Le Conseil Européen avait adopté le 21 juillet 2020 après 4 jours et 5 nuits de débats très houleux le "Plan européen de Relance" dans une Nuit des Petits Couteaux et à l'unanimité en faveur des régimes fascistes de Hongrie et de Pologne en débrayant aides, subventions et attributions européennes du Principe de Conditionnalité au respect de l’État de Droit et des Garanties européennes des Droits fondamentaux et sociaux. Cette semaine passée le Parlement Européen a réintroduit cette Conditionnalité, et tout en bavardant énormément là-dessus, il l'a édulcoré énormément et ce fait n'a été traité par aucun des médias. Je suis sûr que lors du Conseil Européen du 10 et 11 décembre 2020, le président français actuel va de nouveau s'égosiller contre le chantage du veto de la Hongrie et de la Pologne. Le président français va s'époumoner, à l'image de ce qu'il a fait au Liban cet été et en septembre 2020, pour exiger tout autant en son nom propre cette Conditionnalité qui peut être imposée par la Procédure de l’Article 7 du Traité de l’Union européenne afin de contraindre la Hongrie de Viktor Orbán et la Pologne du PIS à mettre au plus vite tout en œuvre pour recouvrer les valeurs fondatrices et fondamentales de l'Union Européenne et pour revenir à l'État de Droit. Pour rappel >>> voici le Titre 1 et l'Article 2 du Traité de l'Union Européenne: "L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de Droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes." Ce président français, au service de deux syndicats français fascistes de policiers, aura installé au même moment l'autoritarisme de la Loi Sécurité Globale qui viole l’État de Droit comme en Hongrie et en Pologne.

Au Conseil Européen du 10-11 décembre 2020 les dirigeants de l'UE se réuniront à Bruxelles pour débattre de la poursuite des mesures de coordination liées au Covid-19. Le 12 novembre 2020 le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme de l'ONU a sévèrement rappelé à la Loi le président français Macron: "L’information du public et la publication d’images et d’enregistrements relatifs à des interventions de police sont non seulement essentiels pour le respect du droit à l’information, mais elles sont en outre légitimes dans le cadre du contrôle démocratique des institutions publiques ". En réponse à l'ONU, comme pour toutes les fois précédentes, le gouvernement français ne tombe pas dans le déni et les vociférations comme en Hongrie et en Pologne, le gouvernement français s'en fout et avec élégance ne fait même pas état de ce très grave rappel à la Loi du Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU. La France s'offre avec élégance la quotidienneté du fascisme, et les rares petites manifestations contre la Loi Sécurité Globale sont immédiatement réprimées pour dévier l'attention sur des violences dans la rue au lieu de la focaliser sur la violation de l’État de Droit commise par le gouvernement français. Et les habitants de France ne s'en aperçoivent pas ou minimisent à outrance comme à leur habitude.

Le fascisme est minimisé par le gouvernement, le parlement, les électeurs, les citoyens, les familles parce qu'il en a perdu son nom. Cette réalité augmentée est absente du nouveau vocabulaire et on est traité de gauchiste si on utilise ce nom commun des choses pour décrire comment nos pays se réorganisent. Ne nous faisons aucune illusion, ce qui est désigné par les plus conscients et responsables d'entre nous comme "une dérive autoritaire" des gouvernements, et tout autant du gouvernement de France, n'est qu'un tropisme naturel des sociétés comme de la société française. De ces sociétés modernes d'après "La fin de l'histoire" de Fukuyama, ou encore ces sociétés que l'on appellent sans gène "post-démocratiques".

"Postdémocratique" qui a été repris de manière nivelante et lissante dans la rhétorique moderne des influenceurs et des manipulateurs, c'est la manière élégante d'injecter le fascisme dans l'ADN de tout un chacun. Si en 2004 le sociologue britannique Colin Crouch a dénoncé la confiscation du pouvoir politique des peuples au profit de gestions gouvernementales technocratiques qui se sont graduellement autoproclamées d'un intérêt supérieur, cet adjectif "postdémocratique" est vécu par les habitants des pays comme un incontournable qui préfigure leurs propres visages. Les gestions gouvernementales technocratiques ont elles-mêmes laissé la place en toute sécurité à l'autorité globale de l'élite globale financière, gérante d'un PIB fictif, furtif et d'initié. Christine Lagarde du FMI puis de la BCE, Mario Draghi de la BCE, l'ancien président de la Commission Européenne Jean Claude Juncker, Macron et sa start-up nation sont les étendards de la post-démocratie et en réalité du pishing global en bandes organisées. Pour ma part, je vois depuis 1986 dans mes peintures et depuis 2006 online que cette post-démocratie ne domine les pays que par l'introduction continue, programmatique et sans geste barrière d'un fascisme élégant, car "nous vivons en société, entre gens de bonne famille, nous sommes donc bien élevés", n'est ce pas.

