(Photo: Union des coopératives et maraîchers du Burkina _ UCOBAM).

J'ai lu sur le faso.net que sur ce continent, où meurent des millions de personnes de faim, de grands groupes industriels ou d'investisseurs veulent produire à très grande échelle des produits agricoles à très bon marché pour le compte des pays industrialisés et de pays riches dont l'alimentation dépend de leurs importations alimentaires.

Avant de sombrer de nouveau dans les perspectives sinistres de l'effondrement en dominos des pays les plus fragiles ou impactables, je vous prie de visiter le site de la Plate-Forme Multifonctionnelle du Burkina-Faso et de lire les paragraphes "impacts économiques" et "impacts sociaux" . Le programme d’Appui aux Initiatives Communautaires de Base pour la Lutte Contre la Pauvreté (PAICB/LCP) est une initiative du Gouvernement du Burkina Faso financée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et exécutée par le Bureau des Services d’Appui aux projets des Nations Unies. Il a été lancé en 1998 et couvre 19 provinces parmi les plus pauvres du pays, dans les régions de l’Est, du Centre, du Centre Est, du Centre–Nord et du Sahel. Le site SEDELAN d'une coopérative agricole du Burkina Faso est aussi très instructif est replace l'économie dans la réalité: là où l'Homme n'est pas une volatilité et une variable d'ajustement.

Au niveau mondial, la faim est la principale cause de mortalité et elle est liée principalement aux difficultés d’accès à la terre. Mi-septembre 2008, le directeur général de la FAO, le Sénégalais Jacques Diouf a annoncé que 920 millions de personnes souffraient de la faim contre 850 millions avant la flambée des prix due à la spéculation sur les denrées alimentaire par les fonds spéculatifs qui se retiraient des subprimes et d'autres investissements à risque. 70% sont des paysans. A la fin de l'année 2008, l’aide alimentaire internationale est tombée en 2008 à son niveau le plus bas depuis 40 ans.

L'espoir du "découplage" entre l'échec du commerce global joyeux et spéculatif des pays industrialisés et les activités laborieuses des bons pays travailleurs qui émergent et qui accèdent à la félicité... que l'ouest leur offre.., se ternit de jours en jours pour les aficionados du néo-libéralisme. L'Afrique? Puisqu'elle est maintenue artificiellement par l'ouest dans sa situation simple de gisement de matières minérales et bananières, elle n'a été touchée qu'un tout petit peu plus tardivement de l'effondrement du jeu systémique de l'économie de la planète. Le peu de croissance qu'avait aussi connu l'Afrique s'arrête de progresser, le retour à la pauvreté y est accéléré.

Les régions les "plus riches" d'Afrique ressentent la crise depuis quelques mois. De manière très empressée, les gouvernements africains s'enquièrent de nouvelles sources de financement et ils viennent de découvrir la dernière des ressources convoitées qu'il leur est loisible de vendre: le sol arable offert à l'agro-business des multinationales de l'agro-génétique, des fonds spéculatifs, des gouvernements étrangers. Les cours des minerais et du pétrole se sont effondrés, les investisseurs internationaux, qui pourraient contribuer à une intégration économique et industrielle régionale, quittent le continent africain encore plus rapidement qu'il y sont arrivés. Les touristes ne reviennent plus. Les travailleurs immigrés éparpillés en Europe transfèrent de moins en moins d'argent de l'étranger au village et dans leurs familles.

