Voilà, les manœuvres protectionnistes lancée avec ledit "Plan-s Européen-s" avec les "Boîtes à Outils" ne sont que des dénis d'Europe. Je l'avais déjà écrit le 13 octobre 2008 suite à la réunion de l'Eurogroupe du 12 octobre 2008 pilotée par Gordon Brown et Alistair Darling. J'avais aussi écrit que le NO Irlandais n'était qu'une rébellion égoïste, libérale, atlantiste et qui n'avait pas l'intention de nonnistes constructeurs de l'Europe de la Charte des Droits sociaux et fondamentaux que les Anglais ont exigé de retirer du Traité de Lisbonne. C'est pour quand les ratonnades (Paki bashing) intracommunautaires des travailleurs européens "libres de circuler"?

Sur la graphique cliquable à gauche ci-dessous représentant la carte du monde vous voyez en rouge et rouge foncé l'impact de la crise économique très sévère due aux simples facteurs endogènes qui va frapper jusqu'en 2010 les USA, le Royaume-Uni, l'Islande, l'Irlande, l'Espagne, la Suisse et les Pays baltes. Le commerce international sera donc paralysé et entrainera dans le marasme économique leurs fournisseurs. Nous sommes donc bien à un éventuel redressement pour 2018 environ. En attendant une situation insurrectionnelle ou une guerre civile est possible aux USA. Les USA useront-ils cette-ci d'un dérivatif extérieur pour régler leurs problèmes d'affaires intérieures? Obama ne sera tout de même pas le 1er dictateur noir des USA. Nous voyons surtout que ce sont les plus grands protagonistes du Consensus de Washington issu der l'Ecole de Chicago et des enseignements de von Hayek qui seront les crèves-la-faim. Une ressaisie idéologie aura pourtant lieu avec le Nouveau Manifeste de l'Economie des Marchés, qui ne sera qu'une simple poursuite du système ordolibéral. Depuis novembre 2008, les USA ont perdu 1,8 millions d'emplois, et 3,6 millions depuis juin 2008. Nous ne parlons pas ici du chômage partiel, pour lequel, comme dans tous les pays, l'évaluation est très élastique en fonction des mensonges d'État que l'on est prêt à proférer et à accepter. 

"Mister No", Declan Ganley (et article Wiki), est le vainqueur incontestable et incontesté du NO irlandais au référendum pour le Traité de Lisbonne, Traité Modificatif Européen issu du TCE ayant obtenu le NON français le 29 mai 2005 et le NEJ hollandais. Ce businessman de 39 ans est créateur et leader de l'institut Libertas qui n'est pas un parti mais un "laboratoire d'idées", selon son fondateur. Il sera intéressant de voir comment l'Europe libérale va contourner le NO libéral irlandais.

Le Ministre français des Affaires européennes et président du Conseil, Jean-Pierre Jouyet, a demandé "une transparence totale" dans les finances de la campagne Ganley. Car les activités de cette compagnie alimentent les soupçons. Elle a en effet les meilleures relations avec le complexe militaro-industriel des États-Unis. Cette société vend des équipements techniques modernes à l'armée US, notamment des systèmes de transmission sécurisés pour les soldats combattant au front. ( voir l'article du Spiegel ). Au conseil d'administration, Ganley est assis à côté de deux amiraux américains et d’un proche conseiller du président américain George W. Bush. Plus récemment Ganley aurait obtenu de Washington un nouveau "mandat militaire de l'ordre de 200 millions de dollars". Ganley dispose d’un fonds d'investissement, la "Anglo-Adriatic-fonds d'investissement" (n'a pas de site web), dans le conseil d’administration duquel figure, James Woolsey, ex-chef du service de renseignement américain CIA.

L'Europe découvre en l'Irlande, le Tigre celtique, plus libérale qu'elle. En attendant, Gordon Brown a absorbé l'Europe en lançant le "Plan Européen aux Boîtes à outils". Les Plans européens ne sont pas une parenthèse régulationniste à l'Europe libérale, c'est une consolidation du système bancaire et du système des profits et des risques sans la moindre des exigences de correction. Pour financer ces Plans, les gouvernements vont accélérer les privatisations des services publics et le retrait de l'État dans la sphère de l'Homme. Lors de son show télévisé, le Président français en poste rappelle "que la crise est la plus grave depuis un siècle" et annonce la suppression de la taxe professionnelle. Cette taxe constitue le seul budget des communes et des communauté urbaines. C'est donc priver les communes des services publics communaux et des investissement communaux. L'État français jacobin avait déjà organisé le dépècement des régions avec la Loi sur la Régionalisation où l'État à refilé aux Régions tous les entretiens des Routes, des Écoles, des Lycées, des Universités... sans donner en ristourne la moindre part des recettes fiscales. Les régions avaient alors été obligées à augmenter de façon substantielles les impôts locaux et fonciers. Il y avait effectivement eu une petite baisse de l'impôt sur le revenus des personnes physiques (IRPP), mais l'augmentation des impôts locaux n'avait aucune commune mesure avec cette baisse. Une fois de plus, le Président français en poste, comme ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, démolissent l'État dans le plus pur esprit de von Hayek, l'École de Chicago et le Consensus de Washington. L'aide aux banques en faillite de part leur spéculation compulsives, aux entreprises clefs qui avaient pourtant délocalisé en masse est une injure à l'État et à sa population.

