Mais avant de se rassurer soi-même on est en colère contre notre infocratie à ce point médiocre et inutile pour laisser monter au panthéon du web avec un ranking en première place mon site alors que je ne suis rien, ni encarté et que je ne fais qu’écrire et traiter des sujets qui touchent. Ma chaire est mon clavier et ma piaule.

Ensuite, et parce qu’il faut donner un sens à la vie, on regarde son logiciel d’audience de son propre site web et on se dit que si les navigateurs de la Méduse viennent et lisent pendant 10, 20, 260 minutes mes textes et renvois internes, c’est qu’ils y trouvent quelque chose.

Heureusement mon site ne gère pas de flux d’innombrables commentaires, voire de trolls. Je n’ai quasiment jamais de commentaires. Je dois donc être à la tête d’un flux à contenu et quelque part je parviens à dévier le Vereinzelungstrieb, le tropisme isolant.

Bon, pendant le rush du marché de noël mon site a une chute de tension, il faut reconnaître.

Mais je me dis depuis exactement 1989, que c’est comme avant l’École de Barbizon et les Fauvistes.

Plein de peintres, sans se connaître, peignaient dans la même direction, impressionniste. C’est l’exposition du Salon des Indépendants au Grand Palais qui avait révélé qu’ils faisaient partie de la même école à l'écart de l'Académie.

J’appelle ceci régulièrement les lucioles cavernicoles. Il se peut donc qu’une autre forme de grand palais nous révèle ce que des influenceurs de toute forme tendent à organiser comme nouvelle agriculture raisonnée du monde.


Ou bien c'est comme pour ce qui a permis la constitution de la "Théorie sur la survie des espèces les plus aptes" qui a été une œuvre collective involontaire de Darwin et de Wallace qui ne se connaissaient pas, mais aussi de Hooker, Lyell, Oxley, etc....

Malheureusement pour voter dans des phases de transition de l'Histoire, la masse des désidentifiés globaux choisit toujours comme plus apte le fort en place et jamais l’alternative. Aux récentes Élections européennes du 7 juin 2009, au dernières élections législatives en Allemagne qui connaît sa récession la pire depuis 1945, on ne va même plus voter ou on remet les commerçants en place avec l’aide d’un parti centriste reprofilé (FDP) dans un ultra-libéralisme à la Madelin.

Vous avez remarqué, plus personne ne parle d’Économie Réelle en simulant de dénoncer l’autre Économie. Les banques rédigent le Diderot et les bavards l’apprennent par cœur. Quand le mensonge et la manipulation auront perdu leur souffle, il y aura toujours le Traité de Lisbonne pour régler son compte sans faux-pas. La sclérose de la forme évite à l’homme de s’habiter. Il banque décapité.

De nouveau, le peuple ne choisit pas un green bail-out, a besoin de se retrouver au milieu des ruines et fait tout pour accélérer le processus qui aura lieu vers mars 2010 mais qui est dans sa phase de désintégration et d’implosion depuis juillet 2006 aux USA.

Le peuple croit toujours au marché où "Tout est égal par ailleurs" et où ladite "Rationalité de la concurrence" n'est que de l’information qui n’est jamais "pure et parfaite" mais qui est une variable constamment manipulée et librement faussée par les décideurs.

Sur mon site je rappelle régulièrement que les instituts semi-publics américains de garantie de crédits hypothécaires Freddie Mac et Fannie Mae sont bail-outés environ tous les deux mois depuis un an sans pour autant jamais ressortir de leur situation de faillite technique. Obama vient de leur garantir pour les 3 années à venir le soutien inconditionnel du gouvernement.

Ladite Crise des Subprimes est un dromadaire à 3 bosses. Apparemment je suis le seul sur le web à en parler ainsi.

Le mainstream ne parle que de la 1ère bosse, appelée Crise des Subprimes. Le Mainstream se fait plaisir de ne parler que de cette crise-ci, parce qu’il a besoin d’écrire dans sa conscience un avant et un après, en ne voulant pas voir que nous ne sommes même pas encore au début du pendant.

La 2ème bosse n’est pas un écho de la première bosse, mais la crise des Alt-A et des emprunteurs immobilier domestique ou industriel un peu moins NINJA (no income, no job, no assets - sans revenus, sans emploi, sans garantie), donc des emprunteurs de meilleur foi au regard des réseaux de prêteurs et d’assurances sur ces prêts (vendeurs de CDS/CDO).

La 3ème bosse est la crise Obama / Ginnie Mae / Federal Housing Administration (voir mon billet du 28 août 2009) qui est dans la droite lignée de la Relance par la dette et la création de l’argent artificiel de Paper Mill of the Potomac (planche à billets).

Avant le déclenchement "officiel" de ladite Crise des Subprimes avec le lâchage et la faillite de la Lehman Brothers du 15 IX 2008, le gouvernement américain garantissait 50% des crédits hypothécaires. A la fin de l'année 2009, le gouvernement américain garantit 95% des crédits hypothécaires par le biais de la Freddie Mac, de la Fannie Mae et de la Ginnie Mae. Toute la panoplie de la créativité financière est mise en œuvre par le trio Obama-Geithner-Bernanke pour inventer des assets totalement tirés du chapeau-claque mais qui reviendront projetés à la tête de tous et de la planète comme des boomerangs démultipliés. Les décideurs élus et non-élus s'emploient à fausser librement les marchés dans une concurrence manipulée et oui-muselée. La seule constante de cette tragédie est que ce sont le contribuable, les pauvres et les classes moyennes qui rachètent les positions naturelles du secteur privé, c'est à dire, les positions toxiques.

En conclusion, Obama, le raté global, et Bernanke de la Fed’ (Banque centrale US) ne sont pas simplement dans la droite lignée de Bush-Greenspan (ancien patron de la Fed’), mais font excessivement pire que leurs prédécesseurs, ce que je décris sur mon site depuis un an. Les USA ont dépassé depuis longtemps le point de non retour et tombent dans un Weimar II.

L'année 2010 sera en plus de l'effondrement du $ et du système monétaire international, l'année de la seconde Crise alimentaire. L'effondrement des récoltes de denrées alimentaires a atteint un record historique mondial en 2009... surtout aux... USA.

La dette américaine équivaut à 375% du PIB. Elle était de 186% quand les USA sont tombés dans la Dépression de 1929. Si l'on ajoute les zombie banks - les 19 banques systémiques américaines -, et Fannie Mae et Freddie Mac, et les 500 à 1000 banques commerciales menacées de faillite, la dette américaine équivaut à plus de 600% du PIB. Les USA ont dépassé de très loin la situation de Weimar


L’essentiel est déjà d’aller voter aux prochaines Élections R, et pas juste pour les pic-assiettes du PS, qui comme en 2005 après la Loi sur les Retraites a rosi l’Hexagone, et ceci pour n’en rien faire, car il a crié Victoire et a surfé sur son mascaret privé qu’il croyait avoir déclenché. Des alternatives démocratiques et parlementaires existent. Profitons-en.