Une nouvelle menace plane sur l'Afrique et les paysans africains. Les crises alimentaires et financières aidant, on voit des pays riches soucieux de leur sécurité alimentaire et de l'enrichissement de leur appareil spéculatif qui achètent sur le continent africain et en Amérique latine principalement de vastes domaines agricoles. Tous ces investisseurs veulent se découpler des variations et fluctuations mondiales des cours des denrées alimentaires et ils veulent produire directement pour couvrir leurs besoins en contournant la capacité des agriculteurs autochtones du continent africain. La sécurité et la souveraineté alimentaires se découplent de la lutte contre la faim pour devenir un système de trickle up, de percolation ascendante, pour acheminer les aliments vers les populations riches de la planète et de l'hémisphère nord et ouest. Face aux trillions d'assets pourris (bulle des CDS / CDO, 1000 fois supérieure à la bulle des subprimes, la bulle des cartes de crédit, etc...) qui hantent les comptes bancaires des pays industrialisés et des groupes spéculatifs, l'investissement dans la terre à très grande échelle sur le continent africain passe pour devenir un placement sûr pour se soustraire du risque systémique qui entraîne l'effondrement inexorable de l'appareil économique mondial. Depuis que mon site web existe j'essaye de vous montrer que le jeu économique planétaire consiste en un système de croissance appauvrissante des pays qui ne sont pas capables d'affronter la "concurrence libre et non faussée" de l'OMC, puis des milliers de contrats bilatéraux (APE / ALE) qui la supplantent depuis 2001 après l'échec du cycle de Doha. La ventes par millions d'hectare des terres arables fait partie de l'esprit de la libre concurrence. Aucun frein ne doit être appliqué à la volonté commerçante de celui qui veut commercer. Ce n'est en d'autres termes que le contenu de l'accord de l'OMC, tout comme du Titre III du TCE rejeté par le Non et qui se retrouve en totalité dans le Traité de Lisbonne.

Le plus souvent, les accaparements des territoires arables sont organisés par des sociétés agro-alimentaires et des investisseurs privés ou souverains (gouvernementaux) qui voient dans les investissements dans des terres agricoles à l’étranger une source de revenus importante, nouvelle et stable. Les paysans des pays qui bradent ainsi leur terre se retrouvent sans terre. Les prix alimentaires sont élevés et les prix des terres sont faibles. L'enrichissement spéculatif sur le servage agricole des agriculteurs dépossédés et expropriés et des pays soumis avec leurs dirigeants corrompus est permis avec la prise de contrôle des meilleurs sols, facilement irrigables et proches des ressources en eau, la richesse du IIIème millénaire. Les retours sur investissements sont évalués entre 10 et 40 % par an pour les fermes situées en Europe et atteignent 400 % en Afrique. Les accords de cession foncière portent le non "d'Accord de coopération". Site officiel du 5ème Forum Mondial sur l'Eau et Site officiel du Conseil Mondial de l'Eau.

J'ai lu sur le site "Food Crisis and Global Land Grab": "cette évolution spéculative date de quelques mois, lorsque les marchés financiers se sont effondrés. La Deutsche Bank et Goldman Sachs possèdent des fermes et des usines de viande en Chine. La banque d’investissement Morgan Stanley est propriétaire de 40 000 hectares en Ukraine, grenier à blé de l’Europe. Le fonds spéculatif russe Renaissance Capital possède 300 000 hectares, toujours en Ukraine. L’entreprise lituanienne Agrowill, les Suédois Alpcot Agro et Black Earth Farming investissent massivement en Russie. Le fonds d’investissement américain Black Rock vient d’annoncer la constitution d’un fonds spéculatif agricole de 300 millions de dollars, dont 30 millions sont dédiés à des acquisitions de terre. Le britannique Dexio Capital souhaite acheter 1,2 million d’hectares de steppes russes. La société française Louis Dreyfus Commodities qui possède 60 000 hectare au Brésil est actuellement intéressée par l’achat ou la location de terres au Nigeria et en Afrique subsaharienne. [...] La terre est devenue une ressource rare. Le changement climatique entraîne une désertification à un rythme accéléré. Des centaines de milliers d’hectares de terres arables vont disparaître dans les prochaines années, expliquait au quotidien en ligne Mediapart, Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation. D’autre part, la terre cultivée est épuisée, conséquence d’une agriculture intensive et d’un recours systématique aux engrais chimiques. Parallèlement, la demande de matières premières agricoles progresse, en raison de l’accroissement de la population mondiale, mais aussi de la modification des habitudes alimentaires. Ce qui est rare étant cher, cela se traduit pour les prévisionnistes des marchés par une augmentation des prix des denrées, par un fructueux placement et par une pression accentuée pour obtenir plus de terres agricoles."

Les chartes graphiques des sites web de ces fonds spéculatifs respirent bon le développement durable. Le site lituanien Agrowill n'hésite même pas à mettre en page d'accueil à côté de magnifiques champs de blés la courbe actualisée en temps réel de sa côte en bourse.

