riches et aux investisseurs financiers. L'appréciation de ces valeurs boursières ne correspond à rien de réel dans une économie en récession depuis 2008. En mars 2017, le sauvetage des banques, assurances et investisseurs institutionnels par le rachat de leurs toxiques aura coûté 60% du PIB européen. Ces 60% ne servent pas à de la relance économique mais à la dissimulation des poubelles de la criminalité financière générée par la libre circulation des capitaux qui prend sa source dans les banques centrales indépendantes. La lâcheté de l'Europe et des Etats-Membres devant les lobbies financiers devient abyssale.

Depuis des années je compare le modèle économique à un architectone et à l'illusion suprématiste. Je pense à Malevitch quand j'analyse les faits. Mais on aurait aussi pu prendre les monades de Leibniz. Ce qui est fou est que des sociétés et des pays peuvent vivre des décennies dans l'illusion de leur narratif réduit la plupart du temps à un concept comme Dieu, le Libre échange, L'Egalité, La Fraternité, la Main vibrante d'Adam Smith, la Concurrence Libre et non Faussée, l'Information Pure et Parfaite, le Stress-Test des banques. Société, pays, peuples peuvent vivre des décennies dans l'illusion de leur narratif autour de l'accord social. Accord n'est pas consensus. La réalité est secondaire, voire inutile. C'est l’extravagant l'important. Pas la souffrance, mais la conception. Le TTIP est entrain de devenir le nouveau modèle de connexion et de connivence. Personne ne se rend compte que le TTIP n'est qu'une OMC encore plus ficelée alors que l'OMC est officiellement morte depuis les accords inaboutis de Doha il y a 10 ans. Pour que le Consensus de Washington ébranlé après Doha et l'année-Lehman 2008 puisse à nouveau faire la loi dans nos foyers et redevenir maîtres de nos destinées, il faut qu'il se vende à nous tous comme un suprématisme qui atteint dans l'idée de "Libre Echange" et avec son acronyme TTIP le degré suprême de la simplicité et de la pureté. C'est pourquoi toutes interférences ne sont pas admises dans les négociations qui se font à huis-clos depuis quelques années. Une sélection très serrée de députés et d'euro-députés n'est qu'admise à consulter quelques documents de travail expurgés, sous le contrôle d'officiers et sans moyen de reproduction, ni même de stylo et de papier. Plus c'est opaque, plus c'est simple. Il faut s'arrêter de raisonner, seul l'oeil doit se concentrer sur le papier du TTIP comme devant la théière de Malévitch qui est l'architectone du nouveau fonctionnalisme. L'idée pure et suprême de libre échange ne doit pas être altérée et doit s'admettre telle quelle sans se penser. Le libre échange du TTIP est chargé de s'imiscer dans nos foyers et nos destinées pour prendre un rôle heuristique et pour optimiser les existences altérées par l'ère démocratique. La notion "libre échange" devient le nouvel art de gouvernance des peuples du XXIème siècle en dessous et au-dessus de tout élément de démocratie. De l'existence nous passons à l'existranse. La démocratie devient désuète dans l'ère post-démocratique et pour renforcer l'idée pure, simple et suprême du libre échange, une "fin de l'histoire" est glissée sous la semelle. Cette idée de libre échange est si simplement universelle qu'il va être mis fin au regard et à l'intervention des peuples sur cette matière. Les tribunaux privés garantiront la liberté de l'investisseur en contournant toute norme sociale, fiscale, syndicale, environnementale, culturelle et politique. Le libre échange est dégagé d'une quelconque histoire, anecdote, mais comme la musique, produit son sens fédérateur sans besoin de consensus, sa réception intellectuelle et émotive par ses moyens spécifiques, par ses formes et ses couleurs et ses saveurs de la liberté et de l'échange. Le Consensus de Washington et l'Ecole de Chicago voulaient déjà initier et entretenir le "trickle down effect - l'effet du percolateur" pendant 2 décennies en annonçant l'enrichissement généralisé des masses que j'appelle l'humanisme automatique. Ce libre échange de l'OMC, de Washington, de Chicago et de l'Ecole de Friboug ont mené directement à la saving and loan crisis, à la Crise des DotCom et à la Crise des Subprimes et au prochain éclatement de la bulle des CDS/CDO/LBO et de la Quantitative Easing, de la facilitation quantitative. Dans le mot facilitation vous avez le suprématisme qui s'est détaché de tout élément de la démocratie pour devenir le bricolage technique qui doit apporter croissance, emploi et développement en un simple tour de vis.

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Mais la "Crise des Subprimes" a commencé en juillet 2006, cela fera donc 10 ans maintenant que les richesses réelles sont détruites à cause de la spéculation financière sur les produits financiers dérivés qui n'ont aucun lien avec un projet économique, social et écologique. Pire, entre 2008 à 2012 la bulle des produits financiers dérivés est passée de 600.000 milliards à $ 800.000 milliards à cause des bricolages réalisés dans le dévoiement du keynésianisme. Depuis 2013 son taux de croissance annuel est de 20% selon le rapport de la Banque des Règlements Internationaux - BRI/BIS et 90% de cette nouvelle bulle financière sont des produits financiers dérivés. Parallèlement à ceci, des plans d'austérité sont appliqués à la chaîne depuis 2008 et vident de leur sens les Etats en projetant les populations dans l'indigence, la pauvreté, la grande pauvreté et la désertification des services publics et des infrastructures. Dès 2010 on savait que la crise des subprimes avait détruit plus de "richesses" que la Seconde Guerre mondiale. Certains pays sont au bord de la guerre civile ou sont entrés dans un régime totalitaire soft plébiscité à 91%. Depuis janvier les 7,5 millions de "Je suis Charlie" ont fait pschittt comme je l'avais prévu. Ils ne réclament pas "un Plan Marshall des quartiers" dont il avait été question en janvier. Il faudra aussi bien vérifier à l'avenir pour regarder d'où vient "l'assaillant". On ne pourra sans doute plus dire avec ce soulagement déterminant qu'il "a une double-nationalité", il sera un produit du pays avec l'ADN du pays, et les nouveaux organisateurs de l'ordre auront le même ADN et la même culture. Une guerre civile sera transformée en prêt-à-porter propre sur soi. Pour la Conférence Climatique COP 21, toutes les manifestations sont interdites, toutes les ONG sont refoulées et ne peuvent organiser des forums ou participer aux débats, et même des paysans de l'agriculture biologique sont assignés à résidence en Dordogne. La France est unie avec du scotch.

En 1986/87 j'avais peint de manière prémonitoire la Chute du Mur de Berlin. Voici un tableau de cette série. Son titre est: "Chute mur de Berlin, du communisme au fascisme". On peut rallonger la phase intermédiaire en développant sa conscience politique. Personne ne crie "Je suis Citoyen", mais tout le monde crie "Aux armes Citoyens". Les élections régionales du 5 décembre 2015 le souligneront.

Il est grand temps que nous retrouvions la lutte politique en énonçant un projet de société. C'était agréable pendant ces deux dernières décennies de lire et d'entendre partout "qu'il n'y a plus de clivage droite-gauche", "que nous sommes tous unis face au défi", ainsi tout le monde s'est glissé dans une douce déresponsabilisation face à la chose politique. Il est grand temps que nous vivions tous en disharmonie pour que renaisse le débat politique et pour que chaque citoyen apprenne à définir des choix de société et à les exprimer et à agir conformément à ceux-ci. Le slogan du "nous sommes tous unis" n'est qu'une agrégation réactionnaire pour se faire croire que l'on a chaud ensemble avec une bougie, mais en-semble contre. La mièvrerie qui s'installe depuis ces deux attentats majeurs de Paris pour cette année 2015, n'est que l'image de la mièvrerie citoyenne qui n'attend plus qu'une seule tunique... qui sera une tunique d'infamie (cherchez la référence littéraire, mais ce n'est pas nécessaire). La France est unie avec du scotch à deux faces et le citoyen est lui-même l'acteur de sa propre disruption, avant même que d'autres soient frappés de la déchéance de nationalité chère à l'extrême droite comme au gouvernement néo-libéral Hollande/Valls/Macron.

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25 janvier 2015

Grèce: Alexis Tsipras de Syriza va nous enseigner l'Europe des Peuples / Brexit-Irexit contre Grexit

Parlement_grec.jpg
Sauvons le Grèce ensemble.
Crowdfunding for Greece
Greek Bailout Fund

Avec l'intervention de la Troïka, qui n'a aucune base légale, la dette grecque est passée de 109% à 175% et le peuple grec a été renversé. Vous pouvez lire sur EurActiv ou sur europarl.europa.eu et sur europarltv.europa.eu que le Parlement Européen a dénoncé l'illégitimité démocratique, l'inefficacité et la cécité de la Troïka, mais quand la Troïka avait été assemblée, il fallait pour l'Euro-Groupe sauver à n'importe quel prix les banques, comme décidé à la Conférence Bilderbeg d'Athènes en 2009, et non la Grèce. La Troïka n'est que le pompier en dernier ressort de la libre circulation des capitaux mise en oeuvre par le Traité de Lisbonne et les Directives européennes qui ont dévoyé l'économie réelle. Le puzzle idéologique de la Troïka est composé de la BCE, de la Commission Européenne et du FMI. A cette Troïka s'ajoute l'Euro-Groupe. Dans toute l'Europe nous observons l'intransigeance du miniostre allemand des finances Wolfgang Schäuble et de ces technocrates comme Christine Lagarde (FMI, non élue), Mario Draghi (BCE, non élu), Klaus Regling (FESF, non élu), Jeroen Dijsselbloem (Euro-Groupe, non élu), Juncker (Pdt de la Commission, non-élu). (Photos: Parlement grec, le 18 et le 29 VI 2015)

OXI_Grece_juin_2015.jpgAprès l'année-Lehman 2008, la Grèce a collectivisé les dettes des banques et des spéculateurs. De 2010 à 2012, plus de 77% des crédits octroyés par la Troïka à la Grèce ont servi à rembourser ses principaux créanciers, les hedge fonds, les banques privées européennes et surtout les banques françaises et allemandes qui avaient massivement spéculé sur les produits financiers titrisés adossés sur la dette grecque. Des 23% qui restaient des "enveloppes de sauvetages" de la Grèce et qui auraient dû être affectés au budget de l'Etat, 65% ont servi au paiement des intérêts sur des Bons du Trésor grec, et 35% au budget de la défense grecque pour ne pas annuler les commandes d'armements auprès des fournisseurs français et allemands. La Grèce consacre 4% des dépenses militaires par rapport au PIB, et la France 2,4%. Comme 77% des crédits octroyés par la Troïka ont été versés directement aux assurances et aux banques allemandes et françaises principalement, les Grecs payent pour des prêts qui ne leur ont jamais été versés. Comble du cynisme, 2/3 de ces aides ne sont  même jamais arrivées en Grèce mais directement en France et en Allemagne qui ont spéculé sur la dette grecque. L'intransigeance de Schäuble est donc à vomir.

 De ces 100% des enveloppes de sauvetage pour le Grèce, il ne restait rien pour le peuple grec, son économie, ses services publics. Dès 2012, l'UE et les banques avaient torpillé la Grèce. Pour le sauvetage des banques, leur bail-out, il ne leur a été demandé aucune contrepartie sous forme de règlementation et de contrôle de leurs activités. Par contre tout est demandé au peuple grec et la Troïka exige à présent que la Grèce privatise tous ses biens publics, ses aéroports, ses ports maritimes, ses transports publics, ses hôpitaux, ses écoles, ses îles dans le Dodécanèse, les Cyclades et la Mer Egée. Les caisses des allocations chômage, de retraite, de la Sécurité Sociale, des universités sont vidées pour rembourser la dette. On dirait que la Bruxelles irresponsable pilotée par le Nein de Schäuble veut pousser la Grèce à un putsch ou à une révolution sociale. Que l'Islande vient d'annoncer qu'elle abandonnait sa demande de devenir membre de l'Union Européenne et de l'€, ne sera qu'une petite inversion de bise pour les Communautés, mais que la Grèce s'enfonce, provoquera une implosion du paradigme catallactique de la Libre Circulation et de la Concurrence Libre et Non-faussée qui s'était voulu être l'échine de l'Europe. Ce ne sera qu'un essouflement pour les choéphores de l'Europe qui poursuivront leur scansion européenne jusqu'à l'Ukraine sans n'avoir jamais l'impression de s'époumonner, mais ce sera un effondrement dans les âmes des Européens qui va profondément changer le cours de la Politique et amener une révision de la Démocratie.

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Avec ces multiples plans d'austérité imposés par la Troïka, la Grèce a pourtant réduit de 30% ses dépenses publiques, a réduit de 40% les retraites et elle a sombré dans le chômage de masse avec 60% pour les jeunes et la récession avec moins 25% du PIB à cause de l'intransigeance de la Troïka dont les "propositions" et autres Memorandums n'ont pas varié depuis 5 ans. La Grèce a toujours profondément réformé encore avec le non-remplacement de 9 fonctionnaires sur 10, l'allongement de la retraite à 67 ans, la baisse de 22 % du salaire minimum. 46% des Grecs vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le budget de la santé en Grèce a été réduit de 40% si bien que plus d'1/4 de la population ne bénéficie plus de couverture sociale. En moins de 5 ans, 30% des entreprises ont fermé. Ces "propositions" de la Troïka n'ont jamais contenu un programme de croissance. La Troïka s'est comportée comme un Hedge Fonds qui a extrait au plus vite les actifs de la Grèce avant de l'externaliser de son business-plan. D'ailleurs Schäuble avait demandé le Grexit dès 2012, une fois que les banques allemandes avaient été renflouées par les "aides" de la Troïka. Depuis 5 ans les gouvernements grecs précédents n'ont rien fait d'autre que d'avaler ces plans d'austérité imposés par la Troïka. Mais ce que tous nos partis, tous nos médias, tous nos influenceurs, tous nos politiciens n'ont pas réussi à faire, Tsipras, Varoufakis, Tsakalatos ont réussi à le faire. Faire parler de l'Europe, mais pas de celle du TCE, de la chrématistique et de la catallactique, du Traité de Lisbonne, du Traité modificatif, ou de toute autre Directive. Le débat sociétal et parlementaire ne sont pas pour autant lancés en Europe, l'Euro-Groupe s'applique à l'étouffer en faisant ping-pong contre Tsipras. L'Europe ne dispose pas de bonnes institutions, mais aux élections européennes les citoyens avaient boudé les urnes alors que des alternatives parlementaires existent. Ni är ansvariga som individer!

Pour rappel, l'Eurogroupe est la réunion mensuelle informelle des ministres des Finances des États membres de la Zone Euro, en vue d’y coordonner leur politique économique. Pour se substituer au contrôle du Parlement Européen, l'Eurogroupe avait été créé par le Conseil européen en 1997, et avait donc immédiatement de facto vidé de sa substance le Conseil des ministres des Finances européens qui se tient le lendemain de la réunion de l’Eurogroupe, dont il n'entérine que les décisions. L'Eurogroupe ne peut pas être saisi par le Parlement Européen. L'Eurogroupe se permet d'ordonner ce que bon lui semble au simple regard de ce qu'il veut bien entendre de la finance et des finances publiques. Depuis quelques semaines l'Eurogroupe ne se réunit plus une fois par mois, mais est en réunion permanente, comme si c'était à lui de "gouverner" l'Europe avec le FMI et la BCE à la place des institutions démocratiques européennes. Quelle démission politique de l'Europe. Nous avons une Europe de lâches, ou plutôt une Europe euro-centrée, comme si l'Euro était le ciment européen, alors qu'une harmonisation sociale, fiscale, politique et économique n'est toujours pas discutée. Nous n'avons qu'un Marché Commun 2.0, sans plus.
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OXI_2_Grece_juin_2015.jpgmàj du 21 et du 29 juin 2015: Si vous ne l'aviez toujours pas compris, la démocratie est encore une fois volée en Europe, et la Troïka demande aux Grecs de sacrifier leur démocratie pour sauver l'euro. europe-bug.gifJ'ai suivi en life-stream pendant 72 heures sur la Frankfurter Allgemeine Zeitung du vendredi 26 juin au dimanche soir 29 juin tous les communiqués officiels, les débats au Parlement grec, etc et j'ai été témoin, comme tout le monde pouvait l'être, du fait que la Troïka a posé le samedi 28 juin un ultimatum à la Grèce, appelé "Memorandum" ou "Comprehensive Proposal", et in fine a refusé de poursuivre les négociations avec Tsipras et Varoufakis. A la suite de ce refus de la Troïka, Tsipras annonce un référendum pour le 5 Juillet. Suite à cette annonce de référendum Schäuble, Dijsselbloem et les 18 membres restants de l'Euro-Groupe (Varoufakis en est exclu de fait) dénoncent la Grèce, qui selon eux "a mis fin aux négociations". L'Europe des "forts" s'est unie dans le mensonge collectif et la manipulation et parle déjà de l'avenir très incertain qu'aurait à ses yeux le Gouvernement grec. Dijsselbloem, ce technocrate non élu faut-il le rappeler, a traité le gouvernement grec de "totalement incapable". C'est une insulte contre la démocratie. Dans la nuit du samedi 28 juin à dimanche le Parlement grec a adopté massivement dans un vote nominatif avec 178 "oui" contre 120 "non" l'organisation du référendum du 5 juillet. Tsipras a demandé de voter massivement pour "Oxi", soit Non a cet ultimatum de l’Eurogroupe. Dijsselbloem et le haut-phalenstère européen avaient pourtant lancé dès samedi après midi une acerbe propagande contre Tsipras et Varoufakis en prétendant que le vote de confiance serait organisé au Parlement grec à Athènes contre leur gouvernement dont les heures étaient comptées, selon lui. Toujours portés par leur arrogance effrénée qui se sent être consolidée d'heure en heure, Disjsselbloem et l'Eurogroupe ont annoncé que "même avec un Oui à ce référendum ils ne négocieront pas avec le gouvernement grec actuel". Ce déni de démocratie est en plus une ingérence politique, et pourquoi pas un coup-d'état. europe-bug.gifA ce moment-ci on sentait bien que c'est l'Euro-Groupe le maître d'oeuvre. Si L'Eurogroupe pouvait organiser un putsch en Grèce, il le ferait. En réalité les tentatives européennes de renversement du régime en Grèce sont déjà engagées et Moscovici, Commissaire européen, et Merkel ont rencontré samedi les représentants de l'opposition conservatrice grecque. Heureusement que Tsipras et ce petit peuple grec courageux tiennent tête à ces genres d'européens et de technocrates chrématistiques et catallactiques. La Troïka est une association de suicidaires. Pour les lecteurs, il faut toujours garder en tête la question: on aide quoi, au juste? Ces grand technocrates et Schäuble ne veulent rien comprendre et annoncent le 29 juin avec une mine de même-pas-peur que "le Non de la Grèce équivaut un Non à l'Europe". (Photo: Ministère des finances, Athènes, 01 juillet 2015)
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màj du 16 Juin 2015: La Cour Européenne de Justice - CEJ a décidé le 16 juin 2015 que la BCE peut racheter aux Etats leurs Bons du Trésor et leurs Obligations d'Etat dans le cadre des opérations OMT - Opérations Monétaires sur Titres. Il se peut que ce ne soit pas juste un hasard que cette décision soit prise juste à moins d'une semaine où la Grèce serait cette fois-ci effectivement en cessation de paiements, en banqueroute d'Etat. La financiarisation et la monétisation de le dette publique n'est pas prévue dans les statuts de la BCE, et une modification de ses statuts devrait normalement être ratifiée par un nouvel accord entre les pays membres de la zone euro. Mais voici que, comme depuis l'année-Lehman 2008, les états de faits précèdent le droit et que la justice entérine ces états de faits. Pour la Troïka la Grèce ne semble pas être too-big-to-fail et elle s'entête à ne pas rééchelonner la dette grecque et pour l'instant à ne pas redonner 1,7 milliard d'€ à la Grèce alors que...
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Syriza_25_janvier_2015.jpg... que de l'année Lehman 2008 à la fin de l'année 2016, la BCE aura donné aux banques € 6700 milliards avec lesquels elles ont surmultiplié leurs spéculations sur des produits financiers pourris et sans réaliser la moindre des réformes de leur business plan et en maintenant leur taux de fonds propres à moins de 4%. Ce taux minimum de capitaux propres n'assure toujours pas la solidité financière des banques européennes qui sont toujours en faillite technique car leurs actifs pourris qu'elles détiennent dans leurs comptes ou leur bad-bank dépasssent de très loin et avec un effet de levier ce seuil de 4% qui prévalait pour Bâle II. Le seuil de 7 à 9% de la réforme des Règles Prudentielles Bâle III du 16 décembre 2010 n'est de loin pas respecté par les banques européennes. Toutes ces banques, qui sont de toute façon depuis 2008 en faillite technique tout en étant abreuvées à hauteur de € 6700 milliards par la BCE, font de la trésorie et aussi de la rétention de ces liquidités qui devraient servir à "l'économie réelle" dans des projets économiques, sociaux et écologiques. Ce comportement criminel soutenu par la BCE et Bruxelles n'empêche pas l'Europe par son bras armé financier à laisser la Grèce courrir vers la banqueroute d'Etat, parce qu'elle n'accepte pas d'appliquer les réformes du marché du travail imposée par le FMI, etc.. en échange de quelques milliards d'€ d'aide. La BCE donne aux banques ces € 6700 milliards soit à un taux à 0%, soit en leur reprenant leurs titres pourris et irrécouvrables, alors que les Etats souverains doivent obtenir leurs liquidités auprès des banques et au taux des marchés financiers. Les banques gagnent donc 3 fois: une fois avec le taux à 0%, une fois en donnant aux Etats souverains leurs titres pourris contre des Obligations d'Etat, et une fois en refilant leurs Titres pourris et les Obligations d'Etat à la BCE. Ceci est le carry-trade intra-communautaire par lequel les banques peuvent gagner jusqu'à 25%. Mais malgré leur intensification de leurs activités de spéculation sur les produits financiers titrisés dont la bulle est passée au niveau de la planète entre 2008 à 2015 de $ 600.000 milliards à $ 800.000 milliards en valeur notionnelle, les banques ne parviennent pas à compenser la dépréciation de leurs actifs pourrissants. Vous voyez, la restauration de la croissance n'est pas non plus l'objectif de la BCE qui croit encore en cet humanisme automatique (effet de percolation) de l'enrichissement sans cause et sans labeur du Consensus de Washington et de Bruxelles et du Droit de cacher et blanchir leur risque.

