Il ne m'a pas été difficile de garder mon indépendance de pensée et de ne pas m'être laissé berner par les sirènes fallacieuses et abusives de la croissance qui réapparait tous les jours à midi tapantes, de la recovery, des green shoots, du stress-test des 19 banques systémiques américaines, des G20, G4, G7, G8, G20, G21, des "Boîtes à Outils" européennes qui ont créé l'euro-Mark, l'euro-Franc et même l'euro-£. Le G192 a été organiquement méprisé.

Même si j'avais eu l'intention d'écrire spontanément le 17 octobre 2008 ce premier article portant ce même titre qu'aujourd'hui, le langage des chiffres m'avait très consciemment amusé et branché. Pour moi il était évident que la boucle de la concurrence libre est non faussée de deux systèmes hégémoniques de sociétés partait de la révolution d'octobre de 1917 pour se terminer, au travers de ma plume et dans ma conscience, le 17 octobre 2008. Le 17 octobre 2008, parce que le duo Bush-Paulson avait commencé à "nationaliser" les banques systémiques US en faillite en leur déversant des centaines de milliards de $ pour leur bail-out, sans pour autant leur demander la moindre des contre-parties. Un tel changement de paradigme me paraissait être une révolution de plus qui allait commencer et se terminer dans la misère et le sang.

A l'époque j'entraînais mes étudiants dans la réjouissance de pouvoir enfin penser de par soi-même en étant déshabillé de toute idéologie. Je leur racontais qu'ils étaient entrain de vivre quelque chose qui n'arrive qu'une ou deux fois dans un siècle, à savoir d'être capable de penser et qu'il est beaucoup d'hommes qui vivent exactement entre ces tipping points sans jamais les renifler. "QUELLE CHANCE" je leur disais.

En même temps je les mettais en garde, comme régulièrement sur mon site, contre le poker menteur et dénonceur qui allait s'installer entre les USA/UK et l'EU, et la Chine, et je leur expliquais ma clairvoyance par rapport à l'aliénation de l'idéologie qui allait simplement laisser libre cours à l'homme à prêter allégeances de circonstance, sans pensée politique, à celui qui aura la plus grosse influence dans chaque petite baronnie locale où grouillent des colonies de hamsters en mal d'être et avides d'embryon de pouvoir. Je l'ai bien sûr vécu dans les baronnies que je fréquente et ceci a beaucoup changé en mal. Ce qui n'a rien d'étonnant quand on est naturellement un décalé qui reste fidèle à ce qu'il éprouve en lui-même comme fidélité à son honnêteté intellectuelle et à sa volonté de refuser la moindre des nano-compromissions universelles qui visitent de partout la vie de tout un chacun. Quand on invite à réfléchir sur la société, des compliments, on en entend tous les jours, encore plus de ses amis: "Vous êtes un être exceptionnel, vous avez de la personnalité. Vous manquez juste de diplomatie". En regardant de plus près, les hamsters se font une belle carrière limpide et ceux qui ouvrent la bouche ont dû recommencer à zéro une 15aine de fois. C'est vrai, je ne suis ni "politique", ni militant, ni encarté, je n'ai ni bautta, ni moretta, ni carapace, je suis le vers sans mètre. Qui est le plus violent? Le hamster, l'abstentionniste aux élections... ?

Dans ce poker menteur et dénonceur nous avons la dernière réplique de la Ministre des finances française, Christine Lagarde qui réchauffe sa culture anti-boche en accusant violemment l'Allemagne. Selon Mme Lagarde "l'Europe est en crise parce l'Allemagne est un pays exportateur." Pour les "Français de l'Intérieur" qui me lisent, dites-vous bien que les machines-outils allemandes sont de la même qualité que les BMW ou les Mercedes. Seul le TGV est meilleur que le ICE. Le TGV est la seule avancée technologique face à l'Allemagne... Et ce n'est pas les ouvriers frontaliers alsaciens et mosellans qui travaillent en Allemagne et gagnent deux fois plus qu'en France, qui diront le contraire.

