C'est tellement simple:

d'un côté il y a l'endormissement des masses piloté par le clergé de solfé (et leurs militants) qui susurre ses litanie débiles et sans fond et d'un autre, peut-être de celui venant des Assises de gauche, mais sûrement si le PS y prend part, il y a le nourrissement des débats, le réveil des consciences politiques, la préparation de l'action et l'énergie qui sera insufflée parce qu'il aura été montré et démontré qu'il est de nouveau possible pour les petites gens d'être et parce qu'il aura été parlé de tout, parce que les réalités auront de nouveau eu droit à une définition pour tous, parce que des plans d'action seront déployés et donnés au choix citoyen qui aura connaissance de cause. Le temps de l'action est juste opposé à la mort cultivée par le Ps qui s'ingénie à donner du temps au temps.

Malheureusement avec ses fadaises d'olibrius en mal d'être et avec la discussion sur la rontondité du PS, qui tourne autour de son dernier doigt qui se plante, mais fier d'être encore composé de phalanges (le miracle est quotidien au Ps), la scène médiatique et les éveils politiques n'auront pas lieu.

Le clergé de solfé et ses militants, se prend pour ceux qui savent, ceux qui managent, mais ils retardent tout, immolent tout pour le compte de leur adoration d'eux-mêmes. Dans ce système canonique, les petites gens n'existent pas.

D'un côté il y a la lâcheté et la compromission universelle et de l'autre il y a les acteurs: get up, stand up, for your mind.

En se donnant du temps au temps le Ps donne tout son temps à NS et l'UMP.

Nous l'avons encore vu le 4 février 2008 au Congrès de Versailles où le Ps est allé en s'abstenant et a laissé passer la modification de la Constitution française pour adopter le TSE du Traité de Lisbonne au lieu de provoquer un second référendum et de lancer les débats.

Le Ps, ayant laissé le temps au temps, était allé à Versailles en restant absent du terrain des débats.

Oui, ce genre de militants qui donnent le temps au temps, participe bien à la compromission universelle. Ce sont tous des daladier. Mais que ça glose, et dès que ça se sent dépassé par les thématiques, ça nous classe dans les révolutionnaristes à la LCR. C'est pratique et ça leur rappelle que leur dernier doigt est composé de phalanges qui en un dernier mouvement se souviennent qu'ils savent encore pointer le doigt, mais juste encore sur des gens comme nous, à gauche.

Il y a en ce moment la Conférence alternative sur la Diversité biologique en parallèle à la conférence éponyme orchestrée par l'ONU. Si vous voulez des analyses détaillées et très amplement documentées sur l'ethnocide biotechnologique, rendez-vous ici mais ne manquez pas non plus d'aller ici par exemple.

La gauche du IIIème millénaire n'a pas à être "sociale & écologique", comme nous pouvons le lire sur la plate-forme Politis, mais elle doit se battre pour les solidarités locales, régionales et globales.

Le monde de gauche n'a pas à se limiter, comme pour le PS à la question du pouvoir d'achat ou des OGM pour surfer sur l'efficace travail de NS, mais doit avoir la vue du monde dans son entité. On y arrive, mais ceci demande de changer sa manière de penser. Les tâches sont si énormes, mais finalement simples à définir et à comprendre, qu'il n'y a pas lieu de s'entartrer de révolutionnarisme qui n'est qu'un piètre lorgnon pointé sur un passé... qui n'a de toute façon pas existé en dehors des chimères et des crimes perpétrés par des systèmes.

Tout faux. Il faut susciter et nourrir le débat, il faut donner du grain à moudre aux petites-gens pour qu'ils débattent avec matériaux et outils qui le permettent. Ce sera les petites-gens qui vont voter, mais le Ps préfère faire veauter les petites-gens. Celui qui endort les masses est encore plus criminel que celui qui les détourne et en usurpe.

Vous voyez, il n'y a pas besoin de suivre les elfes du révolutionnarisme et les trolls de la LCR ou d'autres raviolis dont le rouge travaille contre les petites gens.

Il suffit de parler des réalités, de les expliquer, et le programme de gauche s'impose de lui-même.

Les petits-bourges du PS et des révolutionnaires associés n'ont justement pas envie d'être à gauche, pour le premier, et de faire une politique de gauche pour les seconds.