Le Président de la BCE, Mario Draghi, ancien vice-président de Goldman Sachs Europe International qui avait amplifié le soutien à la Grèce à falsifier depuis 1999 sa comptabilité nationale pour entrer dans l'Euro, est tout autant responsable de la banqueroute d’État de la Grèce. De 2002 à 2005, la mission de Mario Draghi était de vendre, de gérer et de renouveler les produits financiers "swap" qui permettent de dissimuler une partie de la dette souveraine des pays, dont celle de la Grèce, en la délocalisant dans une zone hors-bilan. La mission de Mario Draghi était d'organiser la fraude fiscale, le blanchiment des dettes budgétaires et de dissimuler au contrôle démocratique des Pays européens et de Bruxelles la réalité de la comptabilité publique des Etats en Europe. Aujourd'hui, Mario Draghi exige des Etats européens comme Directeur de la BCE et comme membre de la Troïka de ne rien cacher de leur comptabilité publique. Mario Draghi, qui se montre aujourd'hui comme le parangon de la stricte observance des principes de la Banque Centrale, avait pourtant justifié sa mission auprès de Europe-Goldman Sachs International en signant un article avec le Nobel d'économie Robert C. Merton, dans lequel il affirmait que le recours à ces pratiques légales de dissimulation des créances, d'habillage des comptes, était nécessaire "pour stabiliser les revenus de l'impôt et éviter la soudaine accumulation de dette". Merton avait surtout inventé des produits financiers dérivés complexes, des produits swap et cette maneuvre de dissumulation de dettes, pour retarder le plus longtemps possible la faillite de son propre hedge fonds LTCM qu'il avait fondé et qui avait en portefeuille $ 1 milliard de produits toxiques. La liquidation de LTCM avait été organisée par un groupe de banques, dont Goldman Sachs. Quelle est la différence entre le blanchiement fiscal "Swissleaks" organisé par HSBC Swiss et le blanchiement des dettes budgétaires organisé par Mario Daghi de Goldman Sachs Europe? A côté de Mario Draghi, nous avons Jean-Claude Juncker, ancien Président de l'Euro-Groupe, qui a organisé pendant 20 ans au Luxembourg comme Premier Ministre et Ministre des Finances l'évasion fiscale des grandes entreprises vers son pays. Il a été assez habile, et le Parlement Européen a été assez lâche, pour que l'affaire "Lux-Leaks" soit étouffée. Pourtant Juncker est avec Jijsselbloem de l'Euro-Groupe l'acteur majeur de l'expression des intransigeances face à la Grèce.

I want my Europe back!

Mario Draghi avait cru acheter en janvier 2015 le silence des Grecs et empêcher le débat en Europe en lançant début janvier 2015 la plus grande manipulation de la planche à billet de l'histoire de la BCE en annonçant le rachat de la Dette Publique des Etats Européens avec 1200 Milliards d'€ jusqu'en septembre 2016 dans une opération OMT. Cette opération est directement destinée à lutter contre la déflation. Et pourtant, Mario Draghi avait falsifié le Stress-Test des Banques publié le 26 octobre 2014 et qui ne prévoyait justement pas le worst case scénario de la déflation. A la Conférence Bilderberg d'Athènes de 2009, Mario Draghi et les autres influenceurs avaient décidé d'imposer "la destruction par les marchés" et de faire payer aux peuples les dettes et les pertes des banques et de lancer les plans d'austérités appelés "réformes", MES, Règle d'Or, le TSCG, le Pacte Fiscal de Compétitivité. EUROZONE-GREECE/VAROUFAKIS-DRAFTSMario Draghi avait accordé avec le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, au Sommet de l'Euro à Chypre en février 2013 à l'Irlande le remboursement de sa dette entre 2038 et 2053. Mais la Grèce n'a pas le lobbyiste irlandais Peter Sutherland pour s'offrir tous les opting-outs qu'elle désire et elle ne profitera pas de ce rachat massif par la BCE des Bons du Trésor. Nous observons ici l'intention délibérée de nuire à la Grèce ou à son représentant de la gauche dite "radicale". A gauche de quoi est donc Tsipras?

A partir d'aujourd'hui, le 25 janvier 2015, le Peuple Grec va nous raconter ce qu'est l'Europe. Occupy the WordS! La Gauche a gagné en Grèce. (Photos: Varoufakis, ministre des finances). Au Forum économique de Davos, personne n'a parlé pour les pauvres.
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varoufakis_2.jpg

màj du 20 février 2015: la position de l'Allemagne a été entièrement adoptée par l'Euro-Group. Il n'y a pas de changement sauf dans la sémantique: la Troïka s'appelle "les Institutions" et le Programme d'aide s'appelle "MFAFA - Master Financial Assistance Facility Agreement", le Memorandum s'appelle "Accord", les Créanciers s'appellent "Partenaires" et les illégalités démocratiques de l'Euro-Groupe, et de la BCE et du FMI dans leur ingérence dans la politique économique d'un Etat membre de l'UE et de l'Euro-Zone n'ont pas été relevées. Tsipras et Varoufakis ont proposé un vocabulaire européen plus proche de la réalité et non pas un changement de paradigme. Il n'y a pas eu de Grexit, mais sur le dos de la Grèce, l'Europe s'est offert 4 mois de réflexion. C'est la seule avancée. Aura-t-elle appris à se parler? Je lui dis: I want my Europe back. Depuis le Traité de Lisbonne l'Europe impose l'Euxit atlantiste qui passe par la City. La prochaine étape de ce déni d'Europe est le TTIP/TAFTA...
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màj du 11 mai 2014: ... même pire! Suite à la Majorité absolue obtenue par le conservateur Cameron en Grande-Bretagne, qui a fait campagne sur le Référendum du Brexit, la Commission de Bruxelles se mettra à genou devant ce pays pour lui offrir tout ce qu'il demande, c'est a dire un décuplement de tous ses opting-out fiscaux et sociaux principalement, dont il jouit pour tirer au mieux partie de l'Europe, mais pour se démettre de toutes les obligations communautaires normalement dues par un membre de l'UE. Car la Grande-Bretagne est le parangon du modèle néo-libéral et de la dérégulation maximale. 3 jours après la victoire, Cameron a déjà envoyé à Bruxelles son ministre des finances George Osborne pour "réformer l'Europe" en renégociant une dérégulation encore plus élargie pour l'ensemble de l'Europe. Photo ci-dessous: Euclide Tsakalotos, le nouveau négociateur d'Athènes, est conduit par Gianis Varoufakis sur sa moto.
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Euklid_Tsakalotos_et_Giannis_Varoufakis.jpgmàj du 18 mars 2015: Le Chef de l'Euro-Groupe Jeroen Dijsselbloem, qui comme Schäuble a dit NON à tout, a émis l'idée du contrôle de la circulation des capitaux. C'est la première fois qu'une personne de ce rang émette aussi clairement cette idée dans les Communautés Européennes.

màj du 31 mars 2015: Bruxelles et les autres marionettes européennes s'offusquent que la Grèce aille demander à la Russie des faveurs pour la livraison de gaz, mais trouvent tout à fait normal d'imposer à la Grèce de vendre aux chinois le Port maritime du Pirée, les autres ports, les aéroports, les oliveraies.

màj du 21 avril 2015: la Troïka 2.0 semble commencer à comprendre qu'un problème européen ne doit pas se régler à Moscou et à Pékin ou chez Gasprom, et pense qu'au lieu de se fâcher avec les négociations bloquées d'un Plan N°2, il est plus sage de négocier sur un Plan N°3, de ne plus envisager un chantage au Grexit mais de s'imaginer qu'une renégociation de la dette est possible. L'Europe n'a donc perdu que 4 ans et les classes pauvres et moyennes en Grèce ont juste tout perdu avec ces plans d'austérité qui ont permis de renflouer les banques privées du nord de l'Europe, de la France et de l'Allemagne. L'Europe adore se regarder dans les naufrages.
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Syriza, Podemos, venceremos! La Démocratie en Europe.
Si la Troïka espère étouffer Podemos en Espagne, Juntos Podemos (Together we can) au Portugal
en acculant la Grèce gouvernée par Syriza à la faillite, elle produira l'effet inverse.
En septembre 2015 ce sera Podemos en Espagne, et en France en 2017 on refera le coup du "Front Républicain" et les 7 millions de Charlies auront montré leur vrai visage identitaire. Quelle est la différence entre la Troïka qui impose des "réformes" en Grèce et le gouvernement français qui fait passer la Loi "Macron" en force avec l'Article 49-3 et tout autant sans vote parlementaire? La Loi Macron veut imposer par exemple le Travail du Dimanche et la facilitation des licenciements mais ne s'attaque pas à la criminalité bancaire. Le ministre Macron n'est même pas un élu.

màj du 29 juin 2015: la Grèce a décrété pour 8 jours la fermeture des banques et a instauré le contrôle des changes. Merkel a téléphoné à Obama pour qu'ils grondent ensemble Tsipras. Ce serait drôle (lamentable) qu'après l'aide américaine par le FMI, l'Europe accepte l'aide que la Chine a proposé aujourd'hui pour la deuxième fois à l'Europe. Mais la Chine voudrait acheter des Euro-Bons. Les Euros-Bons n'existent pas encore et seraient un pas de plus à la monétisation de la dette, et une "violation du Principe de l'Indépendance de la Banque Centrale". Les Euros-Bons priveraient les banques du commerce juteux du monopôle des prêts aux Etats et les banques sont donc le Cerberus de la liquidité des marchés.

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Aujourd'hui j'ai découvert par mon logiciel d'audience que mon site est référencé dans les Liens sur le site de l'ONG CADTM - Comité pour l'Annulation de la Dette pour le Tiers-Monde.
Le service de la dette rapporte plus aux pays riches et au 1% de cette population mondiale qui possède 50% des richesses que cette dette ne leur coûte.

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3 novembre 2014

La BCE maquille le nouveau stress-test 2014 des banques en Europe / Blanchiment des faillites en vue du TTIP / TAFTA

MS_Lofoten.jpgSTOP_TTIP.jpgLa BCE, le Régulateur Européen, est depuis l'année Lehman 2008 l'organe européen le plus puissant qui fonctionne sans nous et par-dessus nos têtes dans ce capitalisme fossile. La BCE s'est arrogé une extension de ses compétences sur la gouvernance économique et sociale des pays européens. Dans les statuts, la BCE n'est toujours pas en droit de contraindre les politiques budgétaires et réglementaires, la flexibilisation du travail, les réformes socio-économiques des États européens sur aucune desquelles elle n’a un mandat. La BCE s'est émancipée de ses compétences monétaires initiales restreintes de la stabilité des prix (et du NAIRU, et du carry-trade européen) et impose des politiques strictes d'austérité en altérant de manière très profonde le fonctionnement démocratique des pays européens. A cause du principe de l'Indépendance des banques centrales, la BCE n'est invitée qu'à rendre compte de ses activités que lors d'un "Dialogue monétaire" trimestriel devant la Commission économique et monétaire, dans lequel sont exposées les "mesures d'orientation non-traditionnelles". Le Parlement Européen ni aucun autre organe européen ou national n'est investi d'aucun pouvoir de contrôle a posteriori et ne peut donner d'instruction à la BCE. La légalité de ses actes n'est pas une question existentielle pour Mario Draghi. Dans son discours clôturant l'année 2014 Mario Draghi a dit: "Croyez-vous que nous irions perdre notre temps à discuter de choses qui sont illégales?".

Le 28 août 2009 je vous ai annoncé pour 2014/15 l'éclatement de la 3ème bulle des Subprimes, la bulle des Alt-A ou bulle Obama.

Demain le 4 novembre 2014, la BCE sera dotée d'un nouvel organe de contrôle de 120 établissements systémiques et d'assurbanquiers. Dans ce Mécanisme Unique de Supervision Bancaire il y a confusion d'intérêt. La BCE sera tentée d'infléchir dans cette "Union Bancaire" encore plus immédiatement sa politique monétaire en fonction des gros investisseurs institutionnels dont elle ne pourra de toute façon pas surveiller leur shadow banking qui est hors-bilan. La BCE sera organiquement connectée à la libre circulation des capitaux de cette Europe qui ne se connaît pas d'autres objectifs fondateurs plus centraux. Le principe de la réelle "Indépendance des banques centrales" est encore plus violé. En fait cette Indépendance ne doit être, dans un esprit totalement ordolibéral, qu'une Indépendance par rapport aux pouvoirs publics. De toute manière ce système unique de Règlementation, de Supervision et de liquidation de faillite appelé Résolution, ne sera opérationnel qu'en 2024. D'ici là, la 3ème crise hypothécaire des subprimes, la crise de la bulle spéculative échoïque et la crise des LBO auront tout laminé, vous pouvez préparer le baume après-rasage. Le fonds européen de garantie des dépôts couverts jusqu'à une hauteur de 100.000 € et alimenté par les banques pour parer à une faillite systémique ne sera complètement abondé qu'à partir de 2024. Le stress-test de 2014 n'a rien de sérieux lui non plus.

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Le dimanche 26 octobre 2014, la BCE a publié les résultats du dernier stress-test, le test de résistance des 120 banques systémiques, ces TBTF - Too-Big-To-Fail. Tout va bien, il n'y a que 1/5ème des banques, soit 25 banques, qui sont sous-capitalisées en cas de crise. Il ne leur manque que 9,47 milliards d'euros. Ces banques ne disposent pas d'un volume suffisant de réserves de fonds propres réglementaires et sont donc en faillite technique jusqu'au moment où la BCE et les États souverains les sauvent publiquement en réactivant le bail-out permanent, le renflouement externe immanent que nous payons tous. Et par chance... ce ne sont quasiment que des banques des pays européens du sud qui sont en faillite technique. La principale Europe des fondateurs est donc sauvée. Après le stress-test de 2009 qui déclarait que tout allait bien, les banques irlandaises gratifiées du triple AAA ont fait faillite. Après le stress-test de 2011 d'autres banques comme Dexia et Bankia avaient fait faillite contre toute attente. Il ne manquait alors que 2,5 milliards aux banques systémiques. Ces 9,47 milliards qui leur manquent aujourd'hui font penser qu'une réforme structurelle du secteur banquier européen est inutile. Le Président de la BCE, Mario Draghi, ancien vice-président de Goldman Sachs International a été directement responsable de la banqueroute d’État de la Grèce. Et pourquoi leur manque-t-il 380% de plus de fonds propres règlementaire au stress-test de 2014 qu'à celui de 2011 alors que la "discipline des marchés" aurait été instaurée sous la haute surveillance des gouvernements et de Bruxelles depuis l'éclatement de ladite crise en 2008 ?

Si vous cherchez sur Google "stress test 2014 BCE" mon site est déjà en A7 sur 475000 résultats après 1 mois pour cet article. Si vous cherchez sur Google "bulle des cds cdo produits financiers dérivés" mon site est en A1 sur 29800 résultats, ça n'intéresse personne et c'est pourtant ce qui a déclenché la crise de 2008 qui n'est que la première d'une série à venir. Pour "bulle des produits financiers dérivés" mon site est en A2 sur Google sur 161000 résultats. Cette bulle de la dérégulation financière atteint actuellement un taux de croissance de 20% annuel suite aux interventions directes de la BCE. Au niveau de la planète elle est passée de 600.000 milliards à 700.000 milliards de 2008 à 2012 et à presque 2 millions de milliards de $ en valeur notionnelle en 2014 selon le rapport de la Banque des règlements internationaux - BRI/BIS et 90% de cette nouvelle bulle financière sont des produits financiers dérivés. Officiellement on parle toujours de "risque exotique" et de "risque vanille" pour le risque encouru avec les produits dérivés financiers conventionnels (CDS/CDO) ou cube ou square, etc. Aucune leçon n'a été retenue depuis l'année Lehman 2008 et à cause des réticences de la France, le Conseil pour les affaires économiques et financières - ECOFIN a décidé à Bruxelles le 8 décembre 2014 de ne pas mettre en œuvre la Taxe sur les Transactions Financières -TTF. Dans cette bulle OTC - Over The Counter, hors-bilan, se cachent les cadavres des actifs pourris et irrécouvrables du shadow banking qui ne sont pas référencés dans les stress-tests car ignorés des systèmes de collecte de l'information et des données. Les prises de position sur les marchés financiers échappent à tout contrôle. Ces données, ces valeurs, ces non-perfomances étant impossibles à référencer dans un système homogène de statistiques, le simple calcul du PIB d'un pays ne veut strictement rien dire puisqu'une énorme partie de l'activité économisante (économique) reste non renseignable. Pour disserter, la science économique actuelle n'éprouve aucun malaise intellectuel d'omettre la seule réalité qui nous gouverne, le PIB d'initié, furtif et fictif. A l'heure où même les activités de "l'économie souterraine", de la criminalité, du commerce de la drogue et de la prostitution doivent être prises en compte dans le calcul du PIB, ces activités de spéculation sur des produits financiers dérivés exotiques constitutives de richesses momentanées pour l'élite globale des initiés ou profondément destructrices de valeurs et du tissus social ne sont pas prises en compte. Elles font souvent 90% des activités des banques, 96% pour la Deutsche Bank. D'après le PIB sont définies une politique économique, fiscale, sociale, de revenus de transferts, d'investissements structuraux, etc. Nos États souverains ne sont même plus capables de s'élever au niveau de "maisons de tolérances". Ces Etats souverains n'ont pas non plus à faire semblant d'être désemparés et sans réponse devant cette "innovation" financière, comme ils le font depuis 2008. Tous ces produits financiers existent depuis le Moyen-Âge avec les commerçants hanséatiques et les crises qu'ils ont provoquées. Il ne s'agit que d'innovations de tradition. La crise a déjà duré plus longtemps que la seconde guerre mondiale, mais nous n'en percevons pas encore le malheur.

