Le Ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, CDU, a convoqué les experts fiscalistes du ministère allemand de l'économie et des finances, les experts financiers allemands et les représentants du secteur financier à une réunion de travail pour concrétiser l’introduction en Allemagne de la taxe sur les transactions financières. Cette taxe ne porte plus le nom de Tobin mais elle n’est pas non plus le succédané français introduit il y a une dizaine d'année par Jacques Chirac et qui s’était transformé en taxation sur les sièges des passagers des lignes aériennes pour alimenter un fonds contre le Sida. La taxe allemande est conforme à la taxe Tobin, mais l’accord unanime obtenu au ministère des finances de Berlin la limite à 0,01 %.

Ireland_Republic_of_IMF.jpgLes accords de Bretton Woods signés le 20 juillet 1944 et ratifiés par 44 pays visaient à rétablir le système monétaire mondial mis à mal suite à la Seconde Guerre Mondiale. Le FMI, la Banque Mondiale ont été créés à la suite de ces accords et devaient servir d'organismes régulateurs. Le système de Bretton Woods s'était écroulé à la fin des années 1960 et définitivement en 1973 avec l'abandon par les américains de la convertibilité-or du dollar qui ne devait fonctionner que comme un gigantesque fonds de garantie et de couverture. Cet effondrement avait jeté les bases, selon les défenseurs de la taxe Tobin, d'une instabilité excessive permanente du marché monétaire mondial due à la spéculation. (Ci-dessus, graffiti, Irlande, Décembre 2010)

La Taxe Tobin n'a jamais été adoptée par un Gouvernement européen. Il avait manqué seulement 4 voix le 20 janvier 2000 lors d'un vote au Parlement européen sur une résolution présentée par les groupes PSE (PS Européen), la GUE (gauche unitaire, PC, LCR), les Verts et les libéraux (droites) pour rédiger un rapport sur l'introduction éventuelle de la Taxe Tobin dans la zone européenne. Bayrou avait voté contre ce texte qui de toute façon n'avait rien "de dangereux". En réalité, le texte de la résolution avait été vidé de son sens lors de sa rédaction par les amendements et n'avait résumé qu'une étude de faisabilité sur cette taxe, tout en inscrivant pour objectif "la stabilisation ­et la pérennité­ des marchés financiers globalisés", pour rester conforme à l'esprit néo-libéral des concepteurs de l'Europe dont la ligne directrice est "la libre circulation dans une concurrence libre et non faussée et garantie par l'autorégulation des marchés". Les amendements, qui éliminent les textes progressistes européens, constituent le modèle normal de fonctionnement du Parlement Européen. Ensuite, depuis 2000, l'Europe était affairée avec elle-même avec les Traités constitutionnels à faire entériner "d'une manière ou d'une autre" et avec le soute-mouton entre la crise asiatique, la crise de la new-economy, la crise Enron et avec le money-push d'Alan Greenspan. Le Gouvernement canadien avait aussi failli adopter la Taxe Tobin.

Hans_Holbein.jpgAvec une taxe élargie - James Tobin ne la prévoyait que pour toute transaction financière - il n'y aurait peut-être pas besoin d'un haute instance financière mondiale de surveillance, comme le prévoyait de manière vague le G20 de Washington de novembre 2008, qui fouillerait les livres de comptes des 30 Banques centrales les plus importantes de la planète pour étouffer les bulles spéculatives en formation. A ce G20 comme à tous les autres qui ont suivi jusqu'au dernier G20 de Séoul, aucune décision de contrôle et de régulation des marchés financiers n'a été prise. Toutes les mesures ne se sont fixées que sur la manière de relancer, de soutenir et de fortifier la bulle des valeurs boursières et spéculatives, que l'on peut appeler de "asset bubble in disguise". En 20 années le Dow Jones était passé de 777 à plus de 11000.

Pourtant les systèmes des fiducies, des spéculations systémiques et de bulles spéculatives se réguleraient d'eux-mêmes en payant la Taxe Tobin à chaque transaction. A chaque achat et vente boursière ou entre entreprises une taxe assez infime serait prélevée. Le long terme étant de 20 minutes dans les marchés financiers, vous pouvez vous imaginer les sommes colossales qui pourraient être prélevées et reversées dans des actions d'intérêt public, d'investissement structurel et de répartition des richesses et d'intensification des services publics fondamentaux et des services publics dignes des sociétés modernes organisées autour de l'élévation de l'homme hors de la pauvreté et dans les soins, l'épanouissement, la culture et le savoir. Du PIB il y en a à répartir, mais de tout ceci ne parle pas le PS pour la chasse au furet de 2012.