Dans quelques semaines, le groupe saoudien Hadco (Hail Agricultural Development Co) va rentrer ses premières récoltes sur ses champs au Soudan. 10.000 hectares cultivés doivent contribuer a fournir des légumes, des céréales et du fourrage à bestiaux en vert et en grains pour l'Arabie Saoudite dont les besoins en produits alimentaires doivent trouver de nouvelles sources d'approvisionnement. Hadco a payé $95 millions pour jouir de ces terres sur les berges du Nil. Le gouvernement soudanais a déjà attribué une emphytéose de 99 ans aux États du Golfe pour 900.000 hectares de ses meilleures terres cultivables, grasses et riches en alluvions. Khartoum dément officiellement parce que la vente de terres arables à des investisseurs étrangers n'est pas appréciée des africains et des agriculteurs qui sont de petits exploitants qui n'ont pas les moyens financiers et techniques pour augmenter leur productivité, pour mécaniser, pour conduire les recherches agronomiques. D'autre part, les agro-investisseurs supplantent les espèces variétales locales par des espèces génétiquement manipulées (OGM). La mise à disposition des terres agricoles à ces fonds spéculatifs a engendré pauvreté et destruction de l’environnement et a exacerbé la perte de la biodiversité, la pollution par les produits chimiques agricoles et une contamination des cultures par les organismes génétiquement modifiés.

Selon allAfrica.com, le cas le plus inquiétant d'invasion, de colonisation et de dépossession de territoires sans guerre visible est celui du groupe coréen Daewoo qui veut cultiver à Madagascar du maïs de fourrage et des palmiers à huile. Le gouvernement de ce pays, qui est déjà dans une situation de mendicité internationale et de famine ou de malnutrition, a mis à disposition à Daewoo Logistics Corp. une étendue pharaonique de 1.3 million d'hectares. 1.300.000 hectares correspondent à la moitié de la surface cultivable de ce pays. A défaut de guerre de conquête territoriale, le Madagascar connaît actuellement un climat insurrectionnel et de guerre civile pour "traiter" ce problème exogène. À Madagascar, 600 000 personnes dépendent de l’aide alimentaire. Les récentes émeutes qui ont embrasé l’île ont été déclenchées par l’annonce de la location de 1,3 million d’hectares. Comment un gouvernement peut-il hypothéquer ainsi l'avenir de sa population? Il faut savoir qu’avec un taux de croissance de la population de plus de 3%, la population de Madagascar double en moins de 25 ans. Où iront les enfants des paysans d’aujourd’hui si la moitié des terres cultivables de leur pays est ainsi bradée?

Selon La tribune de Genève, la Corée du Sud n’est de loin pas le seul pays riche à se ruer sur l’Afrique. Selon la FAO, ils seraient de plus en plus nombreux à mettre la main sur les immenses terres du continent noir pour assurer leur approvisionnement alimentaire ou fournir le marché croissant des biocarburants. Espérant des retombées économiques, la plupart des gouvernements africains sont prêts à accorder des concessions à des investisseurs étrangers. Même si cela doit se faire au détriment de leur propre population affamée. Ainsi l’Angola est en négociation avec des investisseurs brésiliens, canadiens et américains. Le Soudan cherche preneur pour ses 900 000 hectares. L’Ethiopie courtise les Saoudiens et la Tanzanie suscite l’intérêt des Occidentaux pour la production de biocarburants. L’agence onusienne a beau tirer la sonnette d’alarme et mettre en garde contre les risques de néocolonialisme, le phénomène ne cesse de s’étendre. Dans le delta du fleuve Tana au Kenya 40.000 hectares ont été attribués au Qatar pour produire des fruits et des légumes. Le ministère corrompu de l'environnement du Cameroun offre des ponts en or à ces agro-investisseurs. Vous avez au bas de cet article d'autres exemples de colonisation par les fonds spéculatifs que vous pouvez trouver sur le site de  l'ONG Grain (Genetic Resources Action International): il y a les pays cibles, les pays d'origine qu'ils soient russes, européens, scandinaves, du Moyen-Orient...