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Ce stress-test de 2014 n'a rien de sérieux lui aussi et pour dix raisons

  1. La première raison est que les banques n'ont été examinées que pour voir si à la date du 31 décembre 2013, à l'arrêté des comptes... la qualité de leurs actifs détenus en portefeuille (Asset Quality Review - AQR)  et si l'évaluation prudentielle des risques leur permettaient de résister en cas de crise économique "normale". Nous ne sommes pas dans une crise normale depuis 2008, aujourd'hui, et nous ne le serons encore moins demain et depuis le 31 décembre 2013 la situation s'est encore aggravée. La qualité des emprunteurs n'est donc évaluée qu'à l'aune de la situation "normale" d'il y a un an dans cette démarche de revue qualitative qui prévoit une reprise économique d'au moins 1% faisant suite à une crise. Nous n'atteignons pas le 1% car il n'y a pas de reprise économique depuis 2008 (ou ici >>> pas de reprise économique) et le BDI - Baltic Dry Index est au plus bas et la Grande Dépression 2.0 a commencé en juin 2011. Des commentateurs élégants se demandent même pourquoi "la reprise économique n'aide pas encore l'économie". Le test de résilience de 2014 n'intègre même pas un scénario macroéconomique noir identique à celui de 2008, alors que la masse des produits dérivés financiers a presque quadruplé depuis cette année Lehman 2008, sans qu'il n'y ait eu une croissance économique. Le scénario noir de la déflation n'est pas envisagé: les "anticipations du ralentissent de l'inflation", "l'inflation inférieure à zéro", "l'inflation négative", "les anticipations supplémentaires du recul de l'inflation", "l'inflation faible" que Mario Draghi évoque par une voie indirecte à la BCE, et qui lui vaut actuellement la fronde des gouverneurs des banques centrales des pays de la Zone Euro. Comme la famine ou Ebola, la déflation est ressentie comme l'Apocalypse, mais n'a pas été retenue pour le stress-tests 2014 de la BCE.
  2. La deuxième raison est que la BCE a racheté aux banques encore une semaine avant son stress-test pour 1,704 milliards d'actifs bancaires non performants, d'obligations et de créances pourries, et qu'elle va poursuivre cette opération au moins jusqu'à la fin de l'année. Mario Draghi a annoncé vouloir racheter pour € 3000 milliards de titres pourris. La BCE s'enfonce encore plus dans sa fonction illégale de holding de défaisance. Avec ces QE - Quantitative Easing, ces facilitations quantitatives, la BCE continue, sans exiger des banques la moindre des contreparties ou de gestion réellement prudentielle, à délivrer ces banques de leurs propres risques encourus d'une manière voisine de la criminalité financière de bureau dans des opérations Ponzi en cascades. La BCE pratique une politique de planche à billets ultra-expansive qui tôt ou tard mènera à l'hyperinflation. Pour l'instant cette Helikopter Money ne parvient même pas à cacher les dépréciations de ces "valeurs". Dès 2015 la BCE n'achètera plus les dettes souveraines, les obligations d’États ou Bons du Trésor, en cachette sur le second marché, mais directement auprès des ministres des finances Sapin et Schäuble. Et le feu de la bulle échoïque se renforce toujours, mais personne n'a chaud. Et Draghi passe la pommade à marchés. Déjà sur le second marché, la BCE outrepasse ses compétences définies dans ses statuts. Au lieu de trouver une voie européenne, la BCE joue à la guerre des facilitations quantitatives avec la Fed', la banque centrale américaine, dans un running on empty et un race to the bottom dont tous sortiront perdants. Si vous cherchez sur Scholar Google "Quantitative easing" mon site est encore en première page.
  3. La troisième raison qui explique la supercherie du stress-test de 2014 est que la BCE ne cesse de racheter plusieurs fois aux banques la masse critique de leurs assets pourris et irrécouvrables, de ces "Expositions Non Performantes - NPE". Mais à chaque semaine sont révélés et expulsés les nouveaux cadavres qui reviennent des opérations hors-bilan OTC du shadow banking pour être relocalisés dans la comptabilité et cantonnés dans un département visuel destiné à exercer juste la dose suffisante de chantage pour que les États-Souverains les renflouent et que la BCE les rachètent en dernier ressort. La BCE viole ses statuts depuis 2008, mais ceci n'a pas fait l'objet des débats lors des dernières élections européennes. Avec ce stress-test 2014 maquillé, la BCE s'autorise à ne pas avouer qu'elle soutient depuis 2008 les zombie-banques qui ne sont plus sorties de la faillite depuis 2008, soit tout le système financier. Les peuples et les économies nationales ont-elles pour devoir de soutenir le système financier qui les parasite et hypothèque l'avenir immédiat et plus lointain de nos enfants?
  4. La quatrième raison pour laquelle le "stress-test" de 2014 n'a absolument rien de sérieux, est qu'en 2014 la plus grande banque du monde, la Deutsche Bank a toujours moins de fonds propres que la Lehman Brothers lors de sa faillite. C'est même pire, la Deutsche Bank n'a que 2,4% de fonds propres, ce qui est inférieur aux 7% du seuil prudentiel décidé pour les banques systémiques avec les nouvelles normes Bâle III du 16 décembre 2010, la Réforme sur la Régularisation des banques en réponse à la crise des Subprimes de 2007 [4,5 % au titre du capital de base, Core Tier One / Common Equity Tier 1 / CET1, auxquels s'ajoute un coussin dit "de conservation" de 2,5 %, soit 7 % au total]. Selon Bâle III, qui définit le ratio de solvabilité, presque toutes les banques n'auraient jamais réussi le stress-test européen. Pour Bâle III, le CET1 des actifs détenus en portefeuille doit être de 7% minimum selon le scénario de base, baseline scénario, et de 5,5% selon le scénario défavorable, adverse scénario. Avec 2,4% et une somme bilanaire de plus de € 2000 milliards, la Deutsche Bank, qui est la plus grande banque du monde, reste the most leveraged bank of the world. Quand cette banque implosera, l'Allemagne va voler en éclats. De toute façon, pour permettre au système financier de jouer le premier rôle dans la "faillite organisée" décidée à Athènes en 2009 à la Conférence Bilderberg, les nouvelles normes prudentielles Bâle III n'entreront en vigueur qu'en 2019. En attendant, dans un système de vase communicant à sens unique, dans cette planification de la rupture des symétries, les systèmes financiers amplifient et lèguent par toutes les vannes possibles leurs dettes aux banques centrales et en dernier ressort aux États, et in fine aux contribuables et aux peuples décatis par les Plans d'austérité. La faillite organisée accompagnée docilement par la BCE est destinée à ne pas responsabiliser les actionnaires et à mutualiser par les peuples les faillites et dettes galactiques de la finance. C'est plus facile d'appauvrir un pays, il n'y aura pas de guerre civile pour rétablir la justice, car "l'élite globale" n'a pas de corps discernable, palpable et défini. Elle n'est constituée que d'énergies égoïstes d'une part et appauvrissantes et destructrices d'autre part. La "Lutte des Classes" s'est administré d'autres périmètres que les périmètres classiques. On ne peut même pas juger l'absence de volonté des médias et de la politique de ne pas répondre à leur devoir d'information, il n'y a pas de désir d'information et il y a une lâcheté globale d'une génération de citoyens qui vit sans avoir honte de laisser à ses enfants et petits-enfants une planète et une économie cassées. Je connais même des demeurés de tous milieux qui me répondent "que je suis dans la lune, que le problème des banques ne nous concerne pas, qu'il faut les soutenir sinon on a une guerre civile".
  5. La cinquième raison pour laquelle le stress-test de 2014 est une supercherie, est qu'à cause d'une méthodologie accommodatrice la BCE n'a même pas examiné le ratio de liquidité ou ratio d'effet de levier, le leverage, le rapport entre le total des actifs et les fonds propres. La BCE certifie l'Europe Providence Bancaire et les actionnaires des systèmes financiers sont comblés. Les actionnaires sautent d'une victoire à l'autre dans la Lutte des Classes, et comme ils ont tout intérêt à ce que les banques accroissent leur endettement pour financer des actifs rentables plutôt que d'augmenter leur capital, leurs dividendes sont plus élevés (+30% en France pour les 7 premiers mois de 2014) car il n'y a pas d'effet de dilution des bénéfices par action. Les banques tout comme les investisseurs accroissent leur endettement pour faire massivement de la spéculation sur les produits financiers dérivés qui rapportent plus en ce moment au niveau du bilan comptable que l'activité économique réelle mais qui ne vaudront plus rien tôt ou tard. Les risques de l'aléa moral, moral hazard, se trouvant sur-amplifiés, ces objets de spéculation se déprécieront de nouveau massivement avec l'éclatement de la bulle échoïque, ce qui empêchera les investisseurs spéculateurs de rembourser leurs emprunts qui deviendront des Expositions Non Performantes - NPE ou des actifs pourris. Une augmentation du capital des banques entrainerait une répartition des bénéfices sur une plus grande part de détenteurs d'action. La Société Générale a en 2014 un ratio de levier de 3,4% avec € 42 milliards de fonds propres contre € 1235 milliards d'actifs, mais on ne compte pas ses € 19800 milliards de produits financiers dérivés hors bilan. La BNP Paribas a un effet de levier de 4% avec 72 milliards de fonds propres contre € 1800 milliards d'actifs, mais on ne compte pas ses € 41400 milliards de produits financiers dérivés hors bilan. La somme bilanaire de BNP Paribas est supérieure à celles de Goldman Sachs et Morgan Stanley réunies. Toutes les banques "systémiques" sont toxiques, sont des bombes à retardement, renforcées dans leur nature de bombe par le Régulateur, la BCE. Le PIB de la France est de € 2097 milliards. Les banques systémiques sont en situation de quasi-faillite. Historiquement l'effet de levier des banques était de 12, celui de la BNP est passé à 25 depuis 2008.
  6. La sixième raison pour laquelle le stress-test de 2014 n'est que du bavardage communicationnel, est que si des banques systémiques font faillite, elles entraineront les autres banques. Mais comme les stress-tests de 2014, de 2011, de 2009 ne sont pas réalisés sérieusement par les 6000 experts employés à cet effet, un effondrement total du système financier, le global meltdown, n'est pas évitable. Et de toute façon la modélisation du risque est hasardeuse car il n'y a pas de comptabilité bancaire homogène en Europe ni de système homogène de collecte des informations et des données, si bien que ces tests ressemblent aussi à de la lecture dans le marc de café. D'autre part la pondération et même la définition du "risque" est différemment accommodante d'un pays à l'autre et même d'une banque à l'autre. Dans le système financier et bancaire actuel, les banques évaluent elles-mêmes le niveau de risque et de performance de leurs positions, mais en réalité les banques ne savent pas elles-mêmes à quel degré de risque elles s'exposent avec leurs propres produits financiers dérivés qu'elles ont acquis ou qu'elles ont inventés et mis sur le marché. 765 modèles d'évaluation du risque ont été acceptés pour le stress-test 2014. Les banques universelles sont juges et parties et c'est pourquoi il faut séparer les professions bancaires. L'Europe catallactique qui continue à faire croire comme Adam Smith que les marchés remplissent leur rôle dans un univers d'information pure et parfaite et de concurrence loyale et non-non faussée, a aussi oublié en plus d'établir un référentiel commun pour mesurer le taux de chômage, le prix de l'immobilier, etc, tellement elle était pressée de faire librement circuler sur les marchés tout ce qui n'a pas racine.
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  7. La septième raison pour laquelle le stress test de 2014 n'est organisé que pour gagner du temps (pour qui ?), est que le "Régulateur", la BCE, ne demande pas de réglementation et de contrôle des banques: à savoir la séparation des banques universelles et la compartimentation de leurs activités et des métiers bancaires: 1) dépôt, commerce/investissement, spéculation, assurance, et 2) l'interdiction du shadow banking qui a été instauré pour s'éloigner de la clarté de l'information des places boursières et pour réussir légalement une évasion fiscale métropolitaine, et 3) diminuer la taille des banques. Depuis 2008, c'est le contraire qui s'est produit, les banques sont devenues plus grosses. Le nouvel accord transatlantique TTIP / TAFTA, le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement / Trans-Atlantic Free Trade Agreement / Traité de libre-échange transatlantique, va justement rédiger dans le marbre de manière constitutionnelle et sans Clause Crépusculaire, donc pour au moins les 20 années à venir, le droit à l'investisseur de poursuivre un État qui freinerait par des mesures règlementaires son aptitude à réaliser des bénéfices. Donc toute norme écologique, sociale, financière, etc... sera une violation du droit d'entreprise et de propriété. C'est comme si on limitait le pouvoir régalien au respect du Code de la Route. Nous n'avons pas besoin de parier une Flamkuchen que les lobbies bancaires se débrouilleront pour éduquer et rééduquer les politiciens réfractaire au TTIP. Le TTIP prévoie l’instauration d’une justice privée au service des multinationales, via le mécanisme de Règlement des Différents Investisseurs-États (RDIE / ISDS). "TTIP" est un abus de langage, ce n'est qu'un accord sur le droit des investisseurs opposable aux normes sociales et de santé, aux normes environnementales, fiscales, de choix de politique économique des Etats souverains. Ce n'est donc pas un accord de liberté, mais un accord d'enfreinte aux choix démocratiques des pays souverains dans la droite ligne de l'Ecole de Chicago et de Fribourg, et des libertariens Luwig von Mises et Friedrich von Hayek. Il ne s'agira plus du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, mais du droit des multinationales à disposer des peuples. D'ailleurs le suédois Vattenfall a annoncé réclamer € 3,5 Milliards à l'Etat allemand à cause de sa sortie du nucléaire, quand l'accord TTIP sera signé. Le TTIP prévoie un chapitre consacré à la "coopération réglementaire" qui organise le contournement des circuits démocratiques indispensables à la protection de l’intérêt général. Pour le CETA, l'accord similaire avec le Canada, c'est plié, il est déjà signé, sans consultation parlementaire et sans soumission au débat sociétal. Les investisseurs pourront trainer devant la justice privée les États qui imposeront n'importe quelle norme qui ne leur conviendront pas et demanderont "le traitement juste et équitable de l'investisseur" en réclamant aux États au nom d'un "droit à un cadre régulateur stable" des millions en dommages et intérêt, que ce soit pour des questions bancaires, financières, prudentielles, sociales, écologiques, du droit du travail ou d'interdiction de l'exploitation du gaz de schiste. CETA/TTIP/TAFTA vont autoriser les hedge fonds et autres vautours à déclarer comme investissements les produits financiers dérivés, donc 90% de ce qui circule autour de la planète dans le seul but de la spéculation financière du shadow banking. Il existait entre le Président Français, François Hollande, PS, et le Gouvernement allemand de la Grande Coalition avec son Ministre de l'Economie, Sigmar Gabriel, SPD, une coalition franco-allemande contre le chapitre ISDS - Investor-State Dispute Settlement du TTIP/TAFTA. Mais le Président français a laissé tomber le Ministre allemand qui ne pouvait que s'incliner le 21 octobre 2014 et laisser avaliser l'Union Européenne ces tribunaux privés internationaux de l'ISDS. Parmi les 28 Etats Européens, 14 étaient pour. Ce sont les anciens pays de l'AELE avec l'Espagne et la Grande Bretagne en tête. Pour ceux qui n'ont pas compris que la base de l'Etat de Droit, le principe de Montesqieu du partage des 3 pouvoirs, le Législatif, le Judiciaire et l'Exécutif ne fait plus partie du IIIème millénaire, il faut affirmer qu'un 4ème pouvoir est invité constitutionnellement à chapeauter les 3 autres: il s'agit du pouvoir financier, et pour l'affirmer point n'est besoin de faire partie de "la Gauche de la Gauche", des sectes d'extrêmes droites qui font semblant d'être à gauche ou des "conspirationnistes". François Hollande restera dans l'Histoire comme la personne qui par sa lâcheté a fait passer l'asservissement des peuples en Europe au pouvoir financier, le veto franco-allemand aurait été suffisant pour que l'Europe prenne enfin sa dimension européenne réclamée par les citoyens européens eux-mêmes.

    L'initiative européenne Stopp TTIP a rassemblé en seulement 2 mois plus d'un million de signatures de citoyens demandant à la Commission Européenne de mettre fin aux négociations du TTIP/TAFTA et de ne pas faire entrer en vigueur l'accord similaire CETA avec le Canada. Les Communautés Européennes prévoient pour une Initiative Citoyenne Européenne - ICE la collecte d'un million de signatures en un an. Il y a donc urgence de donner à l'Europe ce visage qu'elle n'a pas. Mais Jean-Claude Juncker n'a aucun mal à révéler le sien et la Commission Européenne avait refusé de mettre en place cette Initiative Citoyenne Européenne et a donc aussi refusé de reconnaitre la légalité de cette initiative citoyenne européenne auto-organisée par le collectif Stopp TTIP suite à ce refus. Il est toujours temps pour vous de la signer ici >>> Stopp TTIP. Dans la liste des ONG contre le TTIP/TAFTA/CETA qui soutiennent cette ICE vous en retrouverez sur mon site dans la colonne de gauche et sous la bannière. De toute manière la Commission Européenne s'est arrangée pour qu'une ICE n'ait pas d'effet. La Commission est uniquement tenue de donner son avis, mais n'est pas obligée de la suivre, car de toute façon elle ne risque rien en dehors d'une disgrâce supplémentaire des Euro-Députés, ce qui l'arrange au demeurant. Stopp_TTIP.pngLe Parlement Européen ne peut dissoudre la Commission Européenne et il n'y aura jamais de grève générale en Europe par exemple. Tous les euro-députés n'ont pas accès aux documents de négotiations du TTIP/TAFTA/CETA. Mais évidemment nous avons l'Europe que nous méritons, il suffisait d'aller voter aux Elections Européennes pour donner un autre visage à notre Europe. Les alternatives parlementaires de bonne foi existaient pour avoir plus d'Europe.
  8. La huitième raison pour laquelle le stress-test de 2014 n'est qu'une manipulation est qu'il est conçu et supervisé conjointement par les watchdogs américains du cabinet privé newyorkais Oliver Wyman et par ceux de l’EBA, l’Autorité Bancaire Européenne, basée à Londres et créée en 2010. Vous pouvez consulter le rapport de l'EBA. Le Régulateur européen, la BCE, a confié à Oliver Wyman et à l'EBA la mission d'organiser et de réaliser ce stress-test et se soumet à la volonté de New York et de la City dont le seul objectif est de détruire l'Europe et de préserver la zone $. L'ABE et Oliver Wyman n'ont jamais disposé d'une base légale et du mandat nécessaire pour garantir la fiabilité de cette opération selon le Rapport de la Cour des Comptes européenne de Bruxelles de juillet 2014. L'entrée en fonction le 4 novembre 2014 de l'Union Bancaire et du Mécanisme Unique de Supervision Bancaire ne change rien à l'ABE londonienne. L'ABE "continuera d'être chargée de la mise en place de normes et de pratiques communes dans le domaine de la réglementation et de la surveillance ainsi que de l’application cohérente des mesures européennes sur le marché unique européen". C'est incroyable, pour les naïfs, que l'Europe ait confié et confie toujours à Londres et New York de telles compétences. Nous savons pourtant que parallèlement à l'audit du stress-test, Oliver Wyman est à la tête du lobby londonien qui a exhorté le gouvernement britannique d'adopter de toute urgence une "défense plus musclée du secteur financier de la Grande-Bretagne contre l'architecture de régulation de l'Euro Zone". (Lire >>> The Financial Times du 18 mars 2014 et Offshore Corporate News Source ). Le cabinet privé Oliver Wyman est une filiale de Marsh&McLennan Companies - MMC sise à New York. La BCE a délégué une partie de sa responsabilité sur les banques au moment même où cette compétence lui revenait, elle a privatisé une compétence d'intérêt public. La collusion ambigüe entre le secteur financier et Oliver Wyman est pourtant connue. C'était Oliver Wyman qui avait désigné l'Anglo Irish Bank comme la meilleure banque du monde en 2006, trois mois avant qu'elle ne fasse faillite. C'est Oliver Wyman, mandaté par l'Espagne en 2012, qui avait évalué le besoin de recapitalisation du secteur bancaire national à 60 milliards d'euros, alors que ce chiffre avait été sous-évalué de 40 milliards d'euros. Oliver Wyman est soutenu par Nicolas Véron du lobby Bruegel dont je vous entretiens ci-dessous dans ma conclusion. Jean-Claude Juncker n'avait rien à redire à cette privatisation de la compétence publique de la BCE. Jean-Claude Juncker, qui pendant 20 ans a organisé pour le profit de son pays et en faveur des multinationales à grande échelle la concurrence fiscale déloyale, était le Président de l’Eurogroupe qui est la réunion mensuelle informelle des ministres des Finances des États membres de la Zone Euro, en vue d’y coordonner leur politique économique. Créé par le Conseil européen en 1997, l’Eurogroupe avait immédiatement de facto vidé de sa substance le Conseil des ministres des Finances européens qui se tient le lendemain de la réunion de l’Eurogroupe, dont il n'entérine que les décisions. L'Eurogroupe ne peut pas être saisi par le Parlement Européen.
  9. La neuvième raison pour laquelle le stress-test n'est qu'un exercice virtuel de valorisation des bilans bancaires, est que, trois jours après avoir publié le test de résilience 2014 des 120 banques qui constituent un danger majeur de destruction sociale, la BCE a révélé la hauteur (connue) des Expositions Non Performantes - NPE qui attendent dans les placards des banques. Ce sont € 880 milliards, soit 4% de leur masse bilanaire qu'il faut mettre en parallèle avec les 4% des Fonds Propres Règlementaires détenus actuellement par les banques. La BCE a donc révélé que le système bancaire européen est en l'état en faillite technique. Souvenons-nous que Mario Draghi, président de la BCE, a récemment annoncé qu'il va racheter pour € 3000 milliards d'actifs pourris, ce qui révèle que le système européen des banques est gravement en faillite. Au regard de cette moyenne prudentielle de 4% qui de toute façon ne respecte pas les nouvelles normes prudentielles des banques de Bâle III, le système bancaire européen est alors à 10% dans le rouge au stade actuel des cadavres bancaires révélés de manière implicite par Mario Draghi. De toute façon, Bâle III, décliné dans le droit européen, n'entrera en vigueur en Europe qu'en 2019. Les banques n'ont plus aucune utilité sociale et le stress-test 2014 de la BCE fait croire que la régulation des banques n'exige qu'une petite corbeille supplémentaire de fonds propres règlementaires, soit 9,47 milliards d'euros, au lieu d'interdire de continuer à autoriser les banques de concentrer 90% de leurs activités dans la spéculation financière sur les produits financiers dérivés réalisée dans le shadow banking et hors-bilan. 96% des activités de la Deutsche Bank passent dans son hedge fond DWS pour alimenter les marchés des produits financiers dérivés. Dans les faits la Deutsche Bank est une filliale du hedge fond DWS. 4% des activités de la Deutsche Bank concernent les opérations bancaires traditionnelles. Deutsche Bank est la banque la plus nuisible du monde, suivie de près par la Société Générale. Les banques systémiques à fort pouvoir de destruction sociale bénéficient aussi de la garantie implicite, des soutiens indirects des États souverains qui se portent garants pour elles quand elles contractent sur le marché interbancaire des emprunts à des taux plus accommodants. Les banques de deuxième catégorie, les banques non-systémiques, ne bénéficient pas de ces subsides indirects, si bien que les pouvoirs publics des États induisent avec leur garantie publique une concurrence déloyale entre les deux niveaux bancaires, mais ici la Commission de Bruxelles si vigilante n'a rien à redire à cette entrave à la libre circulation des capitaux. La garantie publique à ces banques systémiques laisse exploser sans limite la mise sur le marché et la spéculation des produits financiers dérivés qui n'ont strictement aucun lien avec un projet économique à caractère industriel, commercial, social et écologique. Avant même que les banques ne fassent faillite ( avant qu'elles ne déclarent au jour le jour des milliers de milliards de pertes comme depuis 2008), les contribuables cotisent donc pour qu'elles poursuivent et amplifient leur détournement de la force des pouvoirs publics vers leurs activités strictement privées de spéculation, à moyen terme toujours appauvrissantes et destructrices. Sur la planète entière 93% des flux financiers sont strictement des prises de positions spéculatives de gré à gré, OTC - hors-bilan, sur les produits dérivés toxiques, les 7% restants sont pour l'économie réelle où interviennent des Travailleurs. Avec un grand T comme dans la terminologie officielle des Communautés Européennes.
  10. La dixième raison pour laquelle le stress-test de la BCE n'est pas crédible, est que la Banque d'Angleterre avait obtenu que les banques britanniques soient supervisées uniquement par l'EBA londonienne et selon ses propres normes et critères. Quand nous savons que plus de 70% du marché financier européen se font à la City, nous comprenons mieux pourquoi une fois de plus la Grande-Bretagne a demandé et obtenu un opting-out de la lâche et servile Europe. Bruxelles est trop contente de nourrir et d'engraisser son loup dans la bergerie en vertu de son principe non dérogatoire de la libre-circulation des biens matériels et immatériels en souvenir de Jean Monnet, banquerouteur multi-récidiviste et négociant raté en Cognac.

