J'abandonnedonc ce matin mon désir de trouver sur les sites RM les réponses politiques à mes questions de société et je m'en retourne aux sources de l'information sur des sites où les intervenautes ne sont pas entrain de dévoyer le discours. Ces intervenautes ont, par exemple, loué la force du seul site RM où l'on débat. C'est vrai, il y a du débat. Pourtant son animatrice se donne corps et âme pour apporter qualité, intensité à ce cadre approprié au service de l'échange.

Je me rafraîchis les méninges sur des sites mentholés mais très zinzolins.

Exemple n°1: observez simplement le layout et la colonne de gauche. Point par point toutes les questions de société ont une place et un texte approfondi. Comparez ce site à l'exemple n°2, au pendant français, comptez les entrées et regardez leur registre visé. La place est laissée au bavardage et aux links qui mènent au bavardage.

J'avais répondu à un "supérieur hiérachique" qui fait autorité à RM et qui croyait que "la guérilla IDF/Province" était de nouveau embrasée par mes propos d'alsacon, que l'on ne sait pas dans le creuset français que Paris s'arrête à Marne-La-Vallée et que l'Europe commence juste derrière. Sur ces sites les intervenautes qui s'éguosillent, sont emmerdés par mes exigences d'information, de clarification et de débat, et recommencent à se chamailler entre eux. Et ça s'en tartine sur la gueule! Et ça en remet une autre couche sur la Fausse et la Mort.

Pourtant il est bien écrit dans les status RM que ce n'est pas un parti, et que ça n'a pas vocation à présenter un candidat. C'est absolument incroyable ce que vue de la périphérie, mais du coeur de l'Europe, ces chamailleries sont atermoyantes.

Pendant tout ce temps perdu le juge d'application des peines fait son chemin et la faux d'une certaine mort va passer, sarcler et cisailler.

Mais les Français de l'Intérieur prennent mes interventions que je laisse sur ces sites pour des bonmots. Je veux des réponses à mes questions de fond: AGCS, comment aller au tour n°4 de 2007, le Plan-B, l'argumentaire que RM va développer pour que les 18-25 ans et les ouvriers ne vont pas redonner comme en 2002 la majorité à lepen (constats INSEE, CNRS). Les intervenautes, et principalement les "supérieurs hiérachiques" qui font autorité sur les sites politiques, nous le doivent.

Pourquoi? Le crétin de l'Est le demande? Cliquez!

Cliquez "précarité" sur Google, en première page vous avez "Argumentaire UMP pour le CPE", rien du PS, rien de RM. Cliquez "précarité travail", en première ligne en 1ère page vous avez le link de l'Huma, rien du PS, rien de RM.

Autre exemple sur le seul site de RM où l'on discute: sous le post au sujet de GDF/Suez, il y a 3 comments de querelle interne, puis le mien qui seul aborde l'AGCS et une seule une réponse argumentée. Sous les autres posts il y a par contre sur la forfaiture des uns et des autres jusqu'à 80 comments, en attendant le prochain article, et on remet ceci en s'insultant, en se faisant Chef de claque (acception selon Molière) pour l'un ou l'autre des sigisbées ahuris ou décontenancés.

Pourquoi? Le moteur Google et tous les autres moteurs font remonter les links vers la première page, par pertinence, par étude comparée sur le nombre de visites, et par nourrissements (vos comments, leur couleur et les liens internet que vous y ajoutez vous-mêmes), ou alors et aussi si on achète à Adsense et Google le placement. L'UMP dépense 1 million d'euros par mois pour ce travail de web-bombing, de web-screening et d'incrémentation de sa présence sur tous les sites qui ont une bannière publicitaire pour s'autofinancer. Ils sont des millions. L'UMP est toujours et partout. Comment contrer ceci? Le cerveau humain et la mémoire fonctionnent de la même manière, il y ajoute l'énergie de vie, l'éros, et la force de la dramaturgie, le pathos, qui existent dans celui qui répand des mots. Pour compléter sa dialectique, le P(S) y ajoute le thanatos en tuant les nouveaux adhérent du Web à 20 euros. CQFD

Les intervenautes, Chefs de claque et autres publicistes qui s'invitent sur le site RM 21 n'ont pas, à ce titre aussi conscience de leur responsabilité.

Nous avons les politiciens que nous honorons.