Le non respect de la volonté démocratique des européens fait partie du business-plan de l'Europe. Ce mode opératoire n'est pas à sens unique. L'Europe n'offre pas un étage supranational à chacun des Pays membres, mais un système de démocratie à deux étages, où l'étage supérieur est quelque chose comme une main prégnante mais qui n'a pas vraiment des contours visibles.

(Graphique de droite: pertes d'emploi et durée du chômage aux USA, connus sous le nom exemplaire... de "créateurs d'emplois", suite à la récession de 1990 en bleu, de 2001 en rouge et de 2008 en vert.)



La passe qui se joue en ce moment en Europe est très intéressante. Car si les banques commerciales et les banques d'investissement se voient offrir gratuitement ou contre rémunération un vomissoire à créances et positions toxiques, la privatisation des services publics va se poursuivre, parce que des centaines de milliards d'euros de fonds publics sont mis en œuvre pour aider ces escrocs de la spéculation.
 
Voilà impliqué directement et même avant moi dans le Global Meltdown 2009 l'un de mes étudiants qui n'est pas un fils de famille nantie et qui a travaillé toutes ses vacances pour payer ses études à Dublin. J'ai conseillé à mon étudiant de se rendre au consulat français et de porter plainte contre le Gouvernement Irlandais et de demander assistance.

Je ne me fais aucune illusion sur ce que pourront faire les français quand ils seront dans une situation analogue. Je ne me méfie que de trop des tentations totalitaires de la France. La dernière en date avait été la sortie des tanks à Paris en 1961.

Ceci ne va pas m'empêcher de critiquer les irlandais et les britanniques. Ils ont sucé l'Europe comme un trognon avec leur dumping social et fiscal. Ils ont imposé leurs opt outs, leurs dérogations aux obligations communautaires et européennes en échange de leur adhésion. Ils sont exonéré de leur cotisations dans le budget européen. (Graphique cliquable à droite ci-dessus ne vous montre que les facteurs endogènes qui induisent la crise. Le déséquilibre et la paralysie du commerce international amplifiera la situation de crise des fournisseurs des grands pays consommateurs, les USA principalement, qui se fournissent principalement en Chine et en Inde.)

Ci-dessous je vous livre in-extenso le mail qu'ont reçu tous les étudiants étrangers qui poursuivent une année d'étude en Irlande. En conclusion est demandé une augmentation des droits pour poursuivre les études. Sans doute ceci doit correspondre à la "libre circulation des personnes". Une rupture unilatérale des contrats est tout simplement une violation des Directives européennes Libre circulation des personnes.
_______________________________________________________________________________________


Dear Colleagues,

 

I would like to update you on the actions that we are taking in response to the severe economic challenges facing this university and all sectors of Irish society. In this I would like to focus on how Trinity as an institution can lead in national recovery while at the same time we take action to control our finances.

 

The employment environment for new graduates has changed radically and the traditional safety valve of emigration is effectively closed. We will use the opportunity of our new innovative curriculum structure to ensure that our graduates are fully equipped for survival and leadership. The Vice-Provost/CAO is acting on this issue.

 

To contribute to the solution of the current economic crisis and rising unemployment levels, we are considering how our postgraduate and undergraduate programmes could accommodate the recently unemployed who wish to return to education. The Vice-Provost/CAO and Director of the Careers Advisory Service are addressing this matter.

 

The State is committed to research funding, as illustrated by the recent PRTLI 5 call, even though the block grant is deteriorating. At this time of unprecedented national turbulence, it is urgent that new ideas, knowledge and high level graduates have the greatest possible impact on the creation of new sustainable jobs and the renewal of existing businesses and services. The fact, however, is that the country is not capturing this potential very well and I believe that Trinity, in partnership with its sister institutions, must show leadership in this domain, especially in the current climate. We are working vigorously on this.

 

The points above could be regarded as essential elements of a new national innovation strategy to create a different and more sustainable Ireland. Higher Education is centre stage. It involves renewal of our undergraduate education, the more effective deployment of new knowledge arising from research excellence, and stronger engagement in the processes of the country. While difficult, it is a time of opportunity. Our creativity at every level will be tested. So it should be.

 

At a local level, funding proposals from the Executive Officer Group, spearheaded by the Vice-Provost/CAO, will be considered by the Finance Committee and Board in February on ways to cope with rapidly decreasing public funding (10% reduction already for 2009). Diversifying funding streams will be vital. The Government has already agreed to increase the student charge for 2009, to bring forward proposals for the reintroduction of fees, and at a wider level is discussing pay restraints/cuts and reduction in numbers in the public sector. These are very controversial points.

 

I will keep you informed of developments as they occur.

