La Chine collectionne maintenant les tares des systèmes capitalistes et communistes. Bien que la Chine soit le créancier des USA elle court à la catastrophe interne. La Chine n'implose pas pour l'instant. La cellule familiale chinoise, telle une dynastie, est le premier ciment qui préserve la Chine de l'éclatement la société des gueux, mis à part la cote Est qui connaît des règles économiques "normales" de mutualisation des bénéfices et du niveau de vie de la nouvelle classe moyenne ou aisée. Le second ciment de l'hypra-révolution économique démarrée en 1992 avec Deng Xiaoping est le Kaiyuan inauguré sous la dynastie Tang, la treizième dynastie chinoise qui régna de 618 à 907. Le Kaiyuan est "l'ère nouvelle" d'une société qui se perpétue par l'accession constante à l'ère nouvelle. Dans le Kaiyuan se reconnaît chaque chinois et n'importe quel nouveau magasin ou supermarché a le signe distinctif "Kaiyuan" dans sa marque commerciale et son enseigne. La Chine reste le premier régime totalitaire du monde et dans deux ans elle sera supplantée par l'Inde, la première démocratie du monde.

La Chine reste un partenaire commercial totalement instable et aucun entrepreneur n'aime travailler avec car elle ne respecte jamais sa parole dans les contrats et en plus elle ne respecte pas non plus le droit des brevets et des marques. De plus elle impose un transfert de technologie pour tout joint-ventures.

Le capitalisme mondial s'accommode de tout ceci car il gagne plus globalement au finish, bien que 70% des entreprises n'y font pas de bénéfices avant 7 à 10 ans. La délocalisation vers la Chine est en fait "la seule voie de survie" de nos entreprises qui ne choisissent que le 'lean management" - le management par la compression des coût et le management du profit - au lieu de choisir le management entreprenariat/innovation. Vous comprenez bien que j'admire l'entrepreneur de cette dernière catégorie.

L'on fait croire que la salut passe par la Chine, bientôt par l'Inde pour le secteur productif, pour faire un chantage sur le salariat européen. Il existe plein d'entrepreneurs qui organisent une croissance durable dans nos pays à salaires élevés, mais ceci demande des capacités et une volonté managériale et presque le "sacerdoce de l'entreprise". Le management français, européen, est en ce sens paresseux et a un manque notoire d'imagination. Ce n'est pas tout à fait vrai: le management français et européen s'agite énormément dans la perspective de maintenir en survie l'entreprise, c'est à dire de lui conserver une valeur à la revente car l'objectif premier d'une entreprise est justement d'être une marchandise.

C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'une entreprise d'industrie n'a plus a exister dans sa durabilité transgénérationelle; il n'y aura plus jamais d'énochiens. Les énochiens sont des dinosaures dans une société où 10 minutes représentent déjà du long terme pour les marchés financiers. Ceci a engendré le déni de la stabilité de l'emploi et du contrat de travail. Le salariat est l'égal de ce capital papillonnaire, le salariat est donc égal en droit au capital, il est aussi de la volatilité. C'est harmonieux.

Et comme justement le papy-boom passe aussi par les entrepreneurs, leur vision du monde se limite à s'assurer une retraite et donc à conserver à leur entreprise une valeur. Cette valeur elle-même n'est que ce que le lifestyle veut bien lui accorder, soit la capacité à se réaliser rapidement comme actif car elle a un portfolio orienté sur la Chine ou le management d'analyste financier. Donc la capacité à organiser la croissance durable d'une entreprise n'est pas, de nos jour, une valeur reconnue par la bourse et le marché financier. L'économie d'entreprise est donc uniquement supplantée par l'économie d'analystes financiers qui ont pris le contrôle total des entreprises, qui appliquent la même recette partout, car ils aiment les plans simples, transparents et appliquables aisément de manière interchageable au mépris des spécificités et de la culture d'entreprise. La déroute d'Airbus relève de la même sottise managériale (lire mon article sur le management financier comme chez EADS). Evidemment le changement vers l'économie durable et l'entreprise citoyenne ne va pas venir de la génération qui est entrain de devenir junior-partner et dont le seul objectif c'est "le cul et le fric".

D'ailleurs le capitalisme européen pousse à l'adhésion de la Turquie qui ne sera qu'une chine privée qui réduira considérablement les problèmes de logistique et qui apportera un partenaire européanisé depuis le Kemal Atatürk et le Kaiser Wilhelm, et donc le dumping social intramuros et donc la continuité de ce confort managérial de la moindre peine (pour elle-même) mais de la sentence appliquée au salariat, au bassin d'emploi, à la région économique d'établissement, à l'économie nationale et à l'organisation sociétale et politique du pays.

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Lisez ma série détaillée de la Constitution européenne. Sa ratification aurait été une élégante manière de faire parapher, de manière déguisée, par le peuple la doctrine libérale qui est rappelée tout au long du texte de la Constitution, et pourquoi pas l'AGCS. (note du 30 XII 23006: la Directive Service votée en Décembre 2006 est la preuve que Bolkenstein est revenu et est définitivement applicable sous le libellé "liberté de prestation de services" et non plus sous "détachement de travailleurs").