Les électeurs inscrits grecs, eux, ne sont pas idiots et avaient voté en juillet 2015 par référendum à 61,33% pour l'Europe ET pour le rejet du Plan de Relance Européen imposé à la Grèce.   OXI >>> 61,3%   /   NAI >>> 38,6%

La Société Générale, BNP Paribas, la Deutsche Bank, la Commerzbank, etc avaient créé des produits financiers titrisés pour trader et spéculer sur la dette grecque. Elles avaient totalement pillé la Grèce au début des années 2000 sous la direction de Mario Draghi, à l'époque Vice-Président de Goldman Sachs Europe de 2002 à 2005. Pour cacher les opérations swap et les produits financiers titrisés qui étaient pourris et toxiques dès leur mise sur les marchés financiers au travers du shadow-banking, Mario Draghi avait poussé avec EuroStat la Grèce à falsifier sa comptabilité nationale, ce qui l'avait menée à J-1 de la banqueroute d’État. Mario Draghi a été rémunéré par l'État grec pour cette activité parallèlement à sa rémunération chez Goldman Sachs. Le conflit d'intérêt entre public et privé est l'âme pandémique des revolving-doors dans la bande organisée des influenceurs. Pas de masque, que des couvertures, jamais de vaccin.

L'envol d'un niveau à l'autre se fait en temps réel, sans temps de sidération, il est immédiat, efficace, performant, dissuasif pour des velléités de critiques extérieures à la bande des organisés. Le conflit d'intérêt sous bons auspices n'a pas non plus écorné Mario Draghi, nommé en 2011 à la tête de la BCE après avoir tué la Grèce puis après avoir été gouverneur de la Banque Centrale d'Italie. Depuis toujours les spéculateurs se sont débarrassés du langage figuratif du collectif d'un Etat, des liens et tissus sociaux, de l'économie réelle pour n'entendre rissoler que leurs profits même pendant les krachs qu'ils déclenchent de plus en plus souvent.

Mario Draghi (BCE) a codirigé la Troïka avec Jean-Claude Juncker (CE) et Christine Lagarde (FMI) et les ministres de l'économie de l'Euro-Zone. J'ai découvert dans les CV de Draghi et de Juncker sur Wikipédia que ne figure pas le mot "troïka" qu'ils ont codirigée. Idem pour Macron. La Troïka, dans laquelle les ministres de l'économie français et allemand, Wolfgang Schäuble et Macron, étaient impliqués directement, était une instance européenne de détournement et de contournement des Directives et Traités Européens. La Troïka avait deux objectifs: 1) Comme organe "public", elle s'était substituée d'office au groupe des grandes banques privées créancières de la Grèce. La Troïka a défendu les intérêts privés des grandes banques contre les intérêts publics et sociaux de la Grèce. La Troïka, mise en place pour évacuer le fracas grec, n'avait pas de légitimité démocratique, de cadre légal et de structure juridique. La Troïka avait fini d'achever la Grèce pour donner une leçon aux État-Membres de l'Union Européenne car "l'appartenance à la Zone-Euro est irrévocable" pour la Commission Européenne sous l'impulsion de l'Euro-Groupe. Pour asseoir son veto, la Troïka s'était fondée sur ce qui est appelé "le théorème de Juncker" formulé par Jean-Claude Juncker, Président de la Commission Européenne >>> "Il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les Traités Européens". La Troïka a donc méprisé le Référendum grec pour le rejet à 61,33% du Mémorandum et a agi comme si les votes ont été truqués comme en Biélorussie.

Le ministre des finances allemand était encore plus violent avec le ministre des finances grec en lui disant >>> "Avec vous on ne négocie pas". La Grèce avait été contrainte d'adopter, en contre-partie des garanties européennes et des prêts européens de la BCE à rembourser, le pire des modèles néolibéraux de privatisations, de déréglementations, de dérégulations et d'austérité, de saccage des relations sociales, imposé conjointement par la Commission Européenne, la BCE et le FMI. La population grecque avait sombré dans la pauvreté. Salaires et retraites ont été divisés par 2, 3 ou 4. Les services publics ont fermé. La Grèce avait dû vendre autoroutes, réseau ferroviaire et trains, hôpitaux, aéroports, et ses ports maritimes à la Chine. J'expose plus bas le deuxième objectif tout autant infantilisant et violent de la Troïka.

C'est l'une des innombrables preuves de la catallaxie de l'Union Européenne, de son credo dont l'avers est le mythe compensateur des mot-valises "création de nouvelles solidarités par les marchés". J'appelle ceci l'humanisme automatique. Joh, plus besoin de République ni de politique pour définir le cadre de vie des gens, tout ce bintz c'est ringard, t'occupe pas. Tout pour les marchés, rien pour les gens. Le Diktat violent et insultant contre la Grèce de ce Plan de relance de l'économie grecque de 2015 était exigé par la France et l'Allemagne pour qu'elle rembourse avec les prêts européens à leurs banques ses dettes pourries. Les prêts européens pour la Grèce sont allés directement dans les caisses des banques françaises, allemandes, hollandaises et belges. Elles savaient depuis le début qu'elles ne retrouveraient pas leurs fonds et se sont remboursées sur le dos de la Grèce en banqueroute d'État, même si "l'Union Européenne n'est pas un pool de mutualisation des dettes publiques" selon les Traités Européens.

Pour bien implanter dans les têtes l'impensé du TINA - There Is No Alternative, le narratif partagé entre la Commission Européenne, les 28 État-Membres de l'Union Européenne, l'Investisseur et les spéculateurs s'est uniquement fondé sur les mots valises "crise de la dette publique" pour lessiver la Grèce et donner une leçon chaque fois plus ultime à chaque personne en Europe. La Crise du Covid-19 n'a pas d'autre véhicule que le TINA pour laminer les Travailleurs européens, les gens en Europe et les services publics, les infrastructures des pays. Non, la Crise Grecque n'a été qu'une crise de la dette privée des banques, et n'a pas été une crise de la dette publique de la Grèce. L'entrée de la Grèce en 2001 dans la Zone-Euro avait généré en sa direction un intense trafic de flux financiers spéculatifs étrangers à des nécessités managériales d'entreprises ou à des investissements productifs. Le jeu spéculatif à outrance et criminel des banques consiste à trader, à adosser des produits financiers dérivés à très forte volatilité FX, SWAPS, CDS, CDO, RMBS, TRS, OTC etc... sur les créances qu'elles ont accordées et sur des prêts qu'elles ont octroyés pour ne surtout pas porter elles-mêmes le risque, alors que c'est leur métier. Ce jeu de bonneteau des banques ou de la pyramide Ponzi leur permet en plus d'octroyer des lignes de crédit à des emprunteurs à solvabilité douteuse ou "de mauvaise foi", les banques se rattrapant sur les produits dérivés titrisés qu'elles adossent sur ces crédits douteux. Ce jeu ne s'arrête pas là et n'a pas de fin tant que les banques peuvent y jouer. En effet, les banques recombinent à l'infini des anciens titres de dettes avec des nouveaux pour en faire des paniers de macédoines opaques de titrisations-square ou de titrisations-cube, etc... puis pour les revendre en espérant que la bulle qu'elles créent n'éclate jamais, ce qui n'arrive jamais. Chaque petit banquier se prend pour Lloyd Blankfein, le CEO américain de Goldman-Sachs qui répétait en boucle de lui "We are doing God's Work - Nous faisons le job de dieu".

Les spéculateurs se vivant comme étant de plus en plus investis d'une mission supérieure tout en étant animalement affamés se sont jetés, se jettent et se jetteront tout naturellement et sans geste barrière dans la course aux actifs de plus en plus risqués. L'échange des produits financiers dérivés et titrisés se fait dans le cadre du shadow banking à l'étage des filiales à 100% des banques qui sont des hedge fonds et au sein de fonds d'investissement indépendant comme BlackRock ou PIMCO. L'échange des produits financiers dérivés et titrisés se fait en même temps dans des opérations OTC - Over the Counter et hors bilan. L'objectif des banques et de leurs fonds d'investissement est triple: 1) toujours engranger le maximum de profits, 2) ne jamais porter le risque des opérations, 3) dissimuler le risque aux yeux des autorités de contrôle, qui de toute façon sont inadaptées, et qui, au nom de l'intérêt supérieur des marchés, ne font rien pour se débarrasser de leur incapacité technique et légale. Les OTC sont des opérations de gré à gré sur un marché bien noir dans lequel le législateur n'a physiquement et légalement aucun regard et ne peut imposer contrôle et réglementation. C'est comme vendre sous la table du whisky pendant la Prohibition, mais sans Prohibition et toujours sous la table. Ce jeu de bonneteau est légalement institutionnalisé dans les banques pour satisfaire à TINA et "parce qu'il faut qu'il n'y ait aucune conditionnalité qui pourrait restreindre la liberté des marchés" comme l'exigent l'École de Chicago / École de Fribourg / École de Washington avec l'esprit du "The Road to serfdom" de Friedrich von Hayek ou de Otmar Issing en Allemagne; ou par exemple avec Jean Pisani-Ferry en France actuellement, même si ce dernier fait toujours tout pour cacher son jeu dans une sémiologie pseudo-consensuelle, élégante, globale, transatlantique et mondaine. Il suffit de consulter pour s'en convaincre les thinktanks comme Bruegel ou le Larosière Group. Ils vendent à la société cette "mutualisation" du risque spéculatif comme la chance et l'espérance offertes par TINA. Ils huilent les gonds des revolving-doors de leur omnicompétence de façade mais à but lucratif. Ils sont dépourvus d'analyse contextuelle mais ils ont TINA, ils sont TINA. En face d'eux 87 millions d'Européens vivent sous le seuil de pauvreté.

Pendant ses banquets à Bruxelles, la bande organisée des "premiers de cordée" pilotée par Mario Draghi, Juan Manuel Barroso, Jean Claude Juncker, Macron, Ursula von der Leyen, Charles Michel, Christine Lagarde s'acharne à adapter le déploiement de l'espace public en le rendant conforme à sa pensée, ce qui est extrêmement facile avec des masses d'électeurs inscrits en abstention contrairement aux électeurs inscrits grecs. Ces mercaticiens bétonnent contre les "gens qui ne sont rien" leur langage consolidé par la hiérarchie sémiologique de l'Investisseur, des marchés et de TINA. Le concept est l'affaire des affaires. Avec les 649 postings depuis le 06 VI 06 de mon analyse exhaustive, je pense qu'il ne vous sidérera pas que l'outil que s'est offert l'Europe lors de rendez-vous de Bruxelles pour faire une mise en scène d'un Contrôle et d'une Règlementation des banques et des flux financiers ne soit issu que de la pensée économique unique de TINA, de l'argent magique déversé hydrauliquement sur les banques en faillite comptable depuis 2008 sans la moindre des réflexions sur les effets, causes, conséquences et les tenants et aboutissants. Le tout au détriment de la planète et des gens. La Crise économique "de l'après-Covid-19" a bon dos. La 2ème vague de la crise des banques de 2008 se prépare avec assiduité depuis 2008 et ça se sait.