 

John Hegarty

Provost

_______________________________________________________________

ci-dessous un article de GlobalPost: l'Irlande est au bord de l'implosion

In Ireland, "the game is up"

Unrest brews as the government implements crisis measures to save the economy.

By Conor O'Clery - GlobalPost
Published: February 4, 2009 08:14 ET
Updated: February 4, 2009 13:41 ET

DUBLIN — At 2 a.m., with time for compromise running out, the Irish prime minister finally presented his emergency plan for the floundering economy to the country’s trade union leaders.

He proposed an average 7 percent reduction in gross pay for bureaucrats, teachers, police, firefighters, road cleaners and everyone else on the public payroll, in the form of a levy to finance their pensions.

He made clear that without an agreement the government would do it anyway.

Inevitably the union leaders said “No.” They couldn't sell it to their members.

At 4 a.m. the delegates acknowledged that Ireland’s unique social partnership had broken down; they left the government buildings, and staggered off through the driving sleet to get some sleep.

This afternoon in the Irish parliament, Dail Eireann, a haggard-looking Taoiseach Brian Cowen announced that the government would legislate immediately for his proposals.

With his bleary-eyed finance minister Brian Lenihan beside him, he spelled out other measures to cut expenditures by 2 billion euros (about $2.6 billion) this year, including reduced fees to doctors and lawyers on state contracts, a smaller child care supplement for parents and a reduction in overseas development aid.

Cowen then appeared on television at prime time to make what amounted to a state of the nation address.

“We are experiencing the most profound economic crisis in 70 years,” he intoned solemnly. “The Irish economy is suffering from the aftermath of a large housing and construction boom and a loss of competitiveness … exacerbated by the decline in the value of sterling (the pound) relative to the euro (Ireland’s currency).”

Declaring what amounted to a national emergency, he warned that, “We are borrowing half our day-to-day expenses for this country for the course of this year.”

Ireland’s international creditworthiness is at stake with the emergence of a gap of 20 billion euros (about $25.7 billion) between revenue and expenditure this year.

Ireland was the first European country to go into recession in the current global downturn, and its economy is forecast to contract by an unprecedented 10 percent this year.

But rarely has a developed country been asked to swallow such harsh medicine as Cowen prescribed.

In a typical case, a couple made up of a firefighter and a teacher would have to forfeit 5,000 euros (about $6,422) of their gross joint pay of 60,000 euros (about $77,000).

The country’s trade union leaders will meet in the coming weeks to decide whether they will follow French trade unionists and organize strikes.

David Begg, the Irish Congress of Trade Unions general, warned of a “revolution” from lower-paid public workers.

Already there are signs of social unrest in a country where the morale of the people, according to Enda Kenny, leader of the main opposition party Fine Gael, is “at a historic low.”

Teachers, pensioners and students have staged separate protests at government cutbacks in recent months. Meanwhile, hundreds of workers at bankrupt Waterford Crystal are in the fifth day of a sit-in at the plant in Waterford to protest the layoffs of 480 employees and the loss of their pension entitlements.

Yesterday former prime minister Bertie Ahern was jostled by students at Galway University protesting the planned introduction of college fees. Ahern was forced to abandon a public debate.

Such incidents are rare in Irish public life, but there is growing outrage against the politicians and the bankers perceived to be responsible for Ireland’s mess.

With calls for everyone — including those financially well off — to share the pain, highly-paid broadcasters on RTE, the government-subsidised TV and radio station, volunteered to take a 10 percent pay cut.

The ramifications of the economic crisis are being felt across Irish society: In the private sector there are now 300,000 unemployed. Some 10,000 people are losing their jobs every month and unemployment is predicted to rise from 6 percent to 10 percent this year.

Many developers who paid inflated prices for land at the height of the property boom are deeply indebted to the banks for sites they cannot exploit. On several major building sites, motionless cranes tower over the skeletons of office blocks draped with giant canvasses depicting what the finished buildings will look like. One prominent developer, Mike Wallace, admitted on Irish television that he is not able to pay interest on his bank loans, and said he believed other developers were in the same boat.

Businessmen who borrowed heavily and cannot meet repayments are being publicly shamed.
Oisin Fannin, former chief executive of broadband supplier Smart Telecom, was ordered by a judge to surrender his stately home when he failed to maintain payments on an 8.6 million euros (about $11 million) loan from Anglo Irish bank.

Last week, in a major setback for high-profile developer Sean Dunne, the national planning board rejected as too obtrusive his 1.5 billion euro (about $1.9 billion) high-rise scheme for the wealthy Dublin suburb of Ballsbridge.

Dunne paid 350 million euros (about $450 million) for a large site, including Jurys and Berkeley Court hotels, to create a fashionable quarter “like Knightsbridge” in London. Now the property is worth about half of that, he can do nothing with it, and he has massive debts with the banks.

The setback for Dunne, wrote Irish Times journalist Frank McDonald, a veteran critic of Dublin’s profit-driven development, “officially buried the Celtic Tiger.”

Or as Enda Kenny put it in the Dail today, “Developers and bankers are bust. The trade unions have little to offer. The game is up.”