Il avait été estimé en 1999 qu'avec des échanges internationaux dépassant 1300 milliards de $, les revenus de la Taxe Tobin seraient de 300 milliards de $ par an. L'ONU avait estimé à la même date qu'il ne fallait que 40 milliards de $ par an pour permettre à toute la planète l'accès à tous les services sociaux de base et pour écarter la pauvreté. Vous connaissez les milliers de milliards de $ qui sont irrémédiablement détruits depuis le début de la crise des subprimes et les milliers de milliards de $ qui servent en Plans de Sauvetage pour racheter les positions toxiques des spéculateurs et pour les recapitaliser pour les sortir de la situation de faillite dans laquelle ils se sont mis par irresponsabilité cupide et criminelle. De telles dilapidations doivent être punies au civil et au pénal. Elles sont un crime (Ecoutez YouTube sur les "wanking bankers & assholes..." !!) .

Dettes_Allemagne_decembre_2010.jpgLa Taxe sur les Transactions financières allemande ne sera que de 0,01%, et selon le ministère allemand elle rapporterait 12 milliards d'euros à l'Allemagne. Non seulement il y a à présent un consensus en Allemagne sur cette taxe de droite à gauche, mais en plus le ministre des finances Wolfgang Schäuble a déjà inclus ces 12 milliards de recette dans son budget prévisionnel. En effet cette taxe ne sera pas reversée aux pays en développement comme le prévoyait James Tobin, mais directement dans les caisses de l'État allemand qui pense mieux faire passer ainsi dans la population allemande les plans d'austérité et le transfert de la dette privée des banques allemandes en faillite réelle ou technique vers la dette publique (Voir infographique cliquable à droite). La régulation des marchés financiers n'est pas l'objectif de Berlin et c'est pourquoi cette taxe ne sera que de 0,01%. Nous n'avons pas besoin de parier un kilo de quetsches pour nous imaginer que le ministère la fera progressivement passer à 0,5% comme le prévoyait James Tobin, mais ... pour respecter les critères de Maastricht. Les gouvernements européens suivront même s'il n'y aura pas de consensus à Bruxelles qui préfère poursuivre dans sa logique de la libre circulation forcée des capitaux pour embellir son idéal du trickle-down-effect, l'effet de percolation ou l'automatisme automatique de l'enrichissement des peuples.

Dettes_France_decembre_2010.jpgL’alternative qui avait été proposée par le ministre allemand des finances avait était un taux de 0,05 ou de 0,1% en précisant clairement que le gouvernement Merkel n’envisageait d’aucune manière d’exercer sur les activités financières une action dirigiste. Il ne s’agit bien que de viser la création d’une nouvelle source de recettes pour l’Etat. Vous pouvez voir que l’Allemagne semble avoir un besoin tout aussi urgent que la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal, la France (Voir infographique à gauche)  d’éponger ses dettes. Sur l'infographique ci-dessus vous voyez que 466 milliards de bons du Trésor allemands et des dettes des banques allemandes sont détenus par des banques européennes, et 583 milliards par des banques ayant leur siège en Allemagne.

Il n'est pas étonnant que le tabou de l'instauration de la taxe Tobin se brise justement en ce moment. C'est justement en ce moment que les États eux-mêmes sont victimes de la spéculation financière alors qu'ils essayent de placer sur les marchés financiers leurs nouveaux Bons du Trésor pour refinancer les anciennes dettes ou pour en créer de nouvelles pour pouvoir se permettre de racheter aux banques en faillite déclarée ou en faillite technique les centaines de milliards de positions toxiques, pourries et irrécouvrable dans une opération qui feint de s'appeler un Plan de Sauvetage et de Relance. Les gouvernements ne savent plus comment faire face au surenchérissement des assurances CDS émises sur leurs emprunts d'État sans être obligés d'offrir un taux d'intérêt de plus en plus élevé pour appâter l'investisseur.

Les agences de notation Moody's, Standard & Poors, etc.. et les marchés financiers continuent à jouer au poker menteur et dénonceur et font du mobbing sur la bonne foi et la solvabilité des États Européens, ce qui entraine une difficulté de plus en plus accrue pour les États Européens de trouver de l'argent frais et d'émettre des nouveaux Bons du Trésor. Pour l'instant les agents mobbeurs ne jouent pas au poker avec la Grande-Bretagne et avec les USA, du moins les médias ne s'en font pas les échos. Pourtant les USA sont en chute libre dans le gouffre et les communautés locales, régionales et territoriales, les villes et les régions aux USA ne parviennent plus à émettre les Munis, qui sont pour elles ce que le T-Bond est pour le gouvernement fédéral. La situation est bien plus grave pour elles, mais les médias n'en parlent pas. Par contre Le Financial Times en anglais écrit trois à quatre articles de fond par jour contre l'euro, l'Euro-Zone et les pays européens.