S'il y avait en France une majorité pour une démocratie parlementaire, égalitaire et conforme aux principes de la Garantie des Droits Fondamentaux et Sociaux, ça se saurait. Et les élections P&L 2017 et les élections européennes du 26 mai 2019 prouvent le contraire, prouvent l'extrême resserrement à droite en France. Ce resserrement extrême à droite n'avait même pas été ralenti par la dérégulation sociale que les Lois Travail Macron 1 et Macron 2, quand Macron n'était encore que le ministre du précédent président, avaient mise en place. Ce resserrement extrême à droite n'avait même pas non plus été ralenti par l'accomplissement final de la dérégulation sociale que les Ordonnances Travail que Macron en tant que Président avait mis en place pour casser définitivement le Code du Travail et pour inverser la Hiérarchie des Normes au détriment absolu des Travailleurs (Travailleur = terminologie officielle des Communautés Européennes). Tout le monde s'en fout, quand le ministre de l'Intérieur actuel, Darmanin, utilise à tout va le slogan "la Sécurité est la Première des Libertés" qui n'est que le slogan de toutes les affiches de la campagne de l'extrême droite du candidat de l'époque à la Présidentielle de 1992. L'article 24 de la Loi "Sécurité Globale" qui a été adopté par l'Assemblé nationale est juste destiné à criminaliser les journalistes, les opposants manifestants, les syndicats et, comme dans les pays fascistes de Hongrie ou de Pologne, d'éradiquer la liberté de la presse, même si le gouvernement actuel vient juste de mimer, jusque dans le Panthéon, la lutte inconditionnelle pour tout droit à la caricature, à la liberté d'expression. La France adore cultiver son parl'être de petit faon perdu dans les bois en jouant sa carte de "la France meurtrie, la France bafouée", pour organiser d'elle-même et en son sein le séparatisme définitif entre la gestion de ses affaires courantes et l'Etat de Droit. Tout le monde s'en fout quand depuis 5 ans la France fait basculer toutes ses Lois d'Exception de l'état d'urgence dans le Droit commun. Ceci n'est que la bascule élégante vers le fascisme. Une déclive en pente douce vers l'autoritarisme, car la France a peur d'une chose, de l'Homme qui se déclare universel dans ses Droits. La nouvelle Loi Sécurité Globale n'a qu'un seul objectif, celui d'empêcher le Contrôle du Pouvoir, comme dans tout état fasciste. Mais de manière élégante, sans fusil, sans délateur, sans camps. L'empêchement du contrôle du pouvoir est injecté en chacun de nous par une simple mutation génétique de notre ADN, notre Analyse Du Non, dans l'élaboration du Droit Positif décrété par le gouvernement, c'est à dire par le gouvernement qui est issu du parlement, c'est à dire par le parlement qui est issu de l'expression et de l'abstention connivente des électeurs inscrits. Les "valeurs" ne sont que ce que nous en faisons dans un temps donné, elles sont tout autant épistémiques et nous devons, sans pour autant nous figer dans une paralysie, bien au contraire, rester très modestes et circonspects quand nous en parlons. C'est pourquoi cet activisme de la Loi "Sécurité Globale" comporte en lui-même tout autant sa dimension ridicule que sa dimension exterminatoire. Les pires d'entre nous n'en sont pas ses serviteurs, mais ceux qui la laissent passer, les électeurs inscrits qui se sont mis le masque sur les yeux depuis deux décennies au moins. Nous ne sommes pas tous des Charlies mais nous sommes tous des cuisses de grenouilles branchées aux électrodes quantitatives.