Selon le quotidien burkinabé, Le Pays du 2 décembre 2008: au Burkina, on n’en est pas encore là, mais il y a déjà de quoi s’inquiéter et donc de rester vigilant. Même si ce n’est pas encore massif, plusieurs sociétés privées ont obtenu des terres pour y faire pousser du Jatropha en vue de produire des agrocarburants. Mais il y a aussi un phénomène interne. Les proches du pouvoir et les gens riches du pays sont en train de s'accaparer les meilleures terres. C’est ainsi qu’au cours de l’Assemblée générale annuelle de l’ONG SOS Sahel international Burkina Faso, Alfred Sawadogo s’est exprimé sur les exploitations agricoles de certains membres du gouvernement. Il a fustigé le rachat des bonnes terres par ceux-ci en ces termes : "Au cours de l’exercice de ses fonctions, il n’est pas souhaitable qu’un ministre rachète des terres d’une certaine étendue. La mission des membres du gouvernement, c’est de prendre des mesures énergiques pour impulser les producteurs, les paysans qui vivent directement du travail de la terre, à devenir des producteurs modernes dans des exploitations modernes. Il ne convient pas que ce soit les membres du gouvernement qui rachètent les bonnes terres et deviennent des producteurs modèles… ". Aussi a-t-il émis la crainte d’une expropriation, "dans une vingtaine d’année, de toutes les bonnes terres de notre pays" qui seront, selon lui, entre les mains de gens riches, laissant les fils des paysans dans un dénuement total.

Grâce à ce nouveau colonialisme qui se dispense de conflits armés venant de l'étranger, tous ces agro-investisseurs et fonds spéculatifs attendent une réduction d'1/4 des coûts de production agricole par rapport au cours mondiaux et un rendement opérationnel de 400% de leurs investissements. Les armes de ce colonialisme sont les avocats, le chéquier pour exproprier des populations entières et des pays qui ne voient pas au travers de cette privatisation une violation de leur intégrité territoriale. L'ouest et ses affiliés veulent à tous les prix se prémunir contre la crise alimentaire au détriment des agriculteurs indigènes. L'échec du cycle de Doha de 2001 provient déjà justement du refus de l'ouest d'abaisser, puis d'éliminer, ses subventions agricoles.

Au niveau mondial, 4% des propriétaires fonciers sont à la tête de la moitié des terres cultivées. Pourtant, la FAO a prouvé par ces centaines d'études dans le domaine agricole que les petites exploitations sont plus rentables que les grandes exploitations industrielles. Une étude a démontré qu’en Turquie, les fermes familiales de moins d’un hectare produisent proportionnellement vingt fois plus que les exploitations de plus de 10 hectares.

La solution proposée par les Pays africains est le protectionnisme intelligent.