Le marché américain des Munis est aussi la proie des spéculateurs financiers opérant sur leurs transactions. Un autre tsunami de faillites est entrain de se produire aux USA. C'est la faillite des Munis et de leurs assurances qui sont aussi et encore des CDS. Le marché américain des Munis est colossal et représente 2700 milliards de $, ce qui est plus grand que la capitalisation du système bancaire américain qui s'était effondré en 2008. Pour l'effondrement des Munis, ces emprunts que les communes, les régions américaines ne peuvent plus rembourser, la Fed n'interviendra pas et elle n'a plus de munitions pour eux. Le principe du "too big to fail, to interwoven to fail" (trop grand pour faire faillite, trop imbriqué pour faire faillite) ne fonctionnera pas pour les Munis à cause de la multiplicité de leur formes. En 2008, il était simple d'organiser le bail-out de la Goldman Sachs, de la JP Morgan, la City Group, Chrysler, GM. La Fed ne pourra pas lutter contre les faillites de théâtres, d'opéras, d'écoles publiques, de salles communales de sport, de communes, de régions. La Fed' est une entreprise privée contrôlée par ses actionnaires, les banques. La Fed' n'interviendra donc pas pour des faillites publiques et le gouvernement fédéral américain ou les gouvernements fédéraux des 52 États des USA sont en faillite et ne disposent plus de moyens. Ceci explique des faillites de monoliners, de ces instituts rehausseurs de crédit comme Ambac - American Municipal Bond Assurance Corporation. Ambac était le second assureur des crédits dans ce secteur. Cette faillite non sauvée est d'une importance systémique et les grands médias l'ont occultée, préférant parler des PIGS en continuant leur poker menteur et dénonceur. On croirait lire des Moritaten de Mackie Messer, de Jacques l'Eventreur, quand on visite le site Ambac pour voir à quoi ressemble le site d'une entreprise en faillite. MBIA, le premier institut hypothécaire des emprunts publics américain est entrain de faire faillite. Sont en faillite des villes comme Detroit, Los Angeles, Miami, Oakland, Houston, San Diego, San Francisco, etc...

Toujours et partout le "Pumpkapitalismus", le capitalisme financé par des emprunts irrécouvrables mais faisant l'objet de perpétuels refinancements et rehaussement sur les marchés financiers grâce aux produits dérivés des crédits, a été le business-plan des ménages, des banques, des instituts de crédits hypothécaires, de communes, de régions et de ménages. Le risque de tous ces emprunts avait été mutualisé en titrisations, et le tout n'a composé qu'un schéma Ponzi planétaire qui devait être le modèle de civilisation. Les produits financiers dérivés, les titrisations, les subprimes, primes, les Alt-A, les CDS/CDO, MBS, RMBS, OTC, ont été des instruments financiers de spéculation. A tous les niveaux il faut arrêter ce money-push et cette hystérie collective cupide avec la taxe sur les transactions financières. Le drift sémantique est élégant: on est passé du "Turbo-Kapitalismus" avec toutes les promesses connotées du trickle-down effect, au "Pump-Kapitalismus" avec l'effroi de la transfusion qui n'empêchera pas la mort. Le ministère allemand a décidé de faire ce qu’il doit faire. Les livrets d’épargne ne seront pas taxés. Pour éviter que la taxation sur les transactions financières n’entraine des contournements de certains produits financiers ou des transferts de produits financiers sur d’autres, rien ne sera épargné, ni les CDS / CDO, ni les produits dérivés financiers, ni les produits OTC (over the counter), ni les devises. Il faut savoir qu’actuellement plus de 90% de produits dérivés financiers représentent des activités spéculatives extra-bilancielles qui sont négociées de gré à gré et en dehors des places boursières. Nous comprenons mieux qu’instaurer une simple taxation annuelle sur les activités boursières c'est comme imposer fiscalement les dames des trottoirs en leur accrochant aux chevilles un cinémomètre. Ceci est la méthode Sarkozy.

Hans_Holbein_4.jpgLa chancelière Angela Merkel et le ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble ne sont pas parvenus au dernier G20 de Séoul à obtenir une majorité pour l’introduction de cette taxation sur les transactions financières, ni de la part des pays industrialisés ni de la part des pays émergents. Il faut donc observer avec une certaine circonspection les commentaires des médias français sur les actions du gouvernement allemand lors des partys sans surprise à des sommets internationaux ou européens. Dans les médias français ils passent pour être des rabat-joies, mais de quelle joie s’agit-il? De la joie égocentrique du prince-maréchal-président français? Il ne faut pas non plus accepter sans réflexion approfondie la jérémiade allemande selon laquelle "l'Allemagne en a assez de payer pour les autres" dans la Zone-Euro et en Europe. L'Allemagne tout autant que la France a joyeusement spéculé sur la dettes des PIGS (Portugal, Italie, Grèce, Espagne). La France, l'Irlande préfèrent dire que l'Allemagne... exporte de trop. Ah, la machine-outil allemande! "Kein Pfusch, deutsche Wert-Arbeit", en Alsace nous le savons et nos 100000 travailleurs frontaliers et expats alsaciens y participent sur la rive droite avec un salaire mensuel double. Ça doit être à cause de ceci que le ministère français de l'éducation nationale réduit très gravement les moyens horaires de l'enseignement des langues en lycée: il faut être pénétré de l'esprit de la France.