Ils veulent se placer pour exister. Ce serait trop généreux, altruiste, que de travailler à ce que les autres existent, pensent et votent. Pardon pour ma terminologie de curé pour cette dernière phrase, mais finalement, c'est un enseignement de 68 de le faire sans faire la guerre. L'autre enseignement est le stand up for your mind (enfin, c'est ma version perso, celle qui n'avait jamais été formulée en ce temps). De droite à gauche les influenceurs renient 68 et se tournent et retournent leur goupillon fans leur fillion.

En fait ce sont tous des complexés de la gauche comme d'avant la Chute du Mur. Avec cet état de complexion ce sont tous des entités mortes qui n'ont jamais appris et jamais eu envie de vivre mais qui fonctionnent sur un schème qui est lui-même une chimère.

C'est bien ce que je dis, un tel groupement de goupillons agités à solférino doit être laissé à son sort. Aucune réforme ne pourra transformer ces modemistes en des acteur à gauche.

Une telle culture ancrée dans ce néolibéral n'est plus réversible. Le PS n'est pas à gauche, et, ce qui est plus grave, n'occupe pas le terrain des débats sur les fondamentaux de la forme de notre société qui modèle inexorablement notre quotidien et notre environnement élargi.

Oui, je sais, vous êtes militant, sympathisant PS depuis belle sucette, mais combien de temps allez-vous être cimbre parmi eux? Je ne comprends pas que le bond vers une nouvelle fulguration rouge et durable paraisse comme un abandon, un saut vers l'inconnu, une gestion hasardeuse du risque.

Depuis 89, le Mur est tombé pour tous, ceux de devant comme ceux de derrière. Et, êtes-vous sûr que le derrière était bien ailleurs que le devant? La partition du monde a changé, le clivage D/G demeure. Les savants influenceurs et leur boys veulent nous faire croire que la musique des dividendes de la paix et du commerce libre est différente. Ils ont appris à parler différemment et à noyer tout le monde dans un psittacisme aux allures nouvelles qui fait suffoquer le peuple dans une vie insavante et un sentiment lancinant et prégnant de culpabilité et d'impossibilité face à la mondiglobalisation.

L'OMC, les Directives européennes, la faim, le brevet sur le vivant, la BCE, la réprimande des petites gens, l'émasculation consentante des syndicats et des partis de gauche ne sont pas une fatalité. Get up, stand up, for your mind. The PMU has done it since a couple of years with all the benefits and privileges for their own fellows! Décollez de cette complexion, la gauche c'est le futur. Le PS peut rester assis sur le petit pot, chacun son job. Nous en ferons un autre.

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Je vous livre ci-dessous in extenso l'appel du Journal Politis à paraître le 15 mai 08 >>>

L’ALTERNATIVE À GAUCHE, ORGANISONS-LA ! Nous célébrons l’anniversaire de Mai 68.

Le temps n’est toutefois ni aux commémorations, ni à la nostalgie.

La planète s’est profondément transformée. Le capitalisme se fait toujours plus prédateur. Les émeutes de la faim sont le corollaire de l’enrichissement indécent d’une minorité de privilégiés. Les crises financières s’enchaînent et une catastrophe écologique se dessine. Bousculée par un nouveau totalitarisme de marché, la démocratie s’étiole.

C’est à la refondation d’une politique d’émancipation qu’il importe de s’atteler.

En France, le sarkozysme se heurte déjà à la résistance du pays. Dans les entreprises du secteur privé, dans les services publics, à l’école, d’amples mobilisations se font jour.

A quarante ans de distance, deux questions se reposent à nous: quelles perspectives offrir à la colère sociale ? Comment la volonté de changer radicalement l’ordre des choses peut-elle redonner majoritairement le ton à gauche?

A cet égard, chacun hélas peut le constater, il manque toujours une force incarnant un projet alternatif.

Du côté de la majorité dirigeante du Parti socialiste, les volontés hégémoniques se confirment, et avec elles les tendances au renoncement social-libéral, inspirées des exemples de MM. Blair ou Prodi. Mais la gauche de transformation sociale et écologiste ne doit pas, elle, s’accommoder d’un statu quo qui lui interdit d’espérer changer en profondeur la donne politique.

