Cela signifie rarement, quelle prétention ce serait, que l'autre est idiot et ne comprend rien.
C'est malheureusement ce que pensent nos politiques, j'en ai la conviction profonde.

Aujourd'hui je me sens dans la peau de cet autre qui ne comprend pas.

Dans l'inaudible cacophonie actuelle, la confusion règne à tous les étages sans partage. Elle est relayée en flux tendus, dans l'instantanéité et évidemment sans réflexion, par les médias y compris la blogosphère. Psittacismes convulsifs, on nous vomit dessus des phrases et formules d'une médiocrité totale.
Ce formidable bazar n'est pas sans danger car il crée un besoin de simplifications à outrance. C'est tellement commode et rassurant. Qui n'est pas tenté? On range si facilement dans des catégories, on met les idées, les opinions dans des tiroirs.

Mais des voix populaires s'élèvent qui ne se laissent pas cerner. Vous ne faites partie d'aucune catégorie. Comment faites-vous pour exister alors?
Vous doutez! Pour moi c'est le signe que je peux vous faire confiance!
L'homme politique moderne ne doute pas, lui, et c'est pour cette raison même qu'il n'a plus notre confiance.

Mais le problème est : Comment transmettre la confiance aux autres, lecteurs de gauche d'un jour ou lecteurs d'un jour de gauche?

Un exemple: Comment faire pour convaincre que celui qui voulait nationaliser toutes les banques françaises et a privatisé la dernière 20 ans après, est un homme de confiance ? Je parle bien sûr de Laurent Fabius.

Pour moi il n'y a qu'une voie: Expliquer avec pédagogie. Il est essentiel de bien redéfinir tous les mots que l'on emploie à tort et à travers comme : capitalisme, libéralisme, clivage gauche/droite ....

Je vous propose de méditer sur une phrase de Thomas (je pense) " Je suis anti-libéral pas anti-capital ".

Sébastien