Qu'est ce que l'on fout là? On soliloque? Oui. Certains restent fidèles et illustrent sans discontinuer ce que peut-être la modernité d'un Socialisme anti-libéral débarrassé de la vieille tutelle de la diffusion totalitaire de la pensée, tout simplement par ce qu'il peut exister sans idéologie. Face à la voracité atrabilaire de l'ultra-libéralisme il faut agir et offrir un cadre de vie et de pays qui remette en place non seulement les petites gens, mais la société qui n'est devenue qu'un dégorgeoir à cash.

Alors nous émettons des signes de luciole dans la nuit quand d'autres courent après les signes de l'oestrus de juments gravides pour aller s'épancher dans l'abreuvoir des veules, des pusillanimes, des passe-plats et de leurs sous-serviteurs. Je parle ici avec les mots ampoulés, car - comme dit l'autre en me reprenant pour mieux phagocyter mon indiscipline qui l'emmerde - quand on parle simplement de Gauche avec des mots simples on nous prend pour amuseurs publics.

L'idéologie de la sottise du ventre mou est encore plus lapidaire qu'une idéologie totalitaire de gauche ou de droite. Nous sommes dans un monde cellophane dans lequel la transparence est reine, l'emprise absolue de l'ultralibéralisme est un vécu collectif et privé, l'adaptation à la modernité par l'allégeance à la précarisation fait partie du mode de vie normal, l'AGCS va mettre aux enchères tous les services publics, il ne restera que les églises, les temples, les synagogues et les mosquées qui ne seront pas privatisés. Ils seront les pyramides de ce qui a été la République. Mais on gauloise dans le creuset de la corbeille parmi les gens biens.

Il me reste le luxe de jouir de la démocratie, je peux critiquer mes papes.