La menace du bipartisme devient plus forte, avec son choix mortifère ramené à deux variantes de l’adaptation au libéralisme. Tout cela peut nous conduire à des désastres comme celui que vient de connaître la gauche italienne, incapable d’empêcher le retour de Berlusconi aux affaires et littéralement disloquée. Les municipales et les cantonales viennent pourtant de prouver qu’il existe ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ou d’autres expériences similaires en Europe. Faute de convergence entre des traditions et des cultures jusqu’ici séparées, faute de prendre en compte l’apport des mouvements sociaux et citoyens ayant émergé depuis plusieurs années, le champ des possibles demeurera inévitablement limité : aucune force constituée ne peut rassembler autour d’elle seule.

Les échecs passés nous instruisent des difficultés de l’entreprise. Nous n’en restons pas moins convaincus que c’est le seul horizon porteur d’avenir. Un cadre permanent pour faire front.

Nous en appelons donc à l’affirmation d’une gauche enfin à gauche. Qui n’oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette au peuple d’exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d’une autre Europe et de rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force.

Militants politiques, acteurs du mouvement social et culturel, nous pouvons dès à présent agir de façon coordonnée. Sans préalable sur les engagements des uns et des autres, construisons un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d’aborder les grands rendez-vous qui s’annoncent. D’ici l’été, que chacun et chacune se saisisse de cette proposition sur le terrain. Et retrouvons-nous à l’occasion d’un grand rendez-vous national en septembre, afin de prolonger ces échanges.


Premiers signataires: Paul Ariès, Ariane Ascaride, François Asensi, Clémentine Autain, Christophe Barbillat, Francine Bavay, Hamida Bensadia, Pierre Bergougnioux, Jacques Bidet, Martine Billard, Jean-Jacques Boislaroussie, Patrick Braouezec, Bernard Calabuig, Yves Contassot, Eric Coquerel, Emmanuelle Cosse, Thomas Coutrot, Claude Debons, Bernard Defaix, Marc Dolez, Annie Ernaux, Jean-Claude Gayssot, Jacques Généreux, Susan George, Dominique Grador, Robert Guediguian, Michel Husson, Raoul-Marc Jennar, François Labroille, Frédéric Lebaron, Jacques Lerichomme, Philippe Mangeot, Roger Martelli, François Maspero, Gérard Mauger, Marion Mazauric, Daniel Mermet, Mohammed Mechmache, Philippe Meyrieu, Claude Michel, Yann Moulier-Boutang, Dominique Noguères, Michel Onfray, Christian Picquet, Christophe Ramaux, Yves Salesse, Denis Sieffert, Patrick Silberstein, Evelyne Sire-Marin, Emmanuel Terray, Rémy Toulouse, Marcel Trillat, Christophe Ventura, Marie-Pierre Vieu, Claire Villiers.



Au jour du 14 mai, cet appel est signé par 55 personnalités, parmi lesquelles:
- issues du PS: Marc Dolez et Jacques Généreux;

- issues de la mouvance communiste: Marie-Pierre Vieu, Jean-Claude Gayssot, Dominique Grador, Bernard Calabuig, François Asensi, Patrick Braouezec, Roger Martelli;

- issues des Verts: Martine Billard et Yves Contassot;

- issues des collectifs antilibéraux: Yves Salesse et Claire Villiers;

- issues du monde intellectuel: Christophe Ramaux, Thomas Coutrot, Michel Husson, Gérard Mauger, Philippe Mangeot, Rémy Toulouse, Pierre Bergougnoux, Jacques Bidet, Michel Onfray, Annie Ernaux, Ariane Ascaride et Robert Guédiguian, Daniel Mermet, Philippe Meyrieu, François Maspéro, Raoul Marc Jennar, Emmanuel Terray, Marcel Trillat, Paul Ariès…

- issues de la mouvance syndicale ou associative: Claude Michel, Claude Debons, François Labroille, Christophe Ventura, Bernard Defaix, Jacques Lerichomme, Dominique Noguères, Emmanuelle Cosse, Évelyne Sire-Marin, Christophe Barbillat (dirigeant FSU), Mohammed Mechmache (président de Aclefeu)…

Appel publié par Politis le 15 Mai 2008
Pour le signer : www.appel-a-gauche.org