Le Parlement allemand, toujours et de nouveau appelé… Reichstag…, est déjà chargé des débats au sujet de la mise en application de la taxe "Tobin" allemande, et ceci dépasse déjà de très loin le Parlement Européen de Strasbourg qui n’était chargé que d’étudier la faisabilité et de l’impact d’une éventuelle taxation financière. La secrétaire d’Etat parlementaire au ministère allemand du développement, Gudrun Kopp, FDP, a demandé si les recettes seront reversées sous forme d’aide au développement des pays sous-développés comme le prévoyait James Tobin. Le ministère des finances a catégoriquement démenti cette position. La SPD qui a toujours été protagoniste de la Taxe Tobin, et la FDP, les centristes, intensifient à présent leur pression sur le gouvernement avec l’argument que l’on ne peut plus seulement faire reposer sur les contribuables et la population allemande les coûts de la crise et qu'il n’y a plus lieu de continuer à se cacher derrière le G20 et l’Europe en n’agissant pas. L'Allemagne commence à se rendre compte que le choix des G20 d'organiser le nettoyage de ladite Crise avec la Destruction par les marchés est un choix dangereux dont les conséquences peuvent mener à des soulèvements civils et plus si inimités de circonstance.

Une taxe sur les transactions financière ne doit pas se limiter à la Zone-Euro pour éviter que la City de Londres n’écume le reste de transactions financières qui ne se font pas encore sur son sol et sur son parquet. La taxe devrait être introduite dans toute l’Europe. Il ne faut plus avoir cette crainte immodérée envers le paradis libertarien du Royaume-Uni, d’ici peu il va redemander comme en 1974 l’aide au FMI parce qu’il sera lui aussi en banqueroute d’Etat et parce qu’il ne pourra plus avoir l’arrogance de faire cavalier seul, de refuser sa participation au Fonds Européen de Solidarité Financière- FESF, le parapluie-européen, et de vouloir réaliser l’inversion de l’Union Européenne en Association Européenne de Libre Échange – AELE. D'ailleurs justement la Grande-Bretagne, accompagnée de la France, son nouveau laquais officiel, de la Finlande, des Pays-Bas et de l'Allemagne, veut pousser la Commission de Bruxelles à geler ses dépenses jusqu'en 2020 à partir du prochain Budget Européen, alors qu'il a été décidé il y a 8 jours d'augmenter le FESF pour venir en aide aux États européens qui viennent en aide aux banques. A tous les niveaux nous observons le transfert des dettes privées vers la dette publique au détriment des peuples devant leur assiette. L'Europe providence bancaire est toujours le plus grand organisme de privation et de transfert des richesses et des pouvoirs.

Miss_Gossip.jpgWolfgang Schäuble doit accélérer les travaux de mise en application de la taxation financière. Il a déjà fixé ses prévisions budgétaires à court terme avec une recette supplémentaire de 2 milliards annuels à partir de 2012 provenant de cette nouvelle source d’imposition. Cette estimation est timorée parce que les instituts d’étude économique comme le Wifo de Vienne pensent que 12 milliards annuels peuvent être un premier objectif, à la condition que Londres l’instaure aussi et ne se conduise pas comme aspirateur à liquidités en ne pratiquant rien d’autre que de la concurrence déloyale non faussée avec son éventail d’opting outs, ses exemptions de Bruxelles qui lui sont spécialement aménagées par les Traités européens lâchement accepetés par Continental Europe. Avec un taux de 0,05% les recettes en Allemagne seraient de 30 Milliards. Rien qu’à la Bourse des marchés à terme, Eurex, un montant équivalent à 60 fois le PIB allemand est mis en mouvement à des fins uniquement spéculatives et sans la moindre des connexions avec l’économie productive de biens et service, appelée "économie réelle". Selon le FMI, 70 à 90% des transactions financières de la planète ne sont que des transactions aériennes de spéculations. Les spéculations exécutées à la nanoseconde par des systèmes informatiques seraient déjà simplement éliminées. C’était elles qui avaient par exemple été la cause d’un mini krach boursier de cet automne qui avait été derechef corrigé par le PPT, le Plunge Protection Team qui est un outil gouvernemental américain non officiel qui sert à manipuler les cours en cas de krach plus ou moins imprévu et rapide.