Au G20 de Londres du 2 avril 2009, le club de défaisance des riches en déconfiture va vaguement feindre, avec la menace de la mise à l'index d'une "liste noire", de barrer la route aux biotopes de l'argent sale (tax havens - paradis fiscaux) et va se chamailler pour augmenter positivement le "stimulus to focus on boosting global demand" par le Quantitative Easing (planche à billets) ou le Creative Easing (rachat direct par le banque centrale des assets pourris) comme le veut Obama ou, comme feint de le vouloir l'Europe, pour réduire les dépenses insensées juste pour que l'appareil systémique bancaire puisse maquiller et sortir de ses bilans ses trillions d'assets négatifs, et manipuler légalement à cet effet les normes "prudentielles" comptables de Bâle 2 et de IFRS... La réunion préparatoire du G20 de ce week-end n'a rien apporté de nouveau depuis les G20 de septembre 2008, un bricolage qui se prétend être basé sur une action concertée mais qui permet à chaque État de faire n'importe quoi en fonction du sens du vent. L'Agence France Presse a écrit le 15 mars 2009 au sujet de la réunion préparatoire du G20 qui a eu lieu à Horsham: "Finance officials from rich and developing countries pledged Saturday to do 'whatever is necessary' to fix the global economy, including supervision of freewheeling hedge funds and restoring bank lending by dealing with the shaky securities burdening their finances - Les grands argentiers des pays riches et en voie de développement se sont engagés à faire 'tout ce qui est nécessaire' pour réparer le système économique global, ce qui inclue une supervision des hedge fonds soumis à aucune règlementation et à restaurer la volonté des banques à prêter en leur rachetant les titres qui handicapent leurs finances".) L'Europe s'était déjà laissée soufflé cette programmatique protéiforme avec son Plan-s Européen-s à Boîtes à Outils qui n'était comme tout le reste qu'un déni d'Europe, qu'une violation du Traité de Lisbonne et des critères de Maastricht. La seule chose qui ne sera jamais volé, c'est la poursuite de la privatisation des services publiques en Europe et le désengagement de l'État dans ses devoirs régaliens. Dans le communiqué final de cette réunion préparatoire, aucune mention n'a été faite sur le rôle de la Fed' sous le règne de 15 ans d'Alan Greenspan, sur le rôle des banques centrales en général, sur les réserves bancaires fractionnaires (voir tableau dans 3] Le système traditionnel des banques), sur les dettes abyssales et le déficit budgétaire des USA, du Royaume-Uni et de tous les autres pays), et de toutes les autres procédures nécro-économiques. L'opinion publique mondiale a été acheté avec le petit scénario de l'assouplissement du secret bancaire des paradis fiscaux comme le Royaume-Uni, le Luxembourg, la Suisse, Andorre, le Liechtenstein, Monaco, les iles off-shore. Rien n'a été dit sur les bulles des CDS / CDO qui laissent en réalité en faillite la Citigroup, la Deutsche Bank, la Hypo Real Estate, etc... Et tous ces pays font comme si l'Irlande, le Royaume-Uni, les USA et plein d'autres ne seront pas en banqueroute d'Etat avant l'été 2009 et qu'une énorme crise de surliquidité ne va pas préparer une hyper-inflation à la Weimar. Pink Floyd: "Money is a Hit". L'Europe devrait être très courageuse de ne pas accepter la relance immédiate et criminogène contre les générations futures due au Quantitative Easing (planche à billet - helicopter money) et de se laisser distancer artificiellement et temporairement dans un "désavantage concurrentiel" face aux USA en laissant les pays d'europe s'effondrer commercialement sur le marché mondial et monter le climat insurrectionnel. La fuite en avant sera choisie à toute autre décision. L'europe fait juste semblant de jouer son intellectuelle.

Le G20 veut sortir du chapeau-claque de la monnaie (helicopter money) et pénaliser les générations futures pour payer le vol des générations antérieures. "Actions to achieve this may include where necessary:
  • providing liquidity support, including through government guarantees to financial institutions’ liabilities;
  • injecting capital into financial institutions;
  • protecting savings and deposits;
  • strengthening banks’ balance sheets, including through dealing with impaired assets."
Pour le Time "the program intended to kick-start consumer lending, may wind up generating mounds of new toxic junk on the books of big financial institutions" (Le programme qui a pour but de relancer rapidement l'octroi de prêts au consommateur va générer la création d'amoncellements de nouvelles saloperies toxiques dans les livres de compte des grandes institutions financières).

La holding de défaisance du G20 poursuit son œuvre de destruction des pays et des populations, en engrossant les banques et en leur payant leurs dettes. Le G20 renforce les banques qui injectent de l'argent frais dans les fonds spéculatifs qui accaparent en Afrique les richesses agricoles des petits agriculteurs africains et qui menacent gravement leur sécurité, leur diversité et leur indépendance alimentaire. Le G20, feint de s'inventer avec la publication d'une "black list" une mauvaise humeur contre les paradis fiscaux mais ne parlera pas de ce nouveau risque systémique en Afrique coloniale.

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D'autres exemples de colonisation par les fonds spéculatifs