Le Mécanisme Unique de Supervision Bancaire est basé sur les recommandations du Rapport du "Larosière Group" présidé par le français Jacques de Larosière avec la collaboration de l'allemand Otmar Issing, conseiller international de Goldman Sachs depuis 2006 (Cliquez à droite sur l'image, Source: The Independent). Ce Rapport de Jacques de Larosière a été élaboré à la Conférence Bilderberg d'Athènes de 2009. Jacques de Larosière, ancien directeur du FMI, conseiller auprès du Président de BNP Paribas, est Membre du lobby financier G30 et Co-Président d'EUROFI qui est l'un des plus puissants lobbies financiers actifs à Bruxelles. Dans le G30 il y a toujours actuellement (!!!) comme membre Mario Draghi et il y a surtout Lawrence Summers (Larry) qui est l'architecte aux USA de toute la déréglementation du système financier de Clinton à Obama et Trump. Y est aussi membre Kenneth Rogoff, le maquilleur de statistiques. EUROFI est un think tank dont l'objectif de ses membres est "d'aider à construire un marché financier fluide, efficace et sûr". EUROFI et le G30 ont aussi inspiré les Directives européennes MiFID et MiFID2. Est étroitement mêlée à ce consulting pour la stabilisation des finances une autre ONG appelée EPFSF, le Forum Parlementaire Européen pour les Services Financiers dont l'objectif est de "faciliter et de renforcer l'échange d'informations sur les services financiers et les marchés financiers européens entre l'industrie financière et les Membres du Parlement Européen". Dans les Dialogues Monétaires de la BCE auprès de la Commission économique et monétaire intervient l'euro-députée Sylvie Goulard qui est aussi membre du EPFSF. Sylvie Goulard (Modem / ALDE) avait été chargée pour le compte du CERS - Comité Européen du Risque Systémique de chapeauter et de faire adhérer le Parlement Européen à la nouvelle organisation de surveillance et de stabilité financière. Le Projet de Rapport de Sylvie Goulard appelé "six-pack" reposait encore sur les recommandations du TPN - Transatlantic Policy Network, une autre ONG qui est un réseau de réseaux présidé pour l'Europe par le Président-Europe de la Commission Trilatérale en la personne de l'irlandais Peter Sutherland. L'objectif du TPN est "d'instaurer un marché unique transatlantique". Le Goulard Report est soutenu par Bruegel, le think tank transatlantique où intervient régulièrement Sylvie Goulard. Bruegel se donne comme l'un de ses objectifs d'installer un "fédéralisme assurantiel". Le fondateur du lobby Bruegel, membre de la Trilatérale et de la Conférence Bilderberg et conseiller pour Goldman Sachs, était Mario Monti, le remplaçant de Berlusconi. Leur expertise ne vaut rien puisque ce sont eux qui conseillent les investisseurs. J'espère que NOUS allons bientôt instaurer la VIème République. Elle est sous le banner de mon site depuis sa mise online le 06 VI 06.

Le jeu spéculatif outrancier et criminel des banques consiste à inventer sur du vent, en chaines, en cascades, en spirales des nouveaux produits financiers titrisés ou à adosser des produits financiers dérivés CDS, CDO, TRS etc... sur les créances qu'elles ont déjà accordées et sur des prêts qu'elles ont déjà octroyés ("originate to distribute" et "repackage and sell") pour ne surtout pas assumer elles-mêmes le risque des marchés, alors que c'est leur métier ("originate and hold"). Ou elles créent des produits financiers initiaux auxquels elles flanquent (adossent) des prêts. Ceci est rendu possible parce que les banques sont devenues universelles (voir abandon de la Loi Glass Steagall) et reposent sur 3 corps de métier: le dépôt, l'assurance, l'investissement en nom propre, le tout en n'ayant que des fonds propres prudentiels réglementaires avec un ratio voisin de zéro en violation des normes prudentielles du Comité de Bâle. Les fonds propres réglementaires, ressentis comme de l'argent mort-né par les banques, sont censés permettre aux banques de se provisionner elles-mêmes contre leurs pertes, ce qu'elles ne sont plus jamais capables de faire depuis 30 ans et encore plus depuis l'année-Lehman 2008. Pour éviter l'effet domino inévitable en cas de crise économique, il y a bien eu depuis 2008 des tentatives d'agiter sous les nuages des garde-fous avec des réglementations et des créations de Chambres de compensation, mais aucune de ces nouvelles normes n'est obligatoire, n'est internationale, n'est complètement appliquée, ou elles sont abandonnées avant ou après leur publication, les marchés craignant une restriction de leurs positions concurrentielles; lâcheté et collusion des gouvernements et des législateurs faisant le reste. Comme chacune de ces banques universelles gère toujours des dépôts des ménages, que chaque compte d'épargne est garanti par l'État jusqu'à 100.000 €, que l'État sauvera toujours toutes les banques à cause des comptes des épargnants, les banques utilisent les épargnants comme des boucliers humains pour pathologiquement inventer à partir de rien de nouveaux produits financiers titrisés et dérivés et pour les mettre et remettre en boucle sur les marchés financiers avec chaque fois un nouveau design et un packaging convivial. Savez-vous que 96% des activités de la Deutsche Bank sont de la spéculation sur produits financiers qui est faite dans sa filiale à 100%, la DWS? En mettant des milliards de micro-particules de merde sur les marchés, les banques se sentent investies d'une mission supérieure au-dessus de laquelle plus rien n'existe, hormis la requête d'une investiture auprès du pape.



Les activités financières du shadow banking de filiales comme la DWS ou de toute autre société financière sont réalisées pour le compte des grandes banques qui sont leur maison-mère. La DWS ou toute cette filière financière, ces sociétés financières, ces  hedge fonds, money maker funds, fonds de pension, fonds d'investissement, entreprises de la fintech, de l'ingénierie financière, les OPCVM - Organismes de Placement Collectif de Valeurs Mobilières, les "zinzins" - investisseurs institutionnels... sont créés par les grandes banques ou en partenariat avec elles et sont domiciliés souvent dans le même bâtiment qu'elles, mais "à un autre étage", dans un autre service ou département, mais le papier-peint et la déco sont signés par un autre designer en aménagement des atmosphères et des lumières. Ces sociétés financières qui n'ont pas de licence bancaire sont des SPV - Special Purpose Vehicles et ne reçoivent pas de dépôts, ce qui leur permet de ne pas être soumises à la réglementation, au contrôle, à la supervision bancaire, à la régulation bancaire, aux normes prudentielles comme celle du Comité de Bâle. Elles sont donc utilisées par les grandes banques afin d’échapper aux réglementations nationales ou internationales et comme les opérations se font OTC et hors bilan, elles n'ont virtuellement pas d'existence et sont intouchables par les autorités publiques de surveillance et de contrôle. Des sociétés indépendantes des grandes banques qui sont des sociétés de gestion d’actifs comme BlackRock ou Pimco sont également actives dans le shadow banking et entretiennent des relations très étroites ou uniques avec les grandes banques. Elles ne sont pas vraiment soumises à l'impôt, parce que leur localisation est impossible car virtuelle ou dans les paradis fiscaux.
 

Les grandes banques utilisent toutes les ficelles pour se dissimuler aux yeux des pouvoirs publics et en 2009 on estimait que les deux-tiers des transactions de gré à gré, OTC, sur les produits financiers titrisés et dérivés de crédit impliquaient les paradis fiscaux. Selon le calcul effectué par le député européen écologiste Philippe Lamberts, qui a épluché les rapports annuels de nombreuses banques européennes, la Deutsche Bank, maison-mère de la DWS, dispose de 974 entités (filiales, SPV, etc.) dans les paradis fiscaux, dont 657 hors Europe.  Viennent ensuite BNP Paribas avec plus de 280 sociétés, la banque belge KBC avec près de 100, le Crédit Agricole avec 95, la Société Générale avec 82, BPCE - Banque-Populaire Caisse d'Eparge avec 81. Les grandes banques se sont mises en situation de ne plus jamais réincorporer leurs sociétés hors bilan, mais au jour du cataclysme elles savent se faire nationaliser et refinancer totalement et sans conditionnalités par les pouvoirs publics, les banques centrales nationales et la BCE. Je vous invite à regarder les vidéos sur le député belge vert Philippe Lamberts qui a engueulé très vertement au Parlement Européen de Strasbourg Emmanuel Macron, ce Président élu avec 16 % des électeurs inscrits. Par sécurité j'ai conservé ces vidéos en mp4 libres de droit du Parlement Européen sur mon site, vous cliquerez sur les deux images.

Le crime est un socle des activités financières des banques, que ce soit celui de l'invention permanente et du trading des produits financiers dérivés et titrisés sur du tout, du n'importe quoi et même sur de l'inexistant. Ou bien, le crime est un socle des activités financières des banques que ce soit le blanchiment de la dirty money, de l'argent sale du crime, du terrorisme et de la drogue. ICIJ - le Consortium International des Journalistes d'Investigation avec le site américain d'investigation BuzzFeed News et 108 médias internationaux viennent de divulguer les FinCen Files. Il s'agit de 2 100 rapports d’activité suspecte (SAR - Suspicious Activity Reports) transmis par des banques du monde entier à l’autorité de lutte antiblanchiment américaine, le FinCEN - Financial Crimes Enforcement Network. Ces SAR sont l’équivalent américain des déclarations de soupçon que doivent transmettre les banques françaises à la cellule antiblanchiment Tracfin, dès lors qu’elles soupçonnent un risque de Money Laundering - de blanchiment, de financement du terrorisme ou de contournement de sanctions et d’embargos. Pas moins de $ 2200 milliards de transactions criminelles ont été principalement réalisées par Deutsche Bank, Goldman Sachs, JP Morgan et HSBC. Ces révélations c'est bien, mais elles permettent de déplacer la jauge du crime dans un espace nébuleux et mystérieux au lieu de les constater et les punir exactement là où elle ont vraiment pandémiquement lieu avec des proportions totalement surdimensionnées par rapport à ces transactions dites suspectes. Le contrôle et la réglementation des marchés financiers et des activités bancaires doivent commencer dans le périmètre commun et général des affaires "courantes" et non romantiser une criminalité financière dans un espace situé au-dessus de nos têtes et présenté comme inateignable pour cacher la servilité bancaire des gouvernements et des législateurs, qui comme Macron sont des pantins du pantouflage, des revolving doors et qui feront toujours tout pour être agréables et au service de la finance comme avec ladite réforme des retraites en France qui n'est qu'une réforme Macron/BlackRock.

Avec l'aide servile des gouvernements et des législateurs, les banques exercent sans le moindre des efforts toujours leur chantage préventif et a posteriori contre les pouvoirs publics avec leurs dettes utilisées à des fins improductives, considérées comme mauvaises et avec une viabilité inexistante par avance. Le cataclysme de la Crise des Subprimes de 2008 a été déclenché le 15 septembre 2008 par la faillite de la banque Lehman Brothers qui n'avait pas été refinancée par les pouvoirs publics américains. Faute de contrôle et de réglementation des banques, plus aucun pouvoir public de la planète ne se risquera à ne pas sauver une banque en faillite, et toutes les banques et tous les spéculateurs financiers, les fonds d'investissement comme BlackRock ou PIMCO le savent. Un rapport de la justice américaine avait révélé que la banque Lehman Brothers masquait son endettement. Ce rapport de la justice accuse "les anciens dirigeants d'avoir utilisé de façon abusive des techniques comptables qui ont conduit à présenter un bilan erroné". Cela a été en Allemagne le cas de la Hypo Real Estate en 2008 et est le cas de Wirecard actuellement en 2020. L'Allemagne avait dû racheter, entre d'autres banques, en 2009 pour 700 milliards d'€ la holding de la Hypo Real Estate, le deuxième institut de crédit hypothécaire européen et pour la liquider ensuite et tout perdre. En 2020 les banques délocalisent toujours, avant et après leur toc spéculatif, leur propre mort à répétition sur les marchés et sur les pouvoirs publics qui, pour satisfaire à TINA, les rachèteront toujours au prix maximum lors de la Crise économique de l'après-Éclatement de chaque bulle spéculative, de chaque bulle financière, de chaque bulle des dettes des banques, le tout en creusant très gravement le déficit budgétaire public et en imposant des Plans d'austérité au pays et des "remboursements de la dette sociale" aux salariés. La crise des banques privées est inconditionnellement léguée en totalité aux pouvoirs publics qui vident les Caisses de l'Etat pour réaliser leur "faillite ordonnée" et leur bail-out. Ce cycle trivial est si évident qu'il est comme inscrit dans la Constitution. Il faut donc en changer.