Attention, nous n'assistons depuis 2008 qu'à une Bulle échoïque. Les "green-shoots" dont plus personne ne parlent aujourd'hui et que l'on avait voulu voir dans l'augmentation de la valeur des actions et du Dow Jones résultaient aussi de manipulations du marché par une autorité gouvernementale de faussaires créée avec l'Executive Order 12631 par Ronald Reagan en octobre 1987 pour éviter un effondrement de Wall Street: il s'agit d'un groupe informel, mais qui porte un nom, c'est le PPT (wiki), le Plunge Protection Team dans lequel siègent le Secrétaire américain au Trésor, le Directeur de la Fed', le Directeur de la première autorité américaine de surveillance des marchés SEC, et le Directeur de la seconde autorité de surveillance des marchés Commodity Futures Trading Commission et... des membres de l'Exécutif de la Goldman Sachs. L'activité de la PPT, appelée un peu moins officieusement la Working Group on Financial Markets, est simple. Elle achète en masse des actions avec de l'argent imprimé par la Fed'. Ainsi la raréfaction artificielle des actions sur les marchés financiers conduit à une augmentation conditionnée et totalement faussée de leur valeur, et à l'illusion de leur bonne santé. Une Taxe sur les Transactions financières pourrait enrayer ces manipulations gouvernementales de hedging sur les cours des actions ou autres produits financiers s'il existe une liberté et une autonomie des médias qui ne s'autocensurent plus et qui les dénoncent comme Wikileaks. Wikileaks est l'excpetion, elle devrait devenir la norme puisque la politique ne s'en donne pas les moyens. En réalité la sous-taxe Tobin de Wolfgang Schäuble n'est qu'un tutu d'apparat pour Miss Gossip. Il faut passer à la taxe Tobin-Spahn qui serait un outil efficace qui enrayerait aussi la spéculation à la baisse et les short selling qui poussent prématurément et dans un scénario catastrophe accéléré à la faillite des entreprises, mais aussi des pays entiers comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal. En dehors de la panique de 2008 et pour période temporaire, c'est justement aussi Wolfgang Schäuble qui a été le premier en Europe à interdire la vente à découvert à nu, le short selling, même si cette mesure elle aussi n'est qu'un string appliqué avec délicatesse sur Miss Gossip. Cette interdiction allemande sur les ventes à découvert à nu (short selling) n'a que renforcé la fraude légale bancaire. Il faut donc passer à la Taxe Tobin-Spahn.

Pourtant Wolfgang Schäuble communique directement sur le site du ministère des finances et se promet 5 avantages dont va profiter l'Allemagne avec la taxe Tobin-soft:

  1. Elle obligerait tout le secteur financier à participer financièrement aux coûts des sauvetages de banques
  2. Le déplacement des activités à l'étranger des acteurs financiers serait freiné avec une taxe appliquée internationalement
  3. Les recettes créées par la taxe sur les transactions financières seraient considérablement plus élevées que celles procurées par la taxe sur les activités financières
  4. Une taxe sur les transactions financières pourrait résolument contribuer à la stabilisation des marchés financiers pour les transactions ayant pour objectif des marges minimales. Le danger relatif aux transactions automatisées informatiques serait aussi limité.
  5. Il n'y a aucune limitation juridique à une taxe sur les transactions financières car elle peut être introduite comme une simple taxe sur la circulation des capitaux. L'introduction de cette taxe peut se faire de manière très aisée parce que dans tous les segments du marché les transactions financières se déroulent sur des systèmes internationaux standardisés.

Le point n°5 de Wolfgang Schäuble est intéressant et révèle un glissement sémantique capital par rapport au dogme de tous les Traités européens et du Traité de Lisbonne, qui a remplacé le TCE, Traité Constitutionnel Européen sans le modifier.
Ledit fameux Titre 3 qui était le fondement des arguments des Nonnistes comme moi-même, avait été totalement intégré dans le Traité de Lisbonne. Dans ce point N°5 nous lisons que la Taxe sur les Transactions financières peut être introduite comme une simple taxe sur la circulation des capitaux. Ceci constitue un aveux non voilé que le pilier de tout Traité européen, la Libre Circulation des Capitaux, doit avoir des limites. Ne nous réjouissons pas pour autant sans fondement. La soft-Tobin de Wolfgang Schäuble ne servira qu'à faire entrer de nouvelles recettes dans le budget de l'État allemand et ne représentera même pas 1% de tous les bail-outs des banques réalisés par l'Allemagne depuis deux ans, alors que selon le point N°1 elle obligerait tout le secteur financier à participer financièrement aux coûts des sauvetages de banques.

Une mise en œuvre unilatérale de la taxe Tobin est possible. Le Brésil a introduit le 20 octobre 2009 la Taxe Tobin de 2% sur les flux de capitaux, applicable sur les actions et les obligations. Cette taxe ne concerne pas les investissements étrangers directs, mais les capitaux étrangers nomades qui font un aller-retour rapide dans le pays pour réaliser des bénéfices à court terme. Sur les marchés mondiaux des capitaux, le long terme commence à la 10ème minute. Ce taux de 2% dépasse de très loin les préconisations de James Tobin pour qui 0,2% serait nettement dissuasif pour le tourisme des vautours. Le Gouvernement Luiz Inácio Lula da Silva veut limiter l’entrée de capitaux, qui accélère la valorisation du Real, et grève la compétitivité des exportations brésiliennes et il veut éviter la formation d’une bulle boursière. Depuis le début de l’année 2009, la devise brésilienne s’est valorisée de 45% contre le dollar et de 33% contre l'Euro. C’est la plus forte progression parmi les 16 devises mondiales les plus échangées et la preuve que l'argument de l'isolation d'un État tobiniste ne tient pas. Au COP 15 du Copenhagen climatique, le prince-président français a aussi fait l'un de ses sempiternels effets d'annonce en faveur de l'introduction de la Taxe Tobin sur les Transactions Financières.

