La Présidence de l’État pourrait mettre en œuvre sa réforme constitutionnelle par ce biais. Par ailleurs, étant donné qu’elle compte élargir la possibilité de convoquer des référendums à toutes les lois, elle pourrait y recourir pour faire voter certaines mesures de son programme. Cela n’a jamais été fait depuis le début de la Ve République (hors réformes des institutions). La situation serait d’autant plus inédite, et son issue d’autant plus incertaine, que le gouvernement pourrait y être opposé."

Après le 49-3 pour la Loi Macron/Travail,
'gouverner par ordonnance' n'est possible qu'avec une majorité à l'Assemblée Nationale.

Le Monde >>> "Il ne faut toutefois pas considérer les ordonnances comme un pouvoir absolu du gouvernement et encore moins du président de la République. Ce dernier a seulement le droit de les signer, ou pas, pour décider de leur entrée en vigueur. Son seul pouvoir est donc, en dernier ressort, de bloquer leur mise en application.

Seul le gouvernement peut prendre des ordonnances, et seulement avec l’autorisation préalable de l’Assemblée nationale. Les députés votent pour cela une « loi d’habilitation » pour déléguer leur pouvoir dans un domaine précis et pour une durée limitée.

Les députés doivent de toute façon valider l’ordonnance pour qu’elle reste valide

Mais même une fois appliquée, l’ordonnance doit forcément être « ratifiée », donc votée, par les députés pour pouvoir devenir une loi. Pour cela, l’Assemblée fixe préalablement un délai que le gouvernement doit obligatoirement respecter pour soumettre les mesures prises par ordonnance au vote. A défaut, l’ordonnance devient caduque.

Il peut aussi arriver que les députés ne la ratifient pas. L’ordonnance continue alors d’exister, mais elle reste un décret. Elle a donc une valeur inférieure à la loi (qu’elle soit déjà en vigueur ou votée par la suite). Autrement dit, l’Assemblée peut, même une fois l’ordonnance signée et ses mesures appliquées, en annuler les effets.

Pour les deux prétendants à l’Elysée, deux situations peuvent se présenter. Soit le futur président obtient, en juin, une majorité à l’Assemblée nationale qui autorise le gouvernement à prendre les mesures voulues par le chef de l’Etat par ordonnance, et qui les ratifie ensuite sans opposition."

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màj du Dimanche 8 mai à 19h13:
La nouvelle palinodie qui n'a pas attendu de s'installer une dizaine d'heures après l'issue du 2ème tour est la suivante:
"Pas de violence verbale, il faut s'écouter, il faut s'aimer".
Ce qui veut dire >>> Il faut se taire derrière Macron aux Législatives du 11 et du 18 Juin
et celui qui porte une autre voix ou qui pense autre chose est donc un ennemi de la République.

Il y a bien dans ces 4 tours d'élections un intégrisme dominant et voué à anéantir et à punir, avec astuce.
Celui qui n'est pas comme l'on raconte que tu es, doit simplement s'arrêter de respirer.
Pour ma part, je poursuis mon Voyage au trou du langage commencé le 14 juillet 1990 à 14h30.