Selon les banques et TINA, le financement des projets industriels, sociaux et verts ne rapporte plus, seuls les marchés financiers sont dignes d'intérêt. En Master Grande École de l'EM-S - Ecole de Management Strasbourg, et en DESS/M2 à l'IAE, au CEIPI, au CETIF, etc j'enseignais en allemand dès 1992 la distanciation sociale absolue à prendre face à la financiarisation de l'économie qui tue l'emploi, l'entrepreneuriat, l'ingénierie, l'inventivité et la recherche. Mes étudiants me regardaient comme un gentil hurluberlu en apprenant à se tailler une langue à la hauteur de leurs ambitions lors de nos débats houleux contre leur sparring partner gauchiste. On a bien rigolé. Le Diplôme a obtenu le Label Rouge sur l'étiquette. Le management français du tout à l'égout par la finance est toujours si prisé à l'international et par le Classement de Shanghai avec le désert industriel français comme résultat. Il suffit de traverser le Rhin à vélo pour voir dans chaque recoin les unités de production alors que l'Alsace est donc la banane fertile de Milan à Rotterdam. Vous entendez encore parler du "turbo-capitalisme"? Non. C'est la norme comme le sang qui coule dans nos rivières. Il faudrait une fois rédiger une thèse de doctorat sur l'anthropologie partagée de l'oubli garant de la pérennité impunie des influenceurs par exemple comme Mario Draghi, Jean-Claude Juncker. Avec cet oubli il y a ce que je qualifie de masochisme sociétal, sans doute dominé par l'espoir de tous de boucler la fin de mois, et pour les autres de transformer la vie en une rampe de lancement vers l'enrichissement personnel durable. Le modèle de société. A chacun sa béatification. La béatification gratuite pour tous.
Restons sur terre, il suffit de descendre de son cercueil et d'aller voter.

L'anthropologie partagée de l'oubli combiné au masochisme sociétal analysera ce que j'appelle la compromission universelle aménagée par l'ochlocratie mise en forme par les électeurs inscrits et abstentionnistes.
Pour garantir à cette ochlocratie la décision de sa compromission universelle, pour lui éviter des crampes, la rassurer, les influenceurs l'encadrent en harmonie d'un fascisme liminaire élégant.
Pour les influenceurs, le monde simple se dispense de mots: la main invisible des marchés, le ruissellement vers la bas, la création des nouvelles solidarités par le libre-échange. TINA.
La planification des influenceurs nous a privés du monde, des mots, de l'action, de notre Lutte des Classes qu'ils ont faite sans nous et par-dessus nos têtes.

La foule se confine elle-même dans son isoloir existentiel au lieu d'aller voter, forme d'emblée la bulle à un qui est la barrière idéale contre l'opposition aux influenceurs.
Le masochisme sociétal ressort de l'abstentionnisme de la foule et de la multiplication des micro-partis égotiques dénués de l'intérêt pour l'espace public.
L'information sur la réalité de la chose publique et l'offre démocratique et parlementaire existent et sont parfaitement identifiées. 
Les électeurs inscrits français se sont mis en désœuvre en toute lâcheté et au service des influenceurs >>>

Le site Observatoire des Inégalités:

  • la France n'a jamais eu autant de personnes vivant sous le seuil de pauvreté,
  • 600.000 emplois déjà détruits depuis mars 2020 avec la Crise du Covid-19,
  • les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté de 71% en 10 ans,
  • la Crise du Covid-19 va accélérer la paupérisation comme après 2008,
  • la famine s'est installée avec la crise 2020 dans tous les quartiers,
  • le niveau des dettes des ménages n'a jamais été aussi élevé,
  • le niveau réel des salaires est égal à celui des années 60,
  • le 1% le plus fortuné possède 19% du patrimoine,
  • les 10% les plus fortunés en détiennent 51%
  • c'est ça notre douche France.

Dans le monde des influenceurs, pour gagner gros à tous les coups, les banques universelles externalisent leur risque normal d'activité bancaire de prêts et leur risque hautement spéculatif sur les marchés et quand ceux-ci s'effondrent, les banques vomissent après les avoir très longtemps cachées leurs pertes abyssales sur les gens et les pays avec l'aide toujours assurée, gratuite, sans conditionnalité et complice des pouvoirs publics et des organes européens. Il est facile de cacher ce qui est OTC et hors-bilan et de le cantonner dans des placards intérieurs appelés "bad-bank". Pour la Société Générale ces "actifs" morts sont cantonnés à Paris à la Tour de la Défense après avoir été rapatriés en octobre 2010 des paradis fiscaux des Îles Caïmans pour les faire payer directement et immédiatement par le contribuable français. Avec ces centaines de milliards de mitraillages automatiques et aveugles des produits financiers titrisés, les banques elles-mêmes finissent par ne plus savoir ce qu'elles stockent dans leurs coffres avec leur système de "comptabilité-bis" OTC et hors-bilan du shadow-banking. Ces coffres sont aussi des caves bondées de cadavres qui ne se momifient jamais, qui reviennent toujours une fois à la surface. Mais les cadavres peuvent devenir des cadavre-providences et remonter plus vite comme actuellement pendant d'autres crises économiques et sociales comme celle du Covid-19. Les banques parlent alors subitement officiellement en toute innocence de leurs "pertes abyssales" pour obtenir au nom de TINA grâces et faveurs supplémentaires des gouvernements, de la Commission Européenne et de la BCE. Si vous cherchez sur Google société générale badbank mon site est en Page 1 ligne 4. Selon le moteur de recherche interne de mon site, je n'ai écrit au jour du 17 août 2020 que 277 fois le mot banque depuis le 06 VI 06 en 649 posts, soit 19,7 fois par an sur 14 ans, ou 0,4 fois par post. Je croyais mon obsession plus affligeante.

Le trading et la spéculation sur les titrisations met en scène un jardin botanique de "risques exotiques", de "risques vanille", de "risques bespoke" sur-mesure et des algorithmes de calibration et de pricing qui configurent la réalité avec la prophétie autoréalisatrice et les rendent tous plus attrayants et prometteurs avec des performativités et des rendements allant jusqu'à 20, 25% alors que les crédits accordés par les banques ne rapportent que 2, 3, 6% ou plus rien ou des taux négatifs en ce moment. Sur ces marchés spéculatifs, l'acquisition de ces produits financiers dérivés se fait... avec des prêts contractés par les spéculateurs financiers. Ces prêts induits que j'appelle prêts parasitaires de seconde génération sont de nouveau maquillés par les banques de manière extra-bilancielle et OTC en produits financiers dérivés. Ainsi un prêt initial peut entrainer une chaine de produits financiers, de prêts, de produits financiers, de prêts... et à chaque fois une marge est extraite de ces patates chaudes par les banques sur la bande des plaisirs de ces crapules à la gueule ouverte et à l'heuristique indéfectible allant d'un cataclysme à l'autre.

La bulle de ces produits financiers titrisés adossés en chaines sur les prêts et crédits de deuxième ou de troisième génération des spéculateurs compulsifs, qui a éclaté une 1ère fois en 2007-08 avec l'année-Lehman 2008 connue sous le nom de "Crise des Subprimes", est passée de $ 65.000 milliards à 100.000 milliards de 2008 à 2020. Malgré les vociférations cumulées de Sarkozy qui disait "La crise de l'économie de marché, la crise de la dictature des marchés qui sont devenus fous et que je ne tolèrerai pas.... Je ne tolèrerai pas que le capitalisme fou... Je claquerai la porte du G20 si... Le marché tout puissant qui a toujours raison, c'est fini..."  Son sosie mièvre et en manque d'inspiration, François Hollande, répétait après Sarkozy "Je maintiens que la finance est devenue folle, qu'elle est notre adversaire. Je ne tolérerai rien. Je réformerai le système bancaire. Je suis pour que la finance soit au service de l'économie. Elle devient l'adversaire quand la finance vit de l'économie, c'est contraire aux intérêts de la France et de l'Europe."
Cette charte d'approche combative contre la finance a été tout autant spontanée que volatile.
Comment peut-on à ce point mentir et tromper tout un pays sans être un dictateur?

Le cataclysme de l'éclatement de la bulle spéculative de 2008 était totalement prévu par les analystes financiers, ne serait-ce que par le VIX - l'Indice de Volatilité, et il était possible pour n'importe qui de lire leurs analyses, mais il a été un impensé total au niveau sociétal les 20 années qui l'ont précédé, jusqu'à ce que nos chefs d’État eux-mêmes prennent subitement des postures d'opéra-bouffe pour vociférer à foison contre cet acmé du capitalisme du pishing et de la prédation. Ensuite, cette veine furieuse du coming-out gouvernemental s'est tout aussi subitement disloquée et éteinte pour redevenir l'impensé névralgique obligatoire et Macron a pantouflé depuis ses revolving-doors avec ses accents de rédemption poétique de son poste d'Inspecteur des Finances pour devenir banquier d'affaire à la Banque Rothschild puis ministre de l'économie de Hollande. Les électeurs inscrits et dociles de France lui ont prouvé par 3 fois cumulées aux élections P&L2017 et aux Européennes du 26 mai 2019 qu'ils s'en accommodent avec obligation dans leur extrême resserrement à droite avec leurs voix exprimées et leurs 3 abstentions records consécutives de 57%. Les causes pandémiques de ce cataclysme de 2008 ont été connues jusque sous chaque feuille morte et derrière chaque miroir de courtoisie après 2008, leurs explications ont été diffusées universellement de manière omni-présente, rabâchées, reconnues et comprises par tous, mais la récidive encore plus violente de ce capitalisme prédateur de pishing a commencé dès 2009 avec la concentration encore plus grande des grandes banques et se poursuit jusqu'à aujourd'hui et est devenue la nouvelle normalité, un impensé nécessaire, voire un oubli. Les grandes banques systémiques too big to fail sont encore plus devenues des plus grandes banques too big to fail pour encore mieux garder en otage les gens, les pays, les pouvoirs publics et la planète. La cause du cataclysme s'est mutée immédiatement en nouvelle normalité sans mettre de masque.