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Umbukta_3b.jpgRevenons maintenant aux circonstances qui induisent l'illégitimité de la BCE, de l'Union Bancaire,
de son Mécanisme Unique de Supervision Bancaire et du G20 de Brisbane.

  • Premièrement, les normes comptables en usage en Europe s’appuient sur le Bureau des standards comptables internationaux, plus connu sous son nom anglais de International Accounting Standards Board (IASB - Site officiel), qui est l'organisme international chargé de l'élaboration des normes comptables internationales IAS et de leur déclinaison européenne IFRS. L'homologue normalisateur américain est le FASB (Comité des normes comptables et financières - Financial Accounting Standards Board, Site officiel). L’IASB est un organisme privé dont le siège est à la City de Londres. Mais l'IASB est sous la tutelle de l’IASCF (International Accounting Standards Committee Foundation) créé en février 2001 sous la forme d'une entité à but non lucratif non gouvernementale enregistrée dans l'État du Delaware aux États-Unis. Nous pouvons donc affirmer que les normes comptables européennes IFRS (Règlement CE n°. 1606/2002 dit "I.F.R.S. 2005") sont mises sous la tutelle d'une entité à but non lucratif domiciliée dans le Delaware aux USA. Les International Financial Reporting Standards (IFRS), sont plutôt considérés comme des normes européennes, bien que le processus de développement soit dominé par des experts anglo-saxons. La culture comptable anglo-saxonne est surreprésentée au sein du IASB c'est pourquoi, il est difficile de reconnaître le caractère européen des normes IFRS. Cette culture comptable anglo-saxonne constitue aussi le corpus du Traité de Lisbonne et de la Partie III du TCE qui y a été reprise in extenso mais avec d'autres numérotations d'articles et sans être regroupés sous un grand titre. Le Delaware est aux USA ce que le Luxembourg est à l'Europe: un paradis fiscal.
  • Deuxièmement, la confusion d'intérêt et des périmètres de compétences font partie du business-plan habituel de l'Europe, de la banque centrale, de ses différents organes dont elle a la tutelle, et des institutions financières privées. Le Parlement Européen n'a pas le pouvoir de s'opposer à cet amalgame qui ne s'intéresse pas au bien du peuple européen, mais lors des élections européennes tout ceci n'est pas évoqué parce que l'on se contente de faire dire que "c'est compliqué" et tellement de concitoyens européens sont contents de ne pas avoir à prendre leurs responsabilités d'électeur. Ils sont co-responsables impardonnables de cet amalgame. Que de vociférer seulement maintenant dans l'affaire du Lux-Leak contre Jean-Claude Juncker qui a ravi à Genève la paradisation fiscale et qui l'a consolidée depuis plus de 20 ans, est un combat ridicule. Le système démocratique n'a pas fait son travail depuis l’Électeur jusqu'au Parlement. Des alternatives démocratiques et parlementaires se sont toujours manifestées, mais c'était plus confortable pour tous de se voiler la face en les marginalisant au lieu de se soumettre au minimum au débat sociétal. Juncker-Draghi à la tête de l'Europe, nous n'avons que la Démocratie que l'on mérite! Les européens boudent les élections des euro-députés, ils laissent l'Europe aux médiocres. On oublie Madoff, Abodoli, Kerviel, Joe Ackermann, on fait joujou avec la réputation de Juncker, mais on n'a toujours pas soif de Démocratie.
  • Troisièmement, porosité et lobbying supplantent le travail de l'appareil démocratique et dictent par chapitres et paragraphes entiers les Directives et Règlements européens. L'ONG Lobbyplag vous révèle les copiés-collés des lobbies jusqu'aux Commissions ou au Parlement Européen. La sous-démocratie que nous méritons de par notre lâcheté, a laissé travailler les lobbies financiers à la porosité entre le système bancaire et les différents organes de la BCE. Par exemple l'ONG Corporate Europe Observatory a dénoncé le fait que Edgar Meister qui a été membre du Conseil d'Administration du hedge fonds DWS / Deutsche Bank est membre du tout nouveau Mécanisme Unique de Supervision Bancaire de l'Union Bancaire entré en fonction le 4 novembre 2014. La confusion d'intérêt est pérenne pour toutes les formes du système bancaire et financier. Edgar Meister, 74 ans, a encore été il y a 6 mois membre du Conseil d'Administration de la méga-banque Kommerzbank. L'allemand Siegbert Alber, le président du lobby Alber&Geiger, le lobby le plus important qui intervient au sujet de la législation sur les entreprises et des affaires financières et bancaires, a été euro-député et avocat général près la Cour de justice des Communautés européennes. Alber&Geiger est extrêmement sûr de son pouvoir capillaire de son lobbying juridique et son portail projette dans le banner "We get it done". L'Europe commerciale de la libre-circulation des biens ne s'est jamais doté d'un collège d'experts conséquent et à la hauteur de ses ambitions et préfère privatiser ses devoirs et ses compétences publiques. Siegbert Alber, comme beaucoup d'autre eurodéputés ou des Commissaires européens, ont donc joué du "revolving door", c'est à dire ils sont passés dans le lobbying avec leurs compétences, leur entre-gens et leur carnet d'adresses. Vos représentants politiques nationaux et européens vous diront que la loi sur la séparation des activités bancaire est passée, mais ils oublient de vous dire que grâce aux lobbies les activités visées ne représentent pas plus de 1% - un pour-cent - du chiffre d’affaire des banques. De plus, les fonds de garantie des dépôts des épargnants a fusionné avec le fonds de résolution bancaire (résolution = faillite). Dans ce cadre aussi, la cotisation directe des citoyens et contribuables au sauvetage des banques en faillite est organiquement mise en œuvre pour le day of reckoning.
  • Quatrièmement, les lobbies organisent l'Europe directement à Bxl avec le Traité de Lisbonne et y sont officiellement invités par la Commission. Pour sortir de la "Crise", la Commission de Bruxelles avait créé et convoqué un groupe d'experts qui est consulté par elle dans le cadre de la régulation des marchés financiers. La Commission a nommé à 93% des représentants du secteur financier, et cette pratique est courante et fait partie de son business-plan depuis plus de 60 ans. Le lobby des banques pouvait fêter un nouveau succès contre l'Europe de la société civile. Le Commissaire européen au Marché Intérieur et aux services, Michel Barnier, UMP, avait créé ce Groupe d'Experts en Affaires Bancaires, le GEBI (Group of Experts in Banking Issues). Parmi ses 40 experts qui le composent il n'y a qu'un syndicaliste et deux représentants d'associations de consommateurs. Le reste est composé de banques privées américaines, dont la Goldman Sachs, de consultants financiers américains, et de banques européennes. Il y avait comme candidat à siéger dans le GEBI, Jörg Reinbrecht, qui n'est pas employé par les banques mais qui est représentant du syndicat allemand des services Ver.di dans le Conseil de surveillance du groupe Allianz. Ver.di est le deuxième plus grand syndicat du monde après IG-Metall avec 2,6 millions d'adhérents. Jörg Reinbrecht n'avait pas postulé en son nom propre mais comme candidat commun de la Confédération Européenne des Syndicats et de l'UNI Global Union, l'organisation syndicale internationale. Malgré le soutien unanime qu'avait obtenu Jörg Reinbrecht pour cette candidature, il avait été écarté par Michel Barnier avec l'argument "qu'avec 120 candidatures il lui fallait réduire le groupe d'experts à une taille opérationnelle". Face aux 6000 experts chargés de pipeauter le stress-test 2014 des banques, on ne peut que pleurer au sujet de la duplicité de Michel Barnier. Comme pour tout poste aux Communautés européennes, au départ, l'appel à candidatures est public et ouvert à tous. L'appel à candidatures destiné aux lobbies est appelé "appel à manifestation d'intérêt à participer au groupe d'experts en affaires bancaires (GEBI)". Vous devez voir la liste des membres du GEBI. Officiellement la mission du GEBI est la suivante: "Afin de faciliter la communication directe entre le secteur bancaire, les consommateurs et la Commission européenne, la Direction générale du Marché intérieur a créé un groupe d'experts en affaires bancaires (GEBI). Le groupe aura deux tâches principales. Premièrement, il conseillera la Commission sur les politiques et les propositions législatives concernant la réglementation bancaire. Deuxièmement, il fournira des analyses quant à l'impact de ces politiques bancaires et propositions législatives éventuelles sur les acteurs du secteur." Goldman_Sachs_et_BCE.jpgDans les faits cette Europe de la lobbycratie qui alimente directement ses propres groupes d'experts est faite pour ignorer le Parlement Européen de Strasbourg et pour contourner sans putsch l'expression des urnes, qui elles-mêmes offrent toujours une confortable majorité de droite étayée de petits lutins d'une gauche européenne nivelée dans le "Manifesto" qui est adossé sur le Traité de Lisbonne. Dans le cas présent le Groupe d'experts en affaires bancaires GEBI a été mis en place pour faire oublier le vote du Parlement Européen qui avait offert une majorité de 536 voix Pour et de 80 voix Contre qui appelait la Commission à mettre en œuvre une étude sur la faisabilité de la Taxe Tobin-Spahn et son impact pour préparer le G20 de Toronto de 2010.
  • Cinquièmement, le Mécanisme Unique de Supervision Bancaire est basé sur les recommandations du Rapport du "Larosière Group" présidé le français Jacques de Larosière avec la collaboration de l'allemand Otmar Issing, conseiller international de Goldman Sachs depuis 2006 (Cliquez à droite sur l'image, Source: The Independent). Ce Rapport de Jacques de Larosière a été élaboré à la Conférence Bilderberg d'Athènes de 2009. Jacques de Larosière, ancien directeur du FMI, conseiller auprès du Président de BNP Paribas, est Membre du lobby financier G30 et Co-Président d'EUROFI qui est l'un des plus puissants lobbies financiers actifs à Bruxelles. Dans le G 30 il y a toujours actuellement (!!!) comme membre Mario Draghi et il y a surtout Lawrence Summers (Larry) qui est l'architecte aux USA de toute la déréglementation du système financier de Clinton à Obama. Y est aussi membre Kenneth Rogoff, le maquilleur de statistiques. EUROFI est un think tank dont l'objectif de ses membres est "d'aider à construire un marché financier fluide, efficace et sûr". EUROFI et le G30 ont aussi inspiré les Directives européennes MiFID et MiFID2. Est étroitement mêlée à ce consulting pour la stabilisation des finances une autre ONG appelée EPFSF, le Forum Parlementaire Européen pour les Services Financiers dont l'objectif est de "faciliter et de renforcer l'échange d'informations sur les services financiers et les marchés financiers européens entre l'industrie financière et les Membres du Parlement Européen". Dans les Dialogues Monétaires de la BCE auprès de la Commission économique et monétaire intervient l'euro-députée Sylvie Goulard qui est aussi membre du EPFSF. Sylvie Goulard (Modem / ALDE) avait été chargée pour le compte du CERS - Comité Européen du Risque Systémique de chapeauter et de faire adhérer le Parlement Européen à la nouvelle organisation de surveillance et de stabilité financière. Le Projet de Rapport de Sylvie Goulard appelé "six-pack" reposait encore sur les recommandations du TPN - Transatlantic Policy Network, une autre ONG qui est un réseau de réseaux présidé pour l'Europe par le Président-Europe de la Commission Trilatérale en la personne de l'irlandais Peter Sutherland. L'objectif du TPN est "d'instaurer un marché unique transatlantique". Le Goulard Report est soutenu par Bruegel, le think tank transatlantique où intervient régulièrement Sylvie Goulard. Bruegel se donne comme l'un de ses objectifs d'installer un "fédéralisme assurantiel". Le fondateur du lobby Bruegel, membre de la Trilatérale et de la Conférence Bilderberg et conseiller pour Goldman Sachs, était Mario Monti, le remplaçant de Berlusconi.
  • Sixièmement, le G20 de Brisbane du 16 novembre 2014 est déjà une nouvelle victoire du lobbying bancaire car il n'a même pas évoqué les 95% des activités du système bancaire mondial composés du shadow banking, des fonds monétaires, des hedge fonds, des transactions intraday, des 5000 milliards quotidiens mis en jeu dans les opérations de mise en pension (Repo) tout en faisant semblant de parler de régulation bancaire et des nouvelles normes prudentielles comptables Bâle III que les américains ont déclaré ne pas vouloir appliquer comme ils l'ont fait avec Bâle II. Le non-respect de Bâle II avait été la raison essentielle de la crise appelée avec le terme générique "Crise des Subprimes".


L'Irlande nous est toujours montrée comme le parangon azimutal de la réussite avant, pendant, après la Crise, mais on ne rappelle pas que la BCE a autorisé le gouvernement irlandais de ne rembourser sa dette issue du sauvetage public de la Anglo-Irish Bank qu'à partir de 2038 jusqu'à 2053. D'ici là, nous serons presque tous morts, sauf nos enfants qui trinqueront pour nos crimes et délabrements. La faillite de la Anglo-Irish-Bank a été la plus grosse faillite de toute l'histoire de l'Irlande. Il faut prendre en exemple l'Islande qui a laissé aller à la faillite les banques insolvables, qui a garanti les dépôts, qui a poursuivi les responsables en justice, les a mis en prison et qui a fait supporter les pertes par les créanciers et les actionnaires. Peter Sutherland est irlandais. Ici aussi, la BCE et Bruxelles imposent une concurrence déloyale et faussée. Au nom de l'europe, au nom des marchés, je ne sais pas. Dans le reste de l'Europe ce sont les États qui nationalisent les dettes que les banques leur ont léguées. Les États augmentent leur bulle obligataire pour pouvoir racheter ces dettes privées issues de la criminalité bancaire. Les États augmentent massivement depuis 2008 leur déficit budgétaire et hypothèquent encore plus l'avenir en s'endettant avec des Bons du Trésor émis pour cela. Les États tentent au péril du bon fonctionnement de leur démocratie de se rembourser sur les peuples en leur imposant des plans d'austérité et des "réformes" tellement prisées par le FMI et le MEDEF. On tente de résorber la dette financière des banques en surmultipliant la dette sociale et en culpabilisant parallèlement le citoyen auquel on raconte que l'on ne peut plus vivre au-dessus de ses moyens. Les banques transfèrent aux États leur faillite et les poussent à la banqueroute d’État collective que l'on appellera Crise Obligataire, à défaut de ne pas avoir réussi à transformer la crise financière en Crise de l'Euro.

Pour fournir une norme apaisante, l'Irlande avait été privilégiée pendant 10 ans par Bruxelles, les Commissaires européens et les Fonds structurels européens pour mettre en œuvre la politique libérale de la privatisation de tout et de plus encore. L'Irlande avait été adorée dans les années 2000 comme le "Tigre Celtique". Proportionnellement au nombre d'habitants et grâce à ses lobbies surdoués, et grâce aux lobbies financiers l'Irlande a été le pays qui a touché le plus de Fonds structurels européens, ce qui s'était encore renforcé pour lui faire adopter le "Yes" au référendum repetita pour adopter le Traité de Lisbonne, le Traité Simplifié modificatif (TSE / TCE). Depuis l'automne 2008, l'Irlande avait été encensée par Bxl, les marchés financiers et les agences de notation pour avoir été le premier pays à mettre en œuvre les plans d'austérité, les réductions de salaires, etc. Tous les modèles irlandais ont échoué, ceux de la croissance, de la concurrence déloyale face au continent européen et avec ses multiples opting-out et autres exemptions, et avec sa très lourde politique d'austérité et du pacte de compétitivité qui plonge encore plus toute la population dans la récession et la misère. L'Irlande est en banqueroute d'État et redevient depuis 2010 un pays d'émigration comme lors de la Potatoe Famine au XIXème siècle.

i_tunnelen.jpgLa BCE contribue au maquillage des bilans avant et après ses stress-tests répétitifs. La BCE crée un évènement, communique et fait communiquer sur cet évènement, et la réalité est oubliée. Les États et les ménages sont obligés de tenir une comptabilité saine et de respecter des critères. Les banques sont libres de transfiltrer hors-bilan les valeurs vers le shadow banking et les pertes dans la comptabilité. Bâle III ignore le hors bilan du shadow banking... En 2012, Michel Barnier, Commissaire européen avait annoncé dans un communiqué que le sauvetage des banques avait déjà coûté 37% du PIB européen au contribuable ou 4500 milliards. Cette franchise de Michel Barnier reste dans les annales, même si la réalité est un peu plus grave. En fait ce sont bien € 5500 milliards avec les opérations "Bazooka" et "Grosse Bertha" qui ont servi à financer le sauvetage transitoire des banques de 2008 à 2012. Les États souverains s'endettent pour sauver publiquement les banques de manière permanente depuis 7 ans et on s'étonne que l'Europe soit en récession en 2014. Le bail-out permanent est en œuvre depuis 2008, mais le mot bail-out est repassé dans les impensés collectifs, et quand il n'y a pas de mot, il n'y a pas de phénomène. Pour préserver la foi libérale en la libre circulation des capitaux, la BCE a renforcé le principe de l'Indépendance des banques centrales en se mettant au service exclusif des flux financiers privés et en demandant aux européens d'accepter la punition d'avoir espéré une extension de l’État Providence à l'échelle européenne. La BCE de l'Europe Providence Bancaire n'abolit pas les privilèges des banques, mais les consolide en demandant par l'intermédiaire de la Commission de Bruxelles aux États dits souverains de respecter les critères de Maastricht et de faire payer plusieurs fois l'austérité par les citoyens dans le cadre de "plans de responsabilité, de stabilité et de croissance", et de "réformes structurelles", du tarissement des subventions pour les milieux associatifs, de l'éducation et de la culture, du délabrement des infrastructures. Au menu il n'y a que la réduction du pouvoir d’achat pour les salariés, les protections sociale et anti-chômage limitées, la refonte du contrat de travail qui autorise la précarité universelle, le basculement des retraités dans la pauvreté, le dépècement et la privatisation des services publics. Par rapport aux 5500 milliards donnés aux banques gratuitement et sans contre-partie entre 2008 et 2012, les € 21 milliards débloqués le 26 novembre 2014 par Jean-Claude Juncker pour relancer l'économie avec un effet de levier espéré mais non gagné de 350 milliards, ne sont qu'un truc de demeuré. Il parait que ces € 21 mini-milliards permettraient de créer 1 million d'emplois selon Juncker. Qu'auraient alors créé 5500 milliards? Réponse: 261 millions d'emplois... Les conséquences sociales de ladite Crise mettront une vingtaine d'années à être digérées.

