C'est sûr, depuis 1981 le P(S) a su approfondir sa culture de l'indifférence pour n'être qu'une machine à cadres politiques dont la ligne éditoriale vise le pouvoir et ne vise pas le service au public, en ce qui nous concerne, le public des "petites gens", et depuis l'avalisation de l'OMC par le seul gouvernement en ce qui concerne un prolétariat de plus en plus élargi. Ainsi même les cadres moyens et supérieurs sont des jouets de la volatilité des contrats de travail dans un système économique qui ne s'élève pas par la force et la beauté de l'entreprise, de l'esprit d'entreprise, de création et de mutualisation de créations de richesses, mais par un management financier qui crache du cash tout de suite pour qq'uns.

Alors rénover quoi?

Un P(S) qui ne se rend pas compte que le renouveau, non, le présent revécu avec force, exigence et dignité, vit au bureau national de la rue de Solférino et dans les sections, ce P(S) pue même quand il se lance les "camarades", les "amitiés socialistes". Le problème est que la droite peut s'inventer des nouveaux logos, des moments identifiants et des signes distinctifs nouveaux, car ceux-ci ne sont pas des termes génériques et que le P(S) utilise des termes, S, P faisant partie du bien commun. Le P(S) se fonde déjà une très grave légitimité avec ces deux lettres qu'il prétend siennes. Donc il faudrait lancer une nouvelle formation politique facilement identifiable par tous ou virer les centristes libéraux qui ont dévoyé le P, oui déjà le P (le système de primaires truquées) et le S.

A Rénover Maintenant, courant sixiémiste du P(S), c'est pareil?

Non. RM s'est avili avec du management d'ectoplasmes dans le téléchargement de majorités claniques d'un "soutien à Marie-Ségolène" dans une parodie de démocratie avec l'équation castratrice "1 département = 1 voix" et non pas "1 adhérent = 1 voix"... et dans le déni du Laboratoire de la Rénovation. Mais RM ne fait pas partie du langage et des acquis linguistiques communs, RM n'est pas une marque déceptive attirant l'attention sur un produit qui n'aurait pas tenu ses promesses. RM a encore de la marge pour se définir, pour s'imposer et pour se laisser identifier comme tel dans un public élargi dépassant le salon-éprouvette du P(S), dépassant son propre cadre et allant vers les sympathisants et les autres courants fonctionnant dans un sens similaire.

Donc, le Laboratoire de la Rénovation doit devenir le premier volet et non le tiroir secret de Rénover Maintenant.

Et dans nos statuts de RM il faudra inscrire que notre rôle second est notre engagement à contribuer à fédérer toutes ces forces saines et de Gauche qui sont multiples déjà en dehors de la ligne éditoriale d'un parti nommé PS. Celui qui croit en lui, il n'y en a pas bcp au P(S), qui croit en son service qu'il veut donner au public (donc ne pas être un appareil de transferts de richesses, de savoir et de pouvoir de clan), et surtout celui qui s'ouvre d'office et de manière organique dans sa démarche d'avancement vers des forces dignes et saines de Gauche, celui-là avancera au service des autres et aura accès au pouvoir, qui n'est qu'une Concession sur la chose publique qui lui sera pour un temps donnée. Rien de plus. Le beau de la "Chanson de Geste" vient après; avant et pendant il y a le travail.

La vision de 68 de s'affranchir de toute autorité n'était pas d'interdire d'interdire, mais de mettre en avant ceux qui rayonnent par leur force à faire évoluer la société, à remâcher les paradigmes pour voir s'ils délivrent encore du jus, pour parvenir à une harmonie des hommes, de la planète... aujourd'hui dans le développement durable et la mutualisation sociale et géopolitique de la création des richesses. Sicco Mansholt du Club de Rome nous avait bien mis sur cette voie