Les modèles mathématiques, les algorithmes de calibration et de pricing, la théorie financière décrivent un monde d’institutions humaines, de croyances humaines, d’actions humaines, d'accords internationaux, de normes, de directives. Dans la mesure où ces modèles inspirent eux-mêmes croyances et actions, ils deviennent une partie du monde qu’ils décrivent, comme TINA. Ils deviennent du réel puissant et incontesté qui se glisse dans l'impensé collectif sur le courant de notre vie qui tintinnabule à leur rythme. De ce mutant découle une épistémologie et une phénoménologie qui adaptent le langage du courant, du quotidien sans voir que la réalité n'est qu'une réalité telle que l'on nous la donne. Nous devons dépasser l'idée de la "réalité telle qu'elle se donne". Derrière cette réalité il y a un acteur, l'investisseur. L'Eglise n'a pas fait moins. L'envie de croire les yeux fermés génère la deuxième moitié de cet impensé.

Cette capacité de notre société à se donner dans son espace public et sa sphère privée cette réalité anthropologique de l'oubli et de l'impensé me fascine, d'autant plus qu'avec l'ère du net n'importe qui a accès n'importe quand et depuis n'importe où très facilement à toute l'information éclairée et sans lacunes. Oui, cette intelligence du net est la bibliothèque universelle la plus immense que l'humanité n'ait jamais produite, mais elle est et reste une intelligence totalement artificielle, qui ne fait pas et ne prend pas corps avec les gens, qui préfèrent même se voir glisser dans l'ère post-démocratique dans laquelle ils n'ont plus besoin de leur esprit, de prendre prise, de prendre bec et de prendre des décisions individuelles et de groupe pour le monde dans lequel ils vivent. Ils font corps avec TINA. La capacité de ne pas se projeter dans le présent comme dans l'avenir est le pont qui relie le réel de l'oubli et le réel de la nouvelle normalité. On a l'impression que seule une guerre ou un évènement comme l'extinction des dinosaures remette la pensée à zéro au lieu de la laisser délocalisée en-dehors de son corps. Dans ce parcours pathologique, la normalité du libéralisme sans entraves du capitalisme du pishing a été flanquée et consolidée par la nouvelle normalité du libéralisme sans entrave mis cette fois en place sans plus aucun détour par le Privilège de l'Investisseur des accords de libre-échange de seconde génération comme le CETA, le JEFTA, le Mercosur-EU, qui constituent le nouvel impensé encore plus grand que le précédent. Dans leur impensé, les gens produisent activement et en reality-time l'oubli et ont jeté jauge et thermomètre. C'est beaucoup plus grave que de simplement détourner le regard, car dans ce cas le réel a toujours la chance d'être réel et d'exister, d'être admis, d'être percuté. La disparition de la pluralité de l'information par la main-mise à presque 100% des influenceurs sur les médias est une très mauvaise excuse destinée à dissimuler derrière elle la propension anthropologique à l'oubli et à l'impensé, à se laisser modeler sans entraves.

Il est ahurissant que la terminologie officielle des accords internationaux adoptés par Gouvernements et Parlements, cette terminologie du "Privilège de l'Investisseur", qui figure officiellement dans sa normalité sans guillemets dans les textes de Loi et qui place l'Investisseur devant l'Homme, soit depuis sa création tout autant un impensé des gens. A mon avis la subduction des gens sous la plaque de l'investisseur prend sa source dans l'Education Natinale qui forme des non-pensants dans un modèle de société dans lequel le savoir est la chose la moins partagée. Mais de là à se soumettre relève de la coresponsabilité des gens. Penser n'est pas un comportement exotique! Aller voter non plus!

Aujourd'hui, malgré ces vociférations décennales d'opéra-bouffe contre le "capitalisme fou", maintenant ressorties du champ sémantique ambiant et des 1ers de cordée de nos gouvernements et parlements, la bulle des produits financiers dérivés titrisés a augmenté de 35% par rapport à 2008 et s'élève à $ 100.000 milliards, ou 17 fois plus que la valeur du bilan de toutes les banques de la planète, ou 40 fois plus que le montant des crédits effectivement accordés pour l'activité économique par les banques à leur clientèle. Le PIB mondial est de 85.000 milliards. En l'état actuel des choses les banques ne servent à rien, sont des organismes de recel et de détournements de fonds en bande organisée et la bulle de la dette privée de ces spéculateurs est le problème politique mondial N°1 tout aussi majeur et gravissime que le réchauffement climatique, mais cette réalité est un impensé. Avec les occlusions de la finance et du ciel, l'humanité se détruit directement en commençant par la tête, la finance tue toujours en premier.

Au shadow banking, et à l'impossibilité des banques de connaître elles-mêmes le nombre de cadavres qu'elles ont générés et multipliés dans leur caves depuis 2008, qu'elles créent de nouveau et qu'elles continuent à cacher dans leurs caves, s'ajoute le fait que la Commission Européenne se trouve tout simplement dans l'impossibilité, comme EuroStat, de se donner une vue claire et réelle de la situation comptable des banques et des État-Membres de l'UE. Cette impossibilité est une volonté des "pères fondateurs de l'Europe" comme Jean Monnet. Pour obtenir cet audit comptable, la Commission Européenne de Bruxelles est placée sous la tutelle de la transparence d'un bureau domicilié dans le Delaware, qui est le paradis fiscal sur le sol des USA: après avoir eu l'autorisation de manipuler les bilans, et d'assouplir les normes comptables, le lobby financier IASB continue pour TINA son chemin victorieux suite aux 12 décisions majeures qui ont conduit à la confiscation de la Fed' et de Wall Street appuyée ensuite par des trillions d'aides publique des plans "Bazooka", "Grosse Bertha", TARP, TALF, PPIP, et autres plans de Sauvetage et "de Relance" et ceux des multiples Quantitative Easings, les Assouplissements Monétaires. Quant à la Stabilité du Droit, nous estimons qu'elle est garantie par le Législateur. Quant à l'élasticité des Normes Comptables, elle est garantie par IASB, Bâle II et Bâle III, le Comité de Bâle, le Delaware et d'autres clubs privés qui défendent l'Indépendance de la Banque Centrale, pour mieux la dominer de l'intérieur et de l'extérieur. La BCE, qui est illégitime et qui ne cesse de prendre des décisions depuis 2008 qui violent ses statuts, n'est comme bxl pas en capacité d'obtenir un benchmarking des banques et donc d'élaborer un stress-test fiable, pourtant publié à chaque fois à hue et à dia. Depuis le 17 IX 2020 la BCE a ajouté en direction des banques à son programme ininterrompu d'Assouplissement Quantitatif un nouvel outil de Helikopter Money, l'Assouplissement Réglementaire. L'objectif est toujours le même, celui d'inciter les banques à prêter, mais depuis 2008 les banques détournent ces liquidités pour amplifier la spéculation sur les produits financiers. En cette période de chute jamais vécue depuis 1945 du PIB, les banques, encore plus qu'avant ne s'intéressent plus à l'activité économique qui ne leur rapporte plus rien à la différence des leviers spéculatifs sur des titres. Le dévoiement du keynésianisme se poursuit. Si vous cherchez sur google BCE dévoiement keynésianisme mon site est en page 1 ligne 3.

Le stress-test des banques édité par la Commission Européenne et l'Euro-Groupe est un faux en écriture, mais le langage figuratif de ses phrases est massivement relayé par tous les médias pour consolider chaque nouvelle normalité qu'ils décident de plaquer sur les gens qui la gobent comme le plus beau des messages célestes. Félicité, normalité, absolution et grand pardon. La nouvelle normalité qui utilise chaque recoin de l'espace public et de la sphère privée n'est ni une évolution ni une terreur suspendue. Elle est un drift dessiné sans désir et sans amertume par les gens sur le temps et le devenir, en sachant que le devenir n'est plus qu'une succession de jours. Pour feindre de s'ébrouer, des rancoeurs de proximité, allant du racisme à des "joh, c'est compliqué, ils font de toute façon ce qu'ils veulent", se laissent s'admirer les unes et les autres. Ces rancoeurs ménagères peuvent être adoptées en groupe ou individuellement et partent du même élan et de la même dimension que les vociférations d'opéra-bouffe des 1ers de cordée contre le "capitalisme fou". Du bruit, quelques courants d'air et plus rien, même pas un attentisme, mais l'abstentionnisme et toujours l'extrême resserrement à droite des électeurs inscrits. Je pense même qu'il faudra en France encore une très longue cure thermale des voies respiratoires pour  l'asthme à La Bourboule et de très longues séances de déclive avant que ne revienne chez les gens de la voix et que ne vienne chez eux la révolution citoyenne. Ce serait plus simple d'aller voter, on ne s'étouffe pas dès le premier coup, ni au 2ème tour. Il est tellement facile de décomposer dans la société cette cartographie duale gens-investisseurs. Le vote sert à départager pour partager et aménager l'avenir des gens de la planète et de la planète des gens. Le terme de "révolution citoyenne" me convient depuis au moins le 06 VI 06, la date de mise en ligne de mon site. L'audit que tout électeur inscrit a le devoir de faire "tombe sous le sens", est à portée de la langue vivante.

Un produit financier titrisé peut-être composé d'une centaine de confettis d'autres produits titrisés découpés, dissimulés, maquillés, en réchauffement ou en décomposition, et ce n'est que la capacité de persuasion du banquier et l'avidité tout autant criminelle des spéculateurs qui le maintiennent en circulation sous respiration artificielle au tour de la planète. 90% des flux financiers ne servent qu'à la spéculation financière selon le FMI. Ils sont justifiés par la phénoménologie grandiose de leur capacité à "créer des nouvelles solidarités et être créateurs d'emploi".

Nous savons tous que le niveau de l'emploi baisse en continu depuis 20 ans, et ce n'est pas la multiplication de la paupérisation absolue, des CDD, des emplois partiels ou fractionnés, du lumpenprolétariat des travailleurs détachés et de l'ubérisation des contrats de travail, de l'esclavagisme des jeunes à l'emploi-bidon qui renversent la tendance. 73% des étudiants en France sont obligés d'avoir un "job" parce que l'argent des parents ne suffit pas. Ceci ne justifie toujours pas l'abstentionnisme massif et répété des électeurs inscrits qui se laissent enfermer dans la posture du "ceux qui ne croient plus en rien". Cette léthargie des électeurs inscrits est le pendant pathologique du Privilège pathologique de l'Investisseur et du spéculateur financier. Ce mariage de ces complémentarités morbides constitue une nouvelle normalité et est l'expression sans langage de l'impensé organique et partagé qui est le seul liant de notre société et le garant d'une de ses pérennisations qui ne donne source à aucun élan de renversement de valeur. Les mouvements des Gilets Jaunes, de la contestation contre le casse du Code du Travail des multiples Lois Macron-Travail, de la contestation de la réforme Macron-BlackRock des retraites n'ont pas empêché aux P&L2017 et aux élections européennes du 26 mai 2019 l'extrême resserrement à droite et trois fois l'abstention massive de 57% des électeurs inscrits français. In fine, les gens sont seuls responsables de leur temps et de leur devenir. Ils ne savent pas et ne veulent pas savoir que la République est à eux. Ceci est le plus grand des impensés, et l'anthropologie de l'oubli de soi est le mode de vie normal, asymptomatique et qui ne donne même pas de boutons à échanger. Il faudrait se rendre au bar "Covid-19" à Oulu en Finlande pour se démettre de l'impensé, se réapproprier le langage, ressortir de son cercueil, se mettre debout et aller voter au nom de la République des citoyens. Fascistes, staliniens, ésotéristes passez votre chemin. Le déficit démocratique coule dans chaque veine comme le sang dans chaque rivière. Get up, stand up for your mind. Les gens fonctionnent comme les algorithmes de la predicted correctness l'ont décidé et sont des impensés si utiles pour le spéculateur. J'espère qu'ils n'adhèreront pas comme en Hongrie avec Viktor Orbán et en Pologne avec le PIS au programme simple des fascistes qui décident pour eux une haine de l'autre si agréablement gérable individuellement. Mais, voyez-vous, personne n'a rien trouvé à redire au Plan de Relance européen de l'après-Covid 19 qui a si délibérément renforcé avec la Nuit des Petits Couteaux les gouvernements fascistes de Hongrie avec Viktor Orbán et de Pologne. Le fascisme élégant est une nouvelle normalité. Et c'est super, il n'y a ni sniper, ni armes, ni colonels, ni camps. Que du bon vivre. On est entre soi et bonnes gens. La Commission Européenne n'a toujours pas émis de sanctions contre les fascistes de Biélorussie, de Hongrie et de Pologne.

