Aujourd'hui le 12 IX 2019, il est très intéressant de voir, dans mon voyage au trou du langage que je fais en ligne depuis le 06 VI 06, comment un langage ordo-libéral se transformait d'abord en un martèlement psittacique de propagande et devient juste encore de simples phrases bénignes et anodines même s'il feint de mettre en avant une controverse dans un débat sensé être prégnant et profond. J'en veux pour illustration l'article paru dans le quotidien Le Monde aujourd'hui le 12 XI 2019.

Je vous en donne ici le titre et les passages dominants >>>

"La BCE prête à repousser ses limites pour enrayer le ralentissement de l’économie européenne: le président de l’institution de Francfort, Mario Draghi, qui va quitter ses fonctions fin octobre (pour son successeur Christine Lagarde), doit annoncer de nouvelles mesures jeudi.   /   Mario Draghi, devrait annoncer, jeudi 12 septembre, un nouveau plan de relance monétaire, pour tenter d’enrayer le ralentissement de l’économie de la zone euro.   /   Les habituels faucons, garants d’une orthodoxie monétaire stricte, sont bien sûr les premiers à monter au créneau.   /   Avec un deuxième programme d’achats d’actifs, la BCE va continuer à perturber les marchés, s’agace dans le Wall Street Journal Jürgen Stark, l’ancien chef économiste de la BCE.   /   Mais les doutes proviennent aussi de lieux d’habitude plutôt favorables à l’interventionnisme de la banque centrale.   /   François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, s’interrogeait dans une récente interview à L’Agefi sur les besoins de relancer dès maintenant le quantitative easing (QE, les achats de titres par la BCE) .   /   Progressivement, la BCE s’est ensuite lancée dans un plan de rachats de titres (essentiellement les bons du Trésor des États de l’eurozone) de 2 600 milliards d’euros, l’équivalent de presque le quart du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro, auquel elle n’a mis fin qu’en 2018."

Comme vous le voyez, ce texte du quotidien Le Monde se lit bien, a tout l'air d'être cohérent, ouvert, réfléchi et pas du tout manipulateur mais tout proche du lecteur lambda. Nous comprenons tous d'emblée sans effort le propos. Ça c'est du journalisme! Nous avons envie d'y adhérer et de continuer d'aller courir au Aldi pour comparer les prix du sucre.