Le PS récolte ce qu'il a semé par la fluctuance de ses cadres dirigeants de la soi-disant tournure de gauche réactivée pour l'occasion ou de la ligne éditoriale et par cette web-adhérisation sondageamatique qui a considérablement pesé pour un confort d'appareil et pour le maintien en poste de ses intouchables.

Pour ma part il est évident que je ne soutiendrai pas la campagne du Spot-Market 2007 et que je chercherai la gauche là où elle est; une alternative parlementaire existe là où vous auriez dû être.

Pour ma part aussi je travaille en interne au PS à mon petit niveau et avec le "Groupe de Dijon" à la Fondation du Socialisme, et si vous n'avez pas bien compris nos propos, à la Structuration à gauche.

Vous feriez bien à votre niveau d'y travailler aussi en agrégeant autour de vous tous - les soi-disant responsables du parti, mais à gauche - les vraies gauches qui existent au PS, qui ont déjà beaucoup travaillé et qui se font périodiquement assassiner par des soutiens à la ligne éditoriale, par négoce ou par destruction.

Et par pitié, arrêtez de nous bassiner avec votre rente viagère du "Tout sauf..." et du "...plus de...", nous ne marcherons plus avec cette lâcheté du PS érigée en mode de vie avec des allures d'éthique, d'amour et de morale politique.

Merci aussi au PS pour le bombardement de mails hyperduliques, de textos sonores sur mon mural avec la courte phrase: "Ne te suicide pas, le Socialisme a besoin de toi")

Entre nous, votre dernière vocifération télévisée avait le pathétique du Paillasse du Moulin Rouge.
Aviez-vous pris du Ventoline pour dégager vos bronches?

A Dijon, nous avons tous dit que vous êtes pour l'instant le plus proche de nos idées de Rénovation.

Seul le long terme nous montrera de quelle gauche vous avez parlé. Pour l'instant nous allons de nouveau perdre un an jusqu'à ce que le PS se restructure à gauche.

Dans ce grand cycle de compromission universelle engagé avec l'abandon de la gauche depuis le 21 avril, renforcé par le 29 mai et le 16 septembre, l'appareil est réconforté dans son soucis de toucher les royalties qu'il croit lui être dus.

Dans mon entourage, biu-bius replonge dans la fange d'où il s'était extripé (pas de faute de frappe) avec son Ventoline avec quelques branchies roses de batracien cavernicole. Le "on se met tous derrière..." ne passe plus dans la rue et je sens qu'il va être très sévèrement puni par les socialistes à gauche. Pour les ouvriers, c'est la goutte qui va faire tout péter.

Je leur réponds que j'ai écrit dès 1989, sans illusions quant aux "dividendes de la paix" que nous eussions dû récolter, que la politique est la manière d'organiser le transferts de richesses, de pouvoirs et de savoirs de clan.

Mais que le moment est venu de se faire entendre. Une nouvelle fenêtre climatique ne va plus exister avant 4 ans, aux Législatives de 2012.

________________________________

En 1989 j'avais monté "La mort de Danton" de Georg Büchner, en canapé sur "Ôde pour l'homme invisible" de Pablo Neruda. J'avais en effet honte de l'utilisation spectaculaire du bicentenaire, au lieu d'une réflexion de fond sur ses enseignements. La France se commémore, se bavarde et parfois elle explose pour mieux se conserver comme les doses de Nicolas Appert, stérilisée, propre, mais avec son mensonge. Aussi je vous recommande de vous inspirer des valeurs de gauche que Pablo Neruda nous enseigne.