Les actifs financiers, dérivés et titrisés représentent depuis 30 ans une part de la "richesse" d'un pays de plus en plus grande allant jusqu'à 2, 3 ou 4 fois le PIB et la rentabilité des placements gonfle artificiellement la croissance. La folie furieuse de la filière financière envers la chasse à la glu des actifs financiers a piégé avec sa gesticulation névrotique le marché des stock-options, des actions, pour financiariser les entreprises et les déconnecter de la marche de l'économie réelle. Pour dissimuler cette fata morgana, grâce au songbook et aux phrases à la sauce financière de l'investisseur chevronné, l'effet de levier financier des spéculations sur les marchés s'est métamorphosé en effet de levier linguistique et l'on parle de "croissance du PIB", alors que nous ne sommes qu'en face d'un PIB fictif, furtif et d'initié depuis une trentaine d'années. Oui, le chemin a été tracé et nivelé sous l'impulsion de TINA avec le Traité de Lisbonne et la Libre circulation des capitaux et avec le Retour du Titre III du TCE - Traité Constitutionnel Européen qui avait été rejeté momentanément par référendum avec le NON, le NO irlandais et le NEEN hollandais. Les 3 NON avaient été élégamment contournés par le séparatisme du Parlement Européen avec la haute trahison de la Résolution Joe Leinen, SPD, et le 7 juin 2007 par le Congrès de Versailles pour la France grâce à l'abstention du PS.

Pour ceux qui ne déglutissent pas encore assez de cigüe, ces produits financiers titrisés dépourvus de traçabilité sont des pourritures complexes et onctueuses qui contiennent une tranche senior notée AAA, qui contiennent ensuite une bouillie, la  tranche mezzanine plus exposée notée BBB, et pour vous emballer de la tête aux pieds, le cataplasme de merde, la tranche equity très "exposée" notée C, ou D. Ces chaines de macédoines de produits dérivés titrisés square et cube, toxiques, vanille et bespoke... sont comme la pyramide Ponzi, on triche à tous les coups, on ne va jamais en prison pour cela mais quand ça pète on y envoie à sa place en pliant les gaules Bernie Madoff, Jérôme Kerviel ou Kweku Adoboli et on crée vite de manière adhoc des Directives Européennes sur le Secret des Affaires qui rendent coupables les journalistes d'investigation, les lanceurs d'alerte et whistle-blowers. C'est ainsi que les Lux-Leaks de Jean-Claude Juncker, ancien Président de la Commission Européenne, ont fait pschitt, avec la connivence de Martin Schulz, SPD, à l'époque des faits Président du Parlement Européen. Martin Schulz s'était présenté par la suite comme candidat à la chancellerie contre Angela Merkel. Libérez Julian Assange!

Après Schulz vient Scholz. Aujourd'hui, c'est au tour de Olaf Scholz, SPD, Ministre des Finances de la Große Koalition Merkel en Allemagne. Il était au courant dans l'affaire Wirecard déjà depuis quelques années des "fraudes, des falsifications des bilans comptables, des manipulations de marché et des fraudes commerciales en bande organisée" de cette entreprise ( <<< libellé officiel des griefs sans erreurs de traduction depuis l'allemand, j'ai été traducteur juridique dans ma carrière). Olaf Scholz n'avait pas retransmis plus de 1000 signalements qui lui avaient été officiellement confiés. Wirecard AG est une fintech, une entreprise de technologies et services financiers dont le siège est en Allemagne. Elle propose des services de gestion des risques, de production de cartes de crédit et de traitement des transactions. Wirecard a falsifié ses bilans au moins ces 6 dernières années mais toujours publié une croissance parfaitement linéaire grâce au cabinet d'audit EY.  Ernst & Young - EY est l'un des plus importants cabinets d'audit financier et de conseil au monde. Membre du Big Four, il est le troisième plus important réseau mondial en termes de chiffre d'affaires en 2017, et est sur terre l'incarnation la plus absolue de TINA. La faillite de Wirecard est pour l'instant le "plus grand scandale financier de l'histoire de l'Allemagne depuis 1945". J'ai mis entre guillemets le "plus grand scandale financier de l'histoire de l'Allemagne depuis 1945" parce que les influenceurs et la bande du pishing organisé font passer dans tous les médias cette qualification de la réalité sans l'ombre d'un atermoiement convulsivant. Mais vous avez lu plus haut que les pouvoirs publics allemands ont racheté pour 700 milliards d'€ la Hypo Real Estate pour ensuite juste la liquider et pour tout perdre sur le dos des contribuables. La Hypo Real Estate était la 8ème banque allemande, la Deutsche Bank est la première. L'Allemagne présentée mondialement comme Le Pays Vertueux de la planète n'est qu'un mythe, dont nous n'aurons même pas à nous débarrasser sous cette forme de son réel, car elle s'effondrera d'elle-même, ce qu'elle a commencé à faire 6 mois avant le 4 septembre 2019. Son plan de relance suite à la Crise du Covid-19 est de 1000 milliards et tellement "disproportionné" face au plan français, ce n'est pas juste de la prévoyance, c'est de la panique à tombeau ouvert.

Il vient tout récemment d'être révélé en septembre 2020 que Olaf Scholz a aussi été directement impliqué avec la banque hambourgeoise Warburg Bank en sa qualité de maire de Hambourg dans le scandale des Cum-Ex en 2016 qui a coûté des milliards au fisc. Après ses interventions auprès de l'autorité financière de la ville-état de Hambourg, cette autorité avait subitement cessé ses poursuites contre la Warburg Bank. L'ex-co-dirigeant de Wirecard en fuite est recherché par Interpol depuis 2 mois. Depuis une semaine, Olaf Scholz est désigné par son parti le SPD comme le prochain candidat à la chancellerie allemande dont l'élection aura lieu dans un an. Le pantouflage public-privé et privé-public est le toc naturel et génétique de tous nos gouvernements. Alors que l'étau se refermait sur Wirecard, son co-dirigeant Markus Braun avait obtenu en septembre 2019 une audience auprès du... Secrétaire d'État aux Finances Jörg Kukies... et ancien vice-président de Goldman Sachs Deutschland und Österreich de 2000 à 2018 où il était responsable des... produits financiers dérivés. L'ancien ministre allemand de l'économie Karl-Theodor zu Guttenberg, qui travaille pour différents lobbies financiers et pour Wirecard comme consultant, après avoir dû quitter le gouvernement à cause d'un scandale au faux CV, avait plusieurs fois téléphoné personnellement à la chancelière allemande Angela Merkel pour lui demander son soutien en faveur de l'introduction en Chine de Wirecard. Lors de son voyage en Chine fin septembre 2019, Angela Merkel avait alors fait officiellement auprès du dirigeant chinois 习近平, Xi Jinping, du lobbying en faveur de Wirecard alors que le Financial Times avait largement révélé les faits dès janvier 2019. Suite aux révélations du Financial Times, la réaction de l'autorité allemande de supervision financière, la BaFin, avait été d'appuyer une plainte de Wirecard contre... les deux lanceurs d'alertes. L'ancien Chef des services secrets allemands et responsable à la chancellerie pour les questions de sécurité, Klaus-Dieter Fritsche, avait obtenu en août 2019 une audience au département des finances du ministère de l'économie. A cette époque il était déjà retraité mais travaillait pour un lobby financier dont il a perçu des honoraires pour cet entretien. Pour tous ces influenceurs, les "Adultes doivent être dans la salle", mais les crétins dehors.

La faillite de Wirecard coûte aussi plusieurs milliards d'€ et 5000 employés ont perdu leur travail. Il est aujourd'hui démontré que Wirecard était déjà insolvable en 2008, ce qui ne l'avait pas empêchée d'entrer en 2018 dans le DAX - Deutscher AktienindeX qui est le principal indice boursier allemand. La valeur du DAX est fondée sur le cours des actions des 30 plus importantes entreprises cotées à la Bourse de Francfort. Wirecard est insolvable depuis 2008... et il en est de même pour la Deutsche Bank. L'action de Wirecard est passée de 200 € à 2 €... il en est de même pour la Deutsche Bank. Le prochain scandale historique de l'Allemagne sera la déclaration officielle de la faillite de la Deutsche Bank - anciennement dirigée par Joe Ackermann - qui est en faillite technique depuis 2008 et dont l'action a aussi perdu ~~ 100% de sa valeur de 2008. Avant la Crise des Subprimes de 2008, la Deutsche Bank, qui était la plus grande banque du monde du point de vue de sa somme bilanaire, offrait grâce à son business criminel avec les produits financiers titrisés CDS principalement sur les dettes publiques des États de la planète un rendement ahurissant de 25%! La Deutsche Bank est le vautour des dettes publiques de la planète. Joe Ackermann est le plus grand criminel financier de tous les temps et de la planète. Une entreprise qui a un rendement de 3% est une très bonne entreprise. Une start-up peut avoir plus au début. Quand les pouvoirs publics allemands ne pourront plus cacher la faillite technique depuis 2008 de la Deutsche Bank, l'Allemagne renouera (aussi) avec les troubles et ses démons. Nous n'en sommes peut-être plus loin. A Berlin, une énorme foule de 38.000 manifestants dé-masqués, mélangés avec les fascistes allemands et l'extrême droite (AfD et Reichsbürger) a tenté le 30 août 2020 avec le Reichskriegsflagge - le drapeau de guerre du IIIème Reich le Sturm auf den Reichstag - l'assaut contre le Parlement allemand, le Bundestag, qui avait repris le nom officiel de Reichstag après la Réunification allemande en 1989... Cet assaut sur le Reichstag "ist ein Déja-vu", comme on dit en allemand, avec l'Incendie du Reichstag de 1933. Mais quelle est la différence entre un assaut de masse à Berlin contre le Parlement allemand et la normalité du soutien politique aux gouvernements fascistes de Viktor Orbán en Hongrie et du PIS de Pologne par la Commission Européenne et les 25 autres État-Membres de l'Union Européenne qui leur a été manifesté il y a une semaine avec les négociations sur le Plan de Relance suite à la Crise de l'après-Covid 19? On se sent bien à s'offusquer avec élégance face à cette masse de Berlin qui a commis le 1er assaut fasciste depuis la dénazification contre le Parlement allemand depuis 1933, mais on félicite avec allégresse dans tous les médias la Commission Européenne et les 27 Chefs d'État qui ont participé à Bruxelles à ces négociations des "nécessiteux contre les frugaux" et donné raison aux gouvernements fascistes de Hongrie et de Pologne. Oubli-impensé-nouvelle normalité. Que ce soit dans cet assaut du Reichstag ou l'accord sur le Plan de Relance européen de l'après-Covid 19, cette normalité fasciste revient toujours et les médias européens, les intellectuels européens ne manifestent pas le besoin de faire adopter les gestes barrières, se mettent le masque sur les yeux, ce qui est parfaitement convenable pour les spéculateurs, l'Investisseur et leurs serviteurs au gouvernement et au parlement.

