Pour augmenter leurs fonds propres, les banques vont réaliser massivement une augmentation de capital en faisant appel dans l'année à venir à de l'argent frais sur les marchés financiers. Les marchés financiers sont trop contents d'offrir leurs liquidités aux banques qui deviennent depuis 2006 de plus en plus too big to fail et qui jouissent de la garantie illimitée des gouvernements, de Bruxelles, de la BCE, du FMI, de la Fed' et d'Obama, le roi du bricolage.

Cette augmentation de capital n'est qu'une manière de voler des fonds dans l'économie réelle, chez les épargnants et chez les investisseurs parce que les banques, pourtant recapitalisées, à perte, par les pouvoirs publics dans des bail-out fantasques, échevelés et dénués de politiques d'assainissement et de relance de l'économie réelle, se trouvent en situation de faillite réelle depuis juin 2006. Les positions toxiques, que les banques ne peuvent plus dissimuler malgré la bienveillance des pouvoirs publics et leur assouplissement des normes comptables IASB / IFRS, vont à présent être rapatriées en France pour la Société Générale (100 milliards d'euros), en Allemagne pour la HRE, le second institut de crédit hypothécaire européen qui a été sauvé il y a 8 mois avec 102 milliards d'euros et qui revient d'être sauvé de la faillite officielle dimanche dernier dans la nuit avec 40 milliards d'euros. Il en est de même pour la Anglo-Irish-Bank en Irlande, AIG aux USA, etc. La seconde vague de grandes faillites bancaires est déclenchée et l'assurance-vie factice de Bâle III ne pourra pas la retenir. Au même moment où la HRE a été sauvée temporairement de la faillite avec 142 milliards elle a versé 25 millions de boni à ses cadres supérieurs qui en sont responsables.

Bâle III n'est qu'un effet d'annonce d'autant plus que ladite mesure ne pourra pas entrer en vigueur avant l'effondrement total. Mais c'est bon pour le moral, une piqure d'héroïne. Bâle III n'apporte pas d'autre mesure, les appareils de regroupement de spéculateurs peuvent poursuivre leur job comme avant. Ces appareils portent le nom de banque. Les banques recommencent massivement à accorder des crédit subprimes, c'est à dire des crédits à des emprunteurs insolvables par avance qui sont des emprunteurs NINJA - No Job, No Income, no Asset.