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L'Afrique est toujours enchaînée dans le Franc CFA et s'est soumise à la volonté du G20 de Londres sous la pression de Bercy en 2009. Enfermée dans la zone coloniale du Franc dans la Crise du Nord l'Afrique pourrait trouver son énergie et accélérer sa déclaration d'indépendance par rapport à l'Euro, si toute fois elle ne fait pas une allégeance aveugle à la Chine.

En regardant mon logiciel d'audience qui analyse la fréquence et les consultations de mes ~~ 64.000 visiteurs/mois je constate depuis 6 mois une très nette montée de l'entrée "Franc CFA" qui a servi pour venir sur mon site à partir des moteurs comme Google. Je pense qu'une conscience se fait jour en Afrique Noire, aussi en Côte d'Ivoire où la route du nouveau Président élu démocratiquement est barrée par le l'ancien dictateur-président, qui ne veut pas reconnaître le résultats des élections, et qui était tout autant soutenu par la France qui adore les dictateurs quand ils sont noirs. Le pillage de l'Afrique noire s'est intensifié avec l'Europe et l'Euro. La Convention de Lomé et l'accord de Cotonou ont sauté avec l'éclatement du Cycle de Doha en 2001 qui a mis en place des milliers d'accords bilatéraux, appelés Accords de Partenariat Économique qui sont encore plus déprédateurs que l'OMC, que les ADPIC, les ADPIC+, que l'AGCS, l'AGCS+. La Convention de Lomé et l'accord de Cotonou avaient mis en place principalement des préférences tarifaires donnant accès à ces pays au marché européen ainsi que des fonds spéciaux destinés à garantir la stabilité des prix à l'achat pour les produits agricoles et miniers. Malgré ce regard européen élargi à l'Afrique par le biais du commerce, la France soutient des clans de familles et de lignées de dictateurs, mais sur son leitmotiv de "la France meurtrie, la France bafouée", agrémenté d'un exhausteur de goût comme "la France, le Pays de la Déclaration des Droits de l'Homme", la France corrompt, maraude, dilapide, vole et tue. Il est étonnant que la Commission de Bruxelles n'édite pas des Résolutions, comme l'ONU le fait à l'encontre de pays belligérants qui colonisent ou commettent des Crimes contre l'Humanité. Le Traité de Lisbonne l'a omis.

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KAMERUN!

Kamerun_2.jpgLe mot de l’éditeur du Livre Kamerun!

Pendant plus de quinze ans, de 1955 à 1971, la France a mené au Cameroun une guerre secrète. Une guerre coloniale, puis néocoloniale, qui a fait des dizaines de milliers de morts, peut-être davantage. Une guerre totalement effacée des histoires officielles. En France, où l’on enseigne toujours que la décolonisation de l’« Afrique française » fut exemplaire et pacifique. Et au Cameroun, où il est encore risqué aujourd’hui d’évoquer ce terrible conflit qui enfanta une redoutable dictature…

C’est dire l’importance de ce livre, qui retrace l’histoire de la guerre menée par les autorités françaises contre l’Union des Populations du Cameroun (UPC), le parti indépendantiste créé en 1948, et tous ceux pour qui la liberté et la justice s’incarnaient en un mot: "Kamerun !".

Pendant quatre ans, les auteurs ont enquêté en France et au Cameroun. Ils ont retrouvé de nombreux témoins : militaires français et camerounais, combattants nationalistes, rescapés des massacres… Dans les archives, ils ont consulté des milliers de documents et fait d’étonnantes trouvailles. Ils racontent comment furent assassinés, un à un, les leaders de l’UPC : Ruben Um Nyobè en 1958, Félix Moumié en 1960 et Ernest Ouandié en 1971. Et ils montrent comment l’administration et l’armée françaises, avec leurs exécutants locaux, ont conduit pendant des années une effroyable répression : bombardements des populations, escadrons de la mort, lavage de cerveau, torture généralisée, etc.

Plus de cinquante ans après la pseudo-indépendance accordée au Cameroun le 1er janvier 1960, cette histoire reste d’une brûlante actualité. Car c’est aussi celle de la naissance de la Françafrique, fruit du consensus colonial de la IVe République. C’est l’histoire, enfin, d’un régime « ami de la France » en guerre perpétuelle contre son propre peuple : après vingt-deux ans de dictature sous Ahmadou Ahidjo et près de trois décennies de déliquescence sous Paul Biya, les Camerounais rêvent toujours d’indépendance et de démocratie.

Thomas Deltombe, journaliste indépendant, est l’auteur de L‘islam imaginaire. La construction médiatique de l’islamophobie en France, 1975-2005 (La Découverte, 2005).

Manuel Domergue est journaliste au magazine Alternatives économiques.

Jacob Tatsitsa, enseignant, est doctorant en histoire à l’université de Yaoundé-I.

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Bienvenue sur le site internet du livre Kamerun! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971), paru début 2011 aux éditions La Découverte.

Cet ouvrage a pour ambition de faire connaître à un large public la guerre que les autorités françaises et leurs alliés locaux ont menée pour écraser le mouvement de libération nationale du Cameroun dans les années qui ont précédé et suivi la proclamation officielle de l’indépendance de ce pays (1er janvier 1960). Plus de cinquante ans plus tard, il est temps que ce conflit meurtrier, zone d’ombre de l’histoire de France et épisode fondateur de la nation camerounaise, sorte de l’oubli.


Kamerun_3.jpgCe site internet Kamerun! a une triple vocation:

  1. Il s’agit en premier lieu d’accompagner le livre, fruit d’une longue enquête réalisée par une équipe franco-camerounaise entre 2006 et 2010.
  2. Le site souhaite aussi accompagner les lecteurs/trices de l’ouvrage. Il propose des compléments d’information: bibliographies, chronologies, cartographies, iconographies. Vous trouverez en outre, pour chacun des 33 chapitres qui composent le livre, un « pense-bête » et des documents d’illustration, inédits ou non: entretiens filmés, documents sonores, documents d’archives. Cette documentation y sera complétée et actualisée au fil du temps, en fonction de vos suggestions (et de vos contributions…).
  3. La troisième ambition, la plus importante, est de constituer un point de rencontre pour tous ceux qui s’intéressent à cette guerre méconnue. Vous pouvez ainsi, si vous le souhaitez, y faire part de vos remarques, signaler vos propres recherches, faire connaître des témoignages encore inconnus et, pourquoi pas, impulser de nouvelles investigations historiques…

Pour donner un cadre aux débats et aux développements que suscitera Kamerun!, les auteurs ont créé une association, Remember Kamerun, à laquelle peuvent se joindre tous ceux qui souhaitent contribuer à une meilleure connaissance de cette guerre du Cameroun.

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Aux origines du système néocolonial français en Afrique


La France, nul ne l’ignore, n’a pas quitté l’Afrique en octroyant l’indépendance à ses anciennes colonies. Elle est partie pour mieux rester. Pour rester cachée derrière des régimes qu’elle a elle-même installés, formés et consolidés, et qu’elle s’est arrangée à contrôler et à maintenir en place sur la longue durée. Des accords de coopération, civils et militaires, ont été signés entre ces partenaires inégaux pour moderniser, en les contractualisant, les liens de dépendance. Des accords de défense (largement secrets) ont également été paraphés pour permettre aux dirigeants des tout jeunes États indépendants de faire face aux menaces extérieures et, encore davantage, aux « troubles intérieurs » qui
pourraient à l’avenir les faire vaciller et ainsi ébranler la nouvelle architecture de ce colonialisme réformé (lire la Présentation).

Lire la suite sur le Site créé autour du Livre " Kamerun! "