  • Pays d'origine: Bahreïn.
    Acteurs de l'accaparement: TRAFCO, General Trading and Food Processing Company
    Pays cibles:  Australie, Inde, Pakistan, Philippines, Soudan
    Stratégie de sécurité alimentaire: TRAFCO, une société de commerce international publique, étudie des "projets d’investissement dans l’alimentation" dans ces pays pour développer l’approvisionnement du marché barhreïni. On ne sait pas encore très bien si ces projets comprendront des acquisitions de terres. En 2007, TRAFCO a mis en place une joint-venture de 2,7 millions de dollars US pour des activités de transformation alimentaire au Qatar avec la Qatar Company for Meat and Livestock Trading (Mawashi), qui développe actuellement des activités agricoles à l’étranger.
  • Acteurs de l'accaparement: gouvernement bahreïni
    Pays cibles: Égypte, Irak, Soudan
    Stratégie de sécurité alimentaire: Le gouvernement bahreïni cherche à louer des terres agricoles dans ces pays et à sous-traiter sa production alimentaire.
  • Acteurs de l'accaparement: MAP
    Pays cibles: Géorgie, Égypte, Pakistan
    Stratégie de l'accaparement: Le Groupe de services MAP (Market Access Promotion), une société internationale d’investissement, s’est joint à d’autres partenaires du Golfe pour former un Fonds alimentaire du Moyen-Orient qui investira collectivement dans la production alimentaire dans des pays voisins du marché des pays du Golfe.
  • Acteurs de l'accaparement: MAP
    Pays cibles: Pakistan
    Stratégie de l'accaparement: MAP va aussi mettre en exploitation 10 fermes laitières et d’élevage modèles au Pakistan, grâce à du capital investissement, par le développement de petites entreprises et des facilités apportées par des bailleurs de fonds en 2008-10. Une fois la période développement terminée, les actions des exploitations agricoles seront introduites en bourse sur le Karachi Stock Exchange et le Dubai International Financial Exchange.
  • Acteurs de l'accaparement: gouvernement & secteur privé bahreïnis
    Pays cibles: Philippines
    Stratégie de l'accaparement: En mai 2008, le ministre du commerce du Bahreïn, Hassan Fakhro, est allé aux Philippines pour essayer d'obtenir un accès à de grandes surfaces de terres pour cultiver du riz basmati pour la consommation du Bahreïn. D’après certaines informations, un accord aurait été conclu le mois suivant entre les ministres de l’agriculture des deux pays, mais aucun détail n’a été révélé. H. Fakhro a toutefois déclaré à des journalistes que plusieurs entreprises bahreïnies devrait venir et investir dans la transformation du riz et de la viande. Selon certaines sources, le projet ne vise pas seulement à assurer la sécurité alimentaire de Bahreïn mais aussi à apporter des emplois et du riz aux communautés locales situées dans la zone du projet.Acteurs de l'accaparement: Chine, gouvernement & secteur privé
  • Acteur de l'accaparement: Chine, gouvernement
    Pays cibles: Afrique, Amérique du Sud
    Stratégie de l'accaparement: Au premier trimestre 2008, il est apparu que le ministère chinois de l’agriculture était en train d’élaborer une politique du gouvernement central pour encourager les entreprises nationales à acquérir (louer ou acheter) des terres à l’étranger pour un usage agricole, en particulier pour assurer un approvisionnement à long terme de la Chine en soja. Cinq entreprises publiques auraient été envisagées pour l’application du plan.
  • Acteurs de l'accaparement: secteur privé chinois
    Pays cibles: Cameroun
    Stratégie de l'accaparement: En mai 2008, l'homme d'affaires chinois Jianjun Wang a acquis des droits sur 10 000 ha de terres au Cameroun pour produire du riz. Les travailleurs agricoles locaux engagés pour travailler dans les rizières pensent que le projet est destiné à exporter le riz en Chine
  • Acteurs de l'accaparement: gouvernement chinois
    Pays cibles: Mozambique
    Stratégie de l'accaparement: Selon une étude réalisée par Loro Horta, le fils du président du Timor oriental Ramos Horta, le gouvernement chinois investit depuis 2006 dans le développement des infrastructures, la réforme des politiques, la recherche, la vulgarisation et la formation afin de développer la production de riz au Mozambique pour une exportation en Chine. Eximbank a déjà fourni un prêt de 2 milliards de dollars et s’est engagée sur 800 millions de plus pour ces travaux, toutefois on s’attend à une somme supérieure. Quelque 10 000 colons chinois participeront à l’opération. Néanmoins les contrats de gouvernement à gouvernement et les baux pour les terres sont toujours en négociation. Au Mozambique, la terre ne peut appartenir à des étrangers. Il pourrait donc s’avérer nécessaire de conclure des partenariats avec des entités mozambicaines "dormantes".