Depuis l'éclatement en 2008 de la bulle des produits financiers, les 1ers de cordée privés et publics organisent avec le refinancement des banques la "Destruction par les marchés" en pillant comme en Grèce les gens, en liquidant  les services publics, les services hospitaliers et de santé, les infrastructures, les investissements pour le futur, les économies nationales et en vandalisant le Code du Travail et les droits sociaux pour rendre les Travailleurs encore plus gratuits et soumis avec comme idéal d'en faire dans le giron de TINA des N.I.N.J.A >>> No Income-No Job-No Assets. Tout ce qui ne va pas aux salaires, aux couvertures sociales, aux retraites, aux services publics va aux financiers qui rêvent "d'entreprises sans usines, avec un carnet de commande et une licence de commercialisation". ("Travailleur" >>> terminologie officielle des Communautés Européennes). Le refinancement des banques à hauteur de plus de € 17.000 milliards pour la seule BCE depuis 2008, auxquels s'ajoutent des milliers de milliards offerts tout autant sans conditionnalités par les banques centrales nationales et les pouvoirs publics, plombent les déficits publics sur lesquels les pouvoirs publics se fondent pour imposer le cataclysme de tous ces Plans d'austérité sus-cités. Cette dette publique est totalitaire et illégitime. Une attaque sans précédent contre le Travail est organisée au profit du spéculateur qui est devenu le seul opérateur sur les marchés car il a dévoyé tout autant la gouvernance d'entreprise. Le "il faut réorganiser les dépenses publiques" fonctionne comme une montre connectée implantée chez chacun dans le cerveau, mais il a une qualité supplémentaire par rapport à l'impensé. On fait avec, il ne traverse pas l'esprit mais ressort de suite comme un péché que l'on garde dans un coin sombre de son soi, dans le shadow banking du pauvre, soumis, agenouillé, qui tente tout pour se contrir until debt tear him apart - jusqu'à ce que la dette le déchire.

Venons en au deuxième objectif de la Troïka >>>
2) démanteler et humilier la Grèce et ses électeurs en 2015 avec son "Plan de Relance européen":

  • La Troïka avait été d'emblée hermétique aux propositions grecques pour un mémorandum, parce que son deuxième objectif était de torpiller les conquêtes sociales du gouvernement grec de gauche appuyé sur le parti ΣΥΡΙΖΑ - Syriza. Ce gouvernement de gauche avait été mis en place par les électeurs qui ont dégagé le gouvernement précédent de droite qui avait plongé avec l'intermédiation de Mario Draghi la Grèce dans la banqueroute et qui avait complimenté et soutenu cette pandémie de la financiarisation de tout et de n'importe quoi au travers de la spéculation. Le Programme de Thessalonique de Syriza sur la base duquel le gouvernement Syriza avait été élu le 25 janvier 2015, annonçait que le secteur public reprendra le contrôle du Fonds Hellénique de Stabilité Financière - FHSF, exercera tous ses droits sur les banques recapitalisées, et prendra les décisions concernant leur administration. L'État grec, via le FHSF, était en 2015 l’actionnaire principal des quatre principales banques privées du pays qui représentaient plus de 85 % de tout le secteur bancaire grec. Malgré les nombreuses recapitalisations des banques privées grecques depuis octobre 2008, l’État n’avait aucun poids dans la gouvernance des banques car les actions qu’il détenait ne donnaient pas droit au vote comme l'avaient décidé les gouvernements précédents. Il aurait fallu que le Parlement grec transforme les actions qui ne donnent pas de droit de vote en actions ordinaires donnant le droit au vote. Ceci aurait établi le cadre légal pour que l’État grec puisse organiser la faillite ordonnée des banques, le bail-in, le contrôle des mouvements de capitaux afin de mettre fin à leur fuite vers l’étranger et apporter une solution à la crise des banques privées. Mais le groupe de la Troïka voulait à tous prix mettre en application son séparatisme et empêcher l’application du programme de gauche de Syriza qui ne correspondait pas à la libre circulation des capitaux, à la liberté des marchés des Traité Européens. Le gouvernement grec avait capitulé devant le chantage de la Troïka.
  • La Troïka avait mené du sommet de la pyramide de l'Union Européenne la Lutte des Classes de la manière la plus vile contre les électeurs, les citoyens et les habitants grecs. Le but de la Troïka était de donner la leçon TINA aux État-Membres de l'Union Européenne afin qu'ils s'attaquent aux restes des conquêtes sociales et de l'État-Providence au nom de la compétitivité internationale et de la liberté des marchés. Ne rigolez pas, les multiples Plans de Relance européens et nationaux de l'après la Crise du Covid 19 vont nous entrainer très violemment dans cet ultime laminage social commandé par les 1ers de cordée, l'Investisseur et les spéculateurs.

La Crise de 2008 a été pour toute l'Europe du Nord au Sud de très loin plus grave que le Krach de 1929.
Le Krach de 2020-21 sera... C'est pourquoi il faudra sortir de son cercueil, aller voter et rester éveillé.

La Renégociation de tous les Traités Européen, l'abandon de l'Europe catallactique, l'annulation de la Directive Européenne sur le Secret des Affaires, l'abandon total de la collaboration entre les lobbies d'une part et la Commission Européenne et le Parlement Européen, la réintroduction de la Directive Européenne sur la Réforme de la Structure des banques too big to fail, la création d'un service public de l'épargne, du crédit et de l'investissement productif, la socialisation des banques qui doit remplacer la nationalisation de leurs dettes, l'interdiction des activités spéculatives, l'interdiction des instruments financiers spéculatifs, l'introduction de la Taxe Tobin sur les transactions financières, l'interdiction des activités avec les paradis fiscaux dont le Luxembourg, la Hollande et l'Irlande, la création d'un organe européen indépendant des USA et des influenceurs pour la normalisation, la règlementation, le contrôle, la supervision bancaires et des flux financiers, la réduction de la taille des banques, le démantèlement des banques universelles, la séparation des banques de dépôt et des banques d'affaire, le contrôle citoyen sur les banques. Il faudra interdire le bail-out des banques en faillite, c'est à dire le refinancement par les pouvoirs publics, par nous. Il faudra imposer le bail-in des banques en organisant une faillite ordonnée, en faisant payer les grands actionnaires privés et les grands créanciers privés. Il faudra exproprier le secteur bancaire privé et le transformer en un service public. Et en France il faudra en plus abandonner le séparatisme de la réforme Macron-BlackRock pour commencer. C'est gauchiste mon énumération des mesures à prendre contre les banques? Non, hormis la Taxe Tobin, c'est juste Roosevelt en 1933 après la krach boursier de 1929 dont la Banking Act appelée la Glass Steagall Act a été maintenue en vigueur jusqu'en 1999 où Clinton l'avait abolie, et que Obama, le santo subito du Prix Nobel de la Paix, n'avait pas rétablie. Tout ceci doit permettre de nous rendre notre Europe et notre vie républicaine. Pour ceci, il suffit d'aller voter.   
I want my Europe Back !    OWS - Occupy the WordS !

Le Programme de Thessalonique de Syriza, sur lequel le gouvernement grec de gauche avait été élu pour remettre à sa place la filière des banques n'était rien d'autre que du Roosevelt de 1933 mais la répression du groupe de la Troïka contre la Grèce voulait se séparer de la démocratie et des Droits du citoyen en Grèce et a, sans masque et avec énormément d'arrogance, violé les Garanties Européennes des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales et la Charte Européenne des Droits fondamentaux, comme le font actuellement les régimes fascistes de Viktor Orbán en Hongrie et de Pologne. Le Programme de Thessalonique réclamait aussi à l'Allemagne plus de € 300 milliards pour les réparations et compensations des crimes et dommages commis par l'invasion et l'occupation nazies de 1941 à 1944. Les nazis avaient aussi volé à la Grèce son or et son argent, et l'Allemagne ne les a jamais rendus. Les nazis avaient imposé à la Grèce un prêt au titre "des contributions à l'effort de guerre" et l'Allemagne ne l'avait jamais remboursé. La Grèce a été après la Russie et la Pologne le pays qui a été le plus systématiquement pillé par les nazis. Cette question avait été évacuée avec les Accords de Londres de 1953 qui ont fixé le montant des dettes extérieures pour l'Allemagne. Ce problème et cette injustice n'ont jamais été vraiment traités depuis 1945 pour la Grèce à la différences d'autres pays occupés et annexés. Même l'Alsace annexée avait obtenu compensations et réparations qui ont encore cours aujourd'hui en 2020. En 2020 tous les partis en Grèce sont d'accords sur cette revendication inaliénable et imprescriptible. La Conférence 2+4 marquant la Réunification des deux Allemagnes avait installé comme nouvelle normalité l'annulation de toutes revendications sur les indemnités de guerre de la part de tous les pays victimes des nazis. Il ne fallait pas créer du Droit, mais il fallait créer de manière musclée de l'impensé et non pas de l'oubli. Comme pour les référendums sur le Traité Constitutionnel Européen - TCE, le référendum du 5 juillet 2015 de la Grèce pour l'Europe mais contre la Troïka a été immédiatement mis à mort le 13 juillet 2015 avec le 3ème et ultime Mémorandum d'entente de la Troïka par des haut-dignitaires européens et par tous les gouvernements des États-Membres de l'Union Européenne, et principalement par la France, l'Allemagne et la Hollande. Le narratif exceptionnellement violent des membres de la Zone-Euro a été prépondérant. La saviez-vous? C'est un impensé.

Cette Haute Trahison d'État de l'Union Européenne contre les NO, NEEN et NON de 2005 et contre le OXI à 61,33% de 2015 des Grecs pour le rejet de ce 3ème et ultime Mémorandum de la Troïka est la normalité européenne qui est déclinée dans chaque État-Membre conformément aux Traités sur le Fonctionnement de l'Union Européenne et de la Zone-Euro. Il faut rappeler que les 2 premiers Memoranda de 2010 et de 2012 de la Troïka avaient déjà été un fiasco totalement contreproductif qui avait encore plus endetté et enfoncé la Grèce dans la banqueroute. La Troïka exige de la Grèce une croissance du PIB de 2,2% jusqu'en... 2060, mais depuis une vingtaine d'années par exemple la France oscille autour du 1% et cette année elle est de -14%. Au début de l'année 2020, le PIB de la Grèce était toujours inférieur de 20% à celui de 2008, et avec la Crise du Covid-19 et le tourisme qui a disparu il s'est effondré de 16%.

