Tout au long du XXème siècle de nombreux scientifiques de tous horizons se sont acharnés à combler le fossé entre l'univers de la matière inanimée et le monde du vivant.

La science d'hier s'interrogeait sur la découverte des lois régissant le fonctionnement de l'univers, celle d'aujourd'hui réfléchit à sa construction et à son caractère évolutif.
L'étude des systèmes chaotiques, sensibles aux conditions initiales, où le déterminisme débouche sur l'imprévisibilité d'un désordre apparent en est une illustration parfaite parmi d'autres.
L'univers du vivant évolue en se complexifiant.

Hubert Reeves nous dit dans son ouvrage Patience dans l'azur que l'histoire du cosmos c'est l'histoire de la matière qui s'éveille... Les architectures s'élaborent. La matière devient complexe et performante.

Ainsi naît le regard de la destruction créatrice..

C'est bien dans ces termes que les économistes Joseph Schumpeter en 1941 et Friedrich von Hayek en 1952 poseront le problème de l'évolution économique.

L'évolution économique apparaît au premier comme un processus de mutation....qui révolutionne constamment de l'intérieur la structure économique, en détruisant continuellement ses éléments vieillis et en créant à la place des éléments neufs. Ce processus de destruction créatrice constitue la donnée fondamentale du capitalisme.

Nos penseurs uniques mesurent cela à l'aune de la rentabilité marchande immédiate ce qui n'incite pas à la réfléxion.

Attention la science progresse par transformation du regard sur les choses... Malheur à ceux qui ne savent pas se remettre en cause disait, à juste titre, Thomas Kuhn dans La structure des révolutions scientifiques.

Sébastien

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Lire de l'auteur du site: Hayek, Père fondateur de l'Europe