Pour moi il ne fait toujours pas l'ombre d'un doute que nous nous dirigeons vers une hyperinflation d'un Weimar 2, vers une Grande Dépression 2 qui appauvrira non seulement tous les Travailleurs (Terminologie officielle des Communautés Européennes), tous les épargnants, tous les retraités, mais aussi deux générations futures. Nous pourrons nous passer d'une réflexion sur la "Décroissance" comme celle d'un groupe politique vert qui s'est présenté aux dernières élections régionales, mais nous n'avons même pas entamé une réflexion sur un Green Bail Out, sur un Green New Deal, sur une Croissance Requalifiée, sur le rapatriement du PIB furtif et fictif d'initiés de l'économie post-réelle vers le PIB naturel, économique et commercial qui est l'expression du Travail, de la Valeur Travail, de la Valeur Ajoutée par le Travail, de la Reconnaissance de la Valeur Travail. En 2006, avant le déclenchement de ladite "Crise" qui a déjà duré plus longtemps que la Seconde Guerre Mondiale, l'économie spéculative produisait 90% desdites "richesses" des économies nationales des pays industrialisés. Depuis que le trio mafieux américain Obama-Geithner-Bernanke, chef du gang de Wall Street, et le trio britannique Gordon Brown-Alistair Darling-Mervyn King catapultent de la Helicopter Money provenant de Paper Mill of the Potomac ou de la Bank of England il n'a jamais été créé autant de monnaie de contrefaçon en un si court moment et en une si grande ampleur depuis l'existence de l'humanité. La "reprise économique" est issue du neuroleptique monétaire et la création de richesse depuis plus de deux ans est maintenant adossée à presque 100% sur la planche à billets et sur la reprise de la bulle spéculative des titrisations, des CDS sur la dette publique, etc. La bulle de la création monétaire cache que nous sommes dans un stade déjà très avancé du Global Meltdown 2009 du système monétaire international qui ne reste encore debout que grâce à la manipulation des comptabilités nationales et des normes comptables IASB / IFRS. (Graphique à droite: Planche à billets US)

Chaque crise spéculative a mis en œuvre et de manière de plus en plus rapprochée la prochaine crise. Nous sommes passés de la Loan & Saving Crisis des années 90, à la Crise Asiatique du 2YK, la Crise DotCom Enron des technologiques de 2001, à la Crise des Subprimes de 2006, la Crise des Surliquidités et maintenant à l'effondrement de la Crise Souveraine, où les États et les Économies vont imploser et leurs sociétés se désintégrer. Et pour éponger les crises, à chaque fois les pays hégémoniques comme les USA et la Grande Bretagne ont accéléré la création de monnaie sur la planche à billets et on confisqué et privatisé la création monétaire en la confiant aveuglément, sans contre-partie, sans régulation et sans contrôle aux systèmes bancaires systémiques et d'assurance qui ont accéléré la vélocité de la monnaie en la faisant tourbillonner de plus en plus vite dans les opérations financières spéculatives OTC (les just-between-us) de gré-à-gré et hors bilan, dans les titrisations, dans les CDS, les MBS, les CDO, les RMBS, etc et dans tous ces produits dérivés financiers. On a fait croire en passant que la vélocité de la monnaie était de la monnaie.

Les législateurs préparent déjà l'après-crise en organisant encore mieux avec Solvency 2 la manière de cacher les risques pour que le cyclone spéculatif reprenne encore plus fort avec la garantie de la libre circulation des capitaux. Le short selling, la spéculation à la baisse de la vente à découvert a de nouveau été aussi autorisée après un court moment de suspension. Ces législateurs sont poussés par le think-tank qui reprend les affaires en main: ce think-tank est inspiré par l'école autrichienne de Ludwig von Mises, professeur de Augustus von Hayek, qui explique que "nous ne pouvons plus garder nos acquis sociaux" et nos services publics, et qu'il faut encore plus réduire l'État. Pourtant c'est l'État qui réalise le plus grand transfert de la dette privée vers la dette publique avec tous les plans de "sauvetage" des banques et assurances et autres départements financiers des groupes industriels comme PSA, Renault, GM, Chrysler, Cerberus. Le think-tank néo-libertarien est alimenté par l'Internationale Goldman Sachs.