Pour comprendre les tergiversations compulsives au sujet de la taxe Tobin, je vous remets maintenant ici ce que je vous ai écrit le 15 novembre 2008 dans mon post intitulé "Le G20 oublie la Taxe Tobin Spahn contre les spéculations systémiques et la Taxe Tobin". Ce que j'avais écrit sur mon site il y a deux ans, trois ans, quatre ans vous paraît presque normal et banal, mais souvenez-vous qu'il y a moins de deux ans il y avait un consensus mondial sur les "green shoots", le printemps de la reprise qui n'a jamais eu lieu. Pour les besoins de la rédaction je vous ai très légèrement actualisé en une ou deux phrases, en une ou deux modifications, mes propos de novembre 2008 pour mieux les recadrer dans le contexte d'aujourd'hui. Je vous invite aussi à cliquer sur les liens hypertextes pour que vous voyez que votre propre pensée n'est pas encore aboutie au niveau de la solidarité locale, régionale et globale de l'Europe. (Tableau de Hans Maler: Anton Fugger)

Début de mon propre copié-collé: >>>
James Tobin, Prix Nobel d'Économie, s'est lui-même détourné de son invention, sous la politique de ce que j'appelle le money-push-up initiée et maintenue pendant presque 10 ans par le "gourou" Alan Greenspan, l'ancien gouverneur de la banque centrale américaine (Fed'). James Tobin avait à l'époque de Greenspan encore plus ardemment défendu le libre-échange, encore plus soutenu le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque mondiale et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), mais il n'est pas impossible qu'il fasse bientôt partie de la listes des pentitos comme Paul Krugman, le récent prix Nobel et chantre de l'économie libérale jusqu'au moment où il s'était mis à déchanter et sentir le vent tourner, un peu avant les autres ténors. Ou comme le chaman de la République actuellement en poste à la Présidence du Pays quand il dénonce "la Dictature des marchés".

La TaxeTobin est toujours pour Joseph Stiglitz l'un des objectifs à atteindre. L'assiette et le taux de la Taxe Tobin seraient identiques dans tous les pays. L'occasion de la redéfinir comme un Plan concret d'action a été manquée au G20 de Washington de novembre 2008 dit officieusement le G20-Bretton Woods 2. Collectée et administrée par chaque gouvernement, les fonds recueillis par la Taxe Tobin seraient ensuite reversés à un organisme géré par le FMI, la Banque Mondiale, ou un organisme indépendant placé sous le contrôle de l'ONU. Ce serait mieux qu'un club d'experts comptables versés dans la comptabilité nationale et d'entreprise et regroupés dans une haute administration internationale à inventer. Les sommes ainsi récoltées par la Taxe Tobin seraient redistribuées prioritairement aux pays les moins avancés. La Taxe Tobin aurait deux avantages selon ses défenseurs: freiner la spéculation et favoriser le développement. Le faible taux ne découragerait pas les échanges non-spéculatifs. 

En commençant cet article sur ce que ne sont pas le G20, "Bretton Woods 2" de Washington et les conférences du 30 avril 2009, je m'étais mis à rêver d'une Taxe Tobin démultipliée pour empêcher l'existence même des spéculateurs systémiques et juguler l'action des hedge fonds, des fonds vautours, des fonds de pension et pour juguler les dérives de jeux de trésorerie exercés par les entreprises industrielles et de service qui spéculent avec le bénéfice issu de leurs activités et de celle des Travailleurs. Il faut le rappeler, des Travailleurs. Naïvement je m'étais mis dans la tête un facteur multiplicateur de 3 à 4 par rapport à la Taxe sur les transactions monétaires comme l'avait pensé James Tobin.

En réalité cette Taxe Tobin démultipliée a été conçue par l'économiste allemand Spahn et s'appelle taxe Tobin-Spahn. Je vous expose en premier lieu la description du fonctionnement de cette taxe, puis j'exprime ma colère face aux arguments des détracteurs de la Taxe Tobin qui s'étaient exprimés il y a plus de dix ans quand le débat était lancé au niveau sociétal, mais qui n'avait jamais été mis réellement à l'ordre du jour des débats au Gouvernement ou au Parlement autrement qu'en un texte d'étude sur la faisabilité de son application.

La Taxe Tobin est de plus en plus associée au concept développé par l'économiste Spahn. La Taxe Tobin-Spahn est une taxe à double niveau: le premier niveau est un faible taux applicable aux transactions financières tant que celles-ci restent dans les limites d'une moyenne convenue, le deuxième niveau est un taux élevé de l'ordre de 80 % qui s'applique automatiquement en cas d'instabilité financière.

Le taux du premier niveau, de l'ordre du centième de %, est trop faible pour entraver les transactions productives mais constitue déjà un frein aux transactions spéculatives. Celles-ci, en effet, se caractérisent par des échanges financiers très rapides et très nombreux avec des marges bénéficiaires très faibles. C'est la répétition de ces échanges sur un court laps de temps qui permet d'accumuler des bénéfices importants. La Taxe Tobin-Spahn s'appliquant à chacune des transactions grèverait de façon importante le bénéfice final du spéculateur et encore plus du spéculateur qui mise à la baisse comme dans les short sellings.