  • Acteurs de l'accaparement: Groupe à capital majoritaire chinois Blackstone
    Pays cibles: Afrique subsaharienne
    Stratégie de l'accaparement: Selon l’Economic Observer chinois, le Groupe Blackstone, l’une des plus grandes sociétés mondiales de capital investissement dans lequel la Chine a récemment pris une participation, a déjà investi plusieurs centaines de millions de dollars dans le secteur agricole, principalement en achetant des terres agricoles dans des zones comme le Sahara.
  • Acteurs de l'accaparement: secteur privé chinois
    Pays cibles: Ouganda
    Stratégie de l'accaparement: Le président Yoweri Museveni a fourni à des investisseurs chinois 4 046 hectares de terres en Ouganda qui sont exploités par 400 agriculteurs chinois utilisant des semences importées de Chine. Le projet est supervisé par Liu Jianjun, un ancien responsable gouvernemental chinois maintenant à la tête du China-Africa Business Council, qui a également des contrats pour la construction d’une meunerie pour de la farine de maïs et un projet d’exploitation agricole en Côte d’Ivoire.
  • Acteurs de l'accaparement: Pays du Golfe, AgriCapital
    Pays cibles: Afrique du Nord, Afrique subsaharienne
    Stratégie de l'accaparement: En août 2008, trois entreprises du Golfe (Abu Dhabi Investment House, Ithmaar Bank et Gulf Finance House) ont annoncé la création d'AgriCapital, un nouveau fonds d'investissement islamique. Ce nouveau véhicule d’investissement d’un milliards de dollars va se lancer dans des achats de terres à l’étranger pour produire des denrées alimentaires pour la région, par l’intermédiaire d’une banque d’investissement distincte créée spécialement à cet effet, et pour financer la recherche sur les biotechnologies.
  • Acteurs de l'accaparement: Pays du Golfe
    Pays cibles: Somalie
    Stratégie de l'accaparement: Des sources indiquent que certains pays du Golfe ont eu des discussions avec le gouvernement de
    Somalie sur l’affectation de terres pour une production alimentaire à destination du Golfe.
  • Acteurs de l'accaparement: Jordanie gouvernement & secteur privé
    Pays cibles: Soudan
    Stratégie de l'accaparement: En mars 2008, le premier ministre jordanien a annoncé que son pays allait cultiver des terres qui lui ont été attribuées par le gouvernement soudanais pour produire des aliments pour les Jordaniens, et a appelé le secteur privé à y participer. Quatre mois plus tard, le ministère de l’agriculture d’Amman a indiqué qu'il procédait à la nomination d’une société privée pour gérer les investissements agricoles du gouvernement à l’étranger dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire du pays et l’inflation.
  • Acteurs de l'accaparement: Koweït, gouvernement à gouvernement
    Pays cibles: Soudan
    Stratégie de l'accaparement: Le 7 septembre 2008, le ministre des finances du Koweït a signé ce que son homologue soudanais a appelé un accord de partenariat stratégique « géant » avec le gouvernement de Khartoum. Dans le cadre de l’accord, les deux pays feront des investissements communs dans la production alimentaire,probablement au Soudan, notamment en matière de bovins. L'accord devait entrer en vigueur la semaine suivante, les projets de sécurité alimentaire devant être développés rapidement.
  • Acteurs de l'accaparement: Koweït, gouvernement
    Pays cibles: Ouganda
    Stratégie de l'accaparement: En avril 2008, au cours du Forum économique islamique mondial (WIEF), le gouvernement du Koweït à lancé un nouveau fonds de 100 millions de dollars US appelé "Dignity Living - Vivre dans la dignité"). Les fonds seront investis dans la production alimentaire et le développement agroalimentaire en Ouganda, entre autres pays (non révélés), pour approvisionner le marché du Moyen-Orient. La priorité du fonds est résolument la mise en place d'infrastructures et de moyens pour des exportations alimentaire.
  • Acteurs de l'accaparement: Qatar, Gouvernement à gouvernement et secteur privé
    Pays cibles: Soudan
    Stratégie de l'accaparement: En juillet 2008, le Qatar et le Soudan ont annoncé la constitution d’une holding commune qui va investir dans la production alimentaire pour exporter sur les marchés arabes. Zad Holding Company (anciennement Qatar Flour Mills), une entreprise publique, et QIA, le fonds souverain de l’émirat, sont toutes deux impliquées.