Pendant ce mois d'octobre 2020, ce qui aurait dû être pour moi une nouvelle aventure, loin de septentrion et de la limpidité arctique, était très vite devenu un lieu d'étouffement où il y est cultivé avec délice et considération la réécriture d'une histoire familiale qui se veut indemne. Qui se déclare toujours aujourd'hui quotidiennement indemne tout en ayant été dès 1934 le porte-drapeau et le chef de la Hitlerjugend - Jeunesse hitlérienne défilant en tête martialement et fièrement dans les rues de Stuttgart puis à cheval en tête de multiples parades militaires de la Wehrmacht. D'une histoire familiale qui se déclare indemne tout en ayant pris des centaines de photos dès 1939 en Pologne en surveillant la construction des baraquements des Camps de Concentration par des Juifs avec le brassard à l'étoile de David. D'une histoire familiale qui se déclare indemne tout en ayant pris des milliers de photos toutes plus complaisantes les unes que les autres des officiers et hauts-gradés de la Wehrmacht en service ou dans la villa familiale autour d'une bonne table et des amis de la bourgeoisie et des notables allemands de Stuttgart. Comme en Finlande - où la Wehrmacht est toujours aujourd'hui dans chaque salon de chaque famille mise au premier plan avec le culte indéfectible du Maréchal Mannerheim et avec les médailles SS dans un cadre accroché bien en vue au mur -  comme en Finlande, mais en m'étant cette fois mis au service d'un gigantesque travail de numérisation photographique et de retouche de pas moins de 3557 négatifs de plaques et de pellicules remontant jusqu'à 1920, j'ai été happé contre mon gré dans une manipulation et dans une analogue glorification poétisante et romancée d'ancêtres ayant servi sans entrave le IIIème Reich sur tous les fronts de guerre à l'ouest comme à l'est, en France, à Prague, en Pologne, dans le Caucase, en Ukraine, à Minsk. Après 3 semaines et deux jours de numérisation photo après photo sur mon scanner dans cet endroit des Alpes de Provence, où je n'ai fait que 4 sorties à vélo et seulement 299,01 kilomètres, j'ai même perdu 2 kilos, je suis reparti de ce lieu précipitamment sans me retourner et sans saluer mes hôtes qui m'avaient invité.

Pour rappel, mon père alsacien, qui a été un Malgré-Nous, un Incorporé de force dans l'armée allemande en 1943, avait jusqu'à sa mort il y a environ 10 ans sur sa commode du salon la Médaille du Réfractaire et la Médaille du Déserteur, car il avait refusé dans les usines BASF à Ludwigshafen de faire le STO - Service Obligatoire du Travail, le RAD - Reichs-Arbeits-Dienst, et parce qu'il avait réussi à déserter de la Wehrmacht lors de la prise de Marseille où il avait été recueilli et caché par un Marocain. Puis mon père avait clandestinement rejoint Paris et travaillé pour les Forces Française Libres avec le Service Secret britannique, le MI5, l'ancêtre du MI6. Mon père a porté jusqu'à sa mort sur sa veste les deux Rubans témoignant de ses médailles. Mon père à cause de ceci a toujours été archivé par l'administration allemande à Berlin comme criminel de guerre pour avoir déserté l'armée allemande, et l'Allemagne n'avait jamais réparé cette injure envers les alsaciens Incorporés de force ET réfractaires ET déserteurs, ce que mon père a déploré jusqu'à sa mort. Mon père parlait en plus couramment l'allemand, l'anglais, le russe et jusqu'à l'effondrement de l'URSS passait en russe de longues heures la nuit au téléphone pour tenter de soutenir avec Amnesty International des popes poursuivis par le régime soviétique. Le père de mon père a été pendant la guerre un Passeur du Rhin et a passé des Juifs d'Allemagne en Alsace pour les cacher dans le Ried entre Biesheim et Baltzenheim. Mon grand père maternel a été un résistant FFI de la première heure (et non de la dernière comme de si nombreux français qui s'étaient autoproclamés santo subito juste après la guerre), et a agi dans le Réseau du Crédit Mutuel pendant toute la guerre. Il a été décoré par les troupes américaines et les Forces Françaises Libres venant de France déjà libre et quand elles sont descendues depuis Wagenbourg et quand elles ont installé à Dimbsthal leur QG et où elles ont nommé d'office mon grand-père comme maire du village. Sa femme, ma grand-mère, avait tenu tête pendant toute la guerre au nazi et maire autoproclamé du village qui circulait avec sa moto side-car et à son fils, qui après guerre ont été confisqués de toutes leurs terres agricoles qu'ils ont dû racheter à l'Etat français jusqu'à la fin des années 80. Ces deux nazis du village ont été jugés par un tribunal militaire, ont été emprisonnés après la guerre en Lorraine à Oermingen et ont été mis en indignité nationale jusqu'à leur mort dans les années 80 sans avoir jamais eu le droit de se racheter une citoyenneté. Et là, dans cet endroit des Alpes de Provence j'ai été l'hôte de descendants de personnes qui ont fait tellement pire pendant la Seconde Guerre Mondiale en tant qu'officier dans la Wehrmacht, qui embellissent leur soi-disant impossibilité d'avoir pu s'opposer au régime nazi, mais qui ont pourtant toujours été au premier plan et sur tous les fronts. Avant d'avoir été invité dans cet endroit des Alpes de Provence pour numériser un lot de 5000 plaques photographiques remontant jusqu'à 1920 je ne pouvais m'imaginer l'ampleur de l'implication de leurs ancêtres allemands dans le régime du IIIème Reich.

