Il a réussi l'union improbable entre deux pôles rigoureusement opposés de la sociologie comparative des grandes religions contemporaines.
Le PS a rassemblé tout à la fois la transcendance c'est -à -dire la conscience de quelque chose d'extérieur qui est absolument supérieur à soi et un mysticisme extra-mondain tel que le pratique les moines contemplatifs vivants hors du monde.
Impensable mais pas impossible au PS.

La question est posée: la religion du PS est-elle un faux engagement ou une vraie fuite?

J'ai peut-être à tort éliminé les deux combinaisons théoriquement possibles et plus favorables que sont le vrai engagement et la fausse fuite.
Attention je ne me permets pas de critiquer le militant profane de base du PS qui s'engage vraiment sur le terrain comme le soldat va au combat.
Je critique les généraux, les stratèges ou plutôt les pasteurs de cette religion hybride. Ils ont le sens du SACRIFICE eux.
Jack Lang l'a dit chez PPDA. Ils ont aussi un langage à eux ces hommes politiques de gauche. Il faut dès à présent lancer des exégètes sur l'affaire.En effet, que penser de ce "je me soustraits pour ne pas additionner la division à la division". Mieux, infiniment mieux que la multiplication des pains.

Mais il n'y a pas de religions sans Dieu ou plutôt sans divinités. Oui le PS a besoin de son panthéon. La structure du panthéon socialiste est novatrice dans la mesure où il propose un nouveau couple Hermès-Héstia. Ségolène et François redéfinissent la puissance, le pouvoir et la loi. Jospin l'ancien ascète intra-mondain mais néo-fuyant a beaucoup de mal à l'avaler.

C'est rigolo le monde merveilleux des sectes.

Sébastien