Deux choses me rassurent pour l’Alsace :

1] Toutes les grandes villes et villes moyennes ont donné une majorité confortable à la liste PS-Europe Écologie Alsace.
La liste PS-Europe Écologie Alsace est arrivée en tête avec 54,22 % des voix dans la capitale européenne qui concentre, à elle seule, 11 % des électeurs inscrits dans la région. Elle devance de plus de 16 points la liste Majorité alsacienne de l'UMP (37,90 %). Le Front national n'obtient que 7,86 %, encore moins qu'au premier tour (7,95 %). L'abstention est passée de 59,65 % à 50,73 % de T1 à T2. Dans les quartiers plus populaires ou bobos de Strasbourg, les socialistes et écologistes font leurs meilleurs scores avec plus de 60 % des suffrages recueillis.

2] Le FN a fait dans la Région Alsace un score en dessous, voire très nettement en dessous, de la moyenne de la France de l’Intérieur.

Donc, attention, quand les coqs français montrent l’Alsace du doigt, il leur en restent au moins 3 qui pointent sur eux-mêmes.

Maintenant, souvenons-nous des Élections R de 2004: le PS avait surfé sur son mascaret privé qu’il croyait avoir déclenché pour lui-même, alors que les français n’avaient élu pour les Régionales que des contre-personnages à la droite, à cause de la Réforme Fillion des retraites passée à la hussarde.

Aujourd’hui, le PS n’est toujours pas à gauche, s’est permis depuis 2004 de rester médiocre, et surtout de ne surtout pas parler des problèmes, de peur de faire trop réfléchir les français, qui pourraient se mettre à douter de sa capacité à affronter les problème globaux du pays.

Donc, les 21 régions roses, êtes-vous rose bonbon ou
à gauche? Vous appelez ceci une victoire?
Votre mensonge salit la tricolore. Et la lutte des hautes dames n'est qu'un duo entre une madone et un waterzooï de poulet.

C'est tellement français de se sentir victorieux, avec un abonnement pour "la France meurtrie, la France bafouée"
et de ne jamais faire son devoir de mémoire et son devoir d'électeur.

Aux Élections Régionales de 2010 il y a eu 1.006.951 votants nul ou blanc, ce qui constitue le record absolu sous le Vème République.

Aux Élections Régionales de 2010 la Gauche réunie a perdu 2.300.000 de voix par rapport aux Électeurs inscrits en comparaison avec les Régionales de 2004 en passant de 31.7% par rapport aux inscrits à 26.4%. Le pire n’est pas à attendre, il est en marche et le tapis rouge lui a été déployé par "le peuple de gauche" grâce à 2.300.000 voix de gauche en moins par rapport aux Régionales de 2004 au regard des électeurs inscrits. Le peuple islandais a cautionné un régime politique et doit en tirer les conséquences. Idem pour le peuple grec. Idem pour le peuple français. Les français ont laissé parler les urnes, ils se démobilisent par abstention pour laisser agir le gouvernement en place. Le peuple français a intégré en lui une nécessité de rigueur, d’austérité, de mépris de la valeur travail. Ceci n’est ni du masochisme, ni de la mise en abîme de la vanité, ni de la schizophrénie. C’est une maladie mentale qui est le résultat de 20 ans de vêpres sur les bien-faits de la globalisation, et le peuple français, laïc, est croyant. Il a besoin d’un culte pour se sentir exister. Un culte de la contrition : seigneur, voyez notre misère, d’un œil compatissant,... seigneur délivre nous des peines d'un œil attendrissant...

Là où il n’y a pas d’opposition, il y a collaboration. Le peuple français est lui-même acteur de "l’ouverture à gauche" du président français en poste. Le Prince-Président est excellent de surfer sur la vague rose sans cesse nourrie depuis sa gauche. Sans faire d’effort, il dispose de son cheptel. Et maintenant nous tombons dans un gros trou jusqu’à 2012, dans lequel le peuple français a prouvé à NS qu’il pouvait compter avec 2.300.000 voix de gauche de moins. C’est le résultat de cette Guignol-fashion de compter les jours restants du prince-président. Ça fait de la bande passante web, ça dore la mise en abîme de sa vanité, mais ça ne fait pas un mouvement politique. Ceci fait partie de la schizophrénie (nécessaire) de la France de dire et de faire le contraire en même temps, et ceci sur le mode cocorico-débile pour les dires.

C'est ça la France. Je n'aime toujours pas mon pays. Je me casse? Le rouge des pieds regarde dans le bleu de la tête sur un royaume d'abstentions. Le régime autoritaire est installé entre le rouge des régions et le bleu de Paris. Quelque part, entre les deux, la Nation française n'est pas blanche et laisse faire les basses œuvres autoritaires. Ça l'arrange, comme pour le Veldiv', que quelqu'un parmi elle prenne la décision de faire le sale travail, mais ce n'est pas sa faute, c'est à cause de l'occupant... ou de la crise. Le bas rouge, le bleu de la capitale, le noir nation. Sinistre trinité. Il n'y a pas de palimpsestes, il n'y a que des empalés. Ceci fait plaisir aux gouvernants de voir le peuple croire et vivre à tout jamais qu'il ne sait pas générer de la pensée. La recette a d'autant mieux pris que depuis 1989, la Chute, le fascisme est devenu un plaisir intérieur nourri en le for intérieur de l'individu français qui s'est anesthésié et anéanti en laissant, dans le cadre d'une cuisson à l'étouffé de la globalisation, de l'OMC et de l'indifférence à 49%, bavarder en lui-même les deux derniers frères bessons qui l'habitent: le maître bleu et l'esclave rouge. Ainsi le gouvernant n'a plus besoin d'agir pour contenancer le peuple, il empoche. Le sniper est mort, mais le hedger guette et caquette, comme papon tapie guettent et caquettent.

Et je ris toujours du syndicalisme français a posteriori que je compare au syndicalisme a priori pratiqué en Allemagne. Quand en France on pavoise avec une augmentation à 0,8% répartie sur 24 mois en Allemagne on obtient 8%. Je suis pour la Lutte des Classes, mais à l'allemande dans les bureaux de la négociation de la Tarifverhandlung annuelle, mais pas à la française où l'on carmagnole sur le tarmac par hasard, de temps en temps pour éventuellement simuler un 3ème tour de manège social des bisounours.






Prague: "Monument pour les victimes du communisme".



Le PS crie victoire mais ne parle pas des victimes de ses victoires depuis 2004.

Dans la Crise, le Ps parle de "France douce" et "d'aimer".
Pourtant nous nous dirigeons vers la Grande Dépression 2.

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