Mais, il est vrai que ce choix "est plus facile" pour tous ces pays, qui ont une expérience encore toute récente des régimes fascistes, tous installés par les USA, la CIA. Hugo Chavez, le dernier en date, n'est pas un saint, et son objectif est de mettre le militaire au centre de son activité et de sa politique. Il faut rester vigilant. Je retiens cette critique construite du système américain qui s'exprime dans l'Amérique latine. Ceci est une référence digne d'intérêt.

Il aussi "plus facile" pour ces pays de critiquer le système libéral américain, car ils n'ont jamais connu "l'aisance" du modèle libéral mais la mise sous pauvreté de la majorité de la population, sans possibilité de créer une classe moyenne et un basculement vers l'amélioration générale du niveau de vie.

C'est aussi plus facile pour ces pays, pour lesquels à cette situation bloquée de la pauvreté silicifiée s'ajoutaient les arrosages ininterrompus des "aides" financières du FMI (Fond Monétaire International) et de la Banque Mondiale, qui ont maintenu dans la perversion politique et la corruption la classe dirigeante qui vivait dans l'illusion d'un équilibre financier du budget de l'Etat. L'Argentine avait été arrosée une cinquantaine de fois depuis l'existence de ces deux organisations. Le rôle du FMI et de la Banque Mondiale est normalement, selon les statuts, d'aider au développement si une politique structurelle et de réforme est engagée par le pays bénéficiaire et d'aider les finances d'un Etat tombé dans une situation grave de déséquilibre financier.

La France "bafouée", la France "meurtrie", celle d'un 18 juin, n'a jamais eu cette nécessité de se repenser comme le font les pays émergents. La France n'a pas encore conscience de cette pauvreté envahissante qui glace une partie de plus en plus grande de sa population, de ce que j'appelle depuis longtemps "le prolétariat élargi". La France n'a jamais quitté ses tentations totalitaires, et je crois qu'elle va faire ce pas pour venir (pas revenir) plus tard à la raison, quand elle se sera fait engueuler - comme les autrichiens - pendant 3 à 5 ans par tous les pays membres de l'Union européenne.

Une chose est sûre pour moi. Elle est déjà inscrite dans la bannière de mon site. Ni par anticipation, ni à la daed-line, je ne ferai un vote d'un Front Républicain comme le 21 avril 2001. Cette situation a installé un parti, l'UMP, nouvellement créé à cet effet, et, pire, elle a définitivement endormi le PS qui pourtant avait promi "plus jamais cela". Le PS s'est donc définitivement orienté vers le centrisme-libéral pour la seule envie de ratisser très large et d'obtenir sans effort des suffrages. La campagne de web-adhérisation d'adhérents à 20 euros a fait passer le PS de 130.000 à 219.000 unités. Les 89.000 clic-militants et les 40% d'élus qui constituent les militants souches ont fait basculer en six mois le PS dans la couche des bobos nageurs dans l'aisance et éloigner irrémédiablement ce-dit PS des couches populaires. Madame Marie-Ségolène Royal détourne ce qui restait du PS pour satisfaire à ses Désisrs d'un nouveau parti.

La Politique est l'art du transfert des richesses, des pouvoirs et des savoirs vers un clan. Le PS en est l'ultime démonstration. Le PS n'est pas poussé par l'engagement du Service au public.

La non-offre à gauche du PS sera seule responsable du passage en force du serviteur assidu du FN, soit de l'UMP.

A moins que nous ne nous retrouvions comme en Hollande après les récentes législatives, dans la situation où le Parlement ne sera composé que des partis extrêmes dont l'objectif n'est pas de gouverner.

L'Offre anti-libérale de Alternative à Gauche 2007, si elle ne se démarque pas de LCR/LO (des extrêmes gauches, donc des révolutionnaires) n'apportera rien de crédible, mais elle nourrira heureusement le débat à Gauche qui est accaparé par le joujou du marketing politique de Ségolène Sarkozy.

Madame Marie Ségolène Royal, qui a kidnappé le PS, pour laquelle le PS s'est ensuite soumis, sera responsable de l'installation d'un régime autoritaire en France.