  • Acteurs de l'accaparement: Arabie Saoudite, secteur privé
    Pays cibles: Égypte, Philippines, Sénégal, Turquie, Ouganda
    Stratégie de l'accaparement: Différentes sources indiquent que des investisseurs saoudiens explorent les possibilités d'acquérir des terres pour produire des denrées alimentaires pour l'Arabie saoudite en Égypte, aux Philippines, au Sénégal, en Turquie, en Ouganda et en Ukraine. Certaines informations indiquent également que des entreprises saoudiennes sont à la recherche de partenaires thaïlandais pour se lancer dans la riziculture en Ouganda et au Soudan.
  • Acteurs de l'accaparement: Arabie Saoudite, secteur privé
    Pays cibles: Éthiopie
    Stratégie de l'accaparement: En août 2008, le premier ministre éthiopien a déclaré au Financial Times qu’il offrirait volontiers à des investisseurs saoudiens l’accès à des centaines de milliers d’hectares de terres agricoles dans un but d’investissement et de développement.
  • Acteurs de l'accaparement: Corée du Sud, secteur privé
    Pays cibles: Soudan
    Stratégie de l'accaparement: En mai 2008, le gouvernement soudanais a réservé 690 000 ha de terres pour que des Coréens puissent cultiver du blé pour exportation en Corée. La production va démarrer avant la fin de l’année (par le biais d’une joint-venture entre des entreprises coréennes, soudanaises et arabes) sur une exploitation agricole de 84 000 ha.
  • Acteurs de l'accaparement: États Arabes Unis, Gouvernement à gouvernement
    Pays cibles: Soudan
    Stratégie de l'accaparement: Le gouvernement des EAU investit dans la production alimentaire au Soudan pour couvrir les besoins de son propre marché. En août 2008, on estime que les EAU ont investi dans un total de 378 000 ha de terres agricoles dans différents États soudanais, notamment dans une plantation de 16 000 ha pour la production de maïs et de blé. Selon certaines sources, Khartoum fournit gratuitement ces terres. Il a aussi été rapporté que le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement espère constituer une entreprise commune avec un autre partenaire arabe pour mettre en valeur au moins 28 329 ha dans l’État du Nil, dans le nord du Soudan, pour une somme s’élevant à plusieurs centaines de millions de dirhams, pour la production de blé, de maïs, d’alfalfa et éventuellement de pommes de terre. Des études initiales sur ce projet seront finalisées en novembre 2008
  • Acteurs de l'accaparement: Royaume-Uni, groupe Lonrho
    Pays cibles: Angola et le reste de l'Afrique
    Stratégie de l'accaparement:  En octobre 2008, le Financial Times a rapporté que Lonrho, une société panafricaine basée à Londres, réunissait des fonds pour acquérir 20 000 ha de terres agricoles productives en Angola et faire des profits avec du commerce international de denrées alimentaires en cette période de prix élevés. Cette tentative fait partie d’une stratégie agressive pour acquérir dix fois ce chiffre (200 000 ha) dans le même but dans toute l’Afrique. Le gouvernement angolais serait en train d’essayer d’attirer l’équivalent de 6 milliards de dollars US de nouveaux investissements agricoles et est engagé dans des discussions avec des grandes sociétés brésiliennes, espagnoles, portugaises, argentines, canadiennes et américaines.
  • Acteurs de l'accaparement: Royaume-Uni, groupe Trans4mation Agric-Tech Ltd
    Pays cibles
    : Nigeria
    Stratégie de l'accaparement:  Cette société d'investissement britannique participe à une joint-venture avec une entreprise vietnamienne qui amènera des travailleurs, des chercheurs et des technologies vietnamiennes à des villages du Delta du Niger pour produire des denrées alimentaires pour le marché local et le marché mondial. T4M, comme on l’appelle parfois, aurait reçu un financement par prêt de 36 millions de dollars US du gouvernement britannique, et les villages du Delta fournissent les infrastructures, notamment les terres. Un minimum de 10 000 ha de terres fertiles a été affecté au projet pour 25 ans par des responsables gouvernementaux du Delta. Stephen Liney, le directeur du projet, a actuellement des discussions similaires avec les gouvernements des États de Rivers, d’Abia et d’Ebonyi.

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Voir aussi en ligne ma série d'articles: Bretton Woods 2, Green New Deal