De démesure en démesure nous passons, de démesure en démesure caracolent les politiciens et influenceurs qui sauvent les banques et ces autres bandes organisées de malfaiteurs et de criminels financiers, et qui voient à midi tapantes revenir la croissance et qui dilapident les ressources de l'État pour sauver la dernière Classe qui vive dans la Lutte gagnée, la classe financière avec en tête le mariole Obama qui a été entreposé à la Maison Blanche par les lobbies de Wall Street.

Alors que les agences de notations Moody's, S&P's détournent l'attention sur la Grèce qui triche avec les statistiques, les normes comptables et la comptabilité nationale, tout autant que l'Irlande, la Grande-Bretagne, les USA etc... il s'est passé en février 2010 deux choses d'une extrême gravité et dont personne n'a parlé. 1] En un seul mois de 28 jours le trio mafieux Obama-Geithner-Bernanke a augmenté le déficit des USA de 221 milliards de $, ce qui ne s'est jamais produit en un seul mois dans toute l'histoire des USA, et qui n'a aucun équivalent dans toute l'histoire de l'humanité. En simplement 28 jours de ce mois de février de l'année 2010, les USA ont créé autant de déficit budgétaire cumulé qu'en 160 années avec 7 guerres majeures de la Déclaration d'Indépendance de 1776 à 1945. 2] Durant la dernière semaine de ce mois de février 2010, le Gouvernement Obama a emprunté 236 milliards de $, ce qui est aussi le record absolu de toute l'histoire des USA, et donc de l'humanité. La Fed a annoncé hier qu'elle va encore poursuivre longtemps le déversement de liquidités au plus bas taux. Avec le carry trade, les investisseurs internationaux disposent alors en réalité d'un $ à un taux annuel négatif de 25%.

Les dépassements subits des records du déficit mensuel et de l'émission de Bons du Trésor sont totalement surprenant alors qu'il ne semble pas y avoir d'évènement économique particulier autre que l'effondrement chirurgical des USA dans la Grande Dépression. Le Gouvernement Obama a émis la dernière semaine de février 2010 pour 236 milliards de T-Bonds, des Bons du Trésor. Depuis le premier plan officiel appelé TARP de Bush-Paulson, tout le monde sait qu'il est mathématiquement impossible que les USA remboursent leurs dettes de 14.000 milliards claqués dans les bail out. En général, quand un pays est dans l'impasse il se lance dans une guerre pour détourner l'attention sur ses problème civils intérieurs et réduit ses dettes avec l'hyperinflation. Ce sera le deleverage et le retour à l'âge de guerre. Les USA sont en faillite comme l'Islande ou le Zimbabwe et ne se maintiennent qu'avec la planche à billets et la vente de Bons du Trésor. L'implosion d'un pays en faillite est plus lente que l'effondrement d'une entreprise, parce qu'un pays ne peut retomber au fond de l'Atlantique en noyant tous ses animaux et ses habitants et parce qu'il y aura toujours des investisseurs pour lui acheter momentanément ses obligations (ses dettes), même si le nombre s'effondre actuellement et si les chinois revendent leurs bons du trésors américains depuis un an.

Selon l'Administration américaine Center on Budget and Policy Priorities 48 États américains sont au bord de la faillite en mars 2010. 10 États sont aux bords de la banqueroute d'État: Californie, Illinois, Arizona, Floride, Michigan, Nevada, New Jersey, Oregon, Rhode Island et le Wisconsin.