Jean Pisani-Ferry a été nommé par le président Hollande en 2013 Commissaire général à la stratégie et à la prospective, un salon de conseillers directement rattaché au 1er ministre, et président du Comité de suivi du Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi - CICE. Ceci n'empêche pas le 24 décembre 2014 la France d'annoncer de nouveau un record historique du taux du chômage. De trimestre en trimestre la France surfe de record en record, malgré les cadeaux qu'elle fait aux entreprises qui les prennent en crachant sur les contreparties souhaitées par le gouvernement actuel libéral-socialiste français Valls-Macron. Pisani a été chargé avec son collègue allemand Henrik Enderlein par les gouvernements français et allemand de proposer des réformes économiques. En réalité ces "réformes" sont comme les autres citées ci-dessus destinées à ce que le monde du travail abandonne ses acquis pour que le coût moindre du travail permette de dégager plus de marge pour financer des dettes issues de la spéculation et éviter l'éclatement de la bulle des LBO. Pisani a été chargé par Hollande, président français, de préparer l'abandon des 35 heures et un gel des salaires pour trois ans. Le principe d'une négociation salariale tous les trois ans a aussi été retenu. Pisani a été directeur de 2005 à 2013 du lobby transatlantique Bruegel de Bruxelles. Bruegel est financé par les multinationales Areva, Deutsche Bank, Deutsche Telekom, EDF, Ernst & Young, Erste Bank Group, GDF Suez, Goldman Sachs, Google, Microsoft, Novartis, Pfizer, Qualcomm, UBS, Renault, Samsung Electronics, Syngenta et UniCredit. Vous sentez le bouchon? L'élite globale œuvre pour nous. Le premier conseiller économique du président et du 1er ministre français est de Bruegel. Selon UNICEF la crise financière a fait basculer 2,6 millions d'enfants dans la très grande pauvreté. Notre devoir est de s'approprier ce langage de crise, pour que les mots deviennent des faits de conscience et que la démocratie se remette à parler. En attendant, soyez convaincus, le lobbying bruxellois fera passer le TTIP/TAFTA avec la bienveillance des gouvernements.

Si vous cherchez su Google OGM technique Terminator mon site est en B1 sur 213000 résultats depuis 2008 et OGM terminator en B8 sur 80500 résultats. Dans le domaine des nécrotechnologies il existe depuis 2008 un domaine de la torture et de l'empowerment global de l'individu que même Snowden n'a pas révélé. Il s'agit de la torture du langage et de l'extinction du dictionnaire qui rendent les mots inaudibles. L'élite globale s'imagine avoir tué le langage avec le psittacisme de la croissance toujours revenante et croit avoir certifié sa place en prononçant une damnatio memoriæ contre le petit peuple qui accepte pour l'instant d'être endolori, mais en Grèce pointe Alexis Tsipras de la coalition de gauche Syriza qui épouvante Bruxelles, Junckers, Merkel, Moscovici avec sa menace d'annulation de la dette et avec le "Grexit", la sortie de l'€ et le rejet de la Troïka. Rappelons que de 2010 à 2012, les crédits octroyés par la Troïka à la Grèce ont servi à rembourser ses principaux créanciers, les banques privées européennes et surtout les banques françaises et allemandes. Avec l'intervention de la Troïka, la dette grecque est passée de 109% à 175%. Les débats en Grèce sur l'annulation de la dette seront très intéressants, mais comme pour faire passer en Irlande le référendum repetita pour faire exprimer le "Yes", Bruxelles va envoyer à Athènes une série de cadeaux jusqu'aux législatives anticipées du 25 janvier 2015. Plus les cadeaux seront gros, plus la volonté d'étouffer le débat démocratique dans toute l'Europe sera patent. Les banques du nord ont été téléguidées pendant 10 ans directement par Mario Draghi de la Goldman Sachs pour spéculer sur la dette grecque tout en la sachant pourrie et irrécouvrable. Par un jeu comptable de Mario Draghi la dette grecque avait été maquillée. Cette information était toujours connue de tous, mais il fallait forcer la libre circulation des capitaux. Avez-vous remarqué que depuis deux mois un nouveau débat s'installe à l'image du débat de "La fin de l'histoire" de Hegel, remise en vibrations par Francis Fukuyama en 1989 en s'imaginant que toute dictature étant tombée, la démocratie ne serait plus jugulée. 53544965Le nouveau débat rotatif actuel semble ne pas porter de signature de quelconques extincteurs à langage, mais il est tout autant vide. Il s'agit de "L'ère post-démocratique". On voudrait faire croire que la démocratie a tout donné, ou qu'elle est impuissante et qu'il faut passer à autre chose. Il faut reformuler ce débat ainsi: "La fin du citoyen". Si la BCE est depuis 2008 l'organe européen le plus puissant qui agit sans nous et par-dessus nos têtes, c'est que les citoyens ne se sont pas emparés du débat sociétal et ne sont pas allés voter aux élections européennes. Le citoyen, premier responsable, se laisse endolorir par paresse, lâcheté et complaisance par les médias agissant comme médiateurs de la finance. Il faut maintenant nourrir le feu de la parole et, disposant de signifiants communément partagés, les citoyens sauront laisser entendre la démocratie et redemander du sens. La brisure des symétries n'existe pas, en face du citoyen il y a la démocratie, en face de la démocratie il y a le citoyen. Celui qui admet une brisure des symétries accueille la dictature. J'espère que les 4,5 millions de Manifestants sont des Indignés comme nous a rappelé Stéphane Hessel. 4,5 millions de personnes ont manifesté le 11 janvier 2015 pour la Liberté de le Presse. 7 millions de Charlie vendus. 7 millions, ça fait un parti. Un parti pour quoi faire? Manifesteront-ils aussi pour l'Indépendance de la presse? J'ai toujours souffert de ce que la société n'occupe pas les mots. Les mots sont à nous, il faut en parler. Chaque citoyen doit réaliser son voyage au trou du langage pour s'approprier les mots qui lui sont volés, la démocratie fera le reste. Au IIIème millénaire on devient adulte >>>  Occupy the WordS !

Occupy the WordS / I want my Europe back >>> Partager

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23 mai 2009

Nouvelle Monnaie de référence: G20 illégitime, G192 de l'ONU inutile, BRI parasecrète, Conférence Bilderberg secrète

Il existe deux mouvements dans le gestion de la crise.

Il y a ceux qui feignent d'apporter des solutions avec des Plans TARP, TALF, PPIP, et de restauration de la confiance des banques et des marchés avec des stimulations par la contrefaçon de monnaie issue de la planche à billet. Leur volonté est de laisser le marché "restimulé" s'autoréguler.

Et il y a ceux qui construisent un nouveau système monétaire international en impliquant la souveraineté de l'État.

Mais il n'y a personne dans les pays industrialisés qui travaille au développement durable et social en associant les solidarités locales, régionales et globales, les Pays En Développement et les Pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique).

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Officiellement la crise de 2008 à 2019...  a commencé avec les subprime, les crédits hypothécaires risqués accordés au ménages NINJA, No Income No Job No Assets (sans revenus, sans emplois et sans bonités bancaires). La crise va à présent connaître son effet de levier avec la catégorie de prêts intitulée Alt-A. Cette catégorie est située entre le subprime risqué et le prime sûr, accordé au demandeur qui n'a pas connu des incidents de paiement par le passé. Aux USA l’emprunteur n’a pas à donner d'informations sur ses revenus. Avec la récession économique et la chute du marché immobilier, ces emprunteurs ont aussi des problèmes pour rembourser leurs prêts. Selon l'agence de notation S&P, le taux de défaut sur les prêts Alt-A titrisés, c’est-à-dire les crédits Alt-A revendus sous forme de titres financiers Residential Mortgage Backed-Securities (RMBS) à d’autres investisseurs, a atteint 10% en février 2009, en hausse de 14% par rapport à janvier. Selon Ben Bernanke, Gouverneur de la Fed' "le niveau élevé des défauts de remboursement et des saisies immobilières n'est pas limité au subprime". Les prêts Alt-A vont engendrer le même désastre que les subprimes. Le scénario est rodé: dégradation de la notation de ces prêts et de leurs titrisations RMBS, dévalorisation de ces titres, dépréciation des portefeuilles détenus par les banques, et nouvelles pertes gigantesques des établissements financiers, faillites des banques et des assurances, bail out à répétitions et TARP-2, TALF-2, PPIP-2, etc... Sur les 2 graphiques cliquables vous voyez 1) la fin de l'éclatement de la bulle des subprimes, 2) le début de l'éclatement de la bulle des Alt-A. La crise a bien mérité son nom: Crise du système du risque. L'objectif de la politique économique a donc bien été de compresser les salaires vers le bas pour réduire les coûts de production et d'augmenter les crédits pour continuer à vendre et à vendre encore plus. Il parait que l'on appelle ceci le capitalisme.

Les faillite de la Bank of Scotland, de AIG et de GM sont en 6 mois les plus grandes faillites de toute l'histoire de l'économie mondiale.

Ce système du risque a cassé l'économie réelle. Il parait que l'on veuille réparer. Mais réparer quoi?

1] Construction du Nouveau Système Monétaire et Financier International

Les Pays d'Amérique Latine organisent au niveau régional un Nouveau Système Monétaire avec la Banque du Sud. La Chine organise à son niveau régional un Nouveau Système Monétaire avec son Fonds Asiatique de Crise ou ses accords swap d'échange de devises avec "l'ASEAN plus trois" ou avec les Pays d'Amérique latine, comme l'Argentine et le Brésil, ou la Biélorussie. Dans une nouvelle série d'articles je vous écris que la Communauté Internationale, l'ONU, offre à Joseph Stiglitz chair, chaire et pupitre en le faisant exister comme Président de la Commission d'experts de l'ONU sur la réforme du système monétaire et financier international qui va siéger entre le 24 et le 26 juin 2009 sous forme de G192 pour faire ce que le G20 dollariste a refusé de faire par obédience servile: lancer les bases du Nouveau Système Monétaire International. Joseph Stiglitz: " Il est clair, qu'une devise de réserve ne doive pas être adossée à une monnaie nationale, parce que ceci ne peut que conduire à l'abandon de la discipline financière avec des conséquences désastreuses pour le pays émetteur de cette monnaie de réserve et pour l'économie mondiale. " C'est la première fois que se trouve la question d'une nouvelle monnaie mondiale à l'ordre du jour d'une conférence internationale.


2] Restructuration par les marchés

Je vous ai écrit le 19 avril, que le G20 de Londres du 2 avril avait promu le FMI comme Banque Centrale Mondiale qui sera en mesure de créer de la Monnaie de contrefaçon issue de la planche à billet au travers de sa monnaie synthétique concrétisée dans les Droits de Tirage Spéciaux. Le G20 de Londres a été le G20 des banques et leur victoire. En sachant que seulement 8% des Pays membres du FMI (Fonds Monétaire International) bénéficient des DTS et que l'octroi des prêts du FMI est toujours lié aux conditionnalités néo-libérales qui imposent l'ouverture et la totale libéralisation des marchés et surtout des marchés financiers, nous pouvons être en colère suite à ce G20. (Pages publiques du FMI sur les DTS et cours hebdomadaire du DTS)


La Banque des Règlements Internationaux

Je vous ai écrit qu'en réalité les décisions au sujet des parités des monnaies avec le Dollar comme pivot se prennent dans le système parasecret de la Banque Internationale des Règlements, qui a toujours été appelée "Banque Mondiale bis" depuis 1945. Le FMI est devenu depuis le G20 de Londres du 2 avril 2009, comme la BIS (Bank for International Settlements - Banque des Règlements Internationaux, BRI), une banque centrale des Banques Centrales. La BIS est un club de Banques Centrales qui siège à Bâle et dont l'objectif est de gouverner les gouvernements. Ce club n'a pas de statut officiel relevant du droit international comme le G8, le G20 à la différence de l'Otan et de l'ONU.

Pourtant c'est à la BRI que sont prises les décisions de dévaluer ou de défendre les monnaies, de fixer le prix de l'or, de réguler le système bancaire off-shore, d'augmenter ou de diminuer les taux d'intérêts à court terme. La BRI est aussi appelée le réacteur nucléaire qui surplombe avec sa tour de 17 étages le ville médiévale de Bâle. La BRI n'apparait quasiment jamais en public et ne fait pas de communiqué. Elle est faite de 55 membres mais en réalité ce ne sont que l'Allemagne, les USA, la Suisse, l'Italie, le Japon et la Grande-Bretagne qui se rencontrent régulièrement à Bâle. La BRI est le club supranational le plus secret, le plus exclusif, le plus puissant de la planète. Elle avait été officiellement pro-nazi dès 1930. Elle a été le centre du système bancaire de Hitler cogéré avec les américains... Elle n'avait jamais été liquidée comme l'avaient demandé en 1944 les américains à la Conférence de Bretton-Woods. C'est du Comité de Bâle de la BRI que sont sorties en 2004 les Recommandations de Bâle, appelées Bâle II, qui sont à l'origine des interprétations libres qui ont mené à la crise des subprimes, des CDS / CDO, de ce Système du Risque des produits dérivés titrisés adossés au mark to market (à la valeur du marché) qui a plongé la planète dans la spéculation systémique et dans cette crise économique la plus grave de l'histoire économique de l'humanité. Les Recommandations de Bâle II étaient vendues comme des Normes Prudentielles Comptables, ont été déclinées avec les Directives CRD en Europe toujours friande du dernier cri du crétinisme néolibéral. Mais les normes prudentielles comptables n'ont organisé que la contagion planétaire du mark-to-market et détourné le capitalisme dans un Casino-capitalisme.

Je fais un amalgame entre la BRI et le FMI? Le FMI peut et veut devenir ce club bis de la BRI, puisqu'il s'agit d'organiser un système mondial centralisé de planche à billet, ce que la BIS ne pouvait pas faire sans sortir de l'anonymité. C'est à partir de l'analyse de la BRI depuis sa création que s'est développée la "Théorie de la Conspiration" qui buzze très bien sur le net et dont je ne vous conseille ni la lecture ni le visionnage, et dont je n'ai regardé que quelques secondes de vidéo. Pour moi, il n'y a pas de Conspiration s'il y a une démocratie forte, active, informée et éduquée à cet exercice dès la maternelle. L'altérité doit être politique; l'altruisme peut-être conservé par les églises, peut m'en chaut. Il n'y a pas de victimes d'un système mafieux féodal, il n'y a qu'une tolérance générale à cet occultisme parce que l'individu est plus enclin à s'arranger avec la quotidienneté de la compromission universelle. (Huiles, Otto Dix).

Encore plus puissant que la BRI parasecrète, que le G20 de gouvernance restreinte aux Banques, sont les Conférences Bilderberg. Mais là, nous franchissons la barrière de l'autre monde, du monde secret des ombres et des puissances de Dark Vador qui a depuis longtemps basculé dans le côté obscur de la force.


3] Destruction par les marchés

Les conférences Bilderberg

Pour vous exposer ce que sont les Conférences Bilderberg je vous traduis d'abord un article du Times Online. Je vous donne exceptionnellement le lien direct vers l'article. Je cite toujours mes sources, mais je donne toujours seulement l'URL du site ou du média et non pas l'URL de l'article de presse, car après quelques semaines l'article est archivé, retiré du domaine public ou retiré de l'accès gratuit. Contrairement à tous les matraquages sur la reprise, la relance, que nous lisons partout dans les médias, pour Bilderberg il n'y a qu'un seul avenir: la très grave dépression, plus grave que celle des années 30'. Bilderberg a juste fait le choix du pilotage de la dépression entre rapide ou lent.

Times on line: Shadowy Bilderberg Group meet in Athen

début de ma traduction >>>

"Le Groupe Bilderberg de l'ombre invite à Athènes.

Ne le racontez à personne, n'en murmurez pas un mot, mais les hommes les plus puissants du monde se rencontrent secrètement pour protéger la planète de la catastrophe économique. Voici l'adresse si vous désireriez leur envoyer l'expression de votre opinion: c/o Nafsika Astir Palace Hotel, Apollonos Avenue 40, 16671 Vouliagmeni, Grèce.

C'est un peu difficile de trouver de par là-bas des chambres libres les deux jours prochains pendant que les illuminati de Bilderberg tiennent le conclave privé dans l'hôtel 5 étoiles. Depuis 1954 un club de 130 seniors et de politiciens en vogue et en vue se réunit tous les ans au coin du feu d'un hôtel en compagnie des stars des banquiers et de membres de familles royales pour discuter de thèmes brûlants, pour échanger des confidences ou seulement pour rester à la page dans le circuit des je-sais-quelque-chose-que-tu-ne-dois-pas savoir. Aucune liste des participants n'est publique, aucune conférence de presse n'est tenue. Vous vendez la mèche, et oh, vous êtes hors du cercle magique.

Pour ceux d'entre nous qui restent en dehors des grilles fermées à clef, tout ceci est fait pour que nous espérions qu'ils puissent bien dormir, éviter d'être blessés en jet ski et pour qu'ils résolvent les problèmes pour nous. Pour les Bilderberger c'est un peu comme le récent recrutement du MI5: 'le mieux que vous ayez à faire est de passer inaperçu'. Chaque pays délègue deux personnes au comité directeur qui est la plate-forme de l'élite intellectuelle de Bilderberg.

Le club débat cette année de la dépression. Selon le fascicule envoyé préalablement aux participants, Bilderberg est à la recherche de deux options, selon Daniel Estulin, observateur du Club Bilderberg: soit une dépression longue et agonisante qui jette le monde dans des décades du marasme de la stagnation, du déclin et de la pauvreté, ou une dépression intense mais courte qui trace la route vers un nouvel ordre de l'économie durable avec moins de gouvernance d'État mais plus d'efficacité.

Dès lors que Bilderberg n'existe pas officiellement, il ne peut émettre le moindre des démentis et ceci est une manne du ciel pour les tenants de la théorie du complot. Les eurosceptiques sont convaincus que le futur développement de l'Union Européenne a été forgé ici – les Commissaires européens y ont toujours été bien accueillis avec leur favori Peter Madelson, selon lequel 'on a toujours été à l'aise avec les gens devenus riches de manière sale'.

Margaret Thatcher a été une débutante timide à la Conférence de 1975. Selon Jim Tucker, traqueur vétéran des rencontres du Club Bilderberg, il avait été ordonné à Margaret Thatcher de démanteler la souveraineté britannique, mais elle avait répondu 'no way', alors ils l'ont renvoyée. Les théoriciens des conspirations qui sont dans les mouvances de gauche croient que les Bilderberger forment un noyau de capitalistes, et il y a un germe de vérité dans ceci. Les Conférences avaient été lancées aux Pays-Bas dans l'hôtel 'de Bilderberg' près d'Arnhem, par le polonais en exil Joseph Retinger. Il pestait contre l'anti-américanisme grandissant et les avancées du communisme en Europe de l'Ouest. Le Prince Bernhard de Hollande était d'accord pour soutenir l'idée, le Directeur de la CIA, Walter Bedell Smith, avait mis tout son poids dans la balance et a été suivi par la Maison Blanche.

Le consensus Bilderberg est que les problèmes nationaux sont au mieux résolus par une élite ouverte sur l'international, qu'un réseau global de décideurs doive avoir un langage commun et que les limites entre les classes politiques et les classes des financiers doivent être fluides. Et c'est ainsi qu'il y a eu une tendance naturelle à inviter les conservateurs et les libéraux prônant le marché. Les seuls socialistes invités étaient ceux qui 'comprennent l'argent'.

Le Bilderberger le plus indiscret a été Denis Healey, Chancelier de l'Echiquier de 1974 à 1979 (1er Ministre), atlantiste féroce (ndtr: et membre fondateur du Bilderberg Group): 'Il est exagéré de dire que nous œuvrons pour un gouvernement mondial unique, mais ce n'est pas totalement infondé', avait dit Lord Healey à Jon Ronson, l'auteur du livre intitulé 'Aventures avec les extrémistes'. 'Entre nous nous ressentions au Bilderberg que nous ne pourrions continuer indéfiniment à nous battre les uns contre les autres. C'est alors que nous ressentions qu'une seule communauté à travers le monde serait une bonne chose'.

Un autre point de vue sur le club Bilderberg est celui du métropolite Seraphin du Pirée qui avait dit que 'les Bilderberger représentent la cabale criminelle du sionisme mondial qui veut instaurer une dictature mondiale cruelle avec Lucifer à sa tête. Ce mode d'expression est commun sur le blogosphère où le côté secret du club met en évidence les intentions maléfiques. (ndtr: j'ai effectivement fait mes recherches sur Google et j'ai rencontré ce genre de sites, qui sont aussi reconnaissables à leur charte graphique gore et gothique. Attention le mot 'bilderberg' n'avait pas été monopolysé, si bien qu'un blogueur administre un site éponyme qui est un Bilderberg Watch. Mais je ne vous en conseille pas la lecture, si vous ne voulez pas faire du catastrophisme touristique. Il vaut mieux savoir que ça existe et garder sa lutte avec les moyens publics et démocratiques dont nous disposons. Je suis un inconditionnel de la démocratie et des urnes et comme Spinoza je pense que les iniquités de pouvoir finissent toujours par être déconstruites par la pensée et le débat fondés. Fin de la note du traducteur).