Le 3ème Plan de Relance de la Grèce n'est rien d'autre que de lui faire payer un montage Ponzi avec des mesures d'austérité qui ne pourront avoir comme résultat que l'augmentation du poids de la dette grecque léguée par le privé, son incapacité future à rembourser cette dette, et son retour dans le chaos et la banqueroute d'État. Du haut de leur haute vertu moralisatrice, la Troïka, l'Union Européenne et le FMI, imposent à la Grèce exactement les mêmes méthodes de criminalité financière que les grandes banques avec leur modèle Ponzi, afin d'obtenir dans l'immédiat le plus grand rendement possible pour renflouer les dettes de la Société Générale, de BNP Paribas, de la Deutsche Bank, de la Kommerzbank et des banques belges et hollandaises. Comment doit-on appeler ceci? Une occupation non-armée de la Grèce par la puissance étrangère des  banquiers interposés? L'intransigeance allemande de ne jamais rembourser les pillages et saccages nazis fait encore plus vomir. Savez-vous que l'autrichien Kurt Walheim, qui avait été Président de l'Autriche de 1986 à 1992, Secrétaire Général de l'ONU de 1972 à 1981 avait été un officier SS, avait fait partie des sections d'assaut nazies, avait  été affecté en 1942 à l'état-major des Balkans et avait supervisé la déportation des juifs de Salonique en Grèce? A sa mort en 2007 le gouvernement autrichien d'extrême droite ÖVP avait ordonné de mettre les drapeaux en berne. Waldheim était jusqu'à sa mort membre honoraire du parti d'extrême-droite ÖVP. Nous dansons tous ensemble dans ce ballet triadique oubli-impensé-normalité allant jusqu'à la Haute Trahison d'État. Tant que ce ballet triadique n'est pas renversé par les gens et les électeurs inscrits, ils sont coresponsables. Point, à la ligne, c'est du normal. C'est donc aussi joli que des mouettes alignées.

Le système de Haute Trahison est le modèle passé, actuel et futur de société, que ce soit au plus haut niveau des organes publics que de la filière bancaire et que j'appelle le Pishing Global en bande organisée contre les sociétés et les pays. Comme ce pishing global organisé n'est pas contré par les gouvernements et le législateur, les gouvernements mis en place par les électeurs inscrits en sont les 1ers responsables. Et que personne ne dise "nous ne savions pas - wir haben es nicht gewußt", les informations exhaustives, qui ne sont que la description de ces faits simples, sont disponibles, diffusées et expliquées mais il faut soi-même OWS - Occupy the WordS au lieu de danser une fois l'an la carmagnole sur le tarmac pour fêter la République et après de vite foncer les 364 jours restants au Aldi pour comparer les prix en bichonnant sa petite familiale dans 1) la délicieuse horreur du rouge, 2) la soif du nationalisme, 3) l'accusation du conspirationnisme afin de surtout s'épargner toute opinion personnelle et encore plus tout engagement pour la persévérance de l'humanité. Se bouffer sa saucisse en une fois et tout de suite par les deux bouts en même temps en faisant mine de ne pas s'étouffer et en ne s'en rendant pas compte et en disant que tout baigne et que ça cube. Si vous cherchez sur Google "bulle des cds" mon site est en Page 1 ligne 3 sur 389.000 résultats.

Le 13 juillet 2015 l’accord sur le Mémorandum d’entente de la Troïka reprenait les principales dispositions que le Référendum grec du 5 juillet 2015 avait rejetées à une forte majorité de 61,33%. La Troïka avait encore plus abusé de sa conception intergouvernementale du fonctionnement de l’Europe sans consultation du Parlement grec, du Parlement européen et des Parlements des État-Membres de l'UE. Le processus qui a abouti au Mémorandum et son contenu ont été guidés par trois dogmes que la Commission Européenne au nom de l’Eurogroupe et de la BCE ont appliqués. 1) Le premier dogme est « le théorème de Juncker », 2) Le second dogme est celui du TINA - There Is No Alternative qui est la continuité de la "révolution conservatrice" de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher des années 1980. TINA a conduit l’Eurogroupe à refuser d’envisager toutes les propositions du gouvernement grec, notamment celle d’un allégement de la dette publique qui était pourtant préconisé par le FMI et celle d’un desserrement de l’étau de l’austérité sur une économie grecque mise à terre et à sac par la crise économique et la purge des deux premiers Memoranda imposés par l’Europe depuis 2011. 3) Le troisième dogme est celui du ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, CDU  (que j'ai croisé sur une piste cyclable il y a quelques jours près d'Offenburg faisant du handy-bike avec ses body-gards) qui voulait imposer à la Zone-Euro "un fédéralisme light" avec - un plan d'austérité permanente, - la perte de la souveraineté de chaque pays sur son budget national, - l'absence de politique macro-économique. De 2015 à 2020 plus de 500.000 jeunes diplômés ont quitté la Grèce. En 2020 presque 50% des jeunes sous 25 ans sont au chômage.

En échange d’une aide européenne, les conditionnalités imposent à la Grèce des réformes dont les modalités de réalisation étaient minutieusement détaillées dans le troisième Mémorandum et accompagnées d’un calendrier précis: 1) assainir les finances publiques, 2) assurer la stabilité financière, 3) renforcer la compétitivité 4) moderniser l’administration publique. Je vous donne quelques détails sans les développer, mais vous reconnaitrez dans ces mot-valises toutes les revendications en France des Gilets Jaunes, des manifestants contre le Casse du Code du Travail des Lois Travail Macron 1 et Macron 2 (vite rebaptisée Loi El Khomri avant les Présidentielles) et des Lois Organiques Travail du Macron-Président qui sont passées avec le 49-3, cette méthode contre-démocratique à la française de sa domestique troïka intra-muros qui afflige les autres pays européens hormis la Hongrie de Viktor Orbán et la Pologne du PIS. Vous reconnaitrez aussi toutes les revendications du plus grand mouvement social de la Vème République en France contre la Réforme des retraites BlackRock-Macron. Macron dit qu'il veut "sauver le Liban de ses naufrageurs" mais casse méthodiquement la France depuis 5 ans. Quand un chef d'état cherche sa légitimité hors de ses frontières, c'est que l'on sait qu'il est foutu. Il n'a de toutes façons été élu qu'à 16% des électeurs inscrits aux P&L2017, et n'a qu'une légitimité de papier. C'est comme en Biélorussie mais idéalement sans oppression militaire ni falsification des décomptes des voix exprimées. Quelle chance pour le groupe des investisseurs d'avoir les électeurs inscrits de France qui font exactement ce qu'ils attendent d'eux. La France, pays du droit du petit homme. Qui organise le séparatisme entre son ventre et sa dignité.
Qui s'automutile. Maintenant une bonne haine de l'autre comme au discours de Macron au Panthéon, et ça roule.

Macron a été pour la Grèce l'un des acteurs de la défaisance sociale de la Grèce en conformité avec la révolution conservatrice. Macron a été comme Ministre sous Hollande et comme Président le 1er acteur de la défaisance sociale et du casse du Code du Travail de notre pays, mais il a tenu le 4 septembre 2020 au Panthéon un discours pour commémorer le 150ème anniversaire de la IIIème République en chauffant au rouge les haines religieuses et selon lui les "séparatismes" pour complimenter l'extrême-droite de France au lieu de prôner les valeurs citoyennes de la République >>> "Il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un Dieu, parfois avec l’aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d’un groupe". Macron a imposé contre la Grèce la loi de l'Euro-Groupe et tout comme en France où il impose la loi du Privilège de l'Investisseur, la loi des spéculateurs, la loi des banques. Avec son discours du Panthéon, Macron a tenté de faire de l'impensé de ce dont il est le seul responsable avec sa politique: le lynchage social et des Travailleurs qui a déclenché les très graves mouvements sociaux, les plus violents, les plus longs sous le Vème République depuis sa création en 1958. Les électeurs inscrits seront-ils toujours dupes en toute complicité et lâcheté? Macron a aussi au Panthéon ce 4 septembre 2020 dit qu'il "veut promouvoir l'égalité des chances comme priorité de son quinquennat". Il a martelé que "les agresseurs contre les forces de l'ordre doivent être lourdement condamnés", mais en voulant masquer qu'il est, depuis 6 ans, depuis le 26 août 2014, depuis qu'il a été ministre sous Hollande et président sous les électeurs inscrits, le 1er agresseur de de la hiérarchie des normes de l'ordre républicain, de l'ordre social, de l'ordre public avec les LBD, de l'éducation nationale, de la santé publique, du système hospitalier, du système des retraites. "L'Égalité des chances" était la 1ère promesse de la campagne présidentielle de Macron de 2017, alors qu'il avait lui-même en personne cassé le Code du Travail avec sa Loi Travail Macron 1 et sa Loi Travail Macron 2 qu'il avait fini par rebaptiser Loi El Khomri avant d'être candidat à la présidentielle. "L'Égalité des chances" était la 1ère promesse de la campagne présidentielle de Macron de 2017, alors qu'il est entrain de casser le système des retraites et de le vendre au prix de 330 milliards d'€ au groupe étranger financier BlackRock.

Voici un résumé du Mémorandum du "Plan de Relance" de la Grèce imposé par la Troïka depuis juillet 2015 >>>

  1. Assainissement des finances publiques avec: - Réforme de la fiscalité et augmentation de la TVA et de l'impôt - Réforme du régime des retraites avec une baisse allant de 15 à 44% par mois - Suppression de la prime de solidarité pour les retraités très pauvres - Augmentation de 6% des cotisations retraites - Introduction d'une taxe de 6% sur les retraites complémentaires - Allongement à 67 ans de l'âge du départ à la retraite qui était déjà à 65 ans quand on sait que comme en France plus de 60% des seniors au-dessus de 55 ans sont déjà au chômage - Compresser les dépenses pour la santé et l'éducation - Réforme de la gestion des finances publiques avec mise en oeuvre des dispositions du Pacte Budgétaire européen qui sont spécifiées dans le Traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance en Europe adopté en 2012  ( la "Règle d’Or budgétaire" et le "six-pack" de Sylvie Goulard, voir plus haut). Si les autres État-Membres de l'UE ont un déficit public annuel dépassant les 3% des critères de Maastricht, une "Procédure de déficit excessif" est lancée contre eux par le Conseil européen des ministres de l'Economie et de Finances - Ecofin, ils reçoivent un avertissement qui s'éternise sur des années et pour l'instant les menaces d'amende n'ont jamais été mises à exécution. Depuis l'introduction de l'€ le 1er janvier 2002 le seuil des 3% n'a jamais été respecté par tous les pays sur une même année. Mais pour la Grèce un dépassement de ce Critère de Maastricht met immédiatement fin à l’aide financière européenne.
  2. Renforcement de la compétitivité avec: - Libéralisation des activités économiques - Réforme du marché du travail pour accroitre sa flexibilité - Baisse de 44% du salaire minimum - Extension des périodes d’essai - Réduction du délai de préavis en cas de démission - Baisse des indemnités de licenciement - Extension des possibilités de recours aux contrats à durée déterminée. Toutes ces baisses de salaires s'ajoutent comme pour les baisses des retraites aux baisses violentes et sauvages qui avaient déjà été imposées par les deux Memoranda précédent et par les licenciements massifs qui n'ont jamais été annulés.
  3. Réforme profonde de la législation sociale: pour la Commission Européenne, la Grèce lui a offert l’aubaine idéale la plus rêvée d’installer son laboratoire des défaisances sociales et du pishing sur les Travailleurs (<<< terminologie officielle des Communautés Européennes). Pour la Commission Européenne et il lui fallait aller en Grèce encore plus loin par une "réforme profonde de la législation sociale" avec: - Assouplissement (la casse) du droit de grève - Assouplissement (la casse) de la législation concernant les licenciements et la réglementation de l’action syndicale - Elimination (la casse) des Conventions Collectives au profit d’accords d’entreprises (confère Casse du Code du Travail de Macron qui a inversé la hiérarchie des normes), ce qui avait rendu les salariés très vulnérables ou impuissants face aux employeurs. En imposant à la Grèce de revenir sur les acquis sociaux qui, selon la Commission Européenne, "ne sont pas compatibles avec les objectifs de croissance durable", ces réformes ont mis en sédation profonde le dialogue social qui est pourtant un facteur de croissance.

