"Les Morts nous exhortent" / "Mémorial des Socialistes"

Ce qui est surtout intéressant est que le Ministre-Président sortant de la CDU, Roland Koch, est aussi vice-président fédéral de ce parti de droite. Et il a surtout fait une campagne politique fascistoïde sur le thème de la criminalité des jeunes. Mais il a eu moins de chance que le président français, c'est à dire que les électeurs allemands ont une mémoire et qu'ils agissent conformément à leur devoir de mémoire.

Dans le Parlement de Basse-Saxe la CDU a 42,5%, la SPD a 30,3, mais die Linke a 7,1% et entre confortablement dans ce Parlement régional.

C'est la première fois qu'un parti "à gauche de la gauche" entre dans un Parlement régional (Landtag) à l'ouest. C'est die Linke.

Bon ce que propose Besancenot ne me plaît pas et j'ai mis une mention supplémentaire sur la bannière de mon site. On peut être à gauche, de manière musclée mais humaniste, et en tous cas pas révolutionnaire. Être anti néo-libéral et plus fort et plus efficace qu'être "anticapitaliste". Il suffit de le vouloir. Et tous ceux qui ne le veulent pas n'ont rien compris aux enjeux du IIIème millénaire qui se sont mis en place en 1989.

Election parlementaires à Hambourg

La historische Korrektur continue en Allemagne et cette fois la SPD du Stadt-Staat Hamburg (le Land ville-état) s'ouvre officiellement à Die Linke, La Gauche.

C'est la première fois qu'un Land de l'ouest le fait. Même si c'est une manœuvre à la Miterrand de tuer son aile gauche, le débat de la "gauche de la gauche" est devenu salonfähig, c'est à dire qu'il n'est plus banni des discussions dans les chaumières, et la Linke est de moins en moins confondue avec les alten Socken, les vieilles chaussettes rouges inspirée de l'ancienne RDA.

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Dimanche 24 février 2008

La historische Korrektur continue en Allemagne aussi aux élections des députés du Landtag (Parlement régional) de Hambourg.

Comme dans la Hesse, comme dans la Basse-Saxe, Hambourg est maintenant le 3ième Land de l'ancienne RFA qui accueille die Linke.

Die Linke est à présent le troisième parti d'Allemagne devant le centre (FDP) et les verts (Grünen/Gal).

Voili, voilà, le peuple allemand est bien moins crétin que le peuple français, mais, il faut dire qu'ils ont la proportionnelle en Allemagne, et que tout parti qui n'a pas au moins 5% des voix n'entre pas dans les parlements régionaux ou dans le parlement fédéral de Berlin.

Le Sac de Rome et par les Barbares en 410 Au niveau de la revendication syndicale musclée et au niveau de la scène politique, l'Allemagne est entrain de réussir définitivement sa chute du Mur de Berlin, à savoir la décomplexion face à la gauche de la gauche qui n'a rien à voir avec les vieilles chaussettes rouges de l'ancienne RDA.

Le choix très clairement annoncé avant ces élections par la SPD de s'associer avec die Linke n'a pas fait l'effet de repoussoir, comme matraqué par les médias, et a détrompé les sondages qui la créditaient 20%. La SPD a obtenu 34%, n'a pas la majorité pour constituer le cabinet, mais la CDU de Angela Merkel est entrain de dévisser d'élections en élections. Si les Verts acceptent de s'associer avec le SPD et die Linke, il n'y aura pas de gouvernement de droite. La CDU ne peut s'associer à son allié traditionnel du centre la FDP, car il n'y aura pas de majorité.

D'après les derniers décomptes la FDP n'a plus ses 5,0% et est donc éjectée du parlement. La CDU, encore majoritaire malgré des pertes sensibles, devrait essayer de s'associer avec les Verts, dans ce qui s'appelle la Pizza-Connection, ce qui ne s'est encore jamais vu en Allemagne. La CDU et les Verts n'ont jamais pu se supporter. Les regards sont donc tournés vers la SPD, die Linke et les Verts, pour une éventuelle coalition rouge-rouge-vert pour constituer le cabinet.

Ce soir je suis heureux... pour le réveil allemand. Excusez-moi, les frontaliers ont de toute manière au moins deux cultures, voire deux ou trois nombrils.