Le 22 avril 07 la France a cru voter en se jetant dans les urnes.

Les électeurs de droite ont voté pour une ligne dure, à droite, clairement affichée depuis la création de l'UMP.

Le Ps fait jou-jou depuis 2002.

Les autres gauches ont cultivé leurs historicités. Pourtant la précarisation du prolétariat élargi est sans appel.

J'ai voté Buffet.

Cette fois je vais voter blanc pour que le pays ouvre ses yeux devant sa crise sociale et de partage des richesses. La France est après la Chine le second pays le plus attractif pour les investissements en dur (création d'entreprises, de filiales ou rachats).

Pendant ce temps les petits se paupérisent. Il faut avoir l'humilité et la simplicité d'utiliser ce mot. Depuis 89 il est lavé de tout sovjetisme.

En Allemagne la social-démocratie, ou l'économie sociale de marché a un sens: le social c'est les syndicats puissants et la Tarifautonomie. En ce moment tous les syndicats de branche (et non politiques) obtiennent au moins 3,5% d'augmentation salariale pour partager les fruits de la croissance, car elle est revenue depuis un an et après 8/9 ans de récession consécutive. En Allemagne il n'y a pas besoin d'un Smic, sauf dans le bâtiment depuis 2 ans, à cause et de l'incapacité de cette branche à régulariser son marché du travail qui connaît un arrivage massif des maçons ukrainiens et polonais.

La candidate du Ps a comme seule réponse deux pistes à ceci: 1] "l'employé qui continue à se former, sera plus compétitif et sera donc mieux rétribué", 2] "je convoquerai une grande négociation salariale". Il faut imposer la création d'un syndicalisme de branche puissant avec comme objectif une négociation entre syndicats et patronnat pour créer un système syndical et patronal de négociation annuelle. Le simple bavardage sur "la france sociale qui doit apprendre à se parler" est un voeu de croyante.

Et si la France devient un régime dur, l'Europe sera là, comme pour l'Autriche, pour nous le rappeler vertement.

Et si Sarkozy n'aime pas les travailleurs, auxquels il apporte, lui, en ce moment des croissants à l'usine, le 5ème Tour social le lui rappelera.