L'étau catallactique de la révolution conservatrice européenne a tellement écrasé les corps et les esprits, que tout un chacun ne peut même plus remettre à son niveau de la conscience qu'il vit uniquement dans une réalité conceptuelle qui a ruisselé avec des gens comme Sarkozy, Hollande et Macron vers le bas, vers lui, en provenant depuis le haut de l'échelle de la bande organisée dévolue au pishing global contre la terre et contre ses gens. Cet effet de percolateur, ce trickle-down effect, ce ruissellement a fait de chaque individu un impensé qui mange et qui dort et qui ne vote pas dans son cercueil européen et local. Les électeurs inscrits sont une épave restée dans leur lopin. Où que l'on regarde et renifle, le pishing en bande organisée est ubuesquement installé dans l'espace public et privé par l'Investisseur, par les spéculateurs, par la Commission Européenne, par l'Euro-Groupe, par nos Gouvernements et par nos Parlements. Cet autoritarisme prédomine dans nos pays démocratiques, tout comme en Hongrie de Viktor Orbán et dans la Pologne du PIS. Ce post-démocratisme de notre côté ou ce fascisme  comme en Hongrie et en Pologne est installé uniquement par les électeurs inscrits qui en donnant leur voix et en ayant une abstention massive ont installé l'extrême resserrement à droite. Pour réinstaller la hiérarchie des normes pour les gens et pour les Travailleurs, pour réinstaller la hiérarchie des normes pour le climat de la planète, il n'y a qu'une solution, celle d'aller voter. Le programme politique démocratique et parlementaire existe et a été rédigé en Assemblées Constituantes et en Conventions depuis 5 ans et il est constamment réactualisé par ces mêmes assemblées dont le fonctionnement est totalement transparent.

Vous comprenez maintenant pourquoi j'écris ici depuis le 06 VI 06 ce qui n'est pas des mot-valises comme par exemple >>> Europe Providence Bancaire, ou bien Fascisme élégant, etc. Aucun de mes jeux avec les mots n'est vide, mais j'en connais qui à la lecture des mes postings, tentent aussi d'en faire, pour afficher une connivence, mais ils sont totalement idiots. J'ai trop peur des mots pour ne pas les prendre au sérieux, pour ne pas en être propriétaire ni dépositaire. Chacun doit chercher sa voix.

La Commission Européenne fait tout pour les marchés de l'Investisseur spéculateur qui fait tout pour laminer les pays, puis se comporte à chaque Crise comme un syndic de faillite, mais contre les pays pour complimenter, renflouer et consolider les marchés spéculatifs qui s'effondrent de plus en plus souvent dans leur bulle. D'ici quelques jours nous aurons QUATRE crises en même temps: à la 2ème vague de la bulle des produits financiers et titrisés de l'année-Lehman 2008, s'ajouteront l'éclatement tout autant imminent de la bulle des "technologiques", l'effondrement de la Crise de l'après Covid-19 et la 2ème vague du Covid-19. L'Indice de Volatilité VIX, appelé aussi "the fear index", obligatoirement annonciateur d'un krach, n'a jamais eu de toute son histoire un pic de volatilité aussi élevé qu'en ce mois de septembre 2020. Le VIX peut lui-même se trader et se calcule selon la formule ci-contre. Nous verrons si nos pays européens sont plus distingués que la Hongrie, la Pologne ou la Biélorussie à l'encontre de laquelle la Commission Européenne n'a toujours pas non plus émis des sanctions comme pour la Hongrie et la Pologne.

La Commission  Européenne communique le 11 septembre 2020 toute honte bue sur le fait "qu'elle a un voyou à ses portes" en dénonçant le gouvernement britannique qui vient d'annoncer que dans le cadre du Brexit il ne respectera pas l'accord passé avec l'UE et dérogera au Droit international. Cette Europe de la Troïka, qui a organisé le lynchage des Grecs pour sauver les banques françaises, allemandes, hollandaises et belges, interprète l'Hymne à la Joie à la manière de Jacques l'Éventreur.


Macron-Ministre et Macron-Président avait eu bien plus de chance que le Président grec, il a pu imposer à son pays le bashing avec toutes ces "réformes" TINA et les électeurs inscrits français lui ont offert en retour trois fois de suite un extrême resserrement à droite avec leurs voix exprimées et leur abstention massive aux P&L2017 et le 26 mai 2019 aux élections européennes. Ne rigolez pas, le Plan de Relance suite à la Crise économique du Covid-19 sera bien plus violent dans tous les pays d'Europe. Par exemple le groupe allemand ZF - Zahnrad-Fabrik va réduire de 20% le salaire à tous ses 50.000 employés en Allemagne. L'Allemagne va partout réduire la durée hebdomadaire du travail, repasser aux vraies 35 heures ou à moins, à la semaine de 4 jours ou à moins, mais sans compensation salariale cette fois-ci. Mais en réalité les grands groupes automobiles licencient et réduisent drastiquement leurs activités depuis le début septembre 2019, alors que personne ne connaissait l'existence des chauve-souris du Covid-19 de Wuhan, car elles n'existaient pas. La vraie crise économique a gravement recommencé bien avant le lock-down du Corona Virus. Mais, pschuttt, c'est un impensé. Je connais des industriels allemands qui me disaient dès la fin des grandes vacances de l'été 2019 "Ich weiß nicht, was los ist, aber die Aufträge fallen in den Keller - Je ne sais pas ce qui se passe, mes le carnet de commandes s'effondre totalement". Il suffisait aussi simplement de lire la presse (allemande) pour être informé de cette chute spectaculaire d'activité datant d'avant le Covid-19.

La morbidité des conditionnalités d'octroi en 2015 des prêts européens à la Grèce pour organiser sa défaisance, dont Mario Draghi, la BCE, la France et l'Allemagne sont les 1ers responsables, est toujours aujourd'hui extrême. Pour sa vaccination ultime, la Grèce n'a pas bénéficié du traitement de faveur des 17.000 milliards de "helicopter money" offerts gratuitement par la BCE aux banques sus-citées pour leur racheter sans aucune conditionnalité leurs cadavres toxiques pourris et irrécouvrables depuis 2008 jusqu'à 2020 et plus tard. L'Europe catallactique est un pool de défaisance des toxiques pourris des banques privées et ne manque jamais d'inspiration pour détériorer les gens et le domaine public. Les plans de relance de l'après-Covid 19 seront flanqués des mêmes conditionnalités pour complimenter les marchés. C'est TINA.

Dans la même période la Grèce est abandonnée par l'Europe et doit se démerder seule avec l'afflux de plusieurs centaines de milliers de migrants qui sont poussés dans la mer Egée. Mais heureusement pour la France la Grèce a commandé en septembre 2020 à la France 15 avions de chasse Rafale, de 4 frégates et des hélicoptères livrables dès la mi-2021 et 2022. La France, une fois de plus fera son beurre avec le malheur d'un pays qu'elle a spolié avec ses banques de 2000 à 2020, au lieu d'avoir une politique européenne face à la Turquie qui se conduit de plus en plus comme un belligérant depuis 5 ans. Ces achats grecs de matériel de guerre se feront avec des crédits contractés auprès des banques françaises qui vont les trader en les adossant à des produits financiers titrisés dérivés. La grandeur de la france, pays des Droits de l'Homme.

Mario Draghi en tant que Vice-Président de Goldman Sachs Europe avait d'abord poussé avec EuroStat la Grèce à tricher avec sa comptabilité nationale. Pour le remercier par la suite de son génie spéculatif financier et catallactique, Mario Draghi était devenu Gouverneur de la Banque Centrale d'Italie, puis de 2011 à 2019 Président de la BCE selon le schéma des revolving-doors, du pantouflage. Mario Draghi en tant que Président de la BCE avait alors encouragé la Troïka à mettre la Grèce en liquidation totale. De l'histoire de l'Europe c'est l'un des pantouflages les plus épouvantablement réussis. Joe Ackermann de la Deutsche Bank, Mario Draghi,
Jean-Claude Juncker forment le top du casting des plus grands criminels financiers, de la Haute Trahison chez ces tous premiers de cordée.
Attendra-t-on aussi 500 ans pour mettre à terre la statue de ces esclavagistes?
Bon, maintenant il faut aller voter.

Si l'on est tenté de vouloir couper leurs têtes, c'est que l'on va couper la sienne. Il ne s'agit que d'anthropologie partagée entre les électeurs inscrits et l'Investisseur par l'intermédiaire des décideurs politiques.
Il ne s'agit pas d'une subjectivation des gens face à l'Investisseur, mais d'une intersubjectivité à laquelle il faudra réfléchir comme pour le climat si nous voulons en changer pour ne pas mourir.
C'est facile d'en être conscient et d'agir, il suffira d'adopter un rituel commun d'assainissement et de pérennisation.

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Costa-Gavras décrit son film comme « une tragédie grecque antique dans les temps modernes.
C'est l’histoire d’un pays et de son peuple, prisonnier d’un réseau de pouvoir,
le cercle vicieux des réunions de l’Euro-Groupe qui ont imposé la dictature de l’austérité à la Grèce.

Le titre du film vient d'une phrase prononcée par Christine Lagarde lors d'une réunion de l'Eurogroupe: "We need adults in the room" »

Si vous cherchez sur Google costa-gavras plan de relance grèce mon site est en page 2 ligne 4 sur 13.600 résultats.

Christine Lagarde >>> Directrice Générale du FMI, 2011 à 2019, puis Présidente de la BCE depuis 2019 après Mario Draghi.
                                             A co-dirigé la Troïka qui a achevé la Grèce en 2015.

Mario Draghi >>> Le plus performant dans le passage en chapelet des revolving-doors s'est garanti la rotation récurrente des portes du paradis, a été nommé le 10 juillet 2020 consultant à la cellule financière du Vatican au service du pape Franziskus pour les affaires sociales et économiques. Il s'est financé ses Indulgences idoines et illustre à merveille le parcours sans faute du parfait bon chrétien, de la spoliation des prochains à la rédemption papale et de la Curie romaine. "Si la dette est utilisée à des fins improductives, elle sera considérée comme mauvaise et sa viabilité sera érodée", a déclaré l'ancien président de la BCE lors d'une convention catholique à Rimini, en Italie. Draghi pourra terminer ses jours avec une sylvothérapie en vidant les troncs de Saint Pierre. (Photo: Mario Draghi galope chez le pape).

Jean-Claude Juncker >>> Lux-Leaks

La catallaxie européenne >>> Un boomerang qui ne cesse de voler et qui passe par toutes les revolving-doors.

Nous >>> on a trempé la cuiller dans la terre.

A force de bavarder >>> j'oubliais l'essentiel, le rachat des dettes pourries des banques s'appelle nationalisation des pertes.
Je le dénomme communisme financier ségrégatif ou communisme monétaire sélectif. Ou racket climatique.
La planification existe, mais elle est du mauvais côté.