Voici maintenant quelques arguments des détracteurs de la Taxe Tobin: "en dépit de son taux très faible, elle constituerait un frein aux échanges en général, étant donné qu'elle serait également prélevée sur des transactions de paiement et transfert non-spéculatives, du fait des entreprises fonctionnant en réseau, et des contraintes d'optimisation de trésorerie en temps réel. Elle serait dans une certaine mesure incompatible avec le secret bancaire, parce qu'elle nécessite la traçabilité des transactions financières. Il y aurait ainsi des difficultés administratives à instaurer ce système. Elle devrait être mise en place à une échelle mondiale ou continentale, ce qui implique une entente difficile à obtenir: une action isolée de quelques pays aurait des effets négatifs sur leur économie".

Nous avons ici tous les ingrédients de bases sur lesquelles pourrait se mettre d'accord le G20. Le communiqué final du G20 de Washington de novembre 2008, s'il se présente en 6 points, est totalement vague et ne lance pas des pistes réelles d'analyse et de contrôle, de règlementation, de correction et de répression des dérives spéculatives. Depuis le G20 de Washington tous les autres G20 qui se sont tenus n'ont apporté aucun changement, mais un soutien à la spéculation massive avec l'argent "frais" issu des plans dits de "Sauvetage et de Relance". Je pense même que l'inconsistance des communiqués de tout G20 de crise est équivalente à la juste mesure de l'incapacité de nos dirigeants de comprendre la crise et à la juste hauteur de leur nolonté de réorganiser le nouvel ordre international.

La non consistance du Communiqué du G20 constitue un vide conceptuel qui doit prendre toute la place et occuper les esprits afin de faire, comme pour la résolution européenne du 20 janvier 2000 un résumé d'une étude de faisabilité des mesures à prendre, tout en inscrivant pour objectif "la stabilisation ­et la pérennité­ des marchés financiers globalisés". Un tel show planétaire, un tel buzz, pour des textes amendés d'avance. Un tel narcisso-show qui résulte de la réunion du G20 dit G20-Bretton Woods 2, du 15 novembre 2008 et qui jette les bases de l'agenda pour 2009.

Pourquoi un tel vide conceptuel initié avec un tel pouvoir de capillarité?  L'explication est simple. La réorganisation fondamentale du nouvel ordre international et commercial devrait écarter d'un simple trait de plume la vision du monde qui a court depuis Bretton Woods 1, et qui a été renforcée par l'abandon en 1973 du système monétaire international, puis par le Consensus de Washington qui a une valeur tacite de Traité constitutionnel planétaire, et finalement de l'OMC.

Le communiqué du G20 me rappelle le jeu d'illusionniste qui avait été fait avec le soi-disant Plan européen de Sauvetage qui est décliné nationalement grâce aux "boîtes à outils" qui permettent les interprétations nationales unilatérales et qui faussent dans son essence même toute cohésion multilatérale.

Les chefs d'État et de gouvernement du G20 ont toujours convenu de se retrouver plus tard "afin de vérifier la mise en œuvre des principes et décisions" sur lesquels ils se sont mis d'accord. Ceci n'aura été que deux années de perdues pour la définition de l'action concrète multilatérale et planétaire.

Soucieux, comme l'a conseillé le président américain George W. Bush, "de ne pas se laisser tenter par le protectionnisme", le G20 de Washington avait demandé dans son communiqué un accord avant la fin de l'année 2008 pour relancer les négociations de l'OMC de libéralisation des échanges mondiaux. La phrase enrobée d'afféteries de Bush est un genre de drapeau blanc du belligérant issu de la tranchée ou il s'était replié par peur et torpeur et qui avance à découvert, feignant d'implorer l'armistice, une grenade à fragmentation en poche. Je vous ai expliqué que le Cycle de Doha est mort et irréversible à cause des milliers d'Accords de Partenariat Économique de libre échange qui ont été conclus depuis 2001. Ces milliers d'Accords donnent des avantages concurrentiels (protectionnistes) tels aux pays industrialisés que je ne m'imagine pas qu'ils veuillent subitement les abandonner ou feindre "de ne pas se laisser tenter" par eux. Le Cycle de Doha dont les négociations se sont prolongées 7 années de plus que prévu a justement été mené à son échec définitif parce que le Quad (USA, Canada, Japon et UE) n'a pas voulu éliminer ses propres subventions et lever ses barrières protectionnistes contre les produits agricoles, textiles, manufacturés ou industriels des pays émergents ou en développement. Le propos de Bush au sujet du protectionnisme qui ne doit plus tenter, est vide de sens, un vide conceptuel sur lequel les influenceurs se rassemblent en revers. Le fait de s'y accrocher et d'élever cette idée comme préalable quant aux futures négociations pour un accord mondial du type de Bretton Woods 2 existe pour occuper le terrain mental mondial et pour faire perdurer ce qui n'est qu'un désordre commercial international.