Lucifer n'est pas descendu là bas à l'hôtel, mais ce que nous avons été capables de documenter avec l'aide du porte-parole de la Banque Mondiale, Alexis O'Brien, est que son Président Robert Zoellick a été à Athènes 'pour des affaires non spécifiées le 14 mai 2009'. Et que l'agenda  public du Secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, est 'mystérieusement vide pour les deux prochains jours'. Jo Ackerman, Directeur de la Deutsche Bank, 'sera en voyage en Europe'. Jean-Claude Trichet, Gouverneur de la BCE, sera en voyage jusqu'à la fin de la semaine'.

Vous voyez où l'on veut en venir. Quelque chose se passe. Si seulement quelqu'un pouvait nous laisser pénétrer le secret."

<<< Fin de ma traduction

 

Le Plan Bilderberg pour 2009: Reconstruire l'économie politique globale.

Il est très déplorable que les "bons" médias ne font pas d'investigation sur le Bilderberg Group et que sur le net on ne tombe que sur des blogs qui ne valent que plus ou que moins ce que vaut mon propre blog. Vous pouvez essayer sur la barre de recherche en associant les noms de votre quotidien national et "Bilderberg", il n'y a rien qui sort. Avec un maillage internet aussi sophistiqué, il est encore possible de rester inaperçu des moteurs de recherche. Parmi les buzz trouvés sur le net et que je n'ai pas encore vérifiés:

 

 

  1. Et, Ségolène Royal participait à un colloque organisé par les quotidiens El Pais (Espagne) et grec To Vima, en partenariat avec Désirs d'avenir sur "l’avenir la social-démocratie en Europe", en Grèce le 12 Mai, avec d'autres socio démocrates.
  2. On retrouve également le bras long des Bilderberg dans le choix du nouveau président des États-Unis, Barak Obama. Lors de la conférence Bilderberg en Virginie en 2008, une rencontre secrète a été organisée par le groupe entre Obama et Clinton, afin qu'ils se mettent d'accord pour un partage du pouvoir et des responsabilités. Bilderberg a misé sur Obama qui semblait mieux "se vendre" surtout auprès d'un électorat libéral (gauche américaine) pour qui, après 8 années de Bushisme, le prochain président devait apparaître comme le "Sauveur", une personnalité politique issue de leurs rangs ( "anti guerre" soutenu par l'organisation Move On par exemple). Les origines multi-ethniques d'Obama ont certainement joué un rôle prépondérant dans ce choix, "l'antiracisme" et la "diversité" étant politiquement plus porteurs que le "féminisme" - surtout après des campagnes politico médiatiques intenses sur ces thèmes, qui s'apparentent à de véritables matraquages des opinions publiques avec le concours empressé des politiciens, toutes tendances confondues, chacun jouant sa partition.

 


Comme site "sérieux" faisant les investigations nécessaires sur Bilderberg, je n'ai trouvé que Global Research
Je vais à présent vous traduire un article de ce site canadien anglais Global Research, Center for Research on Globalization.


Début de ma traduction >>>

"Du 14 au 17 mai 2009, l'élite globale s'était rencontrée secrètement en Grèce pour la Conférence annuelle Bilderberg qui n'a été suivie que de manière dispersée et limitée par l'ensemble des médias. Approximativement 130 personnes les plus puissantes du monde se sont réunies pour discuter de questions actuelles brûlantes et pour planifier une direction pour les années à venir. Le thème principal des discussions de cette rencontre annuelle était la crise financière globale, ce qui n'est pas surprenant en regardant la liste des participants et qui sont eux-mêmes tout autant des architectes de cette crise que ceux qui exercent leur influence pour la résoudre.

Le journaliste d'investigation spécialiste du Bilderberg Group, Daniel Estulin, avait fait porter l'attention sur des points de l'agenda de la Conférence qui avaient transpiré jusqu'à lui par l'intermédiaire de sources d'initiés. Bien que de telles sources ne puissent être vérifiées, ses sources accompagnées des sources du vétéran des observateurs vigilants, Jim Tucker, avaient pu prouver dans le passé leur précision de manière consternante. En apparence le thème principal de discussion de la rencontre de cette année était de traiter de la crise économique, en la conduisant dans une dépression plus prolongée et agonisante qui jette le monde pour des décades dans le désastre de la stagnation, le déclin et la pauvreté… ou en la conduisant vers une dépression intense mais plus courte qui va paver la route d'un nouvel ordre économique durable avec moins de souveraineté de la part des États mais avec plus d'efficacité (note du traducteur: ceci correspond à la "mondialisation heureuse du market-drive, du tout-par-le-marché). D'autres points de cet agenda incluaient un plan destiné à tromper des millions d'épargnants et d'investisseurs qui croient au matraquage de la relance présupposée de l'économie. Dans les mois à venir ils vont s'exposer à des pertes massives et à de très graves désastres financiers et il y aura vers septembre ou octobre une pression ultime envers la ratification de la procédure de ratification du Traité de Lisbonne en direction du OUI irlandais, ce qui va conférer à l'Union Européenne une puissance massive sur ses États Membres en en faisant un gouvernement régional supranational avec une relégation à un statut plus régional de chacun des pays
.

Dans la foulée de cette rencontre, le vigilant observateur Jim Tucker, avait informé que ses sources d'initiés ont révélé que le Bilderberg Group s'était prononcé pour le plan d'un ministère global de la santé, une trésorerie globale et une dépression raccourcie plus que pour une dépression plus longue. Tucker a informé que le ministre suédois des affaires étrangères et que l'ancien Premier Ministre Carl Bildt avaient tenu un discours plaidant pour la transformation de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en un ministère mondial de la santé, plaidant pour la transformation du FMI en un ministère mondial du trésor, tous deux sous les auspices de l'ONU bien entendu (note du traducteur: en détournant les intentions du G192?). Toujours selon Tucker, le Secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, et Carl Bildt ont fait du racolage en faveur d'une récession plus courte contre une récession de 10 ans… en partie parce que cette dernière nuirait les industriels de Bilderberg eux-mêmes; alors que ceux-ci désirent avoir un ministère global du travail et un ministère global des finances, ils préfèrent toujours faire de l'argent et une récession à long terme leur coûterait de graves revers industriels parce que personne n'achèterait leurs jouets…; la balance est du côté du maintien d'une dépression courte. [2]


Après la clôture de la Conférence, Daniel Estulin avait informé que l'une des toutes premières préoccupations des Bilderberger est le danger que leur zèle de reformater le monde en instrumentant le chaos en vue de mettre en œuvre leur agenda à long terme pourrait entrainer un déraillement de tout contrôle et conduire éventuellement à un scénario ou Bilderberg et l'élite globale en général seront dépassés par les évènements et se terminerait en une perte de leur contrôle sur la planète.
[3]

Selon l'agence de presse Macedonian International News Agency du 21 mai 2009, "un nouvel article du Kremlin sur le Bilderberg Group de l'ombre, qui avait tenu la semaine dernière sa réunion annuelle en Grèce avec l'élite de la finance, de la politique et des industries de l'ouest s'était mis d'accord que le $ devait être totalement 'détruit' pour permettre de se diriger vers un Nouvel Ordre Mondial dominé par les puissances de l'ouest. De plus, selon cet article du Kremlin, la plupart des élites les plus aisées de l'ouest avaient décidé à New York dans une réunion exceptionnelle et préalable à la réunion d'Athènes, qui avait été convoquée et conduite par David Rockefeller, de préparer la fin du $. [4]"      (note du traducteur: cette agence de presse a écrit plusieurs articles sur le Bilderberg Group sans langue de bois, ce qui n'est pas étonnant à cause de la guerre froide locale entre la Grèce et la Macédoine).



<<< Suspension de ma traduction


A tous les stades de la lecture de ce billet vous remarquez que le prochain G192 pour restructurer le système monétaire international est et sera totalement ignoré par les pouvoirs et les grands argentiers du G8. Pour poursuivre votre cauchemar je vous invite à suivre la suite de ma traduction de l'analyse de Global Research.


Poursuite de ma traduction >>>

 

Le FMI et le ministère global des finances

L'agenda relatif à la création d'un ministère global a déjà été respecté préalablement à la Conférence Bilderberg d'Athènes avec la décision prise au G20 financier du 2 avril 2009 à Londres. Bien que le G20 semble lui donner un cadre plus important allant plus vers la création d'une banque centrale globale, il est envisageable que le FMI puisse remplir les deux rôles.

Suite au G20 de Londres il a été rapporté dans le Communiqué final que le monde est plus proche d'une monnaie globale adossée à une banque globale et qui administre une politique monétaire pour toute l'humanité. Le G20 a donné son accord pour octroyer globalement des Droits de Tirage Spéciaux (DTS) qui vont injecter 250 milliards de $ dans l'économie mondiale et augmenter les liquidités globales par l'intermédiaire du FMI. De facto une monnaie mondiale en dehors du contrôle des États souverains avait été mise sur pieds au G20 de Londres. [15] [voir appendice 2: Création d'une banque centrale mondiale) (note du traducteur: mon analyse était juste dans mon billet du 19 avril 2009)

A la suite de la Conférence Bilderberg le Président Obama a demandé au Congrès l'autorisation de prêter 100 milliards de $ au FMI pour aider à créer un fonds global de sauvetage de 500 milliards de $, ce qui pourrait attribuer au FMI les prérogatives essentielles d'un Trésor global octroyant des aides de sauvetage aux pays de la planète qui se trouvent dans une situation de crise financière. La loi du Congrès permettrait au FMI d'emprunter jusqu'à 100 milliards de $ aux USA et d'augmenter la contribution fiscale américaine de 8 milliards en faveur du FMI. En se basant sur le programme il a été rapporté que les leaders mondiaux ont commencé avec l'initiative globale de sauvetage (bail out) appelée au G20 de Londres du 2 avril 2009 le New Arrangement for Borrowing (NAB – le Nouvel Accord pour les Prêts). Le Président Obama avait donné son accord à ce moment pour mettre à disposition un fonds additionnel. Obama avait écrit que le Secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, avait conclu que la taille du NAB est tristement inappropriée pour affronter de sévères crises économiques et financières que nous connaissons en ce moment. [16]

Avec le décision du G20 d'augmenter l'utilisation des DTS du FMI qui en font de facto une monnaie mondiale, il a été récemment dit que l'Afrique sub-saharienne recevra 10 milliards de $ sous forme de DTS pour aider les économies à affronter la crise globale financière et que le FMI émettra en valeur 250 milliards de DTS qui pourront être utilisés pour renforcer les réserves en devises étrangères. Cette émission de DTS fait partie d'un plan de 1100 milliards destinés à combattre la récession économique mondiale [17] (note du traducteur: comme je vous l'écris depuis octobre 2008, les grands bénéficiaires des plans de stimulation sont les pays industrialisés et les grands perdants sont les Pays en Développement et les Pays ACP qui forment 80% de la population mondiale)

De récents rapports démontrent que le rôle du FMI dans l'émission de DTS va main dans la main avec les discussions Bilderberg au sujet de la mort possible du $ US, et, la transformation de l'étalon-dollar en un système basé sur le DTS pourrait être une rupture majeure avec une politique qui a pesé pendant 60 ans. Selon ces rapports, il y a deux possibilités de réduire le rôle du $ dans le Système Monétaire International. La première, en faveur de l'Euro, consiste en une érosion graduelle du dollar, déterminée par les marchés, comme monnaie de réserve. Mais parce que le rôle international de l'Euro principalement en utilisation sur les marchés financiers a augmenté depuis son introduction, il est difficile d'envisager dans le futur qu'il supplante le $ comme monnaie dominante de réserve.

Cependant, avec l'hégémonie du $ qui ne pourra pas être sérieusement mise en péril par les forces du marché à court et à moyen terme, la seule manière de réduire significativement son rôle comme monnaie de réserve  est de parvenir à un accord international. C'est à ce niveau qu'entrent en jeu les DTS: pour faire dans un avenir relativement proche des DTS la réserve principale de monnaie il faudrait créer et allouer aux membres du FMI de très importantes sommes de nouveaux DTS. [18] C'est exactement ce qui se passe avec l'Afrique et le FMI actuellement (note du traducteur: … pour l'Afrique avec 10 milliards sur 1100 milliards…)

Jacques de Larosière, ancien Directeur Général du FMI, a récemment fait remarquer que l'actuelle crise financière présente une unique opportunité d'améliorer les institutions et qu'il y a déjà un danger que la chance ne soit prise si les différents acteurs n'acceptent pas un changement lors de la croissance économique à venir. Il est à présent consultant chez BNP Paribas, une entreprise très bien représentée aux Conférences Bilderberg et il était Gouverneur de la Banque de France sous le Président français Valéry Giscard d'Estaing, qui est un membre permanent du Bilderberg Group. [19]

 

 

L'Administration Obama lourdement représentée à la Conférence Bilderberg d'Athènes

L'Administration Obama a été lourdement représentée cette année à la Conférence Bilderberg. Parmi les participants il y avait Keith B. Alexander, un lieutenant général de l'armée US et Directeur de la CIA; Timothy Geithner, Secrétaire US au Trésor et ancien Gouverneur de la Fed' de New York; Richard Holbrooke, envoyé spécial de l'Administration Obama au Pakistan et en Afghanistan;  le général James Jones, conseiller à la Sécurité nationale des USA; Henry Kissinger, envoyé spécial d'Obama en Russie et membre de longue date de Bilderberg et ancien conseiller à la Sécurité nationale des USA; Dennis Ross, conseiller spécial pour les affaires du Golfe Persique et l'Asie du Sud-Est auprès du Secrétaire d'État Hillary Clinton; David Patraeus, nommé le 23 avril 2008 à la tête du United States Central Command – CENTCOM, commandement central qui supervise les opérations en Irak et en Afghanistan; Lawrence Summers, Directeur à la Maison Blanche du Conseil Économique National - National Economic Council et ancien Secrétaire au Trésor sous Clinton, ancien Président de Harvard, University, ancien Economiste en Chef de la Banque Mondiale; Paul Volcker, ancien Gouverneur de la Fed' de New York, Président sous Obama du Economic Recovery Advisory Board; Robert Zoellick, ancien Directeur de la Goldman Sachs (note du traducteur qui a fait faillite en octobre 2008) et actuel Directeur de la Banque Mondiale; [30] et James Steinberg, Député Secrétaire d'État.   (note du traducteur: le lien entre le sommet de l'Otan de Strasbourg du 4 avril 2009 et le G20 de Londres du 2 avril 2009 était pour moi évident)

<<< Suspension de ma traduction

 

La France et l'Europe sont lourdement représentées à la Conférence Bilderberg d'Athènes

Communiqué du Parlement Européen sur sa participation à Bilderberg.
Voici le lien sur Wikipédia, il n'y a pas de traduction en français.
Voici une liste de participants des années précédentes publiée sur Wikipédia.
Pour un premier aperçu voici un article très sérieux de Attac sur Bilderberg.
Voici une liste de participants publiée par NNDB un site qui trace toutes les biographies des personnalités du monde entier. Vous avez la copie du fax de la liste des invités ici. Vous avez la liste incomplète au bas de cet article. Il existe beaucoup de site gore & gothiques, extrémistes, protagonistes de thèses conspirationnistes sur le web. Comment un évènement de cette importance planétaire n'a pas trouvé écho dans les médias? Le Journal Le Point n'a rien publié. Le site d'Europe 1 non plus. Le Nouvel Observateur n'a rien d'actuel. Le journal allemand Die Zeit n'en dit rien non plus. Le Financial Times Great Britain non plus. Pourquoi un tel silence? La Peur? Les pressions politiques? Les menaces? Ne glosons pas là-dessus. Je vous laisse libre de faire d'autres recherches, je ne veux pas faire de mon site un repère de je ne sais trop quoi. C'est pourquoi j'ai fermé les commentaires pour ce billet. Mon travail d'investigation s'arrête là, vous pouvez le poursuivre vous-mêmes. Mon objectif n'est pas de nourrir de la haine, mais de savoir et de comprendre pour aider à renforcer la citoyenneté, le débat politique et la décision électorale dans les urnes. C'est la dernière fois que je parle de Bilderberg sur mon site, donc ne venez pas le fréquenter pour ceci. Et le site Bin Jamin, d'un élu Vert Écologique à la Mairie d'Aubervilliers, sur la participation de Manuel Valls, PS, au Bilderberg. Dailymotion: Patrick Devedjian sur son Bilderberg.



Reprise de ma traduction >>>


 

Le compte-rendu ébruité

Daniel Estulin, le reporter vigilant spécialiste de Bilderberg, a reçu de source d'initiés un document de 73 pages sous enveloppe au sujet de la Conférence Bilderberg qui révèle de sérieuses dissensions entre des participants. "Les protagonistes de la ligne dure sont pour un déclin dramatique et sévère, une dépression courte, mais il y a aussi ceux qui pensent que les choses sont allées trop loin et que les retombées du cataclysme économique global ne peuvent être calculées avec précisions si le modèle promu par Henry Kissinger est choisi. Parmi ceux-ci il y a Richard Holbrooke. Ce qui reste inconnu à ce stade: le point de vue de Holbrooke est-il en réalité le point de vue d'Obama? Il y a un accord de vue sur la crise qui pourrait être bien pire, et que la relance pourrait être lente et prolongé.  

Selon Estulin, certains Directeurs de banques européennes se sentent extrêmement concernés avec sous leurs yeux le spectre de leur propre insolvabilité et une dépression cruelle et courte est pour eux une décision insoutenable de funambule qui peut détrôner le dollar avec les déficits du budget et du commerce américain. Un Bilderberger a dit que les banques elles-mêmes ne savent pas quand le fond sera atteint. Il semble que chacun aie pu être d'accord sur le fait que les besoins en capitaux nécessaire aux banques américaines peut être considérablement élevé que le gouvernement américain ne l'a suggéré avec son stress test. De plus quelqu'un du FMI a fait remarquer que selon sa propre étude des récessions passées les USA ne se trouvent actuellement qu'au 1/3 dans le déroulement de la récession actuelle. En attendant les économies qui espèrent une relance avec une réapparition de la demande provenant des USA pourront attendre longtemps. Un participant a dit que la perte de capital est pire que celle de 1929 et que la phase de déclin économique qui s'en suit sera aussi pire que dans les années 30' principalement parce que l'économie US traîne derrière elle 20.000 milliards (20 trillions) de dettes excédentaires. Tant que cette dette n'est pas éliminée, l'idée du retour d'un boom n'est qu'un mirage. [9]

Selon Jim Tucker, Bilderberg a va organiser un sommet en Israël entre le 8 et le 11 juin où les experts mondiaux de la régulation financière pourront débattre de la situation économique actuelle. Suite aux propositions de Carl Bildt de créer un ministère du trésor mondial et un ministère mondial de la santé sous les auspices des Nation Unies, il est dit que le FMI devienne ce Trésor Mondial et que l'Organisation Mondiale de la Santé devienne le ministère mondial de la santé. Bildt s'appuie aussi sur le changement climatique comme un défit majeur qui demande à Bilderberg de poursuivre ses objectifs, en se référant à la crise économique qui est la crise unique connue par une génération alors que le réchauffement climatique est le défi d'un siècle. Bildt a aussi plaidé pour l'extension de la NAFTA (Aléna) à travers tout l'hémisphère ouest pour créer une Union Américaine en prenant l'Union Européenne comme modèle. [10] (note du traducteur: de ce côté de la terre il ne reste plus que le Canada pour jouer entre riches, au mieux le Mercosurappuyé par la Banque du Sud signera des accords privilégiés de libre échange avec les USA).

Le FMI a envoyé à Bilderberg un rapport plaidant en faveur de son élévation au rang du Ministère Mondial des Finances, et le Secrétaire US au Trésor, Timothy Geithner, endosse de manière très enthousiaste ce plan, bien qu'il n'ait pas obtenu la garantie d'en prendre la tête. Geithner a dit que son espoir est de pouvoir travailler avec l'Europe à un cadre global, une infrastructure globale qui dispose d'une supervision appropriée. [10]

 

Le secret de la rencontre des milliardaires

Une douzaine des plus riches personnes du monde se sont rencontrées pour un rassemblement privé et inédit sur l'invitation de Bill Gates et de Warren Buffet pour débattre de la manière de donner de l'argent. Cette rencontre a eu lieu à la Rockefeller University autour de philanthropistes notables tels que Gates, Buffet, le maire de New York Michael Bloomberg, George Soros, Eli Broad, Oprah Winfrey, David Rockefeller senior et Ted Turner. L'un des participants a confirmé que ce n'était pas secret, que c'était une rencontre entre amis et collègues prévue depuis longtemps. Il n'y a rien d'étonnant que les philanthropistes se soient réunis par ces temps de crise. Les trois hôtes de cette rencontre étaient Buffet, Gates et David Rockefeller. [5] [voir appendice 2: Les connections Bilderberger avec la rencontre des millionnaires] (note du traducteur: David Rockefeller et président honoraire du Council of Foreign Relations, Président honoraire et fondateur de la Trilateral Commission, Président du Council of the Americas and the Americas Society, ancien Président et Directeur de la Chase Manhattan… qui a fait faillite en 2008 et reçu 25 milliards de $ de l'État américain. Pour connaître Trilateral vous avez déjà Wikipédia. Trilatéral cherche une domination à 3 de l'Univers). [...]