J'ai donc passé un très mauvais séjour ce mois d'octobre 2020 qui s'est vite révélé être comme un cauchemar. Ma réflexion sur la ligne du partage des mondes, du monde du dessus et du monde du dessous, qui s'était donnée une forme toute concrète il y a exactement un an sur l'Île suédoise de Gotland à Fårö sur les lieux des tournages de films de Bergman, dont Det Sjunde Inseglet - le Septième Sceau, et dans le Kultur Historiskt Museet de Visby, a donc été, dans cet endroit des Alpes de Provence, pour un temps noyée dans cette morbide malsainité, dont je suis heureusement ressorti, comme les baladins du film, épargné par cette mort de la conscience humaine emballée dans un mensonge familial cultivé depuis presque 90 ans. Ce mensonge familial fonctionne exactement comme un mensonge d'Etat de toute une nation, comme je l'ai décrit dans mon introduction; on s'invente une étoile et on en parle en boucle. Le parlêtre et la cohérence s'offrent à tous comme un sceau devant lequel personne n'éprouve même pas le besoin de le briser. Ils sont là. Sans secret. De är döden.

Chaque expédition annuelle à bicyclette ou en voiture d'avant-guerre porte un nom sur mon site de voyages. Mon expédition d'octobre 2019 porte le nom Det sjunde inseglet. Ce Lockdown 1.0 et cet été de rattrapage du déconfinement ne lui avaient pas permis d'y mettre un point final. Avec cette catastrophe vécue de cet octobre 2020, le point final à ce Det sjunde inseglet est posé. Je laisse la mort aux autres, et suis toujours comme dans ce film de Bergman l'un des baladins qui se sort la tête haute et les jambes fortes avec un saxophone à la main pour chanter la limpidité. Pour la numérisation de ces 3557 négatifs j'aurai dû être "indemnisé" avec une petite armoire en bois, totalement foutue et démontée en x-morceaux. Je ne l'ai pas prise en fuyant cet endroit. De toutes mes expéditions, qui pourtant m'avaient aussi gratifié de pannes mécaniques très graves, et deux fois d'une sciatique en Écosse et en Finlande, c'est bien la pire que j'ai vécue, là-bas dans un village reculé dans les Alpes de Provence, qui rappelle à la vue de ces milliers de photos le paysage du Caucase quand cet ancêtre était avec la Waffen-SS dans les opérations Fall Blau, Braunschweig, Edelweiß qui consistaient à s'accaparer en Ukraine et à Baku, Maikop et Grosny des champs de pétrole et à y exterminer les habitants.

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Je viens de trouver sur Google qu'en Allemagne existe toujours aujourd'hui un Kameradenkreis Edelweiß - Cercle de Camarades Edelweiß dans lequel de nombreux soldats et gradés allemands d'aujourd'hui de la Bundeswehr sont membres. Ce Kameradenkreis Edelweiß n'est pas distant de l'idéologie nazie et est régulièrement soutenu par le gouvernement allemand de Berlin et par Edmund Stoiber, anciennement Ministre-Président de la Bavière et Président du parti de droite CSU. En Autriche l'appartenance à cette amicale a été interdite aux membres de l'armée à cause de sa proximité avec la NS-Ideologie. / Nous voyons aujourd'hui qu'aux USA le fascisme armé des hommes blancs qui ont voté massivement pour le président sortant n'hésite plus à se pavaner avec des mitrailleuses dans les rues et devant les bureaux de votes et de décomptes des voix exprimées. Nous laissons donc à notre jeunesse une catastrophe climatique, un monde économique et financier en faillite, une dérégulation sociale, des systèmes démocratiques qui virent au fascisme et une révision au rabais des Droits de l'Homme et du Citoyen. J'ai honte sur toute la ligne.

Avec la Crise du Covid-19 les USA ont perdu 10 millions d'emplois de septembre 2019 à septembre 2020, mais le Dow Jones n'a jamais été aussi haut et le gigantesque plan de relance américain de $ 3000 milliards a servi à faire flamber les cours des fonds de pensions et des actifs des investisseurs financiers. Comme je vous ai écrit le 6 avril 2020, avec la 2ème vague du Covid-19 viendra la 2ème vague de la Crise financière dont la 1ère remonte à l'année Lehman-2008. J'étais encore plus précis le 5 mai 2020 en décrivant la Deutsche Bank, la plus grande banque du monde au point de vue de sa Somme bilanaire - Bilanzsumme, qui est en faillite technique depuis 2008. A partir de maintenant nous n'assistons plus qu'à une course contre la montre pour voir dans quel ordre nos pays abandonnent la démocratie au nom d'une nouvelle poésie de principes supérieurs d'un fascisme élégant et des nouveaux "anges qui vont venir aider à gagner au son d'une nouvelle victoire". Contre nous et par-dessus nos têtes.