Face à des "conditions économiques dégradées au niveau mondial, nous sommes tombés d'accord sur la nécessité d'une réponse politique plus large fondée sur une coopération macro-économique plus étroite pour restaurer la croissance", indique le communiqué officiel diffusé à l'issue du sommet G20 des chefs d'État et de gouvernement qui s'est tenu à Washington.
(Photo: Quentin Massys, le Prêteur et sa femme)

L'objectif de tout G20 est de restaurer la croissance et non pas d'organiser autrement la division internationale du travail et non pas de piloter autrement la croissance entre le créancier-consommateur américain et le débiteur-producteur chinois et encore moins de considérer que la croissance est appauvrissante pour les PED, les Pays ACP et une couche de plus en plus grande de la population des pays industrialisés.

Vous avez donc ici le ferment de la nouvelle bulle qui éclatera avec comme corollaire une privation d'une part du PIB qui sera mutée en actifs toxiques et pourris et un détournement d'une autre part du PIB qui sera reversée directement pour relancer la croissance des groupes de la fiducie et des groupes industriels.

L'appareil de surveillance prudentielle et du calcul du risque des systèmes d'investissement et des des banques spéculatives qui se veut être la grande nouveauté du G20, n'en est pas une une. Tout ceci était déjà inscrit dans les systèmes et normes comptables qui portent les noms IAS, IFRS, IFRS-7, et Basel 2. Principalement les USA et le Royaume-Uni s'étaient opposés à leur application pour les hedge fonds, les fonds en général, les banques d'investissement et pour les activités concernant la spéculation des produits financiers dérivés comme les subprimes.

Il ne vous a pas échappé que le G20 de Washington portait le nom de "World Economy". Vous n'êtes pas sans savoir que ce club ne s'est pas demandé pourquoi les pays riches industrialisés sont en récession et les pays émergents ne sont qu'en ralentissement économique. La réflexion sur le partage international et prudentiel du travail ne s'est pas faite. La Tribune de Genève a publié une infographie du G20 pour 2009 sur la situation de récession (Allemagne, France...) ou de croissance dans le monde et sur les Plans d'investissements et de relance gouvernementaux. Il sera intéressant de voir qui va diriger le G21, le club des pauvres formé à Doha en 2001. Il sera intéressant de voir par quelle tentation le monde "développé" de l'hémisphère riche va essayer cette fois-ci de rediriger à son compte les assets, les potentialités et les capacités de l'hémisphère pauvre. <<< Fin de mon copié-collé.

La voix de Wolfgang Schäuble est intéressante, mais ses gesticulations n'ont pas d'autre objectif que de créer un nouvel impôt. Il serait pourtant facile de l'élever à une vraie Taxe Tobin, puis à une Taxe Tobin Spahn si la volonté politique de l'Allemagne et d'une Europe politique devait apparaître. Dans l'effondrement imminent financier global il y aura une alternative: une guerre civile transférée sur un champ d'opération tiers pour faire diversion avec une vraie guerre régionale, ou une prise en main politique d'en bas ou d'en haut. Cette prise en main pourrait être européenne et sera ce que je pressens consciemment depuis 1989: la Chute du Mur du Berlin, côté ouest. Autrement dit, l'Europe aura complètement déclaré son Indépendance face aux USA... avant de se soumettre à la Chine. En tous cas ceci se fera avec une Europe politique et une gouvernance européenne économique et fiscale, et sociale.

màj du mardi 21 décembre 2010: Il ne fallait pas être clerc de notaire et avoir un capacité exacerbée de divination pour savoir que la Chine veut se placer sur la scène internationale. Au sommet climatique COP 15 de Koebenhavn c'est elle qui a reçu en coulisse et selon son agenda propre les grands du G20 à la queue-leuleu. J'observe sur mon site les accords swap de devise que la Chine a avec des pays d'Amérique latine dont le Brésil, d'Afrique, l'Ukraine. La Chine s'y connaît sur la Région Europe et sous Mao elle s'était affiliée à l'Albanie qui était "l'oeil de la Chine". La Chine avait offert dès octobre 2010 à la Grèce de racheter ses dettes en échange d'une "coopération stratégique". Il s'agit pour la Chine de créer en Grèce hub vers les Pays de l'Europe du sud pour l'exportation des produits chinois. La Chine a aussi déjà racheté une partie de la dette espagnole et portugaise et a annoncé officiellement le vice-premier ministre chinois Wang Qishan le 21 décembre 2010 à Péking aux haut-dignitaire européens comme le Commissaire au marché intérieur et à la Concurrence Joaquín Almuni, le Commissaire au commerce Karel De Gucht, et le Commissaire à l'économie et à la Concurrence Olli Rehn. Avec quelle monnaie les chinois vont-ils achètent les dettes européennes? Avec des $ qui ne valent plus rien, ou avec des Uan Renmimbi qui vont valoir internationalement dans 6 mois après la chute de l'empire de Washington?