 

Liste des participants français au bas de cet article


Endnotes - Notes de bas de page de l'article de Global Resarch

Vous pouvez choisir vos sources et vos lectures pour poursuivre la réflexion.

[1] CFP, Annual Elite Conclave, 58th Bilderberg Meeting to be held in Greece , May 14-17. Canadian Free Press: May 5, 2009:
http://canadafreepress.com/index.php/article/10854
[2] Paul Joseph Watson, Bilderberg Wants Global Department Of Health, Global Treasury. Prison Planet: May 16, 2009:
 
http://www.infowars.com/bilderberg-wants-global-department-of-health-global-treasury/
[3] Paul Joseph Watson, Bilderberg Fears Losing Control In Chaos-Plagued World. Prison Planet: May 18, 2009:
 
http://www.prisonplanet.com/bilderberg-fears-losing-control-in-chaos-plagued-world.html
[4] Sorcha Faal, Bilderberg Group orders destruction of US Dollar? MINA: May 21, 2009:
 
http://macedoniaonline.eu/content/view/6807/53/
[5] Kristi Heim, What really happened at the billionaires' private confab. The Seattle Times: May 20, 2009:
 
http://seattletimes.nwsource.com/html/thebusinessofgiving/2009244202_what_really_happened_at_the_bi.html
[6] A. G. Sulzberger, The Rich Get … Together (Shhh, It Was a Secret). The New York Times: May 20, 2009:
http://cityroom.blogs.nytimes.com/2009/05/20/the-rich-get-together-shhh-it-was-a-secret/
[7] Chosun, American Billionaires Gather to Discuss Slump. The Chosun Ilbo: May 22, 2009:
http://english.chosun.com/site/data/html_dir/2009/05/22/2009052200772.html
[8] John Harlow, Billionaire club in bid to curb overpopulation. The Sunday Times: May 24, 2009:
 
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/article6350303.ece
[9] Press Release, Investigative Author, Daniel Estulin Exposes Bilderberg Group Plans. PRWeb: May 22, 2009:
http://www.prweb.com/releases/Bilderberg_Group_Meeting/Daniel_Estulin/prweb2453144.htm
[10] James P. Tucker Jr., BILDERBERG AGENDA EXPOSED. American Free Press: June 1, 2009:
http://www.americanfreepress.net/html/bilderberg_2009_179.html
[11] James Quinn, Tim Geithner to reform US financial regulation. The Telegraph: May 21, 2009:
 
http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance
/5359527/Tim-Geithner-to-reform-US-financial-regulation.html

[12] Greg Menges, U. S. Secretary of the Treasury Timothy F. Geithner speech before the Senate Banking Committee. Examiner: May 20, 2009:
 
http://www.examiner.com/x-8184-Boston-Investing-Examiner~y2009m
5d20-U-S-Secretary-of-the-Treasury-Timothy-F-Geithner-speech-before-the-Senate-Banking-Committee

[13] Robert Schmidt and Jesse Westbrook, U.S. May Strip SEC of Powers in Regulatory Overhaul. Bloomberg: May 20: 2009:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=a18ctNv3FDcw
[14] Rex Nutting, Fed could be completely retooled, Geithner says. Market Watch: May 20, 2009:
 
http://www.marketwatch.com/story/fed-could-be-completely-retooled-geithner-says
[15] Ambrose Evans-Pritchard, The G20 moves the world a step closer to a global currency. The Telegraph: April 3, 2009:
http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/5096524/The-G20-moves-the-world-a-step-closer-to-a-global-currency.html
[16] Marie Magleby, Obama Wants U.S. to Loan $100 Billion to Global Bailout Fund. CNS News: May 20, 2009:
http://www.cnsnews.com/public/content/article.aspx?RsrcID=48329
[17] Joe Bavier, Sub-Saharan Africa to receive $10 bln in SDRs-IMF. Reuters: May 25, 2009:
 
http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSLP336909
[18] Onno Wijnholds, The Dollar’s Last Days? International Business Times: May 18, 2009:
 
http://www.ibtimes.com/articles/20090518/dollar-rsquolast-days.htm
[19] MATTHEW SALTMARSH, Former I.M.F. Chief Sees Opportunity in Crisis. The New York Times: May 22, 2009:
 
http://www.nytimes.com/2009/05/23/business/global/23spot.html?ref=global
[20] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: in pursuit of the world's most powerful cabal. The Guardian: May 13, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/13/in-search-of-bilderberg
[21] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: They're watching and following me, I tell you. The Guardian: May 15, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/15/bilderberg-charlie-skelton-dispatch
[22] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: I'm ready to lose control, but they're not. The Guardian: May 15, 2009:
 
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/15/bilderberg-charlie-skelton-dispatch1
[23] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: 'You are not allowed to take pictures of policemen!' The Guardian: May 17, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/17/charlie-skelton-bilderberg
[24] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Fear my pen. The Guardian: May 18, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/18/bilderberg-charlie-skelton-dispatch
[25] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Let's salt the slug in 2010. The Guardian: May 19, 2009:
http://www.guardian.co.uk/news/blog/2009/may/19/bilderberg-skelton-greece
[26] Dutch Royal House, Work and official duties. Prince Constantijn:
 
http://www.koninklijkhuis.nl/english/content.jsp?objectid=18215
[27] Deutsche Bank, Management Board. Our Company:
 
http://www.db.com/en/content/company/management_board.htm
[28] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009:
http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/
[29] Demetris Nellas, Greek nationalists protest Bilderberg Club meeting. AP: May 14, 2009:
http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jep_nbEq1srzJHFQ8fRGNQO3P38QD987H3200
[30] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009:
http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/
[31] MRT, Top US official arrives in Greece . Macedonian Radio and Television: May 15, 2009:
 
http://www.mrt.com.mk/en/index.php?option=com_content&task=view&id=6112&Itemid=28
[32] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009:
 
http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/
[33] WND, Google joins Bilderberg cabal. World Net Daily: May 17, 2009:
http://worldnetdaily.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=98469
[34] Adam Abrams, Are the people who 'really run the world' meeting this weekend? Haaretz: May 14, 2009:
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1085589.html
[35] YOCHI J. DREAZEN and PETER SPIEGEL, U.S. Fires Afghan War Chief. The Wall Street Journal: May 12, 2009:
http://online.wsj.com/article/SB124206036635107351.html
[36] M.J. Stephey, Stan McChrystal: The New U.S. Commander in Afghanistan . Time Magazine: May 12, 2009:
http://www.time.com/time/politics/article/0,8599,1897542,00.html
[37] PIIE, About the Institute. Peterson Institute for International Economics:
http://www.petersoninstitute.org/institute/aboutiie.cfm
[38] PIIE, Board of Directors. Peterson Institute for International Economics:
http://www.petersoninstitute.org/institute/board.cfm#52
[39] Jeffrey E. Garten, Needed: A Fed for the World. The New York Times: September 23, 1998:
http://www.nytimes.com/1998/09/23/opinion/needed-a-fed-for-the-world.html
[40] Jeffrey Garten, Global authority can fill financial vacuum. The Financial Times: September 25, 2008:
http://www.ft.com/cms/s/7caf543e-8b13-11dd-b634-0000779fd18c,Authorised=false.html?_i_
location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2F7caf543e-8b13-11dd-b634-000077
9fd18c.html&_i_referer=http%3A%2F%2Fwilliamnotes.wordpress.com%2F2008%2F09%2F30%2Fgarten-on-a-global-monetary-authority%2F

[41] Jeffrey Garten, We Need a Bank Of the World. Newsweek: October 25, 2009: http://www.newsweek.com/id/165772
[42] Ambrose Evans-Pritchard, IMF may need to "print money" as crisis spreads. The Telegraph: October 28, 2009:
http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans
_pritchard/3269669/IMF-may-need-to-print-money-as-crisis-spreads.html


Article de référence écrit en anglais par
Andrew G. Marshall is a Research Associate of the Centre for Research on Globalization (CRG). He is currently studying  Political Economy and History at Simon Fraser University. Andrew G. Marshall is a frequent contributor to Global Research
Steve Lendman, Global Research: The True Story of the Bilderberg Group" and What They May Be Planning Now

<<< Fin de ma traduction

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Ma Conclusion

L'ONU?
L'auto-détermination des peuples?
La non ingérence dans les affaires intérieures des États?

Qui va sortir victorieux du violent combat qui va confronter le Yuan, les Pays andins, ASEAN plus 3, le G192, Bilderberg?
Je ne parle pas de l'Europe qui est toute acquise à "la mondialisation heureuse" et au market-drive.
L'Afrique sera juste bonne à être pillée.

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Liste Wikipédia des Bilderberger français des années précédentes.

France



Valéry Giscard d’Estaing (1968, 2003), former President of the French Republic
Lionel Jospin (1996), former Prime Minister of France
Georges Pompidou (1966), former President of the French Republic
Dominique de Villepin (2003), former Prime Minister of France
Laurent Fabius (1994), former Prime Minister of France
Michel Rocard (1986), former Prime Minister of France
Pierre Bérégovoy (1992), former Prime Minister of France
Edouard Balladur (1987), former Prime Minister of France
Raymond Barre (1983), former Prime Minister of France
Edgar Faure (1974), former Prime Minister of France
René Pleven (1963, 1966), former Prime Minister of France
Pierre Mendes-France (1968), former Prime Minister of France
Antoine Pinay (1954, 1955, 1963, 1964, 1966), former Prime Minister of France
Jean-Bernard Raimond (1994), former French Foreign Minister
Jean Francois-Poncet (1982, 1985, 1988), former French Foreign Minister
Michel Barnier (2007), former French Foreign Minister
Hubert Védrine (1987, 1992, 2008), former French Foreign Minister
Bernard Kouchner (2005), current Minister of Foreign Affairs (France)
Manuel Valls (2008), French Member of Parliament
Jean-Pierre Jouyet (2008), French Minister of European Affairs
Jean-Pierre Chevenement (1984, 1990), former Minister of Defense (France)
Jacques Attali (1975), French economist and scholar and former presidential adviser of France’s socialist government
Gaston Defferre (1964, 1966), former Mayor of Marseille
Maurice Herzog (1974), former Mayor of Chamonix
Philippe Seguin (1990), former Mayor of Epinal
Jean-Pierre Cot (1977), French politician, former Mayor of Coise
Olivier Guichard (1966, 1977), French politician, former French Minister of Justice
Guy Mollet (1954, 1955, 1957, 1963, 1966), former Socialist Prime Minister of France
Maurice Faure (1955, 1963, 1966)
Jacques Rueff (1958, 1966)


Liste des participants 2009

Bilderberg 2009: le nombre de banquiers participants est très révélateur. Dans la liste des participants, on trouve des hommes d’Etat (Tim Geithner …), plusieurs ministres des Affaires Etrangères en exercice, des militaires de très haut rang, des responsables de l’OTAN.

Les monarques:

1- Queen Beatrix of the Netherlands
2- Queen Sofía of Spain
3- Prins Filip, Belgian Prince

Les autres participants:

4- Étienne Davignon, Belgium, ancien président de la Société Générale de Belgique, vice-président de la banque Fortis, président honoraire du Groupe de Bilderber
5- Josef Ackermann, Germany, banquier, patron de la Deutsche Bank
6- Keith B. Alexander, Director of the National Security Agency, USA
7- Roger Altman, USA, banquier, proche du Parti Démocrate
8- Takis Arapoglou, banquier, National Bank of Greece, Greece
9- Ali Babacan, Turkey, actuel ministre des Affaires Etrangères
10- Balsemão, Francisco Pinto, Portugal, PDG de la holding de presse Impresa SGPS
11- Nicolas Baverez, France, chroniqueur du journal « Le Point »
12- Franco Bernabè, Italy
13- Xavier Bertrand, France, secrétaire général de l’UMP
14- Bildt, Carl, Sweden, actuel ministre des Affaires Etrangères
15- Jan Björklund, Sweden, actuel ministre de l’Education
16- Christoph Blocher, Switzerland, homme politique, Union Démocratique du Centre
17- Alexandre Bompard, France, PDG de la radio Europe 1
18- Ana Botín, banquière, fille du PDG de la Santander Bank, Group Emilio Botín, Spain.
19- Henri de Castries, PDG des assurances AXA, France
20- Juan Luis Cebrián, PRISA Group of Media, CEO, Spain.
21- W. Edmund Clark, banquier, TD Bank Financial Group, Canada
22- Kenneth Clark, banquier, ΤD Βank Financial Group, Great Britain
23- Luc Coene, banquier, National Bank of Belgium, Belgium
24- Richard Dearlove, ex chef du MI 6, Service des renseignements extérieurs du Royaume-Uni
25- Mario Draghi, banquier, Βanca d΄Ιtalia, Italy
26- Eldrup, Anders, Denmark
27- Elkann, John, Fiat SPA, Italy
28- Enders Thomas, PDG d’ Airbus, Germany
29- José (Manuel) Entrecanales (Acciona Group, Construction and infrastructures), Spain.
30- Isidro Fainé Casas, banquier, President of Caixa "Bank" and SEAT Adviser, Spain.
31- Niall Ferguson, Harvard Business School, USA
32- Timothy Geithner, actuel Secrétaire au Trésor des Etats-Unis
33- Dermot Gleeson, Ireland, banquier, Allied Irish Banks
34- Donald E. Graham (Washington Ρost Company)
35- Halberstadt, Victor, Professor of Economics, Leiden University, Netherlands
36- Ernst Hirsch Ballin, Netherlands, actuel ministre de la Justice
37- Richard Holbrooke (envoyé spécial des Etats-Unis pour l’Afghanistan et le Pakistan)
38- Jaap de Hoop Scheffer, actuel secrétaire général de l’OTAN
39- James L. Jones, général du Corps des Marines, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis
40- Vernon Jordan, homme d’affaires afro-américain, l’une des éminences grises du Parti Démocrate à Washington.
41- Robert Kagan, USA, chef de file des néo-conservateurs
42- Jyrki Katainen, Finland, actuel ministre des Finances
43- John Kerr, Baron Kerr of Kinlochard, Great Britain, diplomate
44- Mustafa Koç, banquier, Turkey
45- Roland Koch, Germany, homme politique, vice-président de la CDU
46- Sami Cohen, Journalist, Turkey
47- Henry Kravis, banquier, USA
48- Marie-Josée Kravis, banquière, USA
49- Neelie Kroes, une des 27 membres de la Commission Européenne
50- Odysseas Kyriakopoulos, S&B Group, Greece
51- Manuela Ferreira Leite, Portugal, banquière, administratrice non exécutive de Banco Santander.
52- Bernardino León, Spain
53- Jessica Mathews, Carnegie Endowment for International Peace, USA
54- Philippe Maystadt, banquier, European Investment Bank, Belgium
55- Frank McKenna, banquier, ΤD Βank Financial Group, Canada
56- John Micklethwait, The Economist, Great Britain
57- Thierry de Montbrial, Institut français des relations internationales (IFRI), France
58- Mario Monti, Bocconi University, Milan, Italy
59- Miguel Ángel Moratinos, Spain, actuel ministre des Affaires Etrangères
60- Craig Mundie, Microsoft, USA
61- Egil Myklebust, SAS Group, Norway
62- Matthias Nass, Die Zeit, Germany
63- Denis Olivennes, directeur du journal « Le Νouvel Οbservateur », France
64- Frederic Oudéa, banquier, PDG de la Société Générale, France

65- Cem Özdemir, co-président du parti des Verts en Allemagne
66- Tommaso Padoa-Schioppa, Italy, banquier, président du comité directeur du Fonds monétaire international
67- Papalexopoulos, Dimitris, CEO, Titan Cement Co. S.A., Greece
68- Richard Perle, Αmerican Εnterprise Ιnstitute, USA
69- David Petraeus, Commander, U.S. Central Command, USA
70- Manuel Pinho, Portugal, actuel ministre de l’Economie
71- Robert Prichard, Τorstar Corporation, Canada
72- Romano Prodi, président du Parti Démocrate européen (co-président : François Bayrou)
73- Heather Reisman, Ιndigo Βooks & Μusic Ιnc., Canada
74- Eivind Reiten, Norway (Chairman BD Norske Skog, former CEO Norsk Hydro)
75- Michael Ringier, Czech Republic
76- David Rockefeller, banquier, USA
77- Dennis Ross, USA, homme politique, membre du Parti Démocrate
78- Barnett Rubin, USA
79- Alberto Ruiz-Gallardón, Mayor of Madrid, Spain
80- Suzan Sabancı Dinçer, Turkey
81- Indira Samarasekera, President of the University of Alberta, Canada
82- Rudolf Scholten, Social Democratic Party, Austria
83- Jürgen Steb, Germany
84- Pedro Solbes, Spain, homme politique, membre du Parti Socialiste
85- Sampatzi Saraz, banquier, Turkey
86- Sanata Seketa, Canada (University of Canada)
87- Lawrence Summers, banquier, USA, chef du Conseil Economique National
88- Peter Sutherland, banquier, Ireland
89- Martin Taylor, banquier, Barclays Bank, Great Britain
90- Peter Thiel, USA, libertarien proclamé, il a fondé The Stanford Review, aujourd’hui principal journal conservateur/libertarien de l’université.
91- Agan Ourgkout, Turkey
92- Matti Vanhanen, actuel Premier Ministre de la Finlande
93- Daniel Vasella, Novartis AG, Switzerland
94- Jeroen van der Veer, CEO Royal Dutch Shell, Netherlands
95- Guy Verhofstadt, ancien Premier Ministre, Belgium
96- Paul Volcker, USA, directeur du Conseil pour la Reconstruction Economique
97- Jacob Wallenberg, banquier, Sweden
98- Marcus Wallenberg, banquier, Sweden
99- Nout Wellink, banquier, Netherlands
100- Martin Wolf, Financial Τimes, Great Britain
101- James Wolfensohn, banquier, USA
102- Paul Wolfowitz, banquier, ancien président de la Banque Mondiale, USA
103- Fareed Zakaria, USA - Newsweek
104- Robert Zoellick, USA, actuel président de la Banque Mondiale
105- Dora Bakoyannis, Greece, actuel ministre des Affaires Etrangères
106- Anna Diamantopoulou, Greece, membre du Parti Socialiste Grec
107- Yannis Papathanasiou, Greece, actuel ministre de l’Economie et des Finances
108- Georgios Alogoskoufis, Greece
109- George David, Coca-Cola 3E, Greece
110- Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne Jean-Claude Trichet
111- Christine Lagarde, ministre de l’Economie
112- Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
113- Jean Pisani-Ferry, économiste, France

il manque environ 20 personnes.

 

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un commentaire

6 avril 2009

G20 - Les ministres des finances européens dénoncent à Prague les décisions du G20

Je vous ai expliqué, ou plutôt raconté, il n'y a rien à expliquer, qu'une black list de paradis fiscaux ne peut pas être noire avec 4 centres financiers "non coopératifs" sur les ~~ 70 répertoriés. Je vous ai aussi raconté que la "punition par les marchés" à Wall Street, a continué à sévir les 3 jours qui ont suivi l'annonce du Plan PPIP de Geithner, le Secrétaire au Trésor américain. Aujourd'hui, après le G20 de Londres et le sommet de l'Otan de Strasbourg, les bourses mondiales sont aussi en rouge. Elle vont l'être encore plus souvent et plus longtemps dans les semaines qui suivent car c'est la période de la publication des bilans comptables des sociétés.

Lire la suite...

Bien qu'il y ait depuis septembre 2008 une autorisation légale d'assouplir les normes "prudentielles" comptables, pour masquer le mark-to-market, c'est à dire la valeur d'une entreprise en fonction de la valeur des ses bonités et des assets qui sont plus souvent des créances pourries, la réalité du mark-to-fantasy est renforcée. La fantaisie se poursuit encore plus intensément mais de manière officiellement légale sur le scène médiatique de Wall Street et de ses inféodés, mais elle s'égare parfois et s'exprime en mal. Ainsi l'agence de notation Moody's vient d'abaisser la notation de Berkshire Hataway du milliardaire Warren Buffet et l'a fait passer de AAA à Aa2, ce qui est une grosse claque. Emblématique? Non, comme avec Madoff, Warren Buffet a été désigné comme le responsable pour cacher la responsabilité de l'Organisation sociétale et économique du monde américain anglo-saxon.

Les entreprises, mais surtout les banques d'investissement et les assurances ont interprété librement les Recommandations de Bâle 2 des "normes prudentielles comptables" et elles avaient cru indéfiniment pouvoir vendre les risques à des naïfs acheteurs qui ont vendus à des naïfs acheteurs ces crédits qui ont été titrisés dans le pétrin à titres. La bulle des CDS / CDO, qui est évaluée à 68.000 milliards de $ (1000 fois supérieure à la bulle des subprimes) autour de la planète, ne pourra plus être dissimulée trop longtemps, elle va éclater sous peu, car les Plans TARP, TALF, PPIP et tous genre de bidules servent à faire payer le contribuable et les deux générations futures. A la bulle des CDS / CDO s'ajoute la bulle des LBO (Leveraged Buy-Outs, LBOs) qui représente toutes les entreprises qui ont été acquises à crédit, dans l'espoir de se rembourser en rentabilisant  ces crédits grâce à des assurances de crédits titrisées en produits financiers dérivés appelés CDS. La bulle des CDS éclate, et les LBO sont aussi en faillite. Mais du futur on s'en fout donc, maintenant l'objectif planétaire et d'aller avec Obama en Afghanistan pour créer la relance économique.

Le management d'évènements organisé par Brown-Obama et leurs boys au G20 de Londres et au Sommet de l'Otan à Strasbourg a été simplement dénoncé trois jours après à Prague à la réunion des ministres de finances européens sous la présence d'Obama.

Le prochain évènement annoncé qui ne connaitra que la punition par les marchés dès le second jour sera la sauvetage (bail out) de Chrysler, GM et Ford dans 30 ou 60 jours, tout comme la faillite, ce qui reviendra au même.

L'évènement est arrivé plus tôt que prévu! Obama annonce le 15 avril qu'une "banqueroute chirurgicale" va être organisée d'ici quelques jours. GM va être découpée comme toutes les banques américaines, anglaises, irlandaises, des Pays baltes, etc..., entre une good GM et une bad GM. Dans la Bad GM ont met d'abord tout General Motors, ses usines, les employés, toutes ses positions toxiques, toutes ses créances pourries, son portefeuille des brevets d'inventions, tout. Du chapeau-claque de la Bad GM, on fait ressortir une Good GM qui repart de zéro. Entre temps seront licenciés 47.000 employés sur les 200.000 et réduit de 20% les salaires des volatiles restants. Les versements aux retraités de GM seront de nouveau réduits. Les 70 milliards de $ de dettes de l'ancienne GM, perdus dans sa filiale financière, resteront greffés sur le dos du contribuable. Le système économique anglo-saxon est simple, on est volé avant, pendant et après. Quand je dénonce ceci on me regarde avec des yeux à la McCarthy. Les 35 milliards de $ versés en automne à GM, Chrysler (détenu par le fonds Cerberus), et Ford en automne 2008 sont partis en fumée. Aujourd'hui, 20 avril 2009, le Wall Street Journal annonce "qu'il ne vaut plus la peine d'essayer de sauver Chrysler. Chrysler se dirige vers l'insolvabilité". Mais on me regarde avec des yeux à la McCarthy. Je préfère même la période d'avant le 15 septembre, au moins on se faisait traiter de gauchiste. Ça sentait moins mauvais autour de moi. A présent un violent mouvement d'allégeances utilitaristes au coup par coup à des dominances, forces et pouvoir se déchaine contre des "subversivités" comme les miennes. A la crise économique la plus importante de l'humanité, ses mensonges adéquats.

Aujourd'hui la petite hausse à Wall Street provient de nouveau des polit-truands Obama-Geithner qui ont annoncé que le plan TARP va aussi englober les assurances vies, car elles avaient aussi des activités systémiques non viables. Il y a des rallies à Wall Street et dans le milieu financier on se pose la question pour tromper son petit monde, How to Puff up Earnings Goldman Sachs Style, et que je traduirais ainsi: comment faire gonfler les gains à l'image de la grenouille Goldman Sachs qui se veut plus grosse que le bœuf. Ou la Citygroup plusieurs fois renflouée et purgée par TARP, TALF qui annonce des bénéfices innatendus après que ses dettes aient été payées par le Trésor américain. Quand je dénonce ceci, on me regarde avec des yeux à la McCarthy. Dans cette période de publication de bilans, toutes les banques faillitaires qui ont fait l'objet de multiples sauvetages depuis septembre 2008, organisent une choréographie qui annonce des bénéfices, alors que l'économie continue à s'effondrer et que la production américaine a baissé de 25%. Au 15 avril 2009 il y a déjà autant de banques en faillite que pour toute l'année 2008. Mais revenons au G20 de la holding de défaisance des assets pourris.

Le Traité de Lisbonne a été un peu camouflé il y a deux jours suite au Communiqué du G20 de Londres. Les intentions fallacieuses des membres du G20 se lisaient dans ce Plan Mondial adossé à des Boîtes à Outils qui se donnait 6 mois pour organiser le prochain G20 et pour voir comment des mesures ont été appliquées concrètement.

La résistance s'organise en Union Européenne contre une intensification de structures de contrôles des marchés financiers qui a été prévue au G20. Ce WE, le gouvernement anglais s'est opposé lors de la rencontre des ministres des finances de l'Union Européenne à Prague non seulement contre des autorités européennes fortes de surveillance des marchés des titres et obligations, des banques et des assurances, mais aussi contre l'élaboration d'un système d'alerte avancé  et préventif sous la direction de la BCE.

Des plus petits pays membres de l'UE ont assorti de conditions leur accord à une surveillance accrue. Il faut selon eux préalablement clarifier la question de la répartition des charges de l'insolvabilité d'une grande banque entre les Pays de l'UE. Ainsi ces pays veulent s'assurer que les aides financières ne seront pas simplement attribuées aux centrales des grands groupes financiers qui ont des activités supranationales en Europe, mais que ces aides parviennent aussi aux filiales du reste de l'Europe. Le ministre allemand, Peer Steinbrück (SPD) s'est exprimé en faveur d'une étude non précipitée de nouvelles règles. L'agenda de la Commission européenne est très ambitieux.

En un premier lieu il est prévu une montée en puissance des activités des autorités de contrôle et de surveillance. La Commission a annoncé qu'elle va produire avant la mi mai des propositions concrètes sur la manière de renforcer ces autorités de contrôle. Les Chefs d'État et de Gouvernement doivent fixer leurs positions en juin lors de leur sommet. Jacques de Larosières, qui conduit le groupe de travail établi à cette effet, a proposé un rapport qui fait office de support pour les propositions de la Commission. Jacques de Larosières avait été précédemment le Directeur général du FMI (Fonds Monétaire International). La Commission s'était prononcée pour un très net renforcement des structures existantes comme le Committee of European Banking Supervisors (CEBS)" pour les banques, le Committee of European Securities Regulators (CESR)  pour la branche des produits titrisés et "Comitee of European Insurance and Occupational Pensions Supvisors" (CEIOPS) pour les assurances. Un European Systemic Risk Council doit être créé et mis sous la tutelle de la BCE (Banque Centrale Européenne).

Cet organe devra établir des analyses sur les marchés financiers, prévenir des risques qui mettent en danger la stabilité des marchés, et émettre des recommandations pour y remédier. Ces recommandations ne doivent en aucun cas avoir un caractère obligatoire. L'organe ne doit avoir qu'un rôle consultatif pour ne pas violer la libre circulation des capitaux et le Traité de Lisbonne, la Directives des Fonds Propres (CRD), ...

Peer Steinbrück comme le Président de la BCE, Jean-Claude Trichet, ont formulé l'idée que les États membres seront tenus de donner les raisons s'ils se trouvaient dans la situation où ils ignoreraient les recommandations de cet organe. Selon Joaquín Almunia, le Commissaire européen chargé des affaires économiques et financières, la non observation de ces recommandations devrait entrainer des conséquences, sinon cet organe perdrait toute crédibilité.

Il n'a pas paru dérangeant pour les anglais et pour les danois que la BCE et que les Pays de la Zone Europe dirigent cet organe. Trichet a affirmé à Prague que les 27 États Membres de l'Union Européenne y seraient représentés, mais la BCE en assurerait la Présidence.

La critique anglaise au sujet des 3 autorités de surveillance se dirige contre la volonté de de Larosières de les rendre compétentes pour prononcer des recommandations aux banques qui ont des activités supranationales, si les autorités de surveillance nationales dont dépendent ces activités ne se mettent pas d'accord entre elles. Vous pouvez vous imaginer le temps nécessaire à n'émettre que des recommandations pour des activités adossées à des risques systémiques.

Pour d'autres Pays Membres comme les Pays-Bas, l'Italie ou la Suède les propositions de de Larosières ne vont pas assez loin. Le Commissaire responsable du marché intérieur et des services, Charlie McCreevy, a annoncé une proposition qui sera aussi ambitieuse que possible mais a rappelé que l'expérience montre pourtant que toute tentative des États de renforcer la surveillance financière s'est toujours diluée. C'est pourquoi le règlement de la surveillance des marchés financiers mettra à l'épreuve la réelle volonté des États de réagir face aux crises de manière appropriée.

Selon Joaquín Almunia un nouveau cadre règlementaire devrait être opérationnel au plus tard à la fin de l'année 2010. La Commission Européenne ne peut plus se permettre de reporter la réforme. En théorie les États membres européens pourraient décider d'une structure de surveillance contre la résistance du Royaume-Uni. Il n'est pourtant pas envisageable que les autres Pays membres de l'Union Européenne se mettent d'accord sans obtenir l'accord de la City. La ministre française des finances Christine Lagarde a aussi précisé que "des décisions importantes ne peuvent être prises, que si tous les États sont d'accord".

Deux mois après la tenue du G20 de Washington de novembre 2008, ledit Bretton Woods 2, le Commissaire européen irlandais McCreevy chargé du marché et des services, n'avait pas tenu compte des appels du Parlement européen pour la mise en place d'une régulation couvrant tous les acteurs financiers. L'attitude de McCreevy était contraire aux conclusions du G20 de Washington où l'Europe s'était "engagée à renforcer le régime de réglementation, le régime du contrôle prudentiel, le management du risque et avait assuré de contrôler et de réglementer de la manière la plus appropriée les marchés financiers, les produits financiers, les acteurs du marché financier".

Vous voyez que 6 mois après le G20 de Washington, l'Europe n'était pas plus avancée au G20 de Londres du 2 avril 2009, et que les philippiques de pinocchio menaçant de "claquer la porte" étaient une attitude simplement dolosive envers les citoyens français et européens et une opération de marketing politique qu'il juge être en sa faveur. Sa chute ne sera que plus spectaculaire, mais avant, il cassera du prolétaire encore bien violemment et, tout en réduisant l'ISF et en laissant augmenter les impôts locaux et tout en se retirant de ses obligations régaliennes  de financement locale et régional, offrira annuellement 3 stock-options jusqu'à chaque la madone des cabinets d'entreprise pour la tenir à sa laisse.

McCreevy
s'était même accordé l'appui du secteur industriel pour éviter toute réglementation. McCreevy s'était aussi permis, devant l'Association Britannique de Capital Risque, de critiquer violemment, sans la nommer, l'Union Européenne avec ses "régulateurs zélés" et ses "règles aveugles"  ("trigger happy regulators" et "indiscriminate regulations").

Les récents propos tenus en novembre par le Commissaire irlandais McCreevy n'avaient rien d'étonnant quand nous connaissons l'attitude naturellement arrogante de l'Irlande et de la Grande-Bretagne qui se sont octroyés en échange de l'adhésion à l'Union Européenne une panoplie d'opt outs au niveau fiscal et social, avec la complaisance servile des autres États membres adulés de libre circulation de tout et de plus encore. Cette attitude contrevient à l'assurance donnée par le Président européen tournant, Nicolas Sarkozy, le 21 octobre 2008 devant la Parlement Européen à Strasbourg: "Aucune institution financière, privée ou publique, ne doit échapper à la régulation". Le ministre Hervé Novelli l'avait répété en décembre 2008 devant la même Assemblée: "aucun segment de marché ne doit échapper à la régulation". Même si je ne croyais jamais un mot des intentions régulatrices du Président, NS, il faut souligner que de tels propos peuvent se tenir devant micros. Avec le recul, je me demande combien de temps nos gouvernementaux pourront continuer à mentir sur les médias devant des citoyens qui savent qu'on leur ment. Le Commissaire McCreevy passe depuis toujours pour être un lobbyiste payé par le secteur de la finance au lieu de servir comme Commissaire européen les intérêts de l'Union. L'Irlande portait encore avant ladite crise le sobriquet du "Tigre celtique", je pense que rough state, État voyou, lui va mieux. Et McCreevy est un rough guy. Nothing else.

L'UE avait salué en automne le Plan Paulson dans son principe. L'EU avait annoncé vouloir planifier depuis quelques années déjà de telles mesures et le Commissaire au Marché Intérieur. McCreevy avait dit "ne pas voire la nécessité d'appliquer le Plan américain de sauvetage parce qu'il n'existe pas en Europe les mêmes conditions." C'était quelques semaines avant l'effondrement de l'économie irlandaise qui est toujours à deux doigts de la banqueroute d'État. (Photo: China Daily)

Une fois de plus suite à une fausse analyse, nos gouvernementaux administrent un faux médicament à un faux malade. Le premier des suppositoires toxiques a été le renflouement des banques pour qu'elles se remboursent leurs créances pourries sur le dos des contribuables et des déficits budgétaires. Avec cette volonté de na pas agir dans le sens de la régulation des marchés financiers, parce que ceci pourrait les effrayer, nos dirigeants administre un non-suppositoire dont l'effet doit être calmant. Mais justement une action claire pour la régulation des marchés apporterait la restitution de la confiance. Nos dirigeants ont donc comme objectif d'organiser le transferts de richesses du contribuable et des biens de l'État vers les banques et assurances. Comme aux USA, le pouvoir public organise la privatisation de la création de la monnaie et sa confiscation par les appareils financiers. Tout l'argent public déversé ne sera pas générateur de rehausse, de stabilisation et de croissance de l'économie, mais ne sera qu'une manière de polir et lustrer les actionnaires des banques et leurs lobbies politiques, syndicaux et d'influenceurs.

Les deux tableaux montrent la première récession mondiale de la croissance depuis 1930. A chaque fois vous voyez que le point d'inflexion est autour de 2006 et non pas en septembre 2008. La crise, la vraie, n'est pas la crise des subprimes et du système des risques, mais une crise de notre système ordolibéral.

Il n'y a rien d'étonnant que 2006 soit le point d'inflexion. Il est non seulement le point d'effondrement du commerce international, il est aussi le point de convergence avec le risque systémique des banques d'investissement qui avaient de plus en plus de mal à se dissimuler. En effet les banques d'investissement étaient déjà en situation de faillite dès 2006, mais elles avaient organisé un système planétaire de partenariats ou de sociétés boîtes-aux-lettres, qui étaient officiellement des filiales sur d'autres pays ou continents. Ces "filiales" recomposaient des macédoines de titrisations de créances (CDS, CDS square, CDO...) et les revendaient avec des promesses de rendements très élevés. L'argent récolté retournait à la maison mère aux USA et ce système boule-de-neige ou pyramidal était un Ponzi et permettait à ces maisons mères de ne pas faire faillite. Madoff, je m'en fous. Tout le système était du Ponzi favorisé par le législateur et les hommes politiques. La compromission est universelle, la crise sera surtout payée par les petits. Mais les petits eux-mêmes avaient abandonné leur vigilance politique et installé au pouvoir ces influenceurs politiques sensibles aux lobbies des affaires.




Ces deux tableaux ci-dessus montrent ce qui arrive quand les consommateurs sont hyper-pressurés, quand les salaires sont bas, quand les emplois sont difficiles à trouver et quand la bulle des crédits (subprimes, CDS et CDO, etc...) éclate.


Un arrosage des banques pour qu'elles aient de nouveau confiance et qu'elles accordent des crédits est un faux médicament administré au faux malade suite à une fausse analyse  >>> Graphique à gauche: réduction du déficit commercial des USA: il commence en 2006. En rouge déficit, hors pétrole. Cette réduction du déficit est due à l'effondrement total de la demande dès janvier 2007 et se laisser prévoir dès 2006, alors que rien ne laissait présager ladite "crise" des subprimes, etc... Cette chute de la demande américaine entraine une chute totale de l'importation américaine. Courbe noire: la chute du prix du pétrole a suivi. La chute du déficit américain n'a pas été provoquée par une augmentation subite des exportations de produits américains. La CRISE est économique et la crise financière a exercé un effet de levier sur elle.



Graphique de droite
: Le chômage officiel aux USA est déjà de 15,6% quand on applique complètement les normes de calcul du Bureau International du Travail qui comporte les chômeurs partiels techniques, induits ou "forcés". La tendance augmente de toute manière très vite. Pour le site Shadow Government Statistics qui applique complètement les normes du BIT, il est presque de 20%.


Il faudra de nouveau organiser la croissance par l'emploi, le travail et le salaire, et non pas la croissance par le crédit, sa titrisation des créances, la création de monnaie privatisée, le système de réserves fractionnaires des banques et des banques centrales, les "paquets conjoncturels" payés par les deux générations futures. Ceux qui me traitent de "gauche" sont des imbéciles. L'économie doit être au service de l'Homme et des populations. L'Europe aussi.

Selon l'OCDE, 1,8 milliard de personnes, 60% des travailleurs de la planète sont des travailleurs précaires sans contrat de travail, sans couverture sociale et sans assurance chômage. Selon l'OCDE, dans tous les pays de croissance, industrialisés, émergents ou en développement, la situation va en s'aggravant. Vous vous souvenez de la "croissance appauvrissante" de Jagdish Bhagwati et vous vous souvenez que sur mon site je vous ai expliqué que cette croissance appauvrissante concerne les Pays ACP, les Pays PED et les couches pauvres et moyennes des pays industrialisés.

Où en sommes-nous dans la "crise"? Les pertes dues à l'effondrement des crédits immobiliers n'ont atteint pour l'instant que 50% de la chute attendue. Les pertes dues à l'insolvabilité des cartes de crédit et des crédits à la consommation n'ont atteint que 33% des pertes attendues. Les pertes des crédits industriels et commerciaux, hormis pour la construction, ne sont même pas encore reconnaissables. Chaque crédit était couvert par des macédoines de titres revendus comme produits dérivés. A l'insolvabilité des débiteurs, détenteurs de crédit, va s'ajouter l'effondrement des produits dérivés qui étaient sensés mieux répartir les risques des crédits et permettre un enrichissement à côté des intérêts encaissés pour les crédits octroyés lors des remboursements. Le Royaume-Uni et les USA sont les prochains candidats à la banqueroute d'État.

On se demande ce qu'attendent les décideurs politiques et quel est le rôle de Gordon Brown ou de McCreevy. Au Royaume-Uni le chômage augmente actuellement à un rythme de 600.000 à 700.000 chômeurs par mois. En 2008 le Royaume-Uni a perdu 1,1 million d'emplois. Le système bancaire du Royaume-Uni est en faillite. La Banque centrale du Royaume-Uni s'oppose à un nouveau paquet fiscal de "stimulation" de Gordon Brown. La bombe à retardement des faillites est entrain d'exploser aux USA et au Royaume-Uni et va s'ajouter à l'éclatement de la bulle des CDS / CDO. Au Royaume-Uni on glose encore sur la libre circulation des capitaux et la concurrence libre et non faussée qui tend au plein emploi et crée le bien-être (Traité de Lisbonne).

50% des flux financiers de la planète passent obligatoirement par les paradis fiscaux; c'est la libre circulation des capitaux. 100% des entreprises du CAC40 ont des sociétés boîtes-aux-lettres dans les paradis fiscaux pour dissimuler les bénéfices et ne pas payer l'impôt. La France baisse depuis 30 ans l'impôt sur les sociétés, pinocchio boucle tous les 6 mois un paquet fiscal avantageux à la population qui possède, et en pleine crise il va encore baisser l'ISF.

Faux médicament? Faux malade? Suite à une fausse analyse? Oui.

Je viens de lire aujourd'hui le 7 avril 2009 dans le Times online et dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) que la bulle des crédits toxiques (CDS / CDO...) a encore augmenté le mois de mars de 4000 billions de $ et qu'elle n'a jamais cessé d'augmenter depuis septembre 2008. Donc les plans TARP, TALF, PPIP et tous les plans d'inondage des banques et assurances auto-systémisées ont gâché cet argent public sans pouvoir, ne serait-ce que financer ses propres dettes sur son dos. Je pense maintenant que vous comprenez pourquoi je nomme ces Plans des Plans de défaisance, et le G20 la Holding de défaisance. Tous ces initiés concurrent à défaire les assets et les biens économiques de la société et des pays.

Dans le Wall Street Journal je lis aussi aujourd'hui que c'est aussi aujourd'hui que s'arrête le stress-test des 19 plus grandes banques des USA. Le stress-test était un parcours dans le management d'évènement d'Obama à la suite duquel les prévisionnistes et analystes pourront mieux décrire la conjoncture à venir. La punition par le marché continue et les indices boursiers sont partout dans le rouge. Ne vous bercez surtout pas de l'illusion qu'une "nouvelle alarmiste entraîne l'effondrement" et n'intervertissez pas cause et effet. Engraisser les zombie banks est un acte de haute criminalité financière.

Le G20 du 2 avril 2009 de Londres et le sommet de l'Otan de Strasbourg du 4 avril 2009 étaient les derniers grands évènement pour tenir en haleine les spéculateurs boursiers. Nous sommes en chute libre dorénavant.

Donc? Resserrez vos valeurs sur votre famille et préparez-vous pour votre naissance en citoyenneté:

Apportez les voix de Gauche aux Elections européennes 2009: réfléchissez, débattez, argumentez, votez!

Occupy the WordS / I want my Europe back >>> Partager

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